22 mai 2026, 18:00
 Killarney   OS   RPG++  Ich liebe dich, Mama
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Importance
Ce sujet comporte autant de posts que le nombre de jours des vacances de Noël 2050. Pendant ces jours de repos, Alice va apprendre à mieux connaître sa mère et à passer du temps avec elle. Elle fait ça car Mary est atteinte de leucémie donc elle veut créer des souvenirs d'elle avant qu'elle décède ce qui arrivera pas vu que ça se soigne. Mais, chuuut !
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Sommaire
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OS/Jours

Lun. 19/12 : Mémories
Mar. 20/12 :
Mer. 21/12 :
Jeu. 22/12 :
Ven. 23/12 :
Sam. 24/12 :
Dim. 25/12 :
Lun. 26/12 :
Mar. 27/12 :
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Dernière modification par Alice Grant le 23 mai 2026, 04:08, modifié 1 fois.

ALICE GRANT / SERPENTARD / DEUXIÈME ANNÉE
Couleur parole Rp : vert forêt (#3C612F) Présence : normale, souvent la nuit
Stalkeuse Suprême - Maîtresse des Parchemins

22 mai 2026, 18:08
 Killarney   OS   RPG++  Ich liebe dich, Mama
MÉMORIES
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Lundi 19 Décembre 2050, 5h45
Sur la route de Killarney, Irlande
Avec @Mary Grant et @Asher Grant
PNJ's actifs et recensés - #560591 - #4169E1
Rp avant
Rp après

Je m'éveillai difficilement. Mes paupières étaient lourdes, mon esprit embrumé par les vapeurs de mon sommeil mais je me réveillai sans faire de bruit, en ouvrant tout simplement mes yeux. Mes lunettes étaient collées sur mon nez, comme si je m'étais endormie en pleine observation, ce qui était sans doute vrai. La bave avait laissé une trace sur mon menton et j'avais une joue collée contre la vitre froide de la voiture de mes parents. J'avais la sensation de bouger mais, depuis mon réveil, je n'avais fait aucun mouvement. Puis, ma vision se précisa et je me souvins que j'étais dans une voiture avec mes parents en direction de Killarney.

Je jetai un coup d'oeil aux paysages qui défilaient derrière la vitre. Nous nous trouvions sur une autoroute et des voitures roulaient dans tous les sens. Dans le ciel, la voûte céleste parsemée d'étoiles que j'avais aperçu, avant de m'endormir, avait été remplacée par l'aube. Aurore aux doigts de roses s'était réveillée et avait étendu des trainées roseâtres sur les nuages. J'estimai qu'il était environ 5h30 et qu'il devait leur rester une bonne heure avant d'arriver chez nous.

Je me redressai et étouffai un bâillement. Je détendis mes jambes et mes bras ; mes membres étaient tous ankylosés à cause de ma sieste imprévue. Si j'avais su que j'allais m'endormir, j'aurais attrapé le plaid mis à la disposition par ma mère et j'aurais utilisé mon blouson pour faire un oreiller décent. Ressentant un frisson causé par un courant d'air venu de l'extérieur, je ramenai mes jambes contre moi pour me réchauffer. Comprenant que ma chaleur corporelle ne pourrait pas me réchauffer suffisamment, je tendis le bras pour attraper la couverture.

Le remue-ménage que je fis réveilla ma mère, assise sur le siège passager avant. Mary se redressa et fixa la route un instant, comme pour calculer à combien de kilomètres par heure la voiture roulait. Puis elle se tourna pour me regarder. J'étais maintenant sous la couverture ornée de fleurs. Mary me sourit avant de formuler une question :

" - Tu as bien dormi, ma chérie ?
- Parfaitement, répondis-je, quand est-ce qu'on arrive ?
- Je sais pas. Asher ? Tu as un ordre de grandeur ?
- Dans une heure, si on tombe pas dans les bouchons.
- Ok... Merci !"

Après ce rapide échange, la voiture retomba dans le silence. Je ne pouvais pas lire dans le véhicule car je vomissais dans les 5 minutes suivantes et mon livre serait mort. Alors, je portai mon regard derrière la vitre et imaginai mes amies sorcières. Noémie qui était restée au collège me faisait des grands signes de la main pour me souhaiter bonne chance. Ses cheveux bruns et ses yeux chocolats étaient tellement réalistes que je voulus tendre la main pour la toucher. Mais son visage disparut, remplacé par celui de Cassidy, lui-même qui se changea en celui de Rebekah. Les faces connues de Poudlard se succédèrent : Summer, Abi, Lina, Daphnée, Thomas, Matthew... Je remarquai que, dans cette multitude de portraits, la plupart étaient ceux de Serpentard. Il était vrai que les principaux élèves que je côtoyais étaient ceux de ma maison.

Soudain, le visage du psycomage, Mr Kyros, se dessina sur la vitre. Je le reconnus tout de suite avec la mèche blanche caractéristique de ses cheveux roux. Ses yeux verts semblaient dire : rappelle-toi de notre séance ! Cherche à connaitre ta mère ! Je sursautai et ma vision disparut. Presque certaine que je m'étais re endormie et que j'avais fait un rêve, je décidai quand même d'appliquer les conseils de l'adulte. Je fermai les yeux pour me souvenir de la séance et, instantanément, une question s'imposa à mon esprit. Alors, j'osai :

" - Maman...
- Oui, répondit ma mère.
- Je peux te poser une question ?
- Bien sûr.
- Que... Quel est ton tout premier souvenir ? Celui, qui, quand tu fouilles les tréfonds de ta mémoire, apparaît en dernier.
- Mon tout premier souvenir... murmura Mary, songeuse."

Le silence retomba dans l'habitacle pendant que Maman réfléchissait. Ce silence me donnait l'impression d'avoir commis une grave erreur. Les souvenirs étaient très précieux pour les gens. Ils les enfermaient dans la boite à bijoux de leur esprit, leur mémoire et les gardaient jalousement. En découvrir un sans le consentement du propriétaire revenait à faire une violation de la vie privée. J'espérai que Maman n'interpretais pas ma question de cette façon. Moi-même, je ne sais pas comment j'aurai réagis, je n'étais pas du nature très confiante et partageait mes souvenirs semblaient quelque chose impossible pour moi, à par avec ma famille. Alors, oui sans doute que j'aurai accepter si mes parents m'auraient poser la question. Mais avec les autres enfants de Poudlard... Je ne voulais pas y penser ; j'avais la désagréable impression que c'était ce qui s'était passé avec Cheryl, l'an dernier.

" - Je sais." dit Mary, surprenant plus d'un.

Je n'osais pas prononcer le mot que mon esprit avait formulé. Je ne voulais pas briser le moment qui se déroulait par à une question idiote. Papa semblait aussi atteindre, les deux mains sur le volant, roulant en une ligne droite. Tous deux, on attendait que Mary reprenne la parole. Elle était la femme qui comptait le plus dans notre vie. Je sentais presque son esprit à côte du mien.

" - J’avais environ quatre ou cinq ans. Je ne me souviens plus exactement de mon âge, mais Peter était déjà né. C’était entre deux missions de mon père ; pour une fois, il passait ses journées au manoir. Ma mère, elle, était absente. Je ne savais jamais vraiment où elle se trouvait, seulement qu’elle devait être quelque part, dans un pays lointain aux montagnes immenses. Peter dormait paisiblement dans sa chambre, le poing fermé contre lui. Et moi, j’étais installée dans le bureau de mon père, assise sur ses genoux. J’étais encore assez petite pour qu’il me consacre du temps, assez petite pour chercher sa présence sans même y penser. Devant nous reposait un grand atlas ouvert. Je ne me souviens plus des histoires qu’il racontait ni des endroits qu’il me montrait. Tout ce dont je me rappelle, c’est qu’il me demandait de lire les noms des pays dessinés sur les pages. Ce furent mes premiers mots lus. Pas Maman. Pas Papa. Pas même mon propre prénom. Seulement les noms du monde. Et toi, Alice ?"

Encore sous le choc, je n'enregistra pas la question posée par Maman. Alors, c'était pour ça qu'elle aimait tant la géographie de la Terre ? Elle ne l'avait pas précisé verbalement, mais ses mots respiraient d'un amour puissant. Elle m'avait déjà parlé de son père, mon grand-père, et l'avais décris comme un homme rude qui controlait le destin de ses enfants d'une main de fer. Quand on prenait son souvenir d'un autre point de vue, on avait la nette impression que cela avait été voulu que Maman aime les territoires. Mais, elle avait dû développer un amour sincère envers eux à force de les cotoyer. J'avais été touché qu'elle nous confie ce souvenir.

Je me remis à regarder par la fenêtre quand Maman réitéra sa question. Je me sentis rougir et, heureusement, que mes parents ne pouvaient me voir. Je n'y avais pas réfléchie alors je pris le temps comme ma mère. Je ferma les yeux, me laissant dans le vide sous ma conciensce. Dans ma tête, toute ma vie défilait devant mes yeux en fois deux et à l'envers. J'ai dû passer une ou deux minutes à regarder quand j'arriva enfin au début de mon film. Et, l'instant d'après, je revivai mon premier souvenir.

" - Tout est noir. fut mes premier mots. J'étais dans le noir ; je ne savais où j'étais, ni quelle heure il était. Je ne percevais rien. Sauf deux choses, deux voix qui chantaient en duo, au-dessus de ma tête. C'étaient vous, papa maman, et vous chantez. Je ne comprenez pas à un mot que vous prononcez mais la mélodie m'apaisait. On devait être la nuit et, bébé, j'avais fait un cauchemar. Ma mémoire a garder les mots de la musique, et aujourd'hui, je sais à quoi elle fait référence. C'est la Tendresse."

Je me tais, mon moment de partage était terminé. Bizarrement, je pensais à Rebekah, celle qui savait que cette chanson comptait pour moi. Qui, de nous deux, serait la plus surprise en apprenant que mon lien avec cette musique remontait à plus longtemps qu'on ne l'aurait imaginé ? Moi, à mon avis. Comment j'avais pu faire ça, parler de cette chanson ? Rebekah possédais une partie du puzzle de mon premier souvenir mais je ne comptais pas l'avertir. Et puis, elle en ferait quoi ? Elle n'était pas du genre à répéter. Perdue dans ses pensées, je fus rattraper par les mots de Papa. Pendant mon introspection, Maman avait dû lui demander son plus ancien souvenir.

" - C’était un jour qu’on attendait tous avec une impatience presque irréelle. Nous étions là, réunis dans ce long couloir d’hôpital : Papa, Alexander, May… et moi. J’étais encore le petit dernier de la famille — mais plus pour très longtemps. Ce jour-là, Allison allait naître. Je me souviens de l’attente, de cette excitation qui me faisait battre le cœur sans même que je comprenne vraiment pourquoi. À deux ans, on ne saisit pas grand-chose au monde. Pourtant, au fond de moi, j’avais cette certitude étrange et absolue : quelque chose d’important était en train de se produire. Dans quelques instants, je deviendrais grand frère. Puis Allison est arrivée. Et avec elle, une nouvelle lumière dans notre famille. Quatrième enfant des époux Grant, petite fille aussi turbulente que lumineuse, elle a grandi en semant partout son rire, son énergie et son désordre attendrissant. Au fil du temps, elle est devenue bien plus qu’une petite sœur : elle est devenue mon rayon de soleil."

Je me laissa bercer par les mots qui filaient entre les dents de mon père. Il avait un don avec l'écriture et les histoires à raconter. La petite voiture filait sur l'autoroute. Tout autour, il y avait d'autres véhicules, compagnons de trajet, suivant le même chemin, cette cicatrice dans la Terre. Mais personne ne ressentait la même émotion que moi : l'amour.

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1740 mots

ALICE GRANT / SERPENTARD / DEUXIÈME ANNÉE
Couleur parole Rp : vert forêt (#3C612F) Présence : normale, souvent la nuit
Stalkeuse Suprême - Maîtresse des Parchemins