A l'ombre des arbres
Samedi 03 septembre 2050, vers 10h30
Avec @Rachel Hill
Avec @Rachel Hill
La météo est assez clémente en ce surlendemain de la rentrée scolaire, certainement pour moi la rentrée la plus incroyable de ma courte existence. Même si je ne sais pas ce que me réservent les prochaines décennies, ça m’étonnerait que je vive encore souvent une telle plongée dans l’inconnu.
J’ai franchi la grande porte du château et lui tourne maintenant le dos pour m’aventurer dans le parc qui entoure l’école. De ce que j’ai entendu hier dans la salle commune et encore ce matin au petit-déjeuner, les devoirs ne vont pas tarder à pleuvoir alors autant profiter aujourd’hui du beau soleil qui inonde les espaces libres entre les arbres. Ça me fait penser à l’école que je fréquentais encore l’année dernière mais en plus… ancien. Calme aussi. Je n’ai encore jamais connu un endroit où les sons de la nature ne sont pas gâchés par de la musique, des bruits de voitures ou de téléphone. Juste le bruissement des arbres et les cris des animaux.
Beaucoup d’élèves sont partis profiter du soleil sur la rive du lac, je préfère m’aventurer sous les arbres. Ce n’est pas près de l’eau que je vais en voir beaucoup. C’est dans les arbres qu’ils nichent. Ça m’inquiète d’ailleurs de voir qu’il y a tant de chats dans le château. J’espère qu’ils ne s’aventurent pas trop dans le parc. Sales bêtes.
Après quelques minutes à marcher lentement entre les arbres, je finis par remarquer une petite boule de poils rousse, accrochée en hauteur à l’écorce d’un arbre, tournant la tête dans plusieurs directions. Je me fige, le sourire aux lèvres, observant le petit écureuil sans doute occupé à chercher un endroit où planquer une noisette qu’il vient de trouver.
A l'ombre des arbres
Cela ne faisait que deux jours que Rachel était arrivée au château, et elle avait la légitime impression qu'elle n'avait jamais vécu un tel bouleversement dans sa vie auparavant.
Elle, enfant de moldus qui n'avait jamais vraiment quitté la petite librairie de ses parents dans le sud de l'Angleterre, se retrouvait dans une école qui avait l'air encore plus habitée que son village entier. À chaque fois qu'elle tournait la tête, elle apercevait de nouveaux visages, et malheureusement, l'émerveillement qu'elle ressentait face à ce château et ce nouveau monde qu'elle venait d'intégrer ne suffisait pas à faire disparaître sa panique sociale.
Évidemment, elle avait pensé à aller à la bibliothèque, mais après avoir tourné en rond sans parvenir à la trouver, elle s'était sentie étouffer et s'était mise en quête de prendre l'air dehors.
La météo était encore clémente, même si l'été s'achevait bientôt. En un coup d'œil, la jeune Poufsouffle put voir que la plupart des élèves profitaient du soleil sur les rives du grand lac noir qui entourait le château. Fuyante, elle se mit donc à explorer le parc en se promettant de s'approcher de l'eau un jour où il y aurait moins de monde.
Marchant au hasard, elle se laissa distraire par les bruits d'animaux et de feuilles qui provenaient d'un peu partout, et se sentit immédiatement attirée par la dense forêt qui se trouvait de l'autre côté de l'eau. De ce qu'elle avait compris, celle-ci était interdite d'accès car dangereuse, mais la jeune fille ne put s'empêcher d'imaginer toutes les créatures aussi fascinantes que terrifiantes qui pouvaient s'y cacher.
Perdue dans ses pensées, elle ne se rendait pas vraiment compte où ses pas la menaient, et se figea lorsqu'elle réalisa soudainement qu'elle se retrouvait face à une inconnue qui observait un écureuil.
#5c2603 / 12 ans / 1ʳᵉ année RP
Elle, enfant de moldus qui n'avait jamais vraiment quitté la petite librairie de ses parents dans le sud de l'Angleterre, se retrouvait dans une école qui avait l'air encore plus habitée que son village entier. À chaque fois qu'elle tournait la tête, elle apercevait de nouveaux visages, et malheureusement, l'émerveillement qu'elle ressentait face à ce château et ce nouveau monde qu'elle venait d'intégrer ne suffisait pas à faire disparaître sa panique sociale.
Évidemment, elle avait pensé à aller à la bibliothèque, mais après avoir tourné en rond sans parvenir à la trouver, elle s'était sentie étouffer et s'était mise en quête de prendre l'air dehors.
La météo était encore clémente, même si l'été s'achevait bientôt. En un coup d'œil, la jeune Poufsouffle put voir que la plupart des élèves profitaient du soleil sur les rives du grand lac noir qui entourait le château. Fuyante, elle se mit donc à explorer le parc en se promettant de s'approcher de l'eau un jour où il y aurait moins de monde.
Marchant au hasard, elle se laissa distraire par les bruits d'animaux et de feuilles qui provenaient d'un peu partout, et se sentit immédiatement attirée par la dense forêt qui se trouvait de l'autre côté de l'eau. De ce qu'elle avait compris, celle-ci était interdite d'accès car dangereuse, mais la jeune fille ne put s'empêcher d'imaginer toutes les créatures aussi fascinantes que terrifiantes qui pouvaient s'y cacher.
Perdue dans ses pensées, elle ne se rendait pas vraiment compte où ses pas la menaient, et se figea lorsqu'elle réalisa soudainement qu'elle se retrouvait face à une inconnue qui observait un écureuil.
@Elisabeth Swanmere
#5c2603 / 12 ans / 1ʳᵉ année RP
A l'ombre des arbres
Je reste un long moment immobile, plongée dans la contemplation du petit animal qui m’a certainement vue mais ne semble pas se préoccuper de ma présence. Les mouvements de tête qu’il fait quand il regarde d’un côté ou de l’autre, l’aisance avec laquelle il s’accroche à l’écorce, ça m’émerveille comme à chaque fois que j’en vois dans les parcs à Londres.
Je ne sais pas combien de temps je suis restée ainsi à admirer l’écureuil, pas très longtemps sans doute car il n’allait pas rester là à poser pendant des heures alors qu’il fait ses provisions, mais quand il disparaît dans les hauteurs de l’arbre, je remarque que je ne suis pas toute seule.
— Bonjour.
Je ne l’ai pas entendue approcher. Peut-être qu’elle n’a pas voulu faire fuir l’écureuil et a marché à pas de loup pour pouvoir l’observer. Ou elle n’a pas voulu me déranger. Dans les deux cas, j’apprécie sa discrétion.
Je la regarde plus en détail. Elle paraît être de mon âge et en y réfléchissant, il me semble l’avoir vue hier dans ma classe et lors de la répartition. Mais si j’ai entendu son nom, je l’ai oublié. Elle profite sans doute comme moi de la journée pour découvrir l’école.
— C’est joli ce parc mais il fait un peu plus sauvage qu’à Londres je trouve. Oh, je m’appelle Elisabeth.
@Rachel Hill
Je ne sais pas combien de temps je suis restée ainsi à admirer l’écureuil, pas très longtemps sans doute car il n’allait pas rester là à poser pendant des heures alors qu’il fait ses provisions, mais quand il disparaît dans les hauteurs de l’arbre, je remarque que je ne suis pas toute seule.
— Bonjour.
Je ne l’ai pas entendue approcher. Peut-être qu’elle n’a pas voulu faire fuir l’écureuil et a marché à pas de loup pour pouvoir l’observer. Ou elle n’a pas voulu me déranger. Dans les deux cas, j’apprécie sa discrétion.
Je la regarde plus en détail. Elle paraît être de mon âge et en y réfléchissant, il me semble l’avoir vue hier dans ma classe et lors de la répartition. Mais si j’ai entendu son nom, je l’ai oublié. Elle profite sans doute comme moi de la journée pour découvrir l’école.
— C’est joli ce parc mais il fait un peu plus sauvage qu’à Londres je trouve. Oh, je m’appelle Elisabeth.
@Rachel Hill
A l'ombre des arbres
Rachel avait déjà aperçu la dénommée Elisabeth la veille, durant la cérémonie de répartition. En fait, elle avait observé tout le monde, et même si elle était incapable de se souvenir de son nom de famille ou de la maison dans laquelle elle avait été répartie, son visage lui était néanmoins familier.
Elle baissa les yeux vers l'écureuil, toujours immobile. Le pauvre devait être terrifié de se retrouver face à deux géantes qui l'observaient. Cependant, ça lui faisait un bien fou de savoir qu'il y avait de la vie animale si près du château, en dehors de tous les animaux de compagnie qu'elle avait pu croiser. Même si l'accès à la forêt leur était interdit, elle savait désormais qu'en se promenant dans le parc elle aurait l'occasion de tomber sur de la vie sauvage, libre.
À cette pensée, elle ne put s'empêcher d'esquisser un léger sourire, avant de réaliser qu'elle n'avait toujours pas répondu à la jeune blonde. Elle s'efforça donc de parler le plus doucement possible, tout en restant audible, afin de ne pas effrayer l'animal plus qu'il ne l'était déjà probablement.
- Oh, euh, enchantée Elisabeth, moi c'est Rachel. C'était toujours aussi terrifiant de parler à des inconnus. Oui je suis d'accord, il est vraiment joli ce parc, mais j'avoue que la forêt m'attire encore plus. J'ai jamais vraiment été à Londres, enfin je veux dire en dehors du jour où j'ai dû aller acheter mes affaires et quand on a dû prendre le train, donc je sais pas trop comment y sont les parcs. Moi je viens d'un village un peu perdu, alors tout ce qui est autour est "sauvage", comme tu dis, mais franchement j'adore ça, y'a plein d'animaux.
Elle s'arrêta dans son monologue. Elle avait peur d'avoir trop parlé d'un coup, elle ne voulait surtout pas donner l'impression de vouloir monopoliser la conversation.
- Je crois t'avoir vue hier à la répartition, tu es en première année aussi, non ? J'ai pas retenu où tu es, mais moi je suis à Poufsouffle.
#5c2603 / 12 ans / 1ʳᵉ année RP
Elle baissa les yeux vers l'écureuil, toujours immobile. Le pauvre devait être terrifié de se retrouver face à deux géantes qui l'observaient. Cependant, ça lui faisait un bien fou de savoir qu'il y avait de la vie animale si près du château, en dehors de tous les animaux de compagnie qu'elle avait pu croiser. Même si l'accès à la forêt leur était interdit, elle savait désormais qu'en se promenant dans le parc elle aurait l'occasion de tomber sur de la vie sauvage, libre.
À cette pensée, elle ne put s'empêcher d'esquisser un léger sourire, avant de réaliser qu'elle n'avait toujours pas répondu à la jeune blonde. Elle s'efforça donc de parler le plus doucement possible, tout en restant audible, afin de ne pas effrayer l'animal plus qu'il ne l'était déjà probablement.
- Oh, euh, enchantée Elisabeth, moi c'est Rachel. C'était toujours aussi terrifiant de parler à des inconnus. Oui je suis d'accord, il est vraiment joli ce parc, mais j'avoue que la forêt m'attire encore plus. J'ai jamais vraiment été à Londres, enfin je veux dire en dehors du jour où j'ai dû aller acheter mes affaires et quand on a dû prendre le train, donc je sais pas trop comment y sont les parcs. Moi je viens d'un village un peu perdu, alors tout ce qui est autour est "sauvage", comme tu dis, mais franchement j'adore ça, y'a plein d'animaux.
Elle s'arrêta dans son monologue. Elle avait peur d'avoir trop parlé d'un coup, elle ne voulait surtout pas donner l'impression de vouloir monopoliser la conversation.
- Je crois t'avoir vue hier à la répartition, tu es en première année aussi, non ? J'ai pas retenu où tu es, mais moi je suis à Poufsouffle.
@Elisabeth Swanmere
#5c2603 / 12 ans / 1ʳᵉ année RP
A l'ombre des arbres
Enchantée de te connaître Rachel. J'ai été placée dans la maison Serdaigle. Même si c'est plus une tour qu'une maison, on doit monter au sixième étage pour aller dans notre salle commune et le dortoir est encore au-dessus. On a une belle vue mais ça fait quand même haut.
La montée le premier soir m'avait paru interminable. Je me suis demandé d'ailleurs qui avait monté toutes nos affaires débarquées du train tout là haut. Je suppose qu'ils ont utilisé la magie mais quand même, ça devait être un sacré bazar.
— A Londres, c'est pas du tout la même chose. C'est plus aménagé comme un grand jardin alors qu'ici, c'est plus sauvage. Là-bas, les oiseaux et les écureuils sont tellement habitués de voir des gens qui leur donnent à manger qu'ils descendent des arbres et n'ont pas peur d'approcher. Pas du tout comme celui-là.
L'écureuil lui a disparu dans les hauteurs de l'arbre. Je me demande s'il arrivera, au fil du temps, que certains se familiarisent assez avec ma présence pour oser s'approcher. J'essaie d'imaginer comment pouvait être son village qui semble presque perdu au milieu d'une vaste nature sauvage. Ça a l'air d'être autre chose que les endroits où moi j'ai toujours vécu.
— Moi j'habite une petite ville au sud de Londres mais j'ai surtout été en internat dans une école primaire. Mes parents travaillent beaucoup et ne pouvaient pas être là chaque soir. La nature sauvage, je n'ai pas encore connu. C'est un peu comme ce qu'on voit ici ?
La montée le premier soir m'avait paru interminable. Je me suis demandé d'ailleurs qui avait monté toutes nos affaires débarquées du train tout là haut. Je suppose qu'ils ont utilisé la magie mais quand même, ça devait être un sacré bazar.
— A Londres, c'est pas du tout la même chose. C'est plus aménagé comme un grand jardin alors qu'ici, c'est plus sauvage. Là-bas, les oiseaux et les écureuils sont tellement habitués de voir des gens qui leur donnent à manger qu'ils descendent des arbres et n'ont pas peur d'approcher. Pas du tout comme celui-là.
L'écureuil lui a disparu dans les hauteurs de l'arbre. Je me demande s'il arrivera, au fil du temps, que certains se familiarisent assez avec ma présence pour oser s'approcher. J'essaie d'imaginer comment pouvait être son village qui semble presque perdu au milieu d'une vaste nature sauvage. Ça a l'air d'être autre chose que les endroits où moi j'ai toujours vécu.
— Moi j'habite une petite ville au sud de Londres mais j'ai surtout été en internat dans une école primaire. Mes parents travaillent beaucoup et ne pouvaient pas être là chaque soir. La nature sauvage, je n'ai pas encore connu. C'est un peu comme ce qu'on voit ici ?
@Rachel Hill
Dernière modification par Elisabeth Swanmere le 6 juin 2026, 15:45, modifié 1 fois.
A l'ombre des arbres
C'est en entendant l'emplacement de la Maison des Serdaigles que Rachel réalisa deux choses. Premièrement, qu'elle ne s'en sortait vraiment pas mal avec sa maison au premier étage. Alors certes, la vue depuis la tour des Serdaigles devait être absolument magnifique, mais elle n'était pas sûre d'être capable de monter et descendre tous ses étages plusieurs fois par jour.
Mais surtout, elle réalisa qu'elle ne s'était posé aucune question sur les autres maisons tant elle avait été obnubilée par la sienne. Étaient-elles toutes aussi belles les unes que les autres ? Laquelle aurait été sa préférée si elle avait pu les visiter ? Lui serait-il même possible de les visiter un jour ? Probablement pas.
Elle était un peu déçue de tout ce mystère, mais tant pis. Elle trouverait bien quelqu'un, un jour, qui serait prêt à lui décrire ces lieux privés dans les moindres détails. Et puis, en attendant, rien ne l'empêchait de les imaginer sous toutes les coutures.
En entendant comment était la nature "sauvage" de Londres, Rachel se dit qu'elle n'avait rien à envier à cette ville. Elle préférait mille fois les animaux timides qui vivaient librement à ceux qui se laissaient approcher par les humains tant ils dépendent d'eux.
- Oh, donc l'internat ça te parle déjà ? J'avoue que pour moi c'est tout le contraire, j'étais dans la petite école de mon village et j'ai toujours été assez solitaire. J'étais tout le temps avec mes parents, ils tiennent la librairie de mon village, donc j'avoue que, ici, j'ai l'impression qu'il y a plus de personnes que je n'en ai jamais rencontré de ma vie entière haha, donc si t'as des conseils sur la vie commune ou pour réussir à se faire des amis et tout, vraiment je prends avec plaisir…
Elle avait l'impression d'être une désespérée en manque d'amis. Et franchement, c'était peut-être un peu le cas.
Elle releva la tête pour tenter de réapercevoir l'écureuil qui s'était rapproché de la cime des arbres, l'oreille tendue pour tenter de l'entendre gigoter dans les feuilles.
- Pour ce qui est de la nature sauvage, oui, c'est un peu ça, oui. Les animaux vivent libres, ils ne dépendent pas des humains contrairement à la ville, parce que c'est moins pollué, donc ils trouvent plus facilement ce qui convient à leur alimentation dans la nature. Quand ils aperçoivent un humain, ils ont tendance à se figer, à observer. Si on bouge pas, ils ne bougent pas non plus, ils observent. Sinon, bah ils fuient. Parfois on aimerait que ça fasse comme dans les films et que les animaux viennent nous voir et tout. Mais je préfère qu'ils fuient parce qu'ils sont libres plutôt qu'ils viennent parce qu'ils se sentent dépendants pour manger.
Rachel se rendit compte que son discours d'activiste avait été bien trop long, bientôt ce serait Elisabeth qui allait fuir si elle continuait.
- Euh, désolée. J'ai peut-être un peu trop parlé, mais j'avoue que c'est un sujet qui me tient à cœur…
#5c2603 / 12 ans / 1ʳᵉ année RP
Mais surtout, elle réalisa qu'elle ne s'était posé aucune question sur les autres maisons tant elle avait été obnubilée par la sienne. Étaient-elles toutes aussi belles les unes que les autres ? Laquelle aurait été sa préférée si elle avait pu les visiter ? Lui serait-il même possible de les visiter un jour ? Probablement pas.
Elle était un peu déçue de tout ce mystère, mais tant pis. Elle trouverait bien quelqu'un, un jour, qui serait prêt à lui décrire ces lieux privés dans les moindres détails. Et puis, en attendant, rien ne l'empêchait de les imaginer sous toutes les coutures.
En entendant comment était la nature "sauvage" de Londres, Rachel se dit qu'elle n'avait rien à envier à cette ville. Elle préférait mille fois les animaux timides qui vivaient librement à ceux qui se laissaient approcher par les humains tant ils dépendent d'eux.
- Oh, donc l'internat ça te parle déjà ? J'avoue que pour moi c'est tout le contraire, j'étais dans la petite école de mon village et j'ai toujours été assez solitaire. J'étais tout le temps avec mes parents, ils tiennent la librairie de mon village, donc j'avoue que, ici, j'ai l'impression qu'il y a plus de personnes que je n'en ai jamais rencontré de ma vie entière haha, donc si t'as des conseils sur la vie commune ou pour réussir à se faire des amis et tout, vraiment je prends avec plaisir…
Elle avait l'impression d'être une désespérée en manque d'amis. Et franchement, c'était peut-être un peu le cas.
Elle releva la tête pour tenter de réapercevoir l'écureuil qui s'était rapproché de la cime des arbres, l'oreille tendue pour tenter de l'entendre gigoter dans les feuilles.
- Pour ce qui est de la nature sauvage, oui, c'est un peu ça, oui. Les animaux vivent libres, ils ne dépendent pas des humains contrairement à la ville, parce que c'est moins pollué, donc ils trouvent plus facilement ce qui convient à leur alimentation dans la nature. Quand ils aperçoivent un humain, ils ont tendance à se figer, à observer. Si on bouge pas, ils ne bougent pas non plus, ils observent. Sinon, bah ils fuient. Parfois on aimerait que ça fasse comme dans les films et que les animaux viennent nous voir et tout. Mais je préfère qu'ils fuient parce qu'ils sont libres plutôt qu'ils viennent parce qu'ils se sentent dépendants pour manger.
Rachel se rendit compte que son discours d'activiste avait été bien trop long, bientôt ce serait Elisabeth qui allait fuir si elle continuait.
- Euh, désolée. J'ai peut-être un peu trop parlé, mais j'avoue que c'est un sujet qui me tient à cœur…
@Elisabeth Swanmere
#5c2603 / 12 ans / 1ʳᵉ année RP
A l'ombre des arbres
— Oh ce n’est rien.
Je ris gentiment qu’elle trouve être trop volubile. Elle me laisse songeuse cependant quand elle m’explique avoir toujours vécu avec ses parents. J’imagine une petite famille soudée, dans un village où tout le monde se connaît et j’essaie d’imaginer ce que ça aurait été de vivre cela avec ma propre famille. Mais je ne vois vraiment pas comment intégrer mon grand frère dans ce charmant tableau.
— De ce que tu me dis, j’imagine que tu étais souvent plongée dans les livres de votre librairie. Ça m’aurait plu je crois.
Évidemment ça paraît toujours un peu merveilleux les enfances qui n’ont pas été les nôtres. J’envie un peu, beaucoup, la présence quotidienne de ses parents dont elle a pu profiter. Mais peut-être aurais-je trouvé cela ennuyeux.
— Oh purée, j’imagine que l’internat ici ça doit te paraître être presque un autre monde. Mais bon... Y a quand même un truc étonnant dans notre dortoir ici, enfin, dans le dortoir Minuit où je suis, c’est qu’on est mélangés avec des filles plus grandes. C’était pas comme ça dans ma précédente école. Je sais pas si c’est comme ça aussi dans le tien. C’est moins chouette je trouve parce qu’en général, les grandes restent plutôt entre elles. Mais bon.
C’est vraiment bizarre je trouve car ces grandes dans mon dortoir, elles sont sympas quand même et si on a besoin d’aide, on peut compter sur elles je crois mais c'est surtout qu’on n’ose pas trop les déranger.
— Si j’ai un conseil à te donner, c’est de ne pas rester dans ton coin. Presque tout le monde en première, on ne connaît encore personne ici. Alors quand tu en as l’occasion, dis quelques mots aux filles ou garçons de notre classe que tu croises. Comme aujourd'hui. Il y en a avec qui le courant passera bien, d’autres moins. Mais il ne faut pas attendre. Si tu laisses les groupes se former sans toi, après c’est beaucoup plus difficile d’en rejoindre un.
Je ris gentiment qu’elle trouve être trop volubile. Elle me laisse songeuse cependant quand elle m’explique avoir toujours vécu avec ses parents. J’imagine une petite famille soudée, dans un village où tout le monde se connaît et j’essaie d’imaginer ce que ça aurait été de vivre cela avec ma propre famille. Mais je ne vois vraiment pas comment intégrer mon grand frère dans ce charmant tableau.
— De ce que tu me dis, j’imagine que tu étais souvent plongée dans les livres de votre librairie. Ça m’aurait plu je crois.
Évidemment ça paraît toujours un peu merveilleux les enfances qui n’ont pas été les nôtres. J’envie un peu, beaucoup, la présence quotidienne de ses parents dont elle a pu profiter. Mais peut-être aurais-je trouvé cela ennuyeux.
— Oh purée, j’imagine que l’internat ici ça doit te paraître être presque un autre monde. Mais bon... Y a quand même un truc étonnant dans notre dortoir ici, enfin, dans le dortoir Minuit où je suis, c’est qu’on est mélangés avec des filles plus grandes. C’était pas comme ça dans ma précédente école. Je sais pas si c’est comme ça aussi dans le tien. C’est moins chouette je trouve parce qu’en général, les grandes restent plutôt entre elles. Mais bon.
C’est vraiment bizarre je trouve car ces grandes dans mon dortoir, elles sont sympas quand même et si on a besoin d’aide, on peut compter sur elles je crois mais c'est surtout qu’on n’ose pas trop les déranger.
— Si j’ai un conseil à te donner, c’est de ne pas rester dans ton coin. Presque tout le monde en première, on ne connaît encore personne ici. Alors quand tu en as l’occasion, dis quelques mots aux filles ou garçons de notre classe que tu croises. Comme aujourd'hui. Il y en a avec qui le courant passera bien, d’autres moins. Mais il ne faut pas attendre. Si tu laisses les groupes se former sans toi, après c’est beaucoup plus difficile d’en rejoindre un.
@Rachel Hill