On a ça dans le sang
~ Février 2026, 4ème année
~ @Kieran Hawthorne n'hésite pas si quelque chose ne va pas !
~ @Kieran Hawthorne n'hésite pas si quelque chose ne va pas !
Le match de Quidditch venait de se terminé. Les gradins étaient maintenant totalement vides, les supporters ayant préférés rentrer au château boire un bon chocolat chaud pour se réchauffer. Nous, joueurs, ne pouvions pas en faire autant, une bonne douche s'imposait avant tout !
J'étais vraiment ravi de ce match, tout c'était bien déroulé, et j'avais donné le meilleur de moi-même. Depuis que j'étais rentré dans l'équipe de Quidditch de Serpentard, je m'améliorais de match en match, pour le plus grand plaisir de mes collègues. Moi qui adorait les sports en équipe, je n'avais pas été dépaysé quand j'étais arrivé à Poudlard pour la première fois. En tant que né-moldu, c'était un vrai pas vers l'inconnu, il fallait tout apprendre. Mais au final, ce n'avait pas été si compliqué, après tout, j'étais destiné à cette vie.
Lavé et emmitouflé dans ma cape de sorcier et mon écharpe aux couleurs de ma maison, j'attendais que Kieran me rejoigne avant de me diriger vers le château. Quelle chance, tout de même, que mon camarade de dortoir fut également dans l'équipe ! De quoi nous rapprocher encore plus. Pour passer le temps, je tentais de gratter du bout de mon pied la terre dure sous mes pieds. Les basses températures l'avaient rendu presque aussi solide que la roche, j'avais vraiment hâte que les beaux jours reviennent. C'était toujours plus agréable de voler sans que l'air vous pique la peau.
Alea jacta est de 2049. Appelle moi Jazz et tutoie moi ! Avatar par Kieran Hawthorne 
RP :#994200
#6fa8bf - #011430
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On a ça dans le sang

février 2026, troisième année
Un frisson m'arrache l’échine et contracte mes épaules alors que j'enfouis mon nez dans mon écharpe, m’enfonçant un peu plus dans ma cape d'hiver alors que je rejoins à grands pas mon camarade de chambrée. Le froid que dépose la brise sur ma peau mord impitoyablement tout ce que ma cape laisse à découvert.
J’ai mis du temps à rassembler le courage nécessaire pour quitter la douceur du jet d’eau contre ma peau : le contraste entre la chaleur brumeuse des douches et le froid glacial de l'extérieur était bien trop saisissant en ce mois de février. Et la douche comme souvent avait été le berceau de mes divagations, et le bilan mitigé de cette partie n’avait fait que de la prolonger : si l'équipe avait su faire preuve d’un jeu en accord avec la stratégie préalablement établie, mon jeu individuel avait été loin d’être satisfaisant.
Une sourde douleur pulsait encore contre mes côtes meurtries par l’assaut brutal d’un Cognard malveillant. J’avais raté tant de tirs ! Combien de fois la balle que j’avais lancée avait-elle atterri dans les mains du gardien, ou passé près des anneaux sans les traverser ? Ma mâchoire se serre à cette idée, et la peau entre mes sourcils se froisse avec frustration.
Je fais taire mes pensées alors que j’arrive au niveau de mon camarade, redoutant de l’avoir trop fait attendre. Son jeu à lui avait été splendide – et si une verte jalousie aurait pu en d’autres heures pointer le bout de son nez, il n’en était rien. L’euphorie d’une fin de match, l’admiration devant la virtuosité d’un aîné et la joie de le compter dans mon équipe efface toute ombre d’envie, et je me contente de rejoindre mon coéquipier avec un grand sourire.
« Ashdown ! » l’interpellé-je après une brève hésitation avec un Jasper plus familier – j’ignore si le Serpentard consentirait à une telle proximité, et l’appeler par son patronyme semble être plus prudent.
Mes pas foulent les derniers mètres qui nous séparent.
« J'espère ne pas trop t’avoir fait patienter dans le froid – je ne voudrais pas que notre capitaine m’assassine pour avoir malmené notre attrapeur en or », plaisanté-je.
Toutes mes excuses pour ce retard !