Ce qu’on garde
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Ce qu’on garde
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⤐ @Kate Hunter⤐⤐⤐⤐⤐⤐⤐ ⤐⤐⤐⤐⤐⤐⤐ ⤐⤐⤐⤐⤐⤐⤐ 1er Octobre 2050 ⤐
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——— Quand je suis sorti des cachots, j'avais eu l'intention de me pointer aux tribunes pour y encourager mon équipe. Je voulais être là, mais la honte de savoir que Niks était revenue pour prendre mon poste. J'avais besoin de temps. Toute personne saine avait besoin de temps. La meilleure décision pour mon équipe était de ne pas être sur le terrain. Un rien me déstabiliserait. Depuis la nouvelle, je ne savais pas quoi faire de moi-même.
Retourner chez moi pour quelques semaines ne semblait pas la réponse. Peut-être que je viendrais à regretter ma décision, mais je ne voulais pas perdre le fil. Cette année était trop importante avec les BUSES pour prendre du retard. Je prenais des pauses où je pouvais, et puis les funérailles ne seraient pas pour un moment. Ma vie ne pourrait pas être mise en pause à jamais.
Ma máthair chríona1 aurait voulu que je tienne bon. Elle aurait voulu que je prenne mon rôle avec sérieux. Malgré tout, elle avait été fière de savoir que j'étais le premier à devenir préfet dans notre famille.
Au-dessus, de gros nuages faisaient descendre une pluie acharnée. Rowan ne s'attarda pas avec un sortilège de parapluie ni d'impervius. La pluie ne lui ferait pas de tort. Pas vraiment. Un rhume ne le tuerait pas, mais pour un instant, la météo refletait celle qu'il faisait à l'intérieur de lui-même. En fait, le déluge, il le vivait dans son âme, et malgré ses meilleures tentatives, il se retrouva les sentant sur ses joues. Non pas les grosses gouttes froides de pluie, mais de plus petites bien chaudes. Des larmes. Il en avait versé tous les soirs depuis la nouvelle, mais jamais comme ça, libre et sans retenue.
Divaguant de mon chemin vers le stade, je me retrouvai attiré par l'arbre géant. La majorité des étudiants serait ailleurs. Surtout dans les gradins. C'était un moment parfait pour prendre un répit. Pour m'apitoyer sur mon sort. Une fois au pied de l'arbre, je me laissai tomber. Combien de temps je restais sans lever les yeux, je ne pouvais pas dire. Il n'y avait que moi et cette sensation qui m'éprenait.
Même sous l'arbre, des gouttes continuaient à s'abattre sur moi. Me redressant, je m'adossai à l'écorce de l'arbre. Je n'avais pas suffisamment lu à son sujet et je me suis promis de le faire. Avec tout ce qui se passait, je doutais que je le ferais. C'était une question de survie, le besoin de me pousser jusqu'à ce que je puisse reprendre mon petit train quotidien.
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1 gaélique irlandais pour Wise Mother (alternatif pour grand-mère)
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Ce qu’on garde
Mercredi 1er Octobre 2050
J’avais observé les nuages gris avec appréhension depuis les fenêtres du château avant de finalement prendre une décision : me rendre, malgré le temps maussade, au stade de Quidditch pour assister au premier match de la saison. Les tout premiers étaient toujours les plus décisifs à observer. On s’y faisait une idée des nouveaux effectifs, des changements de stratégie engagés en début de saison, et des points forts comme faibles des nouveaux arrivants. Il était donc hautement stratégique de ne pas les manquer.
Et puis… il y avait un joueur en particulier que j’avais envie de voir voler. Stratégiquement, bien sûr là aussi. Hum.
Entre d'une part sa nouvelle position de préfet, ses BUSES et d'autre part les rangs des Hel’s qui avaient doublé leurs effectifs ; me demandant un temps fou pour adapter les entraînements de l’an passé ; nous avions eu bien peu d’occasions de nous croiser. Ce n’était pas plus mal, me disais-je parfois, doutant presque du bon sens de notre relation.
C’était donc pour toutes ces raisons ; stratégiques, vous l’aurez compris ; que j’avais pris mon courage à deux mains et ma baguette d'une seule avant de me diriger vers le stade. Au passage, j’avais revêtu de quoi me fondre dans la masse des supporters sans difficulté : un sweat vert et un ruban rouge nouant mes cheveux en une queue de cheval. Le parfait kit de la supportrice indécise. Mais force de tergiversation, j’étais bien partie pour arriver pile au moment du coup d’envoi.
Alors que mes pieds piétinaient dans l’herbe mouillée du parc, j’aperçus au loin une silhouette familière. Celle-là même que j’espérais observer derrière ses buts. Que faisait-il là ? Pourquoi traînait-il des pieds alors que le match allait bientôt commencer ? Et surtout, pourquoi n’avait-il pas sa tenue officielle ? Étrange.
Je le vis alors bifurquer du chemin menant au stade. Encore plus étrange.
C’est à ce moment que la pluie se mit à tomber de plus belle, me contraignant à m’arrêter pour sortir ma baguette.
- UMbrella.
Un dôme invisible apparut au-dessus de moi, mais bien trop étroit à mon goût pour m'y sentir bien abritée.
- UMbrella.
Cette fois, ce fut mieux. Pas parfait, mais amplement suffisant.
Rowan, lui, n’était toujours pas réapparu dans mon champ de vision. Il s’était dirigé vers l’Arbre Géant. Inquiète, je décidai de suivre cette direction.
Je le trouvai finalement adossé au tronc, le regard vide, les yeux pleins de larmes, s’infligeant presque le déluge au-dessus de lui.
- Hey… Tout va bien ?, dis-je en m’approchant pour le couvrir avec mon sortilège, les gouttes ignorant royalement l’arbre au-dessus de nos têtes.
C’était sans doute la question la plus bête au monde. Voir quelqu’un pleurer à chaudes larmes et lui demander si ça allait… surtout quand il s’agissait de quelqu’un qui aurait dû, à cet instant précis, se trouver sous les acclamations d’un stade, et non seul sous la pluie. J’en étais bien consciente, mais c’était la seule chose qui m’était venue. Les mots avaient devancé la réflexion.
N’attendant pas sa réponse, je décidai de me rattraper autrement. Je fouillai dans mon sac d’une main, faisant vaciller le parapluie invisible au-dessus de nous. Heureusement, ce que je cherchais n’était pas bien loin. Je sortis un mouchoir tout neuf, en tissu jaune écarlate, décoré de simples petits motifs de losanges imbriqués, et le lui tendis sans un mot.
564 mots
@Rowan Pendergast
Chasseuse de mini-tornades, d'objets volants et de grenouilles chocolatées
6e année RP 50/51, Color :#804185, Fiche PR
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Ce qu’on garde
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| ——— | Des années à perfectionner mon contrôle n’avaient offert aucune protection contre ce moment de faiblesse. Il fallait vivre ses émotions, c'était quelque chose que j'avais appris avec Briallen d'une certaine façon, pas que ça m'empêchait de garder plusieurs choses à l'intérieur. Au son de sa voix, à la simple présence de Kate, comme un mirage, je voulais avoir honte. Kate… je la reconnaîtrais sans aucun doute. Entre le Quidditch et notre séjour, je savais que je pourrais la reconnaître, de près comme de loin. Je me disais que c'était simplement stratégique, pour ne pas perdre ma concentration en compétition. Je voulais retrouver ma force, mais je n’avais pas le courage de rebâtir le masque que j’aurais à porter plus tard pendant ma ronde. Au moins le château, de nuit, offrait un moment de réflexion, et selon ma partenaire, peut-être que discuter de rien me changerait les idées. La question me fit tourner le regard vers elle un instant. Non, le mot restait coincé au fond de ma gorge. Plutôt que de risquer de me répéter, je hochai la tête en silence. Je ne savais pas comment exprimer ce que je ressentais. Y avait-il un sort d’empathie ? Un moyen de partager ce poids qui vivait dans ma poitrine sans avoir à le verbaliser ? C’était le genre de moment qui me donnait envie d’apprendre l’occlumency, de pouvoir compartimenter mes pensées afin de ne pas me noyer dans le déluge que je ressentais. Elle ne méritait pas de me voir ainsi. Surtout après notre dernière rencontre. Ce que nous avions devait être léger. Ça devait être facile malgré les difficultés. Et pourtant, je me sentais comme si je ruinais tout. Entre nous, elle tendait un mouchoir, comme un drapeau blanc, que je pris malgré moi. Sa main était chaude sous mes doigts, douce, et je ne pus m’empêcher de remarquer le vert profond de son pull. La pluie était froide en comparaison. Moins maintenant qu'elle se retrouvait à mes côtés avec son sort. Entre la magie et l’arbre, je ressentais la pesanteur de mes robes jusqu’à mon pull. Chaque strate de vêtement plus lourde que l’autre contre mon corps. Elle portait du vert. C’était plus facile à distinguer qu’un ruban dans ses cheveux, surtout avec mes larmes brouillant ma vision. Plus simple à garder en tête que le poids de mes vêtements. J’essayai de ne pas me concentrer sur son parfum qui persistait sur le mouchoir en m’essuyant les joues. Il ne devrait pas m’étonner que nos rôles soient, d’une certaine manière, inversés. Regardant le sol, je tentai de reprendre mon souffle et de retrouver mon calme. Sa présence devenait comme une ancre pour ma dérive. |
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Ce qu’on garde
C'était sans un mot que le Serpentard avait accepté le mouchoir que je lui tendais. J'avais senti ses doigts s'attarder sur les miens et l'espace d'un instant c'était comme si on m'avait parachuté à nouveau à Svalbard. C'était comme retrouver une connexion qui m'avait manquée et que depuis bien des jours je n'avais cessée de penser comme finalement "éphémère".
Tandis que le garçon essuyait ses larmes, essayant selon moi par la même occasion de masquer sa peine, je me contentais juste de lui renvoyer un sourire rassurant. Cela me faisait de la peine de le voir ainsi. Peut-être m'étais-je habituée à l'expression bien souvent neutre du garçon où j'espérais inopinément y voir apparaître un de ses fameux sourire bien rare à capter mais pourtant si précieux ?
Cependant, on m'avait toujours dis que pleurer faisait du bien et que c'était parfois le remède pour évacuer les choses qui n'allaient pas. Alors, même si je ne supportais pas cette expression triste qui mimait ses traits, je décidais de l'encourager à laisser s'exprimer ses émotions s'il en ressentait le besoin.
- T'as le droit de pleurer tu sais... ça fait parfois plus de bien que de tout garder.
Mes mots sonnaient hésitants. J'étais certainement le genre de personne amorphe quand il s'agissait de réconforter quelqu'un. J'avais peur de dire un mot de travers, peur de ne faire se refermer Rowan. Je ne savais pas comment m'y prendre et j'étais surtout bien du genre à me soustraire à toutes marques d'affection tels que des câlins bien que j'avais appris à en accepter par politesse. Peut-être aurais-je mieux fait alors d'appeler un ami de Rowan qui aurait mieux su être là pour lui que moi ?
Je posais ceci dit une main sur l'épaule de Rowan pour le soutenir et me permit même de la masser du bout de mes doigts. C'est ce qui me vint naturellement sans réfléchir. Peut-être que le plus naturel était finalement le meilleur moyen d'être là pour quelqu'un ?
- Tu veux m'en parler ?
Son état avait peut-être un rapport avec le Quidditch. Peut-être n'avait-il donc même pas le droit d'en discuter avec moi ? Ce qui serait purement compréhensible. Mais s'il voulait laisser échapper des mots alors bien évidemment qu'il pourrait trouver une oreille attentive à mes côtés.
Je décalais un instant ma baguette pour faire s'éloigner le dôme au dessus de nous et ne pas que Rowan ne le prenne dans mon prochain mouvement. Je me posais ensuite au sol en m'asseyant sur mes talons. Si Rowan le voulait, il pouvait venir s'asseoir juste à côté. Que ce soit pour parler ou pour ne rien dire.
440 mots
@Rowan Pendergast
Tandis que le garçon essuyait ses larmes, essayant selon moi par la même occasion de masquer sa peine, je me contentais juste de lui renvoyer un sourire rassurant. Cela me faisait de la peine de le voir ainsi. Peut-être m'étais-je habituée à l'expression bien souvent neutre du garçon où j'espérais inopinément y voir apparaître un de ses fameux sourire bien rare à capter mais pourtant si précieux ?
Cependant, on m'avait toujours dis que pleurer faisait du bien et que c'était parfois le remède pour évacuer les choses qui n'allaient pas. Alors, même si je ne supportais pas cette expression triste qui mimait ses traits, je décidais de l'encourager à laisser s'exprimer ses émotions s'il en ressentait le besoin.
- T'as le droit de pleurer tu sais... ça fait parfois plus de bien que de tout garder.
Mes mots sonnaient hésitants. J'étais certainement le genre de personne amorphe quand il s'agissait de réconforter quelqu'un. J'avais peur de dire un mot de travers, peur de ne faire se refermer Rowan. Je ne savais pas comment m'y prendre et j'étais surtout bien du genre à me soustraire à toutes marques d'affection tels que des câlins bien que j'avais appris à en accepter par politesse. Peut-être aurais-je mieux fait alors d'appeler un ami de Rowan qui aurait mieux su être là pour lui que moi ?
Je posais ceci dit une main sur l'épaule de Rowan pour le soutenir et me permit même de la masser du bout de mes doigts. C'est ce qui me vint naturellement sans réfléchir. Peut-être que le plus naturel était finalement le meilleur moyen d'être là pour quelqu'un ?
- Tu veux m'en parler ?
Son état avait peut-être un rapport avec le Quidditch. Peut-être n'avait-il donc même pas le droit d'en discuter avec moi ? Ce qui serait purement compréhensible. Mais s'il voulait laisser échapper des mots alors bien évidemment qu'il pourrait trouver une oreille attentive à mes côtés.
Je décalais un instant ma baguette pour faire s'éloigner le dôme au dessus de nous et ne pas que Rowan ne le prenne dans mon prochain mouvement. Je me posais ensuite au sol en m'asseyant sur mes talons. Si Rowan le voulait, il pouvait venir s'asseoir juste à côté. Que ce soit pour parler ou pour ne rien dire.
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@Rowan Pendergast
Chasseuse de mini-tornades, d'objets volants et de grenouilles chocolatées
6e année RP 50/51, Color :#804185, Fiche PR
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Ce qu’on garde
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| ——— | Sa main se posa sur mon épaule et je ne savais pas quoi en faire. Tout comme ses mots. J’avais…le droit de pleurer ? Si, certainement, je le savais, mais comme tout, il y avait un temps et une place. Dans ma chambre au manoir, dans mon lit, ou même dans une douche bien chaude. Bien que mon moment n’était pas complètement hors norme de certaines conventions que je m’imposais arbitrairement, la compagnie compliquait les choses. Tout comme la pluie qui s’invitait jusque dans mes cils, brouillant un peu plus la frontière entre ce qui tombait du ciel et ce qui venait de moi. J’avais toujours trouvé la pluie apaisante. Ce soir, elle soulignait seulement tout ce que j’essayais de contenir. Même sa voix semblait douter de ses propres paroles. Comme quoi elle aussi avait un certain code auquel elle adhérait. Peut-être c’était ce qui m’attirait vers elle. Plus j’apprenais à la connaître, plus je ne pouvais nier nos similitudes malgré les différences. Je me suis laissé aller contre sa main. Peut-être qu'un certain abandon avec elle ne serait pas mal, pas que je puisse y réfléchir. Et puis son offre. En parler. Pouvais-je en parler avec elle ? Elle ne dit rien, et c’était peut-être ce dont j’avais le plus besoin. Son silence valait mille consolations. Même la pluie semblait s’accorder à son rythme. Je décidai que oui, mais j’avais besoin d’un moment pour retrouver ma voix. Au final, c’est tout ce qui restait à faire. Célébrer malgré la douleur. C’était la manière irlandaise, un moment de deuil communautaire avec musique et histoire. Elowen n’était pas irlandaise de sang, ayant grandi à Cornwall, mais elle avait apprécié la nature de Darragh, mon père. Parmi les côtés les plus austères de ma famille maternelle, Elowen avait un caractère malgré son amour pour les apparences. Elle avait été un pilier pour son côté de la famille. C'était la première à qui je voulais annoncer mon nouveau rôle. Je voulais le genre de relation qu'elle avait avec mon grand-père d'une certaine façon. Tellement différent de mes parents et similaire. Où ma mère se mettait en retrait, Elowen assurait la communication entre tout le monde. C'était la voix de la raison. Je me rapprochai de Kate, faisant faute de ne pas la toucher. Elle ne s'était pas rendu disponible pour se faire mouiller. Ma grand-mère est...décédée... j'ai finalement réussi à dire calmement, ma voix plus basse que normale. Je voulais en dire plus, mais c'était comme si mes paroles étaient de la vitre brisée dans ma gorge. Le terrain n’était qu’une ombre derrière la pluie, mais je savais qu’on y volerait bientôt sans moi. Le monde continuait, même si le mien s’était arrêté. Une éclabouille cérébrale… c'est pourquoi j'étais en retard pour la rentrée. J'étais à la Nouvelle Sainte-Mangouste avec elle. Elle prenait du mieux… elle… Les hiboux que j'avais reçus me donnaient espoir, et puis, d'une semaine à l'autre, tout avait changé. |
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Ce qu’on garde
J'avais bien cru pendant que l'espace de silence s'installait entre nous que Rowan allait partir et me laisser là sous la pluie.
S'il ne s'était pas rapproché, j'aurais peut-être même pu penser qu'il aurait préféré ne pas être dérangé.
Alors je me contentais de l'observer sans un mot de plus dans ses vêtements mouillés dont il semblait faire fi. C'était comme s'il était devenu imperméable à la froideur de la pluie.
Je rebasculais ma baguette de façon à ce que le dôme le couvre de nouveau totalement et m'attardais à rester concentrée sur mon sortilège. C'était peut-être absurde au final. Le Serpentard était déjà trempé et en partageant le sortilège je ne m'abritais moi-même plus totalement. Absurde oui. Alors pour corriger l'absurdité, je fis encore plus absurde. L'absurdité corrigeait seule l'absurdité. Je me serrais un peu plus contre son bras quitte à me mouiller partiellement pour pouvoir entrer totalement sous le parapluie à ses côtés. Je me sentais bien plus à mon aise ainsi qu'à endurer des gouttes éparses qui me retombaient dessus sans prévenir.
C'est alors que les premiers mots de Rowan tombèrent pour me ramener à l'instant. Ils étaient teintés de gravité.
Je le laissais s'exprimer sans l'interrompre. Je n'avais jamais été confrontée à la perte d'un proche. La mort était une notion bien abstraite dans mon esprit. Bien évidemment que j'endentais la douleur du Serpentard mais lui dire que je comprenais ce qu'il ressentait aurait été absurde et j'en étais consciente. Personne ne savait ce qu'était de perdre un proche avant de ne l'avoir vraiment perdu. Cela n'aurait pas été juste envers ses sentiments de dire que je comprenais. Alors je me tus et le laissais poursuivre. C'était la meilleure façon que j'avais pour exprimer ma compassion.
Il continua donc avant de s'interrompre et je comprenais que la suite était sûrement bien plus compliquée à verbaliser. Se faisant, je décidais de l'aider à poursuivre s'il le souhaitait en glissant les certitudes que j'avais dans la discussion.
- Tu devais beaucoup l'apprécier... Et j'suis sûre qu'elle aussi.
C'était évident à l'entendre qu'elle comptait pour lui, d'autant plus qu'il m'avait déjà raconté avoir été proche de sa famille pour son instruction enfant alors je pouvais parfaitement concevoir à quel point le cercle familial devait constituer une partie importante dans sa vie.
382 mots
@Rowan Pendergast
S'il ne s'était pas rapproché, j'aurais peut-être même pu penser qu'il aurait préféré ne pas être dérangé.
Alors je me contentais de l'observer sans un mot de plus dans ses vêtements mouillés dont il semblait faire fi. C'était comme s'il était devenu imperméable à la froideur de la pluie.
Je rebasculais ma baguette de façon à ce que le dôme le couvre de nouveau totalement et m'attardais à rester concentrée sur mon sortilège. C'était peut-être absurde au final. Le Serpentard était déjà trempé et en partageant le sortilège je ne m'abritais moi-même plus totalement. Absurde oui. Alors pour corriger l'absurdité, je fis encore plus absurde. L'absurdité corrigeait seule l'absurdité. Je me serrais un peu plus contre son bras quitte à me mouiller partiellement pour pouvoir entrer totalement sous le parapluie à ses côtés. Je me sentais bien plus à mon aise ainsi qu'à endurer des gouttes éparses qui me retombaient dessus sans prévenir.
C'est alors que les premiers mots de Rowan tombèrent pour me ramener à l'instant. Ils étaient teintés de gravité.
Je le laissais s'exprimer sans l'interrompre. Je n'avais jamais été confrontée à la perte d'un proche. La mort était une notion bien abstraite dans mon esprit. Bien évidemment que j'endentais la douleur du Serpentard mais lui dire que je comprenais ce qu'il ressentait aurait été absurde et j'en étais consciente. Personne ne savait ce qu'était de perdre un proche avant de ne l'avoir vraiment perdu. Cela n'aurait pas été juste envers ses sentiments de dire que je comprenais. Alors je me tus et le laissais poursuivre. C'était la meilleure façon que j'avais pour exprimer ma compassion.
Il continua donc avant de s'interrompre et je comprenais que la suite était sûrement bien plus compliquée à verbaliser. Se faisant, je décidais de l'aider à poursuivre s'il le souhaitait en glissant les certitudes que j'avais dans la discussion.
- Tu devais beaucoup l'apprécier... Et j'suis sûre qu'elle aussi.
C'était évident à l'entendre qu'elle comptait pour lui, d'autant plus qu'il m'avait déjà raconté avoir été proche de sa famille pour son instruction enfant alors je pouvais parfaitement concevoir à quel point le cercle familial devait constituer une partie importante dans sa vie.
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@Rowan Pendergast
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Ce qu’on garde
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| ——— | Avec ou sans la pluie me martelant, il n’y avait plus de différence. Mes vêtements noirs collaient à ma peau comme un cocon d’inconfort. La chenille doit bien se liquéfier pour qu’en sorte un papillon. Je ne suis pas certain d’y trouver des ailes dans ce que je ressens, mais sûrement d’autres créatures doivent aussi se détruire pour se reconstruire. Il faudra du temps avant de savoir ce que donnera cette transformation qui s'impose à moi, mais pour l’instant, je me sens en pleine liquéfaction. Seule la pression de son corps contre le mien me fait encore effet. Malgré l’amertume et le vide qui me rongent, elle devient comme une ancre. Un rappel qu’il existe autre chose que le maelström qui m’engloutit. Parfois, je ne suis même pas certain d’en être sorti des vagues torentielles qui menacent de me tirer sous l'eau, mais elle est là, à me prendre dans ses bras. Les yeux fermés, mes bras peinent à trouver leur place autour d’elle. Je ne voulais pas la mouiller, mais c’est trop tard. L’absurdité n’a pas besoin de cohérence ; elle s’en amuse ouvertement. Tout comme moi qui la garde près de moi, comme un noyé s’agrippe à sa bouée de toutes ses forces. Après des années à chercher l’indépendance, avoir un endroit où reposer ma tête relève presque de la révélation. Ses bras m’offrent un repos que je n’ai jamais vraiment connu. Comme un banc après des heures de marche. Même après avoir entendu ses paroles, j’ai du mal à répondre. C’est pathétique. Ma réaction est pathétique. Mais je hoche la tête. Je me jugerai la nuit venue, seul dans mon lit. Pour l’instant, j’accepte ce qui m’est offert sans hésitation. C’est un de ces moments-là, sous la protection de son sortilège, où je me laisse dériver dans mes pensées. Les souvenirs tourbillonnent dans ma mémoire comme des fragments. Les sourires en coin après un cadeau offert en secret. Les histoires de son enfance espiègle. De sa mère austère et de son père bon vivant. Des personnalités que j’ai du mal à imaginer chez mes arrière-grands-parents. Je ne les vois pas souvent, mais surtout, si je les trouvais déjà austères, ça ne risque que de s’arranger avec le décès de leur fille. C’est étrange, de penser à ma grand-mère comme à une fille, comme à l’enfant de quelqu’un d’autre. Et Kate, Kate qui me prend dans ses bras, portant du vert malgré sa place au terroir. Mes pensées filent plus vite que je ne peux les suivre. Mon regard se perd au loin, vers le match que je n’ai même pas le courage d’aller voir. J’essaie de prendre un peu de recul, mais je ne veux pas me défaire d’elle. Désolé, je lui avoue, les yeux posés sur les taches d’eau qui témoignent du réconfort qu’elle m’a offert. T’es… toute mouillée maintenant. Un soupir tombe de mes lèvres. C’est un remerciement que je lui dois, surtout, mais je me culpabilise trop pour ne pas commencer par des excuses. |
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Ce qu’on garde
Visiblement, il y avait eu confusion. J’avais passé mon bras par dessus l’épaule de l’Irlandais pour l’abriter plus facilement sous le dôme invisible et il l’avait pris pour une tentative de marque d’affection.
Je n’osais pas lui dire que je n’aimais pas, mais alors vraiment pas, les câlins. Pas alors qu’une minute plus tôt, il était encore en train de verser toutes les larmes de son corps. Alors je ne bronchais pas et laissait mon bras s’enrouler autour de son cou.
Enfin, c’était Rowan, peut-être que j’aurais pu dire le contraire s’il n’avait pas été tout trempé. Probablement même… Alors qu'il se détachait, je commençais à rougir. Il est vrai qu'en terme de marque de degré d’affection, les câlins devaient se situaient bien en dessous d'un baiser aussi involontaire soit-...
- A… At… atchoum..., éternuais-je dans mon coude en détournant la tête.
Non, je confirme, je n’aime toujours pas les câlins. Mais devant les excuses du garçon, je ne pus que lui renvoyer un sourire pour le rassurer. Et puis, ce n'était pas bien grave. J'avais amplement l'habitude avec Anna même si elle ne me faisait pas de câlin alors qu'elle dégoulinait d'eau...
Cela me fit d'ailleurs penser que... Je faisais une piètre... heu ?... Enfin, je n'avais même pas pensé à essayer de le sécher. Je sortis ma baguette dans une volonté de me rattraper.
- Tergeo , dis-je en pointant ma baguette vers le Serpentard avant d’en faire de même sur mes propres vêtements.
Toute l’eau ne s’était pas évaporée mais ce serait déjà bien plus confortable pour lui et il sécherait bien plus facilement ainsi.
Surtout que la pluie au dessus commençait à marteler moins fort. C’était toujours l’avalanche certes, mais cette fois-ci les branches faisaient bien plus leur devoir de rempart, peu de gouttes finissaient par nous atteindre. Je ne renouvelais donc pas mon sortilège et me plaçais de manière à être toujours assisse près de Rowan mais légèrement de face pour pouvoir voir les traits de son visage.
- Tu sais, je n’ai pas connu ta Grand-mère mais j’suis à peu près sûre qu’elle t’aurait préféré tout sec et avec un sourire sur le visage, dis-je avec un clin d’oeil en sa direction avant d'enchaîner sans lui laisser le temps de me contredire… Tu viens, on va voir le match ensemble ?
S'il ne voulait vraiment pas, je resterais là sous la pluie à risquer le rhume et si jamais il acceptait, le match serait une incroyable opportunité pour lui changer l'esprit. Sous couvert de parler stratégie, je trouverais certainement une solution pour détourner son attention.
Quelle que fut sa décision, je finissais mon après-midi au côté de l'Irlandais, repoussant malgré moi l'attirance que j'avais pour lui pour le réconforter comme aurait pu le faire une amie de longue date. Et finalement... c'était peut-être ainsi que je préférai voir les choses. Plus il me parlait de sa famille, plus j'avais l'impression de ne rien savoir du Serpentard en réalité. Mise à part du flirt, comment pouvait-on qualifier l'attirance de deux personnes aussi différentes qui ne se connaissaient qu'à peine ?
Quand viendrait le moment approprié, je devrais rompre le pacte du petit doigt. Mais là n'était pas encore la question, pour l'instant mon devoir était d'être là à ses côtés pour lui apporter tout le soutien dont j'en étais capable.
J'ai repris la fin pour clôturer le RP et aller vers une ouverture inrp pour Kate, mais si jamais tu reviens sur le forum, n'hésites pas à passer par ma volière, si besoin.
Je n’osais pas lui dire que je n’aimais pas, mais alors vraiment pas, les câlins. Pas alors qu’une minute plus tôt, il était encore en train de verser toutes les larmes de son corps. Alors je ne bronchais pas et laissait mon bras s’enrouler autour de son cou.
Enfin, c’était Rowan, peut-être que j’aurais pu dire le contraire s’il n’avait pas été tout trempé. Probablement même… Alors qu'il se détachait, je commençais à rougir. Il est vrai qu'en terme de marque de degré d’affection, les câlins devaient se situaient bien en dessous d'un baiser aussi involontaire soit-...
- A… At… atchoum..., éternuais-je dans mon coude en détournant la tête.
Non, je confirme, je n’aime toujours pas les câlins. Mais devant les excuses du garçon, je ne pus que lui renvoyer un sourire pour le rassurer. Et puis, ce n'était pas bien grave. J'avais amplement l'habitude avec Anna même si elle ne me faisait pas de câlin alors qu'elle dégoulinait d'eau...
Cela me fit d'ailleurs penser que... Je faisais une piètre... heu ?... Enfin, je n'avais même pas pensé à essayer de le sécher. Je sortis ma baguette dans une volonté de me rattraper.
- Tergeo , dis-je en pointant ma baguette vers le Serpentard avant d’en faire de même sur mes propres vêtements.
Toute l’eau ne s’était pas évaporée mais ce serait déjà bien plus confortable pour lui et il sécherait bien plus facilement ainsi.
Surtout que la pluie au dessus commençait à marteler moins fort. C’était toujours l’avalanche certes, mais cette fois-ci les branches faisaient bien plus leur devoir de rempart, peu de gouttes finissaient par nous atteindre. Je ne renouvelais donc pas mon sortilège et me plaçais de manière à être toujours assisse près de Rowan mais légèrement de face pour pouvoir voir les traits de son visage.
- Tu sais, je n’ai pas connu ta Grand-mère mais j’suis à peu près sûre qu’elle t’aurait préféré tout sec et avec un sourire sur le visage, dis-je avec un clin d’oeil en sa direction avant d'enchaîner sans lui laisser le temps de me contredire… Tu viens, on va voir le match ensemble ?
S'il ne voulait vraiment pas, je resterais là sous la pluie à risquer le rhume et si jamais il acceptait, le match serait une incroyable opportunité pour lui changer l'esprit. Sous couvert de parler stratégie, je trouverais certainement une solution pour détourner son attention.
Quelle que fut sa décision, je finissais mon après-midi au côté de l'Irlandais, repoussant malgré moi l'attirance que j'avais pour lui pour le réconforter comme aurait pu le faire une amie de longue date. Et finalement... c'était peut-être ainsi que je préférai voir les choses. Plus il me parlait de sa famille, plus j'avais l'impression de ne rien savoir du Serpentard en réalité. Mise à part du flirt, comment pouvait-on qualifier l'attirance de deux personnes aussi différentes qui ne se connaissaient qu'à peine ?
Quand viendrait le moment approprié, je devrais rompre le pacte du petit doigt. Mais là n'était pas encore la question, pour l'instant mon devoir était d'être là à ses côtés pour lui apporter tout le soutien dont j'en étais capable.
FIN DU RP
J'ai repris la fin pour clôturer le RP et aller vers une ouverture inrp pour Kate, mais si jamais tu reviens sur le forum, n'hésites pas à passer par ma volière, si besoin.
Chasseuse de mini-tornades, d'objets volants et de grenouilles chocolatées
6e année RP 50/51, Color :#804185, Fiche PR
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