Ce n'est pas un rencart
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Ce n'est pas un rencart
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⤐ @Kate Hunter⤐⤐⤐⤐⤐⤐⤐ ⤐⤐⤐⤐⤐⤐⤐ ⤐⤐⤐⤐⤐⤐⤐ Jeudi, 4 août 2050 ⤐
Il faisait chaud, et je savais déjà que j’allais devoir me battre pour une table en terrasse. Cela dit, cela me permettrait aussi de garder un œil sur ma mère et Faolan pendant leurs emplettes. Ils mettraient un moment à réapparaître. Ma sœur était occupée chez Madame de Guipure, ma mère chez Apothic’Herbes. Après avoir passé ma commande, je pris un instant pour goûter la chantilly sur le bord de ma coupe avant de chercher une place où m’asseoir.
Avec la rentrée dans quelques semaines, le Chemin de Traverse était bien plus fréquenté que lors de mes précédentes visites cet été. Mais au moins, c’était une belle distraction. Et puis, on devait se retrouver à Godric’s Hollow pour le week-end afin de rendre visite à la sœur de ma mère. Ce n’était pas comme si on avait bien loin à aller.
Une table se libéra, et je fonçai comme je l’aurais fait lors d’un match amical, sauf que cette fois, il n’y avait ni Viffet à attraper ni coéquipière à qui envoyer de faux baisers pour célébrer une mini victoire.
J’étais à peine assis que je la vis — ses cheveux noirs balayant ses épaules — venir s’asseoir devant moi comme si elle y était arrivée avant moi. Le culot. Je posai ma coupe et ma cuillère, puis levai le menton pour croiser son regard marron.
— Je crois qu’il y a une table là-bas, je lui suggérai.
J’ai deux sœurs. Je sais qu’il vaut mieux donner des directives sèches mais polies plutôt que de formuler des requêtes gentilles. Ça me prends un moment de plus pour la reconnaître, pas que ça me change d'envies. C'est une rivale, non c'est plus qu'une rivale...C'est mon antithèse qui me fait face.
Ce n'est pas un rencart
J’adorais flâner sur le Chemin de Traverse pour les courses de rentrée. À un mois du retour à Poudlard, l’ambiance y avait ce parfum particulier de fin de vacances. Le château me manquait. Pas que je détestais Bristol ou mes parents, mais deux mois privés de magie, d’amis et d'entraînements, ça devenait vite insupportable.
Ce que j’aimais moins, en revanche, c’était la foule. Une cohue interminable d’élèves et de parents le nez dans leurs listes de fournitures scolaires. Apparemment, tout le monde s’était passé le mot pour venir faire ses emplettes le même jour.
Heureusement, j’avais anticipé. Juste après le retour du Poudlard Express, on avait passé deux jours à Londres en famille. J’en avais profité pour commander mes manuels, et il ne me restait plus qu’à les récupérer. Peut-être quelques fournitures à compléter, un détour chez Keddle & Leather pour rêver un peu… Rien de bien pressé. Bref, ce n’était plus vraiment la course pour moi.
J’avais dit à mes parents que je prendrais l’après-midi. On s’était donné rendez-vous à 16h30 devant ce petit hôtel où ils m’avaient laissée à contrecœur — le Chemin de Traverse leur étant inaccessible.
Mais avant de me lancer dans mes dernières courses, j’avais décidé de m’accorder une pause bien méritée. Et quoi de mieux qu’une bonne coupole de glace chez Florian Fortarôme ?
Vanille-framboise, comme toujours. Je payai au comptoir et me dirigeai vers l’extérieur. Il faisait une chaleur absurde, même pour un mois d’août, et je n’avais aucune envie de succomber à l’intérieur.
Sur la terrasse, une place venait justement de se libérer. J’accélérai le pas, et alors que je m’arrêtais pour tirer la chaise, j’aperçus un objet au sol.
- M’dame, vous avez fait tomber ceci, lançai-je en ramassant un chapeau qu’une cliente venait d’égarer.
Elle me remercia, je lui souris, et une fois le chapeau rendu, je m’installai à la table que j’avais repérée.
- Je crois qu’il y a une table là-bas.
Je relevai la tête. Quelqu’un venait tout juste de s’asseoir. Pendergast ? Il me fixait d’un air à la fois supérieur et agacé.
Charmant accueil. D’autant plus que la table qu’il me désignait était la plus exposée au soleil de la terrasse, pas étonnant que ce soit la seule qui soit encore libre. S’il s’était montré poli, j’aurais cédé pour aller à l’intérieur mais ce n’était pas le cas.
- Bonne nouvelle, alors. Comme celle-ci est prise, c’est gentil de ta part de proposer de bouger, rétorquai-je niaisement en posant ma coupole sur ma serviette et en plantant ma cuillère dedans avec tranquillité.
Je fixais mon regard dans ses yeux gris-verts sans flancher espérant le faire réaliser qu'il était un peu l'intrus à cette table.
@Rowan Pendergast
Ce que j’aimais moins, en revanche, c’était la foule. Une cohue interminable d’élèves et de parents le nez dans leurs listes de fournitures scolaires. Apparemment, tout le monde s’était passé le mot pour venir faire ses emplettes le même jour.
Heureusement, j’avais anticipé. Juste après le retour du Poudlard Express, on avait passé deux jours à Londres en famille. J’en avais profité pour commander mes manuels, et il ne me restait plus qu’à les récupérer. Peut-être quelques fournitures à compléter, un détour chez Keddle & Leather pour rêver un peu… Rien de bien pressé. Bref, ce n’était plus vraiment la course pour moi.
J’avais dit à mes parents que je prendrais l’après-midi. On s’était donné rendez-vous à 16h30 devant ce petit hôtel où ils m’avaient laissée à contrecœur — le Chemin de Traverse leur étant inaccessible.
Mais avant de me lancer dans mes dernières courses, j’avais décidé de m’accorder une pause bien méritée. Et quoi de mieux qu’une bonne coupole de glace chez Florian Fortarôme ?
Vanille-framboise, comme toujours. Je payai au comptoir et me dirigeai vers l’extérieur. Il faisait une chaleur absurde, même pour un mois d’août, et je n’avais aucune envie de succomber à l’intérieur.
Sur la terrasse, une place venait justement de se libérer. J’accélérai le pas, et alors que je m’arrêtais pour tirer la chaise, j’aperçus un objet au sol.
- M’dame, vous avez fait tomber ceci, lançai-je en ramassant un chapeau qu’une cliente venait d’égarer.
Elle me remercia, je lui souris, et une fois le chapeau rendu, je m’installai à la table que j’avais repérée.
- Je crois qu’il y a une table là-bas.
Je relevai la tête. Quelqu’un venait tout juste de s’asseoir. Pendergast ? Il me fixait d’un air à la fois supérieur et agacé.
Charmant accueil. D’autant plus que la table qu’il me désignait était la plus exposée au soleil de la terrasse, pas étonnant que ce soit la seule qui soit encore libre. S’il s’était montré poli, j’aurais cédé pour aller à l’intérieur mais ce n’était pas le cas.
- Bonne nouvelle, alors. Comme celle-ci est prise, c’est gentil de ta part de proposer de bouger, rétorquai-je niaisement en posant ma coupole sur ma serviette et en plantant ma cuillère dedans avec tranquillité.
Je fixais mon regard dans ses yeux gris-verts sans flancher espérant le faire réaliser qu'il était un peu l'intrus à cette table.
@Rowan Pendergast
Chasseuse de mini-tornades, d'objets volants et de grenouilles chocolatées
6e année RP 50/51, Color :#804185, Fiche PR
6e année RP 50/51, Color :#804185, Fiche PR
Ce n'est pas un rencart
Un petit rire sournois m’échappa, à peine plus bruyant qu’un souffle. Ma propre réaction m’agaçait. Ridicule. Surtout en sachant que le seul match que j’avais joué cette saison, c’était contre la sorcière qui me faisait face. Et sans balai ni statistiques pour nous départager, l’effet tombait un peu à plat.
Ce n’est pas ma faute si t’es incapable de garder une table, je lâchai avec un petit sourire en coin. Je ne pouvais pas en dire autant de ses anneaux — mais elle non plus, puisque je ne lui avais rien laissé passer ce jour-là.
Elle me fixait comme si j’étais un Souaffle aligné pour sa zone de but, et je ne pus que lui répondre avec la même énergie. Les matchs se jouaient autant sur le terrain qu’en dehors. Peut-être que j’y trouverais un avantage. Après tout, ce n’était pas tous les jours que je me trouvais face à une homonyme.
Garde tes amis près de toi, mais garde tes rivaux encore plus près — ou du moins, c’est ce qu’on dit.
Gardant mes gestes calmes et élégants, je pris une bouchée de ma coupole. Au moins, la crème glacée adoucissait l’amertume. Macaron vanille–pistache avec éclats de praliné, chantilly torsadée, cerise noire. Un délice sucré et subtil, et en plus aux couleurs de ma maison — pas que j’y avais fait attention.
Peut-être que c’était la saveur sucrée de ma glace, ou pure curiosité, mais même moi j’ai été surpris quand ces mots sont sortis de ma bouche.
Aussi sournois que tu puisses penser que je suis, j’ai quand même besoin que tu sois en pleine forme pour être une adversaire digne cette année. Je désignai la chaise en face de moi. L’autre table était en plein soleil — elle finirait rôtie avant même d’avoir fini sa glace. Bien que le rouge t’irait, j’aimerais éviter d’être la cause de déstabilisation si tu te retrouves plus écarlate que Gryffondor.
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@Kate Hunter
Ce n’est pas ma faute si t’es incapable de garder une table, je lâchai avec un petit sourire en coin. Je ne pouvais pas en dire autant de ses anneaux — mais elle non plus, puisque je ne lui avais rien laissé passer ce jour-là.
Elle me fixait comme si j’étais un Souaffle aligné pour sa zone de but, et je ne pus que lui répondre avec la même énergie. Les matchs se jouaient autant sur le terrain qu’en dehors. Peut-être que j’y trouverais un avantage. Après tout, ce n’était pas tous les jours que je me trouvais face à une homonyme.
Garde tes amis près de toi, mais garde tes rivaux encore plus près — ou du moins, c’est ce qu’on dit.
Gardant mes gestes calmes et élégants, je pris une bouchée de ma coupole. Au moins, la crème glacée adoucissait l’amertume. Macaron vanille–pistache avec éclats de praliné, chantilly torsadée, cerise noire. Un délice sucré et subtil, et en plus aux couleurs de ma maison — pas que j’y avais fait attention.
Peut-être que c’était la saveur sucrée de ma glace, ou pure curiosité, mais même moi j’ai été surpris quand ces mots sont sortis de ma bouche.
Aussi sournois que tu puisses penser que je suis, j’ai quand même besoin que tu sois en pleine forme pour être une adversaire digne cette année. Je désignai la chaise en face de moi. L’autre table était en plein soleil — elle finirait rôtie avant même d’avoir fini sa glace. Bien que le rouge t’irait, j’aimerais éviter d’être la cause de déstabilisation si tu te retrouves plus écarlate que Gryffondor.
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@Kate Hunter
Ce n'est pas un rencart
Malgré le regard appuyé que je lui avais lancé, il n’avait pas bronché. Ses yeux avaient la même provocation qu’un cognard lancé à pleine vitesse en plus de l’élégance qui allait de paire. Et plutôt qu’un sympathique « Tu as raison, je te laisse la place » ou un « J’suis désolé, je peux rester ? », j’eus droit à une pique qui, dans ma tête, sonnait plus comme un reproche déguisé qu’autre chose. À moins que ce soit censé être de l’humour… mais alors, vraiment, il n’était pas doué.
- Ce n’est pas ma faute si t’es incapable de garder une table.
Au moins, ça m’aidait à cerner un peu mieux le personnage. Et dire que j’avais refuser de suffoquer à l’intérieur ou de griller au soleil… Finalement, agoniser en sa présence se hissait comme une option encore moins enviable.
Mais partir, c’était lui donner raison. Comme céder un match. Et, visiblement, c’en était devenu un.
- Va falloir bosser encore un peu tes techniques de déstabilisation, Pendergast, répondis-je d’un ton calme, sans relever davantage.
Bon… en vrai, sa réplique était bien trouvée. J’aurais pu lui balancer que je savais mieux garder mes anneaux qu’une table ; il en avait eu un aperçu au dernier match ; mais je n’avais pas envie de transformer ça en concours de statistiques. Avec ma chance, je m’attirerais les foudres de Merlin jusqu’à ma septième année.
Je pris une cuillère de ma glace. Les parfums vanille et framboise eurent au moins le mérite de faire redescendre un peu la contrariété. C’était toujours ça de gagné.
Et puis il relança.
- Aussi sournois que tu puisses penser que je suis, j’ai quand même besoin que tu sois en pleine forme pour être une adversaire digne cette année. Bien que le rouge t’irait, j’aimerais éviter d’être la cause de déstabilisation si tu te retrouves plus écarlate que Gryffondor.
Un instant de silence. Était-ce une tentative d’être aimable ? Ou juste sa façon très tordue de me dire qu’il n’avait pas envie de s’asseoir en plein soleil non plus ? Probablement les deux.
Je souris, légèrement.
- Écoutes, tu peux rester aussi. Mais, crois-moi, je suis certaine qu'un peu de couleur rendrait ton teint parfait, mieux qu’avec cet air grognon… un effort, le temps qu’on mange, tu penses que c’est possible ?
Ce n’était ni l’Everest à gravir, ni un Vif d’Or à attraper en dix secondes. On pouvait faire un effort pour ne pas se lancer des cognards dessus pendant les dix prochaines minutes.
@Rowan Pendergast
- Ce n’est pas ma faute si t’es incapable de garder une table.
Au moins, ça m’aidait à cerner un peu mieux le personnage. Et dire que j’avais refuser de suffoquer à l’intérieur ou de griller au soleil… Finalement, agoniser en sa présence se hissait comme une option encore moins enviable.
Mais partir, c’était lui donner raison. Comme céder un match. Et, visiblement, c’en était devenu un.
- Va falloir bosser encore un peu tes techniques de déstabilisation, Pendergast, répondis-je d’un ton calme, sans relever davantage.
Bon… en vrai, sa réplique était bien trouvée. J’aurais pu lui balancer que je savais mieux garder mes anneaux qu’une table ; il en avait eu un aperçu au dernier match ; mais je n’avais pas envie de transformer ça en concours de statistiques. Avec ma chance, je m’attirerais les foudres de Merlin jusqu’à ma septième année.
Je pris une cuillère de ma glace. Les parfums vanille et framboise eurent au moins le mérite de faire redescendre un peu la contrariété. C’était toujours ça de gagné.
Et puis il relança.
- Aussi sournois que tu puisses penser que je suis, j’ai quand même besoin que tu sois en pleine forme pour être une adversaire digne cette année. Bien que le rouge t’irait, j’aimerais éviter d’être la cause de déstabilisation si tu te retrouves plus écarlate que Gryffondor.
Un instant de silence. Était-ce une tentative d’être aimable ? Ou juste sa façon très tordue de me dire qu’il n’avait pas envie de s’asseoir en plein soleil non plus ? Probablement les deux.
Je souris, légèrement.
- Écoutes, tu peux rester aussi. Mais, crois-moi, je suis certaine qu'un peu de couleur rendrait ton teint parfait, mieux qu’avec cet air grognon… un effort, le temps qu’on mange, tu penses que c’est possible ?
Ce n’était ni l’Everest à gravir, ni un Vif d’Or à attraper en dix secondes. On pouvait faire un effort pour ne pas se lancer des cognards dessus pendant les dix prochaines minutes.
@Rowan Pendergast
Chasseuse de mini-tornades, d'objets volants et de grenouilles chocolatées
6e année RP 50/51, Color :#804185, Fiche PR
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Ce n'est pas un rencart
Je tente de ne pas sourire à son accusation. L’avais-je déstabilisée ? Elle ne semblait pas tout à fait en contrôle. Elle ne voulait clairement pas de ma présence, mais était incapable de s’éloigner sans m’accorder la victoire. Non, j’avais l’avantage — et je le savais parfaitement.
Tu m’offres des cours privés ? répliquai-je du tac au tac. On peut bien jouer, et c’est toujours plus amusant que de m’asseoir seul. La compagnie pourrait être pire… Tu pourrais faire partie des Gryffes Ardentes. J’ai des standards, tout de même.
Le sourire qu’elle affiche en retour n’est pas une menace. C’est une invitation à poursuivre. Elle croit m’insulter, mais le teint pâle, c’est dans ma génétique : des générations de Pendergast enterrés en Irlande pour l’assurer. C’est mieux que l’alternative — le rouge écarlate d’une brûlure mal placée.
Si tu voulais me voir sourire, il suffisait de demander. Ce serait plus facile si tu t’y mettais aussi, ajoutai-je avec un sourire faussement mielleux. Puisqu’on tente d’être civilisés… tu es capable de civilité ?
Elle s’assit. Pas de remerciement, bien sûr — elle n’était pas là pour être polie, et encore moins reconnaissante. Je lui aurais reproché son silence… si je n’étais pas aussi occupé à savourer ma victoire minuscule mais savoureuse.
Je n’en fis rien, me contentant de l’observer tandis qu’elle prenait sa première bouchée, le menton haut, comme si c’était elle qui m’avait accordé une faveur. Il fallait lui reconnaître ça : elle ne pliait pas facilement.
Tu vois ? C’est presque un moment de paix. Deux esprits brillants, une glace bien méritée, une journée sans affrontements — enfin, presque, ajoutai-je avec un clin d’œil lent, provocateur. Je commence à croire que tu n’es pas venue ici juste pour l’ombre.
Ou peut-être que si. Peut-être qu’elle s’acharnait à rester dans mon orbite simplement pour m’étudier. Et franchement, je faisait pareil. Les grands duels commencent toujours par un regard soutenu — et celui-ci promettait de durer toute l’année, surtout qu'on se verrait sur le terrain d'ici peu.
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@Kate Hunter
Tu m’offres des cours privés ? répliquai-je du tac au tac. On peut bien jouer, et c’est toujours plus amusant que de m’asseoir seul. La compagnie pourrait être pire… Tu pourrais faire partie des Gryffes Ardentes. J’ai des standards, tout de même.
Le sourire qu’elle affiche en retour n’est pas une menace. C’est une invitation à poursuivre. Elle croit m’insulter, mais le teint pâle, c’est dans ma génétique : des générations de Pendergast enterrés en Irlande pour l’assurer. C’est mieux que l’alternative — le rouge écarlate d’une brûlure mal placée.
Si tu voulais me voir sourire, il suffisait de demander. Ce serait plus facile si tu t’y mettais aussi, ajoutai-je avec un sourire faussement mielleux. Puisqu’on tente d’être civilisés… tu es capable de civilité ?
Elle s’assit. Pas de remerciement, bien sûr — elle n’était pas là pour être polie, et encore moins reconnaissante. Je lui aurais reproché son silence… si je n’étais pas aussi occupé à savourer ma victoire minuscule mais savoureuse.
Je n’en fis rien, me contentant de l’observer tandis qu’elle prenait sa première bouchée, le menton haut, comme si c’était elle qui m’avait accordé une faveur. Il fallait lui reconnaître ça : elle ne pliait pas facilement.
Tu vois ? C’est presque un moment de paix. Deux esprits brillants, une glace bien méritée, une journée sans affrontements — enfin, presque, ajoutai-je avec un clin d’œil lent, provocateur. Je commence à croire que tu n’es pas venue ici juste pour l’ombre.
Ou peut-être que si. Peut-être qu’elle s’acharnait à rester dans mon orbite simplement pour m’étudier. Et franchement, je faisait pareil. Les grands duels commencent toujours par un regard soutenu — et celui-ci promettait de durer toute l’année, surtout qu'on se verrait sur le terrain d'ici peu.
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@Kate Hunter
Ce n'est pas un rencart
Je regrettais déjà de m’être assise à cette table. Il me parlait de civilité comme s’il en connaissait la définition — ce dont je doutais sérieusement.
Je continuais de l’écouter, à moitié malgré moi. Son sourire trop étudié, à peine forcé, lui donnait un air encore plus prétentieux que d’habitude. Mais… il fallait au moins reconnaître l’effort.
- Bah voilà, tu pourras sourire pour ta prochaine tentative de déstabilisation sur le terrain. Ce sera si inhabituel que ça ne pourra que marcher, dis-je en lui lançant un grand sourire volontairement trop large, dents bien alignées, juste pour le narguer.
Il voulait des cours ? Très bien, j’étais généreuse aujourd’hui.
Cela dit, il lui en faudrait aussi en gentillesse. Juste une base. Parce que si un jour Pendergast faisait un truc purement gentil ; sans ce masque ténébreux qu’il traîne partout en prime ; personne n’y croirait. Il aurait sa déstabilisation ultime, c’est vrai. Mais encore faudrait-il qu’il en soit capable.
Puis, enfin, un peu de silence. Je savourai. Ma glace… et le calme. Il s’était tu, et j’en profitai pour prendre une nouvelle bouchée. Douce, fruitée, froide. Parfaite. J’avais clairement marqué un point, j’en étais sûre, dans notre « duel ».
Je repoussai une mèche de cheveux qui menaçait de plonger dans ma coupe, et c’est pile à ce moment-là qu’il rouvrit la bouche. Le début de cette nouvelle prise de parole filait positivement… mais que le début. Il ponctua sa remarque finale d’un clin d’œil que j’aurais bien aimé rater.
- Je commence à croire que tu n’es pas venue ici juste pour l’ombre.
Je haussai un sourcil. Il était vraiment en train de suggérer que je restais là… à cause de lui ? À part l’ombre, il n’y avait rien d’autre que lui et sa glace à cette table. Et ses chevilles, elles tiennent encore le choc ?
Je ne me démontai pas et répondais d’un ton calme.
- Si tu veux mon avis, c’est un poil prétentieux comme sous-entendu. Tu n’es pas encore le centre de l’univers.
J’avais failli avaler ma glace de travers, mais j’avais tenu bon. Pas question de lui offrir ce plaisir. Et puis franchement… c’était lui l’intrus à cette table. Il osait, en plus, me sortir ce genre d’âneries.
- Et pour info, c’est toi qui insistes pour rester. Je te demande pas si c’est pour mes beaux yeux.
Je repris une bouchée, un peu trop vite cette fois. Le froid me glaça les dents.
@Rowan Pendergast
Je continuais de l’écouter, à moitié malgré moi. Son sourire trop étudié, à peine forcé, lui donnait un air encore plus prétentieux que d’habitude. Mais… il fallait au moins reconnaître l’effort.
- Bah voilà, tu pourras sourire pour ta prochaine tentative de déstabilisation sur le terrain. Ce sera si inhabituel que ça ne pourra que marcher, dis-je en lui lançant un grand sourire volontairement trop large, dents bien alignées, juste pour le narguer.
Il voulait des cours ? Très bien, j’étais généreuse aujourd’hui.
Cela dit, il lui en faudrait aussi en gentillesse. Juste une base. Parce que si un jour Pendergast faisait un truc purement gentil ; sans ce masque ténébreux qu’il traîne partout en prime ; personne n’y croirait. Il aurait sa déstabilisation ultime, c’est vrai. Mais encore faudrait-il qu’il en soit capable.
Puis, enfin, un peu de silence. Je savourai. Ma glace… et le calme. Il s’était tu, et j’en profitai pour prendre une nouvelle bouchée. Douce, fruitée, froide. Parfaite. J’avais clairement marqué un point, j’en étais sûre, dans notre « duel ».
Je repoussai une mèche de cheveux qui menaçait de plonger dans ma coupe, et c’est pile à ce moment-là qu’il rouvrit la bouche. Le début de cette nouvelle prise de parole filait positivement… mais que le début. Il ponctua sa remarque finale d’un clin d’œil que j’aurais bien aimé rater.
- Je commence à croire que tu n’es pas venue ici juste pour l’ombre.
Je haussai un sourcil. Il était vraiment en train de suggérer que je restais là… à cause de lui ? À part l’ombre, il n’y avait rien d’autre que lui et sa glace à cette table. Et ses chevilles, elles tiennent encore le choc ?
Je ne me démontai pas et répondais d’un ton calme.
- Si tu veux mon avis, c’est un poil prétentieux comme sous-entendu. Tu n’es pas encore le centre de l’univers.
J’avais failli avaler ma glace de travers, mais j’avais tenu bon. Pas question de lui offrir ce plaisir. Et puis franchement… c’était lui l’intrus à cette table. Il osait, en plus, me sortir ce genre d’âneries.
- Et pour info, c’est toi qui insistes pour rester. Je te demande pas si c’est pour mes beaux yeux.
Je repris une bouchée, un peu trop vite cette fois. Le froid me glaça les dents.
@Rowan Pendergast
Chasseuse de mini-tornades, d'objets volants et de grenouilles chocolatées
6e année RP 50/51, Color :#804185, Fiche PR
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Ce n'est pas un rencart
Ah, bah voilà ! Ça explique comment j’ai pu déstabiliser Coyle à mon entrée au dernier match. Je garde un sourire à peine différent de celui que j’avais arboré en parlant de la batte d’Elijah. Peut-être qu’il croyait que je le draguais… Au fond, ce ne serait pas la pire des techniques. Tout est permis en amour et au Quidditch — et avec Hunter, il n’y a que le Quidditch entre nous.
Je voulais juste un moment seul avec une glace sucrée et parfaitement équilibrée. Est-ce que c’était vraiment trop demander ? Un brin de paix, dans cette vie ?
Au moins tu reconnais ma place au centre, je dis avec un haussement d’épaules. Pas question de me vexer. Je suis supérieur à bien des égards, et je choisis de voir ses paroles comme un compliment. Ce n’est pas comme si j’avais des désirs de devenir maître du monde — alors franchement, je m’en fiche bien de ce qu’elle pense de moi.
Encore avec cette histoire de table… Je t’enverrais bien au soleil, mais comme toujours, tu serais encore en retard. Et puis — vu comment je t’ai déstabilisée rien qu’en attirant tes jolis yeux sur le terrain… c’est peut-être toi qui cherches à me regarder, non ?
Elle s’étouffe sur sa glace ou du moins elle semble avoir un gel au cerveau. Parfait. Je savoure la mienne tranquillement, puis je pique une bouchée de chantilly. Le goût de cerise touche ma langue. Je pourrais la manger maintenant, bien sûr… mais je préfère attendre encore un peu. La savourer, comme ma victoire.
Je voulais juste un moment seul avec une glace sucrée et parfaitement équilibrée. Est-ce que c’était vraiment trop demander ? Un brin de paix, dans cette vie ?
Au moins tu reconnais ma place au centre, je dis avec un haussement d’épaules. Pas question de me vexer. Je suis supérieur à bien des égards, et je choisis de voir ses paroles comme un compliment. Ce n’est pas comme si j’avais des désirs de devenir maître du monde — alors franchement, je m’en fiche bien de ce qu’elle pense de moi.
Encore avec cette histoire de table… Je t’enverrais bien au soleil, mais comme toujours, tu serais encore en retard. Et puis — vu comment je t’ai déstabilisée rien qu’en attirant tes jolis yeux sur le terrain… c’est peut-être toi qui cherches à me regarder, non ?
Elle s’étouffe sur sa glace ou du moins elle semble avoir un gel au cerveau. Parfait. Je savoure la mienne tranquillement, puis je pique une bouchée de chantilly. Le goût de cerise touche ma langue. Je pourrais la manger maintenant, bien sûr… mais je préfère attendre encore un peu. La savourer, comme ma victoire.
Ce n'est pas un rencart
Le froid me gelait le cerveau et me faisait grimacer mais c'était mieux ainsi car je n'avais pas à entendre les absurdités qui sortais de la bouche du Serpentard. Enfin presque.
- Écoutes, je ne suis pas là pour parler stratégie avec toi donc mes joueurs et ce qu'ils font ce n'est pas ton affaire.
Je ne cachais pas ma frustration, et il pouvait en tirer les conclusions qu'il veut dorénavant, il aurait simplement le même regard incendiaire en guise de réponse. On ne parlait pas mal d'un membre des Hel's.
Si j'avais eu ma baguette, ce garçon impétueux aurait eu le même sort final que le trublion qui avait croisé mes chemins pendant les examens de Défense contre les Forces du Mal.
Ou le même que Dawson. D'ailleurs... À côté de Pendergast, la brunette me paraissait finalement bien gentille. C'était la seule autre personne à Poudlard, qui avait réussi à m'énerver autant. Égocentrique et accusatrice avais-je dis... Finalement, pas autant que Pendergast.
Mais malheureusement pour moi et heureusement pour lui, je ne pouvais pas utiliser ma baguette.
- Mister Centre du monde - Après Miss centre du monde, j'avais quelqu'un sur qui mettre l'étiquette masculine du titre - je suis honnêtement flattée que tu puisse penser avoir un peu de ma considération mais je crois que griller au soleil serait tout compte fait un meilleur choix que ta présence. C'est que tu irradies par ton égo. Il y a des lumières qu'on tolère et d'autres dont on préfère s'éloigner.
Je le laissais comprendre qui était qui dans cette histoire. Bien que je n'espérais guère qu'il ne comprenne un mot, à ma façon discrète de lui dire ses quatre vérités. J'avais appris qu'avec ce genre de personne, rien ne comptait plus que leur petite personne.
Je décroisais mes jambes sous ma table et fis un mouvement de recul avec ma chaise. Je m'apprêtais à me lever quand... Mais ! Voilà que la terrasse était définitivement pleine. La table au soleil venait d'être prise par un couple d'adolescents peu soucieux apparemment de finir avec une insolation. Et la terrasse de la boutique était toujours pleine à craquer.
Sans même le regarder, je pouvais imaginer le sourire moqueur de Pendergast. Ou alors était-ce de la déception de ne pas enfin avoir sa table. Peu importe, j'en avais marre de voir sa tête, son sourire et son regard incendiaire.
Je pris ma coupole de glace et ma serviette dans mes mains. Et décidais de continuer à manger avec ma chaise légèrement décalée de cette fichue table.
- Et je te conseille de manger ta glace avant qu'elle ne fonde, Pendergast.
Ce que moi, je fis sans broncher.
- Écoutes, je ne suis pas là pour parler stratégie avec toi donc mes joueurs et ce qu'ils font ce n'est pas ton affaire.
Je ne cachais pas ma frustration, et il pouvait en tirer les conclusions qu'il veut dorénavant, il aurait simplement le même regard incendiaire en guise de réponse. On ne parlait pas mal d'un membre des Hel's.
Si j'avais eu ma baguette, ce garçon impétueux aurait eu le même sort final que le trublion qui avait croisé mes chemins pendant les examens de Défense contre les Forces du Mal.
Ou le même que Dawson. D'ailleurs... À côté de Pendergast, la brunette me paraissait finalement bien gentille. C'était la seule autre personne à Poudlard, qui avait réussi à m'énerver autant. Égocentrique et accusatrice avais-je dis... Finalement, pas autant que Pendergast.
Mais malheureusement pour moi et heureusement pour lui, je ne pouvais pas utiliser ma baguette.
- Mister Centre du monde - Après Miss centre du monde, j'avais quelqu'un sur qui mettre l'étiquette masculine du titre - je suis honnêtement flattée que tu puisse penser avoir un peu de ma considération mais je crois que griller au soleil serait tout compte fait un meilleur choix que ta présence. C'est que tu irradies par ton égo. Il y a des lumières qu'on tolère et d'autres dont on préfère s'éloigner.
Je le laissais comprendre qui était qui dans cette histoire. Bien que je n'espérais guère qu'il ne comprenne un mot, à ma façon discrète de lui dire ses quatre vérités. J'avais appris qu'avec ce genre de personne, rien ne comptait plus que leur petite personne.
Je décroisais mes jambes sous ma table et fis un mouvement de recul avec ma chaise. Je m'apprêtais à me lever quand... Mais ! Voilà que la terrasse était définitivement pleine. La table au soleil venait d'être prise par un couple d'adolescents peu soucieux apparemment de finir avec une insolation. Et la terrasse de la boutique était toujours pleine à craquer.
Sans même le regarder, je pouvais imaginer le sourire moqueur de Pendergast. Ou alors était-ce de la déception de ne pas enfin avoir sa table. Peu importe, j'en avais marre de voir sa tête, son sourire et son regard incendiaire.
Je pris ma coupole de glace et ma serviette dans mes mains. Et décidais de continuer à manger avec ma chaise légèrement décalée de cette fichue table.
- Et je te conseille de manger ta glace avant qu'elle ne fonde, Pendergast.
Ce que moi, je fis sans broncher.
Chasseuse de mini-tornades, d'objets volants et de grenouilles chocolatées
6e année RP 50/51, Color :#804185, Fiche PR
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Ce n'est pas un rencart
Touché. J’avais appuyé exactement là où ça fait mal, et même si je savourais ma victoire intérieure, je lui offris un petit hochement de tête respectueux. Je connaissais ses limites — pour l’instant. Je garderais mes prochaines attaques pour plus tard. Pourtant, ce regard incendiaire… il me travaillait plus que je ne voulais l’admettre.
Je devais être un peu défectueux, ou carrément masochiste, pour vouloir cette attention. Habitué à l’ombre, à laisser les autres jouer leur jeu, cette rivalité, cette tension montante… elle me touchait plus que je ne l’aurais cru. Et je ne pouvais pas m’empêcher d’en vouloir encore un peu.
Et le point lui revenait. Une main sur le cœur, je prenais ses paroles de plein fouet. Je ne suis pas d’habitude aussi… égoïste. Mais perdre n’était pas une option. Quelle instabilité fascinante, et elle jouait parfaitement son rôle. Je comprenais un peu mieux le terrier de Poufsouffle à chaque riposte.
Elle allait partir, je le voyais dans chacun de ses gestes. Mais elle n’avait nulle part où aller. Peut-être que rire était idiot, mais je ne comptais pas pleurer non plus. Je laissai retomber la tension d’un geste lent, adoucissant mon regard.
Tu as raison, je ne fais pas bonne compagnie en ce moment.
Je ne savais pas trop quoi ajouter, ni même s’il y avait quelque chose à dire. Pas vraiment. J’étais un gamin capricieux, et même si je pouvais blâmer mes sœurs, l’été, et mille autres choses, je ne voulais pas être méchant. J’avais poussé trop loin, et je ne voulais pas être ce mec-là.
Plutôt que de parler, je laissai le silence s’installer, croquant dans ma glace un instant. Quand je pris une bouchée avec la cerise, ce n’était plus tout à fait le goût de la victoire auquel je m’attendais.
________________________
@Kate Hunter
Je devais être un peu défectueux, ou carrément masochiste, pour vouloir cette attention. Habitué à l’ombre, à laisser les autres jouer leur jeu, cette rivalité, cette tension montante… elle me touchait plus que je ne l’aurais cru. Et je ne pouvais pas m’empêcher d’en vouloir encore un peu.
Et le point lui revenait. Une main sur le cœur, je prenais ses paroles de plein fouet. Je ne suis pas d’habitude aussi… égoïste. Mais perdre n’était pas une option. Quelle instabilité fascinante, et elle jouait parfaitement son rôle. Je comprenais un peu mieux le terrier de Poufsouffle à chaque riposte.
Elle allait partir, je le voyais dans chacun de ses gestes. Mais elle n’avait nulle part où aller. Peut-être que rire était idiot, mais je ne comptais pas pleurer non plus. Je laissai retomber la tension d’un geste lent, adoucissant mon regard.
Tu as raison, je ne fais pas bonne compagnie en ce moment.
Je ne savais pas trop quoi ajouter, ni même s’il y avait quelque chose à dire. Pas vraiment. J’étais un gamin capricieux, et même si je pouvais blâmer mes sœurs, l’été, et mille autres choses, je ne voulais pas être méchant. J’avais poussé trop loin, et je ne voulais pas être ce mec-là.
Plutôt que de parler, je laissai le silence s’installer, croquant dans ma glace un instant. Quand je pris une bouchée avec la cerise, ce n’était plus tout à fait le goût de la victoire auquel je m’attendais.
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@Kate Hunter
Ce n'est pas un rencart
Du silence. Je trouvais cela aussi surprenant que pesant. J’avais ma victoire personnelle d’enfin avoir un peu de tranquilité mais quelque chose avait changé dans l’atmosphère.
- Tu as raison, je ne fais pas bonne compagnie en ce moment.
Toujours sans lui adresser le moindre regard, je relevais un sourcil. Moi raison ? Quel Billywig avait bien pu le piquer ?
Et puis, soyons honnêtes : même en pleine forme, il était difficile de l'imaginer être le roi de la bonne compagnie. Le « en ce moment » sonnait presque comme une mauvaise blague ou alors était de trop dans sa phrase. Imaginer Mr. Centre du monde réussir à créer des relations sociales, dépassait l’entendable.
Mais le changement dans son intonation, me rendit un instant hésitante. Je me risquais à le regarder à nouveau, espérant retrouver le même sourire narquois qui m’agaçait tant, mais ce fut une toute autre expression que je rencontrais. Plus basse. Il s’était penché sur sa glace, et si mon instinct ne me trompait pas, ce que je percevais ressemblait à l’aveu que quelque chose n’allait pas.
Une question me monta aux lèvres, celle que j’aurais posée machinalement si en face se trouvait quelqu’un d’un peu moins grognon…
Non, Kate… Il n’est pas gentil. S’il ne va pas bien, tant pis pour lui.
D'accord avec la petite voix, je dirigeais une nouvelle cuillère vers ma bouche, mais mon regard resta fixé sur Pendergast.
C’est Mr. Centre du Monde, il peut bien gérer ses problèmes seul.
Je faisais un mouvement affirmatif de la tête à la petite voix tout en laissant finalement retomber mon bras. Je posais sur la table ma coupole dans laquelle il restait encore un peu de glace, la cuillère encore pleine avec.
Et puis c’est un adversaire… qu’il ne se sente pas au top, ce n’est pas plus m...
- Pourquoi « en ce moment » ? Tu as des soucis ?
… Kate, qu’est-ce que je viens de dire ?!
Je fis mine de ne pas entendre la petite voix cette fois en faisant un mouvement de chaise pour me rapprocher à nouveau de la table.
- Tu as raison, je ne fais pas bonne compagnie en ce moment.
Toujours sans lui adresser le moindre regard, je relevais un sourcil. Moi raison ? Quel Billywig avait bien pu le piquer ?
Et puis, soyons honnêtes : même en pleine forme, il était difficile de l'imaginer être le roi de la bonne compagnie. Le « en ce moment » sonnait presque comme une mauvaise blague ou alors était de trop dans sa phrase. Imaginer Mr. Centre du monde réussir à créer des relations sociales, dépassait l’entendable.
Mais le changement dans son intonation, me rendit un instant hésitante. Je me risquais à le regarder à nouveau, espérant retrouver le même sourire narquois qui m’agaçait tant, mais ce fut une toute autre expression que je rencontrais. Plus basse. Il s’était penché sur sa glace, et si mon instinct ne me trompait pas, ce que je percevais ressemblait à l’aveu que quelque chose n’allait pas.
Une question me monta aux lèvres, celle que j’aurais posée machinalement si en face se trouvait quelqu’un d’un peu moins grognon…
Non, Kate… Il n’est pas gentil. S’il ne va pas bien, tant pis pour lui.
D'accord avec la petite voix, je dirigeais une nouvelle cuillère vers ma bouche, mais mon regard resta fixé sur Pendergast.
C’est Mr. Centre du Monde, il peut bien gérer ses problèmes seul.
Je faisais un mouvement affirmatif de la tête à la petite voix tout en laissant finalement retomber mon bras. Je posais sur la table ma coupole dans laquelle il restait encore un peu de glace, la cuillère encore pleine avec.
Et puis c’est un adversaire… qu’il ne se sente pas au top, ce n’est pas plus m...
- Pourquoi « en ce moment » ? Tu as des soucis ?
… Kate, qu’est-ce que je viens de dire ?!
Je fis mine de ne pas entendre la petite voix cette fois en faisant un mouvement de chaise pour me rapprocher à nouveau de la table.
Chasseuse de mini-tornades, d'objets volants et de grenouilles chocolatées
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