Une nuit de Novembre
Dimanche 28 novembre 2049, dans la soirée.
Le Manoir Blethen, domicile de Garwen et Ludwig Rosenwald.
A la périphérie de Cardiff, Pays de Galle.
Précédemment : OS
Le Manoir Blethen, domicile de Garwen et Ludwig Rosenwald.
A la périphérie de Cardiff, Pays de Galle.
Précédemment : OS
A l'occasion de l'anniversaire de leur héritière,
Les Rosenwald vous invitent à une réception dansante dans leur domaine du Pays de Galle.
Les Rosenwald vous invitent à une réception dansante dans leur domaine du Pays de Galle.
Morgan était restée bien plus longtemps qu’elle ne l’avait prévu au premier étage, en compagnie d’April, Kathleen et Cinaed. Elle ne regrettait cependant rien : leur visite anticipée lui avait insufflé une énergie nouvelle, dissipant quelque peu l’angoisse qui l’habitait. Pourtant, alors qu’elle s’approchait de la salle de réception avec eux, une nervosité sourde la gagnait à nouveau. Ils n’avaient même pas emprunté la grande entrée par laquelle arrivaient les invités, mais un couloir discret aux murs ornés de tapisseries feutrées, loin des regards curieux.
En approchant, le son d’un quatuor à cordes lui parvint, filant dans ses oreilles avec des airs de classique. La salle de réception, lorsqu’elle y pénétra enfin, se dévoila dans toute sa splendeur. Les hautes fenêtres ornées de lourds rideaux couleur bordeaux laissaient filtrer la lumière d’un clair de lune presque hivernal, tandis que des lustres en cristal suspendus au plafond scintillaient. Les murs, peints dans un vert profond, étaient ponctués de moulures élégantes et des arrangements floraux parsemaient la pièce, libérant des effluves légers de jasmin.
La musique emplissait l’espace, semblant se mêler aux éclats de rire et aux murmures des invités. Garwen avait manifestement mis les petits plats dans les grands. Des serveurs circulaient avec aisance parmi les convives, portant des plateaux d’argent chargés de mets et de coupes de champagne. Il y avait également une piste de danse, bien que celle-ci ne soit point encore utilisé, chose qui lui indiqua que Garwen n’avait pas encore fait son petit discours de la soirée, ni Emerald Wighters – elle n’était donc pas si en retard que cela.
Elle désigna rapidement à sa petite troupe le buffet puis, prenant une profonde inspiration pour affronter ce qui l’attendait, elle se dirigea vers l’entrée de la salle, là où sa présence était sans doute requise depuis le début des festivités.
« Ah, vous voilà enfin, ma chère petite fille, s’exclama Garwen d’un ton parfaitement maîtrisé, se retournant à peine pour l’accueillir. Venez donc saluer nos nouveaux arrivants. »
Morgan reconnut immédiatement l’homme qui lui faisait face : Gideon Blackburn, un personnage d’un certain âge au port imposant, connu pour être le directeur du bureau du Registre. C’était lui qui avait supervisé personnellement l’inscription des Rosenwald il y a presque trois mois.
« Bonsoir, Monsieur Blackburn, dit-elle avec une politesse, je suis ravie de vous revoir depuis notre dernière rencontre au Consilium. Et vous êtes Madame Blackburn, j’imagine ? Enchantée de vous rencontrer. Vous avez fait bonne route ? »
L’homme hocha la tête avec un sourire courtois, échangeant quelques banalités avant que Garwen ne prenne les devants, guidant le couple écossais vers le groupe principal des convives. À peine avaient-ils disparu de vue que Garwen se tourna discrètement vers Morgan, son ton glacial contrastant avec son sourire de façade.
« Ce n’était pas trop tôt, Morgan, murmura-t-elle, si bas que seule la jeune femme pouvait l’entendre. Toute chaleur avait disparu de sa voix. Nous parlerons plus tard de votre retard... et de vos invités. »
Morgan retint une grimace et répondit sur le même ton, un sourire de circonstance toujours figé sur son visage.
« Mais avec plaisir, Grand-Mère. Puis, reprenant une voix normale, elle demanda : Souhaitez-vous que je vous apporte un verre ou quelque chose à manger ? »
La vieille femme haussa légèrement les sourcils, comme si l’idée même était absurde.
« Non merci, Morgan. Et vous n’êtes pas en charge du service, il y a des employés pour cela. Vous devriez plutôt profiter de ce début de soirée pour faire connaissance avec nos convives.
- Si vous le dites. Eh bien, je vous laisse. »
Morgan pivota sur elle-même et s’avança dans une direction au hasard, cherchant un point d’ancrage dans cette soirée qui, à ses yeux, ne faisait que commencer sous les pires augures.
Actions vues avec Veronica Blackburn, joueuse en possession du PNJ Gideon Blackburn.

PNJ personnels présents
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Reducio
- Votre PJ est présent ? oui
- Nom et prénom du PNJ (+ lien avec votre PJ) :
Garwen Rosenwald, grand mère maternelle
Ludwig Rosenwald, grand père paternel
Elain Thorne, grand mère maternelle
Idris Thorne, grand père maternel
Sion Blethen, parent éloigné (cousin germain de Garwen)
April Farrell, amie proche
Kathleen Wells, amie et petite fille d'April
- Lien vers la fiche du PNJ : lien vers le post
- Intérêt de ce RP pour votre PJ : L'intérêt de mon PJ dans ce RP est de mettre pleinement en scène l'ambiguïté ressentie par Morgan quand à son nouveau rôle d'héritière dans sa dynamique familiale (d'où la nécessité de PNJ familiaux), mais également dans le contexte plus large de la haute société sorcière.

Ce RP est libre sous condition de faire d'être membre ou employé du Conseil (rang 1, 2 et 3), ou d'être considéré publiquement comme pro-Conseil. Des exceptions peuvent être faites pour d'éventuels accompagnants (un +1 par PNJ/PJ invités), ou vu par hibou. Si vous souhaitez que vos PNJ soient compté dans les invités, sans pour autant que vous puissiez/vouliez écrire ici, n'hésitez pas à me faire un hibou pour que je vous ajoute à la liste suivante.
Vous trouverez un peu plus de détail et de photos sur le manoir sur ce post de ma fiche. Au besoin, n'hésitez pas à m'envoyer un hibou.
Personnages présents (confirmés par les PJ) : Emerald Wighters (PJ : @Argentella Wighters), @Cinaed Wallace, Briac O'Belt (PJ : @Diarmuid O'Belt), les Hartley (PJ : @Leann Hartley), Gideon et Amethyste Blackburn (PJ : @Veronica Blackburn), Maeve Brown (PJ : Melody Brown), Moïra Brassica Joyce et Thiten (PJ : Alexander Joyce Jr), Michael Calderon (PJ : Nyxis Calderon), Hayden Huggins (PJ : Britanny Huggins), Ellis et Merriel Winster (PJ : Awstin Winster), Anastasia et John Farrow (PJ : Alyona Farrow).
Reducio
@Elina Montmort (pour Cadmus Fawley), @Carry Harrison (pour Dayla et Ivelios Harrison), @Orphéa Cooper (pour Rachel Cooper), @Aliosus Nerrah (pour Magnus Nerrah), @Melody Brown (pour Maeve Brown), @Bad Eaven (pour Sierra Bell), @Gryffs Sorrow (pour Simons Sorrow), @Alice Sangblanc (pour Renesmée Nerrah), @Britanny Huggins (pour Hayden Emmett Huggins), @Herminie Peers (pour Timothy Kane), @Lily Dawson (pour Calisto Joy), @Adaline Macbeth (pour Neville Macbeth), @Alexander Joyce Jr (pour Moïra Brassica Joyce), @Alyona Farrow (pour Anastasia Farrow), @Lyam Murphy (pour Edward Murphy), @Leta Blackbirds (pour Rémotto et Azur Blackbirds), @Miles Libawa (pour Kendrick Scott et Peter Libawa), @Hannah Lyse Sparks (pour George, Nicholas et Andrew Sparks), @Antonn Clifford (pour Kristy Clifford), @Nyxis Calderon (pour Michael Calderon), @Merinda Swart (pour Clayton Swart), @Awstin Winster (pour Ellis Winster)
I cast happiness upon y'all — while robbing you of a few Galleons, of course.
InRP, professeure remplaçante de DcFM arrivée le 1er juin 2051.
#BotrucSuprématie #Le M c'est le S #4f246b
InRP, professeure remplaçante de DcFM arrivée le 1er juin 2051.
#BotrucSuprématie #Le M c'est le S #4f246b
Une nuit de Novembre
Si le moment passé à quatre dans sa chambre avait semblé faire du bien à Morgan, c'était aussi le cas pour Cinaed. Ça se voyait moins puisqu'il avait tendance à toujours rester blagueur mais il n'était pas particulièrement à l'aise avec sa venue au manoir. Cependant, il avait décidé de ne pas s'intéresser plus que de nécessaire à ce sentiment qui finirait vite enterré sous quelques blagues. Cependant, il ne cacherait pas son dégoût plus ou moins marqué pour les grandes soirées comme celles-ci si quelqu'un lui posait la question.
Il trouvait ça bien con de forcer Morgan à faire une telle fête pour son anniversaire alors qu'elle n'avait manifestement pas envie de s'embêter avec ça. Cela dit, il n'en savait pas encore assez sur son amie pour vraiment comprendre ce qui se passait dans sa vie et il doutait d'ailleurs qu'elle lui explique un jour. Ça ne le dérangeait pas vraiment : tout le monde avait ses secrets et ce n'était pas ses affaires. Si Morgan lui parlait un jour, il écouterait mais dans tous les cas il ne pourrait pas faire grand chose pour l'aider. Les gens qui avaient de l'argent étaient souvent intouchables et Morgan était une femme bien adulte, elle pouvait prendre ses décisions toute seule. Tout ce que Cinaed pouvait faire pour elle c'était lui offrir un verre de whisky de temps en temps et lui proposer un billard. C'était suffisant.
Ça avait été assez surprenant d'être convié à la fête et de la voir dans un environnement qui détonait tellement de l'image qu'elle renvoyait mais qui était-il pour juger ? N'importe qui qui rentrerait dans sa boutique et le verrait couvert de sciure, les vêtements déchirés et les cheveux en pétard se dirait qu'il était un fils de pauvre. Pourtant, il avait grandi dans des soirées comme celle-ci. Bien moins spacieuses, parce que sa famille n'aurait jamais autant d'argent que les Rosenwald mais il connaissait ce monde-là.
Enfin, il connaissait ce monde de très loin maintenant. La dernière fête du style qu'il avait fait avait été pour ses 17 ans et depuis il avait ignoré avec facilité toutes les invitations de ses parents à rencontrer leur cercle social. Il avait vite compris que sa mère lui cherchait surtout une fille à marier et cela l'avait agacé plus que de raison. Il n'avait d'ailleurs pas remis de robe de soirée comme celle qu'il portait depuis cette période. La dernière fois qu'il s'était bien habillé avait été pour le mariage de Sile et Ewan, puis pour le baptême de Avaleen et, même là, il avait eu un simple costume moldu.
En somme, tout était bizarre pour lui ce soir. Son visage avait été éclairé, ses cheveux dégagés derrière ses oreilles et tenus par de petites barrettes. Ils étaient toujours bien bouclés mais également coiffés et sans nœuds pour une fois. Sa barbe avait été taillée par ses soins et il avait fait du très bon travail. La robe bleu nuit qu'il avait sur les épaules étaient parfaitement taillée et de très bonne qualité : il n'aurait jamais pu se la payer mais ses parents avaient été ravis de lui en envoyer une. Cinaed avait eu raison de penser que sa mère lui avait préparé une tenue "au cas où" et il n'avait fallu que quelques retouches pour qu'elle lui aille parfaitement. Le pantalon était droit et tombait bien sur ses chevilles en plus de le mettre en valeur. Sa nouvelle baguette était gentiment glissée dans un étui sur son avant-bras. Il doutait d'en avoir l'utilité mais un sorcier ne sortait jamais sans son outil.
Un soupir quitta la barrière de ses lèvres : le fait d'avoir demandé la robe à ses parents avait sûrement relancé sa mère. Nul doute qu'elle partirait du principe qu'il avait envie de changer d'air et de reprendre les vieilles habitudes : être poli, calme et faire bonne figure en allant à toute sorte de soirées. Il imaginait déjà la dispute qu'ils auraient quand Cinaed lui avouerait qu'il n'en avait pas l'intention et que cette soirée était une exception.
Avant de partir de chez lui, il avait appelé Ewan pour un avis extérieur et son ami avait presque bavé sur le sol de son appartement. C'était agréable de savoir qu'il pouvait encore plaire à son ancien amant, mais le sentiment de fierté avait vite été remplacé par un engourdissement. La robe était trop serrée à son gout, couvrait trop et était embêtante dans ses mouvements. Cependant, il ne se serait pas vu arriver avec un jean et un tee-shirt taché : il n'aurait pas pu entrer et il savait à peu près que Morgan avait besoin de la présence de gens qu'elle appréciait un minimum. Donc, il avait fait un effort. Pour le moment, la soirée était agréable surtout parce que ses deux amis, une vieille dame et une petite fille qu'il n'avait pas encore réussi à appeler correctement par son prénom (l'appelant toujours "Avaleen" par réflexe) avaient été de bonne compagnie. Cinaed les appréciait bien pour leur faculté à dire les choses comme elles les pensaient. Le trio serait d'ailleurs probablement les seuls à ne pas jouer les faux-culs ce soir.
Du champagne ? C'est tout ? Ce n'est même pas un vrai alcool ! Vous n'auriez pas du whisky ? Du gin au moins ? La voix plaintive, Cinaed était quasiment accroché à un serveur, le premier qu'il avait pu attraper. Il portait un plateau de flutes de champagne et essayait de le garder en équilibre alors qu'un énorme koala de 80 kilo était à moitié drapé sur lui. Cinaed avait fait un effort vestimentaire mais il aurait bien été incapable de changer de personnalité pour la soirée. Ça ne faisait rien : au contraire, l'idée d'emmerder des sangs purs coincés l'amusait assez. Il n'en ferait pas suffisamment pour les mettre en colère, mais nul doute que la majorité des invités ressortirait avec une image du brun, qu'elle soit bonne ou mauvaise, et ça ne faisait rien.
Cinaed comptait sur le fait d'avoir été assez à côté de la plaque pour que les gens se souviennent de lui et donc, par extension, de l'existence de sa boutique. Ça avait toujours fonctionné comme ça et il ne comptait pas faire changer les choses. Le serveur finit par se défaire de sa prise, bredouilla quelque chose qui ressemblait à un "je vais voir ce que je peux faire" avant de zigzaguer entre deux invités pour s'éloigner. Cinaed fit la moue, persuadé que l'homme ne reviendrait pas avec un doigt ou deux de whisky mais lui fit quand même un clin d'œil. Il repassa à côté de Kathleen et April, posant une main sur la tête de la plus jeune et une autre sur l'épaule d'April avant de se diriger vers le buffet.
Erh bougonna-t-il à voix basse, surtout pour lui. La longue table était joliment décorée mais remplie d'immondices, si on lui demandait. Les bouchées étaient belles mais bien trop travaillées pour lui. Un anniversaire et y'a même pas de pâté. J'espère qu'il y aura au moins un gâteau bourré de chocolat. C'était la moindre des choses, non ? La soirée était vendue comme une fête mais elle ressemblait surtout à un rassemblement politique. Pas étonnant que Morgan fasse la gueule comme si on avait écrasé son Botruc. Cinaed attrapa une mignardise au hasard, la fourrant dans sa bouche et observant autour de lui d'un même mouvement. Il fit une grimace en goûtant le fromage sur sa langue : de mieux en mieux, il n'avait même pas réussi à chopper un truc rempli de viande. Il réessayerait, parce que dans une soirée comme ça, il y aurait sûrement des pièces de bœuf qu'il ne pourrait pas manger à nouveau avant des années. Il fallait en profiter.
La salle était remplie de personnes qu'il ne connaissait ni d'Eve ni d'Adam : il aurait peut-être pu reconnaître quelqu'un des soirées de son enfance s'il avait eu bonne mémoire mais il n'était pas physionomiste pour un sou et les gens avaient tendance à beaucoup changer en plus de 20 ans. En plus de ça, il doutait que ses parents aussi pompeux soient ils, aient déjà pu avoir des invités aussi haut placés. Il avait perdu April et Kathleen et ne savait pas où Morgan s'était faufilée mais à la place il remarqua un visage plus ou moins inconnu et fit un signe de la main, agitant ses doigts joyeusement, vers le patriarche O'Belt qu'il avait pu croiser au début du mois à Godric's Hollow. Il lui semblait qu'il y avait eu des élections entre temps et surtout, des résultats mais l'ébéniste avait arrêté son cerveau quand Ewan en avait parlé et il ne savait donc pas du tout qui avait gagné. Ça n'aidait pas de ne pas être abonné à la Gazette et de n'avoir quasiment aucun ami, mais bon. Dans le pire des cas, le vieil homme pourrait lui en apprendre plus s'il se mettait à en avoir quelque chose à faire d'ici la fin de la soirée.
Présence normale - Tutoyez moi !
Il trouvait ça bien con de forcer Morgan à faire une telle fête pour son anniversaire alors qu'elle n'avait manifestement pas envie de s'embêter avec ça. Cela dit, il n'en savait pas encore assez sur son amie pour vraiment comprendre ce qui se passait dans sa vie et il doutait d'ailleurs qu'elle lui explique un jour. Ça ne le dérangeait pas vraiment : tout le monde avait ses secrets et ce n'était pas ses affaires. Si Morgan lui parlait un jour, il écouterait mais dans tous les cas il ne pourrait pas faire grand chose pour l'aider. Les gens qui avaient de l'argent étaient souvent intouchables et Morgan était une femme bien adulte, elle pouvait prendre ses décisions toute seule. Tout ce que Cinaed pouvait faire pour elle c'était lui offrir un verre de whisky de temps en temps et lui proposer un billard. C'était suffisant.
Ça avait été assez surprenant d'être convié à la fête et de la voir dans un environnement qui détonait tellement de l'image qu'elle renvoyait mais qui était-il pour juger ? N'importe qui qui rentrerait dans sa boutique et le verrait couvert de sciure, les vêtements déchirés et les cheveux en pétard se dirait qu'il était un fils de pauvre. Pourtant, il avait grandi dans des soirées comme celle-ci. Bien moins spacieuses, parce que sa famille n'aurait jamais autant d'argent que les Rosenwald mais il connaissait ce monde-là.
Enfin, il connaissait ce monde de très loin maintenant. La dernière fête du style qu'il avait fait avait été pour ses 17 ans et depuis il avait ignoré avec facilité toutes les invitations de ses parents à rencontrer leur cercle social. Il avait vite compris que sa mère lui cherchait surtout une fille à marier et cela l'avait agacé plus que de raison. Il n'avait d'ailleurs pas remis de robe de soirée comme celle qu'il portait depuis cette période. La dernière fois qu'il s'était bien habillé avait été pour le mariage de Sile et Ewan, puis pour le baptême de Avaleen et, même là, il avait eu un simple costume moldu.
En somme, tout était bizarre pour lui ce soir. Son visage avait été éclairé, ses cheveux dégagés derrière ses oreilles et tenus par de petites barrettes. Ils étaient toujours bien bouclés mais également coiffés et sans nœuds pour une fois. Sa barbe avait été taillée par ses soins et il avait fait du très bon travail. La robe bleu nuit qu'il avait sur les épaules étaient parfaitement taillée et de très bonne qualité : il n'aurait jamais pu se la payer mais ses parents avaient été ravis de lui en envoyer une. Cinaed avait eu raison de penser que sa mère lui avait préparé une tenue "au cas où" et il n'avait fallu que quelques retouches pour qu'elle lui aille parfaitement. Le pantalon était droit et tombait bien sur ses chevilles en plus de le mettre en valeur. Sa nouvelle baguette était gentiment glissée dans un étui sur son avant-bras. Il doutait d'en avoir l'utilité mais un sorcier ne sortait jamais sans son outil.
Un soupir quitta la barrière de ses lèvres : le fait d'avoir demandé la robe à ses parents avait sûrement relancé sa mère. Nul doute qu'elle partirait du principe qu'il avait envie de changer d'air et de reprendre les vieilles habitudes : être poli, calme et faire bonne figure en allant à toute sorte de soirées. Il imaginait déjà la dispute qu'ils auraient quand Cinaed lui avouerait qu'il n'en avait pas l'intention et que cette soirée était une exception.
Avant de partir de chez lui, il avait appelé Ewan pour un avis extérieur et son ami avait presque bavé sur le sol de son appartement. C'était agréable de savoir qu'il pouvait encore plaire à son ancien amant, mais le sentiment de fierté avait vite été remplacé par un engourdissement. La robe était trop serrée à son gout, couvrait trop et était embêtante dans ses mouvements. Cependant, il ne se serait pas vu arriver avec un jean et un tee-shirt taché : il n'aurait pas pu entrer et il savait à peu près que Morgan avait besoin de la présence de gens qu'elle appréciait un minimum. Donc, il avait fait un effort. Pour le moment, la soirée était agréable surtout parce que ses deux amis, une vieille dame et une petite fille qu'il n'avait pas encore réussi à appeler correctement par son prénom (l'appelant toujours "Avaleen" par réflexe) avaient été de bonne compagnie. Cinaed les appréciait bien pour leur faculté à dire les choses comme elles les pensaient. Le trio serait d'ailleurs probablement les seuls à ne pas jouer les faux-culs ce soir.
Du champagne ? C'est tout ? Ce n'est même pas un vrai alcool ! Vous n'auriez pas du whisky ? Du gin au moins ? La voix plaintive, Cinaed était quasiment accroché à un serveur, le premier qu'il avait pu attraper. Il portait un plateau de flutes de champagne et essayait de le garder en équilibre alors qu'un énorme koala de 80 kilo était à moitié drapé sur lui. Cinaed avait fait un effort vestimentaire mais il aurait bien été incapable de changer de personnalité pour la soirée. Ça ne faisait rien : au contraire, l'idée d'emmerder des sangs purs coincés l'amusait assez. Il n'en ferait pas suffisamment pour les mettre en colère, mais nul doute que la majorité des invités ressortirait avec une image du brun, qu'elle soit bonne ou mauvaise, et ça ne faisait rien.
Cinaed comptait sur le fait d'avoir été assez à côté de la plaque pour que les gens se souviennent de lui et donc, par extension, de l'existence de sa boutique. Ça avait toujours fonctionné comme ça et il ne comptait pas faire changer les choses. Le serveur finit par se défaire de sa prise, bredouilla quelque chose qui ressemblait à un "je vais voir ce que je peux faire" avant de zigzaguer entre deux invités pour s'éloigner. Cinaed fit la moue, persuadé que l'homme ne reviendrait pas avec un doigt ou deux de whisky mais lui fit quand même un clin d'œil. Il repassa à côté de Kathleen et April, posant une main sur la tête de la plus jeune et une autre sur l'épaule d'April avant de se diriger vers le buffet.
Erh bougonna-t-il à voix basse, surtout pour lui. La longue table était joliment décorée mais remplie d'immondices, si on lui demandait. Les bouchées étaient belles mais bien trop travaillées pour lui. Un anniversaire et y'a même pas de pâté. J'espère qu'il y aura au moins un gâteau bourré de chocolat. C'était la moindre des choses, non ? La soirée était vendue comme une fête mais elle ressemblait surtout à un rassemblement politique. Pas étonnant que Morgan fasse la gueule comme si on avait écrasé son Botruc. Cinaed attrapa une mignardise au hasard, la fourrant dans sa bouche et observant autour de lui d'un même mouvement. Il fit une grimace en goûtant le fromage sur sa langue : de mieux en mieux, il n'avait même pas réussi à chopper un truc rempli de viande. Il réessayerait, parce que dans une soirée comme ça, il y aurait sûrement des pièces de bœuf qu'il ne pourrait pas manger à nouveau avant des années. Il fallait en profiter.
La salle était remplie de personnes qu'il ne connaissait ni d'Eve ni d'Adam : il aurait peut-être pu reconnaître quelqu'un des soirées de son enfance s'il avait eu bonne mémoire mais il n'était pas physionomiste pour un sou et les gens avaient tendance à beaucoup changer en plus de 20 ans. En plus de ça, il doutait que ses parents aussi pompeux soient ils, aient déjà pu avoir des invités aussi haut placés. Il avait perdu April et Kathleen et ne savait pas où Morgan s'était faufilée mais à la place il remarqua un visage plus ou moins inconnu et fit un signe de la main, agitant ses doigts joyeusement, vers le patriarche O'Belt qu'il avait pu croiser au début du mois à Godric's Hollow. Il lui semblait qu'il y avait eu des élections entre temps et surtout, des résultats mais l'ébéniste avait arrêté son cerveau quand Ewan en avait parlé et il ne savait donc pas du tout qui avait gagné. Ça n'aidait pas de ne pas être abonné à la Gazette et de n'avoir quasiment aucun ami, mais bon. Dans le pire des cas, le vieil homme pourrait lui en apprendre plus s'il se mettait à en avoir quelque chose à faire d'ici la fin de la soirée.
Cinaed arrive avec Morgan, Kathleen et April mais perd rapidement les trois du regard. Il se plain de l'alcool à un serveur, puis du buffet (à voix basse) avant de chercher autours de lui et de faire un signe de la main à Briac O'Belt (@Diarmuid O'Belt pour la mention, pas forcé de RP avec moi !) qu'il reconnait.
Il est habillé d'une robe bleue nuit avec des détails blancs à la limite du gris et est très présentable. Je précise mais Cinaed est né-sorcier et n'a jamais été ouvertement pro-conseil ni parlé politique. Si quelqu'un a pu participer à des soirées il y a 20 ans (entre 2011 et 2028) en écosse à Inverness et voir bébé Cinaed (et s'en souvenir), contactez moi en boubou pour qu'on voie !
Pas de partenaire de RP particulier pour le moment, venez nombreux o//
Présence normale - Tutoyez moi !
"Ton perso il a passé plus de temps à pécho qu'à taffer" - Nyxis Calderon
Capitaine Ad²OC du Nano 2025 !
Capitaine Ad²OC du Nano 2025 !
Une nuit de Novembre
Deux mois après une première invitation des Rosenwald, voilà qu'une autre était parvenue jusqu'aux O'Belt. Ou plutôt, jusqu'au Patriarche de la famille qui avait eut tôt fait de voir avec qui il pourrait se rendre sur le lieux des festivités; l'anniversaire de l'héritière nommée de la famille. Une fois encore, il s'était tourné vers sa femme. Mais cette dernière avait décliné. Bien qu'elle se porte de mieux en mieux après trois ans difficile, les interactions sociales la fatiguaient encore beaucoup. Soit, il comprenait. Et il préférait encore qu'elle soit au calme à Letterkenny qu'au milieu d'une foule ou un incident pouvait survenir.
Aussi, il se tourna vers l'ensemble de ses enfants. Sans réelle surprise, la plus jeune déclina. Et si elle avait accepté, il lui aurait rappelé ses cours du lendemain, se passant sur un balai. S'il acceptait son choix de carrière, il préférait la savoir reposée lorsqu'elle devait se dépenser à plusieurs mètres de haut. Quant au cadet, bien qu'à l'aise en milieu mondain, l'impossibilité de venir accompagné le rebutait. Comme il faisait l'effort de venir à certains moments clefs pour leur propre famille, le père qu'il était n'insista pas. Ne restait plus que son aîné. Le plus âgé avait vu à son visage que ça ne l'enchantait pas, d'autant plus qu'il commençait le travail dès sept heures le lendemain. Pourtant il accepta, précisant qu'il viendrait seul. L'homme ne chercha pas à savoir pour quelle raison, que cela vienne de sa compagne ou de lui, il préférait leur laisser le droit de ne pas le révéler.
Père et fils, à la ressemblance frappante accentuée par des tenues dans des tons de verts proches, arrivèrent côte à côte dans le manoir gallois. Ils saluèrent les personnes en allant, jusqu'à ce que le plus jeune remarque le signe que le 'nouveau' commerçant de Pré-au-Lard - @Cinaed Wallace - adressait à son père. "Je ne pensais pas que vous le connaissiez personnellement." Souffla-t-il à ce dernier en acceptant un verre qui lui était apporté par une personne en charge du service. "Connaître est un bien grand mot. J'ai échangé avec lui lors des festivités de la nuit de Guy Fawkes. Il a fait un duel contre votre sœur lors d'un entraînement il y a un mois." Répondit le Patriarche juste avant qu'il ne rende son salut au sculpteur en levant doucement son verre. "Je suppose qu'il s'agit d'un ami de Morgan." Glissa alors le pédiatromage à l'intention de son père, ou alors il était issu d'une longue lignée sorcière dont il n'avait pas connaissance, s'il savait pour ceux qui venaient d'Irlande, c'était plus lacunaire concernant l'autre île britannique. Briac ne répondit pas. Pas dans l'immédiat. "Morgan? Vous la connaitriez plus que je ne le pensais?" Un très léger signe de tête négatif lui fut servi en retour. "J'ai plus côtoyé Arden, sa sœur jumelle. C'est une amie, même si le contact s'est étiolé depuis son départ." Il lui avait d'ailleurs fait parvenir un courrier qui devrait arriver le lendemain chez elle, il espérait.
Modérateur - Infirmier depuis le 11/02/2047 - color=#351C75
Aussi, il se tourna vers l'ensemble de ses enfants. Sans réelle surprise, la plus jeune déclina. Et si elle avait accepté, il lui aurait rappelé ses cours du lendemain, se passant sur un balai. S'il acceptait son choix de carrière, il préférait la savoir reposée lorsqu'elle devait se dépenser à plusieurs mètres de haut. Quant au cadet, bien qu'à l'aise en milieu mondain, l'impossibilité de venir accompagné le rebutait. Comme il faisait l'effort de venir à certains moments clefs pour leur propre famille, le père qu'il était n'insista pas. Ne restait plus que son aîné. Le plus âgé avait vu à son visage que ça ne l'enchantait pas, d'autant plus qu'il commençait le travail dès sept heures le lendemain. Pourtant il accepta, précisant qu'il viendrait seul. L'homme ne chercha pas à savoir pour quelle raison, que cela vienne de sa compagne ou de lui, il préférait leur laisser le droit de ne pas le révéler.
Père et fils, à la ressemblance frappante accentuée par des tenues dans des tons de verts proches, arrivèrent côte à côte dans le manoir gallois. Ils saluèrent les personnes en allant, jusqu'à ce que le plus jeune remarque le signe que le 'nouveau' commerçant de Pré-au-Lard - @Cinaed Wallace - adressait à son père. "Je ne pensais pas que vous le connaissiez personnellement." Souffla-t-il à ce dernier en acceptant un verre qui lui était apporté par une personne en charge du service. "Connaître est un bien grand mot. J'ai échangé avec lui lors des festivités de la nuit de Guy Fawkes. Il a fait un duel contre votre sœur lors d'un entraînement il y a un mois." Répondit le Patriarche juste avant qu'il ne rende son salut au sculpteur en levant doucement son verre. "Je suppose qu'il s'agit d'un ami de Morgan." Glissa alors le pédiatromage à l'intention de son père, ou alors il était issu d'une longue lignée sorcière dont il n'avait pas connaissance, s'il savait pour ceux qui venaient d'Irlande, c'était plus lacunaire concernant l'autre île britannique. Briac ne répondit pas. Pas dans l'immédiat. "Morgan? Vous la connaitriez plus que je ne le pensais?" Un très léger signe de tête négatif lui fut servi en retour. "J'ai plus côtoyé Arden, sa sœur jumelle. C'est une amie, même si le contact s'est étiolé depuis son départ." Il lui avait d'ailleurs fait parvenir un courrier qui devrait arriver le lendemain chez elle, il espérait.
Modérateur - Infirmier depuis le 11/02/2047 - color=#351C75
Une nuit de Novembre
Reducio

Moïra Brassica Joyce, Matriarche (PNJ validé sans PJ)
Cette soirée en apparence banale mais pourtant essentielle en profondeur, avait donné naissance chez Moïra à une longue hésitation. Car, qui poser à ses côtés pour une telle soirée ? Il ne fallait pas se leurrer, chaque soir était un message passé à ses alliés, ses amis, et à tous les autres. En ce sens, l'une des filles de Yoric aurait fait un choix parfait, signe qu'elle gardait la mainmise sur l'ensemble du Clan malgré les états d'âmes de l'ancien patriarche - ce qui était effectivement le cas de toute manière. Le problème, c'était qu'aucune d'entre elles ne faisait l'affaire aujourd'hui. L'aînée avait beau avoir réussi son coup avec Harry Calderon, il valait mieux que Moïra n'y affiche pas ouvertement son soutien. La cadette aurait pu faire l'affaire, mais elle n'avait pas pu se libérer de ses obligations. Et la plus jeune était bien sûre toujours à Poudlard, et ce pour quelques mois encore.
L'octogénaire aurait alors pu s'encombrer d'un choix plus traditionnel, telle que son aînée ou mari, ou plus exotique, tel que l'un ou l'autre de ses contacts, mais il n'en fut rien. Car c'était seule que la secrétaire d'état se présenta aux Rosenwald, et au reste du monde. Après tout, elle était plus que suffisante d'elle-même, n'est-ce-pas ? C'est dans cet état d'esprit qu'elle avança de son pas lent, digne et assuré de celle qui connait son poids politique, jusqu'auprès de Garwen.
- Voici là un automne, ainsi qu'une soirée qui te réussit, Garwen. Je ne peux que remercier ta famille pour cette invitation qui nous honore.
Avec un sourire, Moïra déposa brièvement sa main sur l'avant-bras de la Rosenwald en signe de paix, avant de se diriger vers celle qui était sensée être mise à l'honneur aujourd'hui.
- Tout à l'air parfait.
Un sourire, plus énigmatique cette fois.
- Mais peut-être pas. Votre patte aurait été appréciée, ne serait-ce que par vous-même. Passez me voir un peu plus tard, j'aurais peut-être quelque chose pour vous.
Sans se retourner, Moïra continua sa traversée jusqu'à atteindre son alliée, cousine et amie, pour qui elle avait récemment joué un rôle d'importance. Et ce n'était que le début, ainsi qu'une raison supplémentaire de venir seule. Car elle ne l'était pas vraiment, auprès d'Emerald.
- Qu'en penses-tu, présidente ?
Un dernier sourire. Celui qu'elle réservait à sa plus vieille partenaire politique.
@Morgan Rosenwald, @Argentella Wighters & @Nyxis Calderon pour la mention.
5e année RP (2050-2051) - 15 ans inRP - 5e année Devoirs
Le fanatique des Potions - Avatar par O. Willard
Que règne la Légion Noire
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Une nuit de Novembre

Après avoir croisé quelques regards et répondu par un sourire ou quelques mots, Morgan s’était vite réfugiée dans son propre isolement. Les conversations lui paraissaient creuses, les sourires trop polis. Tout cela sonnait faux, comme un mauvais spectacle dont elle connaissait le dénouement avant même le lever de rideau.
Tout à l’air parfait.
La voix derrière elle la fit tressaillir. Elle se retourna lentement.
« Bonsoir, Moïra, répondit-elle avec un sourire maîtrisé. Je suis ravie de vous voir. »
Et elle l’était, en un sens. Mais si elle devait choisir un membre de la famille Joyce à qui accorder sa sympathie, ce serait Ophelius. Les historiens étaient bien plus faciles à comprendre que les animaux politiques et les vieilles sages. Moins fourbes, aussi.
Sa patte… Un goût amer lui monta à la gorge. Encore cette injustice latente qui s’accrochait à elle comme une ombre. Son existence même ne suffisait-elle pas à prouver qu’elle avait contribué à cet événement ?
On croirait entendre une enfant pourrie gâtée.
La voix acide de sa conscience la rappela à l’ordre.
Ça suffit. Ce n’est pas le moment.
« J’en prends bien note, merci. »
Elle observa la matriarche O’Landeir s’éloigner vers Emerald Wighters, leur nouvelle Présidente du Conseil. Ce n’était guère surprenant. Morgan expira lentement, contrôlant la lassitude qui pesait sur ses épaules. Cette soirée allait être longue. Trop longue. Et elle savait déjà que ce ne serait pas la dernière fois qu’elle se surprendrait à penser cela. Une simple question d’habitude.
Ses pas la menèrent instinctivement vers l’une des grandes fenêtres de la salle de réception. Les jardins, plongés dans l’obscurité, n’avaient plus rien de l’étrange menace qui l’effrayait enfant. Ils semblaient paisibles, presque réconfortants… si ce n’était les reflets sur la vitre qui, par instants, donnaient l’illusion de fantômes errants. Un fantôme en particulier.
Elle tritura l’objet à son poignet, les mâchoires serrées.
Par Circée, elle avait besoin d’un verre.
Elle n’aimait vraiment pas les anniversaires.
Morgan salue brièvement Moïra Joyce, et prend note de passer la voir plus tard (@Alexander Joyce Jr).
Elle observe les jardins et les reflets de la salle, seule.
N'hésitez pas à rejoindre ce RP !
I cast happiness upon y'all — while robbing you of a few Galleons, of course.
InRP, professeure remplaçante de DcFM arrivée le 1er juin 2051.
#BotrucSuprématie #Le M c'est le S #4f246b
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Une nuit de Novembre
Reducio
- Votre PJ est présent ? oui
- Nom et prénom du PNJ (+ lien avec votre PJ + utilisation "actif" ou "prétexte") : Anastasia Farrow, mère, PNJ prétexte - John Farrow, père, PNJ prétexte
- Lien vers la fiche du PNJ : post de l'index
- Intérêt d'utiliser ce(s) PNJ dans ce RP précis pour votre PJ : Justifier la présence d'Alyona, la conduire pour qu'elle trouve une place dans le petit monde des Sang-Pur pro-Conseil.
Je n'arrive pas à croire que je suis ici. J'ai quitté l'Institut pour venir à une soirée dansante ! Tous mes amis travaillent, et moi je suis là, dans une robe qui me fait rougir tant elle est belle, au milieu de ce grand monde que je découvre encore, et auquel, semble-t-il, j'appartiens. Ondine et Abby révisent pour nos examens qui approchent à grands pas, et moi j'ai dû suivre mes parents et les accompagner pour l'anniversaire d'une inconnue. Si la convenance ne m'en empêchait pas, Merlin sait que bien des soupirs seraient déjà tombés hors de mes lèvres. Je ne me sens pas à ma place. Faire mon devoir familial n'a jamais été aussi pesant ; surtout depuis que ma mère m'y oblige avec son regard dur et ses grandes phrases sur l'avenir de notre sang. Oh Circé ! Je crois bien qu'un soupir vient de m'échapper.
On ne m'a pas laissé le choix, et je ne me le suis pas non plus laissé. Ma famille exige de moi certains sacrifices, et celui-ci en fait partie. Je me sais être l'héritière de mon nom, et cela apporte des responsabilités que je ne peux pas négliger. Ma mère, mon père, ma grand-mère, tous comptent sur moi. Il faut que je me fasse remarquer, qu'on me sache exister ; et pour cela je dois participer à ce genre de soirée ; venir, certes, mais aussi discuter, m'intéresser, parler de moi pour faire parler de moi. Ce n'est pas naturel, et parfois un peu désagréable, mais c'est nécessaire. Je n'en veux pas à ma mère de me le rappeler, je la comprends. Je lui en veux davantage de toujours placer ce point en premier, comme s'il était le plus essentiel, le principal, le premier intérêt de mon existence. Elle oublie parfois mon plaisir à regarder ailleurs.
Je suis vêtue d'une robe de sorcière longue, aux couleurs simples mais aux détails fins et remarquables, qui singularisent mon habit et le démarquent pour ceux qui l'observent. Ma mère est tout aussi élégante que moi, tandis que mon père porte une tunique plus sobre. C'est avec eux que j'entre dans le manoir, en silence et la tête haute.
Ma mère ne tarde pas à aller saluer des connaissances. Elle rayonne et s'éloigne, un sourire aux lèvres, dans son élément. Mon père, lui, prend le temps de me présenter à travers de longs murmures les personnes que nous pouvons apercevoir. Il reste près de moi, la tête basse, appliqué dans son devoir. Je suis impressionnée par ces noms de famille que je connais de près ou de loin mais qui, dans le monde sorcier, ne passent pas inaperçus. Rosenwald, Wighters, Joyce, O'Belt, Brown... De nombreuses familles me sont déjà connues, associées à des postes de responsabilité dans le gouvernement, ou à une certaine noblesse dans leur sang. Et parmi ces multiples personnes, quelques visages me sont familiers. Ils sont rares, mais notables. Si je suis venue, c'est aussi pour faire en sorte qu'ils soient de plus en plus nombreux. Pour appartenir pleinement à ce monde d'importance dans lequel je mets un pied, je dois savoir le distinguer, le reconnaître, et en isoler des visages.
C'est d'ailleurs l'un d'entre eux qui m'attire quand mon père se retire pour rejoindre ma mère. La sorcière pour laquelle nous sommes tous réunis ici me pousse au questionnement. Plus j'observe ses traits, et plus ils me semblent... connus. Ce qui est assez étrange, car son nom, Morgan Rosenwald, n'appartient pas à ceux qui m'étaient particulièrement familiers. Je ne pense pas l'avoir déjà croisée. Et pourtant... Merlin ! Ses cheveux d'ébène, son regard, son allure ; cela m'évoque quelque chose, sans que je ne puisse mettre la main dessus. Mais quoi ? Où nous serions-nous déjà rencontrées ? Dans une de ces soirées de sang-purs ? Je n'ai pour le moment pas participé à beaucoup d'entre elles. Dans un autre contexte ? À Godric's Hollow, Londres, ou ailleurs ? Je ne sais pas. D'ordinaire, j'ai tant de difficultés à reconnaître certains visages. Pourquoi donc celui-ci m'attire-t-il ? Est-ce que je me trompe dans mes intuitions ?
Ma curiosité et ma politesse finissent par me convaincre de me rapprocher de la sorcière, non sans un peu d'inquiétude ; je ne suis pas encore à l'aise avec ces codes de milieu bourgeois, et l'idée de mal me comporter m'est très désagréable ; je ne voudrais pas commettre une erreur par ignorance, ce serait regrettable, et honteux.
Néanmoins, je m'approche, doucement et avec un sourire intimidé, les doigts triturant ma robe sans que je n'en prenne conscience.
« Bonsoir Miss, commencé-je avec prudence et politesse, accompagnant mes mots d'un léger salut de la tête, j'espère ne pas vous déranger... Je suis Alyona Farrow, la fille d'Anastasia et de John Farrow. Je voulais vous souhaiter un bon anniversaire, puisque nous sommes tous réunis pour ça. »
Je conclus avec un sourire plus sincère. Si je ne la connais pas, cette Morgan Rosenwald, son attitude me laisse à penser qu'elle n'est pas particulièrement heureuse d'être ici. Ce qui est assez surprenant. N'est-ce pas une fête en son honneur ? Ou suis-je trop naïve, trop ignorante des enjeux qui se jouent autour de moi, des messages et manigances qui sont organisées ? Je suis si mal à l'aise ici ! Mon inexpérience me fait redouter le moindre déséquilibre. J'avance avec prudence, mais je ne suis même pas sûre que cela soit suffisant.
Et son visage, par Merlin ! Maintenant qu'il est plus proche de moi, mon instinct se fait plus fort. Je l'ai déjà vu. Et dans un contexte assez différent. Mais lequel ? Oh Circé, pourquoi ne parviens-je pas à mettre un souvenir là-dessus ? Est-ce associé à un mauvais moment ? Je ne saurai pas le dire. Mais ma curiosité prend le dessus sur mon inquiétude. Le regretterai-je ?
« Excusez-moi, mais votre visage me semble familier... Est-ce que... » Je m'interromps, hésite et reprends finalement. « Est-ce que nous nous sommes déjà rencontrées ? »
@Morgan Rosenwald (heureusement qu'Alyona ne se souvient pas de là où elle a rencontré Morgan, sinon je crois qu'elle serait devenue rouge de honte ahah)
N'hésitez pas à considérer que les parents d'Alyona discutent avec votre PNJ/PJ !
N'hésitez pas à considérer que les parents d'Alyona discutent avec votre PNJ/PJ !
Dernière modification par Alyona Farrow le 30 mars 2025, 17:53, modifié 1 fois.
#466962 ‖ Botaniste au Jardin de Draíocht
baisse de présence jusque fin juillet
baisse de présence jusque fin juillet
Une nuit de Novembre
Morgan sentit une présence approcher avant même de la voir distinctement. Dans le reflet de la vitre, une silhouette se dessinait, hésitante, puis se présenta à elle. Elle se retourna alors, abandonnant les jardins à leur calme trompeur pour faire face à la nouvelle venue.
« Merci beaucoup, répondit la galloise avec politesse mais sans sourire. »
Elle détailla un instant la jeune femme devant elle. Il était aisée de noter l’hésitation de celle-ci, mais ce n’était pas cela qui l’interpella. La couleur de ses cheveux, l’ovale de son visage… Ces traits lui rappelaient quelque chose. Un souvenir remontait à la surface, un fragment d’un autre lieu, d’un autre moment. L’Allée. Un jour anodin parmi d’autres, un visage parmi tant d’autres. Et pourtant… celui-ci n’avait pas été complètement oublié. Il était témoin, à sa manière, d’un instant où l’apathie de Morgan avait cédé, ne serait-ce qu’une seconde, sous le poids d’une impulsion inhabituelle. Une bonne action. Ou quelque chose s’en approchant.
« Peut-être bien ? concéda-t-elle. Le monde sorcier est bien plus petit qu’on pourrait le croire. » Elle marqua une pause, avant de reprendre, cette fois-ci avec plus de chaleur : « Quoi qu’il en soit, nul besoin de me vouvoyer, Alyona Farrow – ou d’user du Miss. Je ne suis pas encore aussi âgée que la plupart des gens ici, ni aussi à cheval sur les formalités. »
Peut-être ses paroles suffiraient-elles à redonner un peu plus d’assurance à la jeune sorcière – et, avec un peu de chance, à éloigner de son esprit les souvenirs diffus de cette femme distante et brusque qu’elle avait croisée dans une ruelle brumeuse, une année voir plus auparavant.
« Merci beaucoup, répondit la galloise avec politesse mais sans sourire. »
Elle détailla un instant la jeune femme devant elle. Il était aisée de noter l’hésitation de celle-ci, mais ce n’était pas cela qui l’interpella. La couleur de ses cheveux, l’ovale de son visage… Ces traits lui rappelaient quelque chose. Un souvenir remontait à la surface, un fragment d’un autre lieu, d’un autre moment. L’Allée. Un jour anodin parmi d’autres, un visage parmi tant d’autres. Et pourtant… celui-ci n’avait pas été complètement oublié. Il était témoin, à sa manière, d’un instant où l’apathie de Morgan avait cédé, ne serait-ce qu’une seconde, sous le poids d’une impulsion inhabituelle. Une bonne action. Ou quelque chose s’en approchant.
« Peut-être bien ? concéda-t-elle. Le monde sorcier est bien plus petit qu’on pourrait le croire. » Elle marqua une pause, avant de reprendre, cette fois-ci avec plus de chaleur : « Quoi qu’il en soit, nul besoin de me vouvoyer, Alyona Farrow – ou d’user du Miss. Je ne suis pas encore aussi âgée que la plupart des gens ici, ni aussi à cheval sur les formalités. »
Peut-être ses paroles suffiraient-elles à redonner un peu plus d’assurance à la jeune sorcière – et, avec un peu de chance, à éloigner de son esprit les souvenirs diffus de cette femme distante et brusque qu’elle avait croisée dans une ruelle brumeuse, une année voir plus auparavant.
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Une nuit de Novembre
J'ai peur de la déranger, cette Morgan Rosenwald. Pourtant, elle paraît déjà presque contrariée par cette fête en son honneur. Moi, je ne la connais pas, et je ne veux pas ajouter, par ma présence, de la peine à sa peine. Je suis venue la saluer par courtoisie, et aussi, peut-être, parce que sa solitude m'a touchée. Mais qui peut garantir qu'il n'était pas recherché, cet isolement ? Je n'en sais rien. J'ai l'impression de marcher sur un terrain plein de verre (et je préférerai, je crois, que ce soient des vers). Je lance des mots, tente des sourires, et essaye d'approcher cette inconnue, si ce n'est par politesse, du moins par une certaine gentillesse, que j'espère ne pas être déplacée. J'expérimente, j'examine et je conclus. Tentative ratée, chances de réussite, échec total avec conséquences imprévues. Je tâtonne en priant pour ne pas commettre d'erreurs. Mais il y a un début à tout.
Cependant, je n'arrive pas à être tout à fait concentrée. Les murmures que son visage élève en moi ajoutent un peu d'inquiétude à l'appréhension qui me frôle déjà. Je ne parviens pas à remettre le doigt sur ce souvenir dans lequel ses cheveux sombres se sont ancrés. Cela pouvait être un moment tout à fait banal, comme un instant plus particulier. Je me plais à croire que rien d'étrange n'y est associé, mais le doute perdure. La réponse de la sorcière, néanmoins, parvient à apaiser ces pensées hésitantes. Je l'attrape et m'y accroche comme à une bouée, pour me rassurer.
« C'est vrai, concédé-je, et on y croise beaucoup de sorciers différents. »
Comment se souvenir de tous ces visages que j'ai déjà aperçus, à l'ombre de hauts bâtiments ou dans le coin d'une rue ? Je peux confondre celui de Morgan avec un autre, tout comme je peux me remémorer ses traits à cause d'une vieille image, d'un jour lointain, passé, et très probablement insignifiant. Le passé est dans le crâne comme une toile pleine de trous ; on en conserve l'image globale et les traces, mais beaucoup de détails ont disparu avec le temps.
Voilà que mon esprit se calme enfin, réconforté après avoir balayé cet instinct qui murmurait et frappait doucement à la porte de ma conscience. Le peu de chaleur que je trouve dans les paroles de la brune m'encourage à laisser tomber mon appréhension et mon hésitation dans de lointains abysses. Je me sens presque plus légère, maintenant, et plus à l'aise, plus tranquillisée. Je craignais, en venant à cette réception, de ne trouver que des sorciers comme mes parents ou leurs amis, à la main de fer serrée autour des traditions, des conventions et des cérémonials. Il est agréable d'apprendre que ce n'est pas tout à fait le cas. Je me sens moins isolée, parmi toutes ces grandes personnes aux ombres immenses.
« Merci. Je m'excuse d'avoir usé du vouvoiement et du "Miss", il m'est encore un peu difficile de ne pas y faire appel naturellement lors de tels événements », avoué-je.
Mes yeux quittent le visage de celle dont on célèbre aujourd'hui l'anniversaire pour glisser vers les autres sorciers présents. Nombre d'entre eux me sont inconnus. Si mes parents avancent aujourd'hui parmi eux avec aise, je ne peux pas dire que ce soit mon cas. Et je ne sais pas si cela le sera un jour. Je me sens tellement différente d'eux ! Pourtant, nous partageons bien des choses. Est-ce ma jeunesse qui me tient éloignée ? Ou le doute qui grimpe chaque jour un peu plus en moi, quand je suis confrontée à ces sorciers et à leurs idées ? Je ne peux pas m'empêcher de penser aux serres de l'Institut qui m'attendent et me promettent un avenir plus agréable que ce présent fade et terne.
« Arrive-t-on à trouver sa place dans une telle assemblée, avec le temps ? » demandé-je à mon aînée, sans la regarder, un sourire doux sur les lèvres. M'imaginer un jour à l'aise ici, entourée de sorciers appartenant à mon cercle de connaissances, sereine et sûre parmi eux m'amuserait presque.
Cependant, je n'arrive pas à être tout à fait concentrée. Les murmures que son visage élève en moi ajoutent un peu d'inquiétude à l'appréhension qui me frôle déjà. Je ne parviens pas à remettre le doigt sur ce souvenir dans lequel ses cheveux sombres se sont ancrés. Cela pouvait être un moment tout à fait banal, comme un instant plus particulier. Je me plais à croire que rien d'étrange n'y est associé, mais le doute perdure. La réponse de la sorcière, néanmoins, parvient à apaiser ces pensées hésitantes. Je l'attrape et m'y accroche comme à une bouée, pour me rassurer.
« C'est vrai, concédé-je, et on y croise beaucoup de sorciers différents. »
Comment se souvenir de tous ces visages que j'ai déjà aperçus, à l'ombre de hauts bâtiments ou dans le coin d'une rue ? Je peux confondre celui de Morgan avec un autre, tout comme je peux me remémorer ses traits à cause d'une vieille image, d'un jour lointain, passé, et très probablement insignifiant. Le passé est dans le crâne comme une toile pleine de trous ; on en conserve l'image globale et les traces, mais beaucoup de détails ont disparu avec le temps.
Voilà que mon esprit se calme enfin, réconforté après avoir balayé cet instinct qui murmurait et frappait doucement à la porte de ma conscience. Le peu de chaleur que je trouve dans les paroles de la brune m'encourage à laisser tomber mon appréhension et mon hésitation dans de lointains abysses. Je me sens presque plus légère, maintenant, et plus à l'aise, plus tranquillisée. Je craignais, en venant à cette réception, de ne trouver que des sorciers comme mes parents ou leurs amis, à la main de fer serrée autour des traditions, des conventions et des cérémonials. Il est agréable d'apprendre que ce n'est pas tout à fait le cas. Je me sens moins isolée, parmi toutes ces grandes personnes aux ombres immenses.
« Merci. Je m'excuse d'avoir usé du vouvoiement et du "Miss", il m'est encore un peu difficile de ne pas y faire appel naturellement lors de tels événements », avoué-je.
Mes yeux quittent le visage de celle dont on célèbre aujourd'hui l'anniversaire pour glisser vers les autres sorciers présents. Nombre d'entre eux me sont inconnus. Si mes parents avancent aujourd'hui parmi eux avec aise, je ne peux pas dire que ce soit mon cas. Et je ne sais pas si cela le sera un jour. Je me sens tellement différente d'eux ! Pourtant, nous partageons bien des choses. Est-ce ma jeunesse qui me tient éloignée ? Ou le doute qui grimpe chaque jour un peu plus en moi, quand je suis confrontée à ces sorciers et à leurs idées ? Je ne peux pas m'empêcher de penser aux serres de l'Institut qui m'attendent et me promettent un avenir plus agréable que ce présent fade et terne.
« Arrive-t-on à trouver sa place dans une telle assemblée, avec le temps ? » demandé-je à mon aînée, sans la regarder, un sourire doux sur les lèvres. M'imaginer un jour à l'aise ici, entourée de sorciers appartenant à mon cercle de connaissances, sereine et sûre parmi eux m'amuserait presque.
Pardon pour ce délai !
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baisse de présence jusque fin juillet
Une nuit de Novembre
Planer comme un oiseau à l'article de la mort autour des buffets était amusant mais seulement quelques minutes. Bien vite, il eut goûté à tous les amuse-bouche qui ne semblaient pas tout à fait dégoûtants et avait accepté sa défaite pour l'alcool en prenant une flûte de champagne. Il en avait descendu deux entre des petit-four à la crème, à la viande, aux légumes et au fromage. Il allait sans dire qu'il avait grimacé à la majorité d'entre eux en essayant de cacher ses lèvres derrière sa main. Il n'était pas assez inconscient pour montrer à la famille de Morgan à quel point il n'appréciait pas leur petite réception. Si l'ébéniste cherchait à créer un peu de drame pour animer la soirée, il ne voulait pas non plus être foutu dehors à grands coups de savate. Surtout que, Cinaed le savait - merci à son éducation, tout retomberait sur son amie une fois les convives dispersés. Morgan l'appréciait pour une raison tout à fait obscure, tout comme le faisaient la vieille femme et la fillette mais il ne doutait pas que cette appréciation puisse se transformer en quelque chose d'horrible et de pourri si Cinaed n'y faisait pas attention. Morgan semblait être de ces gens qui peuvent apprécier sans limite mais qui sombrent aussi facilement dans le dédain et le néant. Il ne se risquerait pas à briser la confiance qu'elle lui portait. Sa rancune serait probablement terrifiante.
Et puis, ce n'était pas comme ça que l'amitié fonctionnait et, mine de rien, il appréciait véritablement l'employée. Peut-être travaillait elle au milieu des ombres mais Cinaed la trouvait bien plus lumineuse que la majorité des gens. Certes, elle paraissait souvent froide et sèche mais ça ne changeait rien. Il avait un bon feeling autour d'elle, comme s'il savait qu'elle pouvait mentir à tout le monde et tout le temps sans cacher cette petite dose d'humour qui le faisait chavirer. Morgan était probablement la seule personne à ne pas être un livre ouvert dans son entourage et pourtant, ça fonctionnait. Ils devaient probablement remercier leur alcoolisme commun et leur amour du sarcasme et des piques.
Il posa sa flute vide sur une des tables et s'en éloigna. Quand le monde ne venait pas à vous, c'était à vous d'aller persécuter les monde, disait l'adage. A peu près. Dans tous les cas, ça n'avait que peu d'importance : Cinaed s'ennuyait à mourir et s'était totalement désintéressé du buffet, il lui fallait donc trouver une nouvelle cible. Il y avait toujours le patriarche O'Belt qu'il avait aperçu plus tôt mais l'idée de parler politique ne le tentait pas et Merlin savait que ce serait le sujet de discussion principal ce soir.
Il en venait presque à regretter les propres soirées auxquelles il avait participé quand il était jeune. Au moins, il avait toujours pu s'en défaire au bout de quelques heures. Généralement, il embarquait une de ses cousines et ils partaient en courant dans les jardins du manoir familial en hurlant comme les enfants qu'ils étaient. Et puis, quand ça se passait à la maison et que Norra n'était pas là, Cinaed trouvait quand même le moyen de s'éclipser. C'était facile quand il arrivait à inviter son précepteur parce que Ewan était souvent en remorque, mais quand c'était plus difficile, il lui suffisait de grimper et de se cacher quelque part. Ses parents trouvaient une raison pour expliquer son absence aux invités et puisqu'ils passaient des heures à le chercher à la fin de la soirée, ils n'étaient même plus en colère en le trouvant, juste soulagés qu'il ne se soit pas évaporé.
Pendant quelques secondes, il vagabonda, glissant entre deux convives en veillant à ne bousculer personne jusqu'à retrouver la seule personne qui en valait vraiment le coup ce soir. Apercevant Morgan près des fenêtres, un grand sourire naquit sur son visage et il se glissa à ses côtés, posant une main au centre de son dos. Rien de taquin ou de sensuel, une simple main pour lui indiquer sa présence et lui offrir un point d'encrage. Une manière de dire "je suis là, et j'espère que tout le monde est parfaitement outré". Peut-être que la vieille verrait ça et ferait un arrêt cardiaque dans un coin de la salle. Ce n'était pas assez outrageant pour qu'il soit jeté dehors mais juste assez pour turlupiner les vieux cons. Normalement, Morgan ne devrait pas se prendre de retour de bâton : il lui suffirait simplement de sortir la carte "Cinaed est un parfait abruti" et l'ébéniste n'avait aucun doute qu'elle saurait la jouer parfaitement.
Te voilà dear Sgàil dit-il doucement, le menton posé pendant quelques secondes sur son épaule avant qu'il ne se redresse et se décale pour se tenir complètement à côté d'elle. Ce n'était pas le moment de se draper sur son dos comme un gros bébé, et Cinaed pensait sincèrement n'avoir ce droit là que quand les deux étaient objectivement trop ivres pour se rappeler pourquoi ils avaient bu en premier lieu. Tu ne veux pas qu'on te vouvoie, très chère ? Pas de baise-main non plus ? dit-il, taquin avant de se tourner les yeux vers la jeune femme près de son amie.
Trouver sa place parmi tous ces vieux sangs-purs ? Par Merlin, non ! Est-on obligé de se trouver une place parmi tout ces vieux croûtons ? fredonna-t-il en penchant la tête, s'incrustant dans la conversation sans se faire prier. Tu es toute jeune... dit-il simplement en l'observant de bas en haut. Toute sérieuse, mais encore bien jeune. Probablement même pas encore 25 ans, que voulait-elle faire entourée de tous ces gens décrépits aux idées arriérées ?
Normalement, on les suivait aveuglément quand on était enfant et puis venait le temps des réalisations. Les plus lents ne l'auraient jamais et resteraient dans leurs petites idées et les autres avaient le choix de s'enfuir loin ou d'essayer de créer quelque chose de différent à partir de la matière qu'on leur offrait. Et que ce soit bien ou mal, contraire à ses idées ou pas, on s'en fichait. La nouvelle génération effaçait la précédente, améliorait les choses ou les détruisait à l'envie, et c'était le but. Ne penses-tu pas qu'il est plus agréable de créer quelque chose de nouveau plutôt que de se contraindre à suivre les anciennes assemblées ? Quand tu auras leur âge, ce sera dans une société légèrement différente. Et, qui sait, qui te ressemblera peut-être plus. Il tourna les yeux vers Morgan, curieux de savoir ce qu'elle pensait de ses mots. Cinaed en était plutôt fier, pour une fois : on aurait presque pu penser qu'il était mature. Wow.
dear Sgàil : Chère ombre en gaélique écossais (normalement jpp). N'hésitez pas si quelque chose est à modifier, je me suis incrustée comme prévu en hibou !
Présence normale - Tutoyez moi !
Et puis, ce n'était pas comme ça que l'amitié fonctionnait et, mine de rien, il appréciait véritablement l'employée. Peut-être travaillait elle au milieu des ombres mais Cinaed la trouvait bien plus lumineuse que la majorité des gens. Certes, elle paraissait souvent froide et sèche mais ça ne changeait rien. Il avait un bon feeling autour d'elle, comme s'il savait qu'elle pouvait mentir à tout le monde et tout le temps sans cacher cette petite dose d'humour qui le faisait chavirer. Morgan était probablement la seule personne à ne pas être un livre ouvert dans son entourage et pourtant, ça fonctionnait. Ils devaient probablement remercier leur alcoolisme commun et leur amour du sarcasme et des piques.
Il posa sa flute vide sur une des tables et s'en éloigna. Quand le monde ne venait pas à vous, c'était à vous d'aller persécuter les monde, disait l'adage. A peu près. Dans tous les cas, ça n'avait que peu d'importance : Cinaed s'ennuyait à mourir et s'était totalement désintéressé du buffet, il lui fallait donc trouver une nouvelle cible. Il y avait toujours le patriarche O'Belt qu'il avait aperçu plus tôt mais l'idée de parler politique ne le tentait pas et Merlin savait que ce serait le sujet de discussion principal ce soir.
Il en venait presque à regretter les propres soirées auxquelles il avait participé quand il était jeune. Au moins, il avait toujours pu s'en défaire au bout de quelques heures. Généralement, il embarquait une de ses cousines et ils partaient en courant dans les jardins du manoir familial en hurlant comme les enfants qu'ils étaient. Et puis, quand ça se passait à la maison et que Norra n'était pas là, Cinaed trouvait quand même le moyen de s'éclipser. C'était facile quand il arrivait à inviter son précepteur parce que Ewan était souvent en remorque, mais quand c'était plus difficile, il lui suffisait de grimper et de se cacher quelque part. Ses parents trouvaient une raison pour expliquer son absence aux invités et puisqu'ils passaient des heures à le chercher à la fin de la soirée, ils n'étaient même plus en colère en le trouvant, juste soulagés qu'il ne se soit pas évaporé.
Pendant quelques secondes, il vagabonda, glissant entre deux convives en veillant à ne bousculer personne jusqu'à retrouver la seule personne qui en valait vraiment le coup ce soir. Apercevant Morgan près des fenêtres, un grand sourire naquit sur son visage et il se glissa à ses côtés, posant une main au centre de son dos. Rien de taquin ou de sensuel, une simple main pour lui indiquer sa présence et lui offrir un point d'encrage. Une manière de dire "je suis là, et j'espère que tout le monde est parfaitement outré". Peut-être que la vieille verrait ça et ferait un arrêt cardiaque dans un coin de la salle. Ce n'était pas assez outrageant pour qu'il soit jeté dehors mais juste assez pour turlupiner les vieux cons. Normalement, Morgan ne devrait pas se prendre de retour de bâton : il lui suffirait simplement de sortir la carte "Cinaed est un parfait abruti" et l'ébéniste n'avait aucun doute qu'elle saurait la jouer parfaitement.
Te voilà dear Sgàil dit-il doucement, le menton posé pendant quelques secondes sur son épaule avant qu'il ne se redresse et se décale pour se tenir complètement à côté d'elle. Ce n'était pas le moment de se draper sur son dos comme un gros bébé, et Cinaed pensait sincèrement n'avoir ce droit là que quand les deux étaient objectivement trop ivres pour se rappeler pourquoi ils avaient bu en premier lieu. Tu ne veux pas qu'on te vouvoie, très chère ? Pas de baise-main non plus ? dit-il, taquin avant de se tourner les yeux vers la jeune femme près de son amie.
Trouver sa place parmi tous ces vieux sangs-purs ? Par Merlin, non ! Est-on obligé de se trouver une place parmi tout ces vieux croûtons ? fredonna-t-il en penchant la tête, s'incrustant dans la conversation sans se faire prier. Tu es toute jeune... dit-il simplement en l'observant de bas en haut. Toute sérieuse, mais encore bien jeune. Probablement même pas encore 25 ans, que voulait-elle faire entourée de tous ces gens décrépits aux idées arriérées ?
Normalement, on les suivait aveuglément quand on était enfant et puis venait le temps des réalisations. Les plus lents ne l'auraient jamais et resteraient dans leurs petites idées et les autres avaient le choix de s'enfuir loin ou d'essayer de créer quelque chose de différent à partir de la matière qu'on leur offrait. Et que ce soit bien ou mal, contraire à ses idées ou pas, on s'en fichait. La nouvelle génération effaçait la précédente, améliorait les choses ou les détruisait à l'envie, et c'était le but. Ne penses-tu pas qu'il est plus agréable de créer quelque chose de nouveau plutôt que de se contraindre à suivre les anciennes assemblées ? Quand tu auras leur âge, ce sera dans une société légèrement différente. Et, qui sait, qui te ressemblera peut-être plus. Il tourna les yeux vers Morgan, curieux de savoir ce qu'elle pensait de ses mots. Cinaed en était plutôt fier, pour une fois : on aurait presque pu penser qu'il était mature. Wow.
dear Sgàil : Chère ombre en gaélique écossais (normalement jpp). N'hésitez pas si quelque chose est à modifier, je me suis incrustée comme prévu en hibou !
1104.
Présence normale - Tutoyez moi !
"Ton perso il a passé plus de temps à pécho qu'à taffer" - Nyxis Calderon
Capitaine Ad²OC du Nano 2025 !
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Une nuit de Novembre
Les muscles du dos de la sorcière se raidirent à l’intrusion d’une nouvelle sensation, d’un contact inattendu – mais plus encore, à l’effort de réprimer toute autre réaction. Elle adressa un sourire à la jeune femme face à elle, tout en tournant légèrement la tête, alors qu’une silhouette familière venait poser son menton sur son épaule.
« Ah, c’est toi. »
Morgan soupira en reconnaissant les ondulations brunes, mais surtout l’attitude caractéristique de l’ébéniste. Cela aurait pu sonner comme une pointe de déception – pourtant, en réalité, c’était un soulagement. Elle se détendit, rassurée de voir un visage ami plutôt que celui d’un inconnu.
« Si ton visage approche d’un peu trop près l’une de mes mains, crois-moi, ce ne sera pas pour un baise-main, cher faune¹, lui lança-t-elle avec un faux air de sérieux, bien que son regard et ses intonations trahissaient son espièglerie. Une jolie marque rouge sur ta joue mettrait peut-être bien tes yeux en valeur. »
Morgan ne voyait aucun inconvénient à l’intrusion de l’homme – au contraire. Il était l’un des rares invités qui étaient véritablement là pour elle. Seulement, ce soir, elle n’était pas seulement son amie : celle qui posait ses bottes sur les tables de pub, buvait des pintes en jouant au poker, ou débattait de sortilèges et de techniques d’ensorcellement. Elle était également cette femme drapée dans une image d’élégance et de retenue, incarnant malgré elle l’héritière d’un nom et d’un sang prétendument pur. Celle qui, d’un pas encore hésitant, s’engageait sur le chemin incertain d’une future matriarche.
Le brun lui lança un regard, qu’elle soutint un instant. Quoi ? Qu’attendait-il qu’elle dise ? Qu’elle était d’accord avec lui ? La femme n’avait aucunement l’esprit à vouloir parler de cela, encore moins à cet instant précis. Mais malgré tout, il lui avait offert la possibilité d’échapper à la question, ce qui était un soulagement. Peut-être était-ce parce qu’elle n’en avait pas vraiment la réponse. Pouvait-on se sentir à l’aise dans un tel univers ? Peut-on vraiment se sentir à l’aise dans un tel monde ? Pour nager librement parmi les requins, ne faut-il pas devenir l’un d’eux ? Ou, du moins, prétendre en être un.
Ou alors...
Devenir un plus grand prédateur encore.
Elle se tourna à nouveau vers l’invitée, reprenant le fil de leur échange. « Il n’y a aucune raison de s’excuser – c’est un bon réflexe à avoir, surtout que je n’ai aucun doute sur le fait que pour certains, un gouvernement pourrait s’effondrer à cause d’un simple usage de familiarité. Puis, elle fit ce qui devait être fait : Alyona, je te présence Cinaed Wallace - un ami à moi, aussi rustre et impoli que le bois avec lequel il travaille dans sa boutique Pré-au-Lard… mais tout aussi inoffensif. Cin, voici Alyona Farrow, qui a eu la gentillesse de venir me souhaiter mon anniversaire de son propre chef. Je te prierai donc de ne pas la faire fuir avec tes si belles paroles ? »
1 : à considérer être dit en gallois.
J'ai essayé de ne pas trop m'emmêler avec la temporalité, mais n'hésitez pas à me dire si je dois modifier quelque chose !
« Ah, c’est toi. »
Morgan soupira en reconnaissant les ondulations brunes, mais surtout l’attitude caractéristique de l’ébéniste. Cela aurait pu sonner comme une pointe de déception – pourtant, en réalité, c’était un soulagement. Elle se détendit, rassurée de voir un visage ami plutôt que celui d’un inconnu.
« Si ton visage approche d’un peu trop près l’une de mes mains, crois-moi, ce ne sera pas pour un baise-main, cher faune¹, lui lança-t-elle avec un faux air de sérieux, bien que son regard et ses intonations trahissaient son espièglerie. Une jolie marque rouge sur ta joue mettrait peut-être bien tes yeux en valeur. »
Morgan ne voyait aucun inconvénient à l’intrusion de l’homme – au contraire. Il était l’un des rares invités qui étaient véritablement là pour elle. Seulement, ce soir, elle n’était pas seulement son amie : celle qui posait ses bottes sur les tables de pub, buvait des pintes en jouant au poker, ou débattait de sortilèges et de techniques d’ensorcellement. Elle était également cette femme drapée dans une image d’élégance et de retenue, incarnant malgré elle l’héritière d’un nom et d’un sang prétendument pur. Celle qui, d’un pas encore hésitant, s’engageait sur le chemin incertain d’une future matriarche.
Le brun lui lança un regard, qu’elle soutint un instant. Quoi ? Qu’attendait-il qu’elle dise ? Qu’elle était d’accord avec lui ? La femme n’avait aucunement l’esprit à vouloir parler de cela, encore moins à cet instant précis. Mais malgré tout, il lui avait offert la possibilité d’échapper à la question, ce qui était un soulagement. Peut-être était-ce parce qu’elle n’en avait pas vraiment la réponse. Pouvait-on se sentir à l’aise dans un tel univers ? Peut-on vraiment se sentir à l’aise dans un tel monde ? Pour nager librement parmi les requins, ne faut-il pas devenir l’un d’eux ? Ou, du moins, prétendre en être un.
Ou alors...
Devenir un plus grand prédateur encore.
Elle se tourna à nouveau vers l’invitée, reprenant le fil de leur échange. « Il n’y a aucune raison de s’excuser – c’est un bon réflexe à avoir, surtout que je n’ai aucun doute sur le fait que pour certains, un gouvernement pourrait s’effondrer à cause d’un simple usage de familiarité. Puis, elle fit ce qui devait être fait : Alyona, je te présence Cinaed Wallace - un ami à moi, aussi rustre et impoli que le bois avec lequel il travaille dans sa boutique Pré-au-Lard… mais tout aussi inoffensif. Cin, voici Alyona Farrow, qui a eu la gentillesse de venir me souhaiter mon anniversaire de son propre chef. Je te prierai donc de ne pas la faire fuir avec tes si belles paroles ? »
1 : à considérer être dit en gallois.
J'ai essayé de ne pas trop m'emmêler avec la temporalité, mais n'hésitez pas à me dire si je dois modifier quelque chose !
I cast happiness upon y'all — while robbing you of a few Galleons, of course.
InRP, professeure remplaçante de DcFM arrivée le 1er juin 2051.
#BotrucSuprématie #Le M c'est le S #4f246b
InRP, professeure remplaçante de DcFM arrivée le 1er juin 2051.
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