Se cacher derrière la fumée du chaudron
11 Février 2051
Labo - Vers 15h
PV : @Herbert MacTairdelbach
7e année - préfète
Labo - Vers 15h
PV : @Herbert MacTairdelbach
7e année - préfète
L'odeur familière du labo lui donnait presque la nausée. D'un geste discret, elle passa sa main sur son nez pour atténuer son odorat.
Cela faisait des années qu'elle venait ici, à expérimenter des potions apprises en cours ou à en apprendre toujours plus sur cet art délicat, mais depuis la rentrée, chaque passage dans la pièce lui coûtait. Émeline s'était mise à détester les effluves des chaudrons fumants, la texture de certains ingrédients et, par-dessus tout, la sensation que son père pouvait apparaître à n'importe quel instant dans son dos. Une présence fantôme que son subconscient avait fini par créer contre son gré.
Comme elle l'avait prévu, à part le responsable qui était prévu pour surveiller la salle pour ce samedi, il n'y avait pas grand monde. Elle se présenta rapidement à la personne et s'approcha d'un poste de travail vide. Tout en sortant les quelques affaires dont elle avait besoin, elle retomba sur une affiche qu'elle avait arrachée la veille. Rien qu'à la vue du papier, elle eût envie de taper sur le haut de la tête d'Hazel. Cette petite allait finir par la rendre violente alors qu'elle portait ce fichu insigne de préfet. Un souffle désespéré passa ses lèvres pour ponctuer ses pensées, puis elle reporta son attention vers son chaudron.
Pour aujourd'hui, elle ne comptait pas partir sur une potion trop difficile. Elle souhaitait simplement s'exercer, reprendre le contrôle de ses gestes et acclimater ses nerfs à la pression qu'elle ressentait d'être là. Donc cette fois-ci, elle avait opté pour une potion de mémoire. Elle était du niveau de cinquième année et Émeline connaissait la recette sur le bout des doigts. Normalement, il n'y avait aucun risque qu'elle la rate. Ce n'était qu'une question de patience, d'habitudes et de...relativisation.
Pourtant, alors qu'elle venait d'allumer le feu et de préparer le premier ingrédient, sa main se mit légèrement à trembler pendant qu'elle tenait son mortier. La préparation n'allait pas être de tout repos...
(323 mots)
- #066ccb - Coucou Rapeltout -- Son petit Moine Gras --
Cheffe de la secte des vampires - Semeuse de Discorde - Projectile de qualité supérieure - Méméline
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Se cacher derrière la fumée du chaudron
La mécanique était bien huilée. Herbert entrait dans le sacro-saint laboratoire sans réellement se poser de question, récupérait machinalement divers ingrédients, sortait son manuel de cours par principe, son carnet de notes pour s'occuper durant les phases d'attente, puis en arrivait bien vite à se demander ce qu'il allait bien pouvoir faire ensuite, laissant sa mémoire musculaire réaliser le gros de la recette.
Telle était la routine du jeune homme. Et aujourd'hui, cette routine n'était pas là.
Aujourd'hui, il avait la sensation d'avoir fait le tour de ce qui lui était permis de voir durant cette année, et rêvait d'attaquer quelque chose de plus... Personnel, sans savoir par où commencer, ni ce qu'il pourrait bien faire tout en étant certain de ne pas trop attirer l'attention.
Ses contemporains étaient pour la plupart des imbéciles, il n'en doutait pas, mais des imbéciles ayant néanmoins eu quelques bribes de cours violant leur mémoire tandis qu'ils s'adonnaient sans nul doute à d'interminables colportage de ragots et échanges de chocogrenouilles. Et en cela, ils pourraient malgré eux voir poindre un raisonnement qui les pousseraient à agir ou à colporter les faits du jeune homme avant de comprendre ce pourquoi ils faisaient cela.
Herbert serrait les dents, frustré par l'entrave imposée par le doute...
Son regard observa une rotation en direction d'un placard à ingrédients avant de s'arrêter en cours de chemin. Un visage familier s'offrait à lui, une silhouette suffisamment marquante pour qu'il arrive à remettre un nom à cette dernière. Il ne se souvenait pas l'avoir vu ici. À vrai dire, il n'y avait jamais prêté attention. Et il ne saurait certainement nommer persone d'autre dans cette pièce d'ailleurs.
Les synapses du Serdaigle prirent alors une configuration d'occasion, et avec un sourire en coin, il alla en direction du placard à ingrédients.
Lavande... Mucus de veracrasse... valériane... Baies de gui... Il manque quelque chose... Qu'est-ce que l'on pourrait bien trouver là bas? As t'on seulement la provenance des reliquats de poissons? Celui là fera l'affaire.
Revenant de sa rapine à l'encontre des réserves, il observa une gestuelle qui lui semblait presque erratique, et s'arrêta une seconde et demie.
La potion était-elle une option prise à la dernière minute? Cette discipline était-elle devenue soudainement essentielle à sa camarade? Était ce pour faire passer ses migraines, ou peut-être pour dormir?
Le jeune homme observa les ingrédients, avant de hausser ce sourcil trop éloquent, et souvent pris comme méprisant.
Herbert récupéra ses affaires, les amena sur une paillasse à portée de regard et de voix de sa récente interlocutrice, avant de griffonner dans son carnet.
- Ce n'est généralement pas la base utilisée pour une potion de sommeil.
Puis il revient à ses brins de lavande, et, d'une main hésitante, à ses artefacts d'ichtyoïdes, qu'il ne mit finalement pas dans le mortier. Il se contenta pour l'heure de ne broyer que la lavande, le reste attendrait.
Il chercha le regard de sa camarade, puis jongla entre "mains et mortier" et "visage" de cette dernière, hésitant franchement à critiquer ouvertement la méthode d'Émeline, mais ne trouvant d'autre manière de traiter la gestuelle de cette dernière.
518 mots @Émeline Joyner
5e année InRP
#4d5684 Herbert
Expert en mobilier balistique
Coléoptérophone
Telle était la routine du jeune homme. Et aujourd'hui, cette routine n'était pas là.
Aujourd'hui, il avait la sensation d'avoir fait le tour de ce qui lui était permis de voir durant cette année, et rêvait d'attaquer quelque chose de plus... Personnel, sans savoir par où commencer, ni ce qu'il pourrait bien faire tout en étant certain de ne pas trop attirer l'attention.
Ses contemporains étaient pour la plupart des imbéciles, il n'en doutait pas, mais des imbéciles ayant néanmoins eu quelques bribes de cours violant leur mémoire tandis qu'ils s'adonnaient sans nul doute à d'interminables colportage de ragots et échanges de chocogrenouilles. Et en cela, ils pourraient malgré eux voir poindre un raisonnement qui les pousseraient à agir ou à colporter les faits du jeune homme avant de comprendre ce pourquoi ils faisaient cela.
Herbert serrait les dents, frustré par l'entrave imposée par le doute...
Son regard observa une rotation en direction d'un placard à ingrédients avant de s'arrêter en cours de chemin. Un visage familier s'offrait à lui, une silhouette suffisamment marquante pour qu'il arrive à remettre un nom à cette dernière. Il ne se souvenait pas l'avoir vu ici. À vrai dire, il n'y avait jamais prêté attention. Et il ne saurait certainement nommer persone d'autre dans cette pièce d'ailleurs.
Les synapses du Serdaigle prirent alors une configuration d'occasion, et avec un sourire en coin, il alla en direction du placard à ingrédients.
Lavande... Mucus de veracrasse... valériane... Baies de gui... Il manque quelque chose... Qu'est-ce que l'on pourrait bien trouver là bas? As t'on seulement la provenance des reliquats de poissons? Celui là fera l'affaire.
Revenant de sa rapine à l'encontre des réserves, il observa une gestuelle qui lui semblait presque erratique, et s'arrêta une seconde et demie.
La potion était-elle une option prise à la dernière minute? Cette discipline était-elle devenue soudainement essentielle à sa camarade? Était ce pour faire passer ses migraines, ou peut-être pour dormir?
Le jeune homme observa les ingrédients, avant de hausser ce sourcil trop éloquent, et souvent pris comme méprisant.
Herbert récupéra ses affaires, les amena sur une paillasse à portée de regard et de voix de sa récente interlocutrice, avant de griffonner dans son carnet.
- Ce n'est généralement pas la base utilisée pour une potion de sommeil.
Puis il revient à ses brins de lavande, et, d'une main hésitante, à ses artefacts d'ichtyoïdes, qu'il ne mit finalement pas dans le mortier. Il se contenta pour l'heure de ne broyer que la lavande, le reste attendrait.
Il chercha le regard de sa camarade, puis jongla entre "mains et mortier" et "visage" de cette dernière, hésitant franchement à critiquer ouvertement la méthode d'Émeline, mais ne trouvant d'autre manière de traiter la gestuelle de cette dernière.
518 mots @Émeline Joyner
5e année InRP
#4d5684 Herbert
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Se cacher derrière la fumée du chaudron
Bien que son corps fût présent, son esprit, lui, était ailleurs. Tenue par la contemplation de la contenance du mortier, Émeline ne remarqua pas le passage d'Herbert jusqu'à l'armoire aux ingrédients et encore moins son haussement de sourcils. Son approche de sa paillasse fut comme un mouvement flou dans sa vision périphérique, un détail anodin qui n'avait besoin d'être repéré.
Pourtant, il y avait de quoi sonner l'alerte. À sa remarque lancée à son attention, Émeline faillit lâcher le pilon sous la surprise d'entendre une voix. Son regard quitta enfin le mortier pour venir se planter dans celui du Serdaigle. Encore lui ? Il n'y avait pas à dire, Émeline n'avait pas de chance ces jours-ci...Allait-il encore une fois la lancer sur une discussion tumultueuse en rapport avec son nouveau rôle de préfète ? Là, avec son insigne bien luisant attaché à son uniforme, il y avait de quoi attiser l'énervement chez le fou de la logique Herbertienne.
En remarquant qu'elle ne faisait que le fixer bêtement sans rien dire, Émeline détourna les yeux et se décida enfin à lui répondre.
- Oui, parce que je ne prépare pas une potion de sommeil, justement.
Durant une microseconde, sa remarque l'avait fait douter sur ses choix d'ingrédients. Mais bien loin d'avoir oublié ces longues années de pratique, Émeline avait rapidement éloigné cette possibilité.
- Toi, par contre, ça a plus l'air d'être le cas, remarqua-t-elle en analysant rapidement les ingrédients devant Herbert. Même si je ne vois pas de poudre de pétales d'asphodèle...Qu'est-ce que tu comptes faire, un test ?
Avant même qu'il ne donne sa réponse, Émeline la connaissait déjà. Entre la présence des baies de gui et des yeux de poissons, il n'y avait aucun doute sur la prochaine tentative de l'adolescent. Lui, il allait se lancer sur un mélange douteux et il venait s'installer près d'elle ? Sérieusement, il aurait pu faire ça à l'autre bout du labo.
Elle revint à son mortier, puis réalisa qu'elle se prenait la tête pour rien avec. Si elle contentait de faire des simples poignées de menthe poivrée, des feuilles d'alihotsy et des perce-neige, elle gagnerait beaucoup plus de temps.
- Je te serais reconnaissante de ne pas faire exploser ton chaudron alors que je suis à côté. Si je peux éviter un passage à l'infirmerie à cause d'une potion qui a mal tourné, ça m'arrangerait.
Ses paroles furent accompagnées de gestes hachés et de regards insistant sur son propre chaudron. La préparation commençait bien, mais Émeline sentait un vertige monter. À l'intérieur, son corps lui hurlait d'arrêter ce qu'elle était en train de faire et de s'éloigner le plus loin possible d'ici.
(442 mots)
@Herbert MacTairdelbach
Pourtant, il y avait de quoi sonner l'alerte. À sa remarque lancée à son attention, Émeline faillit lâcher le pilon sous la surprise d'entendre une voix. Son regard quitta enfin le mortier pour venir se planter dans celui du Serdaigle. Encore lui ? Il n'y avait pas à dire, Émeline n'avait pas de chance ces jours-ci...Allait-il encore une fois la lancer sur une discussion tumultueuse en rapport avec son nouveau rôle de préfète ? Là, avec son insigne bien luisant attaché à son uniforme, il y avait de quoi attiser l'énervement chez le fou de la logique Herbertienne.
En remarquant qu'elle ne faisait que le fixer bêtement sans rien dire, Émeline détourna les yeux et se décida enfin à lui répondre.
- Oui, parce que je ne prépare pas une potion de sommeil, justement.
Durant une microseconde, sa remarque l'avait fait douter sur ses choix d'ingrédients. Mais bien loin d'avoir oublié ces longues années de pratique, Émeline avait rapidement éloigné cette possibilité.
- Toi, par contre, ça a plus l'air d'être le cas, remarqua-t-elle en analysant rapidement les ingrédients devant Herbert. Même si je ne vois pas de poudre de pétales d'asphodèle...Qu'est-ce que tu comptes faire, un test ?
Avant même qu'il ne donne sa réponse, Émeline la connaissait déjà. Entre la présence des baies de gui et des yeux de poissons, il n'y avait aucun doute sur la prochaine tentative de l'adolescent. Lui, il allait se lancer sur un mélange douteux et il venait s'installer près d'elle ? Sérieusement, il aurait pu faire ça à l'autre bout du labo.
Elle revint à son mortier, puis réalisa qu'elle se prenait la tête pour rien avec. Si elle contentait de faire des simples poignées de menthe poivrée, des feuilles d'alihotsy et des perce-neige, elle gagnerait beaucoup plus de temps.
- Je te serais reconnaissante de ne pas faire exploser ton chaudron alors que je suis à côté. Si je peux éviter un passage à l'infirmerie à cause d'une potion qui a mal tourné, ça m'arrangerait.
Ses paroles furent accompagnées de gestes hachés et de regards insistant sur son propre chaudron. La préparation commençait bien, mais Émeline sentait un vertige monter. À l'intérieur, son corps lui hurlait d'arrêter ce qu'elle était en train de faire et de s'éloigner le plus loin possible d'ici.
(442 mots)
@Herbert MacTairdelbach
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Cheffe de la secte des vampires - Semeuse de Discorde - Projectile de qualité supérieure - Méméline
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Se cacher derrière la fumée du chaudron
Elle avait des bases, et surtout, elle ne cherchait pas à régler un problème par le biais d'une création de potion. Ou alors, pas celui-là en tout cas.
Donc, sa manière de jouer du pilon et du mortier provenait d'autre chose. Et comme lors de leur dernière entrevue, il ne savait pas quoi.
En réponse, Herbert baissa instantanément les yeux du visage de sa camarade pour les porter à ses propres ingrédients, puis -après une sélection minutieuse des yeux de poissons- glissa trois de ces derniers dans le mortier.
Et en retour, un questionnement et une remarque amusèrent le Serdaigle, comme si cette potion risquait pareille réaction.
Évidemment, elle n'en savait rien, elle ne pouvait pas savoir dans quelle étroite conjecture l'esprit d'Herbert avait encore pu aller se perdre.
Tout en s'adonnant à la tâche, il répondit.
- Oui. avant de souffler du nez, puis de reprendre Si mon postulat est exact, rien de véritablement remarquable... Je ne vois pas bien ce qu'il y aurait à risquer... À supposer que la réalisation soit mal faite! Qu'un esprit bien fait m'en préserve.
Avant de prendre un instant pour remplir d'eau son chaudron.
- S'il ne l'est pas, je préfère autant que l'expérience se passe ici plutôt que dans l'entreprise de mon oncle. avant de réaliser que la provenance des ingrédients étaient loin d'être sûre. Il laissa alors échapper un "Peste soient-ils..!".
Herbert pris soin de griffonner frénétiquement quelque chose dans son carnet, puis revint à sa mise en pratique.
En posant son chaudron sur un feu, il ne pouvait s'empêcher d'entendre, sinon d'entrevoir par delà ses lunettes, la méthodologie très lâche, sinon nonchalante de sa camarade. L'on aurait dit un bruit de cuisine une veille de Yule, certainement pas un bruit digne d'une paillasse de laboratoire.
Le jeune homme continua ses activités -certains timings étaient bien plus cruciaux que n'importe quelle interaction sociale-, puis revint à la suite de sa préparation, estimant le temps qui lui était imparti pour chacune des tâches à réaliser, par rapport au temps restant.
Après avoir jugé qu'il bénéficiait d'une confortable marge. Herbert jeta un regard sur son aînée, fut pris d'un je-ne-sais-quoi qui le dérangeait.
Dans le doute, le bien-né sortit sa baguette et la posa sur la table. Peut-être aurait-il a se prémunir d'un désastre, il évaluait quelques situations -afin de ne pas être pris au dépourvu- au sujet de sa camarade, du chaudron de cette dernière, du sien, puis revint à ce qui pouvait créer un tel... trouble en lui.
Nul ingrédient particulièrement dangereux dans la manipulation de son côté, ni du côté de son aînée... Nulle recette à côté de sa camarade d'ailleurs.
En lieu et place, une espèce d'affiche comme il avait pu en avoir vu coller au sein de l'école. Et était ce Émeline sur cette dernière? Avec... Une créature... Digne des élucubrations de Fiss..? Et ces cœurs? Nous étions proche de la Saint-Valentin, et cela ressemblait à une tentative aussi puérile qu'inespéré de réaliser quelque chose de regrettable.
Tu sais, il existe des rallyes pour ça. lui brûlait les lèvres, mais ça ne semblait pas approprié, il cherchait une formule, un quelque chose de plus... acceptable. La première chose a traiter n'était pas Émeline, mais les conséquences probables de sa nonchalance.
- Tu devrais faire une pause. puis estima l'avancée d'une potion qu'il semblait peu à peu reconnaître, tentant d'intégrer celle-ci à son timing. Je prends la relève un instant si nécessaire.
Une fraction de seconde plus tard, une image percuta violemment le jeune homme. Observait il un une situation similaire à celle qu'il avait pu voir il y a deux ans de cela, pour l'anniversaire des dix ans d'Eliza?
Le visage d'Herbert s'assombrit.
618 mots @Émeline Joyner
5e année InRP
#4d5684 Herbert
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Donc, sa manière de jouer du pilon et du mortier provenait d'autre chose. Et comme lors de leur dernière entrevue, il ne savait pas quoi.
En réponse, Herbert baissa instantanément les yeux du visage de sa camarade pour les porter à ses propres ingrédients, puis -après une sélection minutieuse des yeux de poissons- glissa trois de ces derniers dans le mortier.
Et en retour, un questionnement et une remarque amusèrent le Serdaigle, comme si cette potion risquait pareille réaction.
Évidemment, elle n'en savait rien, elle ne pouvait pas savoir dans quelle étroite conjecture l'esprit d'Herbert avait encore pu aller se perdre.
Tout en s'adonnant à la tâche, il répondit.
- Oui. avant de souffler du nez, puis de reprendre Si mon postulat est exact, rien de véritablement remarquable... Je ne vois pas bien ce qu'il y aurait à risquer... À supposer que la réalisation soit mal faite! Qu'un esprit bien fait m'en préserve.
Avant de prendre un instant pour remplir d'eau son chaudron.
- S'il ne l'est pas, je préfère autant que l'expérience se passe ici plutôt que dans l'entreprise de mon oncle. avant de réaliser que la provenance des ingrédients étaient loin d'être sûre. Il laissa alors échapper un "Peste soient-ils..!".
Herbert pris soin de griffonner frénétiquement quelque chose dans son carnet, puis revint à sa mise en pratique.
En posant son chaudron sur un feu, il ne pouvait s'empêcher d'entendre, sinon d'entrevoir par delà ses lunettes, la méthodologie très lâche, sinon nonchalante de sa camarade. L'on aurait dit un bruit de cuisine une veille de Yule, certainement pas un bruit digne d'une paillasse de laboratoire.
Le jeune homme continua ses activités -certains timings étaient bien plus cruciaux que n'importe quelle interaction sociale-, puis revint à la suite de sa préparation, estimant le temps qui lui était imparti pour chacune des tâches à réaliser, par rapport au temps restant.
Après avoir jugé qu'il bénéficiait d'une confortable marge. Herbert jeta un regard sur son aînée, fut pris d'un je-ne-sais-quoi qui le dérangeait.
Dans le doute, le bien-né sortit sa baguette et la posa sur la table. Peut-être aurait-il a se prémunir d'un désastre, il évaluait quelques situations -afin de ne pas être pris au dépourvu- au sujet de sa camarade, du chaudron de cette dernière, du sien, puis revint à ce qui pouvait créer un tel... trouble en lui.
Nul ingrédient particulièrement dangereux dans la manipulation de son côté, ni du côté de son aînée... Nulle recette à côté de sa camarade d'ailleurs.
En lieu et place, une espèce d'affiche comme il avait pu en avoir vu coller au sein de l'école. Et était ce Émeline sur cette dernière? Avec... Une créature... Digne des élucubrations de Fiss..? Et ces cœurs? Nous étions proche de la Saint-Valentin, et cela ressemblait à une tentative aussi puérile qu'inespéré de réaliser quelque chose de regrettable.
Tu sais, il existe des rallyes pour ça. lui brûlait les lèvres, mais ça ne semblait pas approprié, il cherchait une formule, un quelque chose de plus... acceptable. La première chose a traiter n'était pas Émeline, mais les conséquences probables de sa nonchalance.
- Tu devrais faire une pause. puis estima l'avancée d'une potion qu'il semblait peu à peu reconnaître, tentant d'intégrer celle-ci à son timing. Je prends la relève un instant si nécessaire.
Une fraction de seconde plus tard, une image percuta violemment le jeune homme. Observait il un une situation similaire à celle qu'il avait pu voir il y a deux ans de cela, pour l'anniversaire des dix ans d'Eliza?
Le visage d'Herbert s'assombrit.
618 mots @Émeline Joyner
5e année InRP
#4d5684 Herbert
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Se cacher derrière la fumée du chaudron
TW : Brève apparition de sang - Geste autodestructeur
Son ouïe marchait parfaitement, pourtant, elle était bien plus concentrée sur les bulles qui émanaient de l'eau bouillante de son chaudron que sur les paroles d'Herbert. Émeline les observait éclater à la surface, disparaitre puis laisser la place à une suivante, et encore une suivante, et...
- Hm ? Ah, oui, ne pas essayer dans le labo de ton oncle, oui, pas faux, répondit-elle après qu'elle ait vaguement compris ce qu'il venait de dire.
L'apparition soudaine du mot "peste" la fit hausser un sourcil, mais à force de croiser l'énergumène, elle commençait à s'habituer à son langage bien trop soutenu. Elle finirait presque par croire qu'il n'était pas capable d'user de gros mots plus communs. Sa langue en serait-elle blessée à s'abaisser à de tels mots ? Émeline l'ignorait, mais il était fort marrant de l'imaginer.
L'ajout des ingrédients s'additionnait à ses pensées et au poids dans son estomac. Un instant, elle porta sa main à sa tempe pour gratter sa cicatrice. Ce geste, qui était à la base fait pour la détendre, ne fit qu'accentuer son malaise grandissant. Elle n'était qu'à la moitié de la préparation, mais elle sentait déjà sa patience la quitter. Émeline ne pouvait pas se permettre d'abandonner maintenant alors qu'elle était venue exprès pour s'entraîner. Si elle se laissait le temps de respirer, d'aller peut-être plus lentement, elle arriverait sûrement à supporter la séance.
Alors qu'elle détournait les yeux de sa potion, elle croisa le regard de l'adolescent. Celui-ci était en direction de sa paillasse. Intriguée, elle suivit la trajectoire et tomba pile sur l'affiche d'Hazel. Émeline ouvrit grands les yeux en la voyant. Qu'est-ce qu'elle fichait là ?? Elle était pourtant persuadée de l'avoir remis dans son sac !
D'un rapide coup de main, elle attrapa le papier et balbutia quelques mots.
- Ce n'est pas ce que...
Ses joues avaient viré dans un délicieux rouge écarlate. La honte était cuisante, marquée au fer sur son visage. Rageusement, elle foutu l'affiche dans son sac et n'eut plus le courage de croiser son regard.
- Rah. Laisse tomber... marmonna-t-elle en se retournant vers son chaudron.
Elle n'était peut-être pas trop portée sur sa réputation, mais il y avait des limites même pour elle. Émeline ne savait pas ce qu'il pensait d'elle et quelque part elle s'en fichait un peu. Par contre, qu'il puisse imaginer que cette affiche était de son fait, c'était juste pour l'achever. En se sentant d'autant plus stressée, la Serdaigle ne remarquait même plus son geste répétitif au niveau de sa tempe. Sa conscience était seulement braquée sur le nombre de tours qu'elle devait faire.
Le compte se faisait tout seul :
Un tour.
Deux tours.
Trois tours...
Tu devrais faire une pause.
Pourquoi faire ? Je m'en sors très bien. Je n'ai pas besoin d'aide.
Quatre tours
Cinq tours
Six tours...
Je prends la relève un instant si nécessaire.
Tout va bien. Je n'ai pas besoin d'aide.
Émeline touillait, grattant à répétition sa cicatrice. La démangeaison ne s'arrêtait pas. Elle s'amplifiait. Encore et encore. Jusqu'à ce qu'elle sente une légère humidité au bout de ses doigts. Son geste s'arrêta. Elle attendit, puis baissa sa main devant ses yeux.
Rouges. Ils étaient rouges.
- Oh, lâcha-t-elle, incrédule.
543 mots
@Herbert MacTairdelbach
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Se cacher derrière la fumée du chaudron
Et peut-être que je serais Magicozoologiste pour m'occuper des sombrals, ça pourrait être rigolo de voir la nourriture disparaître toute seule ou de recevoir une léchouille de vent!
Herbert cligna des yeux puis tenta de chasser quelques souvenirs d'un revers de main sec, court et nerveux.
Sa montre indiquait qu'il n'était pas en retard sur sa préparation, ou en était-il..? Ah, oui. il était l'heure de la coupe d'ingrédients!
Le jeune Serdaigle revint à sa paillasse tout en se demandant ce qui clochait. Il avait oublié quelque chose, mais quoi. Jetant des regards en différentes directions, il finit par revenir à son aînée, qui arborait désormais un teint rouge écarlate, tandis qu'elle se grattait frénétiquement d'une main tout en touillant sa potion de l'autre.
Elle se touchait toujours au même endroit d'ailleurs. Peut-être était ce une maladie, sinon une allergie. Herbert chercha un élément parmi des souvenirs confortables -ceux d'un XIXe siècle familial- avant de reprendre la parole tout en retournant à sa potion.
- Tu sais que la gale de Mysore risque de contaminer ta...
- Oh
Herbert s'interrompit net, observant les mouvements de sa camarade, et la couleur écarlate visible au niveau de ses doigts.
Il lâcha son couteau, récupéra sa baguette, poussa un "Accio" à destination de l'objet tenu dans la main par Émeline, sans chercher d'une quelconque manière que ce soit à le rattraper. Sa baguette resta levée un instant, et la bouche du jeune homme s'entrouvrit, sans qu'aucun son ne sorte pour autant, sinon un soupir.
En lieu et place, il abaissa cette dernière, et s'approcha de sa camarade.
Tu commences à être dangereuse, Émeline!
Il observa la main tâchée de sang de sa camarade, puis la tempe de cette dernière, de manière assez ostentatoire pour que son aînée ne puisse passer à côté de ce mouvement, puis son visage, et à contrecœur, comme si chaque mot lui était arraché par une conscience immorale:
Qu'est-ce que tu as ?
Il ignorait lequel des deux était le plus mis à mal par cette question: Elle, contrainte d'y répondre, oui lui, contraint de l'avoir posée. À moins que ce soit cette proximité qui fit brièvement hésiter Herbert quant à faire un pas en arrière, pas qu'il réduit de moitié à défaut d'avoir de réponse.
398mots @Émeline Joyner
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...Grand-père dit que je n'ai pas besoin de savoir ça pour l'instant, tu pourrais m'apprendre quelques...
Herbert cligna des yeux puis tenta de chasser quelques souvenirs d'un revers de main sec, court et nerveux.
Sa montre indiquait qu'il n'était pas en retard sur sa préparation, ou en était-il..? Ah, oui. il était l'heure de la coupe d'ingrédients!
Le jeune Serdaigle revint à sa paillasse tout en se demandant ce qui clochait. Il avait oublié quelque chose, mais quoi. Jetant des regards en différentes directions, il finit par revenir à son aînée, qui arborait désormais un teint rouge écarlate, tandis qu'elle se grattait frénétiquement d'une main tout en touillant sa potion de l'autre.
Elle se touchait toujours au même endroit d'ailleurs. Peut-être était ce une maladie, sinon une allergie. Herbert chercha un élément parmi des souvenirs confortables -ceux d'un XIXe siècle familial- avant de reprendre la parole tout en retournant à sa potion.
- Tu sais que la gale de Mysore risque de contaminer ta...
- Oh
Herbert s'interrompit net, observant les mouvements de sa camarade, et la couleur écarlate visible au niveau de ses doigts.
Il lâcha son couteau, récupéra sa baguette, poussa un "Accio" à destination de l'objet tenu dans la main par Émeline, sans chercher d'une quelconque manière que ce soit à le rattraper. Sa baguette resta levée un instant, et la bouche du jeune homme s'entrouvrit, sans qu'aucun son ne sorte pour autant, sinon un soupir.
En lieu et place, il abaissa cette dernière, et s'approcha de sa camarade.
Tu commences à être dangereuse, Émeline!
Il observa la main tâchée de sang de sa camarade, puis la tempe de cette dernière, de manière assez ostentatoire pour que son aînée ne puisse passer à côté de ce mouvement, puis son visage, et à contrecœur, comme si chaque mot lui était arraché par une conscience immorale:
Qu'est-ce que tu as ?
Il ignorait lequel des deux était le plus mis à mal par cette question: Elle, contrainte d'y répondre, oui lui, contraint de l'avoir posée. À moins que ce soit cette proximité qui fit brièvement hésiter Herbert quant à faire un pas en arrière, pas qu'il réduit de moitié à défaut d'avoir de réponse.
398mots @Émeline Joyner
5e année InRP
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Fixer le bout de ses doigts rougis fut tout ce dont elle était capable. Comparé à cette fameuse nuit*, la blessure était minime, presque risible. Pourtant, plus elle se perdait dans sa longue contemplation, plus ses souvenirs s'intensifiaient. Le labo avait laissé sa place à leur appartement, au manque de lumière dans la pièce et à son odeur rance et viciée.
Sa grande cuillère glissa de ses mains, arrachée par le sort d'Herbert. Ce n'était pas comme si elle avait tenté de la retenir. Émeline n'était pas en état de chercher la raison de ce geste et resta silencieuse face au blâme du Serdaigle.
Dangereuse, venait-il de dire. Elle devenait dangereuse. Pas pour les autres, mais principalement pour elle-même. Le réaliser lui arracha un souffle et, sans pouvoir les retenir, deux cristaux glissèrent sur ses joues. Leur trajet laissa un sillon mouillé sur sa peau pâle et ses yeux, qui n'avaient pas encore totalement décroché, finirent par glisser sur Herbert.
Il était proche et éloigné à la fois. Un regard dur d'où une légère pointe d'inquiétude s'échappait. Cette fois-ci, Herbert avait réussi à lui poser la question fatidique jusqu'au bout. Bien qu'elle n'était pas réellement identique sur la formulation, le sujet, lui, était principalement le même : que cachait-elle ?
- Je n'y arriverai pas...murmura Émeline en plantant ses yeux humides dans les siens. Je n'arriverai pas à oublier.
C'était un début d'aveu bien plus éloquent que tout ce qu'elle avait pu révéler jusqu'alors. Mais bien vite, alors que l'émotion avait débordé, sa conscience reprit rapidement le contrôle en réalisant où elle se trouvait. Émeline s'empressa d'essuyer ses larmes de ses joues et de lancer une phrase bateau accompagnée d'un sourire de façade dans la direction du responsable de session. Faire croire à une simple coupure durant la préparation, ce n'était pas la chose la plus compliquée du monde.
La chaleur au niveau de sa tempe lui rappelait qu'elle saignait un peu, mais elle savait par avance que ce n'était rien de grave. Ses cheveux lui permettaient toujours de cacher la zone. Au moins, elle était tranquille là-dessus.
Pendant tout ce temps, elle s'était sentie observée par Herbert qui attendait visiblement bien plus de sa part. Et pour une fois, elle le comprenait parfaitement. Si elle s'était retrouvée à sa place, elle aurait voulu avoir des explications.
Sa main attrapa un mouchoir dans ses affaires et l'enroula autour de ses doigts pour faire disparaître le rouge sur sa peau.
- Pas ici, fit-elle à voix basse. Si tu veux des réponses, ça ne sera pas dans le labo.
428 mots
@Herbert MacTairdelbach
Sa grande cuillère glissa de ses mains, arrachée par le sort d'Herbert. Ce n'était pas comme si elle avait tenté de la retenir. Émeline n'était pas en état de chercher la raison de ce geste et resta silencieuse face au blâme du Serdaigle.
Dangereuse, venait-il de dire. Elle devenait dangereuse. Pas pour les autres, mais principalement pour elle-même. Le réaliser lui arracha un souffle et, sans pouvoir les retenir, deux cristaux glissèrent sur ses joues. Leur trajet laissa un sillon mouillé sur sa peau pâle et ses yeux, qui n'avaient pas encore totalement décroché, finirent par glisser sur Herbert.
Il était proche et éloigné à la fois. Un regard dur d'où une légère pointe d'inquiétude s'échappait. Cette fois-ci, Herbert avait réussi à lui poser la question fatidique jusqu'au bout. Bien qu'elle n'était pas réellement identique sur la formulation, le sujet, lui, était principalement le même : que cachait-elle ?
- Je n'y arriverai pas...murmura Émeline en plantant ses yeux humides dans les siens. Je n'arriverai pas à oublier.
C'était un début d'aveu bien plus éloquent que tout ce qu'elle avait pu révéler jusqu'alors. Mais bien vite, alors que l'émotion avait débordé, sa conscience reprit rapidement le contrôle en réalisant où elle se trouvait. Émeline s'empressa d'essuyer ses larmes de ses joues et de lancer une phrase bateau accompagnée d'un sourire de façade dans la direction du responsable de session. Faire croire à une simple coupure durant la préparation, ce n'était pas la chose la plus compliquée du monde.
La chaleur au niveau de sa tempe lui rappelait qu'elle saignait un peu, mais elle savait par avance que ce n'était rien de grave. Ses cheveux lui permettaient toujours de cacher la zone. Au moins, elle était tranquille là-dessus.
Pendant tout ce temps, elle s'était sentie observée par Herbert qui attendait visiblement bien plus de sa part. Et pour une fois, elle le comprenait parfaitement. Si elle s'était retrouvée à sa place, elle aurait voulu avoir des explications.
Sa main attrapa un mouchoir dans ses affaires et l'enroula autour de ses doigts pour faire disparaître le rouge sur sa peau.
- Pas ici, fit-elle à voix basse. Si tu veux des réponses, ça ne sera pas dans le labo.
428 mots
@Herbert MacTairdelbach
- #066ccb - Coucou Rapeltout -- Son petit Moine Gras --
Cheffe de la secte des vampires - Semeuse de Discorde - Projectile de qualité supérieure - Méméline
Cheffe de la secte des vampires - Semeuse de Discorde - Projectile de qualité supérieure - Méméline
Se cacher derrière la fumée du chaudron
Les yeux du jeune homme s'écarquillèrent, tandis que sa camarade était en train de défaillir devant ses yeux. Et aucune réaction concrète, sinon une sorte de sentiment de gêne, ne venait à Herbert.
La Serdaigle était en train de fondre devant ses yeux, et l'espace d'un instant, il ne savait plus quoi faire, sinon jeter un bref regard dans la salle afin de vérifier que la pudeur que méritait cette scène était respectée, puis revint à son interlocutrice.
Et tandis qu'Émeline prenait la parole, le regard d'Herbert faisait une fixation de Schrödinger, comme s'il souhaitait détourner le regard et impérativement le maintenir à la fois. Son esprit, comme par réflexe défensif, cherchait mille explications logiques, une phrase, un mot clef modifiant la situation, la faisant évoluer, mais il n'en trouva pas, et à vrai dire, il n'en avait pas envie.
Une telle situation n'aurait jamais dû se produire ici.
Ce type d'échange appartenait au cadre familial, ou à ces scènes qu'il observait de loin chez des élèves incapables de contenir leurs états. Mais ces yeux rivés dans les siens, ces larmes, et cet aveu. Herbert constata avec un certain inconfort que sa présence semblait avoir précipité cette explosion émotionnelle.
Et tandis qu'Émeline semblait recouvrer un peu de constance, aussi éphémère serait-elle, Herbert profita de cette brève rupture de contact visuel pour relever sa baguette et lancer "Assurdiato"; afin qu'aucune oreille indélicate ne vienne obtenir d'information de manière indue.
Suite à quoi, il observa les environs directs tout en gardant sa camarade dans le champ de vision, et revint à elle lorsque celle-ci semblait s'apprêter à reprendre cet échange.
Et la réponse parfaitement logique d'Émeline fit légèrement crisper la mâchoire d'Herbert, tandis que ce dernier observait cette dernière, puis partiellement le sol, réfléchissant.
Il y avait bien un endroit approprié. Son cousin lui avait jadis donné des éléments permettant d'y d'accéder, à l'époque ou Poudlard était en proie à une semi guerre civile, selon ce dernier. Ses élucubrations avaient été utiles, finalement.
Le jeune homme rompit le fil de ses pensées.
- Très bien.
Puis il commença a ranger ses affaires, en postulant que le mimétisme pousserait sa camarade à faire de même. De toute manière, il avait perdu le fil de cette dernière, il valait mieux s'arrêter là.
Au milieu de son rangement, et de son retour à la réflexion, il s'arrêta, puis se tourna de nouveau vers Émeline, attendant un contact visuel pour reprendre, avec une voix empreinte de conviction, presque impérieuse.
- Je connais un endroit à l'abri des regards.
425 mots @Émeline Joyner
5e année InRP
#4d5684 Herbert
Expert en mobilier balistique
Coléoptérophone
La Serdaigle était en train de fondre devant ses yeux, et l'espace d'un instant, il ne savait plus quoi faire, sinon jeter un bref regard dans la salle afin de vérifier que la pudeur que méritait cette scène était respectée, puis revint à son interlocutrice.
Et tandis qu'Émeline prenait la parole, le regard d'Herbert faisait une fixation de Schrödinger, comme s'il souhaitait détourner le regard et impérativement le maintenir à la fois. Son esprit, comme par réflexe défensif, cherchait mille explications logiques, une phrase, un mot clef modifiant la situation, la faisant évoluer, mais il n'en trouva pas, et à vrai dire, il n'en avait pas envie.
Une telle situation n'aurait jamais dû se produire ici.
Ce type d'échange appartenait au cadre familial, ou à ces scènes qu'il observait de loin chez des élèves incapables de contenir leurs états. Mais ces yeux rivés dans les siens, ces larmes, et cet aveu. Herbert constata avec un certain inconfort que sa présence semblait avoir précipité cette explosion émotionnelle.
Et tandis qu'Émeline semblait recouvrer un peu de constance, aussi éphémère serait-elle, Herbert profita de cette brève rupture de contact visuel pour relever sa baguette et lancer "Assurdiato"; afin qu'aucune oreille indélicate ne vienne obtenir d'information de manière indue.
Suite à quoi, il observa les environs directs tout en gardant sa camarade dans le champ de vision, et revint à elle lorsque celle-ci semblait s'apprêter à reprendre cet échange.
Et la réponse parfaitement logique d'Émeline fit légèrement crisper la mâchoire d'Herbert, tandis que ce dernier observait cette dernière, puis partiellement le sol, réfléchissant.
Il y avait bien un endroit approprié. Son cousin lui avait jadis donné des éléments permettant d'y d'accéder, à l'époque ou Poudlard était en proie à une semi guerre civile, selon ce dernier. Ses élucubrations avaient été utiles, finalement.
Le jeune homme rompit le fil de ses pensées.
- Très bien.
Puis il commença a ranger ses affaires, en postulant que le mimétisme pousserait sa camarade à faire de même. De toute manière, il avait perdu le fil de cette dernière, il valait mieux s'arrêter là.
Au milieu de son rangement, et de son retour à la réflexion, il s'arrêta, puis se tourna de nouveau vers Émeline, attendant un contact visuel pour reprendre, avec une voix empreinte de conviction, presque impérieuse.
- Je connais un endroit à l'abri des regards.
425 mots @Émeline Joyner
5e année InRP
#4d5684 Herbert
Expert en mobilier balistique
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Se cacher derrière la fumée du chaudron
Le sort lancé par Herbert les avait enveloppés, rendant impossible aux autres élèves du laboratoire d'entendre leur échange. Cependant, Émeline n'avait rien à lui dire dans cette pièce qui lui retournait l'estomac à chaque inspiration. Elle ne voulait pas non plus lui parler de ça dans un quelconque autre endroit, mais maintenant qu'elle avait agi ainsi devant lui, la Serdaigle savait qu'il n'allait pas la lâcher. Des explications s'imposaient et Herbert finirait par les lui arracher.
Elle se résolut à faire disparaitre sa potion d'un mouvement de baguette et à ranger les ingrédients qu'elle n'avait pas encore utilisés dans l'armoire. Déjà qu'elle avait fait du gâchis sans le vouloir, elle n'allait pas continuer sur cette lancée en jetant le reste. Tandis qu'elle récupérait les rares affaires qu'elle avait placées sur sa paillasse, Émeline sentait le regard de son camarade planer dans son dos. Une fuite inopinée n'était clairement pas possible vu l'intensité avec laquelle il la surveillait.
Foutue comme elle était, elle se permit de prendre un peu son temps alors qu'elle avait rêvé de quitter le laboratoire depuis le début de son entrée dans la pièce. Quand elle n'eut plus rien à se mettre sous la main, Émeline fit un léger hochement de tête en guise d'au revoir vers le responsable de session et se retourna vers son surveillant improvisé.
- Je te suis.
Émeline, bien qu'il n'ait pas donné plus de détails, avait déjà sa petite idée sur l'endroit où voulait se rendre l'adolescent. En même temps, il n'y avait qu'un endroit dans l'école où on pouvait réellement se cacher des regards indiscrets. Elle ne comptait pas lui demander comment il avait pu découvrir l'existence de cette pièce, mais elle notait que, malgré son désintérêt pour la vie étudiante, il en connaissait bien plus qu'elle ne l'aurait pensé.
Elle attendit sur le côté qu'il se décide à mener la marche jusqu'à leur destination.
(315 mots)
@Herbert MacTairdelbach - Fin RP pour moi ! Go pour la suite
Elle se résolut à faire disparaitre sa potion d'un mouvement de baguette et à ranger les ingrédients qu'elle n'avait pas encore utilisés dans l'armoire. Déjà qu'elle avait fait du gâchis sans le vouloir, elle n'allait pas continuer sur cette lancée en jetant le reste. Tandis qu'elle récupérait les rares affaires qu'elle avait placées sur sa paillasse, Émeline sentait le regard de son camarade planer dans son dos. Une fuite inopinée n'était clairement pas possible vu l'intensité avec laquelle il la surveillait.
Foutue comme elle était, elle se permit de prendre un peu son temps alors qu'elle avait rêvé de quitter le laboratoire depuis le début de son entrée dans la pièce. Quand elle n'eut plus rien à se mettre sous la main, Émeline fit un léger hochement de tête en guise d'au revoir vers le responsable de session et se retourna vers son surveillant improvisé.
- Je te suis.
Émeline, bien qu'il n'ait pas donné plus de détails, avait déjà sa petite idée sur l'endroit où voulait se rendre l'adolescent. En même temps, il n'y avait qu'un endroit dans l'école où on pouvait réellement se cacher des regards indiscrets. Elle ne comptait pas lui demander comment il avait pu découvrir l'existence de cette pièce, mais elle notait que, malgré son désintérêt pour la vie étudiante, il en connaissait bien plus qu'elle ne l'aurait pensé.
Elle attendit sur le côté qu'il se décide à mener la marche jusqu'à leur destination.
(315 mots)
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Se cacher derrière la fumée du chaudron
Herbert entendis la réponse d'Émeline sans réellement y prêter attention. Cette dernière aurait répondu par la négative qu'il ne s'en serait même pas rendu compte, et serait parti du principe qu'elle le suivait. Les phrases lissées de politesse, nimbées de mystère quant à la réponse, le jeune homme les laissait à cousin Roderick; du côté du Serdaigle: les insectes, lézards et autres créatures ne prenaient jamais la peine de contester un choix; aujourd'hui, celle qui avait décidé de présenter une nouvelle énigme au cerveau d'Herbert ferait de même, l'inverse n'avait même pas été envisagé.
Ses affaires finies d'être rassemblées, le jeune homme jeta un regard dans la salle, pour estimer dans quelle mesure l'on avait prêté attention à eux, puis, voyant que cette dernière était prête, pris la direction du dit endroit à l'abri des regards.
Qu'avait bien pu pousser sa camarade à se retrouver dans un tel état? Cet évènement était-il la clef de compréhension nécessaire pour saisir ce pourquoi son aînée tenait des positions si erratiques? Herbert manifestait quelques stigmates d'une forme de tension.
Pas de cette tension apportée par quelques remarques déplacées -sinon par quelques railleries- durant un Bal du Nouvel An. Plutôt de cette forme de tension que l'on retrouve lorsque qu'un but est sur le point d'être réalisé, et qu'il faut néanmoins ne rien relâcher de l'effort ayant mené jusqu'ici au risque de perdre toute forme de progression.
233 mots.
@Émeline Joyner
5e année InRP
#4d5684 Herbert
Expert en mobilier balistique
Coléoptérophone
Ses affaires finies d'être rassemblées, le jeune homme jeta un regard dans la salle, pour estimer dans quelle mesure l'on avait prêté attention à eux, puis, voyant que cette dernière était prête, pris la direction du dit endroit à l'abri des regards.
Qu'avait bien pu pousser sa camarade à se retrouver dans un tel état? Cet évènement était-il la clef de compréhension nécessaire pour saisir ce pourquoi son aînée tenait des positions si erratiques? Herbert manifestait quelques stigmates d'une forme de tension.
Pas de cette tension apportée par quelques remarques déplacées -sinon par quelques railleries- durant un Bal du Nouvel An. Plutôt de cette forme de tension que l'on retrouve lorsque qu'un but est sur le point d'être réalisé, et qu'il faut néanmoins ne rien relâcher de l'effort ayant mené jusqu'ici au risque de perdre toute forme de progression.
_____________________Fin du RP_____________________
233 mots.
@Émeline Joyner
5e année InRP
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