6 juin 2026, 19:59
Coincés par la neige
fin janvier 2051
avec @Artemis Fraser et @Archibald Sinclair



La tempête avait décidé que la tranquillité n’était plus une option.
En quelques minutes, le château avait disparu derrière un mur de neige tellement dense que même les fenêtres semblaient avoir renoncé à faire leur travail.
Je marchais dans le couloir en observant le chaos dehors avec un sérieux presque scientifique.
Un flocon s’écrasa contre la vitre avec la dignité d’un élève qui vient de rater son devoir de potions.
"Intéressant…"
Je plissai les yeux.
"Donc ça, c’est une tempête niveau :quelqu’un a énervé un dragon ou quoi”.

Je continuai d’avancer tranquillement, comme si le vent hurlant à l’extérieur n’était qu’un léger désagrément décoratif. Mon regard analysait tout : les traces d’eau au sol, les courants d’air suspects, les portes qui vibraient légèrement.
Toujours utile de savoir où sont les issues.
Ou les endroits intéressants.
Ou les deux.
Un courant d’air un peu trop agressif tenta de me faire reculer. Je le fixai.
Comme si le vent venait de réfléchir à ses choix de vie.

Je hochai la tête, satisfaite, puis continuai jusqu’à tomber sur une petite alcôve oubliée du château.
Parfait.
Un endroit sec, discret, et surtout : un endroit où personne ne viendrait me dire quoi faire pendant cinq minutes.
Je poussai la porte et entrai, refermant juste assez pour laisser la tempête faire son drame dehors.
Je m’adossai au mur, observant la neige à travers l’ouverture.
Coincée. Très bien.
Je restai un instant comme ça, tranquille, à écouter le vent cogner dehors.

Puis mon regard commença à faire le tour de la pièce.
Rien d’extraordinaire. Murs froids, coin poussiéreux, ambiance “personne ne passe ici sauf par accident”.
Donc forcément : intéressant.
Je m’installai un peu mieux, sans me presser.
Être coincée, c’était rarement juste… être coincée.

C’était surtout une opportunité de voir ce qui allait se passer.
Et à Poudlard, il se passait toujours quelque chose.
Je jetai un coup d’œil vers le couloir vide.
Bon… si quelqu’un finit aussi coincé ici, j’espère au moins qu’il a un bon sens de l’humour.

Je laissai le silence reprendre sa place… sans encore remarquer quoi que ce soit qui approchait dans le couloir.

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“Les mauvaises idées deviennent souvent les meilleurs souvenirs.”

9 juin 2026, 20:05
Coincés par la neige
Neige, quand elle nous tient. Contact froid, habité de cette robe blanche et hautaine qu'un simple souffle suffit à éparpiller sur son passage. Abandonnée aux mois de novembre, la voilà qui revient en ces débuts d'année, plus furieuse que jamais, enpoudrant sans vergogne ceux qui lui avaient manqué de respect, à commencer par les architectures sans âme de l'école, qu'elle recouvre avec la satisfaction tranquille d'une créancière qui recouvre ses dettes.

Au dehors, les âmes aux robes noires brillent de leur absence. Elles ont préféré la chaleur des dortoirs, s'emmitouflant dans le confort douillet des foyers, au prix de ne point recevoir les présents incessants de Khuno, dieu des hautes vallées andines, lequel, il faut bien le dire, ne se montre guère rancunier envers ceux qui le boudent.

L'hiver cherche alors ses compagnons de route, hagard, sa main de glace portée en visière sur ce front blanc que les plus téméraires osaient encore, il n'y a pas si longtemps, fouler à la lame. Aux abords de sa fourrure immaculée, nul bambin ne vient plus se livrer aux joies de la mêlée et de la bataille de neige. Elle cherche encore. Elle regarde au détour des couloirs, sous les préaux des parcs, sur les gradins du stade baignés d'un silence que seul le cri de la tempête daigne rompre par intermittence. Et peu à peu, elle perd espoir.

C'est alors qu'il lui parvint : ce bruit de pas. Menu, précipité, incongru. L'hiver tendit l'oreille. Un enfant. En tee-shirt blanc et short. Pâle comme un fantôme, la langue pendante, le nez d'un rouge qui n'avait rien à envier aux baies de houx. L'hiver le regarda passer, interloqué, se demandant ce que cette petite créature sans manteau ni jugeote pouvait bien avoir en tête par un froid pareil. La curiosité l'emporta. Il le suivit.

L'enfant fila entre les arches du château, soufflant, trébuchant presque, refusant de s'arrêter. L'hiver trottait dans son sillage, soufflant lui aussi mais de perplexité. Puis, au détour d'une galerie, l'enfant s'immobilisa enfin, à bout de souffle, dans une petite alcôve tapie dans l'ombre. L'hiver eut à peine le temps de le rejoindre.

- Aaaaah ! Désolé ! Je ne pensais pas qu'il y avait quelqu'un ici !

@Sheryl Zaun & @Archibald Sinclair

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9 juin 2026, 22:07
Coincés par la neige
Archibald était resté dehors toute la matinée. A observer les flocons qui tombaient. C'était un spectacle dont il ne se lassait pas. Pensez donc! Au bord de mer, la neige tenait difficilement. Alors sur une île en plein milieu de la mer de la Manche, le phénomène était aussi rare que fugace! Et ça faisait d'ailleurs bien longtemps qu'il n'en avait pas vu.

Mais il n'avait pas anticipé. Pas anticipé que la neige allait soudainement redoubler. Pas anticipé qu'il allait devoir affronter un blizzard qui ferait passer Guernesey pour une île des Bahamas! Bon sang! Il n'avait pas signé à Durmstrang!!! Se protégeant comme il le pouvait, il rabattit un pan de sa cape devant son visage pour le protéger de la neige cinglante comme une volée de pixies enragées.

Comme un naïf, il était allé à l'orée du parc pour admirer la vue. Maintenant, il cherchait à regagner le château pour se mettre à l'abri. mais chaque mètre lui demandait une énergie conséquente. La neige était maintenant au niveau de ses genoux ce qui rendait sa progression des plus hasardeuses et encore plus fatiguante. Pet de lutin! Il avait bien choisi son moment pour aller gambader! Et puis, il espérait trouver quoi? Un yéti ou un demiguise que la neige aurait révélé?! Mon pauvre Archibald, tu es décidément aussi bête qu'un gnome de jardin, se dit-il en se morigénant. Maintenant, il devait trouver la première cachette possible pour attendre que la tempête passe. Il aurait dû demander à Soleil de l'accompagner. Ou à Maria. Ou même à cette bourrique d'Andreas!

Mais au bout de cinquante mètres à lutter contre les intempéries, il vit son salut sous la forme d'une alcove... Un renfoncement dans une galerie. Une porte! C'était une porte! A bout de souffle, Archie la poussa en courant. Elle s'ouvrit à la volée, à la surprise du jeune Serpentard qui trébucha. La surprise fut d'autant plus grande quand il se senti amorti dans sa chute par deux coussins étonnamment chauds et pointus. l'un portait les couleurs d'or et de vermeille tandis que l'autre était d'un blanc immaculé. Il eut la sensation de percuter deux éponges avant de réaliser qu'il venait d'entraîner au sol deux autres élèves avec lui. Un peu sonné, il se confondit en excuses, son visage déjà rougi par la neige et sa tentative de fuite de l'hiver.

"Pardon... Je suis vraiment désolé... "

405 mots
@Sheryl Zaun& @Artemis Fraser

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Réponse: Hibou = demi-journée / RP= journée
Farfadet malicieux

10 juin 2026, 09:21
Coincés par la neige
Je m’étais installée confortablement contre le mur, observant la tempête par l’ouverture de la porte comme si elle donnait un spectacle privé rien que pour moi.
Franchement, elle faisait un effort.
Le vent hurlait, la neige volait dans tous les sens et le château semblait avoir décidé de disparaître derrière un rideau blanc.
J’étais justement en train de me demander combien de temps il faudrait avant qu’un autre élève vienne se réfugier ici lorsque des bruits de pas précipités résonnèrent dans le couloir.

Je relevai légèrement la tête.
Tiens.
J’avais donc vu juste.
Quelques secondes plus tard, un garçon déboula dans l’alcôve en s’excusant aussitôt.
Je clignai des yeux.
Je ne l’avais jamais vu de près, mais sa tenue attira immédiatement mon attention.
Je le regardai de haut en bas.
Puis de bas en haut.
Petit silence.

"...attends."
Je désignai vaguement ses vêtements.
"Tu étais dehors habillé comme ça ? Volontairement ?"

Mon expression hésitait entre l'inquiétude et l'admiration pour une décision aussi douteuse.
Je n’eus cependant pas le temps d’obtenir une réponse.
La porte s’ouvrit brusquement dans un grand fracas.
Je tournai la tête.
Et la seconde suivante, quelque chose me percuta de plein fouet.

"WOAH— !"

Je perdis complètement l’équilibre.
Le mur disparut derrière moi.
Le sol arriva beaucoup trop vite.
Et dans une magnifique démonstration de grâce parfaitement inexistante, je me retrouvai entraînée dans la chute générale.
Quelques secondes passèrent.
Puis le silence revint.
Je restai immobile un instant, les yeux fixés vers le plafond.

"...bon."

Je tournai lentement la tête vers le garçon qui venait de nous rentrer dedans.
Je ne le connaissais pas non plus.
Par contre, je pouvais confirmer qu’il savait faire une entrée remarquée.
[color=#8691414]"Je suppose que courir à travers une tempête n’améliore pas spécialement la coordination."[/color]

Je me redressai lentement en époussetant ma robe.
Puis mon regard passa de l’un à l’autre.
Petit silence.
"D’accord."
Je croisai les bras.
"Question importante."

Je désignai la tempête derrière la porte.
"Lequel de vous deux est poursuivi par quelque chose ?"

Mon regard passa du premier au second.
"Parce qu’entre celui qui se promène dehors en tenue d’été et celui qui traverse une porte comme un cognard..."

Je haussai légèrement un sourcil.
"J’ai l’impression qu’il me manque une partie de l’histoire."

381 mots

1er année : Promotion 2050-2051 #691414
“Les mauvaises idées deviennent souvent les meilleurs souvenirs.”

19 juin 2026, 13:46
Coincés par la neige
Certes, au spectacle de son insolite et fort étrange vêture, il convenait de bailler promptement quelques éclaircissements. Non point tant pour échapper aux blâmes légitimes qui eussent pu choir d'une instance supérieure, mais bien pour garder que ses contemporains ne le tinssent pour un esprit dérangé. Et, tout bien pesé, il préférait mille fois endurer le plus rigoureux des châtiments corporels plutôt que de se voir réduit aux fers d'une camisole.

Alors déjà, sa bouche s'entrouvrait, toute pleine de justifications et prête à clamer une innocence pourtant exempte de tout forfait en ces lieux, bien qu'il est vrai il agissait avec le comportement d'un coupable. Les verbes se bousculaient avec hâte fébrile au seuil de ses blanches dents ; à moins que ce ne fût cette charge, d'une brutale lourdeur, qui vint s'abattre à cet instant précis sur le bas de ses reins. S'il n'eût point clos les paupières sous l'impact, il eût cruellement mesuré à quel point le sol se rapprochait de son visage avec une effroyable vitesse.

- Outch !

A terre malgré lui, il fit promptement l'inventaire de ses maux. Hormis la vile poussière de la terre qui maculait désormais la superbe de ses habits (cernez l’ironie), le souffle de la vie l'habitait encore. L’artisan de ce fâcheux trébuchement gisait non loin de lui. D'abord confuse et troublée par le choc, la silhouette prit peu à peu les traits d'un jeune garçon de son âge. Cette tignasse flamboyante et ces éphélides de feu parsemant ses joues ne pouvaient abuser son regard : c'était bien là un bambin de sa connaissance.

- Ah… Salut…. Archibald…

A l'instar de son compagnon d'infortune, il se redressa, se gardant bien de secouer la poussière qui maculait sa vêture, laquelle soulevait déjà maints soupçons et d'inextricables interrogations quant aux motifs de venue sous l'alcôve. Mais cela ne sembla guère suffire à la donzelle de Gryffondor, en juger les fiers blasons qui ornaient sa robe, qui ,derechef, reprenait le fil de son inquisition. Le jeune aiglon, soucieux de prévenir toute nouvelle charge, se hâta alors de lui répliquer afin de se disculper avant qu'elle ne l'assaillît de plus belle :

- Moi… Je … Je faisais mon sport ! Il pârait que courir sous la neige, renforce le mental et c’est dans… dans la difficulté qu’on devient plus fort… J’ai vu ça dans un livre. Mais voilà, il a commencé à vraiment neiger très fort et j'ai cherché un abris pour me protéger…

S’avisant aussitôt après coup que cette piètre harangue le faisait paraître plus insensé encore qu’il ne cherchait à le dissimuler, il s'empressa de retourner le fer pour détourner les soupçons :

- Et… toi ? Que fais tu ici, seule ?

@Sheryl Zaun - @Archibald Sinclair

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19 juin 2026, 14:28
Coincés par la neige
Archibald se redressa et épousseta sa robe. Bon, il n'avait rien c'était déjà ça. Il aurait pu se faire beaucoup plus mal si la présence de ses deux camarades ne l'avait pas stoppé dans son élan. encore confus, il les regarda tous deux à tour de rôle, inquiet d'avoir pu leur faire mal.

"Ca va? Rien de cassé? Je suis vraiment désolé, la porte était un peu dure alors j'ai forcé et je ne pensais pas trouver quelqu'un ici..."

D'ailleurs, c'est vrai ça... Que faisaient-ils ici tous les deux? Le cerveau d'Archie se mit à mouliner en les dévisageant. Un garçon en tenue d'été qui, de mémoire, était à Serdaigle. Une fille appartenant aux bourrinsdor. C'était quoi son prénom déjà? Ah oui! Sheryl! Une pièce isolée, inconnue de la majorité. Une tempête de neige... Archibald écarquilla les yeux? Venait-il d'interrompre un rendez-vous amoureux ultra secret?! Non pas possible! Ca ressemblait trop aux romans moldus de Cassidy. Comment elle appelait ça, déjà? Ah oui! De la dark romance! Des trucs d'amours impossibles et alambiqués! Son regard se fit suspicieux.

"Moi, je fuyais la tempête. Et vous? C'est quoi votre excuse? J'espère que je n'ai rien interrompu..."

Archie esquissa un petit sourire malicieux, laissant planer son sous-entendu. Ce pourrait être une histoire intéressante à raconter à Rosalind. Enfin... Ca serait peut-être un peu plus compliqué vu ce qu'il s'était passé avec Alaric mais bon...

Surtout que l'excuse du garçon de Serdaigle sonnait hyper faux! Ce type ne savait clairement pas mentir! Après, on pouvait difficilement se la jouer sportif et premier de la classe tout en sachant ruser. A moins d'être un Serpentard...

278 mots
@Sheryl Zaun& @Artemis Fraser

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Réponse: Hibou = demi-journée / RP= journée
Farfadet malicieux

19 juin 2026, 18:33
Coincés par la neige
Je regardai successivement le garçon aux cheveux noir puis le rouquin avec une expression de plus en plus perplexe.

Franchement ?

Plus ils parlaient, moins la situation devenait logique.

D'un côté, j'avais un garçon en tenue d'été qui prétendait s'entraîner mentalement dans une tempête de neige.

De l'autre, un Serpentard qui venait de nous transformer en quilles humaines après avoir traversé une porte à pleine vitesse.

Et maintenant, ils me regardaient comme si c'était moi qui devais fournir les explications.

Je croisai les bras.
"Alors attends... "
Je pointai le brun du doigt.
"Toi, tu as lu dans un livre que courir en short au milieu d'un blizzard était une bonne idée. "

Puis je désignai le rouquin.
" Et toi, tu as décidé que la meilleure façon de survivre à la tempête était de charger une porte comme un hippogriffe énervé. "

Petit silence.
" Je veux juste être sûre qu'on est tous d'accord sur le fait que ce sont vos explications officielles. "

Mon regard passa de l'un à l'autre.
Puis le rouquin lança son sous-entendu.
Je clignai des yeux.
Une fois.
Puis deux.
Avant de comprendre.
"Quoi ?! "

Je le regardai avec une expression tellement outrée qu'on aurait pu croire qu'il venait d'accuser un professeur de voler les desserts de la Grande Salle.
" Mais enfin, on se connaît même pas ! "

Je désignai le garçon brun .
" Je viens littéralement de le rencontrer il y a trente secondes ! "
Je marquai une pause.
Puis mon regard glissa vers la tempête dehors.
" Enfin... je crois. "
Parce qu'avec cette journée, honnêtement, je n'étais plus sûre de rien.

Je laissai échapper un petit rire avant de secouer la tête.
"Et puis sérieusement... "
Je désignai l'alcôve autour de nous.
" Si un jour j'organise un rendez-vous secret, je pense que je choisirai un endroit avec moins de poussière et moins de risques de mourir congelée. "

Mon sourire réapparut lentement.
" Même si je reconnais que le côté dramatique de la tempête est plutôt réussi. "

Je m'approchai légèrement de l'ouverture pour observer la neige qui continuait de tourbillonner dehors.
Le vent hurla à nouveau contre les pierres du château.
Je grimaçai.
"Bon. "
Je me retournai vers eux.
" Puisqu'on est officiellement coincés ici jusqu'à ce que l'hiver décide d'arrêter sa crise existentielle... "
Je haussai les épaules.
" Autant faire connaissance. "

Mon regard s'arrêta d'abord sur le brun .
"Toi, le sportif suicidaire, c'est quoi ton nom ? "
Puis vers le rouquin .
"Et toi, le cognard humain ? Moi cest Sheryl , Sheryl Zaun ! "
Mon sourire malicieux s'agrandit.
" Parce que si on finit ensevelis sous trois mètres de neige, j'aimerais au moins savoir qui accuser. "😏

1er année : Promotion 2050-2051 #691414
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