Un aiglon contre le carreau

Keddle & Leather, Chemin de Traverse
Jeudi 3 Août 2051, dans la matinée
Avec @Soren Mayfield
Come on Eileen - Dexys Midnight Runners
L'été bientôt se terminerait. À vrai dire, ce n'était pas si bientôt que cela, et c'était probablement la raison de l'humeur si guillerette de la Galloise alors qu'elle parcourait les rues pavées du Chemin de Traverse.
Comme l'acrobate qui marche sur le fil, elle errait entre l'excitation d'une nouvelle année qui s'approchait, à coup de listes effroyables de courses de rentrée, et la gaieté des vacances. Elle comptait bien profiter de celles ci, jusqu'au bout.
Elle ne se souvenait pas de la dernière fois que l'été avait été aussi délicieux. Quelques péripéties, mais tout semblait être plus simple lorsqu'elle comptait dans la pièce les précieuses âmes à son coeur.
Et elle en profitait. Voilà pourquoi son pas se mêlait à de la danse, pourquoi son sourire montait jusqu'à ses yeux - la faisait probablement passer pour une enfant un peu bizarre - et qu'elle cochait sa liste avec l'entrain d'un enfant à Yule.
Ceci, au côté de la décision de Ruth de la laisser faire ses emplettes toute seule, comme l'année passée.
À présent sa sacoche était bien remplie et elle errait, attendant l'heure de rendez vous convenue. Il lui semblait encore avoir le temps, et elle se trouverait ainsi devant Keddle & Lether.
Le magasin de toutes les merveilles. Même pour elle, qui avait renoncé au mirage du Quidditch. Surtout pour elle, qui n'en restait pas moins une âme passionnée. Même pour elle, dont la bourse était plus vide que la cervelle d'un Troll. Surtout pour elle qui aimait à admirer.
La vitrine donnait de quoi admirer. Les plus récents, ou iconiques, balais y était exposés et le regard de l'Aiglonne ne put que s'y accrocher. Hypnotisée, elle imaginait les décennies de sorcier qui, comme elle, avait rêver devant cette vitrine. Qui, comme elle, avait imaginer s'envoler sur ses magnifiques créations. L'avaient fait peut être.
Combien de stars internationales, de grands génies du sport, avait choisi leur précieux balai ici. Et bien sûr, elle songeait à sa mère qui un jour, était venu ici pour choisir son balai. En avait-elle admiré la brillance, le bois reflétant la jolie lumière ou avait-elle immédiatement aimé sa précision, la sensation au creux de ses paumes?
La rêverie serait-elle que le regard ne se détacherait pas de la vitrine alors que la silhouette le ferait. Alors que le pas la dépasserait, s'apprêtant à rentrer dans la boutique et-
Bam
Un choc sonore, celui de sa tête contre la vitre. Un choc en écho, de son crane à ses tympans. Et l'exclamation en gallois, de la douleur.
La main viendra se saisir de la tête et appuyer sur la pommette qui avait frappé avec force la vitre. Il y avait pourtant un charmant rideau de carreaux rouges et blancs, qu'elle voyait à présent parsemé de tâches noircies.
La douleur saillante, elle resterait là quelques instants. Le temps d'y voir plus clair, plutôt littéralement, et d'oublier l'humiliation traversée. Avec un peu de chance, personne n'étais passé derrière et les occupants de la boutique avait cru à un oiseau maladroit.
504 mots
art by @_stoon
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Deuxième Année- Serdaigle・Inscrite à la Chronologie・color=#00364a・Fiche PR・Marrainage
Cour de la Semeuse de Discorde -
Un aiglon contre le carreau
J’commence à prendre mes marques dans la boutique. Enfin, non. Mes marques, j’les avais dès le premier jour. Elles sont venues toutes seules. C'était comme pour me dire que j’étais ici à ma place et que c'était tout naturel que je bosse ici. Que cet endroit était fait pour moi, quoi.
En revanche, je commence à devenir plus sûr de moi avec les clients. J’veux sire, j’ai jamais été timide ou quoi, mais des fois on me demande de prendre des initiatives, et je sais pas trop si ça plaira à ma patronne ou pas.
Mais maintenant, ça va mieux. Je sais ce que je peux faire, et ce que je ne peux pas faire. Je suis à l’aise, en gros.
Aujourd'hui, c'est jeudi. Pas la journée la plus chargée en clients, mais j’en aurais quand même plus cet aprem, je pense. En plus, c’est les vacances scolaires, donc y a un nombre d'élèves qui viennent... c’est impressionnant. Ça fait plaisir de voir les étoiles dans les yeux de beaucoup, aussi. J’suis content de savoir qu’on est beaucoup unis par cette même passion pour le vol, ou le Quidditch. En général, j’en discute un peu avec mes clients. J’leur demande s’ils sont dans une équipe, s’ils sont capitaines, batteurs, poursuiveurs, attrapeurs... Fin j’aime bien ce contact qu’il est possible de créer avec eux, quoi.
Je me lance dans le rangement : faut que je remette les objets qui ont été ramenés ou qui viennent d’arriver dans les rayons. J’attrape mon carton et j’me dirige vers les rayonnages. Je sors le premier truc, et je...
Bam !
J’tourne la tête. C’était quoi ça ? C’était la porte, j’en suis sûr. Merde, y a quand même pas un hibou qu’a pas vu la vitre, si ? Je pose mon carton par terre, et j’vais voir.
J’ouvre la porte. J’m’attends à trouver un hibou par terre, avec sa lettre toute froissée... mais rien. Je relève la tête, et mon regard tombe sur une jeune fille à l’air sonné. Elle se tient la tête d’une main.
J’fronce les sourcils, un brin confus. Qu’est c’que... elle s’est éclatée la tête contre la porte où je rêve ?
Merlin, Soren, ne ris pas. Ne ris pas !
C’est plus fort que moi, j'éclate de rire. J’me calme presque tout de suite en comprenant qu’elle a mal, et je m’approche d’elle :
- Merde, ça va ? T’as pas vu la porte ?
Nan mais quand même, c'est un peu drôle. Je m’oblige à ne pas sourire, j’dois faire une drôle de tête. J’espère qu’elle m’en veut pas d’avoir rit, mais je m'attendais tellement à un hibou... c’était pas pour me moquer.
J’me mords la lèvre. J’ose pas lui enlever sa main pour voir si y a une bosse. J’espère pas.
- T’es toute seule ? Attends mais viens rentre, on doit avoir de la glace, ou... un truc.
De la glace, bah bien sûr. On est dans une boutique de balais, pas dans un congélateur. Qu’est c’que je crois, moi ? Mais bon, autant qu’elle rentre, et qu’elle s’asseoit si besoin.
En revanche, je commence à devenir plus sûr de moi avec les clients. J’veux sire, j’ai jamais été timide ou quoi, mais des fois on me demande de prendre des initiatives, et je sais pas trop si ça plaira à ma patronne ou pas.
Mais maintenant, ça va mieux. Je sais ce que je peux faire, et ce que je ne peux pas faire. Je suis à l’aise, en gros.
Aujourd'hui, c'est jeudi. Pas la journée la plus chargée en clients, mais j’en aurais quand même plus cet aprem, je pense. En plus, c’est les vacances scolaires, donc y a un nombre d'élèves qui viennent... c’est impressionnant. Ça fait plaisir de voir les étoiles dans les yeux de beaucoup, aussi. J’suis content de savoir qu’on est beaucoup unis par cette même passion pour le vol, ou le Quidditch. En général, j’en discute un peu avec mes clients. J’leur demande s’ils sont dans une équipe, s’ils sont capitaines, batteurs, poursuiveurs, attrapeurs... Fin j’aime bien ce contact qu’il est possible de créer avec eux, quoi.
Je me lance dans le rangement : faut que je remette les objets qui ont été ramenés ou qui viennent d’arriver dans les rayons. J’attrape mon carton et j’me dirige vers les rayonnages. Je sors le premier truc, et je...
Bam !
J’tourne la tête. C’était quoi ça ? C’était la porte, j’en suis sûr. Merde, y a quand même pas un hibou qu’a pas vu la vitre, si ? Je pose mon carton par terre, et j’vais voir.
J’ouvre la porte. J’m’attends à trouver un hibou par terre, avec sa lettre toute froissée... mais rien. Je relève la tête, et mon regard tombe sur une jeune fille à l’air sonné. Elle se tient la tête d’une main.
J’fronce les sourcils, un brin confus. Qu’est c’que... elle s’est éclatée la tête contre la porte où je rêve ?
Merlin, Soren, ne ris pas. Ne ris pas !
C’est plus fort que moi, j'éclate de rire. J’me calme presque tout de suite en comprenant qu’elle a mal, et je m’approche d’elle :
- Merde, ça va ? T’as pas vu la porte ?
Nan mais quand même, c'est un peu drôle. Je m’oblige à ne pas sourire, j’dois faire une drôle de tête. J’espère qu’elle m’en veut pas d’avoir rit, mais je m'attendais tellement à un hibou... c’était pas pour me moquer.
J’me mords la lèvre. J’ose pas lui enlever sa main pour voir si y a une bosse. J’espère pas.
- T’es toute seule ? Attends mais viens rentre, on doit avoir de la glace, ou... un truc.
De la glace, bah bien sûr. On est dans une boutique de balais, pas dans un congélateur. Qu’est c’que je crois, moi ? Mais bon, autant qu’elle rentre, et qu’elle s’asseoit si besoin.
@Paige Barrow j’espère que ça te va !
515 mots
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28 ans - Enployé à Keddle & Leather depuis le 25 juillet 2051
Ouvert à tous les RPs !
Un aiglon contre le carreau
Dans la vision des yeux noisette, mille étoiles dansaient. Ce n'étaient pas les étoiles du ciel cependant, de celle qu'on admire. Ou les étoiles des rêves, qu'elle voyait dans les reflets du soleil et dans les paillettes.
Non, ces étoiles-là, c'était la honte. Le choc surtout, mais la honte aussi. Son crâne la lançait furieusement, si bien que l'ironie lui échappait.
Car il y a un an, presque jour pour jour, elle se prenait un ouvrage sur la tête. La maladresse1 d'un enfant de Bolton et sa première amitié.
Mais Artemis et l'odeur des livres de Fleury & Bott étaient bien loin de ses pensées. Elles étaient floues ses pensées.
Il n'y avait que l'écho du choc, l'écho d'un rire. Oh non, par Hécate. Un témoin. Il y avait un témoin à son humiliation. Ses joues rougiraient furieusement.
Main toujours sur le crâne, elle croiserait le regard de son nouveau pire ennemi. Visage adulte, quoique jeune, silhouette sortant du magasin. Évidemment. Elle avait dû alarmer le pauvre commerçant.
Son visage lui était inconnu pourtant. Elle ne passait pas souvent ici, mais elle se serait souvenue de cette bouille angélique. Rien de bien palpitant, que nos lecteurs ne s'excitent pas. Simplement une douceur dans un regard. Derrière l'évidente moquerie à son égard.
Si elle avait eu envie de le fusiller d'un de ses regards noirs, la honte était plus forte que la rancune. Alors elle le fuirait, le regard, tout en marmonnant.
"Si, si, mais j'ai décidé de tester sa solidité.", le sarcasme est nouveau. En public du moins. Est ce que le choc, ou bien le reste d'une amertume face au rire.
Elle doit se montrer honnête cependant. Déjà, parce qu'il est gentil, et qu'elle aussi, aurait rit. Que celui qui prétende ne jamais avoir ri face au malheur d'un autre lui lance la première pierre, mais elle s'en moquait bien. Peut-être était-ce justement Merlin et son cousin Karma qui la rattrapait.
"Oui, toute seule, heureusement", un instant, une grimace, "je veux bien de la glace.. Ou m'asseoir", et finalement, d'un sourire un peu tremblant, "merci."
Sans vraiment attendre l'invitation, elle rentre finalement dans la boutique. Vraiment cette fois-ci, pas dans la porte. Comique, vraiment. Ne peux s'empêcher de l'admirer, et de remarquer les nouveautés. Et puis finalement, trouve un siège et s'y assois délicatement avant de glisser sa lourde sacoche sur ses genoux.
Puis, doucement, elle retire la paume de la pommette et les doigts du front. S'y révèle la rougeur, un magnifique bleu à venir. Rien de plus, pour l'instant du moins. Pas de corne de licorne pour elle.
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@Soren Mayfield
@Artemis Fraser pour la mention :3
@Soren Mayfield
@Artemis Fraser pour la mention :3
Deuxième Année- Serdaigle・Inscrite à la Chronologie・color=#00364a・Fiche PR・Marrainage
Cour de la Semeuse de Discorde -
Un aiglon contre le carreau
La pauvre. En plus d'avoir l'air d'avoir mal, on dirait qu'elle a envie de me tuer. Le regard qu'elle me lance me fait sourire de plus belle, et j'ai beau me mordre la lèvre, il refuse de disparaître. Je me moque pas, hein... Mais c'est très drôle.
Elle doit avoir honte. J'la comprends. Elle a réussi à se prendre la porte. La porte ! Il me faut tout mon professionnalisme pour ne pas exploser de rire à nouveau, parce que quand même... Elle a réussi à se faire mal avec une vitre. Même un piaf il fait pas ça.
Enfin, je juge pas, hein. Je suis même plutôt content qu'elle l'est fait, parce que du coup ça me fait sacrément rire, et ça me tient occupé en attendant les clients. Est ce que c'en est une, elle, d'ailleurs ? J'pourrais p'têtre en profiter pour lui vendre quelque chose. "Ce balai là, il est intelligent, il évitera tout type de murs, fenêtres et portes, je vous assure !" Je vois bien la scène. Sûr que je réussirais à la tromper.
Elle me lance une remarque acide, et j'éclate de rire de plus belle. J'adore. Hilare, je me tourne vers la porte (intacte, heureusement), et je lui réponds en essayant de retrouver mon calme.
- Et bien je crois que c'est fait... Elle me paraît plutôt résistante.
Plus que la jeune fille, en tout cas. Je la regarde, hésitant entre si je peux garder une expression amusé, ou si je dois faire mon adulte compatissant.
Elle me dit qu'elle est toute seule. Ah, en plus. Bon, au moins, pas de parents fous pour venir m'accuser d'avoir lancé un sort d'invisibilité à la porte. Je vous jure, j'en ai croisé, de ces parents, durant ces années en tant que professeur... Incroyable. Bref.
Elle accepte ma proposition, et je la laisse rentrer. Elle se traine jusqu'au comptoir, où je venais heureusement de dégager la chaise, et s'y assoit. Bon, très bien.
Je regarde son front quand elle enlève sa main, et j'annonce :
- Bon bah, euh... C'est bleu, hein. Ca va p'têtre faire une bosse bientôt. Ca va pas durer longtemps, hein, juste quelques jours.
J'm'y connais pas mal, en bosse. Je suis tombé assez souvent de mon balai pour savoir comment ça fait. Mais bon, de là à savoir les soigner... J'lui ai promis de la glace, mais, bah, j'ai pas de glace.
- Alors euh... Bon on a pas de glace ici. Mais, euh...
Mince, qu'est ce que je lui proposer ? Sous la main, là, j'ai mes affaires, des chocos, et les produits de la boutique. Mais on est dans une boutique de balais, pas une pharmacie. J'peux bien lui proposer un casque, si elle veut, mais ce sera pour les prochaines fois, quoi. Ou alors...
- Mais j'ai de l'eau ? Et du tissu. Donc si tu veux je te donne de l'eau avec du tissu.
Super, Soren, merci. Le mec il a été prof de gamins pendant des années, deux mois qu'il arrête, et hop, il sait plus faire. C'est elle qui va se moquer de moi, maintenant.
- Voilà. T'en veux ? Sinon j'ai des chocogrenouilles, si tu préfères.
Je lui désigne le panier qu'elle a devant elle, et, me balançant d'un pied sur l'autre, j'attends sa réponse. Par Merlin, elle est assise à ma place, j'ai l'impression que c'est moi le client, maintenant, et que j'attends de connaître le prix de mon balai, de peur qu'il soit hors de mon budget. C'est ridicule. C'est elle qui s'est pris une porte, hein, c'est pas moi. Mais bon, c'est comme ça. Je sais pas trop quoi faire pour l'aider, à part attendre que ça passe. T'façon ça va, hein, c'est un bleu. C'est pas comme si elle saignait ou quoi. C'est juste que je me ressens responsable parce que c'est ma boutique qui lui a offert la porte sur laquelle se cogner.
- Sinon y a une clinique juste à côté, je plaisante.
Je sais bien que y en a pas besoin, c'est juste un bleu, mais bon, j'ai tellement pas de matos qu'autant la rassurer sur la présence de vrais experts de la santé à côté, la pauvre.
Elle doit avoir honte. J'la comprends. Elle a réussi à se prendre la porte. La porte ! Il me faut tout mon professionnalisme pour ne pas exploser de rire à nouveau, parce que quand même... Elle a réussi à se faire mal avec une vitre. Même un piaf il fait pas ça.
Enfin, je juge pas, hein. Je suis même plutôt content qu'elle l'est fait, parce que du coup ça me fait sacrément rire, et ça me tient occupé en attendant les clients. Est ce que c'en est une, elle, d'ailleurs ? J'pourrais p'têtre en profiter pour lui vendre quelque chose. "Ce balai là, il est intelligent, il évitera tout type de murs, fenêtres et portes, je vous assure !" Je vois bien la scène. Sûr que je réussirais à la tromper.
Elle me lance une remarque acide, et j'éclate de rire de plus belle. J'adore. Hilare, je me tourne vers la porte (intacte, heureusement), et je lui réponds en essayant de retrouver mon calme.
- Et bien je crois que c'est fait... Elle me paraît plutôt résistante.
Plus que la jeune fille, en tout cas. Je la regarde, hésitant entre si je peux garder une expression amusé, ou si je dois faire mon adulte compatissant.
Elle me dit qu'elle est toute seule. Ah, en plus. Bon, au moins, pas de parents fous pour venir m'accuser d'avoir lancé un sort d'invisibilité à la porte. Je vous jure, j'en ai croisé, de ces parents, durant ces années en tant que professeur... Incroyable. Bref.
Elle accepte ma proposition, et je la laisse rentrer. Elle se traine jusqu'au comptoir, où je venais heureusement de dégager la chaise, et s'y assoit. Bon, très bien.
Je regarde son front quand elle enlève sa main, et j'annonce :
- Bon bah, euh... C'est bleu, hein. Ca va p'têtre faire une bosse bientôt. Ca va pas durer longtemps, hein, juste quelques jours.
J'm'y connais pas mal, en bosse. Je suis tombé assez souvent de mon balai pour savoir comment ça fait. Mais bon, de là à savoir les soigner... J'lui ai promis de la glace, mais, bah, j'ai pas de glace.
- Alors euh... Bon on a pas de glace ici. Mais, euh...
Mince, qu'est ce que je lui proposer ? Sous la main, là, j'ai mes affaires, des chocos, et les produits de la boutique. Mais on est dans une boutique de balais, pas une pharmacie. J'peux bien lui proposer un casque, si elle veut, mais ce sera pour les prochaines fois, quoi. Ou alors...
- Mais j'ai de l'eau ? Et du tissu. Donc si tu veux je te donne de l'eau avec du tissu.
Super, Soren, merci. Le mec il a été prof de gamins pendant des années, deux mois qu'il arrête, et hop, il sait plus faire. C'est elle qui va se moquer de moi, maintenant.
- Voilà. T'en veux ? Sinon j'ai des chocogrenouilles, si tu préfères.
Je lui désigne le panier qu'elle a devant elle, et, me balançant d'un pied sur l'autre, j'attends sa réponse. Par Merlin, elle est assise à ma place, j'ai l'impression que c'est moi le client, maintenant, et que j'attends de connaître le prix de mon balai, de peur qu'il soit hors de mon budget. C'est ridicule. C'est elle qui s'est pris une porte, hein, c'est pas moi. Mais bon, c'est comme ça. Je sais pas trop quoi faire pour l'aider, à part attendre que ça passe. T'façon ça va, hein, c'est un bleu. C'est pas comme si elle saignait ou quoi. C'est juste que je me ressens responsable parce que c'est ma boutique qui lui a offert la porte sur laquelle se cogner.
- Sinon y a une clinique juste à côté, je plaisante.
Je sais bien que y en a pas besoin, c'est juste un bleu, mais bon, j'ai tellement pas de matos qu'autant la rassurer sur la présence de vrais experts de la santé à côté, la pauvre.
@Paige Barrow je ris tant 
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28 ans - Enployé à Keddle & Leather depuis le 25 juillet 2051
Ouvert à tous les RPs !