9 juin 2026, 20:13
Chauffe Marcel !  Finn Wigglewing 
Samedi 03 juin 2051
11h23
Avec @Finn Wigglewing
"Une, deux... trois... Prot... WARGH !"

Basculant violemment vers le bas, attiré par la gravité du sol, tout le haut du corps de Narcisse se mit à pendre tête en bas. De grosses gouttes de sueurs perlaient le long de son visage, descendants de sa poitrine, chatouillant son menton et la base de son cou. D'un mouvement du poignet, il s'essuya en rouvrant les yeux, baguette en main, se forçant à prendre un petit temps de repos.

Son ventre criait de douleur, et brûlait de ses hanches à son estomac. Picotant d'une délicieuse adrénaline douloureuse, un sourire étira les lèvres de l'adolescent, qui ne doutait pas de l'efficacité de son entraînement. Le principe était très simple. Suspendu par les genoux à une branche d'arbre, il effectuait trois crunchs, jusqu'à se redresser. À la troisième remontée, il catalysait un sort, sans réfléchir, le premier qui lui venait, en essayant de ne jamais répéter deux fois d'affilé le même. Autant dire que le succès n'était pas au rendez-vous à chaque fois, mais il pouvait s'attribuer sans honte le glorieux mérite d'avoir réussi deux tiers de ses sortilèges !

Enfin, plus il progressait dans la pratique, plus les échecs s'accumulaient... sous la fatigue, la respiration courte, et le sang qui montait à la tête, sans compter ses abdominaux qui suppliaient pitié, rien d'étonnant. Depuis combien de temps y était-il ? Depuis la sortie du club de duel, à onze heure, combien de temps s'était-il écoulé ? Il s'en moquait, et attrapant sa gourde pour la vider d'un trait, il expira, satisfait, ragaillardi, prêt à reprendre.

"Un, deux... trois ! Protego !"

L'écran de protection scintilla un instant, avant de s'éteindre lorsqu'il bascula de nouveau, à bout de souffle, mais refusant d'abandonner !

9 juin 2026, 22:10
Chauffe Marcel !  Finn Wigglewing 
Les Aventures de Ser Wigglewing à Poudlard
Livre Premier

Deviens génial


À l'école des Moldus, avant d'intégrer Poudlard, je n'étais pas spécialement doué en algèbre. Pourtant, il existait des règles mathématiques que je maîtrisais parfaitement. Parmi celles ci, on pouvait compter l'égalité : samedi + juin = bonheur. En primaire, on commençait à se relâcher, les récrés étaient rallongées pour le plus grand plaisir des enfants et des professeurs, on se faisait des grandes parties d'épervier et de garçons attrapent filles ou sa réciproque, filles attrapent garçons. Bien sûr, j'avais quelques camarades qui se croyaient trop cool pour jouer, parce que "nan mais on va entrer au collège hein, t'es trop un gamin genre". C'était surtout les filles, qui se croyaient trop cool. Alors, elles tournaient en rond dans la cour en partageant les derniers ragots.

J'aimerais bien les voir, ces filles-là, maintenant que je suis à Poudlard. Qui c'est, qui est trop cool, maintenant, hein ? Pas vous, les non sorcières ! Oh, rassurez-vous, je n'avais rien contre les Moldus, contrairement à certains de mes camarades de maison. Mais il fallait tout de même admettre qu'être un sorcier, c'était plus cool que ne pas l'être. Et apprendre à voler sur un balai, plus cool que faire du volley. Même si j'étais nul en vol. Les potions, c'était plus cool que la chimie. Même si j'étais nul en potions. L'Histoire de la Magie, plus cool que l'Histoire des Moldus. Même si j'étais nul en Histoire de la Magie.

En fait, je réalisais que je n'étais pas très doué. Nulle part. Et si l'égalité samedi + juin = bonheur avait toujours été vérifiée jusque-là, il y avait quand même un truc moyennement cool à Poudlard : les examens, qui commençaient dans deux jours. Dire que je n'étais pas prêt aurait supposé que j'avais envisagé de me préparer. La vérité, c'est que je préférais jouer au sorcier plutôt qu'apprendre à en être un vrai... D'une certaine manière, j'avais longtemps cru que ce serait facile et naturel, puisque j'avais ça dans le sang, après tout ! Il me suffirait de me laisser porter et je ne serais pas plus mauvais qu'un autre !

Spoiler alert : ce n'était pas suffisant. Il fallait travailler et je n'en avais pas envie, pas plus qu'à l'école moldue. Dans quelques matières, j'avais déjà baissé les bras. En vol, par exemple, j'avais très vite dû me rendre à l'évidence... J'étais aussi à l'aise qu'un chaton perché sur le toit de Big Ben. Pire que ça, j'étais dangereux pour moi-même et mes camarades. Et moi qui rêvais de devenir une grande star du Quidditch, auréolé de gloire... Quant à l'Astronomie, cette matière du démon, je n'en parlerais même pas ! C'est joli, les étoiles, pourquoi tuer la poésie en faisant des cours sur les outils et les mesures de distance de chépakoi ? Et à une heure pareille, c'était carrément scandaleux.

Je plaçais quand même quelques espoirs dans la Défense contre les Forces du Mal. C'était très chevaleresque, comme matière. Tout était dans le nom. Certains sortilèges appris cette année étaient tout pétés, comme on dit, mais d'autres étaient vraiment marrants et très appropriés pour faire des farces ! Si je défiais un méchant, je serais désormais en mesure de coller ses chaussures au sol. Ça lui ferait... les pieds ! Ha-ha ! Bon, j'aurais aimé aller plus vite et apprendre des sorts vraiment impressionnants, mais c'était déjà ça...

Dans le pire des cas, il me restait mon épée. Tenue au bout de mes petits bras en forme de spaghettis.

Je commençais à hésiter à me trimballer avec mon épée et mon armure à tout bout de champ, et notamment dans les couloirs. Déjà, parce que j'avais appris qu'on ne pouvait pas considérer l'uniforme de Poudlard comme "conforme" s'il était couvert de plaques de carton. Nul. Deuxièmement, parce que les gens qui se croyaient cool ne trouvaient pas ça cool. Comme quoi, chez les Moldus ou les sorciers, c'était pareil. Il y avait les cool, et les pas cool. Je me trouvais cool, pourtant. Mais je n'étais pas populaire, de ceux qu'on regarde avec admiration et pour qui on s'écarte dans les couloirs. Ceux qui ont des histoires et qui connaissent les histoires de tout le monde. Ceux que les ragots concernent. Il me semble bien qu'on ne parlait pas de moi, à part pour se moquer de mes déguisements.

Ce jour-là, j'avais donc laissé l'armure en carton dans mon dortoir. Elle pourrissait depuis un moment sous mon lit, dans ma valise, bien à l'abri. Parfois, je lui parlais avant de partir. À plus, ma pote. On s'reverra au carnaval. Et j'étais ému.

Je n'avais cependant pas renoncé à emporter Qualibur avec moi. Accrochée à ma ceinture, ma fidèle lame de carton ondulé tapotait le long de ma cuisse quand je marchais. Et j'étais fier, même si pas cool. J'allais m'entraîner à mouliner au parc : de la main gauche, je manierai Qualibur, et de la main droite, ma baguette magique. Quand j'aurai une vraie épée, on me connaîtra pour ça et on dira : regardez ! C'est Finn Wigglewing de Kilkenny, le célèbre Chevalier-Sorcier ! D'une main, il fige le temps ! De l'autre, il pourfend son adversaire ! Qu'il est redoutable ! Qu'il est grand ! Qu'il est beau ! Je veux sortir av... Enfin, ce genre de trucs, quoi.

Arrivé au milieu du parc, je me mis au sautiller sur place pour m'échauffer, tourner mes poignets, détendre ma nuque, et tout un tas de mouvements que j'exécutais sûrement très mal.

Et soudain, venant de nulle part, j'entendis une voix. Elle comptait et criait une formule magique. D'instinct, je portai ma main vers la poignée de Qualibur. Un ennemi ! Mais où ? Était-il invisible ? Était-ce le fantôme d'un élève depuis longtemps disparu, en quête de vengeance ?

« Arrièèeeeeh ! »

La tête à l'envers, un garçon tout bien taillé dans son t-shirt moulant s'entraînait, là-haut, dans un arbre. Sûrement un mec cool qui allait se moquer de moi et de mon épée. Je lâchai la poignée de Qualibur et la planquai un peu derrière ma cuisse. C'est fou, ça ! J'aimais pas du tout ce sentiment de honte ! Ainsi positionné, je ne reconnus pas le commentateur des matchs de Quidditch. Si je l'avais identifié, j'aurais été encore plus intimidé par son côté vraiment trop cool pour moi.

Une partie de moi voulait s'en aller pour aller m'entraîner ailleurs, à l'abri des regards cools. Une autre était complètement fascinée par l'entraînement du garçon et son corps d'adolescent, quand le mien était encore ridiculement enfantin. Et c'était cette partie qui gagnait le combat, car je manquai de me choper un torticolis à force de le regarder, les yeux ronds et le bouche entrouverte comme un abruti qui voit un trait de lumière au bout d'une baguette pour la première fois.

J'avais quelque chose à prouver. Juste avant les examens plus que n'importe quand. Je suis pas un nul pas cool et tout sec comme un spaghetti ! Je suis un vrai p'tit garçon ! Enfin, non, justement, je suis plus un p'tit garçon. Je suis un collégien, un vrai de vrai, un ado ! Et un jour, moi aussi j'aurai des biscotos et je serai fort en magie ! Alors, résolu, je détachai ma ceinture et laissai choir ma fidèle Qualibur. Poings serrés, je m'approchai de l'arbre et envisageai d'y grimper. Malgré ma maladresse qui, pour l'instant, était la seule chose qui entrait dans ma légende, c'était quelque chose que je faisais souvent, dans les parcs et les jardins. Les arbres étaient d'ailleurs faits pour qu'on monte dessus et qu'on y construise des cabanes, c'était leur fonction première. Vous ne saviez pas ?

Seulement, face au tronc, je me trouvai un peu bête. Sûrement un problème de stratégie. Ou de visualisation dans l'espace. Ou les deux.

« Moi aussi j'veux faire du sport ! T'es monté par où ? »

J'avais bien insisté sur le mot "sport", prononcé plus fort et plus vivement que le reste de ma phrase. Comme si c'était un mot sacré. Un mot de grand. Un mot de cool.

1347


@Narcisse Brando

#2a736f
Promotion 2050

10 juin 2026, 13:34
Chauffe Marcel !  Finn Wigglewing 
Absorbé telle l'eau par une éponge dans son effort, Narcisse ne remarqua le petit Serpentard qu'au moment de son éclat de voix. Piqué par cette interruption comme on percerait un ballon de baudruche qui se dégonfle, son visage changea du tout au tout. Sa concentration fila, sa respiration courte le rattrapa brutalement, faisait rougir son visage lorsqu'il perdit la puissance de ses muscles. Et il bascula tête en bas, en cochon pendu, essayant de comprendre ce qui venait de se passer.

"Eh ? Oh, euh, yo ! Atta..."

Rester la tête en bas, ce n'était plus possible pour lui. Le sang commençait à s'accumuler, maintenant que la contraction de ses chaînes musculaires avaient été compromises. Et il sentait petit à petit sa peau se gonfler, dans un inconfort des plus épouvantables, prémisse d'une migraine indicible s'il ne réagissait pas très vite ! Alors, dans un mouvement fluide, il déverrouilla ses genoux, en tendant les mains pour s'agripper à la branche juste au-dessus de lui. Et hop ! Pivotant, entraîné par le poids de son corps qui fit plier la branche, il atterrit finalement deux pieds à terre, avant de se redresser, le souffle court, faisant face à son petit camarade.

"Ha... ha... j'suis... monté, par là !"

De l'index, il désigna la branche qui l'avait aidé à grimper, avant de réaliser...

Un regard sur la branche, puis un sur le petit Serpentard. Il regarda la branche, puis le Serpentard, encore. Ah. Narcisse oubliait encore, de temps à autres, la poussée de croissance qu'il avait eu, il y a deux ans. Il s'essuya de nouveau le front, dans un petit éclat de rire, avant de proposer.

"J'te fais la courte ? Haha !"

10 juin 2026, 14:03
Chauffe Marcel !  Finn Wigglewing 
L'adolescent descendit de l'arbre avec tant de facilité et de classe ! Mes yeux brillants et ma bouche souriante et entrouverte traduisaient clairement mon admiration. Revenu à l'endroit, je pus identifier son visage et je reconnus Narcisse Brando, le super commentateur des matchs de Quidditch. Trop cool ! En quelques secondes, il venait de prouver qu'en plus d'être bien bâti, habile, drôle et enthousiaste, et il était aussi super sympa et prêt à aider les autres, même un petit comme moi. Je décidai très vite que je voulais devenir son ami, qu'il me trouve cool et qu'il me présente ses amis cool pour que j'intègre une bande stylée, mais aussi qu'il m'apprenne à être comme lui. Vraiment, il ne m'inspirait que du bien et j'en étais tout excité ! Je pensais même qu'il ferait sûrement un bon super-héros, avec tant de qualités qui sautaient aux yeux ! Il fallait cependant que je reste intéressant à ses yeux. Les grands sont capables d'être gentils, sur le coup, mais ils peuvent aussi se lasser très vite des plus petits qu'eux, ou bien ne pas les prendre au sérieux très longtemps. J'en savais quelque chose, avec ma grande sœur.

Je ne pris pas du tout en compte ma maladresse et le risque de me ramasser lamentablement quand je hochai vivement la tête pour accepter sa proposition. Je ne me formalisai pas non plus d'être trop petit pour atteindre moi-même la branche me permettant de monter et je ne pris pas mal son rire, qui n'avait pas l'air moqueur. De ce que j'avais entendu pendant les matchs, il était juste comme ça, Narcisse, à rire et s'emballer souvent. Au contraire, j'étais ravi que le Poufsouffle me propose son aide. Et puis, je pourrais toujours faire mes preuves une fois là-haut ! À condition qu'un coup de vent ne m'emporte pas. Ou que la branche, qu'on ne soupçonnait pas fragilisée, craque soudainement sous mon poids. Ou que ma cheville se coince on ne sait où et me fasse perdre l'équilibre. Je suis aussi habile qu'un singe ! me répétai-je en mon for intérieur, déterminé.

« Ah bah ouais, carrément, j'veux bien ! C'est trop sympa ! »

Pour ne pas rester sur la note de celui qui se contente juste d'accepter de l'aide, et histoire de me rendre un peu plus intéressant aux yeux de Narcisse Brando, dont je connaissais le nom mais qui ne devait pas avoir la moindre idée du mien, je commençai à faire la conversation :

« Au fait, j'm'appelle Finn. J'adore écouter tes commentaires pendant les matchs de Quidditch. C'était vachement drôle même quand on s'faisait laminer par les Gryffondor. Tu sais mettre l'ambiance, ça c'est sûr ! »

#2a736f
Promotion 2050

22 juin 2026, 21:18
Chauffe Marcel !  Finn Wigglewing 
Le ventre de l'adolescent couinait de douleur au moindre mouvement de Narcisse. Mais il s'agissait d'une bonne douleur, celle de l'effort bien fourni, bien maintenu, et bien conduit. Celle qui est synonyme de progression, de courbatures le lendemain, mais promesse d'une amélioration de ses capacités la semaine prochaine. Celle qui nous permet de nous regarder dans le miroir pour que l'on se dise que l'on a bien travaillé, et qu'on pourra recommencer dès demain !

"Avec plaisir, vas-y, grimpe !"

Narcisse s'accroupit avec souplesse au pied du tronc en ramenant ses mains l'une contre l'autre, entrelaçant ses doigts pour les lier. Solide sur ses appuis, il attendit que le petit Serpentard vienne y prendre pied pour l'amener jusqu'à la branche salvatrice.

En réponse à son nouvel ami, il ne put répondre qu'en redressant son visage, un sourire éclatant aux lèvres.

"Enchanté Finn ! Moi c'est Narcisse, Narcisse Brando, héhé ! Arrête, ça m'fait trop plaisir, mais ils sont tous biens les commentaires d'mes potes tu sais ? Et dis pas qu'vous vous êtes fait laminer ! Les Gryffondor sont des monstres, et pis c'est pas la victoire qui compte ! Mph... Et hop ! Wow !"

Lorsque Finn posa son pied sur les paumes de Narcisse, ce dernier, emporté par son excitation, se redressa en le propulsant jusqu'à la branche. L'adolescent n'avait pas encore totalement le contrôle de ses forces, étant donné qu'elles grandissaient chaque jour. Chaque jour qui passait, chaque semaine, le voyait se rapprocher un peu plus du potentiel que sa mère était capable de mettre en pratique. Narcisse espérait, en voyant le petit Serpentard bondir, qu'il saurait le rattraper s'il ratait la branche !