Inauguration de Godric's Hollow
Les choses se déroulent relativement comme espérées. Je suis sûre que Fred va finir par s'en aller — sinon, je le ferais partir moi-même. Erza n'a pas changé, elle. Je vois toujours la même personne. La même personne qui m'agace terriblement. la seule chose qui a changé chez elle, c'est qu'elle semble avoir perdu son caractère anti-nés moldus — au moins le peu de changement qui se produisent en elles ne sont pas négatif, cependant, elle a encore du chemin...
Je souris. Fred vient de s'en aller. Il est difficile de faire plus insupportable que lui, alors c'est une bonne chose de faite. Je ne comprends pas comment Erza peut l'aimer. J’apprécie relativement ses autres bonnes connaissances — surtout chez les Aigles comme Zoey, tandis que celui-ci, je ne peux pas me le voir.
Maintenant que Fred nous a quittées, la suite semble déjà plus attirante. Erza me propose de parler ou de chercher quelqu'un, et je réponds direct d'un ton rieur :
— Quoi, parce que tu n'es pas capable de te servir de ta langue et de tes yeux en même temps ?
Vraiment, si elle ne veut pas que je me foute d'elle de cette façon, il ne faut pas qu'elle me donne d'aussi grosses occasions. En réalité, je suis sûre que si nous faisions équipe face à une personne que nous détestons toutes les deux, nous pourrions faire des ravages.
Entre temps, Erza enchaîne sur Londubat dont je me moque relativement je dois dire. Il semble tellement insignifiant, que celui qui n'a pas remarqué ses airs d'ailleurs doit être vraiment aveugle. La remarque d'Erza à ce sujet m'aurait presque fait rire si je n'avais pas été occupée à chercher Ivy dans la foule. Je croise les doigts pour qu'elle soit allée à l'inauguration avec l'école pour pouvoir la trouver avec Miss Xarinez ou au moins peut-être des gens de sa maison. je demande à Erza oubliant totalement sa remarque :
— Tu sais si Ivy est venue avec l'école ou pas ?
Je pense — j'espère que nous cherchons la même personne. Parce que si c'est pour devoir supporter une heure avec un Serpentard quelconque à qui je n'ai jamais adressé la parole, comme Figne, c'est non merci. De toute façon, si c'est ainsi, je pars loin d'ici.
Je souris. Fred vient de s'en aller. Il est difficile de faire plus insupportable que lui, alors c'est une bonne chose de faite. Je ne comprends pas comment Erza peut l'aimer. J’apprécie relativement ses autres bonnes connaissances — surtout chez les Aigles comme Zoey, tandis que celui-ci, je ne peux pas me le voir.
Maintenant que Fred nous a quittées, la suite semble déjà plus attirante. Erza me propose de parler ou de chercher quelqu'un, et je réponds direct d'un ton rieur :
— Quoi, parce que tu n'es pas capable de te servir de ta langue et de tes yeux en même temps ?
Vraiment, si elle ne veut pas que je me foute d'elle de cette façon, il ne faut pas qu'elle me donne d'aussi grosses occasions. En réalité, je suis sûre que si nous faisions équipe face à une personne que nous détestons toutes les deux, nous pourrions faire des ravages.
Entre temps, Erza enchaîne sur Londubat dont je me moque relativement je dois dire. Il semble tellement insignifiant, que celui qui n'a pas remarqué ses airs d'ailleurs doit être vraiment aveugle. La remarque d'Erza à ce sujet m'aurait presque fait rire si je n'avais pas été occupée à chercher Ivy dans la foule. Je croise les doigts pour qu'elle soit allée à l'inauguration avec l'école pour pouvoir la trouver avec Miss Xarinez ou au moins peut-être des gens de sa maison. je demande à Erza oubliant totalement sa remarque :
— Tu sais si Ivy est venue avec l'école ou pas ?
Je pense — j'espère que nous cherchons la même personne. Parce que si c'est pour devoir supporter une heure avec un Serpentard quelconque à qui je n'ai jamais adressé la parole, comme Figne, c'est non merci. De toute façon, si c'est ainsi, je pars loin d'ici.
Post de 382 mots exactement. Nom soulignés pour au fil des mots. post sans utiliser les mots mais, aussi, prendre.
@Erza McGowan, navrée d'avoir tant tardé
@Erza McGowan, navrée d'avoir tant tardé
Inauguration de Godric's Hollow

Alice fit ses plus plates excuses à la dame, elle était vraiment désolée, et honteuse de sa maladresse. La jeune femme derrière, n'avait ni l'ai de rigoler, ni de vouloir sympathiser, elle jette à la lionne un regard noir, marmonnant des jurons. Son ton était on ne peut plus colérique et peu aimable.
Une jeune inconnue lui fait un signe de la main droite ainsi qu'un beau sourire. La Gryffonne l'a regarde de la tête aux pieds, une blonde, les cheveux tout de même un peu châtain, les yeux bleus, assez mince et grande. Elle était plutôt jolie, Alice l'avait déjà vu, croisée, aperçue dans les couloirs de Poudlard. Si sa mémoire ne lui jouait pas de tour, elle était à Serpentard.
La troisième année s'apprête à répondre d'un bref signe de la tête quand un homme, donne un coup de coude à la Serpentard pour qu'elle se concentre à nouveau. Sûrement son père. L'Anglaise hésite donc à répondre, elle ne voudrait pas que sa camarade se fasse punir par sa faute... Alice s'approche donc un peu, petit à petit, jusqu'à se retrouver proche d'elle et lui fait un discret clin d'œil.
Au fond d'elle, Alice rigolait un peu, elle s'était approchée comme un ninja et on dirait un peu une mission de sauvetage, comme dans les films, mas là, c'était une mission anti-parents. La situation était assez drôle. Avec tout ça, elle en oublia le discours, qui d'ailleurs, lui avais fortement déplu.
────────────●─●─●────────────
Dernière modification par Alice Smith le 20 juin 2022, 15:26, modifié 1 fois.
"Le cœur est comme la mer, c’est dans ses profondeurs que l’on découvre ses plus belles richesses" | #800080
Inauguration de Godric's Hollow
Je tend immédiatement un sourire ironique, suite à sa nouvelle pique. Secouant doucement la tête comme si j'étais exaspérée, je fixe la foule. L'estrade ne m'intéresse plus, j'ai hâte de partir. L'avantage, c'est que Scary ne semble pas vraiment heureuse d'être ici, elle non plus, ce qui double mes chances de partir découvrir les alentours. Scary ouvre la bouche, alors je tourne la tête, et ses paroles me percutent de plein fouet. *Ivy*. Ivy, mon Ivy, qu'est-ce qu'elle lui veut ? J'avoue n'avoir aucunement envie d'aller voir Ivy accompagnée de Scary. Le problème, c'est que je doute que Scary accepte de m'aider à trouver Ella, Nefarius, April ou encore Gianna. Avant de prendre quoi que ce soit comme décision, je préfère essayer d'en savoir un peu plus sur sa relation avec la Bleue.
— Mais d'ailleurs, je me posais une question. Comment tu connais Ivy ? 'Fin genre vous êtes amies ?
Ivy ne m'a jamais parlé de Scary, et je doute fortement que Scary lui ai parlé de moi, étant donné qu'elle serait plutôt du genre à m'éviter le plus possible. Après... si nous allons voir les deuxièmes années de Miss Xarinez, je pourrais toujours trouver mes ami.e.s ? Le problème est que je dois — enfin — lui avouer la vision que j'ai eu, en septembre. Jamais je n'oublirai cet horrible jour, c'est certain...
Ariana parvint à se détacher de la foule et tomba nez à nez avec Calum. Enfin ! Elle respirait la joie, tandis qu'il était accompagné de Galadriel.
— Veuillez m'excuser pour mon retard, cette foule était si dense que j'ai eu du mal à vous trouver !
Calum balaya le tout d'un amical geste de la main, signifiant que ce n'était pas grave.
— Il parrait que tu as trouvé un appartement confortable et assez grand pour nous accueillir, je me trompe ?
Effectivement, Ariana avait trouvé une demeure assez grande pour l'accueillir, elle, Fred et Erza, en plus de Calum et de Galadriel. Elle aquiesca et renchérit.
— J'ai prévu d'emmener Erza au spectacle puis au café ce soir, pour que nous parlions de tout ça, Fred étant déjà au courant. Enfin, Erza l'est aussi, mais j'aimerai en parler vraiment avec elle, si tu vois ce que je veux dire.
Calum aquiesca de nouveau, de concert avec Galadriel. Ariana appréhendait quelque peu la suite des événements, mais elle savait que dès cet épreuve passée tout irait enfin bien.
Patriote 2021 et 2022 • je déteste j'aime Mélo • Préfète inRP pendant toute l'année 2048-2049
— Mais d'ailleurs, je me posais une question. Comment tu connais Ivy ? 'Fin genre vous êtes amies ?
Ivy ne m'a jamais parlé de Scary, et je doute fortement que Scary lui ai parlé de moi, étant donné qu'elle serait plutôt du genre à m'éviter le plus possible. Après... si nous allons voir les deuxièmes années de Miss Xarinez, je pourrais toujours trouver mes ami.e.s ? Le problème est que je dois — enfin — lui avouer la vision que j'ai eu, en septembre. Jamais je n'oublirai cet horrible jour, c'est certain...
Ariana McGowan, Galadriel McLaren & Calum McLaren
Ariana parvint à se détacher de la foule et tomba nez à nez avec Calum. Enfin ! Elle respirait la joie, tandis qu'il était accompagné de Galadriel.
— Veuillez m'excuser pour mon retard, cette foule était si dense que j'ai eu du mal à vous trouver !
Calum balaya le tout d'un amical geste de la main, signifiant que ce n'était pas grave.
— Il parrait que tu as trouvé un appartement confortable et assez grand pour nous accueillir, je me trompe ?
Effectivement, Ariana avait trouvé une demeure assez grande pour l'accueillir, elle, Fred et Erza, en plus de Calum et de Galadriel. Elle aquiesca et renchérit.
— J'ai prévu d'emmener Erza au spectacle puis au café ce soir, pour que nous parlions de tout ça, Fred étant déjà au courant. Enfin, Erza l'est aussi, mais j'aimerai en parler vraiment avec elle, si tu vois ce que je veux dire.
Calum aquiesca de nouveau, de concert avec Galadriel. Ariana appréhendait quelque peu la suite des événements, mais elle savait que dès cet épreuve passée tout irait enfin bien.
@Scary Limpson 
Patriote 2021 et 2022 • je déteste j'aime Mélo • Préfète inRP pendant toute l'année 2048-2049
Inauguration de Godric's Hollow
Un rire profond et sincère. C'est ma première réponse à sa question.
— Si tu savais... Je faisais littéralement un scandale pour qu'on ne me laisse pas seul dans ma chambre. Chaque nuit était une torture. Surtout lorsqu'un cauchemar me faisait me réveiller et que je me retrouvais seul dans le noir. Et oui, en effet, j'ai dû arrêter de sortir tout seul avec mes sœurs pendant...
Hmm... Pas si longtemps, en fait.
— ... Jusqu'à ce qu'elles me kidnappent pour qu'elles puissent avoir une chance de me prouver qu'elles étaient dignes de ma confiance, en fait.
Des garces jusqu'au bout, ces deux Dale.
Ooh !
— Moi aussi, je vais aller voir la pièce ce soir !
Mon sourire revient en force après avoir été balayé par les souvenirs de l'anecdote du fantôme.
— J'ai tout aussi hâte ! La façade du théâtre est trrrrop belle. Pour changer par rapport au reste de la ville, tiens... J'espère que c'est aussi le cas de l'intérieur. Je ne sais pas quelle pièce va être jouée. Mais une chose est sûre :
— Bonjour.
Je me raidis en entendant la voix de mon père derrière moi. Je frissonne lorsque je sens sa main se poser sur mon épaule. Et, surtout, j'arrête de sourire. Hors de question d'avoir l'air du parfait fils à papa. Surtout avec ce papa. Certes, je vais passer le pire quart d'heure de mon année dès qu'on sera seuls mais cela se fera quoi que je fasse donc hors de question d'aller dans son sens.
— J'espère que mon fils ne vous a pas trop importunité...
— Si tu savais... Je faisais littéralement un scandale pour qu'on ne me laisse pas seul dans ma chambre. Chaque nuit était une torture. Surtout lorsqu'un cauchemar me faisait me réveiller et que je me retrouvais seul dans le noir. Et oui, en effet, j'ai dû arrêter de sortir tout seul avec mes sœurs pendant...
Hmm... Pas si longtemps, en fait.
— ... Jusqu'à ce qu'elles me kidnappent pour qu'elles puissent avoir une chance de me prouver qu'elles étaient dignes de ma confiance, en fait.
Des garces jusqu'au bout, ces deux Dale.
Ooh !
— Moi aussi, je vais aller voir la pièce ce soir !
Mon sourire revient en force après avoir été balayé par les souvenirs de l'anecdote du fantôme.
— J'ai tout aussi hâte ! La façade du théâtre est trrrrop belle. Pour changer par rapport au reste de la ville, tiens... J'espère que c'est aussi le cas de l'intérieur. Je ne sais pas quelle pièce va être jouée. Mais une chose est sûre :
— Bonjour.
Je me raidis en entendant la voix de mon père derrière moi. Je frissonne lorsque je sens sa main se poser sur mon épaule. Et, surtout, j'arrête de sourire. Hors de question d'avoir l'air du parfait fils à papa. Surtout avec ce papa. Certes, je vais passer le pire quart d'heure de mon année dès qu'on sera seuls mais cela se fera quoi que je fasse donc hors de question d'aller dans son sens.
— J'espère que mon fils ne vous a pas trop importunité...
Encore et toujours, Edmund parle à @Solenn Cooper avant de se faire interrompre par John Dale.
Peut-être bien qu'il se passe quelque chose avec Katherine.
« Roi du Drama & du Suspens » — JT (ou LD-M)
Avatar retouché par Gemini
« Roi du Drama & du Suspens » — JT (ou LD-M)
Avatar retouché par Gemini
Inauguration de Godric's Hollow
J'entends les cris au loin des loups
Qui veulent s'évader
______________________________
ღ
Qui veulent s'évader
______________________________
ღ
Elle avait envie de commencer à faire la concierge avec Lena, mais la présence de son frère et des parents de son amie l'en empêchèrent.
D'autant plus que son Soleil avait une fâcheuse tendance à démolir méticuleusement du regard Jack.
Lentement, elle pesa le pour et le contre à présenter son frère comme ce qu'il était vraiment : la personne qui avait fait brûler ses aquarelles, lui avait envoyé une beuglante, pour finalement lui offrir un chat.
Lena ne devait déjà pas l'apprécier beaucoup par rapport à ce qu'elle lui avait raconté, et elle avait très peu envie d'un duel en plein milieu de la cérémonie du village.
Espérant que Lena passe outre la présence de son frère derrière elle, elle voulut ouvrir la bouche pour commencer un babillage joyeux sur à quel point cette journée était nulle, les gens froids et désagréables, les discours horripilants, lorsque P'tit Soleil ouvrit la bouche. Et détruisit toutes ses espérances.
*Et merde.*
Se retournant pour lancer un coup d’œil à Jack, toujours debout derrière elle, elle eut un sourire de boursouf en espérant que tout passe tranquille.
"Lenaaaaa, je te présente mon frère Jack. Jack, euh, bah, Lena. Ma meilleure amie."
Elle garda son sourire figé en espérant de tout son cœur que Jack ne fasse pas une remarque débile. *Il fait ça, il perd l'usage de ses doigts de pieds pour le reste de sa vie.*
Heureusement, le rouquin dut le sentir car il ne fit qu'adresser un sourire éblouissant à Lena en lui tendant la main.
"Enchanté."
*Comme Merlin.*
Elle dut se mordre la lèvre pour ne pas ricaner toute seule à sa blague pourrie. Elle s'était déjà assez faite remarquée comme ça.
"Et... Ce sont tes parents ?" Chuchota-t-elle en se penchant vers la blonde.
L'arrivée d'un nouveau sorcier sur l'estrade l'empêcha de connaître la réponse.
Elle fixa Mark Londubat avec un sourcil haussé, se demandant s'il allait leur réserver le même tissu d’âneries que Malfoy. *Bon, vu comment c'est parti...*
Marmonnant quelque chose dans son écharpe, elle sortit Aquarelle de sa poche (purée, c'était monté sur ressort en fait, les bestioles comme ça, pour bouger à ce point... On dirait un coussin mouvant miniature...) et tint la toute petite boule de poil serrée contre sa poitrine, à-moitié enfouie dans les pans de son écharpe pour pas qu'elle attrape froid. Elle s'était toujours demandée l'effet de la pimentine sur un chat, mais elle n'avait vraiment pas envie d'essayer sur le sien.
A la fin du discours, elle prétexta Aquarelle dans ses bras pour ne pas bouger d'un pouce et applaudir, ses doigts glissant délicatement dans le pelage gris perle de la créature.
Elle sentait le regard de Jack sur sa nuque, mais n'osait pas se retourner pour lui dire d'arrêter de la fixer.
Mal à l'aise, elle tourna la tête vers un côté de l'estrade, et crut repérer quelque chose dans la masse de capes noires.
"Eh P'tit Soleil, ce s'rait pas Charlotte là-bas ?"
Son doigt pointa automatiquement une tête blonde dans l'océan de cheveux bruns, roux, gris, or. C'était malpoli de désigner les gens du doigt ? Peut-être, mais c'était tout de même super pratique.
"On va la rejoindre ?"
Elle sentit Jack s'agiter derrière elle, sûrement pas très content de devoir jouer le baby-sitter.
Pivotant vers son frère, elle se mit sur la pointe des pieds pour lui chuchoter à l'oreille :
"T'façon Lou reste au château, tu l'verras pas. Et tu veux vraiment rester écouter les discours ?"
Elle décocha un regard appuyé au rouquin avant de se tourner vers les parents de Lena, un sourire adorable sur le visage, alors que Jack proposait après s'être raclé la gorge :
"Si vous voulez, je peux m'occuper de Lena et d'Alison pour qu'elles retrouvent leurs amies ?"
*On croise les doigts pour que ça marche... Allez Monsieur Madame Smith, on sourit et on dit ouiiii...*
Abracadabra ! 
@Charlotte Dwight, @Lena Smith, @Elizabeth Merrow
@Charlotte Dwight, @Lena Smith, @Elizabeth Merrow
Je ne lâche jamais rien. Quand je commence une barre de chocolat, je la mange jusqu'au bout.
Inauguration de Godric's Hollow
Ne pas réagir, faire comme si de rien n'était, se désintéresser d'elle et reporter son attention sur les discours, sur monsieur Malefoy, sur son père, sur sa fierté de sorcier s'épanouissant un jour comme celui-ci. Montrer à Bristyle qu'il ne s'intéresse pas à elle, bien sur il l'a regardé, comme il aurait pu regarder n'importe qui, l'interaction s'arrêtait là.
«Aliosus, dîtes-moi, qui est cette jeune fille, j'aime son regard.» lui susurra une voix à son oreille.
C'était sans compter sur sa mère, Willow, l'oeil sur tout au point que c'en était destabilisant. Sa famille était particulièrement versée dans les domaines de la Divination et Aliosus se demandait souvent si sa mère n'était pas une Legilimens pour systématiquement mettre le doigt sur les sujets les plus délicat. Il fit son possible pour ne pas se décomposer, bien que le poids de son estomac se fit bien plus lourd soudainement. Comment présenter Bristyle, l'impertinente et méprisante Bristyle ?
«Mère, je vous présente Aelle Bristyle, c'est une camarade d'école de sixième année.»
Bien, simple, factuel, et surtout, surtout, ne pas mentionner sa maison. Il n'avait aucune idée de la manière dont Willow réagirait. Certes il ne savait pas non plus quel était son statut de sang, il espérait que si elle n'était pas bien née, elle n'aurait pas l'impolitesse de le clamer haut et fort.
«Miss Bristyle, je suis fabuleusement ravie de vous rencontrer.» entonna-t-elle avec une voix chantante, tout en lui tendant une main blanche pendant qu'Aliosus maudissait de ne pas savoir transplaner loin d'ici.
@Aelle Bristyle
RP garantis 0% IA et 100% humain
«Aliosus, dîtes-moi, qui est cette jeune fille, j'aime son regard.» lui susurra une voix à son oreille.
C'était sans compter sur sa mère, Willow, l'oeil sur tout au point que c'en était destabilisant. Sa famille était particulièrement versée dans les domaines de la Divination et Aliosus se demandait souvent si sa mère n'était pas une Legilimens pour systématiquement mettre le doigt sur les sujets les plus délicat. Il fit son possible pour ne pas se décomposer, bien que le poids de son estomac se fit bien plus lourd soudainement. Comment présenter Bristyle, l'impertinente et méprisante Bristyle ?
«Mère, je vous présente Aelle Bristyle, c'est une camarade d'école de sixième année.»
Bien, simple, factuel, et surtout, surtout, ne pas mentionner sa maison. Il n'avait aucune idée de la manière dont Willow réagirait. Certes il ne savait pas non plus quel était son statut de sang, il espérait que si elle n'était pas bien née, elle n'aurait pas l'impolitesse de le clamer haut et fort.
«Miss Bristyle, je suis fabuleusement ravie de vous rencontrer.» entonna-t-elle avec une voix chantante, tout en lui tendant une main blanche pendant qu'Aliosus maudissait de ne pas savoir transplaner loin d'ici.
@Aelle Bristyle
RP garantis 0% IA et 100% humain
Inauguration de Godric's Hollow
***
Godric's Hollow, nouvelle capitale sorcière : une nouvelle des plus réjouissantes pour les parents Hindellgards. Eux qui exécraient au plus haut point tout mélange entre les deux mondes, voilà que Gordric's Hollow était peut-être la porte d'échappée à leurs préoccupations. Qui plus est, Rhæ n'imaginait même pas quelle due être la réaction de son père quand il apprit la nouvelle comme étant à l'initiative de l'une des plus grandes familles existantes : les Malefoy. Drago Malefoy, dont la pureté du sang n'était pas à remettre en question. Il n'y avait aucune ombre au tableau. Rien. Tout semblait parfait. C'était comme un rêve qui prenait enfin vie pour ses parents. Enfin... Ils allaient pouvoir s'installer dans ce petit coin de paradis, bien loin des agitations moldues.
Et cela, elle l'avait déduit dans la lettre de Pamela, sa mère, qui avait prit un peu de son temps pour écrire à sa fille, histoire de réclamer sa présence à leurs côtés, en ce jour quasi-historique. D'habitude, Edgard et Pamela ne prenaient guère le temps pour lui demander de ces nouvelles : le temps, ils n'en avaient pas pour elle, trop préoccupés étaient-ils avec les "affaires et l'argent". Son sourire s'était vite effacé quand elle eu finit de lire leur lettre. Tout n'était justifié que par la politique. Ils ne lui demandaient même pas comme elle allait, elle. Ainsi, le visage fermé, elle avait jeté la lettre dans la cheminée de sa salle commune, et avait regardé le papier se consumer dans les flammes crépitant.
Elle salua donc Père et Mère d'un sourire légèrement crispé. Leurs échanges n'étaient pas des plus chaleureux comparé aux autres familles autour d'eux qui se donnaient accolades et embrassades. Elle les avaient toujours considérés comme des étrangers. Puis, en continuant d'observer la foule s'amasser autour, elle finit par y distinguer son frère, qui se dirigeait vers eux après s'être détaché de son groupe. Lorsqu'il les rejoint enfin, il ne manqua pas d'ébouriffer les cheveux de sa sœur, qui rouspéta, mais se détendit un peu intérieurement. Heureusement qu'il était là. Elle se saurait sentie incapable de supporter seule, Père et Mère.
Pamela balayait les bâtiments du regard, aux anges :
- Edgard, il nous faut absolument un pied d'ancre ici. Ça serait ridicule d'hésiter.
- Je te l'accorde, mais visitons d'abord un peu, veux-tu ?, lui proposa-t-il avant tout.
Pamela n'eut pas le temps de répondre quoique ce soit. Voilà que Drago, qui prenait place sur l'estrade, entouré des plus éminents membres du Conseil, prit la parole. Rhæ ne retenait que des bribes de son discours. Au fond, elle était du même avis que ses parents, certes, et elle était entièrement d'accord avec tout ça. Mais le discours de Monsieur Malefoy n'était pas nouveau. Il s'accordait parfaitement avec ce qu'on lui avait toujours rabâché depuis son enfance. A la seule différence que s'ajoutait la conjugaison du présent aux paroles prononcées, ce fantasme prenant vie aujourd'hui.
Elle commença à trépigner d'impatience. Rhæ ne tenait pas en place. Il y avait tant à voir. Et, au milieu de la foule, elle se sentait étouffée. Le pire, c'est qu'elle ne voyait pas grand chose. Le bémol d'être aussi petite.
« Je déclare officiellement ouvert le Consilium, nouveau centre gouvernemental de notre communauté. »
Il était temps. Cette seule phrase aurait largement suffit, pensa-t-elle en levant les yeux au ciel. Les sorciers ici n'étaient pas bêtes. Tous savaient le pourquoi du comment le Consilium était ouvert. Du moins selon la Serpentard, c'était plus qu'évident.
Père et Mère étaient happés par ces paroles, à croire qu'ils étaient comme hypnotisés. Son frère lui, avait un regard grave en fixant Drago. Rhæ connaissait son avis sur la question. Elle vit alors Bryce se pencher vers elle, et se rapprocha instinctivement.
- C'est trop pour moi, je vais faire un tour, lui chuchota-t-il.
Rhænys voulut lui demander où est-ce qu'il comptait aller comme ça, mais il s'écartait déjà en se frayant un chemin entre les uns et les autres. Elle prit donc sa suite en voulant le rattraper, mais se perdit rapidement. La fillette tournait sur elle-même pour apercevoir ne serait-ce qu'un bout de sa touffe de cheveux. Mais encore une fois, sa petite taille l'handicapait plus qu'autre chose. Et voilà que les applaudissements se mirent à retentirent. Eh crotte !
Tant pis pour lui. Et elle se joignit à son tour aux applaudissements, d'un entrain aussi prononcé que... le jeune homme qui se tenait à sa droite tient.
- Satisfait du discours ?, tenta-t-elle d'un sourire avenant à l'adresse du garçon.
@James Holling c'est partit !Rhænys retrouve ses parents et son frère pour assister au discours d'inauguration. Mais en voulant suivre son frère qui s'éclipse, elle se perd dans la foule et ne tarde pas à accoster son voisin.
Inauguration de Godric's Hollow
1 - 2 - 3 - 4 - 5
Une fois mon attention alpaguée par un Nerrah, il m'est difficile de me détourner. D'autant plus quand sa mère s'approche pour me saluer. Mes yeux passent du garçon qui me présente plutôt respectueusement, étonnant vu notre dernière entrevue, à la femme dont la beauté et le charme évidents me font tiquer. Je me grandis, garde les épaules droites, dresse un peu le menton et attrape la main qui se tend vers moi. Pendant une demi-seconde, je m'imagine la dédaigner — après tout, je n'apprécie guère toucher les inconnus, et même les plus connus. Mais je suis suffisamment bien élevée pour savoir qu'on ne méprise pas une sorcière de ce gabarit là. Parce que ça se sent que cette femme n'est pas n'importe qui. Je le sens tout au fond de moi et cela n'a rien à voir avec le fait qu'elle est la mère de Nerrah. Quoi que... J'ai beau tenter de me leurrer, ce n'est pas par simple politesse que j'offre à la mère Nerrah une poignée de main solide et affirmée.
« Bonjour, Madame, » salué-je d'une voix claire, même si je me demande si elle peut véritablement être ravie de me rencontrer puisqu'elle n'a sans doute jamais entendu parler de moi. Puis, sur un ton légèrement plus bas : « Nerrah. Tu es bien le dernier sur lequel je pensais tomber. »
Et le sourire qui étire mes lèvres, je l'offre non pas à la femme mais à son fils qui se tient près d'elle. J'ai beau réfléchir, je n'arrive pas à savoir s'il est sincère ou moqueur. Sans doute un peu des deux.
Que dire dans ces cas-là ? Sans doute devrais-je avoir un mot intelligent sur son rejeton ou quelque chose destiné à la flatter : « Votre fils ne tient certainement pas de vous son air revêche mais il a hérité de votre charme ». Ou alors peut-être devrais-je parler de ce qui nous lie. Quitte à mentir légèrement pour sauver les apparences ? Un tas d'idées viennent et passent dans ma tête mais je ne compte m'arrêter sur aucune d'elles. Si j'étais connue pour m'encombrer de mensonges, ça se saurait. Je n'ai aucun intérêt à charmer cette femme-là.
Mon regard retrouve celui du garçon. C'est étrange de le voir échanger avec sa famille. Étrange de le voir lui servir du "mère". Encore une fois, j'ai cette impression que mon horizon Nerrah s'agrandit. Il n'est désormais plus l'ancien préfet de Serpentard, mon seul lien avec Alice Sangblanc, ce garçon qui a une idée bien arrêtée de moi, celui-là même qui, ai-je découvert, me ressemble sur certains points... Il est aussi un fils, un enfant qui ne dit pas "maman" et qui reste respectueux à tout moment. Mes yeux fouillent les siens et s'attardent un peu trop sur son visage. Bordel, ce que j'aimerais pouvoir deviner ce qui se cache réellement derrière le masque qu'il porte. Il était bien plus sincère lorsque nous étions que tous les deux, qu'il avait le menton tremblant ou qu'il me tournait le dos pour s'enfuir, en colère.
Je ramène mon attention sur la mère.
« Votre fils et moi avons certains... Points communs. »
Est-ce une façon détournée de rappeler à Nerrah que je n'ai pas oublié notre dernière conversation ? Oui.
« Je sais que son père est membre du Conseil... Mais vous ? Qu'est-ce que vous faites dans la vie ? »
Je ne sais pas si cette question vise à la connaître elle... Ou à en savoir davantage sur son fils. Je ne suis pas certaine d'avoir véritablement envie de savoir.
@Aliosus Nerrah. Rencontrer la mère Nerrah... Quel bonheur !
Une fois mon attention alpaguée par un Nerrah, il m'est difficile de me détourner. D'autant plus quand sa mère s'approche pour me saluer. Mes yeux passent du garçon qui me présente plutôt respectueusement, étonnant vu notre dernière entrevue, à la femme dont la beauté et le charme évidents me font tiquer. Je me grandis, garde les épaules droites, dresse un peu le menton et attrape la main qui se tend vers moi. Pendant une demi-seconde, je m'imagine la dédaigner — après tout, je n'apprécie guère toucher les inconnus, et même les plus connus. Mais je suis suffisamment bien élevée pour savoir qu'on ne méprise pas une sorcière de ce gabarit là. Parce que ça se sent que cette femme n'est pas n'importe qui. Je le sens tout au fond de moi et cela n'a rien à voir avec le fait qu'elle est la mère de Nerrah. Quoi que... J'ai beau tenter de me leurrer, ce n'est pas par simple politesse que j'offre à la mère Nerrah une poignée de main solide et affirmée.
« Bonjour, Madame, » salué-je d'une voix claire, même si je me demande si elle peut véritablement être ravie de me rencontrer puisqu'elle n'a sans doute jamais entendu parler de moi. Puis, sur un ton légèrement plus bas : « Nerrah. Tu es bien le dernier sur lequel je pensais tomber. »
Et le sourire qui étire mes lèvres, je l'offre non pas à la femme mais à son fils qui se tient près d'elle. J'ai beau réfléchir, je n'arrive pas à savoir s'il est sincère ou moqueur. Sans doute un peu des deux.
Que dire dans ces cas-là ? Sans doute devrais-je avoir un mot intelligent sur son rejeton ou quelque chose destiné à la flatter : « Votre fils ne tient certainement pas de vous son air revêche mais il a hérité de votre charme ». Ou alors peut-être devrais-je parler de ce qui nous lie. Quitte à mentir légèrement pour sauver les apparences ? Un tas d'idées viennent et passent dans ma tête mais je ne compte m'arrêter sur aucune d'elles. Si j'étais connue pour m'encombrer de mensonges, ça se saurait. Je n'ai aucun intérêt à charmer cette femme-là.
Mon regard retrouve celui du garçon. C'est étrange de le voir échanger avec sa famille. Étrange de le voir lui servir du "mère". Encore une fois, j'ai cette impression que mon horizon Nerrah s'agrandit. Il n'est désormais plus l'ancien préfet de Serpentard, mon seul lien avec Alice Sangblanc, ce garçon qui a une idée bien arrêtée de moi, celui-là même qui, ai-je découvert, me ressemble sur certains points... Il est aussi un fils, un enfant qui ne dit pas "maman" et qui reste respectueux à tout moment. Mes yeux fouillent les siens et s'attardent un peu trop sur son visage. Bordel, ce que j'aimerais pouvoir deviner ce qui se cache réellement derrière le masque qu'il porte. Il était bien plus sincère lorsque nous étions que tous les deux, qu'il avait le menton tremblant ou qu'il me tournait le dos pour s'enfuir, en colère.
Je ramène mon attention sur la mère.
« Votre fils et moi avons certains... Points communs. »
Est-ce une façon détournée de rappeler à Nerrah que je n'ai pas oublié notre dernière conversation ? Oui.
« Je sais que son père est membre du Conseil... Mais vous ? Qu'est-ce que vous faites dans la vie ? »
Je ne sais pas si cette question vise à la connaître elle... Ou à en savoir davantage sur son fils. Je ne suis pas certaine d'avoir véritablement envie de savoir.
@Aliosus Nerrah. Rencontrer la mère Nerrah... Quel bonheur !
Inauguration de Godric's Hollow
1 · 2 · 3 · 4
Entourée par la foule d'inconnus qui, prise d'un souffle d'excitation, murmure, s'étend, se mouve dans de grands bruits, se resserre et se desserre, se remplit de regards attentifs et se gonfle d'impatience, Anastasia Farrow parvient pourtant à se détacher de toutes ces personnes si ordinaires. Droite et sérieuse, elle semble pouvoir, malgré sa taille relativement petite, imposer sa présence et son charisme sans faire quoi que ce soit. Elle a la posture d'une de ces femmes d'autorité capable de cacher leurs faiblesses derrière leur apparence. Son visage est de marbre, muet et insondable, mais dans ses yeux ambrés brille une lueur presque indiscernable de fierté. De soi ou des autres ? Peut-être un peu des deux ? Il faut préciser que cette journée est pour elle une grande journée. Cela ne fait que quelques mois qu'elle a sa place dans le gouvernement sorcier, mais elle en est si fière que se retrouver ici et savoir qu'elle a joué un rôle dans la création de toutes ces merveilleuses nouveautés la remplit de bonheur. Elle, une étrangère, une femme, une simple chercheuse, une fille de médicomages, une enfant de parents au revenu maigre, devenir Secrétaire d'État au Secret magique ! C'est son ambition qui est comblée et ses rêves qui s'exaucent. Cependant, elle y a toujours cru. Même quand sa sœur riait de ses faibles capacités physiques, quand sa mère la protégeait derrière des excuses, quand la vie s'acharnait sur elle pour tenter de la faire chuter, quand elle ne faisait que travailler, jusqu'à en être épuisée ; elle y a toujours cru. C'est ainsi, et c'est ce qu'elle est : une femme qui n'abandonnera jamais. Ce poste, elle l'a voulu et elle s'est battue pour l'avoir. Désormais, elle a une place quelque part, une utilité, son nom est reconnu et son avis demandé. Désormais, elle est qui elle a toujours souhaité être (ou paraître) : une femme forte et respectée.
Ses yeux d'ambre parcourent la foule réunie sans s'arrêter sur les détails et les visages. Si toutes ces personnes sont ici, c'est pour assister à la présentation des nouveautés préparées par le gouvernement. Si toutes ces personnes sont ici, c'est pour admirer la nouvelle ville et ses constructions, s'émerveiller devant les bâtiments tout juste construits et voir en cette capitale un avenir sécurisé et sûr pour les sorciers. Cette sécurité, c'est Anastasia qui s'en est chargée, ou tout du moins en partie. Le secret magique a toujours été essentiel à ses yeux, alors il fallait plus que tout faire en sorte que dans cette nouvelle capitale, il soit plus présent que n'importe où au Royaume-Uni. Le secret, c'est la sécurité ; la sécurité, c'est l'adhésion des autres sorciers, c'est-à-dire leur soutien.
Anastasia a donc travaillé d'arrache-pied afin que tout soit parfait pour cette journée. John et Alyona seront présents et devront être fiers de ce à quoi elle a participé. Enfin, elle ne recherche pas obligatoirement leur fierté, elle n'a pas besoin de les voir séduits et agréablement surpris pour être elle-même fière d'elle — c'est ce dont elle tente de se convaincre. Cependant, pouvoir observer leurs regards étonnés dirigés vers sa capitale — Merlin, qu'est-ce qu'elle l'aime cette nouvelle capitale ! Ce lieu lui semble tellement merveilleux ! et parfait ! Il est à l'image des sorciers, à l'image de la puissance de ce gouvernement. —, leurs regards fixés sur elle ; c'est si gratifiant. Après tout, elle a un poste très important ici, et si tout fonctionne correctement au niveau du Secret magique en ces lieux, c'est un peu grâce à elle. Alors, Anastasia ne peut qu'être fière, et même si sa fierté n'apparaît sur son visage qu'à cause de son regard, elle étincelle comme un soleil dans son cœur.
La femme écoute le discours de Mr. Malefoy sans dire un mot, concentrée et attentive. Il faut dire qu'il a ce don de pouvoir prononcer exactement les bons mots. Ce qu'il explique, Anastasia ne l'aurait pas expliqué d'une meilleure manière. Malefoy est capable de trouver les mots parfaits pour présenter cette nouvelle capitale, et c'est si bien dit que tous dans la foule semblent séduits — du moins aux yeux d'Anastasia. Elle ne peut s'imaginer que quelque part, quelqu'un puisse ne pas apprécier ce discours. Comment ne pas être d'accord avec ces idées ? Malefoy a raison dans presque tous ses dires. Cette capitale sera celle de la sécurité, celle qui verra s'épanouir les vrais sorciers de Grande-Bretagne, ceux qui n'ont aucun lien avec les moldus, ces êtres dangereux et faibles. Godric's Hollow est l'avenir des sorciers du Royaume-Uni, et Anastasia espère que sa fille parviendra à comprendre cela.
La Secrétaire d'État, les bras croisés sur sa poitrine, jette un regard à sa fille unique après le discours de Malefoy. Aucun sentiment ne s'exprime sur son visage, pourtant elle se demande ce que sa fille pense de tout cela. Elle connaît les idées divergentes d'Alyona, mais elle a du mal à les accepter, et elle ne cesse de se répéter qu'un jour, sa fille pensera comme elle. C'est obligé, n'est-ce pas ? Alyona comprendra bien vite que les nés-moldus ne valent pas mieux que les moldus ; le même sang coule dans leurs veines. Anastasia a de l'espoir pour sa fille. Elle sait que la plus jeune changera d'avis, qu'elle pensera comme elle, qu'elle aura une place aussi importante qu'elle et qu'un jour, elles partageront les mêmes passions. C'est sa fille, c'est son sang : elles ne peuvent être que semblables.
« Connais-tu ce Londubat ? » *John.* Anastasia tourne brusquement la tête vers celle de son mari. Sa présence si habituelle avait fait sortir l'homme de ses pensées. Elle a tellement l'habitude de le savoir près d'elle qu'elle ne remarque plus quand il l'est. « C'est un homme avec de belles idées. Nul doute que Mr. Malefoy a su choisir la personne adaptée pour diriger la nouvelle Sainte-Mangouste. »
Un mouvement provenant de l'endroit où Alyona se situe pousse Anastasia à détourner une nouvelle fois son regard. En apercevant sa fille à ses côtés, assistant à la découverte de tout ce qui fait désormais sa fierté, l'adulte ne peut s'empêcher de sentir son cœur se gonfler brusquement. C'est sa fille, celle qui parviendra elle aussi à trouver son utilité et sa place. Un jour, Anastasia en est certaine, elle et John la regarderont avec ce même regard fier avec lequel son père l'aurait regardé s'il avait été là. Anastasia vient d'un milieu assez populaire, mais elle est parvenue à se trouver une place dans le gouvernement, et une place d'importance. Alyona aussi grimpera l'échelle sociale pour se trouver une place parmi la haute société sorcière, c'est certain.
« Que penses-tu de cet endroit ? N'est-ce pas magnifique ? » Droite, les yeux de nouveau fixés vers les autres membres du gouvernement à quelques mètres d'elle, Anastasia se sent bien, et cela faisait longtemps que cela n'avait pas été le cas. Aujourd'hui, son gouvernement triomphe. Aujourd'hui, sa fille est à ses côtés pour observer cet accomplissement merveilleux. Aujourd'hui, c'est la première journée qu'elle passe dans sa nouvelle ville de résidence.
« C'est... » Je doute, j'hésite, partagée entre désolation et émerveillement. « ... Impressionnant. » Mon ton ne trahit en rien l'agitation qui occupe mes pensées.
À côté de moi, Maman se gonfle un peu plus de fierté, bien heureuse de découvrir que je suis d'accord avec elle sur un point. Elle n'en a que faire de savoir ce qu'il s'est passé pour moi à Poudlard, ou bien de s'intéresser à mes études. Mes journées, les échanges AMICO, mes amis, mes progrès, cela lui importe peu. Ce qui compte, c'est ma réussite. Elle n'attend de moi que cela. Si j'échoue, je ne ferais pas sa fierté, et je sentirais mon échec peser sur moi comme un de ces nuages bas et lourds qui écrase tout sur son passage. Je le sais parce que cet été, c'est ce que j'ai vécu. Maman a appris ma note de BUSE en Astronomie, Maman a appris mes idées qui divergeaient un peu des siennes, Maman a appris que j'avais mis mon nom dans une urne dangereuse et agi de manière stupide ; Maman a été déçue. Aujourd'hui, j'ai envie de croire que cela ne me dérange pas si je déçois ma mère. J'ai envie de me croire forte, non touchée par l'avis de ma mère à mon sujet, indépendante et confiante, sûre de moi et fière, mais je sais très bien que tout cela n'est qu'illusion. Ce que mes parents pensent de moi me touche bien plus que je n'ose me l'avouer. Mais c'est ainsi, et malgré mes tentatives, je ne peux pas lutter contre. Je ressentirai toujours ce besoin de rendre ma mère fière, peu importe ce que je tente de faire pour que ce ne soit pas le cas.
Je rattrape tout à coup mes pensées, les extirpant brutalement de la boue de mes émotions. Penser à la relation que j'entretiens avec mes parents me fait toujours un pincement au cœur. Pourquoi ne puis-je jamais simplement profiter de leur présence sans me poser de questions ? Malgré ce qu'on en dit, j'ai la sensation que la vie est bien plus complexe qu'on ne le laisse croire.
Mon regard grimpe de nouveaux vers l'estrade sur laquelle un homme plutôt jeune vient de monter avec quelques difficultés. À peine mes yeux se sont-ils posés sur lui qu'une lueur d'intérêt s'est allumée au fond d'eux. Alors, c'est lui le nouveau directeur de la Nouvelle Sainte-Mangouste ? Il est plus jeune que ce que je ne m'imaginais. Il semble aussi plus doux, plus compréhensif et plus calme, ce qui me fait instinctivement placer ma confiance en lui. Londubat a l'air d'être bien différent de Malefoy, il y a chez lui quelque chose qui me pousse à lui accorder ma confiance, mais aussi à le placer en haute estime avant même de l'entendre parler. Il ne paraît ni hautain, ni imbu de lui-même, ni fier, ni prétentieux. J'ai l'impression qu'il est un homme simple, et cela me rassure. La Nouvelle Sainte-Mangouste est un lieu très important, elle ne doit pas être dirigée par n'importe qui.
À peine s'apprête-t-il à ouvrir la bouche que toute mon attention est déjà fixée sur lui. Je ne m'intéresse plus aux sentiments qui m'animent et à mes pensées douloureuses, je n'attends plus que ses paroles.
Aussitôt, ses dires confirment les idées que je me suis faites de lui. Un accès à tous les sorciers, un cadre sécurisant, la possibilité pour les patients de sortir, le développement des recherches et de la maternité, des nouveaux pôles... Quelles merveilles ! Par Merlin, cette Nouvelle Sainte-Mangouste sera à la hauteur de l'ancienne, qu'il me tarde d'en savoir plus à propos de cet hôpital ! J'ai toujours rêvé de le découvrir, de me laisser emporter par l'afflux continu des idées, des aides et des personnes dans ces bâtiments. Travailler là-bas serait vraiment fantastique. Maman serait fière, Grands-mères impressionnées, Papa ravit, et moi je serai utile. Je pourrai aider les autres, sauver des vies, améliorer le quotidien de tout type de sorciers, avoir ma place quelque part, et tout cela en étant heureuse ! Cette Nouvelle Sainte-Mangouste me plaît déjà. J'ai tellement hâte d'étudier, de faire mes études supérieures pour en apprendre plus sur la Botanique et les Potions ! J'ai hâte, et en même temps, l'idée de quitter Poudlard me terrifie. Et s'il se passait quelque chose de terrible en mon absence ? Et si on m'oubliait ? Et si, moi, je...
*MERLIN !* Un corps contre le mien, un genou qui percute ma jambe et une bulle de colère qui éclot dans ma poitrine. Par Circé, depuis quand fonce-t-on sur les gens, comme cela, sans même s'excuser ? Celle qui m'a percuté était-elle donc incapable de regarder devant elle ?!
Ma colère s'éteint brutalement quand, en me retournant, je découvre une fille aux cheveux noirs au niveau du sol. *Qu'est-ce que...?* Je ravale de justesse une phrase trahissant les poussières de mon courroux, préférant observer la gamine par terre tout en me reprenant. *C'est qu'un accident...*
Je ne prends pas la peine de répondre à la question de la plus jeune et me contente de tendre une main vers elle pour l'aider à se relever. M'énerver à cause d'une simple bousculade est idiot, d'autant plus que cette fille a dû se faire mal. Certes, c'est elle qui m'a percuté parce qu'elle ne regardait pas devant elle, mais je serais détestable si je ne l'aidais pas après sa chute ; après tout, si elle est tombée, c'est aussi un peu à cause de moi.
« Moi ça va, mais quand est il pour toi ? Ce n'est pas moi qui suis tombée. » Une lueur inquiète passe comme une étoile filante dans mon regard. Et si elle s'était fait plus mal que je ne le pensais, et tout cela à cause de moi ? Comment réagiraient mes parents s'il apprenaient que j'avais blessé quelqu'un alors même qu'ils tentaient de faire une bonne impression ? Et si c'était moi, la fautive, dans tout cela ? N'aurai-je pas pu la rattraper avant qu'elle ne tombe ?
*Maudites pensées...* Je déborde bien trop d'inquiétudes inutiles.
Entourée par la foule d'inconnus qui, prise d'un souffle d'excitation, murmure, s'étend, se mouve dans de grands bruits, se resserre et se desserre, se remplit de regards attentifs et se gonfle d'impatience, Anastasia Farrow parvient pourtant à se détacher de toutes ces personnes si ordinaires. Droite et sérieuse, elle semble pouvoir, malgré sa taille relativement petite, imposer sa présence et son charisme sans faire quoi que ce soit. Elle a la posture d'une de ces femmes d'autorité capable de cacher leurs faiblesses derrière leur apparence. Son visage est de marbre, muet et insondable, mais dans ses yeux ambrés brille une lueur presque indiscernable de fierté. De soi ou des autres ? Peut-être un peu des deux ? Il faut préciser que cette journée est pour elle une grande journée. Cela ne fait que quelques mois qu'elle a sa place dans le gouvernement sorcier, mais elle en est si fière que se retrouver ici et savoir qu'elle a joué un rôle dans la création de toutes ces merveilleuses nouveautés la remplit de bonheur. Elle, une étrangère, une femme, une simple chercheuse, une fille de médicomages, une enfant de parents au revenu maigre, devenir Secrétaire d'État au Secret magique ! C'est son ambition qui est comblée et ses rêves qui s'exaucent. Cependant, elle y a toujours cru. Même quand sa sœur riait de ses faibles capacités physiques, quand sa mère la protégeait derrière des excuses, quand la vie s'acharnait sur elle pour tenter de la faire chuter, quand elle ne faisait que travailler, jusqu'à en être épuisée ; elle y a toujours cru. C'est ainsi, et c'est ce qu'elle est : une femme qui n'abandonnera jamais. Ce poste, elle l'a voulu et elle s'est battue pour l'avoir. Désormais, elle a une place quelque part, une utilité, son nom est reconnu et son avis demandé. Désormais, elle est qui elle a toujours souhaité être (ou paraître) : une femme forte et respectée.
Ses yeux d'ambre parcourent la foule réunie sans s'arrêter sur les détails et les visages. Si toutes ces personnes sont ici, c'est pour assister à la présentation des nouveautés préparées par le gouvernement. Si toutes ces personnes sont ici, c'est pour admirer la nouvelle ville et ses constructions, s'émerveiller devant les bâtiments tout juste construits et voir en cette capitale un avenir sécurisé et sûr pour les sorciers. Cette sécurité, c'est Anastasia qui s'en est chargée, ou tout du moins en partie. Le secret magique a toujours été essentiel à ses yeux, alors il fallait plus que tout faire en sorte que dans cette nouvelle capitale, il soit plus présent que n'importe où au Royaume-Uni. Le secret, c'est la sécurité ; la sécurité, c'est l'adhésion des autres sorciers, c'est-à-dire leur soutien.
Anastasia a donc travaillé d'arrache-pied afin que tout soit parfait pour cette journée. John et Alyona seront présents et devront être fiers de ce à quoi elle a participé. Enfin, elle ne recherche pas obligatoirement leur fierté, elle n'a pas besoin de les voir séduits et agréablement surpris pour être elle-même fière d'elle — c'est ce dont elle tente de se convaincre. Cependant, pouvoir observer leurs regards étonnés dirigés vers sa capitale — Merlin, qu'est-ce qu'elle l'aime cette nouvelle capitale ! Ce lieu lui semble tellement merveilleux ! et parfait ! Il est à l'image des sorciers, à l'image de la puissance de ce gouvernement. —, leurs regards fixés sur elle ; c'est si gratifiant. Après tout, elle a un poste très important ici, et si tout fonctionne correctement au niveau du Secret magique en ces lieux, c'est un peu grâce à elle. Alors, Anastasia ne peut qu'être fière, et même si sa fierté n'apparaît sur son visage qu'à cause de son regard, elle étincelle comme un soleil dans son cœur.
La femme écoute le discours de Mr. Malefoy sans dire un mot, concentrée et attentive. Il faut dire qu'il a ce don de pouvoir prononcer exactement les bons mots. Ce qu'il explique, Anastasia ne l'aurait pas expliqué d'une meilleure manière. Malefoy est capable de trouver les mots parfaits pour présenter cette nouvelle capitale, et c'est si bien dit que tous dans la foule semblent séduits — du moins aux yeux d'Anastasia. Elle ne peut s'imaginer que quelque part, quelqu'un puisse ne pas apprécier ce discours. Comment ne pas être d'accord avec ces idées ? Malefoy a raison dans presque tous ses dires. Cette capitale sera celle de la sécurité, celle qui verra s'épanouir les vrais sorciers de Grande-Bretagne, ceux qui n'ont aucun lien avec les moldus, ces êtres dangereux et faibles. Godric's Hollow est l'avenir des sorciers du Royaume-Uni, et Anastasia espère que sa fille parviendra à comprendre cela.
La Secrétaire d'État, les bras croisés sur sa poitrine, jette un regard à sa fille unique après le discours de Malefoy. Aucun sentiment ne s'exprime sur son visage, pourtant elle se demande ce que sa fille pense de tout cela. Elle connaît les idées divergentes d'Alyona, mais elle a du mal à les accepter, et elle ne cesse de se répéter qu'un jour, sa fille pensera comme elle. C'est obligé, n'est-ce pas ? Alyona comprendra bien vite que les nés-moldus ne valent pas mieux que les moldus ; le même sang coule dans leurs veines. Anastasia a de l'espoir pour sa fille. Elle sait que la plus jeune changera d'avis, qu'elle pensera comme elle, qu'elle aura une place aussi importante qu'elle et qu'un jour, elles partageront les mêmes passions. C'est sa fille, c'est son sang : elles ne peuvent être que semblables.
« Connais-tu ce Londubat ? » *John.* Anastasia tourne brusquement la tête vers celle de son mari. Sa présence si habituelle avait fait sortir l'homme de ses pensées. Elle a tellement l'habitude de le savoir près d'elle qu'elle ne remarque plus quand il l'est. « C'est un homme avec de belles idées. Nul doute que Mr. Malefoy a su choisir la personne adaptée pour diriger la nouvelle Sainte-Mangouste. »
Un mouvement provenant de l'endroit où Alyona se situe pousse Anastasia à détourner une nouvelle fois son regard. En apercevant sa fille à ses côtés, assistant à la découverte de tout ce qui fait désormais sa fierté, l'adulte ne peut s'empêcher de sentir son cœur se gonfler brusquement. C'est sa fille, celle qui parviendra elle aussi à trouver son utilité et sa place. Un jour, Anastasia en est certaine, elle et John la regarderont avec ce même regard fier avec lequel son père l'aurait regardé s'il avait été là. Anastasia vient d'un milieu assez populaire, mais elle est parvenue à se trouver une place dans le gouvernement, et une place d'importance. Alyona aussi grimpera l'échelle sociale pour se trouver une place parmi la haute société sorcière, c'est certain.
« Que penses-tu de cet endroit ? N'est-ce pas magnifique ? » Droite, les yeux de nouveau fixés vers les autres membres du gouvernement à quelques mètres d'elle, Anastasia se sent bien, et cela faisait longtemps que cela n'avait pas été le cas. Aujourd'hui, son gouvernement triomphe. Aujourd'hui, sa fille est à ses côtés pour observer cet accomplissement merveilleux. Aujourd'hui, c'est la première journée qu'elle passe dans sa nouvelle ville de résidence.
⨈
« C'est... » Je doute, j'hésite, partagée entre désolation et émerveillement. « ... Impressionnant. » Mon ton ne trahit en rien l'agitation qui occupe mes pensées.
À côté de moi, Maman se gonfle un peu plus de fierté, bien heureuse de découvrir que je suis d'accord avec elle sur un point. Elle n'en a que faire de savoir ce qu'il s'est passé pour moi à Poudlard, ou bien de s'intéresser à mes études. Mes journées, les échanges AMICO, mes amis, mes progrès, cela lui importe peu. Ce qui compte, c'est ma réussite. Elle n'attend de moi que cela. Si j'échoue, je ne ferais pas sa fierté, et je sentirais mon échec peser sur moi comme un de ces nuages bas et lourds qui écrase tout sur son passage. Je le sais parce que cet été, c'est ce que j'ai vécu. Maman a appris ma note de BUSE en Astronomie, Maman a appris mes idées qui divergeaient un peu des siennes, Maman a appris que j'avais mis mon nom dans une urne dangereuse et agi de manière stupide ; Maman a été déçue. Aujourd'hui, j'ai envie de croire que cela ne me dérange pas si je déçois ma mère. J'ai envie de me croire forte, non touchée par l'avis de ma mère à mon sujet, indépendante et confiante, sûre de moi et fière, mais je sais très bien que tout cela n'est qu'illusion. Ce que mes parents pensent de moi me touche bien plus que je n'ose me l'avouer. Mais c'est ainsi, et malgré mes tentatives, je ne peux pas lutter contre. Je ressentirai toujours ce besoin de rendre ma mère fière, peu importe ce que je tente de faire pour que ce ne soit pas le cas.
Je rattrape tout à coup mes pensées, les extirpant brutalement de la boue de mes émotions. Penser à la relation que j'entretiens avec mes parents me fait toujours un pincement au cœur. Pourquoi ne puis-je jamais simplement profiter de leur présence sans me poser de questions ? Malgré ce qu'on en dit, j'ai la sensation que la vie est bien plus complexe qu'on ne le laisse croire.
Mon regard grimpe de nouveaux vers l'estrade sur laquelle un homme plutôt jeune vient de monter avec quelques difficultés. À peine mes yeux se sont-ils posés sur lui qu'une lueur d'intérêt s'est allumée au fond d'eux. Alors, c'est lui le nouveau directeur de la Nouvelle Sainte-Mangouste ? Il est plus jeune que ce que je ne m'imaginais. Il semble aussi plus doux, plus compréhensif et plus calme, ce qui me fait instinctivement placer ma confiance en lui. Londubat a l'air d'être bien différent de Malefoy, il y a chez lui quelque chose qui me pousse à lui accorder ma confiance, mais aussi à le placer en haute estime avant même de l'entendre parler. Il ne paraît ni hautain, ni imbu de lui-même, ni fier, ni prétentieux. J'ai l'impression qu'il est un homme simple, et cela me rassure. La Nouvelle Sainte-Mangouste est un lieu très important, elle ne doit pas être dirigée par n'importe qui.
À peine s'apprête-t-il à ouvrir la bouche que toute mon attention est déjà fixée sur lui. Je ne m'intéresse plus aux sentiments qui m'animent et à mes pensées douloureuses, je n'attends plus que ses paroles.
Aussitôt, ses dires confirment les idées que je me suis faites de lui. Un accès à tous les sorciers, un cadre sécurisant, la possibilité pour les patients de sortir, le développement des recherches et de la maternité, des nouveaux pôles... Quelles merveilles ! Par Merlin, cette Nouvelle Sainte-Mangouste sera à la hauteur de l'ancienne, qu'il me tarde d'en savoir plus à propos de cet hôpital ! J'ai toujours rêvé de le découvrir, de me laisser emporter par l'afflux continu des idées, des aides et des personnes dans ces bâtiments. Travailler là-bas serait vraiment fantastique. Maman serait fière, Grands-mères impressionnées, Papa ravit, et moi je serai utile. Je pourrai aider les autres, sauver des vies, améliorer le quotidien de tout type de sorciers, avoir ma place quelque part, et tout cela en étant heureuse ! Cette Nouvelle Sainte-Mangouste me plaît déjà. J'ai tellement hâte d'étudier, de faire mes études supérieures pour en apprendre plus sur la Botanique et les Potions ! J'ai hâte, et en même temps, l'idée de quitter Poudlard me terrifie. Et s'il se passait quelque chose de terrible en mon absence ? Et si on m'oubliait ? Et si, moi, je...
*MERLIN !* Un corps contre le mien, un genou qui percute ma jambe et une bulle de colère qui éclot dans ma poitrine. Par Circé, depuis quand fonce-t-on sur les gens, comme cela, sans même s'excuser ? Celle qui m'a percuté était-elle donc incapable de regarder devant elle ?!
Ma colère s'éteint brutalement quand, en me retournant, je découvre une fille aux cheveux noirs au niveau du sol. *Qu'est-ce que...?* Je ravale de justesse une phrase trahissant les poussières de mon courroux, préférant observer la gamine par terre tout en me reprenant. *C'est qu'un accident...*
Je ne prends pas la peine de répondre à la question de la plus jeune et me contente de tendre une main vers elle pour l'aider à se relever. M'énerver à cause d'une simple bousculade est idiot, d'autant plus que cette fille a dû se faire mal. Certes, c'est elle qui m'a percuté parce qu'elle ne regardait pas devant elle, mais je serais détestable si je ne l'aidais pas après sa chute ; après tout, si elle est tombée, c'est aussi un peu à cause de moi.
« Moi ça va, mais quand est il pour toi ? Ce n'est pas moi qui suis tombée. » Une lueur inquiète passe comme une étoile filante dans mon regard. Et si elle s'était fait plus mal que je ne le pensais, et tout cela à cause de moi ? Comment réagiraient mes parents s'il apprenaient que j'avais blessé quelqu'un alors même qu'ils tentaient de faire une bonne impression ? Et si c'était moi, la fautive, dans tout cela ? N'aurai-je pas pu la rattraper avant qu'elle ne tombe ?
*Maudites pensées...* Je déborde bien trop d'inquiétudes inutiles.
Plume de @Stella Ruewen
Désolée pour le deux posts RP en un ><
Désolée pour le deux posts RP en un ><
Dernière modification par Alyona Farrow le 14 août 2022, 16:24, modifié 1 fois.
#466962 ‖ Botaniste au Jardin de Draíocht
Inauguration de Godric's Hollow
↫
Renn me répond, et je fusille mon frère du regard, qui semble comprendre enfin le message. S'il en rajoute une, il est mort. Je ne sais pas de quelle manière je m'y prendrais, mais nul doute que je saurais me montrer inventif.
– Mais c'est pas possible ! Y a encore quelqu'un qui parle puréééée
– Ouais j'avoue, ils sont nuls !
Je lève les yeux au ciel, me retenant de soupirer. J'aime beaucoup Renn. J'ai- euh, je déteste Jeremy. Les deux ensemble... Je ne me sens pas rassuré. Encore moins alors que mon amie demande son prénom à mon frère, qui rétorque d'un ton presque amical :
– Je m'appelle Jeremy, et toi j'imagine que tu es Renn.
Puis, finalement, le discours d'un autre vieux reprend, et je tourne ma tête pour distinguer ce qu'il se déroule sur l'estrade. À ma grande surprise... Je m'aperçois alors que c'est loin d'être une antiquité qui se lance un sortilège pour amplifier sa voix. Non, ce Londubat m'a presque l'air sympathique, avec cet air compréhensif. Enfin bon, ça reste tout de même un homme du conseil, ou je ne sais quoi, cela m'étonnerait que je puisse me fier à mes perceptions...
Je soupire alors qu'il parle, essayant de me concentrer sans grand succès. Toujours non loin de moi, mon frère se permet une remarque ironique.
– J'espère que nos chers parents n'attendront pas de toi un compte-rendu des interventions de la soirée.
– Mais tais-toi !
Je ne peux pas rétorquer à mon frère que lui non plus serait incapable de faire un tel compte-rendu, car je n'en suis même pas certain. Il est tellement bizarre, parfois. Je me souviens d'un jour où l'on s'était rendu dans un musée, et de nos têtes avec mes parents, lorsqu'il avait énoncé d'une voix blasée “que franchement avec quarante-huit personnes croisée”, l'endroit n'était pas bien rempli.
La voix enjouée de Renn coupe finalement mes réflexions, et mes yeux doivent très certainement s'illuminer alors que j'acquiesce, un programme déjà en tête.
– Oui, je veux voir les nouveaux trucs ! Il y a une boutique de balais ? Et une... une...
Boutique d'instrument de musique.
Bon sang. Mais quand est-ce que tu apprendras à réfléchir, Nolan ! Je n'ai pas encore eu vraiment le courage de parler de tout ça à Renn, et ce n'est certainement ni le lieu, ni le moment pour le faire. Et puis, j'étais censé être passé à autre chose, franchement... Je me demande bien ce qu'il s'est passé dans ma tête.
Je tente de rattraper la situation.
– ...UNE BOULANGERIE ! Oui, j'ai entendu dire que c'était génial, les boulangeries, je veux trop y aller !
Mon frère ricane. Je ne sais pas trop s'il a saisi les paroles que j'ai ravalées, mais dans tous les cas, je suis heureux qu'il n'en rajoute pas. On a chacun nos propres secrets, et même si on se déteste, un accord tacite est de mise entre nous. Révéler nos armes ferait trop de dégâts. Alors on les garde soigneusement pour dissuader l'autre d'aller trop loin.
Renn me répond, et je fusille mon frère du regard, qui semble comprendre enfin le message. S'il en rajoute une, il est mort. Je ne sais pas de quelle manière je m'y prendrais, mais nul doute que je saurais me montrer inventif.
– Mais c'est pas possible ! Y a encore quelqu'un qui parle puréééée
– Ouais j'avoue, ils sont nuls !
Je lève les yeux au ciel, me retenant de soupirer. J'aime beaucoup Renn. J'ai- euh, je déteste Jeremy. Les deux ensemble... Je ne me sens pas rassuré. Encore moins alors que mon amie demande son prénom à mon frère, qui rétorque d'un ton presque amical :
– Je m'appelle Jeremy, et toi j'imagine que tu es Renn.
Puis, finalement, le discours d'un autre vieux reprend, et je tourne ma tête pour distinguer ce qu'il se déroule sur l'estrade. À ma grande surprise... Je m'aperçois alors que c'est loin d'être une antiquité qui se lance un sortilège pour amplifier sa voix. Non, ce Londubat m'a presque l'air sympathique, avec cet air compréhensif. Enfin bon, ça reste tout de même un homme du conseil, ou je ne sais quoi, cela m'étonnerait que je puisse me fier à mes perceptions...
Je soupire alors qu'il parle, essayant de me concentrer sans grand succès. Toujours non loin de moi, mon frère se permet une remarque ironique.
– J'espère que nos chers parents n'attendront pas de toi un compte-rendu des interventions de la soirée.
– Mais tais-toi !
Je ne peux pas rétorquer à mon frère que lui non plus serait incapable de faire un tel compte-rendu, car je n'en suis même pas certain. Il est tellement bizarre, parfois. Je me souviens d'un jour où l'on s'était rendu dans un musée, et de nos têtes avec mes parents, lorsqu'il avait énoncé d'une voix blasée “que franchement avec quarante-huit personnes croisée”, l'endroit n'était pas bien rempli.
La voix enjouée de Renn coupe finalement mes réflexions, et mes yeux doivent très certainement s'illuminer alors que j'acquiesce, un programme déjà en tête.
– Oui, je veux voir les nouveaux trucs ! Il y a une boutique de balais ? Et une... une...
Boutique d'instrument de musique.
Bon sang. Mais quand est-ce que tu apprendras à réfléchir, Nolan ! Je n'ai pas encore eu vraiment le courage de parler de tout ça à Renn, et ce n'est certainement ni le lieu, ni le moment pour le faire. Et puis, j'étais censé être passé à autre chose, franchement... Je me demande bien ce qu'il s'est passé dans ma tête.
Je tente de rattraper la situation.
– ...UNE BOULANGERIE ! Oui, j'ai entendu dire que c'était génial, les boulangeries, je veux trop y aller !
Mon frère ricane. Je ne sais pas trop s'il a saisi les paroles que j'ai ravalées, mais dans tous les cas, je suis heureux qu'il n'en rajoute pas. On a chacun nos propres secrets, et même si on se déteste, un accord tacite est de mise entre nous. Révéler nos armes ferait trop de dégâts. Alors on les garde soigneusement pour dissuader l'autre d'aller trop loin.
@Renn Saeunn
Avatar trouvé par Anna | 7ème année RP
#855400
#855400



