2 nov. 2024, 10:38
 Millport, Écosse   Semi-libre  Cousinades et mondanités
Décidément tu ne t'attendais pas à retrouver autant de personne de l'école, à croire que tous les riches influents procréaient comme des lapins. Tu n'avais aucune envie d'être là mais au vu des mines que tiraient certains de tes camarades de classe tu n'étais pas la seule à avoir été tirée ici contre ton gré.
Tu suivis ta mère et ta grand mère afin de saluer tous les autres invités leur déclinant un sourire ou leur adressant un simple Bonjour de politesse en refusant cependant toujours tout contact physique que ce fut un baise main, une mise ou même un serrage de main. Ce qui te valus d'ailleurs à plusieurs reprise un magnifique regard plein d'éclairs de la part de ta grand mère.
Mais bon tu avais tes limites, accompagner ta famille à une énième réunion à mourir d'ennuie tu étais capable de prendre sur toi mais que des inconnus posent leurs sales pates sur toi sous prétexte qu'ils étaient proche de ta famille ? Hors de question.

Heureusement ce moment de présentation assez proche de la torture toucha rapidement à sa fin car l'aîné de la famille de ton cousin - les autres étant bien trop éloignés dans ton arbre généalogique tu ne prenais même pas la peine de les désigner ou même de les considérer comme tel, tu découvrais même encore aujourd'hui des liens de parenté avec certains - vint de remercier tu temps que tu prenais avec lui

Oh il n'y a pas de soucis c'est réellement un plaisir. Il apprend vite et il fait ce que je lui dit alors tout va pour le mieux

Tu répondis avec un sourire et déjà ce fut le temps de passer à table, enfin de grignoter car c'était toujours la même chose, il y avait plein de mini trucs à manger mais jamais de repas et en rentrant à la maison ton ventre gargouillait tellement fort qu'il cachait le son de la radio. Tu attendais avec impatience que ta grand mère t'autorise à manger car dans ce genre de situations la nourriture était le seul réconfort que tu pouvais trouver.

5ème année RP ● Joueuse de quidditch ● Préfète inRP depuis Septembre 2049 ● Filière sport et soin ● Défi avatar ●
Je déteste J'aime Erza ● Je suis une patate ● 15 ans inRP ● Formation animagus ● Graphiste aux Brillantes écailles

3 mai 2025, 16:01
 Millport, Écosse   Semi-libre  Cousinades et mondanités
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Merinda Swart, 13 ans
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Jack Swart, PNJ non-validé, père de Merinda, 40 ans
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Talya Swart, PNJ non-validé, mère de Merinda, 36 ans
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Octavius Swart, PNJ non-validé, frère de Merinda, 10 ans
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Tom Swart, PNJ non-validé, frère de Merinda, 7 ans
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Carrie Swart, PNJ non-validé, sœur de Merinda, 4 ans
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Sheilah Swart, PNJ à faire valider, petite sœur du grand-père paternel de Merinda & femme du patriarche Joyce, 54 ans
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Steve Clark, PNJ non-validé, cousin de Merinda & fils d'Audrey et James, 12 ans
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Julian Clark, PNJ non-validé, cousin de Merinda & fils d'Audrey et James, 12 ans
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Ashley Clark, PNJ à faire valider, cousine de Merinda & fille d'Audrey et James, 16 ans
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James Clark, PNJ non-validé, mari d'Audrey, 44 ans
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Audrey Clark, PNJ non-validé, sœur de Jack & femme de James, 46 ans
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Bradley Swart, PNJ non-validé, grand-père paternel de Merinda, 75 ans
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Joy Swart, PNJ non-validé, grand-mère paternelle de Merinda, 73 ans
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Clayton Swart, PNJ à faire valider, arrière grand-père paternel de Merinda, patriarche, 95 ans
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Eilwenn Swart, PNJ non-validé, arrière grand-mère paternelle de Merinda, femme de Clayton, 95 ans
Clayton hocha la tête :

"Je me souviens parfaitement de mes petits-enfants, effectivement, tout comme de votre chère sœur."

Le patriarche inclina la tête devant la dame en question. Le patriarche Joyce prit ensuite soin de saluer chaque Swart, ce que fit également Sheilah, en bonne femme de patriarche. Audrey se contenta de hocher la tête en guise de salutations, son regard foudroyant au passage sa tante, ce que Sheilah ne manqua pas de remarquer.

"Si seulement votre père m'avait choisie comme marraine, vous n'auriez pas ce regard de défi inutile, chère nièce. Mais je comprends que votre éloignement de la famille vous fasse sentir perdue dans ce genre de milieu."

Merinda serra les dents aux paroles de sa grand-tante. Quelle pouffe hautaine ! Heureusement, Audrey su répondre à la femme du patriarche Joyce d'un ton égal, en baissant cependant légèrement la voix pour ne pas se faire entendre par les invités se trouvant hors du cercle formé par les Swart :

"Ne vous en faites pas chère tante, ce que vous avez pris pour du défi n'est rien d'autre que l'étincelle de la vie, mais je comprends que vous ne sachiez pas à quoi elle ressemble."

Sheilah remonta le menton, se tenant parfaitement droite, et jugea Audrey avant de saluer James avec froideur. Lorsque Yoric arriva à la hauteur de Merinda et Ashley, la Serpentard affichait un léger sourire de fierté, savourant la victoire de sa tante sur la pouffiasse. Elle lâcha un simple "bonsoir" au patriarche des Joyce, ne se départissant pas de sa fierté, qu'elle espérait qu'il trouverait insolente. Face à Sheilah, Merinda prit soin de la détailler en imitant son air hautain et en lâchant un "bonsoir" froid, espérant la rendre mal à l'aise.

Peu de temps après, alors que les présentations se finissaient tout juste, une dame invita les invités à s'approcher des tables, et dans le mouvement, Merinda prit soin de s'emparer de la main de Carrie, pour ne pas perdre sa petite sœur dans la foule. Etant donné les circonstances, elle n'était pas sûre que ses parents puissent parfaitement gérer sa fratrie.

"T'as vu comme les gens sont trop beaux Merine ?" demanda la petite voix de sa sœur.

Merinda vit dans les yeux de Carrie l'étincelle de l'admiration. Effectivement, la petite devait se croire dans un conte de princesses, ce qui n'était absolument pas le cas pour son aînée. Pour ne pas briser les illusions de sa petite sœur, Merinda répondit :

"Les plus belles ce sont Nyirakuru, Tat'Audrey et toi ! Les autres familles ne valent rien à côté de vous trois."

Un grand sourire de fierté se dessina sur les lèvres de la petite de quatre ans, et alors que Merinda vérifiait qu'Ashley était bien toujours à ses côtés, une autre voix l'interpella, de manière beaucoup plus formelle. En se tournant de l'autre côté, Merinda vit Lavinia juste à côté d'elle. Effectivement, elle avait croisé son regard un petit peu plus tôt, mais ne s'était pas attardée sur elle, bien trop préoccupée par la colère qu'elle ressentait contre Clayton et Sheilah. Ca ne l'étonnait pas de la savoir là, la princesse devait être comme un poisson dans l'eau dans cette horde des plus grandes familles de Grande Bretagne.

"Salut." se contenta-t-elle de répondre, plus préoccupée à ne pas perdre Carrie et à ne pas se faire marcher sur les pieds par Ashley, qui cachait son décolleté en se tenant le plus proche possible d'elle dans son dos.

"Je savais pas non plus jusqu'à ce que je sois obligée de quitter Poudlard pour venir à cette soirée qui pue le conservatisme."

Autant être claire avec Lavinia : elle ne se sentait absolument pas à sa place ici, et ce n'était pas parce qu'elle était une des seules personne qu'elle connaissait de la soirée qu'elle allait se mettre à vanter la discrimination des Nés-Moldus avec elle. La pro-Sang-Pur détailla la tenue de Merinda avec une tête qui signifiait clairement qu'elle la désapprouvait, et elle jeta un regard à Ashley, qui se cacha plus encore derrière sa cousine. A la réflexion de Lavinia, Merinda leva les yeux aux ciel :

"Donc t'es venue me voir juste pour parler mode ? C'est pas trop mon tripe si tu veux savoir. Et mes parents ont pas eu leur mot à dire, c'est mon patriarche qui a choisi les tenues. J'avais le choix entre le ventre ou le décolleté, alors bon... Enfin, j'ai de la chance, comparé à Ashley."

En regardant une nouvelle fois la tenue désappropriée de sa cousine, Merinda sentit un nouvel élan de rage monter dans sa poitrine.

"D'où il se permet de choisir nos tenues en fait ? D'habitude ça me gêne pas d'avoir le bide à l'air, mais sur commande pour attirer des conservateurs alors que je compte bien ne jamais me marier, ça non. J'espère qu'au moins certaines des vieilles vont se sentir offensées en voyant mon ventre."

La Serpentard se sentir prise d'une envie folle de faire une danse du ventre au milieu de tout ce beau monde, mais elle se retint.

"Faut absolument que je trouve un gilet, affirma Ashley à l'oreille de Merinda, juste assez fort pour que Lavinia puisse aussi l'entendre. Je crois que y'a un vieux qui vient de me relooker, c'est horrible."

Merinda serra les poings.

"T'as de la chance d'avoir un patriarche moins pervers que le notre", lâcha-t-elle à Lavinia.

@Lavinia W. Campbell @Alexander Joyce Jr.

"quand je suis en colère, je ne hurle pas je brûle" - Rupi Kaur
4A RP, 15 ans inRP / #047c38 / Présidente de l'OURAGAN / Fiche PR / PNJs / La Péliade

16 août 2025, 23:21
 Millport, Écosse   Semi-libre  Cousinades et mondanités
Cette fois, c'est la bonne @Merinda Swart :ninja:
Emilia Campbell (1 PNJ actif dans ce RP)
Le ton de Merinda était acerbe, mais il n'était pas dirigé contre Lavinia. De plus, aussi furibonde qu'était la métisse, sa colère n'était pas une alliée dans le contexte des soirées mondaines. Il faut savoir garder son calme, le dos droit, le visage affichant un air serein et un sourire indéchiffrable. C'était un milieu où Lavinia était à l'aise, où elle s'assumait parfaitement. C'est donc avec beaucoup plus de patience et de diplomatie que si elle était à Poudlard que Lavinia lui répondit, tout en jouant avec le morceau de cerise de son mocktail, d'un air presque détaché.

- Je ne viens pas parler de mode, je viens parler de convention. Les tenues que nous portons ont de l'importance, car c'est la première chose qui est prise en compte dans de tels événements. On parle souvent de premier contact, mais la première impression naît déjà d'un simple regard.

La jeune vipère relève doucement la tête, après avoir récité cette leçon apprise dès son plus jeune âge.

- Que tu n'aies pas l'habitude de ce genre de réception, passe encore. Mais tu me dis que c'est ton patriarche qui a choisi vos deux tenues ?

Lavinia fait claquer sa langue contre son palais avec mépris.

- C'est pitoyable. Tout ce qu'il va obtenir des "conservateurs", comme tu dis, c'est leur mépris. Peut-être que ce sera même à l'origine de moqueries. Et pour les "pervers"...

Lavinia ne finit pas sa phrase et son regard glisse sur Ashley, avec une sincère pitié.

- J'ose espérer que ce n'est pas dans des familles respectables qu'ils se trouvent. Ton patriarche a faux sur toute la ligne.

Quand elle voyait tout le mal que se donnait sa famille pour se faire reconnaître comme digne d'être considérée comme une famille Sang-pur, qu'un patriarche manquant à ce point de discernement l'agaçait au plus au point. Une telle vision était une insulte, pour les autres familles conservatrices, pour les illustres sang-purs, mais aussi pour ses deux descendantes. Une faute de goût et d'habillement sera toujours imputée aux femmes, et ce sont Merinda et sa cousine qui seront les sujets des commérages humiliants, pas leur patriarche. Et dire que cette soirée était peut-être la Première de deux jeunes filles, un moment si important dans leur milieu... Est-ce que c'était voulu ? Est-ce que le patriarche agissait ainsi en guise de représailles pour quelque chose que la branche de Merinda aurait faite ?

Lavinia était écœurée. Pour un peu, elle en serait même révoltée.

Elle releva la tête et se tourna vers la foule, cherchant quelqu'un de regard.

- Si vous ne tenez pas à ces tenues... Et si vous ne craignez pas de fâcher votre patriarche... Je peux peut-être vous aider. Je reviens.


***

Émilia restait en retrait, observant son mari et son fils se mouvoir dans la foule avec aisance et facilité, saluant des collègues par-ci, reconnaissant d'anciens clients par-là. Pour sa part, elle préférait se contenter d'être une simple observatrice. Elle avait participé à tant de dîners mondains, joué tant de fois son rôle d'hôtesse et d'invitée de marque... Nulle surprise donc qu'à son âge avancé, tout cela ne lui inspire qu'un ennui profond et une vague nostalgie. Il était loin, le temps où les autres sorcières portaient les chapeaux de sa confection, où les célibataires en manquent de bon parti venaient lui proposer une danse, de la même manière que les regards s'attardaient à présent sur sa sublime belle-fille, malgré la bague qui ornait son annulaire. Maintenant, Émilia faisait partie du décor, et reconnaissait à peine les nouvelles toilettes sorties de chez Guipure. Étonnement, elle se sentait aussi plus apaisée que lors de ses folles années.

- Grand-mère...

Émilia n'avait pas remarqué que sa petite-fille s'était approchée d'elle. Son regard, vague et distant, se ralluma un bref instant et un léger sourire tendre se dessina sur ses lèvres. Elle n'avait jamais vraiment endossé le rôle de mère comme elle l'aurait voulu. Son époux avait décidé à leur place de comment ils devaient éduquer leur fils, et elle s'y était pliée sans broncher. Après tout, étant donné leur rang et l'objectif que les Campbell s'étaient donnés, elle comprenait l'importance d'une éducation parfaite et ne pouvait que suivre et obéir. Elle avait éduqué Scipion en s'alignant sur son mari. Une éducation stricte, ferme, exigeante, loin des mièvreries et de la tolérance aux échecs. Et certaines corrections qu'elle avait dû infliger à Scipion pour le garder sur la voie de la grandeur lui avait fait plus d'une fois détournée le regard, quand elle se recoiffait devant la glace. Même si cela n'avait pas été de bonté de cœur, elle avait dû le faire. Et elle était fière de ce que son fils était devenu grâce à ses efforts pour s'en tenir à ce type d'éducation exigeante.

Sa relation avec Lavinia était bien différente. Elle s'était autorisé à montrer de la patience, de l'affection et un peu de cet amour maternel qu'on lui avait refusé de donner à son fils. Après tout, elle était un peu comme la fille qu'on ne lui avait jamais demandé de faire, mais sans l'obligation morale de l'élever à la hauteur de son rang. Ça, c'était le fardeau des parents. Et Émilia était soulagée de pouvoir enfin profiter d'une enfant, sans avoir la responsabilité de son éducation, sans peur de la gâter et de gâcher son potentiel. Lavinia lui donnait une bouffée d'oxygène et de liberté, même si elle tâchait bien de le cacher au reste de sa famille.

- Oui, jeune fillle ?

Elle observa, amusée, la petite blonde hésiter, se mordre la lèvre, avant de se hisser sur la pointe des pieds pour lui chuchoter à l'oreille.

- Il y a des jeunes filles qui auraient besoin de votre talent. Elles sont victimes d'un flagrant manque de goût vestimentaire.

Émilia rit doucement, amusée par la langue de vipère de sa petite-fille, avant de croiser son regard empli de sérieux. L'insistance de Lavinia finit de la convaincre qu'il ne s'agissait pas de médisance gratuite, bien que la formulation laissa à désirer.

- S'il vous plaît.

Difficile de refuser quelque chose à sa petite fille quand elle la regardait avec tant de sérieux et de confiance. Le ton était assuré, mais Émilia pouvait deviner la crainte d'un refus, à l'arrière des yeux verts de l'enfant. Elle n'avait pas envie de voir ce bel éclat s'embrumer. Et puis, cela promettait de rendre la soirée un peu plus pimentée.

- Et où puis-je trouver tes amies à sortir de ce mauvais pas ?

***

Lavinia était soulagée que sa grand-mère accepte de jouer le jeu et la conduit vers l'endroit où elle avait laissé Merinda et sa cousine. Elle espérait qu'elles en avaient aussi profité pour trouver un endroit à l'abri des regards. Ce qu'elles s'apprêtaient à faire n'avait rien d'illégal, mais pouvait générer assez de vagues pour que cela vienne aux oreilles de ses parents. Et ça, elle préférait l'éviter.

- Ah oui, effectivement, glissa son grand-mère d'un air pincé quand elle arriva à la hauteur des deux Swart.

- Merinda, je te présente Emilia Campbell, ma grand-mère paternelle, une ancienne haute-couturière chez Mme Guipure. Grand-mère, Merinda Swart, une... camarade de Serpentard.


Émilia avait parlé "d'amies", mais Lavinia n'était pas franchement sûre que le terme corresponde à sa relation avec Merinda. Pas encore en tout cas. Et avec un peu de chance...

- Et... Ashley Swart, je suppose ?...

- Chapelière
, la corrigea Émilia, tout en tournant autour des deux jeunes métisses, détaillant leurs tenues dans les moindres plis avec un air de désapprobation affirmée. Chapelière haute-couture, à la retraite de surcroît. Mais pour vous sauver de ce désastre, cela sera bien suffisant.

Émilia continua son analyse, en marmonnant entre ses dents, emportée par la fièvre nostalgique de son ancienne activité professionnelle - "trop courte... trop large... dévergondée... torchon..." - puis elle se redressa et sembla enfin prendre en compte ce que sa petite-fille lui expliquait.

- Swart, hein ?

Elle resta un moment songeuse, comme si elle cherchait dans sa mémoire si ce nom lui disait quelque chose, et si cela valait le coup de titiller cette famille-là.

- J'ai déjà travaillé avec une Swart, il me semble. Pour des broches à cheveux. Des cristaux de verres soufflés, avec des formes exotiques multichromatiques, issue de métamorphose élémentaire d'une maîtrise rare. Je doute qu'une dame de sa trempe voit d'un bon œil que ses petites filles se baladent dans des tenues si affligeantes.

Emilia leva le regard et balaya la foule, s'attardant un moment sur la silhouette de Joy Swart, puis d'Eilween et de Clayton. Elle pinça ses lèvres, comme pour peser une dernière fois le pour et le contre, avant de se décider et de se tourner vers les deux jeunes Swart.

- J'ai des pistes d'amélioration en tête, si vous êtes toujours partante pour des petites retouches à vos tenues. Mais avant tout chose...

Elle sortit sa baguette et pointa les jambes de Merinda, avec un air ennuyé.

- Le tailleur, c'est volontaire ?...

#008040 - Quatrième année 2050-2051 - Sciences - Génération Péliade - - - Coucou rapeltout