Au bord de l'eau
WESTPORT, IRLANDE
Ce recueil d'OS relate certains éléments important de la vie de Torin se déroulant, avec ou sans ses proches, dans sa ville natale et les alentours. Ils sont nécessaire à la compréhension du caractère du personnage. Les quelques posts pouvant heurter la sensibilité de certains joueurs seront marqués d’un TW dans le sommaire ainsi qu’au début de ceux-ci.
HRP, il servira également de support aux différents défis Inktober qui se succèderont.
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SOMMAIRE
Listes de mot des défis Inktober :
Reducio
Inktober 2025


Dernière modification par Torin Marshall le 25 janv. 2026, 20:29, modifié 5 fois.
Au bord de l'eau
L'hameçon
TW : description de l'hameçonnage d'un poisson, mention de poinçon et sang
Eté 2043, en mer
En ce samedi matin, à l'aube, le père Marshall et ses fils étaient partis pêcher, comme chaque weekend pour le jeune Torin et ses grands-frères. Du haut de ses sept ans, il était tout fier de pouvoir aider les plus grands ! Vêtu chaudement d'une combinaison imperméable sur un pantalon et un pullover, d'un bonnet, de bottes en caoutchouc et d'un gilet de sauvetage orange fluo qui lui comprimait la poitrine, il attendait, assis au fond du bâteau, qu'on lui donne un poisson à ranger dans la caisse. C'était une graaaaande responsabilité ! Il devait les attraper en train de gigoter et les mettre dans la caisse prévue à cet effet puis s'assurer qu'ils ne s'en échappaient pas.
Cela faisait à présent plusieurs dizaines de minutes qu'ils étaient en place, lorsqu'enfin, son père eut une prise. Des maquereaux qui se débattaient de toutes leurs forces tandis qu'ils étaient tirés hors de l'eau. Mais, alors que le jeune irlandais restait sagement assis dans le fond de l'embarcation en attendant qu'on les lui donne, son père lui intima de se lever tout doucement en se tenant et de le rejoindre. Il était à présent assez grand pour apprendre une certaine manipulation qui consistait à retirer délicatement l'hameçon de la bouche du poisson. Tenir fermement le poisson près de la tête, attraper l'hameçon le plus proche possible de la bouche tout en faisant attention à ne pas se piquer le doigt et tirer tout doucement en effectuant un mouvement de rotation. Ce n'était vraiment pas facile, surtout avec l'animal qui bougeait dans tous les sens !
Aïe ! Ce qui devait arriver arriva, voilà qu'il venait de se planter l'hameçon dans le doigt ! Des larmes perlaient au coin de ses yeux tandis qu'il criait de peur et de douleur en voyant le crochet métallique percer sa peau. Son père s'était alors empressé d'essayer de le retirer mais c'était déjà trop tard. Le barbelé de l'hameçon empêchait tout retour en arrière. Heureusement, il n'était pas profond. Il fit alors ressortir le crochet quelques millimètres plus loin tout en restant en superficie de la peau tandis que son fils ainé, Connor, apportait la trousse de secours. Une petite incision et du "kipik" plus tard, l'index du jeune garçon était soigné, désinfecté et avait un joli pansement sur lequel son frère avait dessiné deux yeux et un sourire.
Bien que Torin ne pleurait plus et était prêt à recommencer, son père avait pris la sage décision d'interrompre l'activité du jour et les ramener sur la terre ferme. Ils n'iraient pas voir un médecin tout de suite, uniquement si le doigt ne guérissait pas, mais il préférait ne pas prendre plus de risques pour le moment. Ils avaient 5 maquereaux. Cela ne serait pas suffisant pour en faire tout un repas mais ils pourraient tout de même les manger pour le déjeuner. Torin, lui, gardera en souvenir de ce jour, une petite cicatrice sur son index gauche.
Inktober 06/10/25 - Percer
Au bord de l'eau
La plante mordante
Eté 2046, en petite montagne
Aujourd'hui, c'est jour de balade et nous avons décidé de nous aventurer, Aron, Connor mon père et moi, vers un lac de petite montagne situé à une heure de marche de chez nous. Le climat est très humide comme partout chez nous, mais le soleil est aussi de la partie ce qui rend le paysage d'un vert éclatant et fait ressortir les quelques reliefs qui nous entourent. C'est beau. J'aime mon pays, j'aime les espaces naturels qu'il nous offre, ces terrains de jeu et d'apprentissage infinis ! Maman m'a toujours dit de faire attention, que les tourbières et les marécages étaient dangereux tout comme le bord de l'eau, mais aujourd'hui elle n'est pas là et papa est beaucoup moins à cheval sur ça donc... je prends la main de mon meilleur ami et je me mets à courir dans la tourbière avec mes bottes en caoutchouc, l'entrainant avec moi sans trop regarder où je pose mes pieds, les cheveux aux vents, l'esprit libre comme l'air. Je connais le chemin vers le lac comme ma poche, tant qu'on ne fait pas de bêtises papa nous laisse aller devant. Mais le paysage change sans cesse, le sol également et... *plouf* d'un seul coup, je disparais ! Je tombe dans un trou d'eau et plus haut que moi ! Le niveau de l'eau n'est pas bien haut mais dans la surprise, je panique. Je crie qu'on vienne m'aider, ne voyant plus personne mais surtout rien d'autre que ce mur de boue fasse à moi et... rien absolument rien pour m'agripper et m'extirper de là par moi-même. Aron et Connor rient aux éclats, je les entends et je sens soudainement les mains de mon père me prendre sous les aisselles. Je saute alors pour pouvoir me hisser et lui faciliter la tâche mais je laisse entendre un "WHOAH" en me retrouvant nez à nez avec cette chose... cette plante qui semble me regarder avec des dizaines d'yeux.
Elle n'est pas bien grande, mes doigts pourraient l'anéantir, mais quelle est curieuse ! On dirait qu'elle a des antennes comme les escargots, mais elle en a beaucoup plus ! Le rouge de ses filaments contraste avec le vert pétant de sa tige. Je ne fais pas beaucoup attention à la flore qui m'entoure car ce sont surtout les animaux qui m'intéressent, donc je ne l'avais encore jamais vue, enfin, je ne l'avais jamais observée plutôt, car nul doute que j'ai du la croiser plus d'une fois en balade. Lorsque mon père me sort enfin du trou, je m'agenouille dans cette herbe mouillée et cette terre à l'odeur si particulière en raison de sa richesse en matière organique. On l'a appris à l'école, la tourbe c'est cette terre qui pue parce qu'elle est faite en grande partie de matière végétale en décomposition et comme c'est humide bah... ça se décompose mal et ça fait ce truc chelou plein d'eau qu'on trouve de partout en Irlande. Et il paraît que c'est là qu'on y trouve des plantes carnivore d'après la maitresse parce qu'elles aiment ce type de sol acide et pauvre en nutriments. J'crois me souvenir qu'elle nous as dit que c'est parce que comme ça les plantes carnivores peuvent aussi se nourrir des insectes sans que ce soit trop pour elles. Comme nous, si on mange trop bah on est malade. Eh dis papa, je demande alors intrigué, tu sais c'que c'est comme plante ce truc kro super beau et bizarre ? Je peux la toucher ou c'est venimeux ? Tu crois que c'est une plante qui mord et mange les insectes ? Ok, ça faisait plus d'une question, mais j'étais si curieux et mon papa il sait tout sur tout dans la région parce qu'il a vécu ici touuuuuute sa vie ! Il me répond alors que c'est une Drosera, une plante carnivore qui utilise ses petits poils recouverts d'une sorte de liquide collant pour attraper ses proies et les immobiliser. FA-SCI-NANT ! Je cherche alors sans plus attendre une fourmi ou un autre insecte facile à attraper pour le mettre dessus et voir ce qu'il se passe. Effectivement, la petite bestiole est toute engluée et s'arrête peu à peu de bouger. Je me demande quand même comment la plante peut le manger, mais je suppose qu'elle doit le dissoudre ou un truc dans le genre. J'aimerai bien la prendre pour chez moi, avoir une plante de compagnie c'est trop classe, je pourrais crâner devant les copains en disant que j'ai une plante carnivore en plus ! Mais je sais aussi qu'elle sera bien mieux ici, en plein soleil et dans cette tourbe humide dont elle a besoin, avec de quoi se nourrir toute seule, que dans un pot dans ma chambre. Car même si j'essaie de reproduire son environnement naturel, ce ne sera pas pareil. Si je l'ai trouvée ici c'est qu'elle doit s'y plaire et que c'est l'endroit parfait pour elle, THE SPOT donc faut pas la déranger.
Je lui dis alors au revoir et repars, penseur et souriant, comme si rien ne s'était passé, vers mon frère encore en train de se bidonner avec mon copain. Je suis peut-être tombé comme un nullos, c'est vrai, mais j'ai fait une sacrée découverte !
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