Satisfait ou remboursé
24 juin 2051, tôt le matin
Une rue quelconque de Godric's Hollow
@Eglantine Pinehead
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Comment j’en suis arrivé là ? Je l’ignore. Force est de constater que je me suis retrouvé à dormir sur un banc la nuit dernière. Enfin, non, plus exactement, je me repose à l’horizontale sur du mobilier communal. C’est une nuance essentielle. Même si les multiples silhouettes qui ont ralenti devant moi n’étaient sans doute pas de cet avis et m’ont sans doute jeté de drôles de regards.
Mon manteau roulé sous ma nuque me tient lieu d’oreiller. Une jambe dépasse du banc tandis que l’autre repose contre le dossier. Je suis installé dans une position que mon dos me fera surement payer à mon réveil. Mes vêtements sont encore imbibés des odeurs de la veille et mes cheveux roses n'ont pas vu la trace d'un peigne depuis au moins une semaine. À mes pieds, un gobelet de café froid de la veille menace de se renverser au moindre coup de vent. Je sens le soleil m’éblouir à travers les branches, je lui ai déjà dit pourtant que je ne signerai aucun autographe.
J’enfonce mes lunettes sur mon nez en essayant de reconstituer les événements de la veille. Tout est brumeux et lointain. Il y avait un bar, des gens… probablement plusieurs. Je crois aussi que j’ai dansé. Sans doute, et ça devait être très glorieux. Comme toujours
En tout cas, la seule chose qui est sûre et qui explique que je me retrouve sur ce banc, c’est ma décision de ne pas rentrer à la maison au lever du jour. C’est pourquoi ce banc a d’abord servi de solution temporaire. Trois heures plus tard, il ne semble plus être une solution temporaire, et je devrais penser à rentrer, me laver et changer de vêtements. Mais cette idée de rentrer chez moi me fait soupirer d’avance.
Alors que je sens Morphée me ramener dans ses bras, elle est chassée par un bruit de pas réguliers sur les pavés. Je n’ai même pas la force d’ouvrir totalement les yeux. À travers mes verres teintés, je distingue seulement une silhouette qui me semble vaguement familière, une silhouette qui s’approche du banc. Ça rassemble vaguement à une femme. Mais dans mon état actuel, je n’en ai pas la certitude. Je sens son ombre qui plane sur mon visage et me cache le soleil. C’est parfait, si elle pouvait rester encore un peu comme ça.
Elle veut me piquer mon banc pour le squatter. Et il en est hors de question ! J’étais là le premier et j’ai besoin de dormir. Mon corps confirme ce refus de coopération lorsque je ramène mon manteau sous ma nuque et tourne légèrement le visage vers le dossier. J’me souviens plus de grand-chose, mais ces quelques lattes de bois sont à moi pour l’instant.
— Dégage de là ! Ce banc est déjà pris. J'étais là avant toi ! Va t’en trouver un autre !
Ma voix ressemble à un étrange mélange entre un grognement et un bâillement. Mais, visiblement ça ne suffit pas, le type est encore là. Mais dégage par Merlin ! C’est mon foutu banc et j’veux finir ma nuit. Foutu moustique !
514 mots
Chose promise, chose due. Je ne sais absolument pas dans quoi cet imbécile s'est embarqué, mais tu me semblait la personne tout indiqué pour ce contexte. En espérant que ça te fasse rire, autant que j'ai ris en essayant de me figurer la scène. Si y'a un truc qui te convient pas n'hésite pas
A genius in a foolish disguise - Sir Adidas Vance du Ouin Ouin - Le Gang des Licornes - Toujours partant pour un RP (cf ici)
Satisfait ou remboursé
Par Merlin, ses yeux auraient-ils trompés Eglantine ?
Interrompue dans ses pérégrinations mentales, sur le chemin de sa librairie, la bibliothécaire ne put que ralentir pour observer la vision face à elle. Dégainant ses lorgnettes, elle scruta sans scrupules ni hésitation le sorcier pitoyable gisant sur un banc public. Quelle scène épouvantable, répugnante et disgracieuse. De toute évidence, les vêtements de cet homme ne laissaient transparaître aucune pauvreté, le café à côté de lui excluait un état alcoolique frais. Les conséquences d'une soirée trop arrosée de la veille ? Dans ce cas, cela impliquait qu'il aurait choisi de lui-même de dormir ici... inconcevable, et d'autant plus pitoyable.
Elle était à deux doigts de passer son chemin, sans accorder un regard de plus à ce squelette d'humanité, lorsqu'une épouvantable réalisation la frappa. Ignorant royalement l'injonction du miséreux, elle mit enfin un nom sur le visage.
« Par Merlin et Morgane réunis, Monsieur Vance ?! »
Sa canne frappa le pavé, ponctuant son exclamation. Quelle scène d'épouvante, l'un de ses anciens élèves, dans un état pareil ! Quelle pitié... mais surtout, quelle honte ! Quel embarras pour la famille Vance ! Sans la moindre once d'empathie ni de douceur, elle claqua sa canne sur le banc, tonnant de sa voix de métal.
« Relevez-vous, sombre clopinard ! N'avez-vous pas honte ? Quel embarras pour la famille Vance, un sorcier de votre rang, de votre sang. »
Depuis le premier jour où elle avait enseigné au petit Léo, elle savait qu'il n'était pas promis à une carrière mirobolante. Mais il semblait qu'il avait dépassé de très loin toutes ses espérances... Il semblait donc, que non content de ne pas avoir saisi les opportunités dont étaient pavé sont chemin, il avait également trouver le moyen de creuser à chacun de ses pas sa propre tombe ? S'il pleuvait de la soupe, il essaierait de l'attraper avec une fourchette, ce pauvre demeuré...
Interrompue dans ses pérégrinations mentales, sur le chemin de sa librairie, la bibliothécaire ne put que ralentir pour observer la vision face à elle. Dégainant ses lorgnettes, elle scruta sans scrupules ni hésitation le sorcier pitoyable gisant sur un banc public. Quelle scène épouvantable, répugnante et disgracieuse. De toute évidence, les vêtements de cet homme ne laissaient transparaître aucune pauvreté, le café à côté de lui excluait un état alcoolique frais. Les conséquences d'une soirée trop arrosée de la veille ? Dans ce cas, cela impliquait qu'il aurait choisi de lui-même de dormir ici... inconcevable, et d'autant plus pitoyable.
Elle était à deux doigts de passer son chemin, sans accorder un regard de plus à ce squelette d'humanité, lorsqu'une épouvantable réalisation la frappa. Ignorant royalement l'injonction du miséreux, elle mit enfin un nom sur le visage.
« Par Merlin et Morgane réunis, Monsieur Vance ?! »
Sa canne frappa le pavé, ponctuant son exclamation. Quelle scène d'épouvante, l'un de ses anciens élèves, dans un état pareil ! Quelle pitié... mais surtout, quelle honte ! Quel embarras pour la famille Vance ! Sans la moindre once d'empathie ni de douceur, elle claqua sa canne sur le banc, tonnant de sa voix de métal.
« Relevez-vous, sombre clopinard ! N'avez-vous pas honte ? Quel embarras pour la famille Vance, un sorcier de votre rang, de votre sang. »
Depuis le premier jour où elle avait enseigné au petit Léo, elle savait qu'il n'était pas promis à une carrière mirobolante. Mais il semblait qu'il avait dépassé de très loin toutes ses espérances... Il semblait donc, que non content de ne pas avoir saisi les opportunités dont étaient pavé sont chemin, il avait également trouver le moyen de creuser à chacun de ses pas sa propre tombe ? S'il pleuvait de la soupe, il essaierait de l'attraper avec une fourchette, ce pauvre demeuré...
Cavalier de l'Apocalypse de 2050 - 2b1146
« Les élèves s'abstiendront de conversations à voix haute. »
« Les élèves s'abstiendront de conversations à voix haute. »