A'potes'icaires ou simples disciples ?
8 Juillet 2051
Dans la matinée
PV : @Sage Matthews
Dans la matinée
PV : @Sage Matthews
Folma marchait d'un pas engagé, la tête haute et le sourire rayonnant déjà aux lèvres.
Aujourd'hui n'était pas un jour comme les autres. L'Anglaise allait enfin retrouver celle qui lui avait appris les ficelles du métier. Onyama, sa chère Yama, l'avait prise sous son aile un beau soir dans l'Allée des embrumes. À cette époque, la rouquine était une jeunette de l'IMSM qui rêvait de travailler avec les plus grands, allant même jusqu'à se mettre en danger pour sa soif de reconnaissance.
Le temps avait passé et ses connaissances des plantes et ingrédients avaient évolué au même rythme qu'elle. Son acharnement permanent avait fini par gagner. Elle pouvait fièrement se présenter en tant qu'apothicaire accomplie, qui comptait dans les prochains jours ouvrir sa propre boutique. L'accomplissement qu'elle allait bientôt vivre devait être félicité, mieux, festoyé ! Folma ne s'imaginait pas vivre tout ça sans l'annoncer à son ancienne mentore.
Quand Henry lui avait fait part du nom de la prochaine propriétaire, elle n'avait pas su garder son enthousiasme. Sacrée Onyama, elle n'avait pas perdu le sens des affaires ! Ce n'était pas étonnant, cette femme était née pour ça. Elle était faite pour diriger et gérer sa boutique avec une main de fer. La même qui avait tant de fois tapoté son épaule pour l'encourager, cette même main qui l'avait tiré de bourbiers bien plus gros qu'elle.
Les passants n'avaient qu'à bien se tenir, car Folma Joyner comptait bien se frayer un chemin jusqu'à Apothic'herbes avant l'heure du déjeuner. Fort heureusement, il y avait moins de monde le samedi sur le Chemin de Traverse pour entraver sa quête.
Arrivée devant la devanture, Folma se sentit prête à rentrer à l'intérieur et à scander le surnom d'Onyama. Pourtant, elle s'arrêta un instant en sentant la poignée de la porte contre sa paume. Elle réalisa qu'en rentrant à l'intérieur, elle ne retrouverait plus Maddy et Henry. C'était bizarre de les imaginer ailleurs, alors qu'elle savait depuis des jours qu'ils ne seraient plus là.
Elle aspira un peu d'air, secoua de la tête pour oublier ça et rentra, son sourire de nouveau revenu sur ses lèvres. Ce jour était dédié à la joie et seulement à elle !
- Yamaaaaa ! C'est moi ! fit-elle en rentrant dans la boutique.
Automatiquement elle chercha du regard cette dernière, mais elle fut forcée de constater que la patronne devait être dans la réserve. La filoute, elle jouait à cache-cache ! Devait-elle la débusquer elle-même ? Folma s'avança, jetant plutôt son dévolu sur la personne en train de ranger des ingrédients dans un coin de la boutique.
- Hey ! Pardon de déranger, mais ça t'ennuierait d'me ramener la patronne ? J'pense qu'elle n'aimerait pas que j'aille moi-même la trouver, demanda-t-elle tout sourire. Dis-lui que sa rouquine est là, elle comprendra.
467 mots - nous y voilà
- #066ccb - Coucou Rapeltout -- Son petit Moine Gras -- Préfète InRP de Février 2051 à Juin 2051
Semeuse de Discorde - Projectile de qualité supérieure - Méméline
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A'potes'icaires ou simples disciples ?
PNJ présent : Onyama Adamou
Je suis face à l'énorme mur de tiroirs au fond de la boutique, celui consacré aux potions et ingrédients exotiques. Je sais pas trop pourquoi, mais je l'adore. Peut-être parce que c'est un peu un jeu de retrouver quelle clé appartient à quel tiroir ? Oui, sûrement. Ça me fait marrer d'apprendre à retenir tout ça. Sur un petit présentoir devant l'armoire, j'ai une multitude d'ingrédients à classer, alors je fais travailler ma mémoire. Les tiroirs sont étiquetés, bien sûr, mais je m'amuse à retenir l'emplacement de chacun des tiroirs pour gagner en efficacité quand les clients se présentent.
« Épines de diodon mâle..., je fais une courte pause, Caraïbes, alors ça va à droite. »
Mon regard se dirige directement vers le côté de l'armoire imaginé et je peux voir qu'en dessous de la colonne Amérique du Nord, un peu plus bas, l'étiquette des épines est bien présente.
« Trop forte ! »
Je me permets de m'encourager à voix haute parce qu'il n'y a étonnamment pas trop de monde aujourd'hui. Pour un samedi, c'est plutôt étrange, mais je ne m'en plains pas. Ça ne fait que dix jours qu'on a ouvert et Onyama — enfin, Yama — a vraiment encore beaucoup de dernière paperasse à finaliser, alors elle est souvent dans l'arrière-boutique. Avoir moins de clients, ça me permet de finir de classifier la dernière livraison d'ingrédients et de m'assurer que tout est au clair entre moi et l'organisation de la boutique. Il y a encore beaucoup à faire, mais j'avance.
Puis soudain, une exclamation. Elle me fait sursauter et je manque de faire tomber la fiole entre mes doigts pour qu'elle vienne s'éclater au sol. Ladite fiole rebondit quelques fois entre mes doigts avec un petit cri de stupeur, mais je finis par la rattraper de justesse. Hehe, tu m'échapperas pas, coquine ! Mon esprit est déjà ailleurs, mais je me rappelle qu'un client est entré. Plutôt une cliente, cependant, si je me fie à son ton. Je m'avance doucement vers elle pour m'apprêter à la conseiller en bonne professionnelle, mais elle me devance. Elle cherche la patronne ? Onyama ? Ah bah oui, c'est carrément son prénom qu'elle a crié, en fait.
« Onya- Je veux dire, vous connaissez Yama ?, demandé-je, tentant tant bien que mal de m'habituer au surnom de mon impressionnante gérante. Ah oui, pas de souci, elle est dans l'arrière-boutique ! »
Tout de suite, commandante ! Je lui adresse un large sourire et me tourne vers la porte qui mène à la réserve, mais sans grande surprise, elle est déjà ouverte et une Onyama sauvage apparaît. Enfin, sauvage. J'abuse. Si elle adresse plus qu'un sourire à un client, c'est déjà beaucoup. Elle n'a rien de vraiment sauvage. C'est plutôt une femme distinguée, en fait. La classe en personne. Je m'apprête à la prévenir de la venue de sa rouquine, mais elle est déjà en chemin vers la belle dame, sourire amusé aux lèvres. Ho ho ! Cette femme doit être quelqu'un de spécial, alors je me tourne vers elle, les yeux pleins d'admiration.
« Folma, il me semblait bien que j'avais reconnu ta voix... Y en a pas dix qui crient aussi fort que toi, dit-elle, le ton sarcastique sans pour autant manquer de douceur.
Elle s'avance doucement, dos courbé à cause de l'âge et vient presser doucement son bras. Jamais de gros contacts avec elle, je m'y habitue doucement aussi, même si je rêverais de lui faire un gros câlin.
— Qu'est-ce que tu viens faire ici, ma sauterelle ? Encore dans le pétrin ? », chuchote-t-elle, les sourcils légèrement froncés.
Je m'apprête à me détourner, sûrement parce que je sens que si Yama doit sortir cette inconnue de prison, je préfère ne pas être complice, mais ma gérante me rappelle d'un bout du doigt.
« Tut-tut, tu restes ici, mon papillon. »
Ah. Bon, beh, je reste alors. Je m'arrête dans mon mouvement et me tiens comme un I. Puis, quand Yama m'appelle mon papillon, ça me fait trop plaisir que pour m'éloigner. J'adore les surnoms.
@Émeline Joyner, je suis déjà fan
682 mots
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Employée chez Apothic'Herbes depuis juillet 2051 - couleur #727955 - fiche
