10 févr. 2025, 19:03
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Mardi 7 décembre 2049
Avec l'accord de @Dominic Khan pour RP ce cours et pour ce post


Après la théorie sur Riddikulus venait enfin la pratique. Entre le manuel, le tableau et les échanges pendant le cours, Eileen avait bien noté tout ce qu'il fallait savoir pour s'en sortir.

Sur son parchemin, on pouvait lire :
Riddikulus, le sortilège de l'épouvantard (enchantement)

Objectif : tourne en ridicule l'Epouvantard visé. Il est nécessaire d'affronter sa peur et de la dominer. Il faut lancer la formule tout en pensant à quelque chose de drôle.
Emotion : détermination
Formule : Ri-ddi-ku-lus
Geste : pointer la baguette en direction de l'épouvantard tout en veillant à penser à quelque chose qui pourrait le rendre ridicule.
Dans l'immédiat, Eileen savait qu'elle avait pas mal de peurs à son actif et avait du mal à identifier celle qui ressortirait face au non-être... ce qui rendait l'exercice de visualisation pour le rendre ridicule particulièrement difficile. Bah ! Au pire, elle aviserait le moment venu.

Et justement, après la théorie, venait la traditionnelle mise en pratique. Dans une armoire, un Epouvantard attendait chaque élève de la classe pour passer face à lui. Le meuble était pour le moment fermé jusqu'à ce qu'un enfant se dresse devant lui, que les portes s'ouvrent et qu'un Epouvantard présente la plus grande peur de ce dernier.

Etonnamment, Eileen n'était pas pressée de passer la première. Elle était même intéressée pour voir ce que cela donnerait avec quelques uns de ses camarades avant elle.

Elle n'était donc pas la première dans la file d'attente.

250
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Programme de DCFM
Je mentionne toutes les personnes inscrites à la chronologie qui sont normalement encore actives.
Pour assurer la cohérence, si vous n'êtes pas inscrits et que vous voulez participer, je vous remercie par avance d'attendre votre inscription à la chrono :)
@Narcisse Brando, @Elijah Cooper, @Elijah Coyle, @Ashley Houston, @Sandra Miller, @Lukas Sharp, @Ada Bentley, @Astrid Keaty, @Abigail Mann, @Ander Finlay, @Blair Bell, @Lavinia W. Campbell, @Elena Links, @Ernest Stevens, @Merinda Swart, @Ezra Waite, @Meghan Wardwell, @Nyxis Calderon, @Faith Cobain, @Linh Olsen, @Lucas Calme, @Lyam Coyle, @Jung O'Neil

4A en P&O (options SaCM & runes) - Préfète inRP du 01/09/2049 au 16/04/2051 - - - - - #0f8011 - Ouverte aux propositions de RP

10 févr. 2025, 21:17
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Ouais ! Enfin ! Purée, le cours sur l'Épouvantard, en cours, avec tous mes camarades !! Oh, quel bonheur purée, je suis trop content. Et je crois que ça se voit, vu la tête de certains de mes amis quand je crois leur regard. À croire que mon sourire risque de me faire avoir un arrêt cardiaque, mais je ne vois pas le problème, je ne suis même pas sûr qu'il y en ait un. Grâce à Alyssa et à Lavinia, j'ai déjà appris plein de trucs sur ce sort !

Baguette en main, les poings crispés d'excitation, je lance d'ailleurs un sourire candide en direction de la Serpentard, toujours aussi déterminé à fracturer ce mur qui semble s'être érigé entre nous. De nombreuses fois, j'ai tenté de me rapprocher d'elle à nouveau, en passant, par de petites attentions rapides çà et là. Simples et rapides, sans jamais m'immiscer davantage qu'elle ne pourrait en avoir besoin. Mais j'y peux rien, je l'aime beaucoup trop cette fille, alors je vais pas la lâcher tant qu'elle m'aura pas dit ce qui allait pas ! Breeeef ! Alors, le cours !

Je jette un coup d’œil très rapide, malgré moi, aux notes d'Eileen, un sourire aux lèvres. Mon index se lève, plus rapide que la lumière, en direction de ses lignes, les joues rouges d'excitation.

"Oh c'est bien noté dis ! J'crois qu'c'est le rire en lui-même qui défonce l'Épouvantard, non ? Attends, j'rajoute un d'tes trucs à mes notes héhé."

Après avoir griffonné sur mon carnet avec mon stylo, je laisse mon emportement triompher, et je passe en premier ! Rien à faire, je tiens pas en place, et de toute manière, mes pieds glissent tous seuls jusqu'à l'armoire. Je regarde à droite et à gauche pour demander poliment si ça n'embête personne que je passe. Après tout, j'ai pas envie d'embêter les autres ! Je suis trop content de tenir à nouveau ma baguette en cours, et de revoir cette vieille armoire.

"Okay ! Allez ramène toi le gros truc moche !"

Mon Épouvantard, je le connais. Je sais ce qui va sortir de cette armoire, je le sais pertinemment. Et pourtant, j'ai beau le savoir, un trait glacé me déchire la colonne vertébrale au moment où la porte s'entrouvre. Maman. Je ne quitte pas du regard la forme changeante et sombre.

Puis, le lit arrive. Les draps se teignent de blanc, le voile léger entourant le sommier d'hôpital, les fils rattachés à un bras invisible, partant d'on ne sait où de sous la couverture. Le silence ultime et absolu, pendant les premières secondes. Puis, brisant ce fragile équilibre, le blanc se tinte de rouge, les bruits électroniques s'accélèrent, l'électrocardiogramme s'emballe, le voile s'assombrit et se putréfie, l'odeur de l'hôpital arrive à mes...

"Riddikulus !"

Merci Aly, merci Lavivi. On ne joue pas avec mon esprit, et on ne joue surtout pas avec ma mère ! J'explose de ma baguette cette fichue vision, pour la voir gonfler, voir le drap gigoter, et de ce dernier, jaillir des dizaines de boursouflets couinant dans tous les sens !

J'éclate de rire, aussi simplement que je respire, en me pliant en deux, m'essuyant une larme de rire, qui s'est mélangée à une vraie larme de douleur.

"Haha ! Ouh, ouh... ok, ok, à qui l'tour !?"

Je bondis sur le côté, balayant du regard tous mes camarades en joie, le cœur encore tonitruant. Je pense que jamais je ne m'habituerai à ça, mais je ne pense pas que ce serait une bonne chose, de s'y habituer. Ah, j'ai tellement hâte de voir ce que je fais mal en jetant ce sort, j'ai trop hâte d'apprendre et de le perfectionner !!
Narcisse ne contient pas son excitation. Il jette un sourire en direction de @Lavinia W. Campbell, avant de défiler pour parler à @Eileen O'Brien, pour compléter ses connaissances. Il participe le plus rapidement possible, et grâce à ses expériences précédentes, il réussit haut la main, mais guette la moindre possibilité de s'améliorer !

17 févr. 2025, 17:27
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Je crois que j'ai enfin trouvé un cours où je ne veux absolument pas passer à la pratique. J'adore cette matière. Mais pas le sujet actuel. Sans blague, c'est quoi le but de montrer à tout le monde de quoi on a peur ? Nan, en fait même tout seul j'aurais pas osé. Je crois que j'ai peur de savoir de quoi j'ai peur.
C'est pas drôle.

Je regarde Narcisse passer le premier. Il y arrive. Je sais pas comment il fait. J'ai beau ne pas connaître la personne qui est apparut, ne pas savoir si ça s'est réellement passé. J'en aurais pas été capable. Pas du tout même. C'est juste impossible.

C'est pas juste, tous les autres sorts qu'on a appris jusque là, suffisait de connaitre la formule. Là c'est… différent. J'ai eu une bonne note l'année dernière. J'ai pas trop de doute sur le fait de réussir à lancer le sort. J'ai un doute sur le fait de réussir à transformer ma peur en quelque chose de drôle.

Rien qu'imaginer qu'est ce qui pourrait apparaître. Y'a tellement de trucs. En soit, je crois pas avoir peur de quelque chose de concret. Genre les serpents - j'en ai un - les araignées - j'aime bien ça - ou je ne sais quel insecte. Pas non plus une personne en particulier.
Je pense que ce serait plutôt une idée. Quelque chose d'abstrait.

En fait si. Je crois que je sais de quoi j'aurais peur. Et ça me fout les j'tons.

Lyam reste en retrait et regarde.
250 mots
Merci Eileen !

4A 2050/51 | Filière Sport & Soin | PR | Commentateur de l'Ombre | L'élève Béni
Petit Hobbit d'après Leo | Préfère les poubelles aux poumoches

19 févr. 2025, 19:36
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SEPTIÈME JOUR DU MOIS DE DÉCEMBRE 2049
Cours de DCFM


La nuit avait été terrible. Plein d'appréhension à l'idée de ce cours, l'angoisse m'avait tenu éveillé. La brève introduction théorique dispensée par le professeur Khan n'avait pas aidé à balayer mes craintes. J'ai sorti mon encre et mon parchemin, puis tracé clairement chacun de ses mots pour être sûr de ne rien laisser passer. Toute information serait bonne à exploiter quand viendrait la pratique. Je sentais enfler en moi un stress prêt à rugir, à exploser en milliers de larmes et de cris. J'aurais voulu courir loin du Château, hurler à chacun de se taire et lançais des regards assassins à tous mes camarades qui avaient le malheur de montrer des signes de bonne humeur. Au moins, je pouvais compter sur la présence d'Ashley.

L'armoire s'étirait, sombre comme un cauchemar. Elle faisait planer sur nous la menace de son ombre. Derrière les battants clos se cachaient une infinité de tourments, tous plus terribles les uns que les autres, grattant contre le bois et désespérés de sortir. Etonnamment, l'entrain habituel pour la pratique n'était pas au rendez-vous, de sorte que je me retrouvai en tête de file pour m'essayer à l'exercice. Je ressentis soudain un profond sentiment de compassion pour les animaux envoyés à l'abattoir, avec cette même impression de marcher vers ma perte. J'étais entièrement absorbé dans mon esprit, à relire mes notes en continu, énumérant les étapes à suivre. Ma respiration peinait à suivre le rythme dicté par Cælena et je manquai de m'étouffer à plusieurs reprises. J'oubliai complètement d'observer le passage de Narcisse et me retrouvai désormais seul face au meuble. Je cherchai à oublier les regards braqués sur moi et me rassurai en soulignant la présence d'Eileen, laquelle saurait forcément quoi faire en cas d'ennuis. *Qui n'arriveront pas car tout va bien se passer...* songeais-je, peu convaincu.

Le compte à rebours était lancé. A partir de maintenant, il faudrait que j'agisse vite. Je n'avais pas de doutes quant à la forme qui surgirait des entrailles de l'armoire, j'espérais juste qu'y être confronté ailleurs qu'en pensée ne rendrait pas l'épreuve insurmontable. Dans un premier temps, je gardai mes yeux fixés sur mes chaussures, refusant d'affronter la vision. Puis, je relevai le menton et le vit. Il s'agissait d'un énorme trou noir. Son cœur s'ouvrait comme une bouche sans fond, il aspirait toutes les couleurs dans sa noirceur profonde et tordait ses alentours dans d'étranges vagues lumineuses. Je refusais de cligner des paupières de peur qu'il ne grossisse encore et ne me dévore. Malgré des jambes fermement ancrées dans le sol, ma tête me tournait, mon cœur se fracassait contre ma poitrine à chaque battement et ma vue commençait à se brouiller de larmes. Il fallait que je réagisse ou la terreur m'achèverait sur place. Et il était hors de question de mourir sans avoir atteint une parfaite maîtrise du français.

Je pensai à Martin, et avec son visage se dessina l'idée de lui en train de festoyer quelque part. Les lumières vibrantes et la musique épaisse, les corps qui se percutaient dans l'effervescence de leur danse et, au plafond, un morceau de plastique tournant sur lui-même, renvoyant par les miroirs de sa surface le concert de couleurs : une boule disco ! Dans un effort surhumain, je dressai ma main en direction de l'Épouvantard, l'esprit accroché au drôle d'objet. Bien déterminé à mettre fin au calvaire, je lançai un 'Riddikulus' clair. Il s'agissait de réussir du premier coup pour éviter de subir tout le processus à nouveau. Le trou noir se métamorphosa sous mes yeux. Il tourna sur lui-même jusqu'à se parer de la surface réfléchissante d'une boule disco et jeta des faisceaux lumineux à travers toute la pièce. Un sourire en coin m'échappa, et je me retirai encore tremblant, essuyant du bout de ma manche une larme que je n'avais pas senti rouler. Je souhaitais effacer ce moment de ma mémoire, ainsi que de celle de tous mes camarades présents. Je me fichais bien de ce qu'ils allaient penser, ils ne feraient pas les fiers une fois leur tour venu. Pourtant, l'idée d'avoir servi un fragment de ma vulnérabilité sur un plateau d'argent à des gens comme Sharp m'agaçait atrocement.

Ander angoisse énormément. Il passe après Narcisse sans prêter attention à la prestation de celui-ci. La présence d'Eileen le rassure. Il réussit à lancer le sortilège et s'éloigne aussitôt de l'armoire.
@Ashley Houston et @Lukas Sharp pour la mention

#004000 / troisième année ✰ promo 47 / fiche PRfiche PNJ

19 févr. 2025, 19:57
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Narcisse se rapprocha des notes de l'irlandaise pour y jeter un œil. Son doigt pointa un oubli.
- "Merci Narc' !" répondit-elle avec un sourire peu assuré. Car elle savait pertinemment ce qui allait se passer ensuite. Elle savait que chacun des élèves dans cette pièce allait devoir affronter sa plus grande peur. Et elle ne pouvait décemment pas affronter cela avec le sourire heureux qu'elle avait l'habitude d'afficher.

Au-delà du fait qu'elle allait devoir affronter sa propre peur - devait-on le rappeler ? - elle allait aussi voir celle de ses camarades. Et elle se doutait qu'ils n'étaient pas plus à l'aise avec cela qu'elle-même. Affronter une peur était déjà difficile en cela, l'affronter devant des camarades se révélait l'être encore plus.

Et s'il y avait quelque chose qui montait dans la pièce, c'était bien une anxiété à l'idée de ce qui allait arriver.

Un élève semblait faire exception. Narcisse affronta l'armoire le premier comme si c'était facile, intrigant particulièrement la Serdaigle. Etait-ce vraiment possible d'être aussi insouciant ? Une peur était fondamentalement faite pour mettre en garde celui qui la ressentait, pour le faire reculer, l'arrêter dans son action ou le faire fuir... Impossible d'y aller sereinement...

Et Eileen n'aimait pas ça. Non. Cette situation où la joie fuyait les coeurs de son entourage n'était pas à son goût.

Même le rire de Narcisse signe qu'il avait vaincu le non-être ne parvenait pas à apaiser le sentiment de crainte qui emplissait la demoiselle.

Elle vit alors Ander s'avancer. Iel paraissait craintif mais fut particulièrement courageux, digne d'un Gryffondor. Au regard de son attitude corporelle, la préfète esquissa un pas pour se tenir non loin de lui, dans un début de geste protecteur.

Irrémédiablement, iel s'approcha de l'armoire. Elle se figea lorsqu'elle vit l'armoire s'ouvrir, elle pensa voir un Détraqueur. La peur se saisit de son coeur et l'emplit tout entier. Elle resta impassible un instant sous le coup de l'émotion et réussit à se reprendre finalement. Mais trop tard pour réagir car Ander avait vaincu sa propre peur.

Lorsqu'elle put bouger, elle courut à iel, se fichant des regards, se fichant des commérages. Elle n'avait qu'une volonté : réconforter Ander, se rassurer elle-même. Elle n'avait jamais été particulièrement proche d'u Serdaigle mais en cet instant, elle s'en sentait solidaire.

Elle savait combien un chocolat pouvait être salutaire. Dans son geste pour joindre son camarade, elle avait sorti une chocogrenouille. Il en trainait toujours quelques unes dans ses poches. Elle la tendit en un geste qu'elle voulait apaisant à son camarade de maison.

Décidemment, ces deux expériences ne lui donnaient vraiment pas envie de prendre son tour. Et de toute façon, cet élan qu'elle avait eu pour le Serdaigle l'avait évincé de sa place dans la file d'élèves qui attendaient leur tour.

463
Eileen répond à @Narcisse Brando puis regarde sa performance avant de voir celle d'@Ander Finlay. Dans un élan spontané, elle le rejoint et lui offre une chocogrenouille. Elle n'est pas prête à se lancer face à l'armoire.

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26 févr. 2025, 17:23
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Le cours tant redouté par Lavinia avait fini par arriver. Et sa piètre tentative de s'y préparer ne s'était pas vraiment passé comme prévue. Elle avait échoué pitoyablement et s'était prise la révélation du statut du poufsouffle comme une gifle. Comme un coup de griffe. Comme une lacération dans ses entrailles. Autant dire qu'elle n'avait pas entamé les cours sur les épouvantards de manière sereine. Elle avait été très attentive au cours de Mr Khan, avec l'énergie du désespoir. Elle savait qu'elle ne couperait pas à l'exercice pratique, devant tous les autres élèves. Elle comptait donc sur deux choses : la connaissance parfaite du monstre et du sortilège, et la rapidité de son exécution. Elle savait très bien le point de non-retour quand elle affronterait l'épouvantard. Elle savait parfaitement à partir de quand elle serait trop paralysée par la peur pour réagir. Elle savait également qu'il serait plus simple de ridiculiser une forme humaine qu'un gigantesque bûcher. Elle le savait, et elle devait en faire une force.

Lavinia avait passé les deux derniers mois à chercher une parade, trouver en quoi elle pouvait transformer son épouvantard pour déclencher le rire chez les autres. En effet, la petite vipère avait bien retenu : c'était le rire qui faisait fuir l'épouvantard, le sortilège de Riddikulus était simplement là pour le déclencher. Elle ne se sentait pas le cœur à rire de sa peur, et comptait donc sur les rires de l'assistance. Le seul avantage à faire cet exercice en public. Si elle était curieuse d'observer la forme que l'épouvantard recouvrerait pour ses camarades, elle n'avait vraiment pas envie que l'inverse soit vrai. Une fois de plus, elle se devait d'être rapide et efficace, pour ne pas laisser la peur s'immiscer dans son esprit, et pour ne pas laisser aux autres la possibilité de comprendre.

C'est @Narcisse Brando qui se présenta le premier, sans surprise. Pour lui, l'entraînement avait déjà fonctionné et il savait affronter son épouvantard depuis septembre, peut-être même avant cela. Lavinia observa la créature prendre la forme qu'elle connaissait, interprétant le trouble de son esprit et la douleur dans son estomac comme les symptômes d'une juste colère. Il lui avait menti. Et la vue d'une moldue agonisante qui avait menacé la société sorcière, ne devait pas la perturber outre mesure. L'armée de boursouflets brisa l'ambiance pesante qui s'était installée et généra les rires libérateurs autour du garçon. Comme d'habitude, il s'en était sorti comme un chef. C'était rageant.

Étonnamment, le second à passer fut @Ander Finlay. Lavinia leva un sourcil, dubitative. Elle aurait plutôt classé le garçon dans la catégorie des lâches, qui se seraient mis en fin de fil, comptant sur la sonnerie pour se dédouaner et fuir l'affrontement. Lorsque l'épouvantard jaillit, Lavinia le fixa, encore plus circonspecte. C'était une masse informe sombre, comme un immense puits sombre mis à l'horizontale, qui cherchait à absorber ce qui l'entourait. Pourtant, le visage pâle et terrorisé du garçon faisait bien comprendre que cette chose étrange était sa plus grande peur. C'était frustrant. Si les épouvantards des autres élèves étaient aussi sibyllins, elle ne saurait jamais réutiliser cette information à son avantage.

Alors qu'Ander transformait le cercle noir de vide en jolie boule à facettes colorées, Lavinia lâcha un petit rire, pour l'aider à faire reculer son épouvantard. Ander n'avait pas eu le cœur à rire de son propre ridikulus, et elle aimerait que d'autres rient aussi à sa place quand son tour viendrait. Il ne tarda pas beaucoup d'ailleurs. Malgré l'apparente motivation d'@Eileen O'Brien, la Serdaigle ne semblait pas si volontaire pour passer à la suite de son camarade de maison. Quelques secondes s'écoulèrent, peut-être des minutes. Mr Khan ne semblait pas vouloir insister, mais il fallait bien que les élèves passent les uns après les autres...

Lavinia prit une grande inspiration et avança devant l'armoire si redoutée. Elle ferma les yeux, se concentra sur sa respiration, la bloquant à son maximum jusqu'à avoir l'impression d'étouffer, avant de la relâcher en douceur. Elle avait révisé pour ce moment, elle était prête à presque tous les scénarios. Si Ander y était arrivé, elle aussi. Elle s'était plus entraînée que lui et connaissait déjà la forme de son épouvantard. Quand elle se mit en position, le professeur ouvrit de nouveau la porte de l'armoire.

La créature réagit de la même manière que la première fois. Une silhouette encapuchonnée sortit de sa cachette, une bure immaculée tombant jusqu'au sol et la taille serrée par un cordon de la même couleur. Lavinia contrôla le tremblement de sa main qui se répétait dans tout son corps, gardant sa position et ses pieds bien ancrés dans le sol. Ce qu'elle voyait n'était qu'une illusion, un épouvantard qui se nourrissait de ses peurs, mais qui était incapable de s'en prendre à elle physiquement. Il lui semblait que l'apparence du prêtre avait légèrement changé par rapport à la dernière fois. Le corps était légèrement plus grand, plus fin, et puis...

Lorsque l'ombre releva la tête, révélant au regard de la blonde le visage qui se cachait derrière la lourde capuche, Lavinia sentit son cœur louper un battement et sa concentration fléchir face à l'afflux d'émotions qui se fracassèrent à la frontière de son esprit. La dernière fois, la créature n'avait pas de visage, simplement un immonde sourire monstrueux. À présent, le visage de la créature était bien plus jeune que ce à quoi elle se serait attendue. Il avait des cheveux noirs ébènes, de la même couleur que ses yeux, et ces derniers recouvraient son front dans un fouillis de mèches emmêlées. Ses lèvres fines se déformèrent dans un sourire qui lui était bien trop familier, avant de s'étendre vers les yeux avec lenteur, comme une plaie béante qui s’agrandissait. Heureusement pour elle, plus la créature cherchait à l'effrayer, plus il s'éloignait de son inspiration première qui l'avait tant désarçonné, rendant ce cauchemar parfaitement irréel. Lavinia reprit rapidement le contrôle d'elle-même.

- Riddikulus !

Sa voix était forte, assurée, mais on pouvait aussi y percevoir de la colère. Elle ne comprenait pas pourquoi l'épouvantard avait choisi ces traits, mais cela la mettait incroyablement mal à l'aise. Tâchant de se concentrer, elle appuya l'ordre magique d'un mouvement de la baguette et projeta l'image qu'elle s'était entraînée à construire des centaines de fois.

Le visage de la créature s'allongea et se couvrit de poil, alors que les doigts de ses mains s'allongeaient. Il rapetissait à vue d'œil, devenant tout petit, toujours plus petit... Jusqu'à atteindre la taille et la forme d'une petite souris noire en tutu et charlotte blanche, qui piaillait des invectives d'une ridicule voix suraiguë presque inaudible. Lavinia sourit, pensant qu'elle pourrait l'écraser d'un coup de pieds, et se força à éructer des petits éclats de rire pour accompagner ceux de ses camarades qui auraient trouvé eux aussi la transformation drôle.

Devant la fuite de l'épouvantard dans l'armoire, Lavinia se retourna, fière d'elle, et posa son regard sur les autres élèves, en s'attardant sur les rouges et or.

- Et bien les Gryffondors... On a peur ?
Lavinia observe l'épouvantard de Narcisse sans réagir, mais se force à rire pour aider Ander à repousser son propre monstre. Elle se porte volontaire pour la suite, voyant qu'aucun autres élèves ne semblaient se décider. Elle transforme son épouvantard, un prêtre de l'inquisition au visage familier, en petite souris à tutu, avant de glisser une provocation à l'attention des Gryffondor.

#008040 - Quatrième année 2050-2051 - Sciences - Génération Péliade - - - Coucou rapeltout

17 mars 2025, 17:48
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Eileen vit comme un flottement dans la volonté des élèves à passer devant l'armoire. Elle prit son courage à deux mains et se lança. De toute façon, elle allait devoir y aller, autant y passer... Ce serait chose faite n'est-ce pas ? Elle n'aurait plus à stresser à l'idée de se demander ce qui allait arriver.

D'un pas ferme qui ne trahissait aucunement la crainte intérieure qui montait en elle, elle s'avança face au meuble fatidique. Sa main tremblait légèrement sur sa baguette. Elle se morigéna et tendit ses muscles de telle sorte à empêcher le bras de bouger. Rien n'y fit jusqu'à ce qu'elle saisisse sa main droite avec sa main gauche.

Elle respira par le ventre trois fois, se fichant du temps qu'elle prenait et du spectacle qu'elle pouvait offrir à ses camarades de promotion. En cet instant, tout se jouait entre elle et elle-même.

D'un pas, elle était face à l'ennemi, la détermination dans le regard. L'armoire s'ouvrit sur une forme qui prenait vie. Doucement, un miroir brisé, reflétant des images déformées et inquiétantes d'Eileen fit son apparition face à la jeune fille. Chaque fragment du miroir montrait une expression différente de peur, comme des yeux écarquillés, des visages crispés ou des ombres menaçantes en arrière-plan.

Si elle avait pris le temps de réfléchir, l'irlandaise aurait probablement analysé que ces différents états d'elle-même, elle les avait déjà montré au monde, elle les combattait parfois et notamment en cet instant.

La peur monta en elle, la saisissant, la rendant immobile. Il y eut bien plusieurs secondes de silence et d'une Eileen terrifiée face à la représentation faite par l'Epouvantard de sa plus grande peur. Car à présent, elle savait ce qu'elle était, à présent elle comprenait. Et quelque part en son coeur, cela déclencha une étincelle qui devint une flamme, qui brula bientôt comme un incendie.

Cette certitude de savoir plutôt que cette crainte teintée d'appréhension était désormais une force sur laquelle elle décida de s'appuyer. Elle ferma les yeux un instant pour se focaliser sur son raisonnement. Laisser la peur la contrôler ne mènerait à rien. Ignorer le problème un instant pouvait être la solution.

Elle ne savait pas exactement combien de temps s'écoula pour le monde extérieur mais bientôt elle rouvrit les yeux face au miroir de ses cauchemars et sut quoi en faire.

Sa résolution faite, il ne fut pas difficile d'appeler la détermination et de reléguer la peur dans un coin de son esprit et de son cœur, comme si elle encourait une punition d'enfant. D'un bras rigide comme le bois, elle tendit son catalyseur :
- "Ri-ddi-ku-lus" parvint à sortir de sa bouche.

L'image face à elle se transforma. Les fragments du miroir se réassemblèrent pour former un miroir de cirque déformant. Des reflets comiques et exagérés, comme un visage avec un nez énorme, des oreilles gigantesques ou des yeux disproportionnés apparurent formant des grimaces hilarantes.

Et Eileen parvint à sortir un rire forcé, peut-être un peu grinçant, mais qui était un bon début. Au moins, n'était-elle pas la seule à rire, ce qui fit le travail pour chasser le non-être.

Elle recula d'un pas chancelant. Rapidement, elle se cala contre un mur de la pièce et s'écroula par terre plus qu'elle ne s'assit non loin de l'endroit où se trouvait Ander. Tremblotante, elle se saisit d'une chocogrenouille et les yeux dans le vide, tenta de savourer la douceur du chocolat sur sa langue.

Elle n'avait pas aimé l'expérience, loin de là.
Eileen se décide à passer. La peur la saisit particulièrement. Elle parvient à se ressaisir suffisamment pour aller au terme de l'exercice puis s'écroule comme hors du temps contre le mur, à côté d'@Ander Finlay. Elle se prend une chocogrenouille, tentant de revenir à son état normal.

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14 juin 2025, 14:41
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D'autres personnes passent. Ander, puis Lavinia, puis Eileen. Tout va bien. Ou plutôt, ça en à l'air. Mes poings serrés prouvent le contraire. C'est à cause de la Serpentard. De sa remarque. Ça se fait pas. Oui je suis à Gryffondor, et non ça ne m'empêche pas d'avoir peur.
J'ai pas envie de passer.
Mais retarder mon essaie ne m'aidera pas. Il faut que je réussisse à maîtriser ce sort. Le problème, c'est que j'ai une vague idée de ce qui risque d'apparaître. Et j'ai genre aucune envie de voir ça. Ne serait-ce que de l'imaginer ça me fout la chair de poule.

Si j'avais eu matière à réfléchir, j'aurais certainement retenu à quoi ressemblait l'Epouvantard de chacun, pour voir quelle était sa plus grande peur. Mais je crois que mon cerveau a disparu au moment où je suis entré dans cette salle.

Je me lève. Je n'essaye même pas de faire semblant de sourire. C'est inutile. En revanche, je tente de cacher à quel point je redoute ce face-à-face.
Je me plante devant l'armoire. Ma main gauche serre si fort ma baguette que mes jointures blanchissent. Mon autre main est plantée dans la poche de mon pantalon, et je fais tourner l'anneau de ma bague pour chasser le stress.

Je crois que je retiens ma respiration au moment où la créature apparaît. J'inspire une grande bouffé d'air pour éviter de tomber dans les pommes, avant de planter mon regard sur ce qui était en train de se métamorphoser en ma plus grande peur. Mauvaise idée. A choisir, j'aurais préféré tomber dans les pommes.

Ses longs cheveux roux qui dépassent de sa capuche, ces yeux un peu trop bleus, ce petit sourire triste. Evidement que c'est elle. J'en étais sûr, et pourtant je ne peux empêcher ma main de trembler. Non, ce qui me fait trembler, c'est ce qui arrive ensuite.
Ensuite, c'est lorsque son sourire s'agrandit et se fait cruel. Ensuite, c'est lorsque ses yeux, trop expressifs, montrent sa joie, son arrogance, et non plus juste sa peur ou sa tristesse. Je devrais être content. Mes ces yeux, se sourire, on dirait moi.
Elle sort sa baguette de sa poche, la pointe vers moi. Je peux lire sur ses lèvres comme dans un livre. J'aurais préféré que ça soit pas le cas.

En somme, je mets trop de temps à réagir. Je lève ma baguette moi aussi, pas du tout convaincu que je vais réussir ce sort. D'ailleurs, ce n'est pas le cas.

- Ri… Ri…

Je sais que j'ai attendu trop longtemps. J'aurais du lancer le sort dès le début. Mais cette peur me fascine. Je voulais voir jusque où ça pouvait aller. Je voulais voir, en vrai, ce que je crains le plus. Maintenant je regrette. Mais tant pis.

- Riddikulus

Ma voix n'est pas aussi assurée que je l'aurais voulu, mais ça fait l'affaire. La créature devient un bébé, elle bébé, qui suce son pouce. Un petit bébé qui tente de marcher et qui tombe.
Je rigole doucement, un rire forcé, pas convaincu pas ça non plus.

Puis lorsque l'Epouvantard est partit, je retourne m'assoir dans un coin. J'ai conscience que j'aurais pu éviter de montrer ça à tout le monde. Que j'aurais pu y mettre fin depuis le début, mais je ne l'ai pas fait. Par peur, encore. Peur de ne jamais savoir ce qui se passe ensuite.
Je ne peux m'empêcher de jeter un regard noir à Lavinia. Y comprendre, si tu fais une remarque, je te tue. Mais en vrai je lui suis reconnaissant. Sans elle, j'y serais pas allé.

Je ferme les yeux, la tête dans les genoux. Je tremble encore
Putain Ash !

Suite à la remarque de @Lavinia W. Campbell, Lyam passe. Il gère relativement mal la chose. Il en veut autant à Lavinia qu'à lui-même.

4A 2050/51 | Filière Sport & Soin | PR | Commentateur de l'Ombre | L'élève Béni
Petit Hobbit d'après Leo | Préfère les poubelles aux poumoches

21 juin 2025, 11:35
 Libre 3A promo 47  Bouh !
J'applaudis et j'encourage chacune des tentatives des mes camarades, qu'importe le degré de réussite. Je rigole avec eux, je les motive avec des gestes, et je leur donne des pouces en l'air en restant avec les autres. Quelques clins d'yeux ponctuent çà et là mes encouragements, dans l'objectif de mettre en confiance ceux qui ont l'air d'hésiter. C'est clair que sans les entraînements avec Alyssa et Lavinia, j'aurais peut-être pas réussi du premier coup ! Je ris, je ris de bon cœur aux métamorphoses des Epouvantards, sans me retenir, profitant à fond de ce moment privilégié avec mes camarades. Mes notes se remplissent, j'essaye d'apprendre le plus possible de ce petit cours collectif improvisé.

J'assiste heureux à la performance de Lavinia, lui souriant largement. Avant de lui faire un pouce en l'air lorsqu'elle se retourne. Drôle de manière de motiver ses camarades... pourquoi les Gryffondors en particulier ? Oooh, parce que leur maison est celle du courage ?! Mais, ça n'a rien à voir ? C'est original comme blague, mais c'est normal d'avoir peur quand même... Oh, Lyam essaye !

"Allez Lyaam !"

J'encourage tout le monde, lui également, asssistant à son Epouvantard, que je rajoute à ma liste, juste au cas où. On ne sait jamais quand est-ce que ça me servira de connaître tous les Epouvantard de ma promo héhé.

"Hey ?"

Oh, il a pas l'air bien ! Je m'approche de lui sans hésiter, avant de m'accroupir à côté de lui, un sourire bienveillant aux lèvres, et les yeux pétillants.

"Eh, t'as bien géré vieux ! C'est la première fois qu't'affronte ton Epouvantard ?"
Narcisse encourage tout le monde, sourit à tout le monde, félicite toutes les performances, avant de réagir à celle de Lyam, un peu inquiété par sa réaction.

25 juin 2025, 18:45
 Libre 3A promo 47  Bouh !
Le cours sur l'Epouvantard avait tout d'abord particulièrement intéressé Merinda. Effectivement, rien de mieux qu'affronter sa plus grande peur pour devenir encore plus forte ! Seulement, elle n'était pas seule. Son Epouvantard allait se manifester devant tout le monde. Et tout le monde, c'était Orlaith, qu'elle essayait de reconquérir depuis trois jours, sans grand succès jusqu'à présent, mais dont le regard était actuellement particulièrement important pour la jeune métisse. Qu'allait-elle penser d'elle si elle se figeait devant l'Epouvantard ? Et surtout, quelle forme prendrait l'Epouvantard ?

La Serpentard s'en voulait de ne pas avoir affronté son Epouvantard seule précédemment, mais elle avait l'esprit tellement occupé par Orlaith et Redose qu'elle avait complètement oublié le cours de Défenses contre les Forces du Mal. Elle se retrouvait donc là, projetée dans le cours pratique, ignorante de ce qui allait se passer, et ça n'était vraiment pas un avantage pour ses projets actuels. Et si l'Epouvantard prenait une forme en rapport avec Orlaith ? La honte totale...

De plus, ce n'était pas tout, tout le monde ça voulait également dire Ashley Houston, l'horrible Poufsouffle qui l'avait poussée dans ses retranchements et qu'elle haïssait de tout son être. Laisser Houston être témoin de sa propre peur ? L'autoriser à s'immiscer dans son intimité encore une fois ? Non. Jamais, voulait répondre Merinda. Mais les voilà plongées toutes deux dans ce cours qui promettait d'être long et compliqué.

Narcisse passa en premier, confiant. Il était sûr que le Poufsouffle avait déjà affronter son Epouvantard, et la Serpentard l'envia d'avoir été plus consciencieux qu'elle. Sa rupture avec Orlaith la plongeait vraiment dans un autre monde, et elle se sentait étrangère aux cours qui continuaient comme si de rien n'était.

La peur de Narcisse ne la surprit pas, étant donné la proximité qu'elle avait eu avec le garçon eu cours de leur première année. Merinda jalousa la manière dont il expédia le problème, et se tourna vers les autres pour savoir qui serait le prochain ou la prochaine, détournant cependant le regard d'Orlaith. Ander s'avança donc, et Merinda le jalousa à son tour d'avoir un Epouvantard qui ne soit compréhensible que par lui. Un trou noir... si seulement elle pouvait avoir un trou noir elle aussi, personne ne se douterait de ce qui se tramait dans son esprit !

L'intérêt de Merinda augmenta lorsqu'elle vit Lavinia s'avancer devant l'armoire. Elle se demandait bien ce que l'esprit de la princesse leur cachait. Un mariage avec un Né-moldu ? Non, ce n'était pas marrant. Merinda chassa l'idée de son esprit. Sa camarade Serpentard était plus complexe qu'elle ne l'avait cru, elle le savait, et elle ne savait plus trop comment elle devait la juger. L'illusion qui se construit sous ses yeux troubla d'abord Merinda : Lavinia avait peur de la religion ? Puis les cours d'Histoire de la Magie des années passées lui revinrent : il s'agissait sûrement d'une métaphore de la Chasse aux Sorcières. Mais ce n'était pas fini ! Le prêtre releva sa capuche, révélant un visage qui ressemblait fort à celui de... Narcisse ! Merinda tourna son regard vers le Poufsouffle puis vers Lavinia : il s'était passé quelque chose entre eux ? Merinda ancra l'image dans sa tête, se promettant de retenir l'Epouvantard de la blonde, et de mener une enquête si besoin.

La métisse fut reconnaissante à Lavinia d'avoir envoyé une pique aux Gryffondors : ainsi, cela ne la pressait pas, et deuxièmement, Orlaith allait peut-être s'avancer. Mais ce ne fut pas le cas, et Eileen passa à son tour. Son état final inquiéta Merinda. Elle n'était pas la première à finir à cran... quel effet cela aurait-il sur elle ? Et si elle partait en crise, comme on n'arrêtait pas de le lui dire ? Si elle explosait et lâchait sa rage devant tout le monde ?

Non. Elle devrait se contenir.

Lyam passa ensuite, et Merinda eut un pincement au cœur en reconnaissant la sœur du Gryffondor. Etait-ce le bizutage qui avait gâché leur relation ?

La Serpentard ne poursuivit cependant pas sa réflexion, puisque c'était au tour d'une nouvelle personne de s'avancer, et que personne ne bougeait. Le cerveau bouillonnant, Merinda s'avança finalement devant l'armoire. Mieux valait passer avant Orlaith et Houston, comme preuve de son courage. De toute façon, elle n'avait plus le choix. Elle jeta un regard de détresse à Nyxis avant que le professeur ouvre l'armoire.

Serrant sa baguette si fort que ses jointures devenaient blanches, Merinda assista à la formation de sa pire peur sous ses yeux. C'est le sang glacé qu'elle vit le miroir du Risèd lui refléter sa propre silhouette, dans une robe, une bague à l'annulaire gauche, sa main entrelacée dans celle d'un garçon qui ressemblait à un mélange entre Alexander Joyce Jr et Nerrah, tirant tout de même plus vers le second. Autour d'eux, une flopée d'enfants qui leur ressemblaient, et, s'approchant de son reflet avec un sourire paternel... Clayton.

Pétrifiée, Merinda arrêta de respirer, les yeux grands ouverts sur la scène qui se déroulait à travers le miroir. Le patriarche avança sa main et caressa la joue du reflet de Merinda, sa voix d'habitude si froide résonnant dans la pièce de manière chaleureuse : "je suis fier de toi."

STOP ! NON ! Pas plus, Merinda ne pouvait pas en voir plus. C'était une catastrophe, cela en dévoilait beaucoup trop sur elle, elle ne pourrait plus jamais regarder les élèves de sa promotion après ça ! Brandissant sa baguette face au miroir, elle s'exclama :

"Riddikulus !"

Mais rien ne changea, elle n'avait pas pensé à une manière rigolote de métamorphoser la scène de catastrophe qui se jouait sous ses yeux. Merinda avait une seule envie : briser le miroir. Mais ce n'était pas marrant, ça ne fonctionnerait pas. Clignant fort des yeux comme pour échapper à ce qu'elle vivait, elle relança le sortilège :

"Riddikulus !"

Le miroir se brisa et explosa dans une myriade de feux d'artifice et de confettis. Merinda ne lâcha cependant aucun rire ou sourire. Elle se contenta de reculer, choquée, et se cogna contre Lavinia. Elle bredouilla une excuse et s'éloigna rapidement pour aller retrouver Nyxis.
Merinda regarde les autres passer et s'avance à son tour. Elle vainc son Epouvantard au deuxième essai, se cogne à @Lavinia W. Campbell en reculant, et retourne auprès de @Nyxis Calderon, choquée.

"quand je suis en colère, je ne hurle pas je brûle" - Rupi Kaur
4A RP, 15 ans inRP / #047c38 / Présidente de l'OURAGAN / Fiche PR / PNJs / La Péliade