Love, Auntie Miya
lundi 04 septembre
@Paige Barrow
@Paige Barrow

Ce matin pendant le déjeuner, parmi tous les hiboux et toutes les chouettes qui arrivent avec une cargaison différente pour chacune, c'est dans un tournoiement de plumes et coups de becs qu'un hibou grand duc particulièrement imposant, avec un paquet tout aussi imposant, essaye tant bien que mal de se frayer un chemin dans la nuée d'oiseaux. Quelques regards étonnés se lèvent vers le rapace alors que celui-ci pousse un cri perçant pour éloigner les volatiles un peu trop près de son précieux chargement. Il s'agite, bat vivement des ailes et s'empresse de passer son chemin.
Il va droit, il est fier et surtout il est pressé ce hibou.
Survolant un instant la Grande Salle, son regard acéré finit par tomber sur la destinataire de son paquet et de la lettre accrochée à sa patte. Aussitôt qu'il l'a en vue, l'oiseau se dirige vers elle.
Et c'est dans une arrivée fracassante que le grand — n'importe qui peut le remarquer à présent qu'il se trouve à portée de main — hibou se pose en beau milieu de la table des Aigles. Digne de sa mission, il bat un instant des ailes et pousse un petit cri afin d'alerter la petite à proximité qu'il arrive avec quelque chose pour elle. Si elle ne réalise pas rapidement que son chargement est pour elle, il baissera sa tête toute ronde et, de son bec, mordillera doucement sa main. Mais si elle le remarque immédiatement, l'oiseau claquera une dernière fois des ailes avant de tendre une serre crochue en direction de la deuxième année afin de lui délivrer, l'air important, l'enveloppe beige sur laquelle seul le prénom et le nom de famille de la petite sont écrits d'une encre verte très foncée, presque noire. En attendant qu'elle le libère de son colis et de sa missive, le rapace donnera un petit coup de bec aux restes de petit déjeuner dans l'assiette de la Serdaigle.
Et quand, enfin, elle aura récupéré ce qui est désormais sien, le grand duc poussera un dernier cri avant de prendre son envol, laissant derrière lui son chargement et quelques plumes. Plusieurs élèves le suivront du regard à son passage, et quelques curieux tourneront leur tête vers la petite qui a eu l'honneur de recevoir la visite de cet énorme et curieux volatile très distingué.
Si elle, la petite Aiglonne, ouvre la lettre elle trouvera le texte suivant, rédigé de la même encre verte foncée, d'une écriture appliquée et fine, légèrement en italique.
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Et, bien évidemment, après (ou avant) avoir lu la lettre, la deuxième année pourrait enfin ouvrir le précieux paquet, étonnamment assez long, emballé d'un papier craft brun clair et craquant.
Une fois le papier retiré, sous le regard de la petite, se trouverait alors une guitare.
Pas n'importe quelle guitare, mais la première guitare de Miya Ryuū, comme le préciserait une note glissée sous les cordes du bel instrument. Bel instrument, oui, car il s'agit d'une guitare tout de bois faite, une guitare en bois de cerisier. Une guitare avec une jolie caisse de résonnance très classe, très belle, très gracieuse. Une guitare avec une table d'harmonie délicate mais solide, avec de belles gravures harmonieuses évoquant des arabesques et autres traits de danse. Une guitare avec une rosace charmante, d'un bois un peu plus sombre afin de le mettre en avant, mais pas de manière excessive. Une guitare avec une tête tout aussi gracieuse, pas abimée pour un sous.
Avec cette guitare, ce sublime instrument très bien conservé et, la fillette pourrait le deviner en promenant ses doigts sur les cordes, évidemment très bien accordé par des mains aimantes, une seconde enveloppe, plus petite, plus discrète et glissée dans l'emballage venait.
Et si, de curiosité, la petite l'ouvrait, elle découvrirait trois médiators de la collection de Miya.
Le premier, rouge cerise, était orné de l'inscription "carpe diem" en lettres dorés élégantes. Pour le second, d'un marron léger, tout, chaleureux, un papillon blanc était dessiné sur les deux faces. Quant au dernier, bleu sombre quasiment noir, une nuée d'étoiles argentées brillait dessus. Trois médiators pour s'excuser trois fois de ne pas avoir pu être présente pour sa presque nièce.
La fillette pourrait ainsi s'entrainer sur l'ancien instrument de sa tata dragon.
Et s'imaginer, en fermant les yeux, l'image de Miya jouant de la musique.

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1056 mots
#193b02 — Sainte Miya du Ouin Ouin aka le Miyotaure aka Dame Chaos aka Génie du Mal — i put the "hot" in psychotic
« Si c'est là votre façon d'aimer, je vous prie de me haïr. » — i wrote that at midnight in a shakespearean rage
« Si c'est là votre façon d'aimer, je vous prie de me haïr. » — i wrote that at midnight in a shakespearean rage
Love, Auntie Miya
Ô Divin petit déjeuner. La petite souriait depuis son banc à la table des aiglons. Les Elfes de Poudlard ne cessaient jamais de l'impressionner et de se surpasser. Elle qui s'était toujours satisfaite de tartines beurrées et d'un chocolat chaud bu bouillant avait revu ses habitudes à la hausse.
Le bacon croustillant pour l'énergie, le jus de citrouille, le chocolat aux petits marshmallows, les oeufs brouillés sur un toast parfaitement grillé et recouvert de sirop d'érable- Ah par Hécate, Poudlard était le plus bel endroit du monde.
À présent, son assiette était vide à l'exception de la fin d'une tartine. Elle n'y touchait pas car arrivait le courrier et elle n'aimait pas manger alors que les oiseaux les survolaient. Le moment était généralement impressionnant mais loin d'être apprécié par la petite.
Bien sûr elle appréciait recevoir du courrier. Il y avait la belle Owly, toujours délicate, l'oiseau de la famille qui lui apportait les nouvelles de Laugharne. Il y avait le petit oiseau énergétique qui servait de hibou à Auntie Cat, qui ne venait que trop peu souvent mais portait toujours des lettres d'une longueur impressionnante. Et puis il y avait la petite chouette un peu rabougri de son grand père, qui ne venait que dans les occasions spéciales et portait les présents.
Aujourd'hui, elle n'attendait pas de courrier. Aussi, elle ne prêterait pas d'attention aux oiseaux. Pas même au hibou qui semblait se faire remarquer et à l'imposant paquet qu'il portait. Non, son regard à elle était posé sur les partitions qu'elle avait éparpillés sur le côté de sa tablée.
Quand l'oiseau piaillerait , elle relèverait cependant les yeux. Pas assez vite car il lui mordit la main.
"Aie!", la paume se porterait à la bouche, là où l'oiseau l'avait pincé avec vigueur, "hM h'd'accord d'accord j'ai compris... Une seconde."
Elle déferait ainsi le noeud, le geste pressé. Qui lui avait envoyé une telle missive? Etait ce vraiment pour elle? Le sourire viendrait naturellement avec l'excitation. Si bien qu'elle ne tiendrait pas rigueur à l'animal de voler dans son assiette. Le paquet semblait lourd, il méritait bien un peu de nourriture.
Il s'en irait ensuite, la laissant plantée là avec cet imposant paquet et sa petite lettre. Les joues rouges des regards qui se tournaient vers elle, elle attraperait d'abord la lettre. Reconnaitrait l'écriture sur l'enveloppe et les yeux brillants, déciderait de défaire soigneusement l'emballage du paquet. Epais, protecteur mais elle n'aurait pas besoin de beaucoup de temps pour reconnaitre l'objet.
Une guitare
Tatya lui avait offert une guitare. Une main viendrait se plaquer sur sa bouche, le sourire grandissant, l'autre caresserait doucement le bois. Une superbe guitare. Sa guitare viendrait lui indiquer un papier.
Elle pouvait entendre les cordes trembler, la douce mélodie s'en échapper. Elle pouvait voir aussi claire sur dans une Pensine sa tata dragon en jouer sur un canapé vert.
Tartine fourrée dans la bouche, elle attraperait ainsi son présent et sa lettre et s'en irait de la Grande Salle. Elle avait besoin de calme, d'intimité. Elle ne put s'empêcher de courir, trop excitée, tout en serrant la lettre contre elle.
Son coeur battait bien trop vite mais elle n'y pensait pas. Elle ne pensait qu'à sa guitare, à Miya et à ce qu'elle avait bien pu faire pour mériter tel présent.
547 mots
Deuxième Année- Serdaigle・Inscrite à la Chronologie・color=#00364a・Fiche PR・Marrainage・RDD (inrp-01.09)
Cour de la Semeuse de Discorde