23 nov. 2025, 10:52
Secrets des Etoiles
Dimanche 21 septembre 2050
Avec @Elisabeth Swanmere


- C'est beau, les étoiles.

La nuit s’installe doucement sur le Parc de Poudlard, comme une couverture de velours qui se déploie au-dessus de moi. Je suis allongée dans l’herbe fraîche, au bord du Lac, et je sens la terre respirer sous mon dos. Le ciel se teinte de bleu profond, puis de noir, et les premières étoiles apparaissent, timides, comme si elles hésitaient à se montrer. Le couvre-feu n’a pas encore sonné, et je profite de ce moment rare où la nuit tombe plus tôt que d’habitude. C’est une chance, une invitation à contempler l’univers avant que les couloirs du château ne m’engloutissent à nouveau.

Le clapotis de l’eau accompagne mes pensées. Les reflets du Lac reprennent les constellations, les dédoublent, comme si le ciel avait décidé de se mirer dans ce miroir liquide. Orion se dessine déjà, fier et lumineux, et je ne peux m’empêcher de penser que les étoiles sont des signes, des messages que l’univers nous envoie. J’ai lu que l’astrologie n’était pas seulement une science ancienne, mais une manière de se relier à l’ordre secret du monde. Chaque constellation est une prophétie, chaque étoile une énigme.

- Si elles pouvaient parler, que diraient-elles de moi ? soufflé-je, presque pour moi-même, comme si le ciel pouvait répondre.

Des pas légers s’approchent derrière moi. Elisabeth Swanmere, ma nouvelle amie, s’installe à mes côtés, silencieuse. Sa présence est douce, rassurante, et je suis contente qu'elle soit là.

- Coucou, ça va ? Le ciel est magnifique, ce soir. Regarde cette étoile, juste au-dessus du Saule. Elle brille plus fort que les autres. On dit que lorsqu’une étoile scintille ainsi, elle annonce un choix important à venir. Peut-être que c’est un signe…

Je me rallonge dans l'herbe, et l'invite à en faire autant. Puis je ferme les yeux un instant, et les rouvre pour contempler le ciel immense. Les étoiles semblent se rapprocher, comme si elles voulaient me confier un secret.

- L’astrologie, c’est comme une langue oubliée. Les étoiles parlent, mais seuls ceux qui savent écouter comprennent. Peut-être qu’elles veulent me rappeler que je ne suis qu’un fil dans la grande tapisserie du monde… mais un fil qui compte. Chaque fil, mais le plus minuscule, compte.

Le vent glisse sur ma peau, et je souris.

- Si je pouvais lire l’avenir dans les étoiles, je voudrais savoir… est-ce que je deviendrai une grande sorcière ?

Le silence du Parc me répond, ponctué par le clapotis du Lac. Elisabeth ne dit rien, mais je sens son regard tourné vers le ciel, comme le mien. Ensemble, nous attendons que les étoiles nous livrent leur secret.

Je laisse mon esprit vagabonder. Peut-être que les étoiles ne prédisent pas l’avenir, mais qu’elles nous rappellent simplement de rêver. Peut-être qu’elles ne sont pas des prophéties, mais des invitations à croire que tout est possible. Je me demande si les anciens sorciers, eux aussi, s’allongeaient dans l’herbe pour chercher des réponses dans le ciel. Je me demande si, des siècles plus tôt, une autre élève de Serdaigle s’est posé la même question que moi, au bord de ce même Lac.

Le ciel s’assombrit davantage, et la Voie lactée s’étire comme une traînée de poudre magique. Je me sens minuscule, mais étrangement puissante. Les étoiles ne me donnent pas de réponses claires, mais elles m’offrent quelque chose de plus précieux : l’envie de continuer à chercher.

Je ferme les yeux une dernière fois, avant de lâcher, imperceptiblement :

- Peut-être que l’avenir n’est pas écrit dans les étoiles… mais dans la façon dont on choisit de les regarder.

J'ai parlé d'une voix microscopique, mais je sais qu'Elisabeth m'a entendue.

@Elisabeth Swanmere
622 mots
Dernière modification par Alma Spencer le 31 janv. 2026, 14:26, modifié 2 fois.

1ère Année, Serdaigle - 1ère année RP - 11 ans
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23 nov. 2025, 22:23
Secrets des Etoiles
Ce n'est pas facile de retrouver quelqu'un dans un parc quand la nuit est tombée et qu'il n'y a aucune lampe pour vous permettre d'y voir un peu clair. Mais s'il y avait des lampes, on ne verrait guère bien la voûte céleste. Je n'avais pas pensé en venant ici que le ciel serait à ce point limpide et que les astres étaient si beau à observer, quand la météo se voulait favorable.

J'ai passé un épais manteau par-dessus ma robe. Il a fait assez beau au jourd'hui mais je me dis que le soleil étant maintenant couché, ça pourrait fraîchir suffisamment pour que ça devienne inconfortable. J'ai aussi apporté une grande cape de pluie même s'il n'y a aucun risque que la moindre goutte ne vienne gâcher la soirée. Mais ça nous permettra de nous assoir sur quelque chose de propre.

Je finis par retrouver Alma et je me dis qu'elle va bientôt avoir un torticolis à garder la tête penchée en arrière pour regarder le ciel. Je fais visiblement assez de bruit pour qu'elle perçoive mon approche.

— Quelle oreille tu as, moi qui pensais que j'arrivais aussi silencieuse qu'un sioux.

Mon regard se tourne vers le saule et je finis par trouver l'étoile qu'elle veut me montrer.

— C'est vrai qu'elle brille plus que les autres. C'est peut-être une étoile géante. J'arrive pas à voir si elle fait partie d'une constellation.

On a déjà fait un peu d'observation pendant le cours mais je suis incapable de dire si on a pointé une lunette vers elle. De toute façon, ça bouge tout le temps alors une étoile isolée ainsi, ce n'est pas facile de l'identifier sans une carte. Je me rends compte en pensant ainsi que j'observe cette étoile avec un œil plutôt réfléchi, comme mes parents m'habituaient à tout observer, alors qu'Alma a un regard différent.

— Une langue oubliée ? Je ne sais pas. Papa dirait que l'astrologie, c'est pour les gogos et je crois que maman serait d'accord en ajoutant que c'est juste un divertissement. Alors je sais pas trop que penser. Les astrologues que j'ai vus, c'était à la télévision au nouvel an, ils faisaient des prédictions pour l'année suivante qui ne se réalisaient jamais. Sauf parfois la mort d'un vieux monsieur.

Mais c'est vrai que tout ça, c'était avant que j'apprenne que la magie, ben ça existe vraiment. Alors qui sait, peut-être que chez les sorciers, il y en a des vrais, des astrologues.

— Mais c'est vrai qu'il y a des cours de divination ici. Je suppose qu'on n'enseignerait pas dans cette école une matière donnée par des guignols et des charlatans.

Je ris un peu de ce petit dénigrement de professeurs, pas bien méchant d'ailleurs. Puis mon visage se fait plus pensif.

— Tu ne trouves pas que ça fait un peu peur que ça existe vraiment, que ce soit sérieux l'astrologie ? Si notre avenir est écrit dans les étoiles et qu'on peut le découvrir, est-ce qu'on ne risque pas de faire quelque chose qui pourrait faire que ça n'arrive pas. Mais ça voudrait dire que les étoiles ne le savent pas en fait. Ou bien le contraire, elles ne se trompent pas mais si on lit dans les étoiles qu'un malheur nous attend, ça doit être affreux de savoir qu'on ne peut rien faire pour y échapper.

@Alma Spencer
563 mots

12 ans - 2e RP

30 nov. 2025, 11:44
Secrets des Etoiles
Je lève les yeux vers le ciel, mes pupilles noisettes reflétant la lueur de l’étoile qu'elle vient de me montrer. Je reste silencieuse quelques secondes, comme si je cherchais mes mots dans la voûte céleste. Puis je souffle doucement :

— Moi, je crois que les étoiles ne veulent pas nous piéger. Elles ne sont pas là pour annoncer des malheurs, mais pour nous rappeler qu’on fait partie de quelque chose de plus grand. Quand je les regarde, je me sens minuscule… mais en même temps, je me sens reliée à tout l’univers.

Je souris, un peu rêveuse.

— Peut-être que l’astrologie, ce n’est pas une science exacte. Peut-être que c’est juste une façon de donner du sens à ce qu’on vit. Comme une langue oubliée, oui… mais une langue qui nous invite à écouter autrement.

Je redresse un peu mon manteau sur mes épaules, pensive.

— Mon grand-père me disait toujours que chaque étoile est une histoire. Pas une prophétie, mais une mémoire. Il disait que les constellations sont comme des contes qu’on se transmet depuis des siècles. Alors moi, quand je regarde le ciel, je n’essaie pas de deviner l’avenir. J’essaie juste de me souvenir que je ne suis pas seule, que d’autres avant moi ont levé les yeux vers ces mêmes lumières.

Je ris doucement, comme pour chasser la gravité de mes paroles.

— Et puis, si les étoiles pouvaient vraiment écrire notre destin, je crois qu’elles nous laisseraient quand même une part de liberté. Sinon, ce serait trop triste.

Je détourne mon regard du ciel pour le poser sur toi, une lueur malicieuse dans mes yeux.
275 mots
@Elisabeth Swanmere

1ère Année, Serdaigle - 1ère année RP - 11 ans
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5 déc. 2025, 22:46
Secrets des Etoiles
— Oui c'est vrai. Sans doute. Et puis, on voit moins d'étoiles dans le ciel qu'il n'y a de gens. Et elles doivent voir tellement de mondes, pourquoi s'intéresseraient-elles à des êtres qui vivent aussi peu de temps que nous ? Ca a une vie tellement longue une étoile.

Je déploie la grande cape de pluie sur le sol pour m'y assoir et lève les yeux vers le ciel.

— Mais c'est tellement beau. Je ne sais pas si tu fais la même chose mais avant d'aller dormir, j'aime bien regarder les étoiles. Enfin, quand le ciel n'est pas bouché par les nuages.

Je fléchis mes jambes et les ramène contre mon torse puis les entoure de mes bras.

— Cela fait trois semaines que nous sommes là. Déjà trois semaines. Quelle école quand même.

Je reste alors silencieuse, les yeux dans les étoiles, plongée dans le souvenir des jours et des nuits passés, des cours.

— Tu te rappeles le premier soir, près du feu, quand nous avons lié connaissance ? Tu m'as dit que dans cette école, tu pensais que tu allais pouvoir être toi-même. C'est vrai qu'ici, on n'a rien à cacher de notre nature. Maintenant qu'on connait mieux l'école, qu'on a déjà suivi tous les cours, qu'est-ce que tu aimes le plus ici ?

@Alma Spencer
221 mots

12 ans - 2e RP

6 déc. 2025, 10:42
Secrets des Etoiles
Le parc était plongé dans une obscurité douce, comme si la nuit avait décidé de nous envelopper dans une couverture géante. Le lac brillait par endroits, miroir capricieux qui renvoyait les étoiles avec un petit air de “regarde comme je suis stylé”. Je m’étais allongée dans l’herbe, les bras derrière ma tête, et je laissais mes pensées vagabonder. Elisabeth était là, à côté, et sa présence me donnait envie de parler, de rire, de philosopher, tout en mode freestyle.

— Tu sais, parfois j’ai l’impression que les étoiles nous regardent comme des influenceuses qui checkent leurs followers. Genre elles brillent, elles posent, et nous on est là en mode “wow”.

Je tournai la tête vers elle, un sourire malicieux aux lèvres.

— Franchement, elles doivent se marrer. Nous, on stresse pour un devoir de potions, et elles, elles existent depuis des milliards d’années. Elles doivent se dire : “Oh, les petits humains, trop mignons avec leurs chaudrons qui explosent.”

Je me redressai un peu, les yeux fixés sur Orion.

— Regarde Orion. Lui, c’est le mec qui fait son show. Toujours là, bien placé, genre “regardez-moi, je suis la star du ciel”. Moi, je l’appelle le Brad Pitt des constellations.

Je ris toute seule, puis je repris, plus sérieuse mais toujours avec ce ton léger :

— Mais je crois que les étoiles ne veulent pas nous piéger. Elles ne sont pas là pour annoncer des malheurs, mais pour nous rappeler qu’on fait partie de quelque chose de plus grand. Quand je les regarde, je me sens minuscule… mais en même temps, je me sens reliée à tout l’univers. Et ça, c’est stylé.

Je laissai un silence s’installer, puis je repris, plus doucement :

— Mon grand-père me disait toujours que chaque étoile est une histoire. Pas une prophétie, mais une mémoire. Il disait que les constellations sont comme des contes qu’on se transmet depuis des siècles. Alors moi, quand je regarde le ciel, je n’essaie pas de deviner l’avenir. J’essaie juste de me souvenir que je ne suis pas seule, que d’autres avant moi ont levé les yeux vers ces mêmes lumières. Et ça, ça me donne grave la force.

Je me mis à rire, comme pour casser le côté trop sérieux.

— Et puis, si les étoiles pouvaient vraiment écrire notre destin, je crois qu’elles nous laisseraient quand même une part de liberté. Sinon, ce serait trop triste. Imagine, ton destin écrit par une étoile qui clignote. Genre “tu vas rater ton contrôle de sortilèges parce que j’ai décidé de scintiller”. Non merci.

Je me rallongeai dans l’herbe, les bras croisés derrière ma tête.

— Ce que j’aime le plus ici, à Poudlard, ce n’est pas seulement la magie des cours ou des sortilèges. C’est cette liberté de penser autrement. De croire que chaque étoile est une histoire, et que nous pouvons en écrire la suite. Et puis, soyons honnêtes, c’est aussi les escaliers qui bougent juste pour nous faire galérer.

Je tournai la tête vers Elisabeth, cherchant son regard.

— Tu sais, parfois je me demande si nous ne sommes pas nous-mêmes des constellations. Chacune de nos rencontres, chacun de nos choix, c’est une étoile qui s’ajoute à notre ciel personnel. Et ensemble, on dessine une figure que personne n’avait encore imaginée. Genre toi et moi, on est déjà une mini constellation. On pourrait s’appeler… les Queens du Parc.

Je pris une inspiration, puis je soufflai :

— Alors, si je deviens une grande sorcière un jour, ce ne sera pas parce que les étoiles l’ont décidé. Ce sera parce que j’aurai su écouter, apprendre, et relier mes propres lumières à celles des autres. Et aussi parce que j’aurai survécu à la cuisine de la Grande Salle. Sérieux, les patates du dîner, c’était une attaque magique.

Je tendis la main vers le ciel, comme pour attraper une étoile invisible.

— Regarde… même si elles semblent si loin, elles nous accompagnent. Et moi, je veux croire qu’elles nous encouragent. Pas à craindre l’avenir, mais à le construire. Comme des coachs de vie cosmiques.

Je me redressai, les genoux repliés contre moi.

— Tu sais, Elisabeth, j’aime les cours, oui. Mais ce que j’aime le plus, c’est la façon dont Poudlard me permet d’être moi. Ici, je n’ai pas besoin de cacher ma curiosité, ni mes peurs. Je peux poser des questions, même si elles paraissent étranges. Je peux rêver, même si ça semble naïf. Et je peux croire que les étoiles me parlent, même si certains disent que c’est pour les gogos. Et franchement, si être un gogo, c’est rêver, alors je signe direct.

Je souris, un peu malicieuse.

— Tu as dit que tes parents pensent que l’astrologie, c’est un divertissement. Peut-être. Mais moi, je crois que c’est une langue oubliée. Une langue qui ne dit pas “voici ton destin”, mais “voici une invitation à rêver”. Et ça, c’est déjà beaucoup. Et puis, soyons honnêtes, c’est quand même plus classe de dire “je lis les étoiles” que “je lis mon horoscope dans la Gazette du Sorcier”.

Je désignai du doigt une étoile au-dessus du Saule.

— Elle brille plus fort que les autres. Tu dis que c’est peut-être une étoile géante. Moi, je dis que c’est peut-être un signe. Pas un signe qui annonce un malheur ou une certitude, mais un signe qui nous rappelle que nous avons des choix à faire. Et que ces choix comptent. Genre, est-ce qu’on va réviser demain ou est-ce qu’on va dormir ? Voilà, ça c’est un vrai dilemme.

Je laissai ma voix se perdre dans le silence.

— Peut-être que l’avenir n’est pas écrit dans les étoiles… mais dans la façon dont on choisit de les regarder. Moi, je choisis de les regarder comme des alliées, pas comme des pièges.

Je me tournai vers Elisabeth, les yeux brillants.

— Et toi, comment tu les regardes ?

Je laissai ma question flotter, puis je repris, plus vive :

— Ce que j'aime ici, c’est aussi la lenteur cachée dans le château. Les escaliers bougent, les cours s’enchaînent, le Quidditch file… mais il y a des endroits où le temps s’arrête. Le parc, la salle commune, la bibliothèque. Ce sont des sanctuaires où je peux respirer, réfléchir, rêver. Et ça, c’est précieux. Et puis, ça me permet de faire des pauses pour manger des chocogrenouilles sans culpabiliser.

Je souris encore.

— Et puis, il y a les amitiés. Les tiennes, les miennes, celles qui naissent dans un couloir ou au bord d’un feu. Tu sais, quand je t’ai rencontrée, j’ai senti que je pouvais être moi-même avec toi. Et ce soir, en parlant des étoiles, je le sens encore plus. C’est ça, la vraie magie de Poudlard. Pas seulement les sortilèges, mais les liens qu’on tisse. Et les fous rires qu’on partage quand Peeves décide de lancer des bombes à eau dans les couloirs.

Je me levai doucement, étirant mes bras vers le ciel.

— On devrait rentrer avant le couvre-feu. Mais avant, je veux te dire une dernière chose. Ce que j’aime le plus à Poudlard, c’est d’apprendre à devenir. Pas seulement à apprendre des sorts ou des potions, mais à devenir quelqu’un qui écoute, qui observe, qui choisit. Et si un jour je deviens une grande sorcière, ce sera parce que j’ai su rester une grande écouteuse. Et aussi parce que j’aurai survécu aux escaliers qui décident de changer de direction juste quand t’es en retard.

Je ramassai la cape qu’Elisabeth avait étalée, et je la repliai avec soin.

@Elisabeth Swanmere
Elisabeth, si mon texte est si long, c'est pour la 200ème Coupe :sweatingbullets:
1254 mots

1ère Année, Serdaigle - 1ère année RP - 11 ans
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9 déc. 2025, 13:00
Secrets des Etoiles
Que de sujets de réflexions. On n'en avait pas autant dans l'école où j'allais avant. Il est vrai qu'on ne nous aurait pas laissées seules dans le parc à la nuit tombée. Alma a l'air en tout cas de trouver que nous sommes restées assez longtemps dehors. C'est vrai que malgré mes chaussettes épaisses, j'ai froid aux pieds. Mais ça ne m'empêche pas de réfléchir à ce qu'elle vient de dire. J'avais pourtant pas eu froid au denier cours d'astronomie.

— Mais elles peuvent voir quoi les étoiles au fond ? Elles sont tellement loin. Regarde, nous on peut voir la Lune mais on ne voit pas les lunes qui sont autour de Mars. Et sur notre Lune, il y a une voiture que les Américains ont utilisée. Mais on la voit pas, même avec les lunettes du cours d'astronomie. Et en plus, j'ai pas bien compris ce truc, je l'ai entendu quand je suis allée avec mes parents à un club amateur d'astronomie, mais pour le moment, il n'y a aucune étoile qui voit ce qu'on fait. Si je fais un grand coucou à Alpha du Centaure, elle est où encore elle, elle ne le verra que dans quatre ans je crois. Mais bon, avec la magie, faut voir aussi.

C'est une peu décousu ce que je raconte là. Ce n'est pas simple en plus car j'ai pas moi-même bien retenu ce que c'est que cette histoire quand ils ont dit que les étoiles qu'on voit, on les voit comme elles étaient avant, dans le passé. Qu'une étoile elle peut déjà être morte mais qu'on le voit pas.

— Tiens, tant qu'on parle de ce qu'il y a dans le ciel. Le Père Noël, il existe peut-être quand même. Puisque la magie existe, peut-être que lui aussi et qu'ici, on va le voir arriver dans son traineau rempli de jouets, tiré par ses rennes.

C'est peut-être un peu bête comme idée mais depuis que j'ai appris que les sorciers existent, pourquoi pas lui aussi.

— Tu l'imagines arriver de là-bas, le soir de Noël, passer entre les sapins, s'arrêter près des buissons de houx puis se rendre compte que l'école est vide parce qu'on est tous rentrés chez nous pour manger la traditionnelle dinde avec notre famille ?

Je reprends la cape qu'elle a bien repliée tout en riant un peu de ma blague.

— On verra dans trois mois. Enfin non, on sera rentrées mais ça me dirait presque de rester pour voir. On ne sait jamais.

@Alma Spencer
Mots pour le défi : L'expert de Noël

12 ans - 2e RP

12 janv. 2026, 20:33
Secrets des Etoiles
Le vent se lève d’un coup, assez fort pour faire claquer les pans de mon manteau. Je me redresse, les yeux fixés sur le ciel, mais pas pour rêver : quelque chose vient de bouger là‑haut. Pas une étoile. Pas un nuage. Autre chose. Un mouvement net, précis, trop rapide pour être naturel. Une lueur qui n’a rien à faire dans un ciel aussi calme.

Attends. Tu as vu ça ?

Ma voix sort plus sèche que prévu, comme si l’air froid me coupait la gorge. Je fais un pas en avant, mes bottes s’enfonçant dans la terre froide. L’odeur de l’herbe humide remonte d’un coup, mêlée à ce parfum presque imperceptible de magie. La vraie. Celle qui picote dans la nuque, qui fait dresser les poils sur les bras, qui prévient avant même qu’on comprenne.

Je te jure que ce n’était pas une illusion. Ça a traversé le ciel trop vite pour être un oiseau. Et ça brillait. Pas comme une étoile. Comme… comme si quelqu’un l’avait lancé.

Je sens mon cœur battre plus vite. Pas de peur. D’excitation pure. Une énergie qui me traverse, qui me pousse en avant, qui me dit que rester immobile serait la pire erreur possible.

On n’est pas venues ici pour regarder le ciel en silence. Si quelque chose se passe au-dessus du Parc, je veux savoir quoi. Tu viens ?

Je me tourne vers elle, les yeux vifs, presque impatients. Elle hésite, je le vois. Mais moi, je n’ai aucune intention de rester plantée là comme une statue.

Si on reste là, on ne saura jamais. Et moi, j’ai pas l’intention de rentrer en me demandant ce que j’ai raté.

Je serre ma baguette dans ma main, juste au cas où. Le bois est froid, mais familier. Rassurant. Prêt.

Allez. On avance. Et si c’est dangereux… tant mieux. Au moins, ce sera intéressant.

Je fais un deuxième pas, puis un troisième, sans attendre sa réponse. Le vent souffle encore, comme pour nous pousser en avant. Et je sens, au fond de moi, que ce qu’on va trouver ne ressemble à rien de ce qu’on connaît.

@Elisabeth Swanmere
362 mots

1ère Année, Serdaigle - 1ère année RP - 11 ans
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18 janv. 2026, 21:53
Secrets des Etoiles
Je m'apprêtais à prendre le chemin ramenant vers le château quand l'exclamation d'Alma me fait lever les yeux vers le ciel étoilé. Je cherche ce qu'elle a pu voir mais ne remarque rien, juste les étoiles, les arbres dont je devine les branches secouées par le vent.

— Non, je n'ai rien vu. C'était quoi ? Une étoile filante ou c'était quelque chose qui est passé beaucoup plus bas.

Je cherche du regard la tour d'astronomie mais je ne remarque rien d'inhabituel. Le haut de la tour est plongé dans l'obscurité. J'en devine en fait à peine la silhouette dans l'ombre. Puis je tourne les yeux dans la même direction qu'elle, sans rien non plus distinguer quoi que ce soit.

— D'accord allons voir mais si c'est un dragon, en rentre tout de suite à l'école.
Je dis cela en plaisantant. J'ai entendu qu'il y a toutes sortes de sécurités magiques autour de l'école et jamais un dragon ne viendrait ici. Comme je l'ai appris au cours, la Confédération Internationale des Sorciers a décidé de cacher aux yeux des non sorciers l'existence des créatures magiques. Ce n'est donc certainement pas pour les laisser voler n'importe où. Même si Poudlard n'est pas proche des terres du monde ordinaire, il ne faudrait pas beaucoup de battements d'ailes à un dragon pour sortir du monde magique.

Je pose la couverture pliée sur mon épaule et prends ma baguette comme Alma. Peut-être devra-t-on s'éclairer.

@Alma Specer

12 ans - 2e RP

21 févr. 2026, 16:42
Secrets des Etoiles
Cette année scolaire était un cauchemar, un véritable cauchemar... La disparition d'Elina, la fugue de la petite Varalta et maintenant, deux gamines qui manquaient à nouveau à l'appel. Leur disparition avait été remontée par leurs camarades inquiets de voir des lits rester vide alors que la nuit était tombée et que l'heure du couvre feu approchait dangereusement.

Aucune trace des gamines dans les couloirs, aucune trace d'elles dans la bibliothèque, aucune trace d'elles dans la grande salle, rien dans les couloirs... Sarah quand elle avait appris la nouvelle n'avait pas perdu une seconde et, baguette posée à plat sur la paume de sa main avait filé dans la direction donnée par la magie. Quelques instants plus tard, comme les autres, elle se rendait à l'évidence, les deux petites étaient dehors. Le soleil était tombé et déjà la nuit noire tombait sur le parc.

Clés en main, la directrice par intérim franchit les grandes portes pour s'enfoncer dans le parc. D'autres en faisait autant, elle le savait. Un nouveau sort de repérage et elle prit la direction indiquée par son catalyseur. Après quelques minutes de marche dans la pénombre complète, la sorcière alluma sa baguette et trouva enfin ce qu'elle cherchait. Deux petites silhouettes dans la pénombre. Deux petites silhouettes qui ne semblaient pas pressée de rentrer et qui papotaient dans le noir en regardant dans sa direction.

" Mesdemoiselles ! Tout le personnel est à votre recherche. S'il fait nuit, où pensez vous que soit votre place ? "

Peut-être que les deux petites n'avaient pas volontairement trainé mais, il était tout de même évident que si la nuit pointait son nez, les portes allaient se fermer et que les élèves étaient donc sensés rejoindre le château et plus spécifiquement leur dortoir.

292 mots
Dans la mesure où vous parliez de nuit noire nécessitant de s'éclairer, j'ai considéré qu'il était 21h passé (la nuit tombe vers 20h30 et il fait nuit noir aux alentours de 21h15 en Écosse à cette période de l'année)

#343663 -------- absence du 24 au 28 juin
... ceux qui ne voyagent pas n'en lisent qu'une page.

26 févr. 2026, 16:52
Secrets des Etoiles
Il ne me faut pas beaucoup de temps pour remarquer que la lumière que nous avons aperçue à travers la végétation est celle d'une baguette. Certainement quelqu'un qui profite pour faire une petite balade pour respirer l'air nocturne avant la nuit. Point question de dragon finalement même si en voyant la lumière venir clairement vers nous et en reconnaissant le visage de la directrice, je commence quand même à me faire du souci.

Je blêmis quand elle explique que tout le monde est à notre recherche, plus encore de voir que la directrice elle-même y a participé. Je regarde la montre que j'ai au poignet, les aiguilles montrent que l'heure de regagner le château est clairement dépassée. Et je n'ai même pas l'excuse que ma montre se serait arrêtée. Elle fonctionne très bien. Nous étions tellement dans la contemplation du ciel étoilé et dans nos échanges que je n'ai pas pensé à vérifier l'heure. Alma a indiqué qu'il allait être temps de rentrer mais nous avons encore tardé. Ça n'a paru durer que quelques minutes mais il en va plutôt de plusieurs dizaines de minutes. Ça n'aurait pas pu arriver dans ma précédente école, un appel était fait qui était audible même dans le parc auquel nous avions accès. Cette école nous offre d'une certaine façon plus de liberté et implique par là que c'est aussi à nous d'être plus responsables, même si je ne suis plus vieille que de quelques mois.

— Oj, je suis désolée madame la directrice. Je... Que dire là en fait ? Nous étions tellement plongées dans notre discussion sur les étoiles, je n'ai pas fait attention à l'heure ni à la nuit. Ce n'est pas une excuse mais... comme si on était au cours de monsieur Ingham. Veuillez m'excuser madame, ça n'arrivera plus.

J'ai envie de partir en courant rejoindre le château et grimper au sommet de la tour où.... Où tout le monde va nous regarder rentrer. Mais pas question de faire cela évidemment.

Merci pour votre intervention madame la directrice @Sarah Priddy. @Alma Spencer

12 ans - 2e RP