25 juil. 2026, 17:15
 RP   PNJ  How to put stars in your eyes ?  M.R 
22 juillet 2051
Devant l'Astronarium, Godric's Hollow
@Miya Ryuū

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Charles Trenet - Boum

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J’ai eu cette idée en pensant à elle. Rien que ça, ça aurait dû me dissuader d’aller au bout. Les idées du style « ça va sans doute lui plaire », c’est carrément dangereux. Parce qu’après, il faut choisir une date, prévoir un itinéraire, voire, dans les cas les plus critiques, faire quelque chose d’inconcevable : être en avance. Ça transforme une simple sortie en rendez-vous. Non, ce n’est clairement pas un rendez-vous ! On va plutôt dire que c’est une visite culturelle. Ouais, c’est beaucoup mieux.

Une visite culturelle pour laquelle j’ai passé beaucoup trop de temps à réfléchir à la chemise que j’allais mettre. Et surtout, une visite culturelle qui allait m’obliger à retourner à Godric’s Hollow. Et ça, ça relevait vraiment du miracle. Voilà pourquoi, je me retrouve devant l’Astronarium. En même temps, difficile de le louper, un gros bâtiment blanc à l’architecture classique et aux grandes fenêtres, ça détonne clairement en plein Godric's Hollow. Et surtout, difficile de rater l’immense coupole qui attire le regard depuis la rue. C’est là-haut que se trouve le planétarium, qui est la véritable raison de ma présence ici aujourd’hui.

Plus exactement, la deuxième.

Parce que la première n’est pas encore arrivée.

Je reste en bas des marches, les mains plongées dans les poches de mon manteau. Si quiconque prétend que je suis stressé, je le fais taire sur-le-champ. Ce n’est absolument pas le cas. Je suis seulement arrivé cinq minutes en avance, par le plus grand des hasards, et je me retrouve à devoir attendre. Du coup, j’observe les autres visiteurs sortir avec leurs brochures sous le bras. Je vois deux gamins se disputer une planète miniature et, plus loin, une vieille sorcière aux doigts boudinés serrer une constellation de poche contre elle.

J’avais envisagé d’acheter les billets à l’avance, mais ça aurait fait trop suspect, trop organisé. Déjà que le fait de lui donner rendez-vous en plein Godric’s Hollow allait sans doute lui paraître louche, alors, si, en plus, je sortais comme par magie deux billets de ma poche pour l’Astronarium… Je voulais surtout lui faire plaisir. C’est elle qui m’a parlé d’étoiles et de trucs de Moldus l’autre jour, comme ces Moldus qui auraient marché sur la Lune. C’est plutôt cool, non ? Finalement, je regrette un peu de ne pas les avoir achetés à l’avance. Faire la queue, ce n’est clairement pas le meilleur début de soirée pour une sortie culturelle, n’est-ce pas ?

Je pourrais toujours la laisser choisir le parcours qu’elle veut. Même si je n’ai qu’une envie : l’emmener directement au planétarium pour m’installer avec elle sur l’un des canapés et voir si les étoiles du ciel se reflètent dans ses yeux.

Cette pensée est vraiment étrange, d’ailleurs. J’ai le sentiment de devenir un véritable canard en sa présence. C’est bizarre, mais le pire dans tout ça, c’est que je crois que je commence à aimer ça. Cette sensation étrange que je ressens lorsqu’elle est là. Ce petit pincement quand on doit se séparer.

Qu’est-ce que tu m’as lancé comme sortilège ?

Voilà que je me mets à regarder de nouveau ma montre, pour la dixième fois depuis que je suis arrivé. Pourtant, je sais bien qu’elle n’est pas en retard. C’est juste moi qui suis en avance. Ça aggrave d’ailleurs les symptômes du canard dont je souffre. Je range alors ma montre et observe de nouveau la façade, comme si de rien n’était. À travers les portes, je peux apercevoir le hall tamisé et les grands lustres qui occupent l’accueil. Si j’ai bien compris le plan, la première salle est consacrée à la divination et à l’astrologie. Priam, qui s’est bien moqué de moi quand je lui ai parlé de mon idée hier, m’a raconté qu’il y avait un endroit où les visiteurs pouvaient entrer leur date de naissance et découvrir leurs qualités, leurs défauts et même leur compatibilité.

J’ai bien l’intention de l’y emmener. Je ne crois pas qu’elle accorde beaucoup d’importance à ce genre de trucs. Moi non plus, d’ailleurs. Je veux juste m’assurer que les astres sont d’accord sur le fait qu’on est carrément assortis l’un à l’autre. Et puis, je compte bien porter plainte pour diffamation en cas de résultat contraire.

On pourrait ensuite aller observer les vitrines remplies d’instruments astronomiques, ou encore visiter la Grande Bibliothèque des Étoiles, avec ses cartes du ciel et ses gros bouquins poussiéreux. Ça pourrait peut-être l’intéresser. Je lui raconterais n’importe quoi et elle le saurait, mais elle me laisserait sans doute continuer parce que je crois que ça l’amuse.

Merde, je suis déjà en train d’imaginer la visite avec elle.

Je pourrais sentir son bras pressé contre le mien dans l’escalier. J’entendrais son rire briser le silence de la bibliothèque. Je pourrais attraper sa main pour l’empêcher de s’égarer. Ce serait une simple excuse, car il est pratiquement impossible de se perdre ici, mais je suis convaincu qu’elle me pardonnerait cette petite entorse à la vérité.

Ces idées sont carrément pathétiques, mais je n’en retire aucune.

Mes yeux sont immédiatement attirés par une silhouette au loin. Une tempête multicolore reconnaissable entre mille. Sa simple présence me fait sourire, même si elle ne me voit pas encore. Je m’efforce de rester impassible à mesure qu’elle s’approche, mais c’est manifestement raté. Quoi qu’il en soit, j’arrête de simuler mon intérêt pour l’architecture. Après tout, elle va bientôt me reconnaître. J’avais déjà les cheveux roses lorsque nous nous sommes rencontrés il y a deux mois. Mais cette fois-ci, j’ai piqué l’un des manteaux d’Hector au lieu d’enfiler mon vieux manteau usé.

Parce que, ce soir, je veux qu’elle remarque l’effort.

Pas la préparation.

Seulement le résultat.

Je quitte enfin les marches pour me rapprocher d’elle, tandis que mon regard glisse sur sa tenue avec une lenteur délibérée avant de revenir vers son visage. Je l’accueille rapidement au creux de mes bras, en gardant ce sourire un peu niais d’un homme heureux.

Pourquoi, par Merlin, lorsque je sens son corps contre le mien, mon foutu organe vital se met-il à accélérer ?

Je lui offre mon plus beau sourire. Le genre de sourire qui vient annoncer une phrase beaucoup trop sérieuse pour ce qu’elle est.

— J’espère que tu aimes les étoiles, Milady. Parce que j’en ai réservé quelques-unes pour toi ce soir.

Merlin, c’est totalement canard. Ouais je sais, et pour ce soir, j'men fiche finalement.

Je me détache d’elle après quelques instants avant de lui tendre mon bras dans une caricature beaucoup trop évidente de galanterie. Je lui laisse le choix de le saisir ou de se moquer ouvertement de moi avant même que nous soyons entrés.

1105 mots

* Traduction : Comment te mettre des étoiles pleins les yeux

Le Gang des Licornes. - Sir Adidas Vance du Ouin Ouin 1er du nom - Toujours partant pour un RP (cf ici) - Merci Mo pour l'avatar