14 sept. 2025, 16:40
 Recueil d'OS  Fragments d'âme éparpillée
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"Même la nuit la plus sombre prendra fin et le soleil se lèvera" - Victor Hugo -
Ce sujet contient tous les OS sur les séances qu'aura Nina pendant l'année 2050/51 avec le psychomage. Les séances abordants des sujets lourds seront notifiées par un T.W. en début de post et dans le sommaire, merci donc de le consulter avant de lire. - bisous de la plume -
SOMMAIRE

Septembre/Octobre
Jeudi 8 Septembre 2050 - Confier ses ombres à l’inconnu, c’est parfois laisser entrer la lumière. lien
T.W. Samedi 1er Octobre 2050 - Il y a des silences qu’on ne supporte pas, car ils pèsent plus lourd que n’importe quelle parole.
lien*
Janvier/Février
lien T.W. Jeudi 19 Février 2051 - Faim de disparaître.

Novembre/Décembre
T.W. Jeudi 10 Novembre 2050 - Le regard posé sur soi peut être le plus cruel. lien
T.W. Jeudi 03 Décembre 2050 - Des pensées souvent trop présentes lien*
Mars/Avril
lien DATE - TITRE/TEXTE
lien DATE - TITRE/TEXTE
lien* DATE - TITRE/TEXTE


LÉGENDE
RP sans avertissement lien
RP avec avertissement traitant d'un sujet sensible évoqué en début de post lien*

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Pour les personnes déficientes visuelles utilisant un lecteur, après ou avant un titre de RP se trouve le mot lien ou lien* sur lequel il faut cliquer. Il y a une image centrée en bas de chaque post sur laquelle cliquer pour revenir à ce sommaire.
Note éventuelle
@Maxine Tremblay merci pour le bbcode ^^
Dernière modification par Nina De Almeida le 22 mars 2026, 13:01, modifié 12 fois.

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Bravoure et audace Grffondor en chasse ! "Red hair, the crown you never take off"

17 sept. 2025, 22:28
 Recueil d'OS  Fragments d'âme éparpillée
Jeudi 8 Septembre 2050 14h-15h
@Hyacinthe Kyros
Confier ses ombres à l’inconnu, c’est parfois laisser entrer la lumière.


Qu'est-ce qui m’a poussée à mettre ce fichu message dans cette boîte ? Qu'est-ce qui m’a poussée à venir dans cette salle, te confier ? Voilà les pensées qui m’assaillaient ce matin, ou devrais-je dire, cet après-midi. Je ne savais plus quoi penser. J’étais perdue, seule, au milieu du néant. Aspergée par l’eau, avec cette impression constante de me noyer dans un lac sans fond, où personne ne viendrait me chercher. J’allais couler, seule.

Je suis tout le temps plongée dans mes pensées. Ces pensées qui sont un peu trop, ou pas assez. Celles qui m’engloutissent, qui me font douter, qui me laissent vide et triste. J’en perds la notion du temps, des lieux, des gens. Je n’en dors pas. Je ne mange pas. Je suis perdue, déboussolée. Et quand je mange, de toute façon, je finis par me faire vomir. Comme si c’était la seule chose sur laquelle j’avais encore du contrôle. Comme si en rejetant tout, je pouvais aussi rejeter ce corps qui m’écœure. Trop maigre. Difforme. Affreux. Personne ne le sait, je ne l’ai jamais dit, mais je me rends malade moi-même.

J’avais une de ces mines… affreuse mais bien réelle. Les yeux rougis, des cernes violacées, un air perdu collé au visage. Mes mains se serraient si fort que je ne sentais plus le sang circuler à l’intérieur. J’avais peur. Mais peur de quoi ? Personne n’allait me faire de mal ici, et pourtant, les mots refusaient de sortir de ma bouche. J’avais la gorge nouée, comme si la bile voulait encore remonter, et peut-être qu’elle y parvenait un peu.

Ma tête tournait à mille à l’heure. Réfléchir devenait impossible. Tout en me tordant les doigts une énième fois, j’aperçus le nouveau psychomage m’appeler du bout de son bureau. J’étais pourtant bien installée dans le fauteuil, figée, comme si mon corps refusait de se décoller de ce siège.

En franchissant la porte, Hyacinthe referma derrière moi. Il me fit signe de m’installer dans un fauteuil. J’obéis lentement, comme si le moindre geste pouvait tout casser. Je voulais presque me faire croire que ce passage ici n’était qu’éphémère, que je ne laisserais aucune trace. Que je n’avais pas besoin d’aide. Que cette "faille" ne faisait pas partie de moi.

Une fois assise, en face de lui, je paniquais. Par quoi commencer ? Tandis qu’il me tendait une sucrerie, il me proposa de me présenter. Je refusai doucement et balbutiai :

- Bonjour... euhhh... je m'appelle Nina... j'ai 12 ans, et je suis à Gryffondor... je suis en deuxième année. J’ai quatre... euh non, cinq frères, pardon, excusez-moi, je suis vraiment un boulet. J’habite à Londres, et j’aime mes amis, écouter de la musique et puis voilà... Ah si, les yaourts. Enfin non, pas la nourriture.

Plus je parlais, plus je sentais que je perdais le contrôle. J’étais tellement stressée que je ne remarquai pas tout de suite que je me grattais les doigts jusqu’au sang. Comment pourrais-je lui dire que je ne supporte plus mon corps, que je me trouve maigre au point d’en être dégoûtée ? Que je me fais vomir, volontairement, parce que ça me donne l’impression d’exister, de contrôler au moins quelque chose. Non, je ne pouvais pas. Pas à lui. Pas maintenant.

Je détournai mon attention vers le bureau. L’intérieur était floral, il sentait le bois et les plantes. J’aimais cette odeur. Elle me rassurait, mais me mettait aussi à nu. J’étais en sécurité et en danger à la fois. Comme une plante fragile au milieu d’un désert, étouffée par une tempête invisible que personne d’autre ne voyait. Moi, je la respirais, je l’entendais, et elle m’écorchait un peu plus chaque jour.

Le psychomage attendait, et je me reconcentrai sur lui, fuyant son regard qui me brûlait la peau.

- Je suis née dans une famille de sorciers... Mes parents sont gentils avec moi... J’ai tout d’une vie normale en fait. Je suis normale, non ?

Je le regardai, cherchant une approbation. J’avais l’impression que mon corps criait le contraire, que chaque os visible me trahissait. Mais je fis mine de rien. Je voulais qu’il me croie.

- Je ne sais pas trop quoi vous dire... Vous allez vous moquer de moi, vous savez. Je n’aime pas me confier... J’ai plein d’amis... et pourtant...
Je ne vous demande pas de la pitié ou de l’aide. Je ne sais même pas ce que je cherche. Mais ça va aller, ne vous inquiétez pas. Ça va toujours... Je vais toujours bien.


Et pourtant, sans m’en rendre compte, je le regardai droit dans les yeux. Une larme traça sa route le long de ma joue. Une larme lourde, remplie d’incompréhension, de fatigue, de mélancolie. Une larme comme un appel au secours.

___


A la fin de la séance, Nina ressort avec quelques bandages autour des doigts, ainsi qu'un paquet de mouchoir. Elle n'avait pas beaucoup pleuré, ni parlé d'ailleurs. Elle ne faisait pas encore totalement confiance à Hyacinthe mais peu à peu elle se sentait plus en sécurité.
Certes, elle n'allait pas bien, et menait une bataille intérieur, avec elle et elle seule, mais se sentait déjà moins seule, comme plus accompagnée et moins abandonnée.

___
Et voilà, j'espère que tout est bien, n'hésitez pas à me dire s'il faut changer quoi que ce soit ^^
877 mots



Merci Ambre je t'aime. Couleur RP : #881663 - 2A RP - Promo 49/50 - Secte des vampireees - Capitaine de la Chevalerie Ecarlate
Bravoure et audace Grffondor en chasse ! "Red hair, the crown you never take off"

18 sept. 2025, 16:01
 Recueil d'OS  Fragments d'âme éparpillée
Hyacinthe accueille Nina sans la presser. Il lui tend quelques sucreries afin d’adoucir l’atmosphère, ayant bien senti sa tension. Quand elle se présente, il prend soin de faire de même : la confiance, il le sait, ne peut pas être à sens unique. Pour qu’elle s’ouvre, il doit lui aussi se laisser un peu connaître. Il garde une attitude attentive tout au long de son récit tout en l'encourageant lorsque cela semble plus compliqué. Il prend le parti de la lenteur : reformuler ses phrases lorsqu’elle s’emmêle, attendre sa validation, afin qu’elle puisse réellement entendre ce qu’elle exprime.

Lorsqu'il remarque qu'elle s'abîme les doigts, il sort tranquillement une petite trousse qu'il garde dans une étagère du fond. "Vos mains méritent un peu de soin. Est-ce que vous me laisseriez vous aider ?" Il prend le temps de poser les pansements, avec des gestes précis mais doux, et l’encourage à en parler sans honte.

Plus tard dans l’échange, il aborde la question de la "normalité" avec délicatesse, la rassurant sur le fait que ce mot ne définit pas sa valeur. Il exprime aussi le fait que son entourage est important, et lui fait parler de ses ami.e.s. Il note aussi qu’elle n’est pas encore prête à exprimer pleinement la raison de sa venue, même si elle semble en avoir conscience.

Peu avant la fin de la séance, il propose un exercice très simple de respiration. "Inspirons ensemble… je compte jusqu’à 5... 4... 3... 2... 1. Maintenant, posez un mot sur ce que vous ressentez le plus fort : peur, fatigue, faim peut-être ? Nommez-le, ça aide à calmer la tempête. Puis expirez, voilà."

Le psychomage propose ensuite à Nina de revenir la semaine prochaine. Il insiste sur le fait qu’elle n’a pas à porter seule, et qu’elle peut s’appuyer sur plusieurs personnes à Poudlard. Enfin, il lui suggère de noter, dans un petit carnet et quand elle en a envie, une chose qui lui a fait du bien dans sa journée.

RÉSUMÉ DE L'INTERVENTION
Hyacinthe a mis l’accent sur l’accueil et la mise en confiance, en validant les émotions de Nina et l'encourageant à s'exprimer. Il a apporté un soutien concret (bandages et mouchoirs), rassuré sur la notion de "normalité" et valorisé son entourage. Il a proposé deux pistes simples pour la suite : un carnet d'éléments de vie positifs et la possibilité de solliciter un adulte de confiance si nécessaire.
PR GAGNÉS : +5 (à demander dans le sujet réservé)
RECUEIL : Cette première séance correspond tout à fait à ce que nous avions prévu. N'hésite pas à te baser dessus lorsque tu écrira le suivant.

436 @Nina De Almeida

Psychomage depuis septembre 2050.
Tonton Hya - #5f957c

2 oct. 2025, 15:42
 Recueil d'OS  Fragments d'âme éparpillée
Samedi 1er Octobre 2050 14h15 - 15h15
@Hyacinthe Kyros
« Il y a des silences qu’on ne supporte pas, car ils pèsent plus lourd que n’importe quelle parole. »

T.W : mention de problèmes alimentaires/TCA
Aujourd'hui encore, j'avais rendez-vous avec Hyacinthe. Un peu comme nos rencontres habituelles, semaine après semaine, je m’étais peu à peu ouverte à lui. J’étais un peu plus à l’aise face à lui désormais, et il fallait dire qu’il avait tout fait pour. En me mettant en confiance, lui aussi s’était présenté, livré, pour me montrer que je n’étais pas seule. Car oui, la confiance est une chose précieuse, fragile, qu’il ne faut pas donner aveuglément, au risque d’être déçue et blessée.

Je marchais donc dans la direction familière que j’avais empruntée tant de fois. Pourtant, aujourd’hui encore, je ne savais pas quoi dire de moi. J’avais l’impression d’être vide, creuse, perdue. Perdue au milieu de tout et de rien, face au monde, face à moi-même, face à toi, face à eux.

Une fois arrivée dans la salle d’attente, je m’assis sur un des sièges, serrant fort le petit carnet qu’on m’avait conseillé de remplir avec des choses « positives ». Mais cette semaine, je n’avais rien trouvé. Pas une seule ligne écrite. Rien. Comme si le vide avait avalé jusqu’à mes mots.

Le mois avait été dur : ma dispute avec Ambre m’avait beaucoup affectée, et mon état ne faisait qu’empirer. Je ne dormais plus, je ne mangeais presque rien. Et les rares fois où je me forçais à avaler quelque chose, c’était uniquement pour remplir mon estomac, étouffer mes pensées, avant d’aller tout régurgiter dans les toilettes. J’étais fatiguée, éteinte, écœurée de moi-même.

Avant que je puisse encore plus me torturer l’esprit, une voix me ramena brutalement à la réalité. Je levai la tête : Hyacinthe m’avait déjà appelée plusieurs fois. J’étais tellement enfermée dans mes pensées que je n’avais même pas entendu.

En entrant dans son bureau, dont je reconnaissais désormais l’odeur familière et chaque objet à sa place, il m’indiqua de m’asseoir. Je m’exécutai, lentement, prudemment, comme si j’avais peur de casser quelque chose. Mes doigts serraient toujours mon carnet si fort que mes jointures en étaient blanches. Je pris une grande inspiration. C’était devenu une sorte de rituel, comme si j’avais besoin de ce souffle pour oser affronter l’instant.

Depuis la première séance, il y avait eu de petites avancées. J’étais un peu moins crispée, et il avait su me faire comprendre que je n’étais pas « anormale ». Pourtant, ce matin-là, mon courage vacillait. Je plongeai mon regard dans le sien et balbutiai :

- Bonjour… vous allez bien ? Humm… alors, comment dire…

Je n’osais pas lui avouer que je n’avais rien écrit, rien trouvé de positif. J’avais peur qu’il soit déçu. Je déçois souvent les gens, alors que je devrais être habituée… mais non, ça me faisait toujours mal. Alors, d’une seule traite, les yeux fermés, je lâchai :

- Je n’ai pas trouvé… je n’ai rien trouvé de positif cette semaine.

Je restai crispée, les paupières closes, fuyant son expression que je redoutais : la déception, ou pire, la colère. Mais rien ne vint. Quand j’ouvris timidement les yeux, son calme me surprit. Il me demanda doucement pourquoi. Ma voix tremblait en réponse :

- Je ne sais pas… Je ne vois plus le monde comme avant. Je n’ai plus cette flamme qui brillait autrefois dans mes yeux. Je ne me retrouve plus. Je ne sais plus qui je suis.

Une boule énorme me bloquait la gorge, mes doigts tremblaient sur mon carnet, mes yeux brûlaient. Les larmes montaient, incontrôlables. Et puis je craquai. Tout s’effondra. Mes sanglots déchirèrent le silence. Je parlais, mais chaque mot était arraché, comme une plaie qui se rouvre.

- Je n’y arrive plus… je n’en peux plus… je suis fatiguée de faire semblant, de sourire quand je souffre, de porter ce masque qui m’épuise…
J’ai vécu une période compliquée… ma meilleure amie s’est disputée avec moi, et d’accord, ça peut sembler banal… mais j’avais tellement besoin d’elle. Besoin d’un appui, de quelqu’un qui m’aide à tenir. Et je n’ai trouvé que le vide. Le silence. La solitude…


Ma voix se brisait sous mes propres mots. J’avais l’impression que mon corps tout entier tremblait, fragile comme du verre prêt à éclater.

Petit à petit, le flot de mes larmes se calma. Je me mouchai, essuyai maladroitement mon visage bouffi. D’une voix encore tremblante, j’ajoutai :

- Je suis désolée… d’avoir craqué comme ça… je n’aurais pas dû… mais je n’en peux plus. Je ne m’aime pas. Je me déteste. Je ne vois en moi qu’un corps trop maigre, difforme, qui ne me ressemble pas. J’aime manger, mais… je ne peux pas garder la nourriture. Je me rends moi-même malade. Je me force à vomir… encore et encore. Je me détruis. Et je me hais pour ça.
Je crois que je suis irrécupérable.


___


À la fin de la séance, Nina ressort avec les yeux bouffis, le visage fatigué. Pourtant, elle sent un minuscule poids en moins sur ses épaules. Elle a laissé échapper ce qu’elle gardait enfoui, même si la douleur reste immense. Pour la première fois, elle a osé approcher le cœur de son mal-être, ce qui, malgré tout, est déjà une avancée.

Alors que le psychomage détourne un instant son attention, elle dépose discrètement un petit mot sur son bureau. Une phrase simple, mais lourde de sens, comme une excuse, ou peut-être une promesse.

« Pardonnez-moi si je tarde… c’est ma façon d’apprendre à tenir. »


Et pour tous ceux qui, comme elle, n’arrivent pas toujours à mettre des mots sur leurs maux, elle glisse un autre papier, comme un message universel, un fragment d’espoir :

« La patience n’est pas faiblesse : c’est la force de croire que demain nous rendra plus solides. »


___
Oula je me suis un peu lâchée, dit moi si c'est tout bon, je ne sais pas si tout est ok.
975 mots ^^



Merci Ambre je t'aime. Couleur RP : #881663 - 2A RP - Promo 49/50 - Secte des vampireees - Capitaine de la Chevalerie Ecarlate
Bravoure et audace Grffondor en chasse ! "Red hair, the crown you never take off"

6 oct. 2025, 12:28
 Recueil d'OS  Fragments d'âme éparpillée
Hyacinthe accueille Nina avec une douceur habituelle. Il perçoit sa tension mais ne la commente pas, laissant Nina gérer le rythme de leur séance.

Lorsque la jeune fille avoue ne rien avoir trouvé de positif cette semaine, il ne manifeste ni surprise, ni jugement. Son visage reste paisible et sa voix à peine plus qu’un murmure : "Ce n’est pas grave. Il y a des semaines comme ça, et c'est tout aussi intéressant de les remarquer."

Ils discutent brièvement sur cette "faute" qui n'en est pas une. Pour comprendre que ce vide n'est pas échec mais source d'apprentissage, qu'il n'y a aucune honte à avoir. Hyacinthe prend le temps de reformuler pour l’aider à poser des mots sur ce qu’elle ressent sans la brusquer.

- Vous avez la sensation d’avoir perdu ce qui vous faisait avancer... comme si tout vous échappait. Il ne cherche pas à obtenir d’explications. Il écoute. Il laisse la phrase vivre.

Quand les larmes montent, il ne bouge presque pas, si ce n'est pour tendre un mouchoir à la gryffonne. Il laisse Nina se délester, se vider un peu. Lorsque l'adolescente finit par parler d’elle, de son corps, de ce qu’elle s’inflige, Hyacinthe garde un ton stable, sans sursaut. Il note mentalement l’emploi des termes de rejet, de contrôle, de dégoût, mais ne les questionne pas tout de suite. Trop tôt. Le psychomage choisit ses mots avec prudence alors qu'il rebondit sur ce qu'il lui a été dévoilé. Il mentionne tout d'abord Ambre, et valorise le sentiment de vide que Nina peut ressentir. Il prend de la place, il épuise, parce qu'on ne sait plus où poser ce qu'on ressent. Hyacinthe aborde ensuite le sujet cœur de ce qui semble torturer sa patiente.

- Vous vous faites du mal pour essayer de reprendre un peu de contrôle, n'est-ce pas ? Puis, attendant une potentielle correction, il poursuit. J'entend... que vous essayez de survivre, malgré votre vision de vous-même. Peut-être pas de la meilleure manière, mais avec ce que vous avez trouvé. J'ai bien conscience d'à quel point cela est douloureux à tenir, surtout si longtemps. J'aimerai vous proposer... de chercher, ensemble, une autre manière pour vous de gérer votre rapport à la nourriture, à votre corps ? Pas tout de suite. Petit à petit, travailler, discuter autour de ce sujet pour vous permettre de vous sentir mieux.

Il reste là-dessus, sans promesse de miracle. Il sait que pour l’instant, l’important est qu’elle se sente entendue sans être corrigée.

En fin de séance, il propose le même exercice de respiration qu'ils avaient retravaillé depuis leur première rencontre. Ce n'est qu'une fois la jeune fille partie qu'il découvre les deux papiers qu'elle a laissé dans son bureau, et il ne peut s'empêcher de sourire face aux phrases venant du cœur de Nina.

RÉSUMÉ DE L'INTERVENTION
Hyacinthe a maintenu un cadre calme et stable. Il a validé la difficulté sans dramatiser ni minimiser, et reformulé avec justesse pour l’aider à se réapproprier ses mots. Il a nommé les comportements sans jugement, en ouvrant la perspective d’un travail futur ("chercher une autre manière") plutôt qu’en imposant une solution. Il a terminé en proposant un exercice de respiration, visant à lui redonner un ancrage concret et corporel.
PR GAGNÉS : +3 (à demander dans le sujet réservé)
RECUEIL : Aucun problème pour cette séance, Nina. Ta protégée s'est ouverte, et c'est l'étape centrale de cette séance. Nous travaillerons au cours des prochaines séances sur sa perception d'elle-même, pour faire en sorte que Nina puisse prendre du recul, puis ensuite se centrer sur ses points forts.

466 - @Nina De Almeida

Psychomage depuis septembre 2050.
Tonton Hya - #5f957c

23 nov. 2025, 02:08
 Recueil d'OS  Fragments d'âme éparpillée
Jeudi 10 Novembre 2050 14h05
@Hyacinthe Kyros
« Le regard posé sur soi peut être le plus cruel. »

T.W : mention de problèmes alimentaires/TCA
Qu’est-ce que j’avais aujourd’hui ? Ah oui : rendez-vous avec Hyacinthe. Rien que d’y penser, je sentais une sorte de petit poids se lever de ma poitrine. Maintenant, j’étais un peu plus confiante pour aller à nos rencontres habituelles. Le temps passait, les séances avançaient, et au fil des semaines, j’avais fini par lui accorder un peu plus de confiance. Malgré les moments difficiles, malgré les questions qui faisaient mal, j’avais quand même réussi à lui avouer des choses qui me tenaient vraiment à cœur : ma dispute avec Ambre, mes problèmes avec la nourriture, et tout ce qui me bousculait ces derniers temps.

J’avais eu énormément de mal à aborder ce sujet-là. Même en essayant d’en parler, je restais vague, floue, comme si quelque chose m’empêchait de dire les mots clairement. Mais je savais qu’un jour il faudrait bien que je me lance. Alors, en franchissant le seuil de la salle d’attente, je sortis mon petit carnet et commençai à noter quelques pensées. Cette semaine, je n’avais pas voulu écrire des choses positives sur moi ou sur le monde, comme il me l’avait souvent conseillé, mais plutôt tout ce qui me traversait l’esprit. Les idées de trop. Les pensées dysfonctionnelles. Celles que les autres arrivaient à contrôler, mais que moi je n’arrivais même pas à ralentir.

Plongée dans mes pensées, je n’entendis même pas Hyacinthe m’appeler alors qu’il se tenait déjà devant la porte de son bureau. Quand je levai les yeux, surprise, je me levai aussitôt, un peu gênée, et m’excusai rapidement avant d’entrer. Je le saluai, lui demandai comment il allait, puis m’installai sur le fauteuil où je m’asseyais toujours. Je ramenai mes jambes contre moi, les serrant légèrement contre ma poitrine comme pour me créer une petite barrière, un mur invisible que personne ne pourrait franchir. Une protection fragile mais rassurante.

La séance débuta ainsi. Il me demanda comment je me sentais, ce qu’il s’était passé cette semaine, si j’avais réussi à remplir mon carnet. Je le regardai un instant, un peu honteuse en pensant à l’état pitoyable du carnet : les pages gondolées par la pluie, les gribouillis, les taches… un vrai champ de bataille.

Je répondis alors :

- Je vais bien, merci… et vous ? Pour le carnet… cette semaine, j’ai voulu essayer une autre façon d’écrire. Au lieu de noter les choses positives que je vois dans le monde ou chez moi, j’ai écrit tout ce qui me traversait la tête. Comme une sorte de recueil, un endroit où déposer mes pensées quand elles deviennent trop lourdes.

Je fis une pause, cherchant mes mots sans me précipiter. Il fallait dire les choses calmement, même si elles faisaient peur. Puis je repris :

- Je ne préfère pas les lire à voix haute… c’est encore trop frais, trop brut pour que j’y arrive maintenant. Mais vous pouvez les lire. Grâce à cet exercice d’écriture, j’ai mis la main sur quelque chose qui était coincé en moi depuis longtemps, bien enfoui pour que personne ne puisse le remarquer. Mais cette fois… j’y suis arrivée.

Je sais que ces pensées sont néfastes, qu’elles ne m’apportent rien d'autre que du mal. Je sais qu’elles me blessent, qu’elles sont tout sauf normales. Pourtant je n’arrive pas à m’en débarrasser. Elles surgissent d’un coup, comme une vague, et prennent le contrôle de tout mon être.


Je relevai la tête vers le plafond, juste un peu, pour empêcher les larmes de tomber. Elles piquaient déjà, brûlaient presque, mais je refusais de les laisser couler. Si elles tombaient, c’était comme si j’abandonnais, comme si je déposais les armes. Hors de question. Je ne voulais pas renoncer, pas maintenant, pas alors que j’étais en train d’avancer, même lentement.

- Elles s’incrustent surtout pendant mes repas… elles me coupent l’appétit, elles détruisent l’estime que j’ai de moi-même, elles me font croire mille choses fausses. Elles font tout pour me mettre à terre. Mais un jour, j’y arriverai. Je leur tiendrai tête, je les battrai. Peut-être que je n’en ai pas encore la force… mais j’ai la détermination. Et ça, personne ne peut me l’enlever.

Je continuai, d’une voix un peu plus posée :

- Vous savez… c’est vraiment difficile d’en parler. Mais je sais que je suis obligée de le faire à voix haute pour vraiment le comprendre : ces pensées ne sont pas normales. Elles m’empêchent d’avancer, elles me freinent sans cesse. À cause d’elles, je me sens souvent comme enchaînée à un poteau, incapable de bouger. Et pourtant… je veux briser cette chaîne. Rompre ce lien-là. Je veux m’enfuir de tout ça. Je veux guérir.

Ces trois mots résonnaient encore dans la pièce. Je veux guérir. Ils disaient tout : ma peur, ma volonté, mes efforts, mes pas maladroits mais réels vers quelque chose de mieux. Je voulais qu’il le comprenne : malgré mes bas, malgré tout ce qui me tombait dessus, j’étais prête à avancer. Même si c’était centimètre par centimètre.

___


Lorsque la séance prit fin, Nina ressortit le cœur plus léger. Elle comprenait mieux ce qui se passait en elle, elle comprenait que ces pensées lui nuisaient réellement.
Elle ne savait pas encore comment les faire disparaître, mais elle arrivait au moins à les freiner, à les ralentir un peu, à les contredire parfois. À son rythme, sans se brusquer, elle essayait de ne plus se laisser détruire par elles.

Elle voulait guérir. Elle voulait apprendre à vivre autrement. Et elle savait que cela demanderait du temps et de la patience, mais elle était persuadée d’une chose : un jour, elle y arriverait. Oui, elle en était certaine. Elle le ferait.

___
Et voilà mon petit post du mois :cute:
949 mots


Dernière modification par Nina De Almeida le 9 févr. 2026, 22:00, modifié 1 fois.

Merci Ambre je t'aime. Couleur RP : #881663 - 2A RP - Promo 49/50 - Secte des vampireees - Capitaine de la Chevalerie Ecarlate
Bravoure et audace Grffondor en chasse ! "Red hair, the crown you never take off"

26 nov. 2025, 15:48
 Recueil d'OS  Fragments d'âme éparpillée
La séance a commencé dans un calme inhabituel : Nina était plongée dans son carnet, absorbée par ses pensées. Elle semble repliée sur elle-même, non pas par opposition mais par protection. Hyacinthe a remarqué le replis de ses jambes mais n'a rien dit. Contrairement à leurs premiers rendez-vous, elle semble se protéger, mais pas se cacher.

Quand elle explique calmement qu’elle avait choisi de remplir son carnet autrement, Hyacinthe ne peut que l'encourager. Elle a adapté son outil à ses besoins, cela n'est que positif. Il accepte de lire son contenu, mais seulement si Nina en a envie. Autoriser et vouloir sont deux choses différentes.

- D’accord. Je les lirai, mais seulement si c'est ce que vous souhaitez.

Nina a parlé d’un bloc qui se défait. D’une pensée enfouie qui remonte. De la violence qu’elle s’inflige malgré elle, et Hyacinthe l’a écoutée sans intervenir : la priorité était qu’elle entende ses propres mots, sans interruption, sans cadrage immédiat. Il a été touché par cette ouverture. Quand elle a évoqué les pensées qui surgissent pendant les repas, le dégoût, la perte d’appétit, cette impression d’être “mise à terre”, il a aisément mis un mot sur ce qui la travaillait. Le gardant pour lui, il n'intervint que pour reformuler ses mots.

- Ce ne sont pas des vérités. Ce sont des pensées qui se présentent comme telles, qui sont là malgré vous. Vous ne pouvez pas les contrôler, mais vous pouvez contrôler leur impact, votre façon de les voir.

Et puis il y a eu ces mots : Je veux guérir.

En fin de séance, pour ancrer ce qui venait d’être dit, Hyacinthe lui ai proposé un exercice très simple : repérer, dans la semaine, le moment où la pensée envahissante apparaît en premier. Pas pour la combattre, pas pour la corriger, seulement pour l’identifier. La nommer. La reconnaître.

- On ne peut pas changer ce qu’on ne voit pas. Commencez par repérer quand elle arrive. Le reste viendra après, avait-il dit.

Nina est repartie plus légère, oui, mais surtout plus lucide, avec une meilleure idée de ce qui la rongeait.

RÉSUMÉ DE L'INTERVENTION
Hyacinthe a écouté Nina, laissant ses mots s’écouler sans interruption ni jugement. Il a reformulé certaines idées pour l’aider à prendre du recul sur ses pensées, tout en respectant le rythme et la vulnérabilité de l’adolescente. Il a validé la difficulté de ses expériences et la reconnaissance de la violence qu’elle s’inflige, tout en l’accompagnant vers une première prise de conscience : ces pensées dysfonctionnelles ne sont pas des vérités et peuvent être observées sans la dominer. Il lui a proposé un exercice concret pour repérer et nommer ces pensées, permettant à Nina de commencer à mettre une distance entre elle et ce qui la ronge, tout en préservant sa sécurité émotionnelle.
PR GAGNÉS : +4 (à demander dans le sujet réservé)
RECUEIL : Bravo pour cet écrit, cela a du être difficile ! C'était très touchant. Nous aborderons après la façon dont Nina transformera, petit à petit, ces pensées, la façon dont elle y réagit, se bat contre elles.

352 - @Nina De Almeida

Psychomage depuis septembre 2050.
Tonton Hya - #5f957c

9 févr. 2026, 22:39
 Recueil d'OS  Fragments d'âme éparpillée
Jeudi 03 Décembre 2050
14h08 - 15h13
@Hyacinthe Kyros
"Des pensées souvent trop présentes"

T.W : mention de problèmes alimentaires/TCA
Plus les séances avec Hyacinthe étaient fréquentes, plus je me sentais entourée. C’était étrange à dire, presque déroutant, mais c’était vrai. J’avais longtemps eu l’impression d’être seule face à mes pensées, comme enfermée avec elles dans une pièce sans fenêtre, et voilà que, petit à petit, quelqu’un m’aidait à entrouvrir la porte. J’étais heureuse d’enfin avoir quelqu’un qui me comprenait réellement, quelqu’un qui ne minimisait pas, qui ne jugeait pas, et surtout quelqu’un qui m’aidait à avancer, même lorsque je faisais un pas en arrière.

Depuis que j’avais dit au psychomage de l’école que je voulais guérir, que je voulais vraiment aller mieux, quelque chose avait changé en moi. Ce n’était pas spectaculaire, ni immédiat, mais je sentais comme un poids en moins sur mon cœur. Une pression constante qui s’était légèrement desserrée. Je me sentais un peu plus légère, moins prise au piège par mes pensées et mes réflexions incessantes. Elles étaient toujours là, bien sûr, mais elles ne me semblaient plus aussi invincibles qu’avant.

En parlant de ces pensées justement… elles ne m’avaient pas quittée. Elles continuaient de surgir sans prévenir, prêtes à me tourmenter au moindre moment de faiblesse. Mais la différence, c’est que j’avais appris à les identifier. À les reconnaître quand elles arrivaient. À comprendre leurs mécanismes, leurs schémas répétitifs. Hyacinthe m’avait expliqué que ce n’était pas elles le problème, mais la place que je leur laissais prendre. Alors j’apprenais, lentement, à les observer sans forcément leur obéir.

Il m’avait conseillé de les noter dans un petit journal. Au début, l’idée me paraissait ridicule. Écrire ce que je pensais ? Mettre noir sur blanc des choses que je n’osais même pas formuler à voix haute ? Pourtant, ce petit carnet était vite devenu précieux. Un peu comme un confident silencieux. Un ami qui ne me couperait jamais la parole, qui ne me dirait jamais que j’exagérais. Je pouvais tout lui dire sans avoir peur qu’il se braque, qu’il parte ou qu’il m’abandonne. Il recueillait mes mots, ma douleur, mes contradictions. Ce carnet m’accompagnait partout, glissé dans mon sac ou sous ma cape, comme un sortilège secret.

Depuis notre dernière séance, Hyacinthe m’avait demandé d’être encore plus attentive. De noter précisément quand mes pensées toxiques faisaient leur apparition. Pas seulement ce que je pensais, mais aussi le moment, le contexte, l’émotion associée. Bien sûr, cela m’avait pris du temps. Beaucoup de temps. Comprendre ce qui se passait dans ma tête demandait du courage, et parfois je refermais le carnet sans rien écrire, incapable d’affronter ce qui s’y bousculait. Mais petit à petit, j’avais réussi.

Mes notes y étaient inscrites désormais. Mes pensées gravées sur les fines pages du cahier. Je pourrais les reconnaître entre mille : mon écriture parfois tremblante, les heures notées dans la marge, et surtout ces phrases dures, violentes, qui me traversaient l’esprit juste avant que la nourriture n’atteigne ma bouche. Certaines pages étaient presque douloureuses à relire, mais elles représentaient une réalité que je ne pouvais plus ignorer.

Ce jour-là, en me dirigeant vers la salle d’attente, je sentais mon cœur battre un peu plus vite. J’étais tracassée à l’idée de lui montrer tout cela. C’était comme lui tendre une partie de moi, fragile, à vif. Pourtant, je me sentais aussi confiante. Hyacinthe n’avait jamais rien fait pour trahir ma confiance. Il était devenu une sorte de repère, une safe place. Je savais que je ne risquais rien avec lui.

Lorsque la porte s’ouvrit et qu’il m’invita à entrer, je croisai son regard et m’y accrochais un instant avant de m’installer dans le fauteuil habituel. L’odeur de la pièce était toujours la même, apaisante, presque rassurante. Les murs, la lumière douce, le silence… tout semblait fait pour me dire que j’étais en sécurité ici.

Après quelques questions de routine, je pris la parole, hésitante mais sincère :

- Bonjour monsieur… Vous allez bien ? Moi, un peu mieux que la dernière fois, mais toujours pareil. J’ai quelques questions avant de démarrer.

Je guettais ses réactions, ses gestes, la moindre expression sur son visage. Lorsqu’il m’invita à continuer, je sentis ma gorge se nouer.

- Est-ce que vous allez parler à ma mère… ou à mes parents ? À mes proches ? Je ne suis pas encore prête pour ça… Et aussi… c’est une question un peu bête, mais… allez-vous me peser ?

Prononcer ce mot avait été difficile. Mon poids était un sujet extrêmement sensible. Rien que l’idée que quelqu’un puisse le connaître à ma place me donnait des frissons. J’écoutais attentivement ses réponses, hochant doucement la tête, essayant de me rassurer, même si une part de moi restait crispée.

Quand mes questions furent terminées, je baissai les yeux vers mes mains, serrant le petit carnet contre moi. Puis, dans un souffle, je le lui tendis.

- Vous voyez ça ? Je vous ai écouté… J’ai tout noté. Les pensées, les moments, tout. Vous pouvez lire.

J’avais l’impression d’être mise à nu. Comme si chaque mot écrit révélait une faille, une faiblesse que je m’efforçais habituellement de cacher. Mais au fur et à mesure qu’il lisait, je sentais la tension quitter mes épaules. Je respirais plus librement.

Lorsqu’il eut terminé, je pris de nouveau la parole :

- Ces pensées arrivent surtout avant les repas… juste avant que je mange quoi que ce soit. Elles m’assaillent, m’oppressent, me donnent l’impression d’avoir un poids accroché à moi. Je ne sais pas ce que vous en ferez, mais j’espère que ça pourra m’aider… que ça servira à quelque chose.

___


À la fin de la séance, Nina ressortit de la pièce le cœur un peu plus léger. Elle savait que ce qu’elle venait de faire était important. Ce n’était qu’une étape, une parmi tant d’autres, mais elle avait osé. Le chemin vers la guérison était long, semé d’embûches, de détours et de virages imprévus. Pourtant, malgré la peur et les doutes, elle avançait. Lentement, certes, mais elle avançait.

___
Voilà pour moi ,
Excusez moi du retard, je rattrape au fur et à mesure :innocent:
984 mots



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Bravoure et audace Grffondor en chasse ! "Red hair, the crown you never take off"

12 févr. 2026, 16:32
 Recueil d'OS  Fragments d'âme éparpillée
La séance s’est ouverte sur une atmosphère plus sereine que les précédentes. Nina est entrée avec son carnet serré contre elle, non plus comme un objet de défense, mais comme un support. Hyacinthe a immédiatement perçu ce changement, et c'était particulièrement plaisant. Elle semblait à l'aise, prête à parler de ce qu'elle avait confié à son support.

Très vite, la jeune fille a exprimé ses inquiétudes. Hyacinthe a pris le temps de répondre avec clarté, conscient que ces questions conditionnaient tout le reste de la séance. Il s’est redressé légèrement, adoptant un ton calme mais ferme, afin de poser un cadre précis.

- Ce que vous me confiez ici reste ici. Je n’en parlerai à vos parents ou à qui que ce soit d’autre que si votre sécurité est en jeu. Et dans ce cas-là, nous en parlerions d’abord ensemble.

Il a observé sa réaction, s’assurant qu’elle comprenne qu’elle gardait la maîtrise de ce qui serait partagé. Lorsque la question du poids a été évoquée, il n’a pas esquivé non plus.

- Je ne vous pèserai pas, Nina, ce n’est pas l’objectif de notre travail. Ce qui m’intéresse, c’est ce que vous vivez, la façon dont vous vous sentez. Mais si cela est bien une source d'inquiétude, nous pourrons envisager d'en discuter avec Monsieur O'Belt, qui sera probablement plus apte à vous accompagner sur cet aspect médical.

Lorsqu’elle lui a tendu son carnet, Hyacinthe a marqué un temps de pause : c'était une exposition volontaire, réfléchie. Il a repéré à travers ses notes des schémas récurrents : l’anticipation des repas, l’angoisse qui précède, les pensées automatiques, dures, presque mécaniques... Il s’est contenté de nommer ce qui apparaissait, de façon simple, presque clinique, pour éviter toute charge émotionnelle inutile.

Il a ensuite expliqué que ce travail d’observation était essentiel pour comprendre comment Nina fonctionnait. En notant le moment, le contexte et l’émotion associée, Nina ne subissait plus seulement ses pensées, elle pouvait agir sur elles.

Hyacinthe a souligné l’importance de ce que Nina avait accompli avec cet outil de lucidité. Il l’a encouragée à continuer, sans chercher encore à se battre frontalement contre ces pensées, mais en poursuivant ce travail de reconnaissance et de mise à distance.

RÉSUMÉ DE L'INTERVENTION
Hyacinthe a posé un cadre clair concernant le secret professionnel et les limites de son intervention, afin de sécuriser l’espace qu'il partageait avec Nina. Le carnet est un outil central pour observer les schémas de pensées sans jugement ni précipitation, et Hyacinthe a misé dessus pour que Nina puisse renforcer sa prise de recul et son contrôle.
PR GAGNÉS : +4 (à demander dans le sujet réservé)
RECUEIL : Très bel OS, ne t'en fait pas pour le temps de réponse ^^ La confiance s’installe durablement et le travail gagne en profondeur. La suite pourra s’orienter sur l'évolution de ces pensées et la diminution (même petite) des restrictions alimentaires de Nina !

366 - @Nina De Almeida

Psychomage depuis septembre 2050.
Tonton Hya - #5f957c

22 mars 2026, 12:58
 Recueil d'OS  Fragments d'âme éparpillée
Jeudi 19 Janvier 2051
14h17 - 15h26
@Hyacinthe Kyros
"Faim de disparaître"


T.W : mention de problèmes alimentaires/TCA


Aujourd’hui, je venais le cœur un peu plus léger. J’avais rendez-vous avec Hyacinthe. Depuis la dernière séance, j’avais pas mal travaillé seule, centrant mon énergie sur ce qu’il m’avait demandé d’essayer de faire.

Les vacances étaient arrivées et s’étaient… plutôt bien déroulées. J’avais mangé à ma faim et fait attention à ne pas trop m’interdire de choses, ni, au contraire, me jeter sur la nourriture comme une affamée.

J’avais tout noté dans mon petit carnet, qui commençait déjà à être bien rempli. Entre les gribouillis, les petites photos, les images, les gommettes, les souvenirs, les pensées, les larmes et les sourires qu’il avait vus, il en avait vécu, ce carnet.

Perdue dans mes pensées, je franchis la porte de la salle d’attente du psychomage. Son bureau sentait toujours la même chose : quelque chose de très boisé, légèrement floral. J’adorais attendre ici.

Pour une fois, je n’avais pas vraiment peur d’attendre. Je savais que je n’étais pas guérie, que cette maladie - ou peut-être cette ombre - planait toujours au-dessus de moi. Néanmoins, je savais aussi que j’avançais, que je faisais des efforts et qu’un jour, oui, un jour, j’y arriverais.

Alors que la porte s’ouvrit, je me reconcentrai sur la séance qui m’attendait. Je regardai la personne en face de moi m’accueillir, le sourire aux lèvres, me faisant signe d’entrer. Dès que je posai un pied dans son bureau, je me réfugiai dans mon endroit, ce petit coin où je m’asseyais à chaque séance. Enfin… chaque semaine, plus précisément le jeudi.

Alors que nous commencions, je l’entendis me demander comment s’étaient passées mes vacances, tout en me souhaitant - au passage - une bonne année.

- Bonne année à vous aussi ! Mes vacances… elles étaient très bien. Je n’ai pas beaucoup eu le temps de penser concrètement à moi. J’ai réfléchi à ce que vous m’aviez demandé avant celles-ci, sur les aliments, mon rapport à la nourriture, et je trouve… qu’il s’améliore un peu.

J’étais certes encore très loin de manger correctement et de peser comme les gens de mon âge, mais j’avais tout de même un rapport plus sain avec ce que je devais manger. Les aliments n’étaient plus mes ennemis. Ce n’étaient pas encore mes alliés, mais je n’éprouvais plus de haine envers eux.

- Vous savez, je mange un peu plus maintenant. Enfin… il y a toujours des jours plus durs que d’autres, des moments où je ne suis pas bien, mais ça arrive à tout le monde. J’arrive quand même à faire face, à ne plus éviter les repas… enfin, j’essaie.
Je note dans mon petit carnet ce que je fais, ce que je pense, et tout. Tenez, regardez.


J’attendais une approbation dans son regard, ou peut-être une forme de fierté, car je savais que cet adulte serait toujours de mon côté. Il n’était pas là pour se moquer ou me laisser seule face à mes démons, mais pour m’aider à avancer contre eux, pour me guider. Et pour cela, je lui serais toujours reconnaissante.

Il m’avait vue au plus bas. Il m’avait aidée à me relever, à sortir de cette impasse. Je pouvais tout lui dire, il ne me jugerait pas. Il avait réussi à gagner ma confiance, et rien que pour cela, il pouvait déjà être fier de lui. Ce n’était pas facile, je partais de loin.

- Vous savez, je suis vraiment heureuse que vous m’aidiez. J’ai eu beaucoup de mal à faire confiance à quelqu’un. J’étais très seule, j’avais l’impression de ne plus me reconnaître… mais maintenant, ça va un peu mieux. J’essaie vraiment de ne plus me mettre de barrières, et ça fonctionne, même si ça prend du temps.

___


À la fin de la séance, Nina ressort un peu plus souriante. Elle sait qu’elle est sur la bonne voie. Elle est entourée, soutenue, et elle sait qu’elle n’est plus seule. Peu à peu, elle commence à chasser les mauvaises pensées et à apaiser son rapport à la nourriture. Même si tout n’avance pas toujours comme elle le voudrait, elle progresse, doucement mais sûrement.

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Excuse moi du retard, me voici ! :cute:
673 mots



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