Trafic aérien non maitrisé libre

7 février 2051
Petit Déjeuner



La distribution du courrier du matin était un rituel parfaitement maitrisé. Les hiboux entraient par les hautes fenêtres, décrivaient un cercle élégant sous le plafond enchanté, puis plongeaient avec une précision presque militaire vers leurs destinataires.

Doris n’avait même pas levé les yeux, étant habituée par ce spectacle. Elle alignait ses couverts à côté de son bol de porridge, se faisant mentalement l'emploi du temps du jour. Elle connaissait le rythme des battements d’ailes. Elle savait reconnaître le moment où il valait mieux se pencher légèrement pour éviter une trajectoire maladroite.

Mais cette fois-ci, trop absorbée par ses pensées, elle ne s’était pas penchée. Un battement d’ailes brutal fendit l’air juste au-dessus d’elle. Puis, le choc. Quelque chose heurta l’arrière de son crâne avec la délicatesse d’un coussin lancé trop fort.

Aï—

La suite de sa protestation se transforma en souffle étouffé. Le hibou, manifestement incapable de freiner correctement, venait de s’emmêler dans ses cheveux.
Il y eut un battement d'ailes frénétique, une secousse, puis une sensation très claire de serres cherchant désespérément un appui dans ses cheveux.

Doris se figea, cela faisait mal bon sang ! Elle qui aimait se faire toute petite et discrète, c'était raté pour ce matin !

Autour d’elle, un silence suspendu dura une fraction de seconde, immédiatement suivi d’un éclat de rire étouffé quelque part à sa droite.

A l'aide..., murmura-t-elle d'une voix légèrement paniquée.

Doris ne savait pas quoi faire. Le hibou protesta bruyamment et battit des ailes encore plus fort. Une pluie de plumes s’abattit sur la table. L’une d’elles se déposa dans son porridge.

Doris leva les mains avec prudence, tentant de localiser la patte responsable. Mais c'était une mauvaise décision. L’oiseau interpréta ce mouvement comme une tentative d’attaque et tenta de reprendre son envol. Mais il était toujours accroché.

L'oiseau tira sur une mèche et Doris ferma un œil en serrant les dents.

Quelle honte...

Et des larmes commencèrent à perler dans ses yeux, mélange de douleur et de honte. Un parchemin glissa le long de son épaule et atterrit dans son jus de citrouille avec un ploc lamentable. Une chaise grinça près d'elle.

Elle sentait les regards et se frotta les yeux pour tenter de dissimuler ces quelques larmes. Elle tenta de saisir délicatement le corps du hibou pour stabiliser ses ailes. L’oiseau se débattit , projetant un nouveau nuage de plumes dans un rayon d’environ deux mètres.

Quelqu’un toussa, quelqu’un d'autre riait franchement, maintenant.

Doris inspira profondément.

Si quelqu’un pouvait m'aider... S'il vous plait.

Une larme coula doucement et son regard implorait les camarades alentours. Elle esperait sincèrement que quelqu'un vienne l'aider, n'importe qui du moment que ce calvaire, cette honte prendrait fin.

#0B3861 - Quatrième année RP - Fiche personnage - Fiche PR -

Trafic aérien non maitrisé libre
Confortablement installée à sa table devant une assiette de petit déjeuner remplie de gourmandises, la fillette bâillait aux corneilles, comme chaque matin.
Tout en savourant un doughnut, elle appuya le côté droit de sa tête sur son poing, comme si à cette heure matinale, elle ne tenait pas encore bien droite toute seule.
Distraitement, elle vit débarquer les volatiles amenant le courrier du matin.
Elle scruta la mêlée, cherchant à repérer le plumage de Théa ou celui d'Archi, l'un des hiboux de sa famille.
Mais aujourd'hui, ils n'étaient pas du voyage.
Pas étonnant, elle avait eu des lettres la veille. Le prochain courrier serait plutôt pour demain.
Un éclat de rire retentit plus loin - rien de forcément étonnant -, suivi d'un appel à l'aide.
Ça, c'était déjà plus atypique.
Mais ça pouvait être un élève qui en chatouillait un autre, ou qui avait piqué la crêpe de sa voisine, ce qui était vilain mais leur affaire après tout.
Sauf que l'appel au secours persista, et les rires aussi.
Se pouvait-il qu'un élève soit maltraité par un autre, sous le regard amusé d'autres élèves ?
La petite sorcière en alerte tourna la tête, cherchant l'origine de l'appel de détresse.
Ce n'était pas à sa droite, ni à sa gauche, ni... oh c'était là-bas.
Elle se leva pour mieux observer ce qui se passait et aperçut un volatile qui semblait se battre avec un élève.
Peut-être s'attendait-il à recevoir une récompense pour le courrier apporté ? et mécontent de n'avoir rien eu, il s'attaquait au destinataire.
Mais que quelqu'un lui donne à manger bon sang ? !
Saisissant un morceau de lard dans une assiette voisine - elle n'en avait pas dans la sienne -, elle se précipita vers la bagarre, non sans avoir présenté des excuses à l'élève légèrement dépouillé en lui criant que c'était pour une urgence.
Arrivée juste derrière l'élève en proie à l'attaque du messager contrarié, elle tendit la main juste devant la tête du hibou en agitant le morceau de lard que l'oiseau saisit dans un mouvement brusque qui révéla le vrai problème : il était pris dans les cheveux.
* Oh mince ! * réalisa la fillette, prenant conscience que si son geste avait peut-être servi l'appétit du piaf, il avait dû provoqué une nouvelle secousse dans la chevelure entremêlée.
- Oh pardon pardon ! lança-t-elle à la jeune fille, désolée de ce nouveau mouvement qui avait dû être douloureux.
Défaire des nœuds dans les cheveux, elle avait l'habitude, mais c'était d'ordinaire dans les siens, et ce n'était pas avec une patte de hibou dont le propriétaire s'agitait en tout sens, rendant l'opération de démêlage quasiment impraticable.
Si seulement elle avait été capable de l'immobiliser...

Reducio
@Doris Lynch : je me mêle à l'affaire si ça te convient
(450 mots)

" Si je te souris lorsque tu m'insultes, c'est parce que je préfère rire de la bêtise humaine qu'en pleurer ! "


Entrée en 3A le 01/09/2051, filière pratique et ouverture

Alias Marraine la bonne fée

Trafic aérien non maitrisé libre
Comme tous les matins, Herbert mangeait dans le plus grand silence, dans la grande salle, perdu dans ses pensées.
L'esprit encore un peu embrumé et constellé de questionnements dont son jeune âge, et son état au réveil, ne pourraient venir à bout, il lui fallut un certain temps avant de réaliser la masse bleutée s'agitant plus ou moins au rythme d'un bruissement de plumes.

Pris d'une certaine stupéfaction au regard de cette scène, il hésita à laisser sa camarade se battre avec le volatile, mais il n'existait pas un monde où il réussirait à revenir sérieusement à ses songes. Il allait falloir agir, c'était le seul moyen de retrouver une certaine sérénité autour de cette table, mais comment?

Herbert pris un instant de réflexion, puis réajusta ses lunettes, avant de sortir sa baguette. Une idée lui était soudainement venu, pourquoi n'y avait-il pas pensé tout de suite? Un moyen si évident pour que le hibou n'ai plus aucune prise ou se coincer!

Il observa sa camarade, commençant à visualiser une disparition de cheveux, puis vit une Gryffondor se mêler à la joute déjà bien trop brouillonne pour un esprit peu aiguisé, et pour un jeune homme peu porté sur la précision en situation de stress.

Il visait, il bougeait, il essayait de pointer la baguette en direction de la bonne cible.
Poussez vous de là... Mais arrêtez de bouger... se disait-il sans pour autant que le moindre mot ne sorte de sa bouche. Il tentait de contrôler sa respiration, de suivre les mouvements parfaitement anarchiques de ces lutteurs improbables.

Puis vint l'illumination, le moment ou il sentait que le sort allait faire mouche!
Sans plus attendre, il lâcha un "Calvorio!" bien senti en direction de sa camarade, qui n'était toutefois plus exactement à la place qu'il avait visé.

Herbert serra les dents devant l'image qui ne quitterait pas sa mémoire de si tôt, celle d'un hibou désormais dégarni de son plumage.

En réponse, le jeune homme ne sût quoi lâcher de plus qu'un "Euuuuuh"

Désormais, la question était de savoir comment réagir -sans vomir devant une scène profondément étrange et partiellement de son fait- face à cette espèce de pintade qui se balançait sur le sommet de la chevelure -malheureusement épargnée de tout sortilège- de sa camarade de chambre.

Une seule solution, il ne fallait pas baisser les bras, il fallait réessayer!
Gardant sa baguette en main, Herbert se concentrait de nouveau, peut-être que cette fois, ce sera la bonne!

Je réponds à l'appel du RP libre, dites moi si ça vous va :)

5e année InRP
#4d5684 Herbert
Expert en mobilier balistique
Coléoptérophone

Trafic aérien non maitrisé libre
Doris sentit un changement de poids. Puis il y eu un silence étrange. Les battements d’ailes frénétiques avaient cessé, remplacés par une sensation différente. C'était plus léger, trop léger...

Elle cligna des yeux, encore embués de larmes, et leva le regard avec une légère appréhension. Quelque chose pendait toujours dans ses cheveux mais ce n’était plus vraiment un hibou.

Elle avait du mal à voir ce qui se passait sur sa tête mais il lui semblait que c’était une version tragiquement déplumée d’un hibou. Il était rose, fripé, et semblait même offusqué. Une créature oscillant étrangement entre un oiseau et un poulet mal réveillé.

Un éclat de rire, cette fois impossible à étouffer, explosa quelque part derrière elle.

Doris resta figée.

— … je… quoi… ?

Elle tourna lentement la tête, et aperçut Herbert, baguette encore levée

… tu n’as pas… raté… de beaucoup, articula-t-elle avec une dignité fragile.

Le hibou, désormais chauve comme un œuf mal poli, poussa un cri outré, un bruit indigné et très peu majestueux, qui résonna dans toute la Grande Salle. Il tenta de se débattre à nouveau, mais sans ses plumes l’effet était beaucoup moins impressionnant. Mais plutôt pathétique.

Doris sentit une mèche se libérer légèrement et elle inspira.
Puis, malgré la honte qui lui brûlait encore les joues, quelque chose en elle bascula. Peut-être l’absurdité de la scène ou alors le fait que la catastrophe avait déjà atteint son sommet. Et un petit rire nerveux lui échappa. Surement parce qu'elle n'était plus seule.

Eh bien… au moins… il est plus décoiffé que moi.

Doris essayait de reprendre contenance et tenta d’immobiliser doucement le hibou désormais glabre.

Elle se tourna vers Calianor, qui tenait encore le morceau de lard.

Est-ce que tu pourrais le distraire encore une seconde ? Juste...sans secousse cette fois.

Elle inspira profondément, essayant de garder ses gestes lents.

Et si quelqu’un connaît un sortilège pour démêler proprement sans transformer la volaille en dîner rôti, ce serait le moment idéal.

Le hibou, vexé et nu, claqua du bec.
Doris sentit encore une serre coincée dans une mèche rebelle.

Elle leva enfin les yeux vers Herbert, cherchant à savoir s’il allait retenter sa chance. Son regard, malgré tout, n’était plus implorant mais il était déterminé. Elle s'adresse à lui :

Tu vises quoi exactement cette fois ?

Doris était heureuse que des camarades soient venus à sa rescousse. Elle n'était pas encore en mesure de les remercier, toujours dans cet état de panique elle ne songeait qu'à se débarrasser de cet oiseau de malheur. Mais grâce à eux, sa honte s'était légèrement dissipée et son sentiment de solitude évaporé. Et ça lui faisait un bien fou, elle allait s'en sortir grâce à eux. Car pour le moment, l'urgent était de sortir de là sans l'oiseau sur la tête. Puis aller pleurer toutes les larmes de son corps en cachette. Il fallait tenir encore quelques instants.

Reducio
Merci pour votre aide :biggrin:
@Calianor Daenarya @Herbert MacTairdelbach

#0B3861 - Quatrième année RP - Fiche personnage - Fiche PR -

Trafic aérien non maitrisé libre
* Oh le pauvre oiseau ! * pensa-t-elle, désemparée, en découvrant sous ses yeux horrifiés le volatile totalement dégarni.
Il s'était pris les pattes dans les cheveux d'une élève, d'accord, il avait réagi agressivement, piégé dedans, ok, mais après tout, ce n'était pas méchant ! c'était maladroit, incontrôlé, la panique quoi !
Pourquoi lui avait-on fait ça ? Qui avait fait ça ?
Elle avait eu un pas de recul devant le spectacle, et suivant le regard de Doris, elle découvrit un Serdaigle, baguette en main.
C'était donc lui, l'auteur de cette torture atroce sur le hibou.
En entendant les mots de la Serdaigle aux cheveux emmêlés au malheureux déplumé, elle ne comprit pas tout de suite.
* Comment ça, il n'a pas raté debeaucoup ? Il l'a totalement déplumé ! *
Alors Doris se tourna vers elle, lui demandant de distraire l'oiseau, mais sans secousse cette fois.
Elle acquiesça, un peu dans l'incompréhension.
Pourquoi le distraire ?
Doucement, elle leva la main tenant le bout de lard et la tendit bien en face du bec de l'oiseau.
Pour l'attraper, pas besoin qu'il s'agite, sautille, trépigne, jusqu'il ouvre le bec.
De l'autre main, elle aurait bien voulu le consoler d'une caresse rassurante, mais dans l'état où il était, elle se demanda s'il ne risquait pas de surréagir à un contact direct sur sa peau.
Alors elle retint sa main.
Puis d'un coup, elle eut une idée : elle pourrait rendre ses plumes au hibou à l'aide d'un Réparifagex.
Il avait probablement reçu cet horrible sort de métamorphose, celui qui faisait disparaître toute la masse capillaire.
Qu'est-ce qu'elle le détestait ce sort...
Cela dit, peut-être valait-il mieux attendre que l'oiseau soit " désenchevelé " pour le remplumer.
La nouvelle question de Doris la laissa encore plus perplexe.
* Comment ça : il vise quoi ? qu'est-ce qu'elle veut dire ? *
Et là, le franc tomba... Enfin !
* Oh nom d'une chouette, ce sont ses cheveux à elle qu'il visait, pas le hibou. Il voulait faire disparaître les cheveux pour que l'oiseau n'y soit plus accroché ! *
Ça se tenait comme plan, sauf qu'elle, la simple idée qu'on fasse disparaître ses cheveux, même temporairement, lui hérissait le poil, lui glaçait le sang et lui mettait les nerfs en boule.
Par précaution, elle se décala un peu, la main toujours tendue vers l'oiseau pour qu'il puisse grignoter, mais le plus possible hors du champ de tir.
Le ventre serré, elle tourna un regard extrêmement sérieux et féroce à vous glacer le sang, vers le Serdaigle armé de sa baguette :
- Je te préviens, commença-t-elle doucement, mais très fermement, vise-la bien, parce que si ton sort de chauve me touche, t'auras intérêt à courir vite !
On ne touchait pas à ses cheveux !
Elle voulait bien distraire le pauvre hibou pour qu'il tente son opération, après quoi elle pourrait désensorceler le volatile dénudé, mais si elle y perdait la moindre mèche, la grande salle allait trembler.
Et sur ce, sa main inoccupée s'empara de sa baguette.

Reducio
(507 mots)

" Si je te souris lorsque tu m'insultes, c'est parce que je préfère rire de la bêtise humaine qu'en pleurer ! "


Entrée en 3A le 01/09/2051, filière pratique et ouverture

Alias Marraine la bonne fée

Trafic aérien non maitrisé libre
Herbert observait la scène sans vraiment se rendre compte du ridicule de la chose, aussi fallut til que sa camarade l'interpelle directement pour qu'il se rende compte de la situation, de ce qu'il s'apprêtait à faire, et surtout, des conséquences qui pourraient peser sur lui pas la suite.

Les professeurs n'apprécieraient sûrement pas un sortilège de la sorte lancé sur un élève, quand bien même il était le plus approprié.

Voyant le hibou se décoincer légèrement de la chevelure de sa camarade de table, et cette dernière lui fit se rendre compte que sa baguette était toujours brandie, comme si la scène n'avait pas évolué depuis lors.

Le jeune homme observa cette dernière, puis la baissa, avant de revenir à son interlocutrice.

- Rien, je suppose que l'incident est...

Les yeux du Serdaigle s'écarquillèrent, une idée brillante venait de poindre en lui! Comment avait-il pu ne pas y penser plus tôt?
Il se tourna brièvement du côté de la Gryffondor.

- Non mais attends, j'ai une autre idée, tiens le bien!

Herbert tenta de se concentrer, malgré la scène absurde, tentant de faire abstraction de l'environnement, des regards tournés vers eux, et des remontrances qu'il connaitrait s'il venait à rater son plan.

Il releva son arme, puis prononça Vera Verto !

Et le hibou se transforma peu à peu en verre à pied.
Cette fois, la cible avait été la bonne, et la transformation totale.

Le jeune homme laissa esquisser un sourire satisfait sur son visage.

5e année InRP
#4d5684 Herbert
Expert en mobilier balistique
Coléoptérophone

Trafic aérien non maitrisé libre
Doris sentit soudainement la pression sur sa tête disparaitre. Le bruit des battements d'aile avaient cessé, la douleur des griffes sur sa tête disparue et les plumes ne volèrent plus en tous sens. Mais elle sentait quelque chose de plus léger et immobile.

Elle resta figée quelques secondes, comme si son cerveau mettait avait du mal à accepter que le calme soit revenu. Très lentement, elle porta la main sur sa tête. Ses doigts rencontrèrent quelque chose de froid... Très froid et lisse, dur, plus rien à voir avec un hibou, ça c'était certain. Elle retira prudemment l'objet coincé dans ses cheveux. Cela faisait un bien fou d'être débarrassé de cet accessoire de coiffure agité.

Les cheveux en bataille (Doris préférait tout de même devoir se recoiffer plutôt que de finir chauve), elle resta immobile avec l'objet dans ses mains, le tenant par la tige comme si c'était un objet suspect. Un verre à pied ! Mais ... comment, pourquoi ?

Doris regarda le verre, puis Herbert, et le verre puis enfin Herbert. Elle cligna des yeux plusieurs fois, ébahie , elle avait du mal à comprendre ce qui venait de se passer.

-Donc... si je comprends bien... J'avais un hibou coincé dans les cheveux. Et maintenant, c'est devenu un verre à pied...

Doris passa une main dans ses cheveux pour vérifier les dégâts. Quelques mèches tirées, emmêlées, beaucoup de plumes mais rien d'irréparable. Elle souffla enfin et regarda ses deux camarades. La honte qui la submergeait commençait légèrement à se dissiper mais elle avait toujours les larmes aux yeux, la gorge serrée. Elle s'efforçait de reprendre consistance et de ne pas pleurer à nouveau, elle craquerait plus tard.

-Merci à vous d'être venu m'aider ! Je ne sais pas comment j'aurais fait sans vous !

Elle posa le verre sur la table, il vacilla légèrement. Doris l'observa une seconde et s'inquiéta pour l'animal.

-Vous savez combien de temps ça reste un verre ? Comment faire pour qu'il reprenne sa forme habituelle ? Oh mince comment on va faire ?

Très prudemment, elle leva le verre à hauteur de ses yeux et l’observa sous tous les angles.
Il était impeccable. Le sort était plutôt réussi. Mais le pauvre ne pouvait pas rester dans cet état. Elle reposa le verre sur la table très prudemment

— Bon...

Doris passa une main dans ses cheveux en bataille, tentant de remettre un semblant d’ordre dans la coiffure que le hibou avait massacré quelques secondes plus tôt.

Elle s'adressa à ses camarades.

-Encore merci pour votre aide, c'est vraiment sympa de ne pas m'avoir laissée seule dans cette galère...
Mais maintenant on doit lui faire retrouver sa forme initiale... Car je suppose que la poste sorcière risque de trouver ça très suspect si on leur rend leur courrier sous forme de verrerie, et il ne risque pas d'aller bien loin sans ses ailes...


Elle prit sa baguette, remis une nouvelle mèche de cheveux à sa place (il y avait encore du travail pour retrouver une coiffure normale) et pointa le verre. Elle tenta de mettre ses fortes émotions en ordre.

-Finite incantatem !

Un mince jet de lumière frappa le verre à pied. Le résultat fut absolument décevant. Le verre resta immobile sur la table. Doris plissa les yeux observant attentivement le verre, en attendant que quelque chose se produise. Une fissure magique, un éclat de lumière, un hibou réapparu... N'importe quoi qui confirmerait que le sort avait fait quelque cose. Mais non, le verre resta un verre.

Puis, après une seconde de silence, un petit "ting" résonna, comme si quelqu'un avait tapoté doucement le bord du verre.
Et un très léger bruit étouffé monta de l'intérieur, un son minuscule et presque imperceptible, un petit "hou".

Ses yeux glissèrent doucement vers Calianor, puis Herbert. Elle désigna le verre du bout de sa baguette.

-Je suis presque sure que les verres à pied ne hululent pas normalement...

Le verre émit un second "hou" encore plus étouffé.

-Mais je crois que le hibou est encore bien présent quelque part là dedans.

Le verre fit un petit "ting...hou"

-Je n'ai pas réussi, l'un de vous veut essayer ? Il faut vraiment qu'on réussisse avant d'avoir des ennuis.

Cet échec l'accabla un peu plus mais la situation absurde parvint à lui faire esquisser un petit sourire.

@Calianor Daenarya @Herbert MacTairdelbach

#0B3861 - Quatrième année RP - Fiche personnage - Fiche PR -

Trafic aérien non maitrisé libre
Le Serdaigle sembla soudain avoir une autre idée, qui nécessitait qu'elle maintienne le hibou en place.
- OK, opina-t-elle, redoutant tout de même un peu ce qui allait bien pouvoir se passer.
Le bout de lard sous le nez... euh lec bec du volatile chauve pour le distraire, l'autre main positionnée pour l'immobiliser au besoin, elle attendit la suite.
Elle ouvrit la bouche quand l'oiseau fut frappé du sort qui le métamorphosa... en verre à pied !
En soi, ce n'était pas une mauvaise idée, mais...
- Oh le pauvre !
Elle se demandait, sur l'échelle des péripéties et des désagréments que les coursiers devaient rencontrer au fil de leurs missions, à quel échelon se trouverait celle-là...
En tout cas, ce n'était décidément pas un bon jour pour le malheureux.
Doris récupéra le verre et réalisa peu à peu tout ce qui venait de se passer.
Elle passa une main dans ses cheveux pour constater leur état sans doute, ou se recoiffer un minimum, puis les remercia de l'avoir aidée.
- De rien... répondit Calianor, qui était maintenant préoccupée par le sort du hibou.
Sans lâcher le verre du regard, elle ajouta :
- Si tu veux, j'ai une brosse et un peigne dans mon sac, pour tes cheveux.
Ça lui permettrait de se recoiffer sans devoir retourner jusque chez les Serdaigle qui, comme les Gryffondors, ne résidaient pas tout près de là.
La question du sort du messager volant préoccupait également la jeune fille, qui tenta de rendre sa forme au volatile.
Mais rien ne se produisit.
Enfin... pas exactement rien, parce que le verre émettait des sons... inhabituels pour un verre : il hululait doucement.
Avait-il mal transformé ainsi ? Peur ? oui peur sûrement. Il ne devait pas comprendre ce qui lui arrivait... mais en avait-il conscience en fait ?
Le hibou ne réapparaissait toujours pas.
- Euh comme c'est une métamorphose, on ne devrait pas plutôt lancer un Réparifagex ? suggéra-t-elle.
C'était l'un des premiers sorts qu'ils avaient appris en cours de métamorphose. Un sort bien utile, surtout quand le résultat était médiocre.
Concentrée, elle pointa sa baguette vers le verre hululant.
- " Réparifagex ", lança-t-elle.
L'étincelle magique toucha le verre qui se mit à vibrer un moment, puis une sorte de "pop" retentit, et un oiseau l'air d'abord ébranlé, puis très mécontent, apparut.
- Oh là, je crois qu'il n'a pas aimé ! déclara-t-elle. Mais au moins il a retrouvé sa forme, et son plumage au passage ! fit-elle remarquer.
L'oiseau en colère s'agitait en tout sens sur la table, menaçant les verres et les tasses aux alentours.
A sa décharge, il devait être sacrément perturbé par tout ça, et elle aurait été elle-même en colère pour moins que ça.

Reducio
(456 mots)

" Si je te souris lorsque tu m'insultes, c'est parce que je préfère rire de la bêtise humaine qu'en pleurer ! "


Entrée en 3A le 01/09/2051, filière pratique et ouverture

Alias Marraine la bonne fée

Trafic aérien non maitrisé libre
Une sorte d'apaisement semblait apparaître auprès de ses camarades. Et le chaos de la situation dans laquelle le hibou était pris au piège s'était dès lors transformée en une situation assez anecdotique pour que les élèves en viennent à chercher à réparer les dégâts plutôt qu'à mettre fin au conflit capillo-aviaire.

Le verre-hibou déplumé avait été libéré de ses entraves, ou l'inverse, et l'heure semblait désormais à la contemplation de la métamorphose du jeune homme.
Et des interrogations fusèrent de la part de ses camarades de fortune.

La question du temps durant lequel le hibou allait rester un verre glissa sur Herbert, qui se demandait surtout, une fois la métamorphose à son crépuscule, quelle forme -ou quelles évolutions- allait connaître le rapace avant de retrouver son état initial. Allait-il peu à peu se retransformer en verre? Cela allait-il être membre par membre, ou serait-ce plutôt une transformation plus générale, durant laquelle la verrerie allait côtoyer toute la machinerie biologique du hibou.
C'est une question qui méritait une réponse.

Malheureusement, la jeune Gryffondor n'avait visiblement ni la patience, ni le sens du questionnement nécessaire pour prendre le temps d'observer une telle situation se produire.
Peut-être avait-elle eu raison, néanmoins. Auraient-ils eu le temps de voir la métamorphose arriver à son terme avant le début des cours? Seraient-ils revenus à temps pour l'observer suite à ceux-ci, rien n'était moins sûr.

Herbert réfléchit à son emploi du temps, et fronça les sourcils en se rendant compte que les professeurs à même de répondre à ses interrogations naissantes ne seraient revus avant le lendemain.
La patience légendaire du Serdaigle le poussa à demander à forte voix l'attention de miss Castle ou de miss Cavell, mais il n'avait pas particulièrement envie de se faire remarquer -plus que ce ne pouvait déjà être le cas- au petit déjeuner, et encore moins de voir arriver un attroupement de curieux et de lèche-bottes autour d'un professeur convoqué par son devoir.

Tout en observant le hibou pratiquant une chorégraphie à mi-chemin entre l'ébriété mal gérée et la danse rituelle, le jeune homme réajusta ses lunettes, puis s'exclama auprès de ses camarades.

- Si le Réparifagex n'avait pas été lancé, comment pensez vous que la métamorphose aurait prit fin? D'un coup? Par membres? Petit à petit?

La bombabouse intellectuelle était lancée! À coup sûr, ses camarades allaient désormais s'empresser de chercher la réponse, d'essayer de leurs côtés, peut être de demander eux-mêmes à un professeur, et d'aller apporter la réponse dans un temps acceptable. Il ne pouvait pas en être autrement. Si?

422 mots

5e année InRP
#4d5684 Herbert
Expert en mobilier balistique
Coléoptérophone

Trafic aérien non maitrisé libre
Doris observa le hibou désormais parfaitement replumé qui s’agitait sur la table comme une théière qu’on aurait oubliée trop longtemps sur le feu. L’oiseau semblait hésiter entre s’envoler dignement et attaquer tout ce qui se trouvait à portée de bec.

Elle retira doucement une plume coincée dans sa manche et souffla dessus pour l’envoyer voltiger plus loin. Elle remercia Calianor pour sa proposition de lui prêter une brosse pour se recoiffer.

-Merci Calianor, je veux bien oui, car c'est bientot l'heure d'aller en cours je n'aurai pas le temps de remonter dans la salle commune pour me coiffer... C'est vraiment gentil de ta part.

Tout en essayant de retouver une coiffure correcte, la question d’Herbert arriva jusqu’à elle. Elle resta un instant silencieuse, les sourcils légèrement froncés, comme si elle examinait très sérieusement ce problème de métamorphose.

Honnêtement… Je pense que ça serait revenu d'un coup.

Elle jeta un regard au hibou, qui continuait sa petite danse furieuse entre les tasses. Elle réfléchit encore une seconde, puis secoua légèrement la tête.

Sinon ce serait franchement inquiétant, imagine un verre qui commence par faire apparaître un bec, puis deux ailes, puis une patte, puis l’autre…

Elle fit une petite grimace.

Je ne suis pas certaine d’avoir envie d’observer toutes les étapes intermédiaires. Et toi tu en penses quoi ?

Le hibou poussa un hou particulièrement vexé, comme pour souligner son point de vue sur la question. Doris esquissa malgré elle un petit sourire fatigué.

Elle passa un dernier coup de brosse dans ses cheveux, et essaya de se faire une queue.

Parce que si la transformation avait été progressive, je crois que j’aurais encore un demi-hibou coincé dans les cheveux.

Elle observa l’oiseau qui battait maintenant des ailes avec une énergie retrouvée.

Et honnêtement… une seule expérience de ce genre me suffit pour la journée.

Comme pour confirmer ses paroles, le hibou donna un violent battement d’ailes, attrapa le parchemin détrempé posé sur la table et s’envola brusquement vers les hautes fenêtres de la Grande Salle.

Doris suivit sa trajectoire du regard jusqu’à ce qu’il disparaisse dans la lumière du matin. Elle resta silencieuse une seconde, puis elle soupira doucement. Ayant terminé sa coiffure, elle demanda l'avis de la jeune fille.

Est-ce que ça va comme ca ? Du moins, pour la matinée...

Elle sourit à ses deux camarades.

Merci pour l’aide… même si je ne suis pas sûre que la poste magique apprécie la transformation temporaire de ses employés en verrerie.

@Herbert MacTairdelbach @Calianor Daenarya
Je pense que l'on peut terminer par un post chacun afin de clôturer ce RP si vous le souhaitez ^^

#0B3861 - Quatrième année RP - Fiche personnage - Fiche PR -