Welcome to Tir Na Daen
Bienvenue à Tir Na Daen - au domaine des Daenarya
Introduction
Voyez ce sujet comme une série d'épisodes de la vie de Calianor dans le cocon familial, avant et pendant sa scolarité.
Elle en est le personnage principal, mais vous y rencontrerez également les autres habitants de la maisonnée.
Parfois, si la préparation ou la compréhension d'un événement de sa vie l'impose, vous assisterez à des scènes entre ces personnages incontournables de son univers, mais même si la petite sorcière en est absente,
ils ne sont relatés qu'en raison de leur pertinence et leur impact dans la vie de la demoiselle.
Petit tour des lieux
A environ 6 kilomètres au sud-ouest de Fort William, serpente un petit ruisseau étincelant nommé Allt Cuil na Sìthe, ce qui signifie " le ruisseau du recoin des fées ", dont la source jaillit dans un petit vallon brumeux.
Son murmure est particulier, presque chantant, et certaines nuits, on jurerait y entendre des voix ou de petites clochettes.
C'est ce petit coin tranquille et mystérieux qu'avait choisi Cináed Daenarya pour déterminer l'emplacement de la demeure qu'il allait ériger pour abriter sa famille de sorciers.

Le manoir est situé dans les Hautes Terres de l'Ouest de l'Écosse.
Nichée à l'abri des collines, au pied du Ben Nevis, dans un écrin de végétation luxuriante où se mêlent clairières, bosquets, fougères hautes et arbres en tout genre, la demeure domine le Loch Linnhe, d'un bleu profond, qui s'écoule en contre-bas, bordé par une rive rocheuse couverte de bruyère.
Ce petit coin pittoresque et paisible offre un refuge idéal pour des sorciers, les gardant en retrait des moldus, sans pour autant les faire disparaître.
L'ancêtre baptisa le lieu " Aerendyl ".
Les habitants du coin, quant à eux, lui donnèrent le nom de Tir na Daen.

Le manoir est une noble bâtisse, lumineuse, dotée de grandes fenêtres, aux pierres claires et aux toits d'ardoise bleu sombre.
Attenante à la maison, vous apercevrez l'orangerie : une structure victorienne en verre et fonte, où l'on cultive : menthe, camomille, digitale violette, absinthe, mousse de lune, et autres herbes médicinales ou magiques. L'odeur y est enivrante et apaisante.
La demeure est entourée de jardins à l'anglaise, où serpentent des sentiers bordés de fleurs et de plante.
Vous pourrez y croiser la douce et élégante Théa, - une chouette blanche, noble et silencieuse -, ou Archibald, - un hibou grand-duc, plus massif, au plumage brun-gris marbré -, perché sur une branche, ou à l'abri dans leur refuge niché dans un if ancien.
Légèrement en retrait, se trouve une piscine. Oui oui, une piscine.
Comment ça on ne doit pas souvent y plonger les pieds ? Non seulement les pieds, mais aussi tout le reste !
C'est vrai qu'on est en Écosse, mais la magie existe ou pas ? nom d'une chouette !
Construite dans un style ancien, elle est entourée d'un muret bas et bordée d'un carrelage en mosaïques.
Entièrement chauffée grâce à la magie, par le biais d'une série de pierres runiques enchâssées dans la margelle, elle bénéficie, au besoin, d'une verrière coulissante pour la couvrir.
Dans l'une des ailes, vous pourrez vous perdre dans une immense bibliothèque.
Parquets sombres, tapis épais, fauteuils profonds en velours, elle dispose de tout le confort pour y consulter en toute sérénité les nombreux ouvrages, dont certains rares, et même quelques livres vivants ou parlants, ainsi que certains grimoires liés à la lignée, qui ne s'ouvrent qu'aux membres de la famille Daenarya.
Le manoir dispose également d'une petite salle de musique, magiquement insonorisée, pourvue d'un gramophone et de nombreuses partitions rangée sur des étagères.
Un imposant piano trône au coeur de la pièce. Quelques autres instruments reposent dans le fond, dont des violons, des guitares, une harpe et une basse.
Qui a dit " et une cornemuse " ? Ah ! le cliché ! Bon, c'est vrai, il y en a bien une, mais le maître des lieux, Gordon Daenarya, la conserve précieusement dans son bureau, car c'est un héritage de son père décédé au cours de la bataille de Poudlard quand il avait 8 ans.
La demeure comprend bien assez de pièces pour que tous ses occupants y disposent d'un espace vital largement suffisant et indépendant.
Les grands-parents et les parents de Calianor y cohabitent à la fois ensemble et chacun chez soi.
Chaque couple profite librement d'une partie privée des lieux, tout en jouissant à sa guise de zones communes, comme les jardins, la bibliothèque etc.
Il leur arrive de prendre leur repas chacun dans son "petit foyer", ou de dîner tous ensemble dans une salle à manger commune plus spacieuse.
L'une des pièces les plus importantes pour Calianor, c'est son espace rien qu'à elle : sa chambre.
Elle y a son petit bureau bien rangé - hein quoi ? un magazine de quidditch qui traîne dessus ? bah non, c'est parce qu'elle le lit souvent ! -, sa petite coiffeuse - parce que quand on a une telle masse de cheveux, on a du boulot et un certain besoin de matos ! -, son immense placard plein de vêtements, de livres en tout genre, de bricoles et de figurines...
Elle y bénéficie d'une cheminée pour avoir bien chaud, d'une superbe vue, d'une petite table avec un service à thé pour elle seule ou avec ses amis, et... ah oui de son lit, où trône son doudou licorne Windie, la gardienne des lieux, qui veille depuis sa plus tendre enfance.

Présentation des résidents
Introduction
Voyez ce sujet comme une série d'épisodes de la vie de Calianor dans le cocon familial, avant et pendant sa scolarité.
Elle en est le personnage principal, mais vous y rencontrerez également les autres habitants de la maisonnée.
Parfois, si la préparation ou la compréhension d'un événement de sa vie l'impose, vous assisterez à des scènes entre ces personnages incontournables de son univers, mais même si la petite sorcière en est absente,
ils ne sont relatés qu'en raison de leur pertinence et leur impact dans la vie de la demoiselle.
———————
Petit tour des lieux
A environ 6 kilomètres au sud-ouest de Fort William, serpente un petit ruisseau étincelant nommé Allt Cuil na Sìthe, ce qui signifie " le ruisseau du recoin des fées ", dont la source jaillit dans un petit vallon brumeux.
Son murmure est particulier, presque chantant, et certaines nuits, on jurerait y entendre des voix ou de petites clochettes.
C'est ce petit coin tranquille et mystérieux qu'avait choisi Cináed Daenarya pour déterminer l'emplacement de la demeure qu'il allait ériger pour abriter sa famille de sorciers.

Le manoir est situé dans les Hautes Terres de l'Ouest de l'Écosse.
Nichée à l'abri des collines, au pied du Ben Nevis, dans un écrin de végétation luxuriante où se mêlent clairières, bosquets, fougères hautes et arbres en tout genre, la demeure domine le Loch Linnhe, d'un bleu profond, qui s'écoule en contre-bas, bordé par une rive rocheuse couverte de bruyère.
Ce petit coin pittoresque et paisible offre un refuge idéal pour des sorciers, les gardant en retrait des moldus, sans pour autant les faire disparaître.
L'ancêtre baptisa le lieu " Aerendyl ".
Les habitants du coin, quant à eux, lui donnèrent le nom de Tir na Daen.

Le manoir est une noble bâtisse, lumineuse, dotée de grandes fenêtres, aux pierres claires et aux toits d'ardoise bleu sombre.
Attenante à la maison, vous apercevrez l'orangerie : une structure victorienne en verre et fonte, où l'on cultive : menthe, camomille, digitale violette, absinthe, mousse de lune, et autres herbes médicinales ou magiques. L'odeur y est enivrante et apaisante.
La demeure est entourée de jardins à l'anglaise, où serpentent des sentiers bordés de fleurs et de plante.
Vous pourrez y croiser la douce et élégante Théa, - une chouette blanche, noble et silencieuse -, ou Archibald, - un hibou grand-duc, plus massif, au plumage brun-gris marbré -, perché sur une branche, ou à l'abri dans leur refuge niché dans un if ancien.
Légèrement en retrait, se trouve une piscine. Oui oui, une piscine.
Comment ça on ne doit pas souvent y plonger les pieds ? Non seulement les pieds, mais aussi tout le reste !
C'est vrai qu'on est en Écosse, mais la magie existe ou pas ? nom d'une chouette !
Construite dans un style ancien, elle est entourée d'un muret bas et bordée d'un carrelage en mosaïques.
Entièrement chauffée grâce à la magie, par le biais d'une série de pierres runiques enchâssées dans la margelle, elle bénéficie, au besoin, d'une verrière coulissante pour la couvrir.
Dans l'une des ailes, vous pourrez vous perdre dans une immense bibliothèque.
Parquets sombres, tapis épais, fauteuils profonds en velours, elle dispose de tout le confort pour y consulter en toute sérénité les nombreux ouvrages, dont certains rares, et même quelques livres vivants ou parlants, ainsi que certains grimoires liés à la lignée, qui ne s'ouvrent qu'aux membres de la famille Daenarya.
Le manoir dispose également d'une petite salle de musique, magiquement insonorisée, pourvue d'un gramophone et de nombreuses partitions rangée sur des étagères.
Un imposant piano trône au coeur de la pièce. Quelques autres instruments reposent dans le fond, dont des violons, des guitares, une harpe et une basse.
Qui a dit " et une cornemuse " ? Ah ! le cliché ! Bon, c'est vrai, il y en a bien une, mais le maître des lieux, Gordon Daenarya, la conserve précieusement dans son bureau, car c'est un héritage de son père décédé au cours de la bataille de Poudlard quand il avait 8 ans.
La demeure comprend bien assez de pièces pour que tous ses occupants y disposent d'un espace vital largement suffisant et indépendant.
Les grands-parents et les parents de Calianor y cohabitent à la fois ensemble et chacun chez soi.
Chaque couple profite librement d'une partie privée des lieux, tout en jouissant à sa guise de zones communes, comme les jardins, la bibliothèque etc.
Il leur arrive de prendre leur repas chacun dans son "petit foyer", ou de dîner tous ensemble dans une salle à manger commune plus spacieuse.
L'une des pièces les plus importantes pour Calianor, c'est son espace rien qu'à elle : sa chambre.
Elle y a son petit bureau bien rangé - hein quoi ? un magazine de quidditch qui traîne dessus ? bah non, c'est parce qu'elle le lit souvent ! -, sa petite coiffeuse - parce que quand on a une telle masse de cheveux, on a du boulot et un certain besoin de matos ! -, son immense placard plein de vêtements, de livres en tout genre, de bricoles et de figurines...
Elle y bénéficie d'une cheminée pour avoir bien chaud, d'une superbe vue, d'une petite table avec un service à thé pour elle seule ou avec ses amis, et... ah oui de son lit, où trône son doudou licorne Windie, la gardienne des lieux, qui veille depuis sa plus tendre enfance.

———————
Présentation des résidents
Gordon Daenarya
C'est le patriarche, le "maître des lieux", le grand-père de Calianor.
Né le 13 octobre 1989, il a étudié à Poudlard au sein de la Maison Gryffondor avant d'embrasser la carrière d'auror durant plus de 30 ans jusqu'à la chute du Ministère de la magie en 2044 et la disparition du poste.
Il s'est alors retiré de toute fonction officielle, réfugié dans sa demeure en Ecosse.
Homme autoritaire mais bienveillant, dégageant un certain charisme, il s'est beaucoup impliqué dans la formation de sa petite-fille et figure aux yeux de cette dernière comme un modèle.
Katryne Murray
C'est la maîtresse de maison, l'épouse de Gordon et la grand-mère de Calianor.
Née le 9 août 1990, elle intègre Poudlard la même année que son futur mari, dans la Maison Serdaigle.
Elle poursuit sa formation à la Faculté d'Histoire de la Magie avant de devenir chercheuse spécialisée dans les civilisations anciennes.
Elle a la possibilité d'exercer une partie de son travail depuis son domicile, ce qui lui a permis de participer activement à l'éducation de sa petite-fille, surtout en matière d'histoire et d'étude des langues anciennes.
C'est une femme ferme, calme et posée.
Cédric Daenarya
C'est le père de Calianor.
Né le 17 mai 2013, il a étudié à Poudlard au sein de la Maison Serdaigle, comme sa propre mère avant lui.
Devenu médicomage, il exerce principalement dans son cabinet près de Fort William.
C'est un grand fan de sport et principalement de quidditch dont il partage sa passion avec sa fille.
Il a un tempérament tranquille et jovial.
Elenna Andario
Elle est la mère de Calianor et l'épouse de Cédric. Ils se sont rencontrés alors qu'ils assistaient à un match de quidditch.
Née le 4 décembre 2015, d'un père Italien et d'une mère Française, elle a grandi dans le sud de la France et fait sa scolarité à Beauxbâtons.
Elle exerce le métier de lapidaire : elle taille les pierres (précieuses, gemmes,...) pour en faire des bijoux ou pour fournir les ensorceleurs et fabricants d'objets magiques.
Elle a son propre atelier, aménagé dans un espace du manoir des Daenarya.
Elle aime beaucoup la musique et a transmis cette passion à sa fille.
D'ordinaire aimable, elle a un caractère bien trempé, comme toutes les femmes de sa lignée maternelle. Et ça aussi, elle l'a transmis à sa fille.
Résidents occasionnels mais récurrentsles elfes de maison
La famille Daenarya emploie plusieurs elfes de maison qui vivent tous dans le domaine.
Isis, qu'on pourrait rapprocher d'une "gouvernante", descend d'une lignée d'elfes qui ont servi la famille depuis des générations.
Son vieil oncle Pollux, âgé de plus de 70 ans, travaille toujours pour les Daenarya, se consacrant à l'entretien extérieur de la propriété. Il forme Lucky, le mari d'Isis, pour lui succéder dans ces tâches.
Isis et Lucky ont eu une fille, Nimu, née en 2030, qui a grandi au manoir. Proche de la petite Calianor qu'elle a vu naître quand elle avait 8 ans, elle a reçu l'autorisation d'être prioritairement affectée au service de celle-ci dès qu'elle a atteint la majorité pour une elfe de maison.
Joaquin Andario
Il est le neveu d'Elenna, le fils de son frère, et par conséquent, le cousin de Calianor.
Né le 27 mars 2036, il vit en France et a entamé sa scolarité à Beauxbâtons, suivant les traces de ses parents.
Il est tout de même régulièrement présent chez les Daenarya.
Il y a surtout passé beaucoup de temps entre 2042 et 2047, avant sa rentrée à Beauxbâtons, et après le décès de sa mère.
Il a partagé avec sa cousine une partie de sa formation "pré-Poudlard", sous la supervision des grands-parents Daenarya, bien que n'étant pas leur petit-fils.
C'est un garçon volontaire, un peu boudeur (mais ça ne dure jamais bien longtemps), à l'âme chevaleresque, parfois un peu crâneur, surtout en grandissant.
Diego Andario
C'est le frère d'Elenna Andario, le père de Joaquin et l'oncle de Calianor.
Né en 2012, il a fait ses études à Beauxbâtons avant de devenir avocat.
Il a épousé Ysaline Desmarez avec qui il a eu son fils, avant de perdre celle-ci tragiquement en 2042.
Suite à cet évènement, il s'est énormément rapproché de la belle-famille de sa soeur, auprès de laquelle son fils retrouva la joie de vivre.
———————
Reducio
- Votre PJ est présent ? oui, dans la plupart des posts
- Nom et prénom du PNJ (+ lien avec votre PJ + utilisation "actif" ou "prétexte") :
(autant de fois qu'il y a de PNJ)
—Gordon Daenarya, son grand-père, actif
—Katryne Murray, sa grand-mère, actif
—Cédric Daenarya, son père, actif
—Elenna Andario, sa mère, actif
—Nimu, elfe de maison de la famille qui s'occupe beaucoup de Calianor, actif
—Joaquin Andario, son cousin, actif
—Diego Andario : son oncle, actif
— Arabella McNaelys, meilleure amie de Calianor, actif
— Aïden McNaelys, ami de Calianor et jumeau d'Arabella, actif
- Lien vers la fiche des PNJs :
Sujet : [INDEX PNJ] Référencement des PNJ
- Intérêt d'utiliser ce(s) PNJ dans ce RP précis pour votre PJ :
Comme expliqué en introduction de ce sujet, il s'agit d'un recueil d'épisodes de la vie de mon PJ au sein de son cocon familial, voilà pourquoi leur présence, plus ou moins importante selon les posts, est essentielle et inévitable, y compris s'agissant de ses meilleurs amis.
Dernière modification par Calianor Daenarya le 18 juil. 2026, 23:43, modifié 6 fois.
" véritable artéfact de stupidité "
★ La lumière ne nie pas l’ombre, elle la traverse ★
2e année RP - inscrite à la chronologie
Participe à [Coucou Rapeltout]
Alias Marraine la bonne fée
Welcome to Tir Na Daen
Sommaire des épisodes (par ordre de rédaction et non par ordre chronologique)
Dernière modification par Calianor Daenarya le 12 juil. 2026, 00:21, modifié 12 fois.
" véritable artéfact de stupidité "
★ La lumière ne nie pas l’ombre, elle la traverse ★
2e année RP - inscrite à la chronologie
Participe à [Coucou Rapeltout]
Alias Marraine la bonne fée
Welcome to Tir Na Daen
« Maison me revoilà »
Lundi 20 juin 2050
Elle avait bondi des marches du Poudlard Express directement dans les bras de son père, comme une enfant. Mais après tout, elle était encore une enfant...
Et tandis que ce dernier se chargeait à présent d'entasser ses bagages dans le chariot, elle s'était blottie dans ceux de sa mère.
Ça faisait des mois qu'ils ne s'étaient pas vus, de longs mois, parsemés de messages certes, mais ça n'était en rien la même chose.
Ils avaient traversé le passage pour atterrir sur le quai moldu de King's Cross puis avaient péniblement gagné la sortie de la gare très encombrée de moldus et de sorciers qui y circulaient plus ou moins discrètement...
Ils avaient rejoint un coin tranquille, à l'abri de toute présence moldu, et à l'aide d'un portoloin avaient tous atterris en Écosse, au bord du Loch Linnhe, à quelques mètres de chez eux.
- Allez file, tout le monde t'attend, avait lancé son père tandis qu'il pointait sa baguette vers les bagages.
Elle avait couru vers la terrasse et y avait déboulé comme une furie.
- Miss Calianor !
De l'intérieur de la demeure, elle avait entendu la petite voix tremblante d'émotions.
- Nimu !
Elle avait plongé sur la petite elfe qui avait surgi d'un salon.
- Oh ce que ça faisait longtemps.
- Beaucoup trop Miss Cali ! Je vais prévenir my lady.
Grand-mère, même si elle était l'élégance incarnée, n'était pas à proprement parler une "Lady", Nimu le savait bien, mais c'est ainsi qu'elle désignait la maîtresse des lieux.
De même qu'elle appelait grand-père " my lord ".
En fait, Isis, la mère de Nimu, faisait pareil.
Ça faisait un long moment déjà que les Daenarya ne voulaient plus que leurs elfes les appellent "maîtres".
Mais "Monsieur" et "Madame" avaient été pénible instauré.
Jusqu'à ce que l'un d'eux demande au chef de famille s'il accepterait " my lord ".
Depuis, les maîtres des lieux étaient appelés ainsi par les elfes.
Pour les autres membres de la famille, l'appellation variait.
Elle, c'était Miss Calianor, tout simplement, ou plus souvent : Miss Cali.
Parfois, quand elle se montrait insupportable, c'était "votre altesse", ce qui l'énervait, parce qu'elle savait ce que ça signifiait : elle avait dépassé les bornes.
Mais au fur et à mesure qu'elle grandissait, elle avait moins souvent été nommée ainsi.
- Mais que vois-je là ? Serait-ce ma petite libellule ? Non impossible, elle est plus petite que ça.
- Mais j'ai grandi grand-mère, sourit-elle en se plaquant contre la sorcière.
Un bruissement lui fit tourner la tête.
- Théa aussi vient te saluer.
- Salut Théa, lança joyeusement la fillette.
La belle chouette vint se poser sur son avant-bras et inclina la tête, avec cette distinction qui lui était propre.
- Je vais avoir besoin de toi cet été pour porter du courrier à mes amies... si tu veux bien, se sentit-elle obligée d'ajouter devant l'air fier et impassible de la chouette.
Celle-ci fit alors claquer son bec.
- Oui bien sûr, tu auras des récompenses en échange ! affirma la fillette.
Elle reporta son regard sur sa grand-mère et ouvrit la bouche, mais avant que sa question n'en sorte, celle-ci y répondit :
- Il arrive. Il est dans son bureau, il essaie de se débarrasser d'un appel de dernière minute. Mais vois-tu c'est quelqu'un qu'il ne pouvait pas nier ou expédier !
Elle acquiesça.
Derrière sa grand-mère, elle vit Nimu revenir, les bras chargés.
Elle s'arrêta à la porte, hésitante.
- Viens Nimu, lui dit la fillette.
Elle sortit et posa sur la table des tasses, une théière - mais qui ne fumait pas -, et un plateau couvert de macarons.
- Maman les a fait pour votre retour Miss Cali.
- Oh c'est trop cool ! lança la petite sorcière en se précipitant vers la table.
Elle s'arrêta, sentant dans son dos le regard de sa grand-mère.
- Euh... merci beaucoup et... on va attendre que tout le monde soit là ! reprit-elle plus posément.
- Et moi je vous ai fait du thé glacé à la framboise ! annonça Nimu, fière et sautillante.
- Merci Nimu.
Elle prit la théière. Elle avait soif après tout ça.
- Grand-mère, veux-tu une tasse ?
Katryne sourit. Elle avait compris la manoeuvre.
- Je veux bien.
A partir du moment où grand-mère était servie et qu'elle prendrait sa boisson, la fillette pourrait aussi boire sans devoir attendre plus longtemps et sans paraître malpolie.
- Hé ! ça sent les macarons.
Son père venait d'arriver suivi par un ballet aérien de bagages.
- Hum ! Comme l'a dit ta fille, nous allons attendre que tout le monde soit là pour les déguster.
Cédric Daenarya fit une petite moue mais il avait bien compris le message de la maîtresse de maison.
- Bon je monte ses affaires en attendant, ronchonna-t-il.
- Oh Monsieur Cédric, je vais le faire ! se précipita Nimu.
- C'est gentil Nimu, mais ça m'occupera en attendant de pouvoir...
Il lança un regard avide au plateau de macarons et s'éloigna.
Katryne soupira.
- Haaaa ! J'ai élevé un ogre !
- Il y a pire constat ! lança une voix retentissante.
- Grand-père !
Elle se jeta sur lui.
- Ma petite lionne.
Ça, ça voulait tout dire ! C'était le nouveau surnom qu'il lui donnait depuis son premier retour de Poudlard à l'occasion de Noël.
Et personne ne s'y trompait, surtout pas sa petite-fille : il marquait toute la joie et la fierté de Gordon Daenarya de savoir que le Choixpeau magique en personne avait reconnu en elle une vraie Gryffondor.
Oh bien sûr, il ne lui aurait jamais reproché d'atterrir dans une autre maison. Et il avait toujours affirmé qu'il serait fier d'elle quelle que soit le nom de celle-ci.
Oui, peut-être, mais sa répartition à Gryffondor revêtait néanmoins pour lui une dimention de contentement qu'il ne pouvait masquer.
Un " clac " résonna plus loin dans les jardins.
- Ah les voilà ! lança Katryne.
La fillette tourna la tête, intriguée. Qui attendait-on ?
Deux silhouettes émergèrent de derrière les arbustes.
- Ah flûte elle est déjà là ! lâcha nonchalamment un ado au visage faussement boudeur.
- Oh noooon ! J'ai même pas le temps de profiter de mon retour à la maison que tu viens déjà me pourrir les vacances ! clama-t-elle.
- Mais moi aussi cousine je suis ravi de te voir.
- C'est pas vraiment ce que tu as dit en me voyant ! rétorqua-t-elle.
- Et voilà c'est déjà parti ! soupira Elenna, sa mère, en les rejoignant et en se dirigeant vers la deuxième personne qui accompagnait l'insolent garnement.
- Diego, dit la jeune femme en étreignant son frère.
- Oncle Diego, accourut à son tour Calianor. Toi je suis contente de te voir.
- Moi aussi trésor, lui répondit-il en français.
- Pfffoua ! Si ça c'est un trésor, je préfère rester pauvre toute ma vie ! grimaça Joaquin. Oh des macarons.
- Pas touche ! On attend que tout le monde soit là, protesta la fillette.
- Mais tout le monde est là ! répliqua l'impertinent garçon.
Cela dit, il n'avait pas vraiment tort, surtout que Cédric Daenarya venait de réapparaître et saluait son beau-frère à son tour.
Calianor leva les yeux vers sa grand-mère. Cette dernière opina.
- Bien, asseyons-nous. Voulez-vous un rafraîchissement ? Il y a du thé glacé mais on peut vous servir autre chose.
Tout le monde accepta une tasse de thé glacé.
Les enfants lorgnaient les macarons.
- Bon, on peut en prendre ? demanda le cousin.
- Honneur au plus jeune ! le stoppa la cousine.
- Évidemment, ça t'arrange bien de procéder ainsi.
- D'accord, honneur au plus ancien dans ce cas ! lui lança-t-elle, le regard plein de défi.
Elle savait que si on procédait de la sorte, elle serait la dernière à se servir, mais au moins, son cousin ne serait pas le premier à poser ses pattes sur ses macarons !
- O.K., c'est bon, souffla-t-il en prenant le plateau et le tendant vers Gordon, adoptant subitement une posture guindée. Je vous en prie, fit-il avec un air cérémonieux.
Au grand désespoir de la fillette, elle vit son grand-père refermer ses doigts sur son préféré.
Enfin bon... il y en avait plusieurs hein...
Et tandis que les autres commençaient à se servir, elle sentit soudain sa présence imposante derrière elle.
Son bras passa par-dessus son épaule et posa le macaron entre ses mains.
- Je m'en voudrais de t'en priver, c'est ton préféré tout de même, murmura le charismatique sorcier.
Elle sourit, jusqu'aux oreilles, tandis que Joaquin grimaçait.
Grâce à grand-père, elle avait remporté le premier point de l'été.
Elle savoura sa friandise avec deux fois plus de plaisir, jetant un regard entendu à son cousin dont les lèvres s'étaient légèrement retroussées.
La coupe estivale des cousins avait commencé.
Calianor 1 - Joaquin 0 !
Lundi 20 juin 2050
Elle avait bondi des marches du Poudlard Express directement dans les bras de son père, comme une enfant. Mais après tout, elle était encore une enfant...
Et tandis que ce dernier se chargeait à présent d'entasser ses bagages dans le chariot, elle s'était blottie dans ceux de sa mère.
Ça faisait des mois qu'ils ne s'étaient pas vus, de longs mois, parsemés de messages certes, mais ça n'était en rien la même chose.
Ils avaient traversé le passage pour atterrir sur le quai moldu de King's Cross puis avaient péniblement gagné la sortie de la gare très encombrée de moldus et de sorciers qui y circulaient plus ou moins discrètement...
Ils avaient rejoint un coin tranquille, à l'abri de toute présence moldu, et à l'aide d'un portoloin avaient tous atterris en Écosse, au bord du Loch Linnhe, à quelques mètres de chez eux.
- Allez file, tout le monde t'attend, avait lancé son père tandis qu'il pointait sa baguette vers les bagages.
Elle avait couru vers la terrasse et y avait déboulé comme une furie.
- Miss Calianor !
De l'intérieur de la demeure, elle avait entendu la petite voix tremblante d'émotions.
- Nimu !
Elle avait plongé sur la petite elfe qui avait surgi d'un salon.
- Oh ce que ça faisait longtemps.
- Beaucoup trop Miss Cali ! Je vais prévenir my lady.
Grand-mère, même si elle était l'élégance incarnée, n'était pas à proprement parler une "Lady", Nimu le savait bien, mais c'est ainsi qu'elle désignait la maîtresse des lieux.
De même qu'elle appelait grand-père " my lord ".
En fait, Isis, la mère de Nimu, faisait pareil.
Ça faisait un long moment déjà que les Daenarya ne voulaient plus que leurs elfes les appellent "maîtres".
Mais "Monsieur" et "Madame" avaient été pénible instauré.
Jusqu'à ce que l'un d'eux demande au chef de famille s'il accepterait " my lord ".
Depuis, les maîtres des lieux étaient appelés ainsi par les elfes.
Pour les autres membres de la famille, l'appellation variait.
Elle, c'était Miss Calianor, tout simplement, ou plus souvent : Miss Cali.
Parfois, quand elle se montrait insupportable, c'était "votre altesse", ce qui l'énervait, parce qu'elle savait ce que ça signifiait : elle avait dépassé les bornes.
Mais au fur et à mesure qu'elle grandissait, elle avait moins souvent été nommée ainsi.
- Mais que vois-je là ? Serait-ce ma petite libellule ? Non impossible, elle est plus petite que ça.
- Mais j'ai grandi grand-mère, sourit-elle en se plaquant contre la sorcière.
Un bruissement lui fit tourner la tête.
- Théa aussi vient te saluer.
- Salut Théa, lança joyeusement la fillette.
La belle chouette vint se poser sur son avant-bras et inclina la tête, avec cette distinction qui lui était propre.
- Je vais avoir besoin de toi cet été pour porter du courrier à mes amies... si tu veux bien, se sentit-elle obligée d'ajouter devant l'air fier et impassible de la chouette.
Celle-ci fit alors claquer son bec.
- Oui bien sûr, tu auras des récompenses en échange ! affirma la fillette.
Elle reporta son regard sur sa grand-mère et ouvrit la bouche, mais avant que sa question n'en sorte, celle-ci y répondit :
- Il arrive. Il est dans son bureau, il essaie de se débarrasser d'un appel de dernière minute. Mais vois-tu c'est quelqu'un qu'il ne pouvait pas nier ou expédier !
Elle acquiesça.
Derrière sa grand-mère, elle vit Nimu revenir, les bras chargés.
Elle s'arrêta à la porte, hésitante.
- Viens Nimu, lui dit la fillette.
Elle sortit et posa sur la table des tasses, une théière - mais qui ne fumait pas -, et un plateau couvert de macarons.
- Maman les a fait pour votre retour Miss Cali.
- Oh c'est trop cool ! lança la petite sorcière en se précipitant vers la table.
Elle s'arrêta, sentant dans son dos le regard de sa grand-mère.
- Euh... merci beaucoup et... on va attendre que tout le monde soit là ! reprit-elle plus posément.
- Et moi je vous ai fait du thé glacé à la framboise ! annonça Nimu, fière et sautillante.
- Merci Nimu.
Elle prit la théière. Elle avait soif après tout ça.
- Grand-mère, veux-tu une tasse ?
Katryne sourit. Elle avait compris la manoeuvre.
- Je veux bien.
A partir du moment où grand-mère était servie et qu'elle prendrait sa boisson, la fillette pourrait aussi boire sans devoir attendre plus longtemps et sans paraître malpolie.
- Hé ! ça sent les macarons.
Son père venait d'arriver suivi par un ballet aérien de bagages.
- Hum ! Comme l'a dit ta fille, nous allons attendre que tout le monde soit là pour les déguster.
Cédric Daenarya fit une petite moue mais il avait bien compris le message de la maîtresse de maison.
- Bon je monte ses affaires en attendant, ronchonna-t-il.
- Oh Monsieur Cédric, je vais le faire ! se précipita Nimu.
- C'est gentil Nimu, mais ça m'occupera en attendant de pouvoir...
Il lança un regard avide au plateau de macarons et s'éloigna.
Katryne soupira.
- Haaaa ! J'ai élevé un ogre !
- Il y a pire constat ! lança une voix retentissante.
- Grand-père !
Elle se jeta sur lui.
- Ma petite lionne.
Ça, ça voulait tout dire ! C'était le nouveau surnom qu'il lui donnait depuis son premier retour de Poudlard à l'occasion de Noël.
Et personne ne s'y trompait, surtout pas sa petite-fille : il marquait toute la joie et la fierté de Gordon Daenarya de savoir que le Choixpeau magique en personne avait reconnu en elle une vraie Gryffondor.
Oh bien sûr, il ne lui aurait jamais reproché d'atterrir dans une autre maison. Et il avait toujours affirmé qu'il serait fier d'elle quelle que soit le nom de celle-ci.
Oui, peut-être, mais sa répartition à Gryffondor revêtait néanmoins pour lui une dimention de contentement qu'il ne pouvait masquer.
Un " clac " résonna plus loin dans les jardins.
- Ah les voilà ! lança Katryne.
La fillette tourna la tête, intriguée. Qui attendait-on ?
Deux silhouettes émergèrent de derrière les arbustes.
- Ah flûte elle est déjà là ! lâcha nonchalamment un ado au visage faussement boudeur.
- Oh noooon ! J'ai même pas le temps de profiter de mon retour à la maison que tu viens déjà me pourrir les vacances ! clama-t-elle.
- Mais moi aussi cousine je suis ravi de te voir.
- C'est pas vraiment ce que tu as dit en me voyant ! rétorqua-t-elle.
- Et voilà c'est déjà parti ! soupira Elenna, sa mère, en les rejoignant et en se dirigeant vers la deuxième personne qui accompagnait l'insolent garnement.
- Diego, dit la jeune femme en étreignant son frère.
- Oncle Diego, accourut à son tour Calianor. Toi je suis contente de te voir.
- Moi aussi trésor, lui répondit-il en français.
- Pfffoua ! Si ça c'est un trésor, je préfère rester pauvre toute ma vie ! grimaça Joaquin. Oh des macarons.
- Pas touche ! On attend que tout le monde soit là, protesta la fillette.
- Mais tout le monde est là ! répliqua l'impertinent garçon.
Cela dit, il n'avait pas vraiment tort, surtout que Cédric Daenarya venait de réapparaître et saluait son beau-frère à son tour.
Calianor leva les yeux vers sa grand-mère. Cette dernière opina.
- Bien, asseyons-nous. Voulez-vous un rafraîchissement ? Il y a du thé glacé mais on peut vous servir autre chose.
Tout le monde accepta une tasse de thé glacé.
Les enfants lorgnaient les macarons.
- Bon, on peut en prendre ? demanda le cousin.
- Honneur au plus jeune ! le stoppa la cousine.
- Évidemment, ça t'arrange bien de procéder ainsi.
- D'accord, honneur au plus ancien dans ce cas ! lui lança-t-elle, le regard plein de défi.
Elle savait que si on procédait de la sorte, elle serait la dernière à se servir, mais au moins, son cousin ne serait pas le premier à poser ses pattes sur ses macarons !
- O.K., c'est bon, souffla-t-il en prenant le plateau et le tendant vers Gordon, adoptant subitement une posture guindée. Je vous en prie, fit-il avec un air cérémonieux.
Au grand désespoir de la fillette, elle vit son grand-père refermer ses doigts sur son préféré.
Enfin bon... il y en avait plusieurs hein...
Et tandis que les autres commençaient à se servir, elle sentit soudain sa présence imposante derrière elle.
Son bras passa par-dessus son épaule et posa le macaron entre ses mains.
- Je m'en voudrais de t'en priver, c'est ton préféré tout de même, murmura le charismatique sorcier.
Elle sourit, jusqu'aux oreilles, tandis que Joaquin grimaçait.
Grâce à grand-père, elle avait remporté le premier point de l'été.
Elle savoura sa friandise avec deux fois plus de plaisir, jetant un regard entendu à son cousin dont les lèvres s'étaient légèrement retroussées.
La coupe estivale des cousins avait commencé.
Calianor 1 - Joaquin 0 !
Reducio
(1487 mots)
" véritable artéfact de stupidité "
★ La lumière ne nie pas l’ombre, elle la traverse ★
2e année RP - inscrite à la chronologie
Participe à [Coucou Rapeltout]
Alias Marraine la bonne fée
Welcome to Tir Na Daen
« Ne me quitte plus ! »
Mardi 21 juin 2050
- YHIIIIII !
Le double cri retentit, synchronisé, d'un bout à l'autre du chemin qui les séparait.
D'un côté, Calianor avait surgi par la porte de chez elle et courait à toutes jambes dans l'allée.
A l'autre bout de celle-ci, une autre fillette arrivait à toute vitesse, les cheveux au vent, les bras écartés, tendus vers l'avant.
Elles se rejoignirent finalement, à peu près à mi-chemin, et se prirent dans les bras l'une de l'autre.
Elles s'étreignirent un long moment, sans rien dire, un doux silence après leurs cris aigus.
Puis enfin Calianor murmura :
- Tu m'as manqué !
- Toi aussi, lui répondit la nouvelle venue, la voix légèrement tremblante.
- Maintenant c'est fini, je suis là et à la prochaine rentrée, tu viens avec moi.
- Oui, plus de grande séparation, souffla-t-elle.
Elles relâchèrent leur étreinte.
- Allez viens, on va sur la terrasse ! lança Calianor, en commençant à s'avancer.
- Oui il faut que tu nous racontes la fin de ton année, répondit l'autre fillette.
Calianor s'arrêta et tourna la tête, scrutant les alentours, le regard pétillant.
- Nous ? mais je n'ai pas vu ton frère !
- Ah tu le connais. Il est resté en arrière pour nous laisser à nos effusions. Il est sûrement plus loin avec ta grand-mère ou ton grand-père.
Calianor pivota sur elle-même, faisant un tour complet, puis recommença plus lentement.
- Là-bas, indiqua-t-elle en le découvrant.
Suivant son regard, on pouvait apercevoir auprès de Katryne Murray-Daenarya, un jeune garçon, aux traits semblables à ceux de la fillette, si ce n'est la longueur des cheveux, un peu plus courts, et quelques centimètres de taille en plus.
- Fais gaffe, il grandit vraiment plus vite que toi, releva Calianor.
- Pas grave, c'est pratique pour pouvoir me cacher derrière lui, rétorqua la petite brune en souriant.
- Pas faux...
Quand le garçon tourna la tête dans leur direction, elles lui firent signe.
Tandis que la grand-mère regagnait l'intérieur de la demeure pour retourner à ses occupations, il rejoignit les deux amies.
- Salut Cali.
- Salut Aïden.
- T'as encore grandi dis donc !
- Pas autant que toi, répondit-elle en relevant le menton.
- Ce sera moins effrayant quand tu me feras les gros yeux comme ça.
- Tu crois vraiment à ce que tu viens de dire, le défia-t-elle, d'un regard intense et impitoyable.
- Euh non, dit-il en inclinant légèrement la tête.
- On allait se rendre sur la terrasse pour que Cali raconte la deuxième partie de son année à Poudlard.
- O.K., je vous suis.
Bras dessus, bras dessous, les deux fillettes s'élancèrent en direction de la terrasse, suivie de près par Aïden.
Ils s'installèrent confortablement et Calianor commença à leur raconter son séjour à Poudlard depuis les vacances de Noël.
En décembre, elle avait déjà eu l'occasion de partager avec ses deux amis le récit de ses premiers mois : le Poudlard Express, la répartition et le Choixpeau magique, la découverte des lieux, les professeurs, les élèves et tout ceux qui peuplaient le château et ses alentours, les premiers cours,...
Elle leur parlait maintenant des examens.
- Le premier jour, j'étais dans un état de stress épouvantable. J'ai même fait une gaffe avec un prof.
- Oh ! Et t'as eu une colle ? s'inquiéta son amie.
- Non, c'était un malentendu et elle m'a même aidée à me détendre un peu.
- Dommage, j'aurais bien aimé qu'elle soit en colle ! interrompit une voix depuis le jardin.
- Rhaaa non pas lui ! grommela Calianor.
- Salut Jo, glissa Aïden en tendant la main au nouvel arrivé.
- T'es méchant, pourquoi tu veux qu'elle ait une colle ? Ça ne rendrait pas tes propres bêtises à Beauxbâtons moins minable, s'énerva Arabella.
- Moi aussi je suis ravi de te voir Bella, lança nonchalamment Joaquin.
La remarque de son amie avait été singlante, Calianor en avait conscience, et quelque part, son cœur s'était serré pour son cousin. Mais Arabella avait voulu la défendre, alors elle n'allait pas le lui reprocher. D'ailleurs, avait-il vraiment besoin de lancer ça ?!
- Si tu veux rester avec nous, il va falloir que tu tiennes un peu ta langue, dit-elle doucement mais fermement à l'adresse de Joaquin.
- Pas sûr d'en avoir envie à ce point... balança-t-il.
Mais elle, elle savait que c'était faux. Il fallait toujours qu'il aborde les choses avec arrogance et dédain, avant de se transformer en chevalier galant et dévoué.
- Comme tu veux, dit-elle en souriant.
- Allez reste un peu, lui dit Aïden.
Il savait toujours comment arrondir les choses.
- Puisque tu insistes ! soupira Jo.
- Moi j'ai pas insisté, singla Arabella.
- Tant mieux, dans le cas contraire, je me serais enfui ! rétorqua le cousin.
Calianor ne put retenir un large sourire.
Elle inclina la tête, faisant basculer sa chevelure pour masquer tant bien que mal son amusement.
Jo s'assit près d'Aïden.
- Bon, j'en étais aux examens donc.
- Tu ne vas pas leur avouer que tu t'es plantée quand même ?
- Menteur ! cria-t-elle. Je ne me suis pas plantée, c'est pas vrai !
- Ah ? vraiment ? je ne savais pas, autant pour moi !
- Quand es-tu arrivé Jo ? demanda Aïden pour couper court à l'affrontement des cousins.
- Hier, mon père m'a amené.
- Pas de chance, à peine t'es rentrée qu'il était là ? ! asséna Arabella.
* Oh non, pourquoi elle relance la bagarre ? * se lamenta intérieurement Calianor.
- J'ai l'habitude tu sais, tempéra-t-elle.
- Et moi, personne ne me plaint ? !
- Tu devrais demander à ton père de ne pas t'amener si tôt l'an prochain, suggéra Aïden. Ça te permettra de souffler en paix.
Joaquin fut un peu décontenancé par sa proposition.
- Euh n... non mais... moi aussi au fond j'ai l'habitude, balbutia-t-il.
Ça, c'était bien joué.
- Vous voulez quelque chose à boire ? proposa la fillette.
- Oh oui !
- Nimu !
- Oui Miss Cali, accourut la petite elfe.
- Tu veux bien nous amener des boissons s'il te plaît ?
- Je vous apporte ça tout de suite.
Elle leur amena du thé glacé et de la limonade, avec des biscuits.
Finalement, Arabella et son frère restèrent toute la journée chez Calianor.
Et Joaquin abandonna son costume de vilain garçon pour endosser celui de noble chevalier.
Après avoir partagé leurs récits des derniers mois, ils évoquèrent l'avenir : l'année prochaine, les jumeaux McNaelys rentreraient à leur tour à Poudlard, une merveilleuse perspective... Ils ne se quitteraient plus !
Puis ils passèrent l'après-midi à s'amuser et à se baigner.
Le soir venu, son père insista pour raccompagner les deux enfants, même s'ils n'habitaient pas loin.
Ils se promirent de se revoir bientôt.
Ce qui voulait probablement dire : demain ou après-demain.
Mardi 21 juin 2050
- YHIIIIII !
Le double cri retentit, synchronisé, d'un bout à l'autre du chemin qui les séparait.
D'un côté, Calianor avait surgi par la porte de chez elle et courait à toutes jambes dans l'allée.
A l'autre bout de celle-ci, une autre fillette arrivait à toute vitesse, les cheveux au vent, les bras écartés, tendus vers l'avant.
Elles se rejoignirent finalement, à peu près à mi-chemin, et se prirent dans les bras l'une de l'autre.
Elles s'étreignirent un long moment, sans rien dire, un doux silence après leurs cris aigus.
Puis enfin Calianor murmura :
- Tu m'as manqué !
- Toi aussi, lui répondit la nouvelle venue, la voix légèrement tremblante.
- Maintenant c'est fini, je suis là et à la prochaine rentrée, tu viens avec moi.
- Oui, plus de grande séparation, souffla-t-elle.
Elles relâchèrent leur étreinte.
- Allez viens, on va sur la terrasse ! lança Calianor, en commençant à s'avancer.
- Oui il faut que tu nous racontes la fin de ton année, répondit l'autre fillette.
Calianor s'arrêta et tourna la tête, scrutant les alentours, le regard pétillant.
- Nous ? mais je n'ai pas vu ton frère !
- Ah tu le connais. Il est resté en arrière pour nous laisser à nos effusions. Il est sûrement plus loin avec ta grand-mère ou ton grand-père.
Calianor pivota sur elle-même, faisant un tour complet, puis recommença plus lentement.
- Là-bas, indiqua-t-elle en le découvrant.
Suivant son regard, on pouvait apercevoir auprès de Katryne Murray-Daenarya, un jeune garçon, aux traits semblables à ceux de la fillette, si ce n'est la longueur des cheveux, un peu plus courts, et quelques centimètres de taille en plus.
- Fais gaffe, il grandit vraiment plus vite que toi, releva Calianor.
- Pas grave, c'est pratique pour pouvoir me cacher derrière lui, rétorqua la petite brune en souriant.
- Pas faux...
Quand le garçon tourna la tête dans leur direction, elles lui firent signe.
Tandis que la grand-mère regagnait l'intérieur de la demeure pour retourner à ses occupations, il rejoignit les deux amies.
- Salut Cali.
- Salut Aïden.
- T'as encore grandi dis donc !
- Pas autant que toi, répondit-elle en relevant le menton.
- Ce sera moins effrayant quand tu me feras les gros yeux comme ça.
- Tu crois vraiment à ce que tu viens de dire, le défia-t-elle, d'un regard intense et impitoyable.
- Euh non, dit-il en inclinant légèrement la tête.
- On allait se rendre sur la terrasse pour que Cali raconte la deuxième partie de son année à Poudlard.
- O.K., je vous suis.
Bras dessus, bras dessous, les deux fillettes s'élancèrent en direction de la terrasse, suivie de près par Aïden.
Ils s'installèrent confortablement et Calianor commença à leur raconter son séjour à Poudlard depuis les vacances de Noël.
En décembre, elle avait déjà eu l'occasion de partager avec ses deux amis le récit de ses premiers mois : le Poudlard Express, la répartition et le Choixpeau magique, la découverte des lieux, les professeurs, les élèves et tout ceux qui peuplaient le château et ses alentours, les premiers cours,...
Elle leur parlait maintenant des examens.
- Le premier jour, j'étais dans un état de stress épouvantable. J'ai même fait une gaffe avec un prof.
- Oh ! Et t'as eu une colle ? s'inquiéta son amie.
- Non, c'était un malentendu et elle m'a même aidée à me détendre un peu.
- Dommage, j'aurais bien aimé qu'elle soit en colle ! interrompit une voix depuis le jardin.
- Rhaaa non pas lui ! grommela Calianor.
- Salut Jo, glissa Aïden en tendant la main au nouvel arrivé.
- T'es méchant, pourquoi tu veux qu'elle ait une colle ? Ça ne rendrait pas tes propres bêtises à Beauxbâtons moins minable, s'énerva Arabella.
- Moi aussi je suis ravi de te voir Bella, lança nonchalamment Joaquin.
La remarque de son amie avait été singlante, Calianor en avait conscience, et quelque part, son cœur s'était serré pour son cousin. Mais Arabella avait voulu la défendre, alors elle n'allait pas le lui reprocher. D'ailleurs, avait-il vraiment besoin de lancer ça ?!
- Si tu veux rester avec nous, il va falloir que tu tiennes un peu ta langue, dit-elle doucement mais fermement à l'adresse de Joaquin.
- Pas sûr d'en avoir envie à ce point... balança-t-il.
Mais elle, elle savait que c'était faux. Il fallait toujours qu'il aborde les choses avec arrogance et dédain, avant de se transformer en chevalier galant et dévoué.
- Comme tu veux, dit-elle en souriant.
- Allez reste un peu, lui dit Aïden.
Il savait toujours comment arrondir les choses.
- Puisque tu insistes ! soupira Jo.
- Moi j'ai pas insisté, singla Arabella.
- Tant mieux, dans le cas contraire, je me serais enfui ! rétorqua le cousin.
Calianor ne put retenir un large sourire.
Elle inclina la tête, faisant basculer sa chevelure pour masquer tant bien que mal son amusement.
Jo s'assit près d'Aïden.
- Bon, j'en étais aux examens donc.
- Tu ne vas pas leur avouer que tu t'es plantée quand même ?
- Menteur ! cria-t-elle. Je ne me suis pas plantée, c'est pas vrai !
- Ah ? vraiment ? je ne savais pas, autant pour moi !
- Quand es-tu arrivé Jo ? demanda Aïden pour couper court à l'affrontement des cousins.
- Hier, mon père m'a amené.
- Pas de chance, à peine t'es rentrée qu'il était là ? ! asséna Arabella.
* Oh non, pourquoi elle relance la bagarre ? * se lamenta intérieurement Calianor.
- J'ai l'habitude tu sais, tempéra-t-elle.
- Et moi, personne ne me plaint ? !
- Tu devrais demander à ton père de ne pas t'amener si tôt l'an prochain, suggéra Aïden. Ça te permettra de souffler en paix.
Joaquin fut un peu décontenancé par sa proposition.
- Euh n... non mais... moi aussi au fond j'ai l'habitude, balbutia-t-il.
Ça, c'était bien joué.
- Vous voulez quelque chose à boire ? proposa la fillette.
- Oh oui !
- Nimu !
- Oui Miss Cali, accourut la petite elfe.
- Tu veux bien nous amener des boissons s'il te plaît ?
- Je vous apporte ça tout de suite.
Elle leur amena du thé glacé et de la limonade, avec des biscuits.
Finalement, Arabella et son frère restèrent toute la journée chez Calianor.
Et Joaquin abandonna son costume de vilain garçon pour endosser celui de noble chevalier.
Après avoir partagé leurs récits des derniers mois, ils évoquèrent l'avenir : l'année prochaine, les jumeaux McNaelys rentreraient à leur tour à Poudlard, une merveilleuse perspective... Ils ne se quitteraient plus !
Puis ils passèrent l'après-midi à s'amuser et à se baigner.
Le soir venu, son père insista pour raccompagner les deux enfants, même s'ils n'habitaient pas loin.
Ils se promirent de se revoir bientôt.
Ce qui voulait probablement dire : demain ou après-demain.
Reducio
(1147 mots)
" véritable artéfact de stupidité "
★ La lumière ne nie pas l’ombre, elle la traverse ★
2e année RP - inscrite à la chronologie
Participe à [Coucou Rapeltout]
Alias Marraine la bonne fée
Welcome to Tir Na Daen
« Une surprise duveteuse »
Samedi 9 juillet 2050
La journée avait été passionnante.
Sa grand-mère et son grand-père l'avaient emmenée à Pré-au-Lard.
Elle adorait aller dans ce village et était un peu frustrée d'avoir passée des mois juste à côté sans pouvoir y mettre un pied, n'étant pas encore en troisième.
Elle avait pu se faire plaisir à Honeydukes, où elle avait partagé sa passion des bonbons avec une sorcière adulte qui cherchait quelques conseils d'amatrice.
En fin d'après-midi, ils avaient pris le chemin du retour.
Arrivés à la maison, ils avaient à peine franchi l'entrée que Nimu se précipita vers eux.
- Miss Cali ! Miss Cali ! Vos parents veulent vous voir immédiatement, annonça la petite elfe essoufflée avec précipitation.
Ça avait l'air urgent.
* Mais qu'est-ce que j'ai fait ? * se demanda la fillette inquiète.
- Imm... immédiatement ? demanda-t-elle, soudain inquiète.
- Oui, ils vous attendent sur la terrasse.
Sa grand-mère posa une main apaisante sur son épaule.
- Ne t'inquiète pas, ce n'est peut-être pas si grave que ça en a l'air, dit-elle sur un ton réconfortant.
- Pourquoi me convoquer dans l'urgence alors... murmura-t-elle.
L'inquiétude se percevait dans sa voix.
- Bon, j'y vais, soupira-t-elle.
La mine basse, elle gagna la terrasse.
Ses parents étaient effectivement là, côte à côte.
Sa mère avait un air sévère et les lèvres pincées.
Son père fixait le sol.
* Oh là là ! Ça sent pas bon ! * se dit-elle, un courant froid parcourant sa colonne vertébrale.
- Bonsoir, leur dit-elle d'une voix étonnamment faible.
- Ça s'est bien passé ta journée avec tes grands-parents ? demanda son père, sans quitter le sol des yeux.
- Oui oui. On a fait le tour de presque toutes les boutiques de Pré-au-Lard et j'ai... Enfin ça faisait longtemps.
Sa mère ne disait rien, l'air très sérieux, le visage légèrement contracté.
- Euh qu'est-ce qui se passe ? hasarda la fillette, anxieuse.
Son père baissa encore plus la tête, la rentrant dans ses épaules, et sa mère se râcla la gorge.
* Là ils me font carrément flipper ! *
- Hum ! Tu te rappelles ce qu'on avait dit ? !
- Euh... à quel sujet ? demanda-t-elle timidement.
- Au sujet de l'animal de compagnie.
* Heu oui mais où est le rapport avec cette convocation ? * se demanda-t-elle en silence.
- Cali ?
- Oui. Pas tout de suite. Pas avant mes 12 ans. Pas avant que j'ai grandi et que je sois plus responsable aussi.
Son père, qui fixait toujours le sol, tourna légèrement la tête.
* Qu'est-ce qu'il a ? *
- Donc tu t'en souviens !
- Euh oui mais je n'ai pas...
Elle entendit un petit bruit grinçant. Est-ce que c'était son père qui étouffait un rire ? Mais pourquoi ?
Sa mère lui donna un coup de coude.
- On fait front ensemble on a dit ! le gronda-t-elle.
- Oui pardon.
- Mais qu'est-ce qui se passe ? demanda Calianor d'une voix plus forte, traversée à la fois par l'inquiétude et une pointe d'agacement.
- Une règle est une règle, que ce soit bien clair.
- Oui je sais, mais j'ai pas désobéi.
- 12 ans, c'est 12 ans, pas avant.
- Oui d'accord, mais...
Son père ne se tenait plus. Il se plia presque de rire.
- Mais bon sang Cédric ! souffla sa mère.
- Oh je t'en prie, c'est trop dur, implora presque son père.
Elle soupira.
- Bon. Ce que je voulais dire, c'est qu'une règle est une règle, et que les exceptions, mêmes minimes, eh bien ça doit rester exceptionnel justement. Donc, ne va pas t'imaginer que ce sera toujours ainsi. Mais bon là... à deux jours près... bon anniversaire ma chérie, sourit-elle, détendant instantanément son visage et son regard.
Le père et la mère s'écartèrent et laissèrent apparaître derrière eux un siège de la terrasse sur lequel était posé... un panier.
Il semblait confortablement garni : des petites couvertures, des tissus, des coussins, dont l'un en forme de grosse boule violette... qui venait de bouger.
Le cœur de Calianor se serra.
Se pouvait-il que ce soit ce qu'elle pensait ?
Elle fit un pas, puis un autre, et plongea un regard attentif, empli d'espoir.
La boule fit un quart de tour et leva des yeux noirs curieux, interrogateurs.
Où on est ? Qui tu es ?
- C'est... c'est... hoqueta-t-elle.
- C'était bien toujours ton choix, rassure-moi, un boursoufflet, de couleur violette, demanda la mère avec une pointe d'inquiétude contrariée.
- Et une fille, ajouta le père.
- Oui, murmura l'enfant.
Ils parurent soulagés.
La fillette ouvrait des yeux ronds, contemplant la petite créature qui ne bougeait plus et la fixait toujours.
Elle s'approcha encore de son petit "nid" douillet et se pencha.
- Elle... elle est à moi ? dit-elle d'une toute petite voix d'enfant émerveillé.
- Non à la voisine mais elle nous la prête ! asséna sa mère.
- Elenna ! s'indigna le père. Tu vois bien qu'elle est un peu sous le choc enfin !
- Mais bien sûr qu'elle est à toi. Sauf si tu la traites mal ou que tu n'en prends pas suffisamment soin.
Calianor tendit une main hésitante qu'elle posa délicatement sur la créature.
Son poil était dense et duveteux, et une chaleur tiède s'en dégageait.
Elle ressentit un léger soubressaut sous ses doigts.
Le boursouflet leva plus haut ses yeux emplis de questions.
- Salut toi ! chuchota la fillette.
La boule de poils fut parcourue par deux nouveaux tressaillements mais ne bougea pas.
- Papa, est-ce que tu as un caramel sur toi ?
Il en avait souvent dans une poche pour quand ils devaient soigner un enfant apeuré.
- Euh oui.
Il en sortit un et le lui tendit.
- Merci.
Elle le prit, le déballa.
La créature frémit et sembla tourner les yeux dans la direction de sa main, une étincelle d'intérêt traversant son regard.
- Tiens, c'est pour toi, dit-elle en tendant la main au milieu de laquelle elle avait posé le caramel.
- Tu devrais peut-être le poser dans le panier, suggéra le père.
- Non, si je fais ça, elle va le manger sans établir de contact. Si elle le veut, elle doit venir le prendre dans ma main, dit-elle d'un ton déterminé.
- Ah je vois.
Le boursoufflet examina la main au caramel, puis s'avança lentement.
Calianor retira sa main lentement. L'animal releva les yeux, comme indigné.
Eh mais...
- Ça t'intéresse ?
Elle le posa dans son autre main et glissa celle-ci au bord du panier.
La boule de poils avança d'un pas décidé dans la nouvelle direction, s'arrêta juste devant, sembla réfléchir, puis posa sa frimousse tout contre la main.
Soudain, d'un geste vif, elle saisit le bonbon et le goba.
Après quoi, elle leva à nouveau ses grands yeux noirs vers elle.
* Que peut-elle bien se dire ? Elle se demande peut-être quoi c'est tout ? *
La créature baissa la tête et posa sa face dans la main de l'enfant.
La fillette sentit comme un petit coup de langue, presque imperceptible, ou l'imaginait-elle ?
Alors Calianor leva l'autre main et vint caresser la fourrure violette, y glissant délicatement ses doigts.
Le boursoufflet lâcha un petit couinement.
- Tu crois qu'il couine parce qu'il m'aime bien ou parce qu'il a bien mangé ?
- Peut-être un peu des deux, dit doucement sa mère. Tu le sauras très vite. Et puis, même si c'est seulement pour le caramel, ce soir, ça peut évoluer, ne t'en fais pas.
* Oui c'est vrai, * se rassura-t-elle.
Elle contemplait le petit animal : il lui semblait le sentir respirer.
Puis la fillette sursauta et se retourna.
- Ha ! Oh non j'ai failli oublier.
Elle tendit ses bras pour enlasser ses deux parents.
- Merciiiii !
- De rien ma puce.
- Elle peut dormir dans ma chambre ?
- Oui. En fait, elle dort où tu veux, elle va où tu veux, mais tu assumes, tu en es responsable.
- Oui, acquiesça-t-elle.
Elle prit le panier dans ses bras.
Le boursoufflet roula dans ses petits coussins.
- Bouge pas ! Je vais te montrer ma chambre.
La créature pivota et la regarda.
* J'espère qu'elle va m'aimer... * pensa-t-elle.
Puis elle grimpa l'escalier, emportant avec elle, SON petit boursoufflet.
Samedi 9 juillet 2050
La journée avait été passionnante.
Sa grand-mère et son grand-père l'avaient emmenée à Pré-au-Lard.
Elle adorait aller dans ce village et était un peu frustrée d'avoir passée des mois juste à côté sans pouvoir y mettre un pied, n'étant pas encore en troisième.
Elle avait pu se faire plaisir à Honeydukes, où elle avait partagé sa passion des bonbons avec une sorcière adulte qui cherchait quelques conseils d'amatrice.
En fin d'après-midi, ils avaient pris le chemin du retour.
Arrivés à la maison, ils avaient à peine franchi l'entrée que Nimu se précipita vers eux.
- Miss Cali ! Miss Cali ! Vos parents veulent vous voir immédiatement, annonça la petite elfe essoufflée avec précipitation.
Ça avait l'air urgent.
* Mais qu'est-ce que j'ai fait ? * se demanda la fillette inquiète.
- Imm... immédiatement ? demanda-t-elle, soudain inquiète.
- Oui, ils vous attendent sur la terrasse.
Sa grand-mère posa une main apaisante sur son épaule.
- Ne t'inquiète pas, ce n'est peut-être pas si grave que ça en a l'air, dit-elle sur un ton réconfortant.
- Pourquoi me convoquer dans l'urgence alors... murmura-t-elle.
L'inquiétude se percevait dans sa voix.
- Bon, j'y vais, soupira-t-elle.
La mine basse, elle gagna la terrasse.
Ses parents étaient effectivement là, côte à côte.
Sa mère avait un air sévère et les lèvres pincées.
Son père fixait le sol.
* Oh là là ! Ça sent pas bon ! * se dit-elle, un courant froid parcourant sa colonne vertébrale.
- Bonsoir, leur dit-elle d'une voix étonnamment faible.
- Ça s'est bien passé ta journée avec tes grands-parents ? demanda son père, sans quitter le sol des yeux.
- Oui oui. On a fait le tour de presque toutes les boutiques de Pré-au-Lard et j'ai... Enfin ça faisait longtemps.
Sa mère ne disait rien, l'air très sérieux, le visage légèrement contracté.
- Euh qu'est-ce qui se passe ? hasarda la fillette, anxieuse.
Son père baissa encore plus la tête, la rentrant dans ses épaules, et sa mère se râcla la gorge.
* Là ils me font carrément flipper ! *
- Hum ! Tu te rappelles ce qu'on avait dit ? !
- Euh... à quel sujet ? demanda-t-elle timidement.
- Au sujet de l'animal de compagnie.
* Heu oui mais où est le rapport avec cette convocation ? * se demanda-t-elle en silence.
- Cali ?
- Oui. Pas tout de suite. Pas avant mes 12 ans. Pas avant que j'ai grandi et que je sois plus responsable aussi.
Son père, qui fixait toujours le sol, tourna légèrement la tête.
* Qu'est-ce qu'il a ? *
- Donc tu t'en souviens !
- Euh oui mais je n'ai pas...
Elle entendit un petit bruit grinçant. Est-ce que c'était son père qui étouffait un rire ? Mais pourquoi ?
Sa mère lui donna un coup de coude.
- On fait front ensemble on a dit ! le gronda-t-elle.
- Oui pardon.
- Mais qu'est-ce qui se passe ? demanda Calianor d'une voix plus forte, traversée à la fois par l'inquiétude et une pointe d'agacement.
- Une règle est une règle, que ce soit bien clair.
- Oui je sais, mais j'ai pas désobéi.
- 12 ans, c'est 12 ans, pas avant.
- Oui d'accord, mais...
Son père ne se tenait plus. Il se plia presque de rire.
- Mais bon sang Cédric ! souffla sa mère.
- Oh je t'en prie, c'est trop dur, implora presque son père.
Elle soupira.
- Bon. Ce que je voulais dire, c'est qu'une règle est une règle, et que les exceptions, mêmes minimes, eh bien ça doit rester exceptionnel justement. Donc, ne va pas t'imaginer que ce sera toujours ainsi. Mais bon là... à deux jours près... bon anniversaire ma chérie, sourit-elle, détendant instantanément son visage et son regard.
Le père et la mère s'écartèrent et laissèrent apparaître derrière eux un siège de la terrasse sur lequel était posé... un panier.
Il semblait confortablement garni : des petites couvertures, des tissus, des coussins, dont l'un en forme de grosse boule violette... qui venait de bouger.
Le cœur de Calianor se serra.
Se pouvait-il que ce soit ce qu'elle pensait ?
Elle fit un pas, puis un autre, et plongea un regard attentif, empli d'espoir.
La boule fit un quart de tour et leva des yeux noirs curieux, interrogateurs.
Où on est ? Qui tu es ?
- C'est... c'est... hoqueta-t-elle.
- C'était bien toujours ton choix, rassure-moi, un boursoufflet, de couleur violette, demanda la mère avec une pointe d'inquiétude contrariée.
- Et une fille, ajouta le père.
- Oui, murmura l'enfant.
Ils parurent soulagés.
La fillette ouvrait des yeux ronds, contemplant la petite créature qui ne bougeait plus et la fixait toujours.
Elle s'approcha encore de son petit "nid" douillet et se pencha.
- Elle... elle est à moi ? dit-elle d'une toute petite voix d'enfant émerveillé.
- Non à la voisine mais elle nous la prête ! asséna sa mère.
- Elenna ! s'indigna le père. Tu vois bien qu'elle est un peu sous le choc enfin !
- Mais bien sûr qu'elle est à toi. Sauf si tu la traites mal ou que tu n'en prends pas suffisamment soin.
Calianor tendit une main hésitante qu'elle posa délicatement sur la créature.
Son poil était dense et duveteux, et une chaleur tiède s'en dégageait.
Elle ressentit un léger soubressaut sous ses doigts.
Le boursouflet leva plus haut ses yeux emplis de questions.
- Salut toi ! chuchota la fillette.
La boule de poils fut parcourue par deux nouveaux tressaillements mais ne bougea pas.
- Papa, est-ce que tu as un caramel sur toi ?
Il en avait souvent dans une poche pour quand ils devaient soigner un enfant apeuré.
- Euh oui.
Il en sortit un et le lui tendit.
- Merci.
Elle le prit, le déballa.
La créature frémit et sembla tourner les yeux dans la direction de sa main, une étincelle d'intérêt traversant son regard.
- Tiens, c'est pour toi, dit-elle en tendant la main au milieu de laquelle elle avait posé le caramel.
- Tu devrais peut-être le poser dans le panier, suggéra le père.
- Non, si je fais ça, elle va le manger sans établir de contact. Si elle le veut, elle doit venir le prendre dans ma main, dit-elle d'un ton déterminé.
- Ah je vois.
Le boursoufflet examina la main au caramel, puis s'avança lentement.
Calianor retira sa main lentement. L'animal releva les yeux, comme indigné.
Eh mais...
- Ça t'intéresse ?
Elle le posa dans son autre main et glissa celle-ci au bord du panier.
La boule de poils avança d'un pas décidé dans la nouvelle direction, s'arrêta juste devant, sembla réfléchir, puis posa sa frimousse tout contre la main.
Soudain, d'un geste vif, elle saisit le bonbon et le goba.
Après quoi, elle leva à nouveau ses grands yeux noirs vers elle.
* Que peut-elle bien se dire ? Elle se demande peut-être quoi c'est tout ? *
La créature baissa la tête et posa sa face dans la main de l'enfant.
La fillette sentit comme un petit coup de langue, presque imperceptible, ou l'imaginait-elle ?
Alors Calianor leva l'autre main et vint caresser la fourrure violette, y glissant délicatement ses doigts.
Le boursoufflet lâcha un petit couinement.
- Tu crois qu'il couine parce qu'il m'aime bien ou parce qu'il a bien mangé ?
- Peut-être un peu des deux, dit doucement sa mère. Tu le sauras très vite. Et puis, même si c'est seulement pour le caramel, ce soir, ça peut évoluer, ne t'en fais pas.
* Oui c'est vrai, * se rassura-t-elle.
Elle contemplait le petit animal : il lui semblait le sentir respirer.
Puis la fillette sursauta et se retourna.
- Ha ! Oh non j'ai failli oublier.
Elle tendit ses bras pour enlasser ses deux parents.
- Merciiiii !
- De rien ma puce.
- Elle peut dormir dans ma chambre ?
- Oui. En fait, elle dort où tu veux, elle va où tu veux, mais tu assumes, tu en es responsable.
- Oui, acquiesça-t-elle.
Elle prit le panier dans ses bras.
Le boursoufflet roula dans ses petits coussins.
- Bouge pas ! Je vais te montrer ma chambre.
La créature pivota et la regarda.
* J'espère qu'elle va m'aimer... * pensa-t-elle.
Puis elle grimpa l'escalier, emportant avec elle, SON petit boursoufflet.
Reducio
(1388 mots)
" véritable artéfact de stupidité "
★ La lumière ne nie pas l’ombre, elle la traverse ★
2e année RP - inscrite à la chronologie
Participe à [Coucou Rapeltout]
Alias Marraine la bonne fée
Welcome to Tir Na Daen
« " Tu t'appelleras Thémélia" »
Dimanche 10 juillet 2050
Elle émergea peu à peu du sommeil tandis que la lumière du soleil transperçait les rideaux de sa chambre.
- Hmmmnnnggg ! grommela-t-elle en rabattant le drap sur sa tête.
Puis, frappée d'un souvenir, elle l'écarta précipitamment.
L'avait-elle rêvé ? Mais dans son souvenir, ses parents lui avaient offert un boursoufflet la veille.
Elle se redressa.
Il y avait bien un panier posé là-bas, empli de coussins et de tissus agréables... mais pas de boule de poils.
Elle bondit et courut se pencher dessus.
Elle fouilla sous les couvertures et entre les coussins : rien.
* Oh non ! * pensa-t-elle, désespérée.
Elle pivota, prête à s'élancer pour fouiller tout le manoir et la totalité du jardin s'il le fallait, mais se retint quand son regard se posa sur un amas violet, orné de deux grands yeux noirs qui la fixaient depuis une étagère.
- Bon sang mais tu m'as fait peur, s'écria-t-elle en le rejoignant. Mais comment t'as fait pour te retrouver là ? !
La créature fit un tour complet sur elle-même et revint lui faire face, l'air de direMais pourquoi tu cries ainsi ? Il y a un problème ? Ça un rapport avec moi ?
La fillette soupira et tendit les mains vers l'étagère.
Le boursoufflet les contempla un instant, comme hésitant, puis bondit dedans.
- Allez viens par ici.
Elle retourna le poser dans son panier.
Elle le caressa un instant, puis comme il avait roulé sur un tas de coussins moelleux, elle retourna elle aussi se poser sur son lit, pour se remettre de ses émotions.
- Ah je te jure, quelle frayeur tu m'as faite, lança-t-elle en reportant son regard sur le panier. Mais !
Le panier était à nouveau vide.
Sur le tapis, un projectile violet tourbillonnait, roulait et vint s'écraser contre un pied du lit.
- Tu vas te faire mal, protesta-t-elle en se relevant.
Mais la créature était déjà repartie à l'assaut d'un meuble.
Elle bondit mais se rata et retomba au sol.
La fillette éclata de rire.
La boule d'énergie - qui ne semblait pas capable de se faire mal - repartait déjà à l'aventure.
- T'as bien plus d'énergie que moi au réveil.
En réponse, l'animal pivota, la regarda, puis tournoya comme une toupie et fit une sorte de cumulet bondissant.
Elle rit.
Puis elle s'avança et saisit la petite créature.
- Faut qu'on parle toi et moi.
Elle retourna s'asseoir sur le lit, le boursouflet posé sur les genoux.
- Visiblement, tu n'as pas l'air de vouloir traîner dans ton panier. Mais si tu roules partout, il va falloir que tu te maîtrises un peu, ou on va avoir des problèmes.
Les grands yeux noirs la fixaient, attentifs.
- Mouais, t'es sûre de comprendre ce que je dis ?
- Ffwiiic
- Et il va falloir que je te choisisse un nom, un nom auquel tu répondras... murmura la fillette.
Elle réfléchit.
- Faisons un test : si je te dis "BOULE DE POILS".
Aucune réaction.
- BONBON ?
Rien.
- Bon, plus sérieusement... comment je pourrais t'appeler...
Elle se concentra.
- GUIMAUVE ?
Le boursoufflet tourna la tête de côté.
- Ça veut dire non ? bof ?
Elle se concentra.
- Mirabelle.
Le boursoufflet leva les yeux au ciel.
La fillette soupira.
- C'est compliqué. Caramélia ?
Le boursouflet bascula sur le côté.
- C'est une réponse ou je t'ennuie ? Je connais quelqu'un qui a appelé son boursoufflet Sugarrex. Ça te dit Sugarqueen ?
Pas de réaction.
- Ah si tu pouvais parler.
Finalement, elle posa le boursoufflet sur son oreiller et se leva.
Elle ouvrit un tiroir, fouilla et sortit un petit carnet.
- Le voilà.
Elle l'ouvrit, chercha et s'arrêta sur une page.
- J'avais noté quelques idées de noms il y a quelques temps, quand j'avais décidé que j'aurais un boursoufflet.
Ou une chouette. Elle avait hésité. C'était des noms pour les deux ? l'un ou l'autre ? Elle ne savait plus trop.
- Bon, voyons un peu : Aelya, Lindorie...
Un bruit sourd la fit se retourner.
L'éclair violet filait à nouveau sur le tapis.
- Viens ici, Aelya.
La boule de poils ne la regarda pas.
- Ici Mirélys.
Elle s'arrêta et pivota.
- Ah ? Mirélys ?
Elle la regarda.
- Mirélya ?
Elle avait marqué les deux variantes.
Le boursouflet sembla faire quelques micro bonds, la fixant toujours.
Il lui restait encore l'une ou l'autre possibilités.
- Tu préfères Thaléssia ?
La créature duveteuse s'interrompit dans sa progression.
- Ffwiic
- Thaléssia ou Mirélys...
- Ffwiiic, puis quelques petits sautillements.
- Il me reste encore Thémélia.
- Ffwiiiic ffwiiiic ffwiiiiic
Calianor releva la tête de son carnet.
- Thémélia ? répéta-t-elle, intriguée.
La boule de poils bondit dans sa direction.
- Intéressant...
Elle posa le carnet, recula de quelques pas vers la fenêtre.
- Viens ici Thémélia.
Petits bonds, roulade et la voici à ses pieds.
Se redressant, elle la contemple de ses yeux noirs.
- Alors on est d'accord ? Tu t'appelleras Thémélia ?
- Ffwiiic ffwiiiic ffwiiiiic
Dimanche 10 juillet 2050
Elle émergea peu à peu du sommeil tandis que la lumière du soleil transperçait les rideaux de sa chambre.
- Hmmmnnnggg ! grommela-t-elle en rabattant le drap sur sa tête.
Puis, frappée d'un souvenir, elle l'écarta précipitamment.
L'avait-elle rêvé ? Mais dans son souvenir, ses parents lui avaient offert un boursoufflet la veille.
Elle se redressa.
Il y avait bien un panier posé là-bas, empli de coussins et de tissus agréables... mais pas de boule de poils.
Elle bondit et courut se pencher dessus.
Elle fouilla sous les couvertures et entre les coussins : rien.
* Oh non ! * pensa-t-elle, désespérée.
Elle pivota, prête à s'élancer pour fouiller tout le manoir et la totalité du jardin s'il le fallait, mais se retint quand son regard se posa sur un amas violet, orné de deux grands yeux noirs qui la fixaient depuis une étagère.
- Bon sang mais tu m'as fait peur, s'écria-t-elle en le rejoignant. Mais comment t'as fait pour te retrouver là ? !
La créature fit un tour complet sur elle-même et revint lui faire face, l'air de direMais pourquoi tu cries ainsi ? Il y a un problème ? Ça un rapport avec moi ?
La fillette soupira et tendit les mains vers l'étagère.
Le boursoufflet les contempla un instant, comme hésitant, puis bondit dedans.
- Allez viens par ici.
Elle retourna le poser dans son panier.
Elle le caressa un instant, puis comme il avait roulé sur un tas de coussins moelleux, elle retourna elle aussi se poser sur son lit, pour se remettre de ses émotions.
- Ah je te jure, quelle frayeur tu m'as faite, lança-t-elle en reportant son regard sur le panier. Mais !
Le panier était à nouveau vide.
Sur le tapis, un projectile violet tourbillonnait, roulait et vint s'écraser contre un pied du lit.
- Tu vas te faire mal, protesta-t-elle en se relevant.
Mais la créature était déjà repartie à l'assaut d'un meuble.
Elle bondit mais se rata et retomba au sol.
La fillette éclata de rire.
La boule d'énergie - qui ne semblait pas capable de se faire mal - repartait déjà à l'aventure.
- T'as bien plus d'énergie que moi au réveil.
En réponse, l'animal pivota, la regarda, puis tournoya comme une toupie et fit une sorte de cumulet bondissant.
Elle rit.
Puis elle s'avança et saisit la petite créature.
- Faut qu'on parle toi et moi.
Elle retourna s'asseoir sur le lit, le boursouflet posé sur les genoux.
- Visiblement, tu n'as pas l'air de vouloir traîner dans ton panier. Mais si tu roules partout, il va falloir que tu te maîtrises un peu, ou on va avoir des problèmes.
Les grands yeux noirs la fixaient, attentifs.
- Mouais, t'es sûre de comprendre ce que je dis ?
- Ffwiiic
- Et il va falloir que je te choisisse un nom, un nom auquel tu répondras... murmura la fillette.
Elle réfléchit.
- Faisons un test : si je te dis "BOULE DE POILS".
Aucune réaction.
- BONBON ?
Rien.
- Bon, plus sérieusement... comment je pourrais t'appeler...
Elle se concentra.
- GUIMAUVE ?
Le boursoufflet tourna la tête de côté.
- Ça veut dire non ? bof ?
Elle se concentra.
- Mirabelle.
Le boursoufflet leva les yeux au ciel.
La fillette soupira.
- C'est compliqué. Caramélia ?
Le boursouflet bascula sur le côté.
- C'est une réponse ou je t'ennuie ? Je connais quelqu'un qui a appelé son boursoufflet Sugarrex. Ça te dit Sugarqueen ?
Pas de réaction.
- Ah si tu pouvais parler.
Finalement, elle posa le boursoufflet sur son oreiller et se leva.
Elle ouvrit un tiroir, fouilla et sortit un petit carnet.
- Le voilà.
Elle l'ouvrit, chercha et s'arrêta sur une page.
- J'avais noté quelques idées de noms il y a quelques temps, quand j'avais décidé que j'aurais un boursoufflet.
Ou une chouette. Elle avait hésité. C'était des noms pour les deux ? l'un ou l'autre ? Elle ne savait plus trop.
- Bon, voyons un peu : Aelya, Lindorie...
Un bruit sourd la fit se retourner.
L'éclair violet filait à nouveau sur le tapis.
- Viens ici, Aelya.
La boule de poils ne la regarda pas.
- Ici Mirélys.
Elle s'arrêta et pivota.
- Ah ? Mirélys ?
Elle la regarda.
- Mirélya ?
Elle avait marqué les deux variantes.
Le boursouflet sembla faire quelques micro bonds, la fixant toujours.
Il lui restait encore l'une ou l'autre possibilités.
- Tu préfères Thaléssia ?
La créature duveteuse s'interrompit dans sa progression.
- Ffwiic
- Thaléssia ou Mirélys...
- Ffwiiic, puis quelques petits sautillements.
- Il me reste encore Thémélia.
- Ffwiiiic ffwiiiic ffwiiiiic
Calianor releva la tête de son carnet.
- Thémélia ? répéta-t-elle, intriguée.
La boule de poils bondit dans sa direction.
- Intéressant...
Elle posa le carnet, recula de quelques pas vers la fenêtre.
- Viens ici Thémélia.
Petits bonds, roulade et la voici à ses pieds.
Se redressant, elle la contemple de ses yeux noirs.
- Alors on est d'accord ? Tu t'appelleras Thémélia ?
- Ffwiiic ffwiiiic ffwiiiiic
Reducio
(853 mots)
" véritable artéfact de stupidité "
★ La lumière ne nie pas l’ombre, elle la traverse ★
2e année RP - inscrite à la chronologie
Participe à [Coucou Rapeltout]
Alias Marraine la bonne fée
Welcome to Tir Na Daen
" Ça balance pas mal par ici "
L'histoire commence
ici : « Je ne veux plus danser comme un éléphant ! » [France] [PNJ]
avant de se poursuivre en Écosse
- Faut que je t'avoue quelque chose, avait-elle dit. Durant mes vacances en France, j'ai pris des cours de danse.
- Mais... quoi ? t'as toujours dit que c'était pas fait pour toi ! s'exclama Arabella, surprise.
- Oui parce que je me trouvais trop nulle.
- Mais je voulais t'apprendre ! Je voulais qu'on danse ensemble ! protesta la petite brune.
- Je sais ! Je suis désolée. Mais j'en avais ras le bol d'être simédiocre en danse, alors j'ai voulu voir si j'étais un cas désespéré ou pas. Ma grand-mère a une amie qui est une ex-danseuse pro qui donne des cours à des fillettes, même débutantes. Alors je suis allée la voir et elle m'a dit que je n'étais pas désespérée, mais que je manquais de techniques, même basiques, et que ça me bloquais. Et donc elle m'a appris les bases. Et à partir de là, je dois encore travailler bien sûr, y a encore beaucoup de couches à ajouter mais j'ai les fondations quoi, et je suis moins gauche maintenant et plus à l'aise.
Arabella soupira et se croisa les bras.
- Et t'as fait ça sans moi ! Bon, faudra que tu me montres quand même.
- Bah justement... je me disais que peut-être que maintenant que je me suis lancée, on pourrait continuer ensemble. Toi ça entretiendra ta forme et moi, ça me permettrai de progresser.
La fillette se tut un instant, pinçant les lèvres, puis sourit.
- Ha ! Je devrais te dire non pour marquer mon agacement mais en même temps... ça me tente bien, et puis je ne sais pas rester fâchée longtemps sur toi ! On s'entraîne où ? dans la salle de musique ou dans le jardin ? demanda-t-elle, comme si toute contrariété s'était évanouie.
- La salle de musique est libre et on pourra lancer le grammophone enchanté pour nous jouer quelque chose.
- Bien. Qu'est-ce que tu as déjà fait comme style ?
- De la musique classique et un peu de variété.
- Allons voir ça.
Elles se rendirent dans la grande pièce où trônaient le piano et les autres instruments, bien ordonnés à leur place.
- Bon, je mets quoi ?
- Laisse-moi regarder. Hmmm celle-là, c'est parfait ! choisit Arabella.
- Mais je n'ai pas encore travaillé sur celle-là.
- Pas grave, ce sont des pas très simples. Tu as dit que tu avais appris les bases. Ça suffit pour danser là-dessus.
Calianor mit en route la musique et rejoignit Arabella sur l'espace bien dégagé qui leur servirait de piste de danse.
- Donne-moi ta main. Tu me suis.
- T'es sûre ?
- Certaine. Ne discute pas, vilaine.
Elle obtempéra, avec une certaine appréhension.
Mais au fur et à mesure que les notes s'égrénaient, elle se détendit.
* C'est vrai que les pas étaient assez basiques. Et en suivant Arabella, ça a l'air si simple ! *
Quand la mélodie se tut, elles s'arrêtèrent.
Calianor tourna son regard vers Arabella, comme pour décrypter sa mine.
* Elle m'a trouvée nulle ? ou pas ? * se demanda-t-elle, inquiète.
- Hmmmmm...
- Quoi ? tressaillit la fillette.
Son amie la jaugea durant un instant de silence qui lui sembla durer une éternité.
- Tu vois, quand tu veux.
- C'était pas trop nul alors ?
- Non, t'étais un peu raide au début. Tu flippais sûrement. Mais après, c'était beaucoup mieux. Je t'ai toujours dit que ton impression d'éléphant pataud quand tu dansais était due à ta crispation, parce qu'agile, tu l'es en principe ! Tu n'escaladerais pas les roches et les arbres comme un félin si non.
- T'exagères.
- Pour le coup, pas vraiment. Allez, on fait un truc plus cool, moins technique.
Elle alla choisir un autre morceau, de variété cette fois.
- On y va. Tu me suis.
Et elles dansèrent à nouveau, ondoyant au rythme de la musique qui s'élevait.
- Bien. Pour aujourd'hui, on va se contenter de faire du basique et du cool facile. La prochaine fois, je te ferai travailler quelque chose d'un peu plus difficile, pour que tu découvres de nouveaux pas.
- Tu devrais faire prof de danse, décréta Calianor.
- Oui, d'ailleurs je vais te déposer ma note.
- Ah ouais, et c'est combien ? la défia la fillette.
- Un paquet de bonbons.
- Par leçon ?
- Hmmm... disons pour un pack de cinq leçons, annonça son amie.
- Et... si je refuse de payer ?
- Bataille de chatouilles, cria Arabella en se jetant sur elle.
Elles roulèrent au sol et commençèrent à se chatouiller.
L'histoire commence
ici : « Je ne veux plus danser comme un éléphant ! » [France] [PNJ]
avant de se poursuivre en Écosse
- Faut que je t'avoue quelque chose, avait-elle dit. Durant mes vacances en France, j'ai pris des cours de danse.
- Mais... quoi ? t'as toujours dit que c'était pas fait pour toi ! s'exclama Arabella, surprise.
- Oui parce que je me trouvais trop nulle.
- Mais je voulais t'apprendre ! Je voulais qu'on danse ensemble ! protesta la petite brune.
- Je sais ! Je suis désolée. Mais j'en avais ras le bol d'être simédiocre en danse, alors j'ai voulu voir si j'étais un cas désespéré ou pas. Ma grand-mère a une amie qui est une ex-danseuse pro qui donne des cours à des fillettes, même débutantes. Alors je suis allée la voir et elle m'a dit que je n'étais pas désespérée, mais que je manquais de techniques, même basiques, et que ça me bloquais. Et donc elle m'a appris les bases. Et à partir de là, je dois encore travailler bien sûr, y a encore beaucoup de couches à ajouter mais j'ai les fondations quoi, et je suis moins gauche maintenant et plus à l'aise.
Arabella soupira et se croisa les bras.
- Et t'as fait ça sans moi ! Bon, faudra que tu me montres quand même.
- Bah justement... je me disais que peut-être que maintenant que je me suis lancée, on pourrait continuer ensemble. Toi ça entretiendra ta forme et moi, ça me permettrai de progresser.
La fillette se tut un instant, pinçant les lèvres, puis sourit.
- Ha ! Je devrais te dire non pour marquer mon agacement mais en même temps... ça me tente bien, et puis je ne sais pas rester fâchée longtemps sur toi ! On s'entraîne où ? dans la salle de musique ou dans le jardin ? demanda-t-elle, comme si toute contrariété s'était évanouie.
- La salle de musique est libre et on pourra lancer le grammophone enchanté pour nous jouer quelque chose.
- Bien. Qu'est-ce que tu as déjà fait comme style ?
- De la musique classique et un peu de variété.
- Allons voir ça.
Elles se rendirent dans la grande pièce où trônaient le piano et les autres instruments, bien ordonnés à leur place.
- Bon, je mets quoi ?
- Laisse-moi regarder. Hmmm celle-là, c'est parfait ! choisit Arabella.
- Mais je n'ai pas encore travaillé sur celle-là.
- Pas grave, ce sont des pas très simples. Tu as dit que tu avais appris les bases. Ça suffit pour danser là-dessus.
Calianor mit en route la musique et rejoignit Arabella sur l'espace bien dégagé qui leur servirait de piste de danse.
- Donne-moi ta main. Tu me suis.
- T'es sûre ?
- Certaine. Ne discute pas, vilaine.
Elle obtempéra, avec une certaine appréhension.
Mais au fur et à mesure que les notes s'égrénaient, elle se détendit.
* C'est vrai que les pas étaient assez basiques. Et en suivant Arabella, ça a l'air si simple ! *
Quand la mélodie se tut, elles s'arrêtèrent.
Calianor tourna son regard vers Arabella, comme pour décrypter sa mine.
* Elle m'a trouvée nulle ? ou pas ? * se demanda-t-elle, inquiète.
- Hmmmmm...
- Quoi ? tressaillit la fillette.
Son amie la jaugea durant un instant de silence qui lui sembla durer une éternité.
- Tu vois, quand tu veux.
- C'était pas trop nul alors ?
- Non, t'étais un peu raide au début. Tu flippais sûrement. Mais après, c'était beaucoup mieux. Je t'ai toujours dit que ton impression d'éléphant pataud quand tu dansais était due à ta crispation, parce qu'agile, tu l'es en principe ! Tu n'escaladerais pas les roches et les arbres comme un félin si non.
- T'exagères.
- Pour le coup, pas vraiment. Allez, on fait un truc plus cool, moins technique.
Elle alla choisir un autre morceau, de variété cette fois.
- On y va. Tu me suis.
Et elles dansèrent à nouveau, ondoyant au rythme de la musique qui s'élevait.
- Bien. Pour aujourd'hui, on va se contenter de faire du basique et du cool facile. La prochaine fois, je te ferai travailler quelque chose d'un peu plus difficile, pour que tu découvres de nouveaux pas.
- Tu devrais faire prof de danse, décréta Calianor.
- Oui, d'ailleurs je vais te déposer ma note.
- Ah ouais, et c'est combien ? la défia la fillette.
- Un paquet de bonbons.
- Par leçon ?
- Hmmm... disons pour un pack de cinq leçons, annonça son amie.
- Et... si je refuse de payer ?
- Bataille de chatouilles, cria Arabella en se jetant sur elle.
Elles roulèrent au sol et commençèrent à se chatouiller.
Reducio
(770 mots)
" véritable artéfact de stupidité "
★ La lumière ne nie pas l’ombre, elle la traverse ★
2e année RP - inscrite à la chronologie
Participe à [Coucou Rapeltout]
Alias Marraine la bonne fée
Welcome to Tir Na Daen
Leçon de vie
Décembre 2043
Ciseau, colle, ciseau, colle,...
Les grands n'avaient pas besoin de tout cela pour fabriquer des décorations.
Avec leur baguette, ils découpaient, collaient et les fabriquaient en quelques mots.
C'était rapide, net... et moins drôle.
Tellement moins drôle que les grands n'en faisaient pas beaucoup.
Elle, du haut de ses cinq ans, elle en faisait plein, et elle adorait ça ! Des dizaines de petites décorations faites de ses petites mains : des petits sapins en carton et en papier, de petits lutins à partir de fruits secs, des mini traîneaux avec des morceaux de bois, des étoiles en papier brillant et pailleté,...
Ciseau... ah mince, raté celui-là.
Ciseau, colle.
Bon, c'était aussi plus salissant : petits morceaux de papier parsemés, cadavres de cartons découpés, un tube de colle déjà vide, des résidus de bois qu'elle avait utilisé, coque de fruits et feuilles,...
Et elle devait encore peindre ceux qui nécessitaient de la couleur.
Et en plus de tout ce désordre de bricolage, des miettes de biscuits.
Ils étaient tout fraîchement sortis du four : les petits sablés de grand-mère, version fin d'année, en forme de sapins, de bonhommes de neige, de renne, d'étoile,...
Après des heures de travail, elle contempla le résultat disposé sur la table.
Elle était assez contente d'elle et avait hâte de le montrer à maman et papa.
Mais avant, il fallait que l'espace soit présentable.
- Nimu ! appela-t-elle.
La petite elfe de maison apparut.
- Oui Miss ?
- J'ai terminé mes décorations, mais avant que j'appelle maman pour qu'elle vienne voir, je veux que tu me nettoies tout ça, dit-elle désignant de ses deux petits bras tendus les déchets éparpillés.
- Oui Miss, acquiesça la petite créature, sans broncher. Oh ils sont tout mignons Miss ! s'extasia l'elfe devant les petites formes rassemblées en armée décorative.
- Merci, sourit fièrement la fillette.
- Vous avez fait tout ça toute seule ?
- Oui !
- C'est fantastique !
- Merci Nimu, mais n'oublie pas de nettoyer ! rappela la fillette avec une pointe d'autorité d'enfant dictateur. Plus vite ce sera fait, plus vite je pourrai appeler maman. Allez !
- Oui Miss, pardonnez-moi, répondit Nimu, contrite, en s'activant déjà.
- Ah non ça c'est trop fort ! retentit une autre voix.
Calianor se retourna et découvrit sa mère qui approchait à grands pas.
La fillette prit une moue contrariée : la pièce n'était pas prête pour que maman découvre le résultat de son travail.
Mais pourquoi elle, était-elle contrariée ?
- Tu exagères, Mademoiselle ! asséna l'adulte.
* Elle a dit "Mademoiselle" en Français... avec cet air sévère, ce n'est pas bon signe... * réfléchit la petite.
- P... pourquoi ? demanda-t-elle timidement.
- Ça ! dit la mère en désignant les restes de bricolage et des biscuits.
- Mais tu es arrivée trop tôt ! Je sais que ce n'est pas bien en ordre mais j'ai dit à Nimu de le faire et elle...
- NOOON ! N'accuse pas cette pauvre Nimu !
- Mais...
- Qui a fait ça ? dit-elle désignant à nouveau les déchets.
- Beh... moi en bricolant... mais je n'ai pas la magie pour éviter de faire des déchets quand je bricole moi.
- Le problème n'est pas que tu aies fait des déchets, ça je le comprends ! Mais qui l'a fait ?
- Ben moi... murmura-t-elle presque.
- Alors pourquoi serait-ce Nimu qui doit tout nettoyer ? seule ?
- Parce que c'est son travail... dit-elle d'une petite voix, inquiète mais sans se démonter.
Mauvaise réponse à en juger par le regard flamboyant de colère de sa mère.
- Son travail, c'est de veiller au bon état de la maison, à l'accomplissement des tâches ménagères normales, et veiller sur toi, mais pas de te servir et de ramasser tout ce que tu sèmes ! En plus tu as mis des miettes partout.
L'enfant baissa la tête.
- Mais comment je fais ?
- Tu sais ramasser tes petits papiers et les rassembler dans une corbeille ! Tu peux prendre un chiffon et de l'eau pour enlever les tâches de peinture ! Tu peux...
- Mais je ne suis pas femme de ménage, protesta l'enfant, avec véhémence.
- Et Nimu n'est pas ton esclave ! tonna la mère.
La fillette jeta des regards désespérés autour d'elle, apeurée, et baissa à nouveau la tête.
- Arrête Nimu s'il te plait, reprit l'adulte sur un ton ferme mais bienveillant.
Tournant la tête vers la table, Calianor constata que pendant leur conversation, la petite elfe, qui avait l'air pourtant aussi effrayée qu'elle, avait commencé à débarrasser le plus gros des détritus.
- Oh m... mais... c'est mon travail Madame Elenna. Je peux le faire pour Miss Calianor.
- C'est gentil Nimu, mais Mademoiselle Calianor doit comprendre qu'elle doit s'occuper de nettoyer le désordre qu'elle a mis, même si c'est pour une jolie raison.
Elle abaissa son regard vers sa fille et reprit sur un ton plus calme mais ferme.
- Tu peux demander de l'aide à Nimu, si elle n'est pas déjà occupée à autre chose, ou si elle a un peu de temps pour ça, mais demander de l'aide ne veut pas dire lui laisser le bordel entier à ranger seule sur ton ordre. Je t'ai déjà expliqué pourtant ! Isis, comme Nimu, et comme Lucky et Pollux travaillent ici, comme employés, pas comme serviteurs et encore moins comme esclaves. Et ils ont déjà assez de boulot, sans que tu doives leur en ajouter à la pelle. Alors ils peuvent t'aider, mais pas accomplir toute la besogne de nettoyer le terrain après ton passage pendant que tu dégustes ou te tournes les pouces !
La fillette fixait ses pieds, les yeux remplis de larmes.
- Tu peux y aller Nimu, ajouta Elenna, à l'attention de la petite elfe qui se tordait les mains sans savoir quoi dire ou faire, et désespérée d'être le sujet de la dispute.
Elle hocha la tête et s'esquiva à petits pas, oubliant qu'elle pouvait transplaner.
- Cali, reprit la mère doucement. Je croyais que tu aimais bien Nimu.
- Mais oui je l'aime bien, confirma la fillette avec précipitation.
- Et tu trouves ça normal de traiter quelqu'un que tu aimes bien comme ça ?
- Mais... je voulais que tout soit en ordre avant de te montrer, et Nimu elle fait ça très vite et...
- Et c'est son travail, c'est ça ? Mon coeur, c'est vrai qu'elle ira plus vite que toi pour ranger, mais du travail, elle en a déjà, alors si tu lui en ajoutes, essaie au moins de lui faciliter la tâche et demande-le-lui poliment. Là y en a partout. En plus, je l'ai entendue te complimenter pour tes décorations, et toi, tu t'empressais de lui rappeler de nettoyer. Tu trouves ça gentil ?
La fillette hocha négativement la tête, la mine honteuse, prenant conscience de son comportement.
- Je suis désolée maman, murmura-t-elle les larmes coulant sur ses joues rouges.
La mère s'abaissa et posa un bras sur ses épaules.
- Ce n'est pas à moi que tu dois le dire tu sais, chuchota-t-elle.
La fillette releva la tête puis, regardant vers la porte, partit en courant.
- NIMUUU !
Déboulant dans le couloir, elle vit revenir en courant la petite elfe.
- Que s'passe-t-il Miss ?
- Nimuuuu ! lança-t-elle en se jetant sur elle pour la prendre dans ses bras. Je te demande pardon Nimu.
- Oh mais Miss...
- J'ai été méchante avec toi.
La petite elfe était aussi rouge que l'enfant et ne savait pas quoi dire. Toutes deux pleuraient à chaudes larmes.
Quand Calianor revint dans la pièce, tout était en ordre.
Sa mère avait poursuivi ce que la petite elfe avait entamé.
Elle examinait à présent les décorations.
- C'est vraiment très bien fait, dit-elle.
- C'est vrai, tu trouves ? se réjouit la fillette.
- Bien sûr, sourit-elle en la serrant contre elle.
- Je pourrai encore en faire ? malgré tout ?
- Si tu as compris la leçon, oui ! Le problème, ce n'est pas que tu bricoles, c'est que tu ne laisses pas un chantier à la charge des autres, sans lever le petit doigt sous prétexte qu'ils ont un talent certain ou la magie pour le faire. Et puis... je n'ai pas aimé comment tu semblais traiter Nimu. C'était irrespectueux, et je ne veux pas que tu lui manques de respect parce qu'elle est une elfe de maison et toi une sorcière. Tu comprends ?
- Oui, répondit-elle en agitant vigoureusement la tête pour confirmer. Tu crois que Nimu a pensé que je l'aimais pas ? parce que c'est pas le cas !
- Non, je ne pense pas qu'elle l'ait pris ainsi. Mais moi, je voulais que les choses soient bien claires. Tu comprends ?
- Oui.
- Bien ! sourit l'adulte en serrant son enfant.
- Je peux aller chercher papa pour lui montrer ? comme ça après, on peut les installer.
- Vas-y.
En fin de journée, les petites décorations avaient trouvé leur place dans toute la maison.
Sauf une, que la fillette avait mise de côté après l'avoir choisie avec soin.
Après le repas du soir, elle se glissa dans les cuisines pour l'offrir à Nimu.
La petite elfe fut très émue en la recevant.
Elle alla l'accrocher bien en vue, "pour pouvoir la regarder le plus souvent possible" avait-elle expliqué.
Et chaque année depuis, elle en reçut une, spécialement faite pour elle.
Décembre 2043
Ciseau, colle, ciseau, colle,...
Les grands n'avaient pas besoin de tout cela pour fabriquer des décorations.
Avec leur baguette, ils découpaient, collaient et les fabriquaient en quelques mots.
C'était rapide, net... et moins drôle.
Tellement moins drôle que les grands n'en faisaient pas beaucoup.
Elle, du haut de ses cinq ans, elle en faisait plein, et elle adorait ça ! Des dizaines de petites décorations faites de ses petites mains : des petits sapins en carton et en papier, de petits lutins à partir de fruits secs, des mini traîneaux avec des morceaux de bois, des étoiles en papier brillant et pailleté,...
Ciseau... ah mince, raté celui-là.
Ciseau, colle.
Bon, c'était aussi plus salissant : petits morceaux de papier parsemés, cadavres de cartons découpés, un tube de colle déjà vide, des résidus de bois qu'elle avait utilisé, coque de fruits et feuilles,...
Et elle devait encore peindre ceux qui nécessitaient de la couleur.
Et en plus de tout ce désordre de bricolage, des miettes de biscuits.
Ils étaient tout fraîchement sortis du four : les petits sablés de grand-mère, version fin d'année, en forme de sapins, de bonhommes de neige, de renne, d'étoile,...
Après des heures de travail, elle contempla le résultat disposé sur la table.
Elle était assez contente d'elle et avait hâte de le montrer à maman et papa.
Mais avant, il fallait que l'espace soit présentable.
- Nimu ! appela-t-elle.
La petite elfe de maison apparut.
- Oui Miss ?
- J'ai terminé mes décorations, mais avant que j'appelle maman pour qu'elle vienne voir, je veux que tu me nettoies tout ça, dit-elle désignant de ses deux petits bras tendus les déchets éparpillés.
- Oui Miss, acquiesça la petite créature, sans broncher. Oh ils sont tout mignons Miss ! s'extasia l'elfe devant les petites formes rassemblées en armée décorative.
- Merci, sourit fièrement la fillette.
- Vous avez fait tout ça toute seule ?
- Oui !
- C'est fantastique !
- Merci Nimu, mais n'oublie pas de nettoyer ! rappela la fillette avec une pointe d'autorité d'enfant dictateur. Plus vite ce sera fait, plus vite je pourrai appeler maman. Allez !
- Oui Miss, pardonnez-moi, répondit Nimu, contrite, en s'activant déjà.
- Ah non ça c'est trop fort ! retentit une autre voix.
Calianor se retourna et découvrit sa mère qui approchait à grands pas.
La fillette prit une moue contrariée : la pièce n'était pas prête pour que maman découvre le résultat de son travail.
Mais pourquoi elle, était-elle contrariée ?
- Tu exagères, Mademoiselle ! asséna l'adulte.
* Elle a dit "Mademoiselle" en Français... avec cet air sévère, ce n'est pas bon signe... * réfléchit la petite.
- P... pourquoi ? demanda-t-elle timidement.
- Ça ! dit la mère en désignant les restes de bricolage et des biscuits.
- Mais tu es arrivée trop tôt ! Je sais que ce n'est pas bien en ordre mais j'ai dit à Nimu de le faire et elle...
- NOOON ! N'accuse pas cette pauvre Nimu !
- Mais...
- Qui a fait ça ? dit-elle désignant à nouveau les déchets.
- Beh... moi en bricolant... mais je n'ai pas la magie pour éviter de faire des déchets quand je bricole moi.
- Le problème n'est pas que tu aies fait des déchets, ça je le comprends ! Mais qui l'a fait ?
- Ben moi... murmura-t-elle presque.
- Alors pourquoi serait-ce Nimu qui doit tout nettoyer ? seule ?
- Parce que c'est son travail... dit-elle d'une petite voix, inquiète mais sans se démonter.
Mauvaise réponse à en juger par le regard flamboyant de colère de sa mère.
- Son travail, c'est de veiller au bon état de la maison, à l'accomplissement des tâches ménagères normales, et veiller sur toi, mais pas de te servir et de ramasser tout ce que tu sèmes ! En plus tu as mis des miettes partout.
L'enfant baissa la tête.
- Mais comment je fais ?
- Tu sais ramasser tes petits papiers et les rassembler dans une corbeille ! Tu peux prendre un chiffon et de l'eau pour enlever les tâches de peinture ! Tu peux...
- Mais je ne suis pas femme de ménage, protesta l'enfant, avec véhémence.
- Et Nimu n'est pas ton esclave ! tonna la mère.
La fillette jeta des regards désespérés autour d'elle, apeurée, et baissa à nouveau la tête.
- Arrête Nimu s'il te plait, reprit l'adulte sur un ton ferme mais bienveillant.
Tournant la tête vers la table, Calianor constata que pendant leur conversation, la petite elfe, qui avait l'air pourtant aussi effrayée qu'elle, avait commencé à débarrasser le plus gros des détritus.
- Oh m... mais... c'est mon travail Madame Elenna. Je peux le faire pour Miss Calianor.
- C'est gentil Nimu, mais Mademoiselle Calianor doit comprendre qu'elle doit s'occuper de nettoyer le désordre qu'elle a mis, même si c'est pour une jolie raison.
Elle abaissa son regard vers sa fille et reprit sur un ton plus calme mais ferme.
- Tu peux demander de l'aide à Nimu, si elle n'est pas déjà occupée à autre chose, ou si elle a un peu de temps pour ça, mais demander de l'aide ne veut pas dire lui laisser le bordel entier à ranger seule sur ton ordre. Je t'ai déjà expliqué pourtant ! Isis, comme Nimu, et comme Lucky et Pollux travaillent ici, comme employés, pas comme serviteurs et encore moins comme esclaves. Et ils ont déjà assez de boulot, sans que tu doives leur en ajouter à la pelle. Alors ils peuvent t'aider, mais pas accomplir toute la besogne de nettoyer le terrain après ton passage pendant que tu dégustes ou te tournes les pouces !
La fillette fixait ses pieds, les yeux remplis de larmes.
- Tu peux y aller Nimu, ajouta Elenna, à l'attention de la petite elfe qui se tordait les mains sans savoir quoi dire ou faire, et désespérée d'être le sujet de la dispute.
Elle hocha la tête et s'esquiva à petits pas, oubliant qu'elle pouvait transplaner.
- Cali, reprit la mère doucement. Je croyais que tu aimais bien Nimu.
- Mais oui je l'aime bien, confirma la fillette avec précipitation.
- Et tu trouves ça normal de traiter quelqu'un que tu aimes bien comme ça ?
- Mais... je voulais que tout soit en ordre avant de te montrer, et Nimu elle fait ça très vite et...
- Et c'est son travail, c'est ça ? Mon coeur, c'est vrai qu'elle ira plus vite que toi pour ranger, mais du travail, elle en a déjà, alors si tu lui en ajoutes, essaie au moins de lui faciliter la tâche et demande-le-lui poliment. Là y en a partout. En plus, je l'ai entendue te complimenter pour tes décorations, et toi, tu t'empressais de lui rappeler de nettoyer. Tu trouves ça gentil ?
La fillette hocha négativement la tête, la mine honteuse, prenant conscience de son comportement.
- Je suis désolée maman, murmura-t-elle les larmes coulant sur ses joues rouges.
La mère s'abaissa et posa un bras sur ses épaules.
- Ce n'est pas à moi que tu dois le dire tu sais, chuchota-t-elle.
La fillette releva la tête puis, regardant vers la porte, partit en courant.
- NIMUUU !
Déboulant dans le couloir, elle vit revenir en courant la petite elfe.
- Que s'passe-t-il Miss ?
- Nimuuuu ! lança-t-elle en se jetant sur elle pour la prendre dans ses bras. Je te demande pardon Nimu.
- Oh mais Miss...
- J'ai été méchante avec toi.
La petite elfe était aussi rouge que l'enfant et ne savait pas quoi dire. Toutes deux pleuraient à chaudes larmes.
Quand Calianor revint dans la pièce, tout était en ordre.
Sa mère avait poursuivi ce que la petite elfe avait entamé.
Elle examinait à présent les décorations.
- C'est vraiment très bien fait, dit-elle.
- C'est vrai, tu trouves ? se réjouit la fillette.
- Bien sûr, sourit-elle en la serrant contre elle.
- Je pourrai encore en faire ? malgré tout ?
- Si tu as compris la leçon, oui ! Le problème, ce n'est pas que tu bricoles, c'est que tu ne laisses pas un chantier à la charge des autres, sans lever le petit doigt sous prétexte qu'ils ont un talent certain ou la magie pour le faire. Et puis... je n'ai pas aimé comment tu semblais traiter Nimu. C'était irrespectueux, et je ne veux pas que tu lui manques de respect parce qu'elle est une elfe de maison et toi une sorcière. Tu comprends ?
- Oui, répondit-elle en agitant vigoureusement la tête pour confirmer. Tu crois que Nimu a pensé que je l'aimais pas ? parce que c'est pas le cas !
- Non, je ne pense pas qu'elle l'ait pris ainsi. Mais moi, je voulais que les choses soient bien claires. Tu comprends ?
- Oui.
- Bien ! sourit l'adulte en serrant son enfant.
- Je peux aller chercher papa pour lui montrer ? comme ça après, on peut les installer.
- Vas-y.
En fin de journée, les petites décorations avaient trouvé leur place dans toute la maison.
Sauf une, que la fillette avait mise de côté après l'avoir choisie avec soin.
Après le repas du soir, elle se glissa dans les cuisines pour l'offrir à Nimu.
La petite elfe fut très émue en la recevant.
Elle alla l'accrocher bien en vue, "pour pouvoir la regarder le plus souvent possible" avait-elle expliqué.
Et chaque année depuis, elle en reçut une, spécialement faite pour elle.
Reducio
(1581 mots)
" véritable artéfact de stupidité "
★ La lumière ne nie pas l’ombre, elle la traverse ★
2e année RP - inscrite à la chronologie
Participe à [Coucou Rapeltout]
Alias Marraine la bonne fée
Welcome to Tir Na Daen
« Le père Noël existe ! »
18 décembre 2050
A sa descente du Poudlard Express qui avaient ramenés les petits pensionnaires de l'école à Londres à l'occasion des vacances de Noël, Calianor fut accueillie par ses grands-parents.
Et tandis qu'ils entamaient le chemin du retour vers Fort William, elle leur raconta les points les plus importants, selon elle, des premiers mois de sa deuxième année.
Bien sûr, elle leur avait envoyé des lettres où elle racontait déjà pas mal de choses, mais un récit en live, c'était quand même autre chose !
- Papa avait une urgence ? demanda-t-elle soudain.
- Il faisait quelques visites à domicile en dehors de Fort William. Il sera probablement rentré quand nous arriverons, lui répondit sa grand-mère.
Elle allait demander pourquoi sa mère ne les avait pas accompagnés, elle non plus, mais elle se dit qu'ils pourraient mal prendre sa question et se vexer.
C'est juste que... ça l'étonnait un peu, mais bon, elle n'ajouta rien.
Quand ils arrivèrent enfin à la maison, Nimu accourut vers elle.
- Miss Cali ! J'ai préparé plein de macarons pour votre retour et une théière remplie de votre thé d'hiver préféré.
- Merci Nimu, t'es un angelfique, répondit la fillette en étreignant la petite elfe de maison.
- Hé ! moi aussi je veux mon câlin ! résonna une voix joviale dans son dos.
- Papa ! T'es rentré ? t'as fini tes visites ?
- Comme tu vois, je suis rentré. J'ai prescrit n'importe quoi en vitesse pour être là à temps.
- Menteur, rit-elle.
- Non c'est vrai, je prescris toujours n'importe quoi de toute façon.
- Je vais le répéter à tous tes patients ! annonça Calianor, impérieuse et malicieuse.
- Chouette ! Je n'aurai plus de travail.
- Mais qu'est-ce que tu peux sortir comme âneries ! seupira la grand-mère. A se demander qui est l'enfant de vous deux !
- Oh m'man ! tu sais que c'est pour rire, protesta Cédric.
- Oui ! J'ai élevé un clown, merci de me le rappeler, rétorqua Katryne.
Évidemment, c'était plus de la taquinerie qu'un vrai reproche, en tout cas ça n'était pas méchant.
Grand-mère était fier de son fils, elle était juste parfois un peu dépassée par son côté grand enfant farceur. Et gourmand.
- On va voir ces macarons ? conclut-il.
- Ouiii !
La fillette le suivit dans le salon où un grand feu palpitait dans la cheminée.
Qu'il faisait bon ici. Qu'on était bien à la maison...
Mais... où était sa mère enfin ?
Elle s'assit et prit la tasse de thé chaude que lui tendit Nimu.
- Merci.
Elle en prit une gorgée pour se réchauffer de l'intérieur.
- Papa, où elle est maman ?
- Elle arrive ma puce.
Il marqua une pause.
* Quoi ? * se demanda-t-elle aussitôt, pressentant qu'il lui cachait une information.
- Mais tu vas sans doute remarquer un petit changement...
- Oh non ! elle n'a pas coupé ses cheveux quand même !
- Non non, pas ça.
- Quoi alors ? demanda-t-elle sur un ton où perçait un début d'inquiétude.
- Rien de grave mon cœur. Tu vas voir. C'est juste que... tu vas être surprise.
En attendant, elle était quand même un peu inquiète.
Ça pouvait être une surprise bof ! Ou une surprise beurk !
Elle entendit des pas dans l'escalier.
- C'est maman.
Elle se précipita sans que qui que ce soit eut le temps de la retenir.
- Mamaaan !
- Ma chérie.
L'adulte tendit les bras et la réceptionna en pleine course.
Mais tandis qu'elle serrait sa fille, celle-ci remarqua quelque chose... d'inhabituel.
- Ton ventre ! qu'est-ce que...
Elle ouvrit de grands yeux ronds. Sa mère sourit.
- T'es... t'es...
L'adulte acquiesça.
- JE VAIS AVOIR UNE PETITE SOEUR ! lança la fillette en commençant à tourbillonner dans le couloir.
- Ou un petit frère ! précisa sa mère doucement.
Mais Calianor ne l'entendit même pas, elle courait maintenant dans tous les sens, sautant partout, agitant les bras, frappant dans les mains, poussant des "wouhou".
Elle fut rejointe par une boule de poils violette qui roula jusqu'à elle et commença à bondir dans tous les sens avec elle.
- Thémélia ! Je vais avoir une petite sœur, répéta-t-elle en saisissant le boursouflet et la portant à bout de bras pour le plus grand plaisir de cette dernière.
- Quand est-ce qu'elle va naître ?
- A priori, en avril.
- Oh j'espère que ce sera au moment des vacances ! Tu crois que l'école me laissera venir la voir si non ? au moins le week-end ! interrogea-t-elle, implorante.
- On verra ça d'ici là ma puce.
- Faut que ce soit au moment des vacances.
Puis, elle s'approcha de sa mère, et posant une main sur son ventre, elle proclama :
- Écoute-moi petite sœur, il faut que tu te retiennes de sortir jusqu'aux vacances d'avril. Mais une fois que je serai là, tu te précipites pour naître. D'accord ? Ah et au fait, je me présente : je suis ta grande sœur, Calianor.
Puis elle releva la tête :
- Tu crois qu'elle m'a entendue ?
- Si ce n'est pas le cas, cet enfant est sacrément sourd ! plaisanta la jeune femme.
- Oui mais je devais parler fort pour qu'elle m'entende ! C'est comme si elle était dans un aquarium.
La mère pouffa de rire.
- Euh je ne dirais pas ça comme ça... mais peut-être un peu... oui.
La fillette était ravie de la nouvelle, et dans sa tête, elle ne put s'empêcher de penser que quelque part, un gros barbu vêtu de rouge lui avait enfin livré le cadeau de Noël qu'elle lui réclamait depuis des années...
18 décembre 2050
A sa descente du Poudlard Express qui avaient ramenés les petits pensionnaires de l'école à Londres à l'occasion des vacances de Noël, Calianor fut accueillie par ses grands-parents.
Et tandis qu'ils entamaient le chemin du retour vers Fort William, elle leur raconta les points les plus importants, selon elle, des premiers mois de sa deuxième année.
Bien sûr, elle leur avait envoyé des lettres où elle racontait déjà pas mal de choses, mais un récit en live, c'était quand même autre chose !
- Papa avait une urgence ? demanda-t-elle soudain.
- Il faisait quelques visites à domicile en dehors de Fort William. Il sera probablement rentré quand nous arriverons, lui répondit sa grand-mère.
Elle allait demander pourquoi sa mère ne les avait pas accompagnés, elle non plus, mais elle se dit qu'ils pourraient mal prendre sa question et se vexer.
C'est juste que... ça l'étonnait un peu, mais bon, elle n'ajouta rien.
Quand ils arrivèrent enfin à la maison, Nimu accourut vers elle.
- Miss Cali ! J'ai préparé plein de macarons pour votre retour et une théière remplie de votre thé d'hiver préféré.
- Merci Nimu, t'es un angelfique, répondit la fillette en étreignant la petite elfe de maison.
- Hé ! moi aussi je veux mon câlin ! résonna une voix joviale dans son dos.
- Papa ! T'es rentré ? t'as fini tes visites ?
- Comme tu vois, je suis rentré. J'ai prescrit n'importe quoi en vitesse pour être là à temps.
- Menteur, rit-elle.
- Non c'est vrai, je prescris toujours n'importe quoi de toute façon.
- Je vais le répéter à tous tes patients ! annonça Calianor, impérieuse et malicieuse.
- Chouette ! Je n'aurai plus de travail.
- Mais qu'est-ce que tu peux sortir comme âneries ! seupira la grand-mère. A se demander qui est l'enfant de vous deux !
- Oh m'man ! tu sais que c'est pour rire, protesta Cédric.
- Oui ! J'ai élevé un clown, merci de me le rappeler, rétorqua Katryne.
Évidemment, c'était plus de la taquinerie qu'un vrai reproche, en tout cas ça n'était pas méchant.
Grand-mère était fier de son fils, elle était juste parfois un peu dépassée par son côté grand enfant farceur. Et gourmand.
- On va voir ces macarons ? conclut-il.
- Ouiii !
La fillette le suivit dans le salon où un grand feu palpitait dans la cheminée.
Qu'il faisait bon ici. Qu'on était bien à la maison...
Mais... où était sa mère enfin ?
Elle s'assit et prit la tasse de thé chaude que lui tendit Nimu.
- Merci.
Elle en prit une gorgée pour se réchauffer de l'intérieur.
- Papa, où elle est maman ?
- Elle arrive ma puce.
Il marqua une pause.
* Quoi ? * se demanda-t-elle aussitôt, pressentant qu'il lui cachait une information.
- Mais tu vas sans doute remarquer un petit changement...
- Oh non ! elle n'a pas coupé ses cheveux quand même !
- Non non, pas ça.
- Quoi alors ? demanda-t-elle sur un ton où perçait un début d'inquiétude.
- Rien de grave mon cœur. Tu vas voir. C'est juste que... tu vas être surprise.
En attendant, elle était quand même un peu inquiète.
Ça pouvait être une surprise bof ! Ou une surprise beurk !
Elle entendit des pas dans l'escalier.
- C'est maman.
Elle se précipita sans que qui que ce soit eut le temps de la retenir.
- Mamaaan !
- Ma chérie.
L'adulte tendit les bras et la réceptionna en pleine course.
Mais tandis qu'elle serrait sa fille, celle-ci remarqua quelque chose... d'inhabituel.
- Ton ventre ! qu'est-ce que...
Elle ouvrit de grands yeux ronds. Sa mère sourit.
- T'es... t'es...
L'adulte acquiesça.
- JE VAIS AVOIR UNE PETITE SOEUR ! lança la fillette en commençant à tourbillonner dans le couloir.
- Ou un petit frère ! précisa sa mère doucement.
Mais Calianor ne l'entendit même pas, elle courait maintenant dans tous les sens, sautant partout, agitant les bras, frappant dans les mains, poussant des "wouhou".
Elle fut rejointe par une boule de poils violette qui roula jusqu'à elle et commença à bondir dans tous les sens avec elle.
- Thémélia ! Je vais avoir une petite sœur, répéta-t-elle en saisissant le boursouflet et la portant à bout de bras pour le plus grand plaisir de cette dernière.
- Quand est-ce qu'elle va naître ?
- A priori, en avril.
- Oh j'espère que ce sera au moment des vacances ! Tu crois que l'école me laissera venir la voir si non ? au moins le week-end ! interrogea-t-elle, implorante.
- On verra ça d'ici là ma puce.
- Faut que ce soit au moment des vacances.
Puis, elle s'approcha de sa mère, et posant une main sur son ventre, elle proclama :
- Écoute-moi petite sœur, il faut que tu te retiennes de sortir jusqu'aux vacances d'avril. Mais une fois que je serai là, tu te précipites pour naître. D'accord ? Ah et au fait, je me présente : je suis ta grande sœur, Calianor.
Puis elle releva la tête :
- Tu crois qu'elle m'a entendue ?
- Si ce n'est pas le cas, cet enfant est sacrément sourd ! plaisanta la jeune femme.
- Oui mais je devais parler fort pour qu'elle m'entende ! C'est comme si elle était dans un aquarium.
La mère pouffa de rire.
- Euh je ne dirais pas ça comme ça... mais peut-être un peu... oui.
La fillette était ravie de la nouvelle, et dans sa tête, elle ne put s'empêcher de penser que quelque part, un gros barbu vêtu de rouge lui avait enfin livré le cadeau de Noël qu'elle lui réclamait depuis des années...
Reducio
(951 mots)
" véritable artéfact de stupidité "
★ La lumière ne nie pas l’ombre, elle la traverse ★
2e année RP - inscrite à la chronologie
Participe à [Coucou Rapeltout]
Alias Marraine la bonne fée
Welcome to Tir Na Daen
Ça papote sur la glace
18 décembre 2050
Après avoir couru dans toute la maison en chantant la nouvelle - bien que tout le monde était déjà au courant chez elle ! -, elle avait défait sa malle, ranger vite fait bien fait ses affaires, puis avait demandé la permission de filer chez les McNaelys.
- Mais... tu viens à peine de les quitter !
- Oui mais à ce moment-là, j'ignorais encore la nouvelle. Je ne resterai pas longtemps, juste le temps de l'annoncer.
Son père fit une petite grimace.
- Hmmmouais ! Et puis vous papoterez et finirez en patinant sur la glace.
- Quoi tout a bien gelé ? ! s'enthousiasma la fillette.
Cédric Daenarya soupira.
- Pourquoi faut-il toujours que je parle trop... Oui, c'est bien gelé. Bon allez, vas-y et prends tes patins.
- Oh merci papa, dit-elle en se jetant à son cou.
Elle alla chercher ses patins à glace, les mit dans son sac et quitta la demeure familiale.
Elle courut jusqu'à celle de ses amis.
Après avoir salué leurs parents - enfin resalué, puisqu'elle les avait croisés quelques heures auparavant sur le quai 9¾ -, elle grimpa jusqu'à la chambre d'Arabella.
- Oh je te manquais déjà ! s'écria la fillette en se jetant au cou de son amie.
- Euh bah tu me manques toujours mais...
- Quoi ? lança Arabella, en fronçant un sourcil d'un air faussement contrarié.
- Il fallait que je te le dise tout de suite ! trépigna Calianor.
- Quoiii ? fit Arabella, franchement intéressée d'un coup.
- Je vais avoir une petite sœur !
- Nnnoon ? !
- Siii !
- Oh trop cooooool ! se réjouit son amie, en pirouettant avec elle. Quand ?
- Vers avril normalement.
- Ah mais alors ça doit déjà se voir ? !
- Oh oui ! confirma Calianor.
- Mais... au fait c'est vrai : ta mère n'était pas à Londres.
- Non. Je crois qu'elle limite ses déplacements en ce moment, et puis, ça n'aurait pas fait le même effet de le découvrir au milieu de tout le monde à la gare, fit remarquer la fillette.
- C'est incroyable ! Le Père Noël t'a peut-être finalement entendue...
Calianor rit.
- Faut dire que je l'avais gentiment menacé, plaisanta-t-elle.
- Tu lui as dit que t'allais lui couper sa barbe ?
- Non, que j'allais venir déposer ma requête à Mère Noël en personne, puisque lui l'avait ignorée depuis des années !
- Ah ouais ! ça c'est pire que de se faire couper la barbe ! Pourquoi t'as ton sac avec ?
- Papa m'a dit que l'eau avait bien gelé, au point qu'on pouvait patiner à notre endroit, alors j'ai pensé qu...
Elle n'eut pas le temps de terminer sa phrase que son amie se précipitait sur une armoire, ouvrait une porte, en claquait une autre, et sortait finalement une paire de patins.
- C'est bon !
- Euh t'y vas comme ça ?
- Ah euh... sourit la fillette un peu gênée de sa distraction.
Elle revêtit une tenue bien chaude, et après avoir prévenu les grands et demandé la permission pour Arabella, elles sortirent pour se diriger vers l'étendue de glace.
Après quelques pas, Calianor s'arrêta.
- Euh mais on n'attend pas Aïden ?
- Il ne viendra pas ! annonça Arabella, sur un ton mi-las mi-exaspéré.
- Pourquoi ?
- Je t'expliquerai plus loin, chuchota Arabella.
- Ah bon, d'accord, répondit Calianor, un peu surprise et désappointée.
Les fillettes gravirent les quelques centaines de mètres de pente douce qui les mena à leur étendue d'eau gelée.
C'est dans ce coin précis qu'elles trouvaient leur meilleur terrain de glisse, le plus solide et le plus sécurisé.
Plus bas, la glace était souvent trop fragile, quand bien même elle parvenait à se former.
Plus haut, les conditions étaient plus pénibles.
Elles enfilèrent leurs patins et commençèrent à glisser.
Prudemment, de petites glissades au départ, histoire de vérifier la résistance de la glace, la régularité de la surface, retrouver leurs sensations, leurs appuis...
Puis elles purent s'en donner à cœur joie.
- Tu sais que le marché de Noël a rouvert et qu'il y a encore la patinoire. On y va demain, annonça Calianor.
- Oh non, demain je ne pourrai pas venir.
- Il va rester encore quelques jours tu sais. On pourra y retourner plus tard dans la semaine. Mes grands-parents arrivent de France fin de la semaine. Je pourrai les convaincre de nous emmener à Londres sur le marché, et donc à la patinoire.
- Oh oui youpiiii, s'écria Arabella en effectuant une longue glissade qu'elle finit par une boucle.
- Wouais ! pas mal ! la félicita Calianor. Mais tu me dis pourquoi tu étais certaine qu'Aïden ne viendrait pas ?
- Il boude !
- Il boude ? !
C'est vrai qu'à la réflexion, elle l'avait trouvé très silencieux dans le train, ne levant pratiquement jamais le nez de son livre et se contentant de mono-syllabes en guise de réponse.
- C'est vrai que je l'ai trouvé un peu taciturne dans le train, et au matin à l'école. Je me suis même demandée s'il avait à ce point le blouse à l'idée de quitter Poudlard pour deux semaines...
Arabella éclata d'un rire sonore.
- Ha ha ha mais non pas du tout.
- Beh qu'est-ce qu'il a alors ?
- C'est à cause du bal d'hier soir.
- Ha ! Il aurait voulu y aller ? demanda Calianor, compatissante.
- Pas exactement.
- Quoi alors ?
Arabella sourit, d'un sourire malicieux.
- Mais quoi ? insista Calianor, avant de rater un battement .
* Il voulait y aller avec une fille qui n'a pas voulu... *
- Mais non ! dit Arabella, comme si elle avait entendu sa pensée.
- Mais je n'ai rien dit...
- Tu t'es dit qu'il s'était pris un râteau par une autre fille ! une autre que toi ! Je l'ai vu à ta tête.
- Mais euh...
- Tu n'arrives même pas à le nier.
Calianor fit la moue.
- Quand bien même il aurait eu des vues sur une autre fille, on n'avait pas de tenue pour l'occasion, rappelle-toi. C'est même pour ça que tu as failli ne pas y aller.
- Oui, je vous ai proposé qu'on reste ensemble puisque vous ne pouviez pas. Et tu m'as dit...
- De ne pas renoncer parce qu'on n'avait pas réussi à convaincre maman de nous laisser glisser une tenue de soirée dans notre malle. Oui. Et je maintiens. D'ailleurs, Aïden était d'accord avec moi, bien que légèrement plus réticent. Mais tu participais avec le Chœur alors... Seulement sa réticence, ou plutôt sa contrariété, n'a fait que croître.
- Tu aurais dû me le dire que ça le dérangeait !
- Il m'aurait tuée ! Et puis, c'était à lui de le faire. Et en même temps, il était... écartelé.
- É-car-te-lé ? articula Calianor.
- Oui, entre son désir de ne pas te priver de la soirée du bal, et sa jalousie.
- Il était jaloux parce que je pouvais y aller, et pas vous deux ?
Arabella soupira.
- Quoiiii ?
- Cali !
- Mais quoi ? !
- Tu le fais exprès !
- Non ! protesta-t-elle.
Après un instant de silence, Arabella reprit :
- Il était jaloux que tu ailles au bal sans lui.
- Bah oui c'est ce que j'ai dit.
- Nooon ! Il était jaloux à l'idée que tu danses avec d'autres garçons que lui.
Calianor écarquilla les yeux.
- Hein ? ! N'importe quoi ! Et puis moi j'y allais pour chanter et pour le karaoké !
- Oui, je sais, mais la possibilité que tu danses avec quelqu'un d'autre existait, et ça le rongeait.
- Mais... c'était juste comme ça...
- Cali, un homme amoureux, - ou une femme amoureuse -, ne réfléchit pas rationnellement, annonça Arabella, telle une grande sage.
Calianor la fixa, adoptant une moue dubitative.
- Là, tu dis n'importe quoi. Aïden n'est pas...
Arabella s'esclaffa.
- Pas moins que tu ne l'es toi ! lança-t-elle.
- Mais je ne suis pas...
Son amie la fixa si intensément que Calianor baissa la tête, contemplant ses pieds sur la glace.
- Ose me le dire en face, la défia Arabella, sûre d'elle.
Calianor ne bougea ni ne releva la tête.
- Tu vois ? ! Ha ! Vous êtes mignon tous les deux ! Et terriblement agaçants !
- Pourquoi ? demanda-t-elle.
- Parce que vous niez l'évidence avec si peu de conviction ! C'est à la fois trop chou, et en même temps, j'ai parfois envie de vous coller une paire de claques avant de vous enfermer dans un placard dont je ne vous laisserai sortir que lorsque vous vous serez avoué la vérité !
- Méchante
- Pas du tout ! Tu ferais pareil si c'était moi.
- Bah j'ai pas de frère pour toi moi.
- Non, en effet. Bon t'as ton cousin mais euh...
Calianor et Arabella se regardèrent, hébétées par une même pensée.
- Euh non je ne voulais pas dire...
- Tu n'es pas amoureuse de Jo ? ! Si ?
- Mais non !
- Ouais sauf si tu nies l'évidence !
- T'as l'impression que je suis amoureuse de lui ? !
- Bah jusque-là, franchement l'idée ne m'avait même pas effleurée, mais maintenant...
- Attends un peu toi ! cria Arabella en s'élançant vers elle.
Et sur ce, elles filèrent plein pot sur la glace en criant et en riant.
18 décembre 2050
Après avoir couru dans toute la maison en chantant la nouvelle - bien que tout le monde était déjà au courant chez elle ! -, elle avait défait sa malle, ranger vite fait bien fait ses affaires, puis avait demandé la permission de filer chez les McNaelys.
- Mais... tu viens à peine de les quitter !
- Oui mais à ce moment-là, j'ignorais encore la nouvelle. Je ne resterai pas longtemps, juste le temps de l'annoncer.
Son père fit une petite grimace.
- Hmmmouais ! Et puis vous papoterez et finirez en patinant sur la glace.
- Quoi tout a bien gelé ? ! s'enthousiasma la fillette.
Cédric Daenarya soupira.
- Pourquoi faut-il toujours que je parle trop... Oui, c'est bien gelé. Bon allez, vas-y et prends tes patins.
- Oh merci papa, dit-elle en se jetant à son cou.
Elle alla chercher ses patins à glace, les mit dans son sac et quitta la demeure familiale.
Elle courut jusqu'à celle de ses amis.
Après avoir salué leurs parents - enfin resalué, puisqu'elle les avait croisés quelques heures auparavant sur le quai 9¾ -, elle grimpa jusqu'à la chambre d'Arabella.
- Oh je te manquais déjà ! s'écria la fillette en se jetant au cou de son amie.
- Euh bah tu me manques toujours mais...
- Quoi ? lança Arabella, en fronçant un sourcil d'un air faussement contrarié.
- Il fallait que je te le dise tout de suite ! trépigna Calianor.
- Quoiii ? fit Arabella, franchement intéressée d'un coup.
- Je vais avoir une petite sœur !
- Nnnoon ? !
- Siii !
- Oh trop cooooool ! se réjouit son amie, en pirouettant avec elle. Quand ?
- Vers avril normalement.
- Ah mais alors ça doit déjà se voir ? !
- Oh oui ! confirma Calianor.
- Mais... au fait c'est vrai : ta mère n'était pas à Londres.
- Non. Je crois qu'elle limite ses déplacements en ce moment, et puis, ça n'aurait pas fait le même effet de le découvrir au milieu de tout le monde à la gare, fit remarquer la fillette.
- C'est incroyable ! Le Père Noël t'a peut-être finalement entendue...
Calianor rit.
- Faut dire que je l'avais gentiment menacé, plaisanta-t-elle.
- Tu lui as dit que t'allais lui couper sa barbe ?
- Non, que j'allais venir déposer ma requête à Mère Noël en personne, puisque lui l'avait ignorée depuis des années !
- Ah ouais ! ça c'est pire que de se faire couper la barbe ! Pourquoi t'as ton sac avec ?
- Papa m'a dit que l'eau avait bien gelé, au point qu'on pouvait patiner à notre endroit, alors j'ai pensé qu...
Elle n'eut pas le temps de terminer sa phrase que son amie se précipitait sur une armoire, ouvrait une porte, en claquait une autre, et sortait finalement une paire de patins.
- C'est bon !
- Euh t'y vas comme ça ?
- Ah euh... sourit la fillette un peu gênée de sa distraction.
Elle revêtit une tenue bien chaude, et après avoir prévenu les grands et demandé la permission pour Arabella, elles sortirent pour se diriger vers l'étendue de glace.
Après quelques pas, Calianor s'arrêta.
- Euh mais on n'attend pas Aïden ?
- Il ne viendra pas ! annonça Arabella, sur un ton mi-las mi-exaspéré.
- Pourquoi ?
- Je t'expliquerai plus loin, chuchota Arabella.
- Ah bon, d'accord, répondit Calianor, un peu surprise et désappointée.
Les fillettes gravirent les quelques centaines de mètres de pente douce qui les mena à leur étendue d'eau gelée.
C'est dans ce coin précis qu'elles trouvaient leur meilleur terrain de glisse, le plus solide et le plus sécurisé.
Plus bas, la glace était souvent trop fragile, quand bien même elle parvenait à se former.
Plus haut, les conditions étaient plus pénibles.
Elles enfilèrent leurs patins et commençèrent à glisser.
Prudemment, de petites glissades au départ, histoire de vérifier la résistance de la glace, la régularité de la surface, retrouver leurs sensations, leurs appuis...
Puis elles purent s'en donner à cœur joie.
- Tu sais que le marché de Noël a rouvert et qu'il y a encore la patinoire. On y va demain, annonça Calianor.
- Oh non, demain je ne pourrai pas venir.
- Il va rester encore quelques jours tu sais. On pourra y retourner plus tard dans la semaine. Mes grands-parents arrivent de France fin de la semaine. Je pourrai les convaincre de nous emmener à Londres sur le marché, et donc à la patinoire.
- Oh oui youpiiii, s'écria Arabella en effectuant une longue glissade qu'elle finit par une boucle.
- Wouais ! pas mal ! la félicita Calianor. Mais tu me dis pourquoi tu étais certaine qu'Aïden ne viendrait pas ?
- Il boude !
- Il boude ? !
C'est vrai qu'à la réflexion, elle l'avait trouvé très silencieux dans le train, ne levant pratiquement jamais le nez de son livre et se contentant de mono-syllabes en guise de réponse.
- C'est vrai que je l'ai trouvé un peu taciturne dans le train, et au matin à l'école. Je me suis même demandée s'il avait à ce point le blouse à l'idée de quitter Poudlard pour deux semaines...
Arabella éclata d'un rire sonore.
- Ha ha ha mais non pas du tout.
- Beh qu'est-ce qu'il a alors ?
- C'est à cause du bal d'hier soir.
- Ha ! Il aurait voulu y aller ? demanda Calianor, compatissante.
- Pas exactement.
- Quoi alors ?
Arabella sourit, d'un sourire malicieux.
- Mais quoi ? insista Calianor, avant de rater un battement .
* Il voulait y aller avec une fille qui n'a pas voulu... *
- Mais non ! dit Arabella, comme si elle avait entendu sa pensée.
- Mais je n'ai rien dit...
- Tu t'es dit qu'il s'était pris un râteau par une autre fille ! une autre que toi ! Je l'ai vu à ta tête.
- Mais euh...
- Tu n'arrives même pas à le nier.
Calianor fit la moue.
- Quand bien même il aurait eu des vues sur une autre fille, on n'avait pas de tenue pour l'occasion, rappelle-toi. C'est même pour ça que tu as failli ne pas y aller.
- Oui, je vous ai proposé qu'on reste ensemble puisque vous ne pouviez pas. Et tu m'as dit...
- De ne pas renoncer parce qu'on n'avait pas réussi à convaincre maman de nous laisser glisser une tenue de soirée dans notre malle. Oui. Et je maintiens. D'ailleurs, Aïden était d'accord avec moi, bien que légèrement plus réticent. Mais tu participais avec le Chœur alors... Seulement sa réticence, ou plutôt sa contrariété, n'a fait que croître.
- Tu aurais dû me le dire que ça le dérangeait !
- Il m'aurait tuée ! Et puis, c'était à lui de le faire. Et en même temps, il était... écartelé.
- É-car-te-lé ? articula Calianor.
- Oui, entre son désir de ne pas te priver de la soirée du bal, et sa jalousie.
- Il était jaloux parce que je pouvais y aller, et pas vous deux ?
Arabella soupira.
- Quoiiii ?
- Cali !
- Mais quoi ? !
- Tu le fais exprès !
- Non ! protesta-t-elle.
Après un instant de silence, Arabella reprit :
- Il était jaloux que tu ailles au bal sans lui.
- Bah oui c'est ce que j'ai dit.
- Nooon ! Il était jaloux à l'idée que tu danses avec d'autres garçons que lui.
Calianor écarquilla les yeux.
- Hein ? ! N'importe quoi ! Et puis moi j'y allais pour chanter et pour le karaoké !
- Oui, je sais, mais la possibilité que tu danses avec quelqu'un d'autre existait, et ça le rongeait.
- Mais... c'était juste comme ça...
- Cali, un homme amoureux, - ou une femme amoureuse -, ne réfléchit pas rationnellement, annonça Arabella, telle une grande sage.
Calianor la fixa, adoptant une moue dubitative.
- Là, tu dis n'importe quoi. Aïden n'est pas...
Arabella s'esclaffa.
- Pas moins que tu ne l'es toi ! lança-t-elle.
- Mais je ne suis pas...
Son amie la fixa si intensément que Calianor baissa la tête, contemplant ses pieds sur la glace.
- Ose me le dire en face, la défia Arabella, sûre d'elle.
Calianor ne bougea ni ne releva la tête.
- Tu vois ? ! Ha ! Vous êtes mignon tous les deux ! Et terriblement agaçants !
- Pourquoi ? demanda-t-elle.
- Parce que vous niez l'évidence avec si peu de conviction ! C'est à la fois trop chou, et en même temps, j'ai parfois envie de vous coller une paire de claques avant de vous enfermer dans un placard dont je ne vous laisserai sortir que lorsque vous vous serez avoué la vérité !
- Méchante
- Pas du tout ! Tu ferais pareil si c'était moi.
- Bah j'ai pas de frère pour toi moi.
- Non, en effet. Bon t'as ton cousin mais euh...
Calianor et Arabella se regardèrent, hébétées par une même pensée.
- Euh non je ne voulais pas dire...
- Tu n'es pas amoureuse de Jo ? ! Si ?
- Mais non !
- Ouais sauf si tu nies l'évidence !
- T'as l'impression que je suis amoureuse de lui ? !
- Bah jusque-là, franchement l'idée ne m'avait même pas effleurée, mais maintenant...
- Attends un peu toi ! cria Arabella en s'élançant vers elle.
Et sur ce, elles filèrent plein pot sur la glace en criant et en riant.
Reducio
(1590 mots)
" véritable artéfact de stupidité "
★ La lumière ne nie pas l’ombre, elle la traverse ★
2e année RP - inscrite à la chronologie
Participe à [Coucou Rapeltout]
Alias Marraine la bonne fée