1 sept. 2025, 16:43
PV Suivons l'appel du chocolat
Poudlard Express - Quelque part entre le quai 9 3/4 et Poudlard
Jeudi 1er Septembre 2050
avec @Nicholas Crane & @Artemis Fraser

Le Poudlard Express. Des bruits de pas, brouhaha d’élèves agités, stressés, impatients. L’odeur flottante du sucre, du cuir, de la lessive fraiche et de l’humidité ambiante de Londres. Des éclairs de magie ici et là, des sourires, quelques larmes, une cohue générale.

Toute une ambiance qui avait sauter au visage de Paige à l’instant où elle avait franchit les portes du train. Encore maintenant, alors qu’elle s’était installée, son regard ne savait où se poser. Elle avait longtemps fixer le quai, regarder les familles, y compris la sienne, devenir de tout petits point de couleurs. Maintenant, elle voyait le paysage défiler. Cela valait le coup, mais elle était sans cesse distraite. Par ceux qui passait dans l’allée, les portes qui claquaient et.. la vie du train tout simplement.

Cela ne la dérangeait pas. Au contraire, la sorcière était captivée. Elle aimait à voir cette sorte de ballet se créer. Chacun savait où trouver sa place, connaissait son rôle. Dans le même temps, chacun était perdu. On cherchait une place, posait sa valise comme on le pouvait, subissant les mouvements du vieux train bringuebalant.

Elle espérait que cela ne cesse jamais. Une fois que le silence viendrait, que rien ne pourrait éloigner son esprit de ses pensées, cela deviendra plus difficile. A l’instant, elle ne pensait pas au grands signes de la main de sa petite soeur, sautant trop près du bord du quai, ou au regard légèrement embué de sa mère. Elle ne pensait pas aux mains de celle ci, l’enroulant à la dernière minute dans sa grosse écharpe de laine, ou aux bras de son père l’enserrant un peu trop fort.

Les Barrow n’avaient jamais été très forts en aurevoirs. Ils étaient plus intelligents, plus puissants en groupe. Elle avait la sensation d’être une feuille morte, arrachée à son arbre, emportée par le vent sans rien pouvoir y faire.
Bien sûr, elle avait hâte aussi. C’est pour cela qu’elle ne voulait penser à rien d’autre.

Ainsi, affalée sur la banquette, se moquant des bonnes manières puisqu’il n’y avait personne, elle grignotait une chocogrenouille. Petit croc pour en savourer chaque instant, laissant le chocolat fondre sur sa langue. Comme si le temps qu’elle prenait à manger la friandise retarderait l’arrivée du train, l’arrivée au château et toutes ses choses qui l’excitait autant qu’elle la tétanisait.

Oh elle ne serait pas répartie à Gryffondor... Elle n’était pas courageuse. A cette pensée, elle laisserait un long soupir lui échapper, avant de croquer de nouveau dans le chocolat.
A vous de jouez chères plumes!
Dernière modification par Paige Barrow le 14 oct. 2025, 17:36, modifié 3 fois.

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1 sept. 2025, 18:47
PV Suivons l'appel du chocolat
Je traîne ma malle sur le quai, les pavés irréguliers de la gare de King’s Cross me faisant trébucher tous les deux pas. Il est à peine neuf heures du matin, et on est arrivés avec une avance ridicule, genre une heure et demie, parce que maman a insisté pour qu’on soit “prudents”. Prudents, tu parles. Elle m’a harcelé pendant vingt minutes, plantée là sur le quai, à vérifier si j’avais bien mon écharpe, mes grimoires, ma baguette, comme si j’allais oublier ma baguette, franchement. “Artemis, t’es sûr que t’as tout ? T’as pas laissé ta tête quelque part ?” elle a dit, à moitié sérieuse, en me pinçant la joue. Papa, lui, s’est contenté de me tapoter l’épaule, mais il a pas pu s’empêcher de me coller un bisou baveux sur le front. Résultat, j’ai encore leurs traces humides sur les joues, et je sens l’odeur de la crème à raser de papa mélangée au parfum fleuri de maman. Super glamour pour une rentrée. Et puis évidemment, y’a Lily, ma petite sœur que j'adore mais qui chiale comme une fontaine à côté. Ses joues sont trempées, ses yeux tout rouges, et elle s’accroche à ma manche comme si j’allais partir pour toujours. « T’inquiète, Lily, » je murmure, mais elle renifle encore plus fort, et je sens mon cœur se serrer à mesure que mes pas nous séparent.

Ma malle, c’est une relique. Littéralement. Pas de roulettes, évidemment, parce que pourquoi rendre ma vie facile ? Je la hisse dans le Poudlard Express avec mes bras maigrichons, et c’est une lutte. Elle cogne contre les marches, fait un bruit de casserole, et je grimace à chaque secousse, espérant ne pas casser un truc dedans. Puis une fois à l’intérieur, le train me frappe par son allure. Flûte. Le Poudlard Express, c’est vraiment quelque chose. Les couloirs sont étroits, tapissés d’un rouge sombre qui sent le vieux bois ciré. Les compartiments s’alignent tel des petites boîtes à secrets, avec leurs vitres embuées et leurs banquettes en velours usé. Y’a des élèves partout, des premières années qui ont l’air perdus, des plus grands qui rigolent fort, des sacs qui s’entassent, des chouettes qui hululent dans leurs cages. Ça sent le parchemin neuf, le cuir, et un vague relent de bonbons.

Je traverse le wagon, ma malle cognant contre mes tibias à chaque pas. « Désolé, » je marmonne à une fille qui manque de se prendre mon barda dans les jambes. « Pardon, » à un garçon qui me jette un regard agacé. Je distribue des petits sourires timides, ceux qui disent “je veux pas déranger, promis, je fais de mon mieux”. Je suis pas du genre à prendre de la place, mais avec cette malle, j’ai l’impression d’être un troll dans un magasin de porcelaine.

Et puis, à travers la vitre d’un compartiment, je la vois. Paige. Mon cœur fait un petit bond. Elle est là, affalée sur la banquette, un chocogrenouille à moitié croqué dans la bouche, l’air aussi détendu qu’un chat au soleil. Ses cheveux ondulés, ses jambes étendues comme si le compartiment lui appartenait. Je m’arrête net, un sourire idiot collé au visage. J’suis presque jaloux, tiens. Comment elle fait pour être aussi à l’aise ? Moi, j’ai l’estomac noué, les joues encore poisseuses des bisous parentaux, et cette malle sous les bras qui pèse trois tonnes.

Je lâche ma malle un instant, le temps de reprendre mon souffle. Faut que je me décide. Je peux pas rester planté là, à bloquer le couloir comme un idiot. Je prends mon courage à deux mains, enfin, façon de parler, parce que mes mains tremblent un peu, et je toque doucement à la porte vitrée. Puis je la fais coulisser, juste assez pour passer ma tête. « Coucou Paige, » je bredouille, ma voix un poil trop aiguë. « T’as l’air… bien installée là-dedans. » Je me sens con, mais je lui offre un sourire hésitant, guettant sa réaction.

Elle lève les yeux, et pendant une seconde, j’ai l’impression qu’elle va juste me fixer sans rien dire. Mon assurance vacille. Est-ce que je dérange ? Est-ce que je suis trop collant ? Mais je peux pas rester dans le couloir, pas avec ma malle qui gêne tout le monde. Alors, d’une petite voix, je demande : « Euh… je peux m’installer ici ? » Mon cœur bat à cent à l’heure, j'ai comme l'impression d'avoir prononcé un sortilège interdit.

Paige hoche la tête, et je sens un poids s’envoler. Je ne peux pas m’empêcher de lui rendre un sourire, un vrai, celui qui fait plisser les yeux. Je traîne ma malle à l’intérieur, la hisse, non sans galérer, sous la banquette. Elle racle le sol, je pousse un grognement, mais elle finit par rentrer. Enfin, je m’effondre sur la banquette en face d’elle, un grand soupir m’échappant. Soulagé. J’ai une place. J’ai survécu au quai, à la malle et au couloir. Pas mal pour un gringalet.

Le silence s’installe, et je me rends compte que je sais pas trop quoi dire. Paige mâchouille son chocogrenouille et moi, je repense à la scène, à son aisance, et je lâche un petit rire.

« Franchement, Paige, je t'envie. La rentrée ça n'a vraiment pas l'air de t'effrayer... »
@Paige Barrow&@Nicholas Crane

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3 sept. 2025, 21:56
PV Suivons l'appel du chocolat
Elle jouait avec les apparences, sans même en avoir pleinement conscience. Nonchalante, comme un chat au soleil pensait-il. Elle avait pourtant un noeud au creux du ventre, et une furieuse envie de sauter du train en marche. Peut être atterrirait dans une terre où rien ne comptait. Où chacun faisait comme bon lui semblait, où la magie ou son absence ne comptait pas et où l’on vivait simplement.

Tiens donc. Elle devenait philosophe. Heureusement, l’installation d’Artemis ramènerait un peu de vie à la sorcière. Elle se redresserait, ramenant ses jambes à elle. Une seconde plus tard, elle serait déjà en tailleur sur la banquette. Visiblement, la présence du sorcier ne lui rappelait pas ses bonnes manières.

Un croc dans la chocogrenouille, avant de répondre d’une voix qui laissait transparaitre toute sa surprise, tout juste contrôlée pour ne pas la laisser trembler.

“Vraiment? Je suis paniquée.”

Il n’y avait pas là une once de sarcasme, bien qu’elle l’eut souhaité. Elle pourrait fondre en larmes si le rire du sorcier ne lui dessinait pas un fin sourire. C’était un léger poids qui se retirait de sa poitrine, cette présence rassurante, ce rappel de ce qu’il l’attendait à Poudlard. Avec cette réalisation, elle regrettait ses paroles. Rien de rassurant. Elle aurait du mentir, prétendre pour mieux réconforter.

Trop tard. Un faux pas, qu’elle se promis de ne pas ressasser. Pour respecter sa propre promesse, et chasser ses pensées, elle fouillerais dans sa sacoche pour y trouver une chocogrenouille. La boite était un peu abimée, mais demeurait fermée. Elle la tendrait à Artemis, avant d’ajouter.

“C’est mon remède, ça t’aidera peut être”

Le même sourire qu’il lui avait adressée. Celui qui fait plisser les yeux. Et qui illuminais le chocolat de ses pupilles pour le rendre caramélisé. Qui effaçait les moindres larmes qui s’étaient dessinés à l’horizon.

Elle ne serait peut être pas à Gryffondor, mais à présent elle s’en moquait. Les braves se sacrifiait sans cesse, elle, ne voulait que manger des chocogrenouilles en bonne compagnie.
@Nicholas Crane & @Artemis Fraser

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14 oct. 2025, 15:41
PV Suivons l'appel du chocolat
Aujourd'hui était le grand jour.

Aujourd'hui était le jour où Nicholas pouvait enfin tout laisser derrière lui et partir pour Poudlard. Les mots semblaient irréels lorsqu'il y pensait, mais ils étaient la vérité. Les parents qui n'avaient jamais vraiment eu le temps, la sœur qui manquait de pouvoirs magiques, tous les animaux qu'il aimait et détestait en même temps... Il pouvait enfin leur dire au revoir à tous et dire bonjour à une nouvelle vie.

Le train était la première étape, et le garçon de onze ans ne pouvait pas attendre une seconde de plus. Bien sûr, il se précipita, cherchant un siège.

C'était le même garçon, cheveux foncés et peau bien trop pâle, assis dans l'un des compartiments. C'était le même garçon que Nicholas avait rencontré ce jour-là sous la pluie, quand tout ce qui comptait pour eux était la boue sous leurs pieds et l'eau qui coule autour de leur corps. Puis il ne se préoccupait toujours pas de l'école, ni de la socialisation, ni du fait que tout le monde pourrait être beaucoup plus riche ou beaucoup plus talentueux que lui.

Mais s'il y avait une chose que Nicholas ne faisait pas, c'était de s'apitoyer sur son sort. Alors il a levé le menton et est entré dans le compartiment.

« Artemis ! » dit-il, « Bonjour. »

Puis il la vit, une fille qu'il ne connaissait pas, et haussa un sourcil intrigué.

« Je te connais ? » demanda-t-il, ni particulièrement brusque, ni particulièrement gentil non plus. Il se déplaça et s'assit en face d'elle, comme s'il en avait parfaitement le droit, en tendant les jambes. Il sourit malicieusement, comme si Artemis et lui partageaient une blague secrète que la fille ne connaissait pas. Nicholas avait peu de bagages, et ce peu qu'il avait, il le poussa sous le siège, où il y avait un peu d'espace.

« Oh, du chocolat. Puis-je en avoir un ? »
@Artemis Fraser, @Paige Barrow

23 oct. 2025, 23:10
PV Suivons l'appel du chocolat
Une apparition. Pas particulièrement discrète, ou mythique mais soudaine. Elle n'a pas entendu le sorcier arriver, pas plus que le grincement de la porte. Déjà, il se tient là, à leur côté.

Une figure enfantine, comme elle, mais quelque chose dans le regard. Quelque chose qui n'est pas vraiment comme elle, ou Artemis. Il ne sourira pas. Sa présence le dérange. Ou du moins, c'est ce qu'elle ressent. En plein coeur, en pleine face.
Ça dessine une moue sur son visage, un peu blessée. Ils ne se connaissent pas, comme il l'a pointé, pourquoi se montre-t-il aussi.. hostile.

Malgré tout, elle prend un ton sympathique, forçant sur ses mots pour cacher son accent. Elle veut paraitre bien, lisse face au regard trop mesquin du sorcier. Dans le même temps, elle efface son expression passée.

"Non je ne crois pas. Je suis Paige, et toi?"

Un léger sourire. Elle espère qu'il ne sonne pas faux, mais elle n'est pas très bonne menteuse. Ce n'est pas grave, il prend déjà ses aises. Installé, paisible. Un air confiant, comme s'il comprenait quelque chose qui la dépasse. Elle ne supporte pas être dans l'inconnu, se sentir ignorante.
De toute évidence, il connait Artemis. Peut être peu, peut être très bien, elle ne sait pas. Elle n'aime pas ne pas savoir. Ce n'est pas une volonté de toute connaitre sur tout, simplement la nécessité de ne pas affronter cette étrange impression. Celle d'un fil rouge qui lui glisse des doigts.

De nouveau, il prend la parole. Tout est normal pour lui. Tout devrait être normal pour elle. Alors elle répond, gentiment. Ou presque.

"Oui, bien sûr. Tiens"

En parlant, elle a fouillé dans sa sacoche et a sorti une chocogrenouille. Un geste qu'elle regrettera peut être. Mais il ne doit pas être méchant. Et elle, ses pensées ne sont pas claires. Emmêlées par l'angoisse, l'appréhension et l'excitation. Tout sonne un peu faux à l'instant.
@Nicholas Crane & @Artemis Fraser

Première Année- Serdaigle・Inscrite à la Chronologie・color=#00364a・Fiche PR
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26 oct. 2025, 15:20
PV Suivons l'appel du chocolat
Je pris la chocogrenouille que Paige me tendait, un sourire en coin, un peu hésitant.

« Merci », soufflai-je, avant de déchirer le papier doré.

La grenouille, fidèle à sa réputation, tenta immédiatement une évasion, bondissant sur mes genoux. Je la rattrapai de justesse, feignant une maîtrise parfaite de la situation. Je croquai dedans à pleines dents. Le chocolat fondit lentement sur ma langue, et, à travers la vitre du compartiment, mes yeux accrochèrent la silhouette familière de mes parents sur le quai. Ma mère agitait la main avec tant d’enthousiasme qu’on aurait dit qu’elle faisait un appel à l'aide. Et, évidemment, Lily était là aussi, l’air beaucoup trop malin pour une simple enfant de neuf ans. Elle me fixait, un petit sourire au coin des lèvres, avant de faire des allers-retours très appuyés entre moi et Paige. Je sentis mes joues se réchauffer d’un seul coup. Et, parce que le destin adore se mêler de mes affaires, je m’étouffai sur un morceau de chocogrenouille au même moment. Je me mis à tousser discrétement, essayant d’avoir l’air à la fois vivant et digne. Une mission perdue d’avance si vous voulez mon avis.

Heureusement, la porte du compartiment s’ouvrit juste à ce moment-là, comme si le ciel avait décidé de me sauver de la honte.

« Nicholas ! » lâchai-je, soulagé, la voix encore un peu râpeuse.

J’étais sincèrement heureux de le revoir. On s’était rencontrés pendant un déjeuner organisé cet été, et il m’avait marqué : ce genre de garçon un peu brut, direct, mais étonnamment franc. Je me redressai aussitôt sur la banquette, faisant un peu de place à côté de moi.

« Je suis ravi de te revoir ! » ajoutai-je, avec l’énergie d’un naufragé qui vient d’apercevoir un radeau.

Puis, conscient que Nicholas n’était pas toujours le roi des présentations, je pris les devants.

« Paige, je te présente Nicholas. On s’est croisés cet été à un déjeuner en commun. »

Le ton se voulait naturel, détendu. En vrai, j’essayais surtout de rattraper l’air désinvolte que j’avais perdu quelque part entre ma toux et mes joues rouges.

Je jetai un coup d’œil rapide autour du compartiment, ramassai le papier vide de ma chocogrenouille et le glissai dans ma poche. Puis, sans prévenir, un grand tchou tchou résonna à travers le train, faisant trembler les vitres. Je sursautai. Le sol vibra doucement, et le Poudlard Express se mit lentement en marche. À travers la fenêtre, la gare recula peu à peu, noyée dans un nuage de vapeur. Ma mère agitait toujours la main, ma sœur me tirait la langue, et, juste avant de disparaître, je crus voir mon père lever la tête de son journal pour me faire un signe discret. Je levai ma main à mon tour, incapable de retenir un sourire un peu tremblant. C’était idiot, peut-être, mais à ce moment précis, j'aurai juré sentir ma vision se troubler.
@Paige Barrow&@Nicholas Crane

Fiche RP ✧ Fiche PR ✧ Couleur RP : #84774d ✧ Promotion 2050-2051