Le rugissement de son coeur
Bien le bonjour ! Cela faisait un moment que je me disais que je passerais par ici pour tenter de vous partager une fanfiction que j'ai commencée et que je suis loin d'avoir terminée… Mais, en la publiant par ici, je me suis dit que ça pouvait m'aider à l'avancer ! L'espoir fait vivre, pas vrai ?
(Peut-être que certains d'entre vous ont déjà pu lire les premiers chapitres, car je les avais postés sur plusieurs plateformes de fanfiction. Je vais tout de même remanier les chapitres que je possède pour éviter la répétition. Bonne lecture !)
Le rugissement de son coeur


Personnages principaux : Salazar Serpentard - Godric Gryffondor
Type : Drame/Aventure
Période : Les fondateurs
Résumé : Un bal fait battre les cœurs et l'orchestre en rythme dans le manoir des Gryffondor. Les commérages sont bien là pour rassasier les nobliaux et, quoi de mieux que l'arrivée du Lord Serpentard et de son fils, Salazar ? Au milieu de cette foule et de tous ces regards, deux jeunes héritiers se rencontrent. Et d'un simple effleurement de leurs existence, d'un unique souffle, leur ligne de vie s'était entremêlée à jamais.
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- #066ccb - Coucou Rapeltout -- Son petit Moine Gras --
Cheffe de la secte des vampires - Semeuse de Discorde - Projectile de qualité supérieure - Méméline
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Le rugissement de son coeur
Acte 1
Il dansait tel un feu follet
Il dansait tel un feu follet
La musique vrombissait dans l'air, assourdissant les rires et les pas de danse. Sur la piste, quelques damoiselles et damoiseaux virevoltaient en rythme, faisant danser leurs ombres sur le long des murs par la lumière vacillante des chandelles.
Les rares invités qui ne s'amusaient pas à se trémousser avec les plus jeunes restaient de côté, formant des petits groupes, échangeant des mondanités et autres informations sur le monde Sorcier. Et parfois, quand la fatigue les prenait, ils leur arrivaient de glisser sur celui des Moldus.
— J'ai entendu dire qu'un nouveau roi avait été couronné.
— Ces moldus changent de roi comme de bas, se moqua une duchesse en jouant paresseusement avec sa coupe de vin. Il paraît que celui-ci n'a que 13 ans. On aura tout vu avec eux.
— Quel est le nom de ce nouveau roi ?
— Il s'agit d'Athelstan, intervint Lady Gryffondor qui passait par là. C'est le petit-fils d'Alfred le Grand. Au vu de ses origines, nous pouvons espérer que ce jeune homme nous réserve des surprises pour l'avenir.
— Notre-Dame a toujours réponse à tout, la complimenta un de ses invités en levant sa coupe dans sa direction.
— Et vous, Lord Prullius, je vois que vous savez toujours parler aux femmes.
Lady Gryffondor, un sourire radieux, s'écarta du groupe pour reprendre sa ronde calculée. Elle circulait avec assurance, saluant et complimentant à chaque pas, tout en gardant un œil discret sur les arrivées à l'entrée. Bien que leur n'était plus à ça, en tant que bonne hôte, elle savait que des invités improviste pouvaient toujours apparaître à sa porte.
Tandis qu'elle s'était arrêtée pour converser avec une lointaine cousine, un malaise soudain
remplaça le brouhaha des discussions environnantes. Intriguée, Lady Gryffondor balaya la salle du regard et aperçut, du coin de l'œil, un homme à l'allure distinguée. Habillé d'une robe de sorcier aux différentes nuances de vert, il se tenait là, avec sa chevelure retenue en catogan et coiffée d'un turban raffiné.
La surprise étira les traits de la Lady, qui s'efforça de ne pas lâcher son verre à la vue de l'homme. Loin d'être un étranger pour elle, elle cligna plusieurs fois des yeux, comme si le fait qu'il puisse être là, présent à son bal, devait qu'être un mirage ou le résultat d'un mauvais sort.
En reprenant ses esprits, après avoir papillonnés plusieurs fois ses yeux, elle fit de rapides excuses auprès de sa cousine pour accueillir expressément le nouveau venu.
— Lord Serpentard ! fit-elle avec émotion. Quelle joie de vous voir parmi nous ce soir !
Son appel ne passa pas inaperçu et le mystérieux sorcier se tourna dans sa direction, plantant ses sombres prunelles sur elle. Le visage de Lord Serpentard était rigide, des traits secs, tranchants, comme façonnés dans la roche la plus dure. La commissure de ses fines lèvres bougea à peine lorsqu'il la vit s'approcher.
— Bonsoir, Lady Gryffondor.
Avec fluidité, il se pencha et attrapa la main de Lady Gryffondor pour apposer un baisemain contre ses doigts gantés. À peine Lord Serpentard eut-il effleuré sa main de ses lèvres, que des murmures glissèrent d'un coin à l'autre de la salle. Les regards braqués sur eux trahissaient une curiosité mal dissimulée, mêlée de désapprobation. Lady Gryffondor, irritée par ce manque de tact, balaya la salle d'une œillade acérée.
Les conversations reprirent aussitôt et, loin de se laisser déstabiliser pour si peu, Lady Gryffondor reprit :
— Cela faisait des années que je ne vous avais pas croisé en société. Nous vous croyions tous perdus dans vos grimoires, lanca-t-elle avec naturel.
Sa remarque effleura à peine l'homme en face d'elle, qui se contenta d'un léger coup de main pour battre l'air et, par la même occasion, les mots de la sorcière.
— Je reconnais que j'ai été fort accaparé par mes dernières recherches. Je n'avais pas le temps pour venir flâner dans les soirées mondaines, dit-il narquoisement.
Lady Gryffondor lâcha un petit rire de façade à la pique à peine dissimulée. Elle reconnaissait bien là la morgue habituelle du Seigneur Serpentard.
— Vous me voyez ravie que vous reveniez durant l'une de mes réceptions, mon cher.
Elle baissa les yeux et remarqua enfin la présence de l'enfant qui accompagnait Lord Serpentard. Le jeune garçon, totalement silencieux depuis leur arrivée, observait le reste de la salle avec une étincelle d'intérêt dans les yeux. Haut comme trois pommes, il portait fièrement un vêtement avec les mêmes couleurs du Lord.
Etonnée de ne pas l'avoir vu plus tôt, elle s'abaissa assez pour être plus proche de sa taille.
— Je vois que vous n'êtes pas venu seul. Qui est cette petite pousse ? demanda-t-elle, la voix trahissant sa curiosité.
Lord Serpentard plaça une main dans le dos du petit et le poussa pour mieux l'exposer.
— Je vous présente mon fils, Salazar Serpentard. Saluez Lady Gryffondor, Salazar.
L'enfant, aux cheveux impeccablement peignés, se posta devant Lady Gryffondor et réalisa les mêmes salutations que son père avec moins de grâce. Malgré ses manières moins assurées, son baise-main vola le cœur de Lady Gryffondor.
— Oh ! s'exclama-t-elle joyeusement. Mais quel enfant bien élevé que vous avez là, Lord Serpentard. Si seulement mon fils pouvait faire preuve d'un tel raffinement…Quel âge avez-vous, mon garçon ?
— Je viens de fêter mon neuvième anniversaire Mad…Ma Lady, répondit-il avec une voix hésitante.
— Vous avez quasiment le même âge que Godric, leur apprit-elle en joignant gaiement ses mains. Nous devrions faire les présentations !
Le ravissement de cette nouvelle rencontre avait apporté quelques couleurs sur ses joues. Enchantée de rajouter un tel nom dans le carnet d'adresse de son fils, elle se tourna élégamment et le chercha du regard. Celui-ci, à première vue, n'était pas dans les parages. Lady Gryffondor se mordit discrètement la lèvre inférieure de contrariété. Ce n'était pas le moment de jouer à cache-cache.
— Un instant, je vous prie, dit-elle à l'intention de Lord Serpentard en s'éloignant.
Pressée de trouver son garnement, elle débuta son enquête en se dirigeant vers le buffet. Elle vérifia chaque côté de la longue table, allant même jusqu'à soulever la nappe. Malgré ses efforts, elle ne trouva aucune trace de son fils. Le fait qu'il ne se trouvait pas dans les environs était plutôt étonnant...En général, il passait son temps à se remplir la panse.
En dépit de toute sa bonne volonté, son fils restait introuvable.
— Godric ! Où êtes-vous enfin ?! héla Lady Gryffondor.
En plein milieu du brouhaha ambiant, un jeune garçon aux cheveux aux longues boucles ambrées, tournoyait sur la piste de danse avec sa partenaire. Sur son visage rayonnant, trônait un énorme sourire plein de gaîté et d'amusement. Il se dandinait au rythme de la musique et ne faisait pas du tout attention aux nombreux appels de sa mère.
Lady Gryffondor finit par l'apercevoir entre les danseurs et se créa un passage jusqu'à lui. Elle l'attira par l'arrière de son vêtement et le tira contre elle.
— Combien de fois dois-je vous dire de rester près de moi ?
— Mais maaamaaaan ! J'étais en train de montrer à Katy que j'arrivais à mener ! s'énerva Godric en essayant de se défaire de sa prise.
— Vous avez mieux à faire ! Venez et présentez-vous au Lord Serpentard et à son fils, ordonna-t-elle d'une voix ferme.
Mécontent d'avoir été interrompu si abruptement, Godric traîna des pieds jusqu'aux deux invités qui patientaient vers l'entrée. Il abaissa la tête vers le Lord, signe considéré comme respectueux, puis, porta son attention sur Salazar. En le voyant, ses yeux verdoyants se remirent à pétiller de malice. Il s'avança avec entrain et se planta devant lui, un grand sourire collé à ses lèvres.
— Je suis Godric Gryffondor, et toi, comment tu t'appelles ? T'as quel âge ? Moi j'ai dix ans !
La voix de Godric venait de résonner avec une spontanéité désarmante, et Salazar se trouva brusquement à court de mots. Une sécheresse inhabituelle lui noua la gorge, tandis qu'il observait le garçon devant lui. Il ne savait pas ce qui l'intimidait le plus : l'éclat de ses yeux, semblables à celle d'une forêt profonde, ou de ce sourire bien trop lumineux.
De légères mèches de cheveux étaient collées sur son front rempli de sueur après sa danse. Ses joues, pleines et rebondis d'enfant, étaient encore colorées par le rouge de l'effort. Son surcot, où les armoiries de sa famille étaient brodées au fil d'or, glissait sur le côté gauche, ce qui faisait presque tomber son chaperon. Il ne tenait pas son dos droit, encore moins ses épaules. Et du peu qu'avait pu apercevoir Salazar, quelques minutes plus tôt, ce dénommé Godric ressemblait plus à un feu follet se mouvant sous la lune plutôt qu'à un enfant de bonne famille.
Godric n'avait rien de l'héritier typique des familles de sang-pur : ses gestes étaient trop francs, son sourire trop grand, et son regard brillait d'une insouciance presque déroutante. Pourtant, Salazar ne pouvait détourner les yeux de sa personne. Ce garçon, tout en désinvolture, semblait plus vivant que l'ensemble des invités réunis dans la pièce. Et contre toute attente, il trouvait cela fascinant.
Comment devait-il agir avec un tel spécimen ? De manière amicale, plutôt distante ? Le doute resserrera l'entrave autour de ses cordes vocales.
Jusqu'à maintenant, il n'avait pas eu de nombreuses occasions de côtoyer des enfants de son âge. Il savait comment se comporter devant des adultes, comment s'adresser aux serviteurs, mais il n'avait jamais essayé avec un autre jeune garçon.
Avant que Salazar n'arrive à trouver l'énergie de s'exprimer, Lady Gryffondor intervint en toussotant.
— Veuillez pardonner ses manières, il passe trop de son temps avec les serviteurs, plaisanta-t-elle avec un sourire figé.
La réaction de Lady Gryffondor fut comme un électrochoc pour Salazar. Sans même regarder, il était conscient que son père étudiait sa réaction avec attention. Salazar devait d'abord penser à la réputation de sa famille, assurer le respect qu'on devait à son rang. Il ne devait pas oublier qui se tenait près de lui.
— Ce n'est rien, ma Lady, assura Salazar d'un timide sourire.
Salazar se défit de ses craintes et fit un pas vers Godric. Il tendit la main dans sa direction et lui adressa enfin la parole.
— Je me présente, Salazar Serpentard. J'ai neuf ans, dit-il avec tout le calme dont il était capable. J'ai pu vous voir danser de loin, c'était remarquable.
L'immense joie de Godric étira un peu plus son sourire et le scintillement de ses iris se décupla. La douceur de la voix de Salazar avait éloigné en un instant les remontrances de sa mère. Il se jeta presque sur sa main, subjugué par l'idée de se faire un nouvel ami.
L'énergie avec laquelle il la serra étonna Salazar. Il avait compris que le jeune Gryffondor ne donnait pas d'importance à l'étiquette, mais tout de même…
— Enchanté de te connaître ! Crois-le ou non, mais je me suis entraîné pendant deux semaines pour atteindre cette perfection. J'en ai encore mal aux pieds ! répondit Godric en riant gaiement.
— Godric…soupira Lady Gryffondor, épuisée de le reprendre à chaque parole.
— Je remarque qu'il est habité de la même fougue que Lord Gryffondor, fit le père de Salazar avec un rictus.
— Ne m'en parlez pas…Il épuise tous ses professeurs, rétorqua-t-elle en dardant son regard sur Godric.
— Je ne vois pas votre mari, fit remarquer le Lord Serpentard. Est-il absent ?
— Il est actuellement en voyage. Depuis que ces portoloin ont été inventés, il ne cesse d'aller là où la magie le porte.
À l'évocation du portoloin, Salazar fut habité par une soudaine énergie. Cette invention avait révolutionné le transport magique. Depuis qu'un mystérieux magicien avait réussi à trouver la formule parfaite pour enchanter des objets, et les transformer comme moyen de téléportation, les sorciers s'improvisaient voyageurs. Salazar avait bien essayé de convaincre son père d'en acheter un, mais Lord Serpentard n'était pas encore convaincu de son utilisation.
— D'ailleurs, maintenant que j'y pense, il sera sûrement déçu d'avoir raté votre retour. Que pensez-vous de venir lors de notre prochaine chasse ? Vous pourriez emmener Salazar avec vous, mon fils se fera un plaisir de passer du temps avec lui.
Salazar eût un regard en direction de son père. Il lui avait toujours répété que la chasse était une activité pour les sots. Ce fut avec stupéfaction qu'il le vit hocher de la tête, et non refuser de but en blanc.
— Merci pour votre invitation. J'y réfléchirais.
Lors Serpentard croisa enfin le regard de son fils et il en profita pour s'insinuer dans ses pensées.
Vous profiterez de cette occasion pour vous rapprocher de l'héritier.
Salazar acquiesça avec discrétion. Il savait déjà que son père souhaitait qu'il se crée des relations avec des personnes puissantes. C'était bien pour cette raison qu'ils s'étaient présentés à ce bal.
Godric, qui n'avait toujours pas lâché la main de Salazar, se pencha soudainement vers lui, le sortant de sa réflexion.
— Veux-tu venir dans ma chambre ? Je pourrais te montrer le nouveau balai que mon père m'a rapporté de son dernier voyage, il vient de Francia !
Salazar haussa les sourcils. Il n'avait jamais porté un grand intérêt pour le vol sur balai. Il trouvait que ce moyen de déplacement était inconfortable et beaucoup trop dangereux. Mais en voyant l'intérêt de Godric sur le sujet, il était peut-être préférable de feindre plutôt que de refuser. Il se tourne vers son père, prêt à lui demander l'autorisation de l'accompagner. Lord Salazar posa sa main sur l'épaule de son fils en le gratifiant de son premier vrai sourire de la soirée.
— Allez-y, revenez dans une heure.
Même s'il savait quelles étaient les intentions réelles de son père, Salazar ressentit une douce chaleur se répandre dans sa poitrine à sa réponse. Il se retourna vers Godric et acquiesça à sa proposition. Godric, continuant de rayonner comme le soleil, tint Salazar par la main et l'entraîna à travers le manoir jusqu'à leur destination. Le petit serpent, surpris par cette spontanéité, se laissa guider, jetant un dernier regard au Lord.
Les deux parents, restés en retrait, les regardèrent disparaître dans les escaliers.
— Vous avez l'air de bien vous entendre avec votre fils, Lord Serpentard, glissa Lady Gryffondor en portant une coupe à ses lèvres.
— Je fais de mon mieux pour qu'il soit quelqu'un de respectable, fit-il avec détachement.
— Cela vous va bien, d'être père, lui confia-t-elle avec sincérité. Je suis heureuse que vous puissiez enfin connaître ce bonheur.
Lord Salazar, les yeux cernés par sa lecture bien trop tardive de la veille, la remercia d'un signe de tête presque imperceptible. Tous les deux, l'un à côté de l'autre, ne pouvaient se douter qu'ils venaient d'assister à la rencontre des plus grands sorciers de la future génération.
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