23 mai 2026, 23:33
L'accidentel boum !
DIMANCHE 14 FÉVRIER 2049
12H35, GRANDE SALLE
@Émeline Joyner
Contexte inspiré de cette péripétie


La matinée avait été étrangement étrange. En réalité, la Saint-Valentin, c'était étrange tout court. Voir des gens s'offrir des roses ou se rouler des galoches dans les couloirs... Quelle horreur. Orion n'avait rien contre un petit rencard avec une fille, mais de là à lui offrir des cadeaux... Non, très peu pour lui. Il préférait marcher dans une bouse d'éruptif. En revanche, la Saint-Valentin était aussi la période des confessions. Dans les joues rougissantes et les doux regards partagés, certains osaient dévoiler un amour naissant et espéraient que la réponse serait réciproque.

Orion, dans tout ça ? Non, toujours très peu pour lui. Enfin... À peu près. S'il ne comptait confesser son amour à personne, une petite troisième année était venue le trouver le matin même pour lui remettre une boîte de quelques chocolats parfumés à la rose. D'abord un peu gêné par l'attention — et probablement aussi par le fait qu'il n'avait aucune foutue idée du prénom de l'intéressée —, il finit par capituler et accepter le cadeau. Elle avait lourdement insisté pour qu'il en mange un avec elle, mais il avait dit qu'il préférait les garder pour le goûter. Par l'art subtil de trouver des excuses, développé depuis sa plus tendre enfance, il réussit à s'extirper de sa prise et à filer dans sa salle commune.

Midi vint bien rapidement et, n'ayant pas vraiment l'intention de manger tous les chocolats offerts, il les prit malgré tout pour les donner au reste de la tablée ; il pariait sur un Poufsouffle pour être le premier à en déguster un. Assis par hasard sur l'une des tables de la Grande Salle, il mangeait donc paisiblement son déjeuner, guettant malgré tout que la jeune fille ne se repointe pas tout de suite. Ayant mis les chocolats à disposition, quelques personnes en prirent avant de quitter la pièce, le déjeuner touchant à sa fin. En regardant vers le paquet, il n'en restait que deux et décida d'en goûter — après tout, ils étaient à son attention. Il le plaça sur sa langue et commença à le faire fondre. Pas mauvais, songea-t-il en haussant les épaules. Il releva ensuite les yeux et remarqua alors Émeline Joyner, non loin de lui, en train de manger également. Elle aussi, elle va se goinf- Elle va s- Oh ! Oh... Ses pensées s'obstruèrent. Que venait-il de dire à son cerveau ? Qu'elle avait des beaux chev- Non, bien sûr que non. Pas Émeline Joyner. Pas elle.

Oh, pourquoi pas, finalement... Le cœur d'Orion commença à battre de manière irrégulière et ses joues se teintèrent de rose. Il ne le réalisait pas, mais les pralines avaient été trempées dans un philtre d'amour. Sûrement un truc envoyé par les parents de l'intéressée pour l'occasion. Misère... Elle est pas si mal, en vrai. Rien de bien puissant, mais assez pour perturber les pensées du garçon au point que lui-même ne s'en rende pas compte. Embarrassé, et parce qu'il ne savait pas quoi dire ou faire d'autre, il poussa le paquet vers elle.

« Il en reste un, si tu veux… »

Sa voix était tremblante, incertaine. En revanche, Orion avait l'impression que son esprit était plus au clair que jamais : il voulait être près d'elle. Terriblement. Une force invisible semblait le tirer vers l'arrière, mais il n'avait qu'une seule envie. Bondir, lui sourire et, si elle l'autorisait... lui tenir la main ?

Bonzoir :disguise:
578 mots
Dernière modification par Orion Blackburn le 21 juin 2026, 19:55, modifié 2 fois.

Couleur RP : #789586 #556B5F - 5ème année - non inscrit dans la chronologie
Chasseur de fantômes et Capitaine des AA | Bout De Laitue à ses heures perdues...

24 mai 2026, 02:02
L'accidentel boum !
Du rose, du rouge, des cœurs...Il y en avait partout et ça donnait la nausée à Émeline.

L'adolescente n'avait jamais porté une grande importance à la fête de l'amour. À ses yeux, il s'agissait surtout du jour où son père forçait la main à sa mère pour qu'ils aillent au restaurant. À l'époque, la petite Émeline pensait que sa mère avait surtout la flemme de sortir durant l'un de ses jours de repos. Avec la cadence de son travail, il n'était pas étonnant qu'elle préfère de loin son canapé et un bon film, plutôt qu'une salle bondée d'autres couples amourachés.

Maintenant, le doute avait pointé le bout de son nez. Elle se demandait s'il n'y avait pas eu autre chose derrière sa réticence à sortir. Dans sa dernière lettre, Jonathan lui disait que sa mère ne l'aimait plus, que c'était la raison du divorce annoncé quelques mois plus tôt. Cela avait tenu dans une unique phrase, sans déboires ni dérapages. Fini. C'était fini.

Dix-huit ans de mariage qui se terminaient aussi facilement ? Émeline n'arrivait pas à le concevoir. L'amour de sa mère, depuis quand s'était-il évanoui ? Depuis combien de temps la passion n'existait plus dans son cœur ? La Serdaigle n'avait aucune réponse à toutes ses questions et elle n'oserait sûrement pas les poser à la principale concernée. Le sujet de leur séparation était déjà à vif, elle ne voulait pas rajouter du sel sur la plaie encore béante.

Il ne lui restait plus que l'attente. Et la honte, aussi.

Elle n'avait toujours pas digéré le scandale entre Edmund, Orphéa et elle. Cet abruti d'Ed avait osé lui mentir dans les yeux et jeter sa camarade en plein milieu. Comme si le fait de la quitter ce n'était pas suffisant, il fallait encore qu'il invoque toujours plus de dramas autour de lui. Depuis sa discussion avec la Serpentard, elle avait un mal de chien pour se rendre vers les cachots et assister à ses cours de Potions, de peur de la croiser.

Donc bon, la Saint-Valentin, ils pouvaient tous la mettre dans le postérieur d'un troll. L'amour, c'était juste un truc pour faire mal. Rien de plus.

C'était ce qu'elle disait alors qu'elle esquivait une déclaration vers la porte de la Grande salle. En plus de déranger tout le monde en bloquant le passage, ils était complètement ridicules. Leurs sourires béat, n'était-ce pas le même genre qu'elle avait donné à Edmund ? Cette vérité lui broya un peu plus son cœur et rendit son visage plus triste qu'il ne l'était déjà.

Elle parvint à trouver une place au milieu du chahut ambiant et elle se servit de quoi grignoter. La faim n'était pas au rendez-vous. Bien cachée au fin fond de son estomac, elle restait à couvert, ne lui donnant même pas l'occasion de se jeter sur la nourriture pour atténuer sa peine. Sa fourchette jouait mollement avec les aliments qui étaient désormais dans son assiette, mais rien n'allait jusqu'à sa bouche.

Je devrais peut-être partir, pensa-t-elle, le yeux perdus entre deux bouts de jambon.

Sur le point de prendre sa décision, quelqu'un lui proposa un chocolat en poussant un paquet dans sa direction. Par le tremblotement de la voix, elle eût du mal à savoir qui venait de lui faire ce cadeau. Elle releva son regard, passant d'abord sur la boîte qui ne contenait plus qu'un unique chocolat, pour finir sur Orion Blackburn. S'il s'était agi d'une quelconque autre personne, elle aurait très bien pu accepter le présent, touchée par la gentille attention.

Mais là, il ne s'agissait pas de n'importe quel élève. C'était Blackburn...Blackburn quoi !
Dans quel monde elle irait accepter un chocolat de ce gars ?

La semaine juste avant, il avait fait un cinéma pas possible dans les toilettes abandonnées, la mettant dans la bouse d'éruptif, et désormais il venait faire le gentil garçon tout timide ? Il n'avait toujours pas compris que ses "charmes" ne lui faisaient ni chaud ni froid ? Elle était peut-être quelqu'un de plutôt simplet par moments, mais elle n'était pas née la tête dans un grille-pain. Sa fausse bouille d'ange n'allait pas lui permettre de la rouler dans la panade.

- Non merci, Blackburn. Tu n'as qu'à le manger toi, répondit-elle avec distance.

Son doigt repoussa la boite en direction du Serpentard, comme pour signer la fin de cet échange qui ne présageait rien de bon. Manger un chocolat empoisonné par ses soins ? Il pouvait rêver.

740 mots
@Orion Blackburn

- #066ccb - Coucou Rapeltout -- Son petit Moine Gras --
Semeuse de Discorde - Projectile de qualité supérieure - Méméline

27 mai 2026, 03:05
L'accidentel boum !
Émeline Joyner. Le petit Moine Gras. Ne pouvait-elle pas devenir... son petit Moine Gras ? Il était vrai que les deux ne s'étaient jamais vraiment entendus. Après tout, comment pourraient-ils ? Elle ne mangeait pas très proprement, elle avait essayé de l'envoyer en retenue... La liste était longue — plus ou moins. Et lui... Bon, c'était Orion, quoi. Il n'avait jamais été des plus chaleureux envers elle. Et pourtant, sa longue chevelure sombre ne lui avait jamais paru aussi soyeuse, ses yeux perdus dans son assiette n'avaient jamais eu l'air aussi ensorcelants et sa peau claire ne l'avait jamais fait autant rougir. Comment un être pouvait-il être aussi délicieux ? Orion n'avait pas la réponse et son cerveau embrûmé n'aidait pas à la chercher non plus.

Quand elle releva les yeux vers lui, il faillit s'étouffer sur sa propre salive. Mais quelle bombe ! Il ne se souvenait pas avoir eu un jour une telle pensée à son égard — ni pour personne, en réalité —, mais il ne comprenait pas non plus comment cela n'avait jamais pu traverser son esprit. Joyner le toisa et, l'espace d'un instant, il espéra secrètement qu'elle le trouve aussi charmant. Pire, il se sentait bête de ne pas avoir soigné son apparence. Orion était maniaque, oui, mais ce n'était pas le plus ordonné et ses vêtements ne faisaient pas exception. Sur son dos, il avait simplement jeté une polaire chaude pour combattre l'hiver écossais et n'avait toujours pas veillé à ce que son pantalon en jean soit repassé ou que ses chaussettes soient les mêmes. Misère, il n'avait même pas pensé à prendre une rose pour la lui offrir ! Pourquoi cette pensée ne lui avait-elle pas effleuré l'esprit en se réveillant ?

Peut-être parce qu'ils avaient tous les deux tenté d'envoyer l'autre en retenue il y a une semaine ? Ou parce qu'il n'avait jamais eu de mots doux à son égard ? Ou bien même parce qu'il l'avait toujours méprisée jusqu'à maintenant ? Ces idées lui paraissaient bien saugrenues, maintenant qu'il la voyait d'aussi près et éclairée par la lumière enivrante de la Grande Salle. Laissant son visage reposer au creux de sa main, il l'admirait aussi secrètement que possible, les yeux adoucis. Émeline, en revanche, le regardait d'un drôle d'air. Sceptique, elle avait même repoussé la boîte vers Orion ; ce refus lui donna la sensation qu'on venait d'enfoncer un couteau chauffé à blanc dans sa gorge. Il se sentait... Embarrassé ? Blessé ? Terrassé ? Ses joues rougirent automatiquement et sa tête se recroquevilla entre ses épaules.

« Non... C'était pour toi... », répliqua-t-il à voix basse.

Orion pleurait rarement, voire jamais, mais il semblait que ses émotions soient sans dessus-dessous, car il pouvait sentir sa gorge se nouer de la même manière qu'elle l'aurait fait si les larmes lui montaient. Le problème était qu'ainsi pelotonné, il n'avait plus une vision d'ensemble sur son beau visage. Alors, en se donnant un peu de courage, il soupira et releva le regard pour l'admirer d'emblée. Les yeux transis, il lui adressa un petit sourire timide.

« Tu sais, c'est la Saint-Valentin... La fête des amoureux. Je voulais te faire plaisir. T'offrir un petit quelque chose. Je t'ai déjà dit que tu étais jolie ? »

Jamais, ô grand jamais Orion Blackburn n'avait prononcé de telles niaiseries. S'il se voyait, il se serait probablement giflé. Et de toutes les personnes à qui il sortait ce baratin, il fallait surtout qu'il s'agisse d'Émeline Joyner. Quel fiasco. Peu importe, son esprit n'était pas encore aux pensées sensées. À la place, il repoussa une nouvelle fois le paquet de chocolat vers elle.

« Je sais que tu penses que je leur ai fait quelque chose. Mais on me les a offerts et j'aime pas ça... T'es sûre que t'en veux pas un ? Je crois me souvenir que tu es plutôt friande de sucreries », dit-il avec un ton taquin et les yeux rieurs. Tu vois que je te connais bien, Émeline ! Il aurait presque gloussé.

@Émeline Joyner, oh Lord...
670 mots
Dernière modification par Orion Blackburn le 21 juin 2026, 19:55, modifié 1 fois.

Couleur RP : #789586 #556B5F - 5ème année - non inscrit dans la chronologie
Chasseur de fantômes et Capitaine des AA | Bout De Laitue à ses heures perdues...

4 juin 2026, 02:05
L'accidentel boum !
Comme la Plume d'Orion et moi-même nous sommes joueuses, nous avons tirés au dé pour déterminer la tournure de ce post...Enjoy :lol:
Un simple refus, un retour à l'envoyeur, cela devait suffire, non ? Elle n'avait pas forcé pour nuancer sa voix et lui donner un côté plus doux, mais elle n'avait pas été non plus désobligeante. Dans des rôles inversés, elle était certaine qu'Orion se serait jeté sur cette occasion pour se moquer de sa gentillesse et lui rappeler qu'elle le dégoûtait. Il était impossible pour elle d'oublier les œillades répugnantes qu'il avait pu lui lancer les fois où ils se croisaient. C'était comme si le Serpentard, dès qu'il l'apercevait, se rejouait ce moment où elle avait juste pris plaisir à dévorer des sucreries.

Durant sa propre quatrième année, elle avait même retenté de lui en offrir pour ranger la fameuse hache de guerre. Cependant, les petites attentions de ce genre étaient de loin la meilleure façon d'envenimer les choses. Un vrai échec cuisant ! Le destin avait signé pour des années de rejet, et ça, elle ne pourrait pas s'en défaire avec de misérables bonbons.

Qu'elle rejette un minuscule chocolat, ça devrait même le soulager ! Ça lui évitait d'éviter à l'horreur qu'était Émeline en train de manger...Pourtant, ce vil serpent n'avait pas l'air heureux de son choix. Il maugréa des mots si bas qu'elle eut du mal à les entendre. En plein dans la grande salle, c'était compliqué de suivre une conversation quand le fond sonore vous rappelait en tout temps la quantité astronomique des élèves.

Elle se pencha en avant, juste de quoi lui permettre de mieux écouter ce qu'il avait à dire. S'il disait des méchancetés, elle préférait qu'il ait le courage de le lui dire en face plutôt que de les murmurer à la table.

- T'as dit quoi ? Répè-

Sa phrase mourut au fond dans sa gorge quand il revint à la charge avec le sujet de la Saint-Valentin. Pourquoi lui parlait-il de cette stupide fête ? Était-il friand de toutes ces mièvreries ? Émeline n'arrivait pas à y croire. Puis, que voulait dire ce sourire timide ? Depuis quand Blackburn savait-il sourire ? C'était à se demander s'il n'était pas sous l'emprise d'un sort...Stop. Que venait-il de dire là ? Qu'elle.était.jolie ?

Merlin avait dû pisser dans le cerveau de Blackburn pour lui faire dire ce genre de connerie.

Émeline regarda subitement autour d'elle, les joues monstrueusement rouge de gêne, espérant que personne d'autre n'avait entendu. Elle était habituée à sa méchanceté, mais jamais, ô grand jamais, elle n'était prête à recevoir un quelconque compliment de la part du Serpentard. Le mot déroutant n'était pas assez fort pour illustrer le comportement d'Orion.

Avec qui le garçon avait-il perdu un pari ? Elle ne voyait que ça comme raison pour le pousser à agir de la sorte. C'était à son tour de maugréer :

- Dis pas des trucs bizarres pour m'faire chier...Ça ne t'a pas suffit que j'parte en colle à cause de toi ?

Dire qu'il la trouvait belle alors qu'il avait tout fait pour qu'elle finisse en retenue...Du grand n'importe quoi !

Elle le vit repousser la boite une nouvelle fois vers elle, insistant sur le fait qu'il n'avait rien fait au chocolat. Offerts, avait-il dit ? Ça devait expliquer pourquoi d'autres élèves avaient pu piocher dedans juste avant. Hm...Mouais...C'était vraiment louche tout ça, mais l'entendre souligner qu'elle appréciait les sucreries lui arracha un soupir. S'agissait-il d'une nouvelle tentative de se moquer d'elle ? Émeline ne savait vraiment pas sur quel pied danser avec lui.

Tiraillée entre le doute et son instinct, ses mains vinrent entourer son visage, le cachant le temps de prendre sa prochaine décision. Pourquoi ne pouvait-elle pas juste manger en paix ? La tranquillité, c'était réservé à ceux qui ne mangeaient pas de sucre ? Émeline n'était pas loin de partir sur ce genre de théorie tirée par les cheveux pour justifier ce qui se passait.

- Si j'le mange, tu me laisseras tranquille ? finit-elle par souffler avec amertume, les joues toujours empourprées.

Quelque chose lui disait que si elle n'abdiquait pas, il n'allait pas lui lâcher les basques. Les autres élèves n'avaient pas l'air d'être en train de s'étouffer de douleur après en avoir mangé, alors ça ne devait pas être dangereux de le manger.

Loin de se douter de la bourde monumentale qu'elle était en train de faire, Émeline chipa le chocolat entre ses doigts, lança un dernier regard vers lui, avant de le glisser dans sa bouche. Elle croqua, s'attendant presque à sentir un goût immonde envahir ses papilles. À part le doux goût du chocolat, rien ne vint brusquer sa langue.

Voilà, c'était juste un chocolat ! Rien qu'un chocolat tout à fait innocent. Finalement, il pouvait bien y avoir de l'espoir pour Blackburn. La gentillesse l'avait peut-être touchée ce matin, au réveil. D'ailleurs, elle se demandait bien comment un si joli minois devait se présenter le matin. Il ne devait pas avoir grand-chose à faire pour se préparer. À peine un coup d'eau, et il devait déjà arpenter les couloirs pour y montrer sa beauté.

Blackburn…beau ? À bien le regarder, elle avait l'impression que son visage s'était mis à briller. Une déesse pouvait bien lui avoir donné sa bénédiction en cet instant, elle le croirait dur comme fer. En plus, il lui rendait un tel regard ! Comment avait-elle fait pour ne pas remarquer à quel point ils étaient profonds et fascinants ?! Ce divin personnage avait même dit qu'il la trouvait jolie...L'air vint à lui manquer en se rappelant subitement le compliment d'Orion.

- M-M-Merci pour l-le chocolat...bredouilla-t-elle, les joues virant au cramoisi. T-Tu aimes q-quoi alors, s-si tu n'aimes p-pas le chocolat ? osa-t-elle demander, soudainement désireuse de mieux le connaître.

Sa langue n'arrivait pas à aligner trois mots sans bégayer à cause de ses deux prunelles braquées sur elle. Jamais elle n'avait ressenti une telle gêne face à quelqu'un, et surtout pas face à ce serpent. Néanmoins, elle ne pouvait pas contrôler les battements de son cœur. Ceux-ci s'étaient emballés d'une manière si frénétique qu'elle peinait à tenir la conversation sans se jeter sur un verre d'eau.

Vider le pichet sur sa tête pour se rafraîchir aurait pu être une solution, mais elle doutait que cet acte allait juste la faire passer pour une folle...Alors que pour le moment, Émeline devenait juste folle de lui.

1054 mots
@Orion Blackburn - Dieu tout puissant

- #066ccb - Coucou Rapeltout -- Son petit Moine Gras --
Semeuse de Discorde - Projectile de qualité supérieure - Méméline

21 juin 2026, 21:34
L'accidentel boum !
Son esprit ne savait plus où donner de la tête. Les émotions négatives qui avaient failli lui arracher un sanglot semblaient doucement disparaitre, mais ce n'était pas pour autant qu'elles le laissaient redevenir de marbre. Au contraire, c'était comme si un archer avait commencé à jouer avec son cœur en lui envoyant des centaines de flèches et que chacune d'entre elles portait avec elle une émotion différente. De la joie, de la perplexité, de la plénitude, de la reconnaissance et même... de l'amour ? Était-ce ce qu'il pouvait ressentir, au fond de lui ? Ce cœur qui palpitait, qui semblait se décrocher de sa poitrine en l'attente de la sentence qu'allaient décider les mots d'Émeline ? Parce qu'à bien y voir clair — du moins, autant qu'il en était capable —, elle aurait pu le jeter au sol en lui sommant de la laisser tranquille, qu'il aurait continué à ramper jusqu'à ses pieds pour lui demander de le regarder encore quelques secondes de plus. Oui, ses yeux... Ses si beaux yeux... Oh, qu'il voulait s'y plonger et se noyer dans son regard ensorcelant !

Pourtant, le regard de la Serdaigle ne le regardait pas avec le même amour, ce qui semblait le tuer de l'intérieur. Non, elle doutait de ses mots, elle doutait de lui. Par Morgane, pourquoi ne le croyait-elle pas ? Sa voix était coupante, suspecte, ce qui lui donnait envie de prendre ses mains pour la rassurer en plongeant ses yeux langoureux d'amour dans les siens. Pire, il semblait l'avoir mise mal à l'aise... Intérieurement, il voulait se gifler de lui avoir inspiré tel sentiment. Oh Émeline, ma belle Émeline... Mon petit moine gras, pourquoi ne me crois-tu pas ? Mais Orion ne démordait pas, il continuait de la regarder avec intensité, dans l'espoir qu'elle accepte son présent. Il n'y avait mis aucune pensée, puisqu'il ne les avait même pas cherché lui-même, ces foutus chocolats, mais il savait son amour pour les sucreries et il voulait lui faire plaisir. Enfin, du moins, c'était ce dont il avait profondément l'impression, à cet instant-là.

Alors, quand elle demanda s'il comptait la laisser tranquille après avoir goûté à son présent, il la regarda avec des yeux brisés mais résignés. Bien sûr, il ferait tout ce qu'elle demanderait — tout ce qu'elle demanderait —, même si cela impliquait de la laisser livrée à elle-même, loin de lui et de ses bras protecteurs.

« Je... Je ferai tout ce que tu veux, Émeline... Je veux simplement te faire plaisir. Je ne voulais pas t'envoyer en colle, j'te jure », répondit-il, sa voix mourrant sur la fin de ses lèvres. Orion pouvait sentir une chatouille désagréable tirailler son estomac lors de ses derniers mots. La même sensation qu'il pouvait avoir lorsque... Un mensonge ? Non... Non, bien sûr que non. Orion n'était pas capable de lui mentir. Pas à Émeline Joyner, la prunelle de ses yeux, les serres de son aigle, le gras de son moine, la Joyner de son Émeline... Bref, elle le complétait, quoi ! Il aurait été incapable de lui mentir de manière aussi éhontée, non ?

Mais Joyner sembla ignorer ses dires. Et tant mieux ! Le dernier chocolat chippé dans la boîte, elle l'amena dangereusement à ses lèvres avant de le déguster, s'engouffrant elle-même dans le piège qu'il n'avait même pas réalisé monter. Orion l'observa, avide de voir sa réaction, les prunelles pétillantes d'impatience et de plaisir. Est-ce que ça allait lui plaire ? Allait-elle tomber dans ses bras après un présent d'une qualité pareille ? Lentement, les traits de la Serdaigle commencèrent à changer. De la dureté qui avait habillé son visage, il semblait se déformer pour faire apparaître une rougeur de timidité et de gêne qui ne pouvait avoir qu'une seule signification : elle était tombée sous le charme. Purée, Orion, t'es trop fort ! Le chocolat, ça fait tomber les femmes !

Émeline commença à balbutier, mais le sang d'Orion ne fit qu'un tour. Alors qu'elle butait sur ses mots, il se laissa glisser un peu plus loin sur la table pour se retrouver directement en face d'elle. À présent, il pouvait observer ses traits délicats avec la même passion qu'il aurait mise à jeter un sortilège sur un première année. Envolés, toutes les mauvaises passes avec l'Aiglonne ; seul son visage demeurait, fragilisé par les émotions qui la traversaient. La question qu'elle lui posa, hésitante, eut pour effet de le faire sourire chaleureusement.

« Émeline... T-Tu me crois si je te dis que c'est toi... toi que j'aime ? » Les mots sortaient sans une seconde pensée. Pourtant, Orion sentait une enclume au fond de son estomac, mais il ne comprenait pas bien pourquoi. Comme si ces mots n'avaient pas leur place, comme s'il y avait un souci ou quelque chose qui sonnait faux dans cette déclaration. Mais c'était impossible. Orion était transi, fou ou dingue d'elle ; n'importe quel mot qui exprimait sa passion aurait pu convenir.

D'un geste assuré, il fit glisser ses mains vers les siennes pour les saisir entre ses doigts. Un frisson lui parcourut l'échine, pourtant, il semblait que son corps faisait abstraction que ce tout son inconscient lui hurlait.

« Je ne savais pas que tu avais les mains si douces... Tu utilises de la lotion ? », demanda-t-il, la fixant avec une intensité qui pouvait très bien se faire passer pour de la folie. « Enfin, j-je... Ça ne te dérange pas que je te tienne les mains ? Je sais pas ce que j'ai, j'ai tellement envie de les tenir entre les miennes... Je t'aime tellement. »

Orion Blackburn avait disparu. Ce qui se trouvait face à Émeline Joyner, en revanche, aurait certainement été considéré par le garçon comme un monstre bien pire encore.

@Émeline Joyner, au secours, la bête est lâchée...
958 mots

Couleur RP : #789586 #556B5F - 5ème année - non inscrit dans la chronologie
Chasseur de fantômes et Capitaine des AA | Bout De Laitue à ses heures perdues...