12 janv. 2026, 20:41
RP libre Bal du Nouvel An 2051
Alors qu’Elfie cherchait un minimum de distraction supportable pour cette soirée bien mal commencée en voulant oublier le visage d’Alice et de ses mots ainsi que de l’autre qui ne méritait même pas qu’elle le nomme d’une autre façon que simplement le mec du Pitiponk. Elle voulait non pas rester avec Thomas et le garder pour elle, elle se fichait de qui il pouvait être, elle voulait simplement chercher le sentiment qu’elle avait pu ressentir ce soir là en Ecosse, ou plus rien autour n’avait d’importe, ou le temps semblait s’arrêter oubliant chaque problème, chaque rumination qui la suivait au quotidien. Mais encore une fois, elle se méprenait, elle était bien incapable de comprendre comment les autres pouvaient réagir et se comporter, elle était bien incapable, lorsqu’elle n’empruntait pas la carapace de l’employée parfaite dans un manoir de bourgeois élitiste de se comporter autrement que naturellement malgré tout ses efforts. Elle avait parlé, sans se rendre compte qu’elle pouvait blesser ou s’attirer des problèmes. Pour elle il n’y avait rien de vexant, elle n’y avait même pas pensé et elle s’en fichait, ce qui devait être dit était dit, c’était son fonctionnement bien que mauvais, incapable de comprendre ne serait-ce qu’un code sociaux lorsqu’elle était seule entourée de tous ses vautours.

Alors qu’elle s’attendait à une simple danse où seuls ses pas auraient de l’importance, elle s’était bien fourvoyée. Alors que l’héritier des Sangblancs avait commencé en donneur de leçons sur ce qui pouvait lui apporter des problèmes, son arrêt net dans le silence était bien plus problématique. La blonde s’était rendue compte que quelque chose avait changé chez lui, non pas qu’elle était assez empathique pour apercevoir une émotion différente, c’était bien le contact physique qui l’attirait sur cette supposition. Elle était habituée à sentir chaque changement de gestes, pour anticiper sous le coaching d’Honor, et Thomas ne l’attendait plus comme ce qu’il avait commencé à entreprendre, il redevenait l’héritier qui agissait instinctivement face à son éducation sans aucun amusement.

Et sans se douter de quoi que ce soit, l’ancienne gryffondor crispa son visage le temps d’une secon… Ou bien, une lumière lui traversa l’esprit, aussi rare que cela puisse être possible, non cela ne pouvait pas être ce qu’elle imaginait. Ce n’était pas possible, pas lui, pas le frère de cette fille qui avait fondé le Merlin bien qu’insupportable elle soit devenue… Sans se préoccuper du risque qu’elle prenait en parlant, elle devait s’assurer d’un détail. « Je t’en supplie, ne me dis pas que c’est le terme moldu qui t’as mis dans cet état? Tu ne fais pas partie de ceux qui se croient supérieur par le sang? » Elle se fichait pas mal de ceux que pouvait penser Thomas, mais alors qu’elle cherchait en lui un moyen de se changer les idées, si elle avait vu juste, elle pouvait s’énerver rapidement, c’était bien le sujet sur lequel elle n’acceptait aucun autres avis et sur lequel elle ne pouvait pas jouer seulement pour ses intérêts. Après un long silence, à se laisser entraîner par Thomas sur la piste de danse, elle continua. « Surtout que je ne parlais pas du sang mais bien du contexte, lorsque je te croyais encore comme un simple moldu… » Enfin Elfie n’attendait pas vraiment de réponse, elle avait fermé son esprit et était peu encline à attendre une discussion de sa part, peut être par peur d’attendre des paroles qu’elle ne supporterait pas. Le silence était bien plus supportable à imaginer qu’une mauvaise réponse.

En le regardant à peine dans les yeux, le regard posé au lointain juste au dessus de son épaule, la blonde se retrouvait dans ses ruminations, sans profiter de cette seule danse, bougeant simplement pas mouvement naturel que son corps avait enregistré entièrement pas les heures d’entraînements qu’il avait enduré. Le silence devenant trop pesant, malgré l’envie qu’il continue, elle devait agir et malheureusement, la suite de la soirée ne se ferait pas plus amusante ou supportable rapidement. « Une danse, je trouve ma table et tu trouves la tienne. Et puis je vais boire, de toute manière c’est la seule manière pour que cette soirée devienne supportable et peut-être lorsque tu seras un peu plus arrachée nous nous retrouverons par le hasard de la situation. » Elle concluait la dessus leurs échanges, elle ne comptait pas emprunter un chemin dont elle connaissait l’aboutissement par cœur. Ne pas laisser la haine l’envahir, ne pas laisser l’incontrôlable revenir pour la briser une fois de plus. Pas maintenant, toujours accroché à celui dont elle ne savait plus quoi penser, elle pensait au prochain verre qu’elle allait prendre et boire d’un seul trait pour passer le mauvais goût de la famille Sangblanc en espérant pouvoir reprendre comme si rien ne s’était passé.
Elfie continue de danser avec Thomas (@Alice Sangblanc Tout en se rendant compte qu’elle s’était peut-être trompé sur son cas. Elle tente d’arrêter de réfléchir en espérant que la suite sera plus simple.

Employée au manoir Joyce, Promo 42
Je déteste ceux qui volent ma solitude sans m’offrir de vraie compagnie.
13 janv. 2026, 23:01
RP libre Bal du Nouvel An 2051
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THOMAS SANGBLANC


La demoiselle était sauvage. D’une certaine manière, avec tout autant de différence que de similitude, Elfie n’était pas sans lui rappeler le comportement qu’Alice pouvait parfois avoir. Elle était impulsive, irréfléchie et inconsciente. Thomas laissa son regard tomber sur Elfie, un sourcil arqué au-dessus de son œil d’argent. Devait-il prendre la peine de répondre à cette sotte question ? Merlin… il ferait au moins l’effort de faire semblant d’y réfléchir sincèrement.
Ce croyait-il supérieur à des êtres annihilant écosystème, peuple, héritage et civilisation ? Osait-il penser qu’il avait plus de valeur que ces milliards d’animaux bêtes, sales et irrationnels ? Oh, mais quel fieffé suprémaciste Thomas faisait là !
Il souffla un rire, mais ne dit mot, conscient qu’Elfie n’avait nullement envie d’entendre sa réponse.

Elfie entre ses doigts, les mains posées là où il le fallait, Thomas s’était lancé dans la danse, son éternel sourire ourlant ses lèvres. Il observait tantôt sa partenaire, tantôt par dessus son épaule pour surveiller l’échange qu’il avait aperçu. Alice et Christopher contre les Hangoover. Avaient-ils attendu que Thomas file pour fondre sur le jeune couple ? Lilian n’était pas du genre à craindre qui que ce soit, et certainement pas Thomas. Elle frappait quand bon lui semblait.

Sans un regard pour Elfie, il répondit : « Je n’ai pas particulièrement prévu de finir… arraché, comme tu dis ». Il fit lentement tourner la jeune femme entre ses doigts, ses yeux cherchant à retrouver les siens, plus par confort que par réel intérêt pour ses prunelles vertes. « Un nouveau conseil, rien que pour toi : bois avec raison. Moïra a bien des alliés rassemblés ici, ce soir. Si d’aventure ils devaient lui rendre visite, ne leur laisse pas une mauvaise image de celle qui sert la famille Joyce, hm ? Tu es le visage de l’excellence que l’on attend de Moïra. Garde cela à l’esprit. » Ce conseil, Thomas aurait pu se le livrer à lui même. Mais avec un minois pareil, ne pardonnait-on pas les écarts ?
Que disait Alice, déjà… Ah, oui.
Un caillou noir se repère aisément au milieu d’une rivière de diamant.

Thomas guida la danse vers la fin. Il ne libéra pas Elfie tout de suite, gardant sa main dans la sienne en s’éloignant d’elle. Dans une révérence, il la relâcha.

« Et maintenant, ma jeune dame… je vous conduis à votre table. »

ALICE SANGBLANC


Lorsque les doigts de Derek se nouèrent aux siens, Alice sentit toute sa colère, toute sa rage, toutes ses angoisses choir au sol. Elle remplaça tout cela par la joie pure et sincère du jeune garçon. Contrairement à chaque Hangoover, Derek n’était pas encore capable de cracher de venin. Il avait l’innocence de l’enfance, celle que son père cherchait à lui arracher pour la remplacer par le respect et la crainte. Non, seulement la crainte. Le respect ? Il serait feint. Si Donovan parvenait à anéantir l’enfant, Alice lui apprendrait à mentir comme un adulte. Son coeur se serra douloureusement dans sa poitrine. La colère finissait toujours par revenir, surtout lorsqu’il s’agissait de Derek et, désormais, de Clinton.
Il n’était pas venu, bien sûr. Donovan ne l’avait pas laissé faire. Alice leva les yeux sur Clinton, son sourire toujours bien en place. Le cœur flambait désormais. Bientôt, il ne serait plus le seul. A force de voir son reflet dans les yeux des neveux de Christopher, Alice n’hésiterait plus longtemps à réduire le pays en cendre, chaque famille de sorcier traditionaliste comme carburant. Alice ne voulait plus voir d’enfant souffrir. Plus jamais. Elle ne voulait plus voir le sien, dévoré par une mère trop ambitieuse, emplie d’une haine que personne ne devrait avoir pour sa propre chair.
A la réponse de Clinton, droit comme ce que l’on attendait de lui, Alice abaissa lentement sa tête en signe de remerciement. Une fois son visage relevé, la sorcière retrouva le visage de Derek, à qui elle sourit joliment avant de se relever, sans jamais quitter son jeune élève. Sa main droite se libéra de la sienne, cependant, mais pour mieux remonter sur son épaule, non pas avec la rudesse d’un Hangoover pour le fruit de ses entrailles, non : avec la douceur d’une femme qui connaît la valeur d’un enfant. Ses yeux cherchèrent ceux de Donovan, à qui elle sourit. C’est ainsi que je veux vous voir faire, Donovan. Apprenez. Sans quoi, il vous faudra bientôt apprendre à composer sans votre main.

Duke Hangoover répondit à la manière d’une bête qui aurait trop couru pour sa vie, las d’exister, sans doute, sous les éternels assauts d’un prédateur. Ce fut ce dernier qui prit la parole pour cracher son venin au visage de Christopher et Alice. L’attaque, bien qu’attendue, n’en restait pas moins désagréable à recevoir. Il fallait à tout prix tout ramener à ce mariage, n’est-ce pas ? Comme si il était nécessaire de rappeler qu’une mauvaise décision avait été prise, un soir, dans un bar étudiant de Londres. Alice caressa un peu l’épaule de Derek pour se redonner courage. Il fallait penser à eux avant de penser à elle. Circée, si cette vieille harpie pensait pouvoir choisir la robe que porterait Alice le joue de sa marche vers la potence… Jamais Alice ne laisserait un couturier anglais l’habiller. Quand bien même Alice appréciait fortement le style victorien, elle préférait s’arracher un oeil -pourquoi fallait-il toujours en revenir à l’énucléation ?- plutôt que de se laisser habiller par Lilian Hangoover.

Christopher, évidemment de son avis, contre-attaqua habilement en prenant Alice à partie pour la ramener à Paris. Alice singea l’émotion, ses yeux s’ouvrant en grand pour finalement s’adoucir avec la tendresse d’une femme éprise d’un souvenir de tissu. Elle ne dit mot, cela ne servait à rien. Alice préférait observer Christopher s’amuser.
Néanmoins, lorsqu’il évoqua ce quelconque mariage dont il ne voulait point, Alice décida qu’il était temps de réagir.
Christopher… avait-il prit sa décision ce soir, face à sa famille, sans en parler à Alice au préalable ? Ou bien avait-il laissé parlé l’impulsivité plutôt que la raison ? A moins qu’il s’agisse d’un changement d’offensive.
Qu’importe. Il était nécessaire de ne pas laisser sous-entendre qu’un choix avait été fait, car tel n’était pas le cas. Alice préférait le déni, pour le moment.

Alice offrit un charmant sourire à Christopher - sans doute comprendra t-il que derrière ses dents bien rangés se cachait une langue qui mourrait d’envie de fouetter sa prise de risque - avant d’enfin consentir à offrir son attention à Lilian.

« Après avoir goûté à la haute couture française, je doute que Christopher revienne un jour à la mode anglaise », répondit elle avec amabilité. Elle libéré Derek d’une main pour faire mine de corriger le col parfaitement ajuster de Christopher. « Et je ne peux nullement lui en vouloir. Elle offre bien plus de liberté pour des esprits aussi aventuriers que le sien. » Alice se tourna à nouveau vers Lilian. « Mais il me plairait de connaître vos contacts, Madame Hangoover. Je dois à tout prix savoir à qui nous devons ces incroyables… tenues que vous nous offrez à contempler ce soir. » Et cela me permettra également de savoir vers qui je ne devrai jamais me tourner pour refaire ma garde robe.

Alice se tourna soudain vers Donovan et sa femme, se rappelant soudain qu’il avait toujours Clinton entre leurs griffes. « Monsieur Hangoover, il m’aurait plu d’échanger avec vous au sujet d’une sortie que j’aimerais organiser avec Derek et Clinton. Peut-être aurons-nous l’occasion de le faire avant que minuit ne sonne ? » Malgré la violence avec laquelle ses entrailles se nouèrent à l’idée de se tenir plus d’une seconde de plus près de Donovan Hangoover, Alice souriait avec douceur et tendresse. Comme le ferait une jeune et jolie biche offrant sa jugulaire à une meute de loup.
Alice se grimerait en biche si cela pouvait offrir aux héritiers Hangoover quelques heures de répis loin de leur monstre de géniteur.

Thomas danse avec @Elfie Chassin, lui donne quelques "précieux" conseil et l'invite à le suivre dans la recherche de sa table.
Alice joue à qui sera le plus méprisant avec la charmante famille de @Christopher Hangoover. Elle tient le cher neveu Derek contre elle, sourit habilement à la cohorte de démon en velours et demande à Donovan, son employeur, la permission d'organiser une sortie avec ses deux enfants.

Avatar dessiné par ma merveilleuse Élicia Caldin
Spécialiste en Lutin de cuir | Diplômée de Beauxbâtons | 1ère année GEAD | Caméléon de 2050 & Romantique de 2050
14 janv. 2026, 13:42
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Son affirmation rebelle affole les réactions des membres de leur petite réunion sauvage au beau milieu de la salle de balle. Il y a d'abord Anna qu'il voit du coin de l'oeil pencher la tête vers le plafond pour mieux retenir le sourire qui grimpe sur ses lèvres ; Xavier qui fronce les sourcils car il ne doit rien y comprendre à cette histoire — à moins qu'il ait quelque chose qui ne passe pas ; mère, de son côté, pince ses lèvres ridées sans détourner les yeux et il sent toute son froid mépris glisser sur sa peau et réveiller une réaction hypodermique, soit des frissons particulièrement désagréables qui hérissent les poils de sa nuque ; père hausse les deux sourcils sans chercher à cacher sa question silencieuse — Christopher vient-il de nous annoncer son choix et s'attend-il à ce que nous le prenions en compte ? ; Victoria, mère de Derek et Clinton, a le regard perdu quelque part au-dessus de sa tête et il comprend qu'elle a trouvé un endroit dans son esprit pour se garder de cette mascarade dont elle n'a que peu faire ; enfin, Donovan détourne les yeux comme s'il était une quantité négligeable avec un petit ricanement qui lui déborde du nez. Christopher rêve de baffer sa petite tête de crétin condescendant. Mais la réaction la plus mémorable, celle qui agit vraiment sur Christopher, qui le fait légèrement culpabiliser tout en lui donnant envie de s'enfoncer encore davantage dans sa petite rébellion, c'est celle d'Alice.

Celle-ci se tourne si bien vers lui qu'il ne peut que lui offrir ses yeux et recevoir en échange un sourire tout à fait poli qui lui fait cependant comprendre sans le moindre mal qu'elle n'a pas apprécié son intervention. Il entend sa voix d'ici. Cessez de faire l'enfant ! Elle aurait tout un tas d'autres joyeusetés à lui balancer au visage, là, hein ? Comme elle l'a déjà fait par le passé. Christopher garde les yeux baissés sur elle, son visage n'exprime rien, il se contente de la regarder, conscient d'avoir gaffé mais sans regretter de l'avoir fait. Sa gorge se noue pendant qu'il se perd dans les billes grises d'Alice. Il se sait coincé tout en refusant de l'être.

Il garde son regard vissé sur elle lorsqu'elle poursuit son petit jeu habile. Elle n'enlève sa main d'un Derek brûlant de fierté et d'amour inconditionnel pour elle — Christopher le remarque d'ici alors même qu'il n'aperçoit rien de son visage — que pour la lever vers lui et arranger son col. Automatiquement, Christopher lui sourit de ce sourire que tous ici lui connaissent et tourne le buste pour lui laisser un accès plus aisé à son vêtement, le cou tendu. Ses doigts prennent soin de ne pas le frôler. Il lui murmure un « merci » silencieux des lèvres, incapable de savoir exactement pourquoi il joue le jeu de la tendresse avec elle alors même qu'il vient de sous-entendre qu'il n'y aurait pas de mariage. Perdu, c'est à peine s'il parvient à se concentrer sur la voix d'Alice qui répond avec aisance aux attaques de chacun. Christopher parvient malgré tout à se fabriquer un sourire mensonger qui trouve naturellement sa place sur ses lèvres et d'acquiescer quand il le faut, sans oublier les sourires destinés à Alice et les œillades bravades en direction de Donovan.

Lillian dresse le menton lorsqu'enfin Alice s'adresse à elle. Personne ne pourra ignorer, bien sûr, l'insulte voilée d'Alice, mais tout le monde fera mine de ne pas l'avoir comprise, à commencer par la mère de Christopher qui a des enjeux bien trop élevés dans cette histoire. Christopher, de son côté, sent un sursaut de fierté inattendu pour sa jeune partenaire, ce qui l'aide à pardonner le vilain sourire qu'elle lui a servi. Avec quelle adresse elle s'en sort ! Il a du mal à retenir son rictus moqueur. D'ailleurs il ne retient rien du tout et le paye par un regard particulièrement méprisant de la part de son père.

La suite n'aurait été qu'une suite sans fin de « mais bien sûr, ma chère, et je ne dis pas ce que je pense des esprits aventuriers qui n'est qu'une expression synonyme de moins que rien » et de « Christopher a toujours eu des goûts marqués, pas étonnant qu'il se soit épris de haute-couture française » et l'on aurait compris que ce n'était pas un compliment. Heureusement, ils sont épargnés de tout cela par Alice qui se tourne tout à coup vers Donovan et Victoria, ce qui n'est pas au goût de Lillian qui aurait bien répliqué et qui en est empêché par la rapidité d'Alice.

Qu'est-ce qu'elle fout, par Morgane ? s'horrifie Christopher qui ne peut rien faire d'autre à part se tourner vers elle, sourcils haussés et yeux faussement brillants, alors qu'intérieurement il songe : ne tendez pas le bâton pour vous faire battre et ne n'offrez pas plus de votre temps à ce crétin que ce qu'impose votre contrat ! Mais c'est trop tard. Derek sursaute entre les doigts d'Alice et il envoie l'étiquette se faire voir pour se tordre la nuque afin de lancer un regard excité à la femme derrière lui. Si son sourire à la dentition pleine de trous avait une voix, il dirait : oh oui, oui, oui, quoi que vous ayez prévu j'ai déjà trop hâte d'y être ! Quant à Clinton, bien qu'il soit bloqué par la main de son père, impossible de manquer l'agrandissement de son regard et le regard impressionné qu'il échange avec son frère — c'est comme si Christopher l'entendait dire : on a tellement de chance, frangin ! Évidemment, Clinton n'utiliserait jamais le mot frangin.

Le regard de Donovan tombe sur Derek et il est sans appel. L'enfant se fige aussitôt.

« Contiens-toi, lui lance son père dans un sifflement avant de lever les yeux vers Alice. Une sortie avec mes fils ? Ils ont déjà une nourrice, mais je ne peux pas vous reprocher l'envie de vous occuper d'eux... Les femmes et leur besoin de materner, s'amuse-t-il en haussant les sourcils, avant d'échanger une grimace avec Xavier, lequel reste de marbre. Discutons-en plus tard, oui. Ce sera l'occasion d'une danse. »

Ses lèvres charnues s'étirent en un vilain sourire. Christopher se tend imperceptiblement : il avait deviné quel chemin allait prendre la discussion. Il se tourne aussitôt vers Alice.

« Fabuleuse idée que de parler de ce projet pendant une danse ! s'exclame-t-il d'un ton qui veut dire tout le contraire. Voyons vos disponibilités. Nous partagerons évidemment la première danse, vous me l'avez promis il y a longtemps, ma chère, fait-il avec un sourire tendre tout à fait hypocrite. Votre frère en exigera une également et je crois me souvenir que vous en aviez promis quelques unes également à vos chères amies. »

Il invente, cite quelques noms, désigne quelques personnes totalement inconnues dans la pièce pour faire mine que le carnet de danse d'Alice est particulièrement rempli ce soir. Il essaie pendant son petit jeu de croiser son regard et de lui faire comprendre par moults petits signes qu'il ne faut pas qu'elle danse avec Donovan. Christopher ne sait pas encore qu'Alice fera bien ce qui lui plait et il le comprendra rapidement. En attendant, peut-être devrait-il...

« Tout le monde ici serait ravi que vous organisiez cette sortie avec mes petits-enfants, mademoiselle Sangblanc, intervient alors Lillian qui n'a pas besoin de davantage de mots pour faire comprendre au plus vieux de ses fils qu'il est tout simplement hors de question qu'il refuse et au plus jeune qu'il a intérêt d'arrêter cette pitoyable tentative de séparer son frère d'Alice. Nul besoin de tergiverser durant des heures. »

Le regard de Lillian reste longtemps fixé sur Alice.

« Et puisque vous êtes si impliquée dans notre famille, vous ne manquerez pas non plus, bien sûr, le prochain repas familial. Il me parait tout indiqué que vous accompagniez Christopher pour ce genre d'événement, maintenant, » affirme-t-elle sans même faire semblant de leur poser la question.

Maintenant, comme si la décision avait été prise. Le ventre de Christopher se serre. Mère aurait très bien pu rajouter « en tant que fiancée de mon fils » que personne n'aurait été choqué. Son regard se détache de Lillian pour se perdre dans la foule. Il aperçoit au loin Thomas qui danse et éprouve un violent envie de s'enfuir loin de ce qui est en train de se jouer ici. Très loin. Il devrait répliquer quelque chose. Affirmer avec plaisir combien cela le comble que sa mère invite Alice à leur dîner familial. Jouer avec Alice le rôle qu'ils sont censé tenir. Qu'ils se sont dit qu'ils tiendraient. Cela paraissait si évident loin des Hangoover. Mais proche d'eux, tout s'embrouille. Plus rien n'est clair. Plus rien n'a de sens. Alors il ne peut pas retenir ce ricanement qui lui échappe et qui résonne parfaitement au milieu de leur petit groupe si mal assorti. Sachant très bien qu'il attirera les regards sur lui après ça, Christopher tourne la tête vers la gauche, loin d'Alice, loin de ses parents, loin de son frère et de sa sœur, loin de ses neveux, loin de tout cela dans une tentative bien minable d'échapper à la tension qui le cloue sur place et à l'envie particulièrement puissante de répliquer vertement une chose qu'il est persuadé de regretter plus tard.

Alice a tant et si bien distillé son poison manipulateur dans son esprit qu'il est incapable de le faire. De répliquer quelque chose qui laisserait une nouvelle fois croire à tout le monde qu'il a pris une décision. Alors il se tait. Il garde son regard loin de tous. Il se retrouve coincé, en fuite de lui-même.

@Alice Sangblanc a donné une autre direction à la conversation en osant parler des enfants et Lillian saute sur l'occasion pour l'enchainer un peu plus aux Hangoover. Christopher est un peu trop perturbé par tout ça et préfère fuir dans sa tête.

Lutin en cuir le plus stylé du Pitiponk
« Sa vie professionnelle est une fête qui s'arrête jamais » - LLOYD RIVER
14 janv. 2026, 16:50
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Alice jouait à un jeu dangereux, elle en avait toute conscience. Regrettait-elle ? Absolument pas. Si on lui demandait là, maintenant, de s’ouvrir la gorge pour Derek et Clinton, elle le ferait sans la moindre hésitation. Sa vie, son confort, son avenir n’avait pas la moindre importance à côté du bien-être des enfants. Ceux là, les autres, ceux à naître. Ils étaient le seul combat qu’elle était désormais prête à mener.
La réalisation la frappa soudainement. Elle la tira loin d’ici pendant quelques fractions de secondes. Alice fut déposée dans son manoir, face à son gâteau d’anniversaire, face à la grande question qui jamais ne trouva réponse et qui, dés lors, la torturait.

Le sursaut de Derek sous sa main ramena Alice face aux Hangoover. Elle baissa un instant les yeux le jeune garçon, son sourire plus sincère désormais. Il avait aimé le voeu d’Alice, celui de tirer les deux enfants loin de leur père pour au moins quelques heures. L’idée lui avait sauté à l’esprit sans crier gare. Si Derek était sans doute habitué à ce qu’Alice l’emmène loin du domaine familial pour vivre comme un enfant devrait vivre, ce n’était nullement le cas du jeune Clinton. C’était pour lui qu’Alice consentait soudain à passer plus de temps que nécessaire avec leur abominable père. Et les Dieux savent à quel point Alice s’employait à éviter tout moment avec Donovan Hangoover. Elle ne l’aimait pas. C’était viscéral.

Le ton de Donovan, la rigidité soudaine de Derek, tout cela provoqua en Alice une violente rage qu’elle eu grande peine à dissimuler. Son regard désormais levé sur Donovan, elle ne pouvait que sourire… jusqu’à ce qu’il lui arrache en quelques mots seulement.
Les femmes et leur besoin de materner
Alice sentit son coeur battre furieusement dans sa tempe. Un tic nerveux agita ses doigts sur l’épaule Derek. Alice ne quittait pas Donovan des yeux, observant sa recherche de complicité masculine avec son beau-frère. Mais allez y, Donovan. Prouvez-moi encore un peu que vous êtes l’abruti que vous ignorez être.
Ses doigts caressèrent un peu l’épaule de Derek alors qu’Alice se pliait sur le côté pour lui sourire. Elle voulait que le garçon comprenne qu’elle, elle acceptait chaque élan enfantin qu’il aurait, chaque marque de pureté d’émotion qu’il démontrait encore, que tant qu’elle était à ses côtés… il n’aurait rien à craindre de son père. Elle aurait aimé pouvoir faire la même promesse à Clinton. Ce qu’elle ferait lorsqu’ils seraient seuls.
Alice leva les yeux sur Donovan, désireux d’échanger lors d’une danse. Bien sûr, c’était tout à fait attendu, Alice s’était préparée à cette éventualité.

En revanche, elle ne s’était nullement attendu à ce que Christopher s’apprêtait à faire.
Alice tourna la tête vers lui, accueillant sans un mot, les lèvres un peu entrouverte dans un sourire de convenance, la prise de position de son fiancé. Il ne voulait pas la voir danser avec Donovan, et s’employait à mentir comme il savait si bien le faire pour lui éviter ce moment. A quoi jouait-il ? Alice était prête à danser avec Donovan si cela pouvait permettre à ses enfants de ne pas avoir à supporter l’ambiance Hangoover. Que craignait-il ? Qu’Alice meurt d’ennui ? Que Donovan finisse avec un œil en mois ? Qu’ils finissent pas s’entendre ? Circée, Alice trouverait plus d’intérêt à converser avec un crapaud qu’avec l’héritier des Hangoover.
Alice dressa un peu le menton pour répondre aux œillades d’avertissement de Christopher : rien de ce que Donovan pourrait dire ou faire ne la ferait revenir sur sa décision de protéger Derek et Clinton.

L’intervention de Lilian fut, étonnement, la bienvenue. Alice sourit à la harpie, abaissant légèrement la tête pour la remercier d’être l’insupportable mégère décisionnaire qu’elle était. Alice n’aurait donc pas à danser avec Donovan. Voilà une excellente nouvelle, tant pour elle que pour les jeunes Hangoover.

Hélas, Alice avait oublié un détail qui lui coûta la victoire : si le Diable vous tend un présent d’une main, ce n’est que pour mieux vous passer un collier autour du cou.
Lilian Hangoover était forte. Très forte. Alice se savait habile, mais elle n’avait pas l’expérience de la Matriarche. Il fallait contre-attaquer de suite. Lilian ne devait pas penser avoir réussir à prendre Alice à son propre jeu.
C’était pourtant bien le cas. A force de vouloir s’immiscer dans les affaires familiales, il était évident que Lilian sauterait sur l’occasion de lui rappeler qu’il existait un monde où Alice était fiancée à son fils.
A propos de ce dernier, Alice s’était attendue à l’entendre réagir comme il l’avait fait tantôt au sujet de choix vestimentaire. Elle avait même décidé de le laisser répliquer… en vain. Christopher ne combattait plus, désormais.
Sans quitter sa position droite, Alice lui jeta une œillade, tout en sachant pertinemment que Lilian verrait là une faille. Christopher n’était plus tout à fait là, avec eux, avec elle. Il ne regardait plus vers eux, s’était échappé loin de son corps.
Après avoir lutté pour lui épargner une danse avec Donovan, voilà qu’il baissait les armes. Cela en disait long sur lui.
Il ne voulait absolument pas entendre parler de ce mariage.

Alice inspira.
A elle de prendre les armes, et au Diable les convenances.

Le cœur battant plus que de raison, une main gelée tentant d’étouffer les flammes remontant dans sa gorge, Alice se tourna à nouveau vers Lilian. Son sourire ? Christopher s’était échappé avec lui. Ne demeurait plus qu’un vague souvenir de la douce, docile, joueuse Alice.

La française dressa le menton, son regard d’argent planté dans les billes d’onyx de la matriarche. Sa main libre vint chercher le bras de Christopher autour duquel elle s’enroula. Elle pressa ses doigts blancs sur sa peau, cherchant à instiller le courage qu’il lui manquait… autant que le confort qu’il devait chercher.

« Je m’implique dans votre famille en tant que professeure pour votre petit fils, madame Hangoover, car c’est ce que l’on attend de moi. Je suis sincèrement heureuse que vous compreniez, et acceptiez mes excès de zèle ». Alice ne sourit qu’une fois son regard posé sur Clinton. Lorsqu’il revint sur Lilian, il n’avait point disparu, mais demeurait plus distant et bien moins attentionné. « Quant à accompagner Christopher, c’est un choix qui nous revient, à lui et moi. Encore une fois ». La jeune femme se pencha un peu en avant, l’œil brillant d’un jeu aussi tranchant qu’une lame. « Les costumes, les convenances, les rôles à endosser… tout cela relève de votre théâtre, pas du nôtre. »

Sur le bras de Christopher, les doigts d’Alice tremblaient de colère retenue. Elle se savait à deux doigts de devenir beaucoup moins agréable. Elle en avait assez des offensives de Lilian, de ces tentatives de planter ses griffes dans son échine. L’envie d’exprimer le fond de sa pensée sans filtre la titillait depuis de longues minutes désormais.
Au prochain mot déplaisant, Alice ne se retiendrait plus.

Alice continue à jouer avec les Hangoover, à deux doigts de perdre son calme. Elle réagit avec un manque de convenance au propos de la harpie mère de @Christopher Hangoover.

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14 janv. 2026, 20:42
RP libre Bal du Nouvel An 2051
Toujours contrarié du dernier échange avec Thomas, Elfie se laissait porter au rythme de la musique sous les doigts sensible de ce dernier. Il fallait le dire, il savait danser, certainement dû à son éducation digne de celle d’un héritier d’une grande famille, tout ce qui le définissait au final. Et cet héritier, elle n’aurait pas aimé le connaître, elle aurait préféré garder cette image qu’elle avait eu en Ecosse, d’un simple inconnu qui s’était montré être d’une distraction presque agréable. Maintenant qu’il avait un nom, une image qu’elle connaissait trop bien, trop proche des Joyce, de Moïra et de cette fausse allure, enfin ce qu’elle espérait au fond d’elle-même, finalement elle était bien incapable de savoir qui du moldu fréquentant des pubs pourris ou de l’héritier de haut rang était le réel Thomas. Et cela compliquait son affaire, parce que oui, la blonde vivait avec ses apriori, avec ce feeling qu’elle trouvait chez chaque personne pour différencier son taux de méfiance. Et maintenant qu’il lui était apparu tel qu’aujourd’hui, elle ne pouvait plus se permettre de se laisser aller comme elle avait pu le faire bien loin de l’hypocrisie sorcière.

De plus, malgré la danse fluide qu’ils offraient à la piste pas encore ouverte, elle ne pouvait pas se concentrer seulement sur ses pas, sur la souplesse de ses mouvements. Non, il n’avait pas rebondi sur ses paroles, était-ce une simple manière de changer de sujet pour ne pas à avoir de risquer des paroles j’ai contrarierait sa famille? Ou était-il vraiment l’une de ses pourritures à la Harrison qui croyait le simple sang comme signe de supériorité malgré sa couleur différente… Rhaaaa, tant qu’elle n’en saurait pas plus, elle ne pourrait plus considérer l’héritier comme une simple distraction et avait-elle envie de s’y plonger au risque de tomber sur des informations qu’elle ne voulait pas croire? Non, c’était bien inutile, il ne représentait rien pour elle, il faisait partie de la clique des Joyce, du clan O’Landeir, cela en disait assez sur lui. Elle ne cherchait pas plus, elle n’aurait qu’un goût amer d’un gars qui venait de gâcher des souvenirs pas si horrible à faire naviguer dans son esprit lorsqu’elle voulait effacer de mauvaises ruminations.

Et le bouquet final ne tarda pas à arriver, alors qu’elle avait réussi à le regarder dans les yeux en continuant de suivre ses mouvements à la perfection d’un regard neutre, au moment où il reprit la parole, celui-ci se durcit. Il n’avait aucun droit de lui donner ne serait-ce qu’un conseil. Il ne connaissait rien de sa vie, rien de son rôle dans le clan, rien de son objectif d’aujourd’hui ni pourquoi elle allait s’autoriser une petite cuite de plus. Après un soupir accompagné d’une légère pression sur ses mains, elle n’était pas assez altruiste pour compter l’ignorance comme une solution toute faite. « Moïra sait tout, et ce n’est pas ce qui va m’empêcher de me bourrer la gueule ce soir. Je ne suis qu’une employée de Manoir qu’on ne regarde pas. Je n’ai pas de titre à protéger. » Une réponse assez sèche, qui était en total adéquation avec le sentiment qu’elle éprouvait face à celui qui avait tenter de lui faire une pseudo moral sur la boisson, qu’il aille se faire foutre.

La danse touchant à sa fin, après un remerciement comme le ferait toute grande dame accompagnée d’un faux sourire visible, la fuite proposée par Thomas était la seule solution qu’elle trouvait, se séparer, ne plus penser à lui, à son bro ou à sa sœur. Reprendre sur un bon pied, manger et surtout s’enfiler un verre de whisky pour dissimuler tout sentiments malsains. « Avec plaisir, allons la trouver rapidement. » Accroche à son bras comme pourrait le faire un chaperon, elle engagea le pas, à la recherche de son nom sur l’une des tables qui se remplissait bien vite.
Elfie continue de danser avec Thomas (@Alice Sangblanc) avec un mélange amer de pensées. Peu importe, sans se préoccuper du conseil qu’il a essayé de lui passer, elle souhaite à présent trouver sa place pour se séparer de lui.

Employée au manoir Joyce, Promo 42
Je déteste ceux qui volent ma solitude sans m’offrir de vraie compagnie.
14 janv. 2026, 21:00
RP libre Bal du Nouvel An 2051
Reducio
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Alors que le jeune fille s’apprêtait à rejoindre à sa table, la voix de son amie Anais l’interpella. Cheryl sursauta légèrement avant de se retourner pour lui faire face.

- Salut Anais ! lui dit-elle en la prenant dans ses bras. Je t’ai aperçue plus tôt avec Hazel, mais je n'ai pas osé vous déranger.

Anais portait une somptueuse robe bleu nuit étincelante qui mettait magnifiquement en valeur ses cheveux dorés. Pour l’occasion, elle arborait des parures dignes d’une princesse, ajoutant encore plus de charme à son allure élégante.

- Tu es splendide toi aussi. On ne dirait pas, à te voir, que tu aimes semer le chaos, lança Cheryl avec un clin d’œil complice.

Son regard allait et venait entre la salle de bal et son amie. Une atmosphère de fin d’année régnait, perceptible à travers quelques discussions animées çà et là. Cheryl aperçut Hebert, sans son grand-père, en pleine conversation avec l’un des invités. L'occasion lui aurait été idéale pour lui parler, mais elle préférait attendre qu’il ne soit plus occupé. De plus, elle n’avait pas encore mangé, et il était hors de question de manquer le repas préparé par leurs hôtes. Son attention revint finalement vers Anais.

- Il faut absolument que je mange quelque chose avant de danser. Si tu veux, rejoins-moi à ma table, sinon on se voit plus tard ? Et il faudra absolument que tu me présentes ta maman !
Cheryl discute avec @Anais Hairwood, puis s’installe à sa table
Anais, je suis à ma table si tu veux poursuivre - @Herbert MacTairdelbach pour la mention

. Code couleur : #016e8f . 2A RP . Inscrite à la chronologie . PR . PNJ
14 janv. 2026, 22:26
RP libre Bal du Nouvel An 2051
Cheryl se retourna, surprise, puis prit son amie dans les bras. Quand elles se séparèrent, Anais observa bien la tenue de son amie. Elle portait une robe bleue avec des étoiles dorées. Certaines étoiles étaient reliés entre elles et formaient des constellations. Anais sourit quand son amie la complimenta en faisait le parallèle avec celle qu’elle était à l’école.
- Mais je suis une élève modèle non ? fit elle, innocemment .
Anais remarqua que le regard de la Poufsouffle était très attiré par un jeune homme, non loin d’elles.
Elle se pencha vers elle et lui murmura à l’oreille :
- C’est qui ?
Elle lui adressa ensuite un sourire coquin.
Cheryl dis ensuite qu’elle voulait manger avant de danser. La blonde acquiesça puis se rappela :
- J’ai pas encore cherché ma place. Toi oui ?
La brune parla ensuite d’aller danser puis de se présenter à sa mère :
- On pourrait danser une fois ensemble peut être ? Et ma mère si tu veux je te la présente après. Toi tu es venue avec qui ?
En attendant la réponse de son amie, Anaïs observa les différents objets flottants sur les tables, à la recherche de son prénom. Elle espérait être avec des personnes de son âge, et pas que des adultes. Et encore mieux si c’était des personnes qu’elle connaissait !
Anais discute avec @Cheryl Denis puis cherche sa table du regard.
Cheryl je continue aussi à table si ça te va

Gryffondor / Paroles : 1C2B93
Promo 2049-2050 / pas encore inscrite à la chronologie
15 janv. 2026, 11:31
RP libre Bal du Nouvel An 2051
A.S - C.H - A.S - C.H - E.C - A.S - E.C - C.H - A.S - E.C - C.H - A.S - E.C - C.H - A.S - C.H - A.S - C.H - A.S - C.H - A.S - C.H - A.S - C.H - A.S - C.H - A.S - C.H - A.S - C.H

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Son regard s'est perdu au fond de la salle. Des silhouettes passent devant ses yeux, elles sont floues, il ne les regarde pas. Il ne voit personne. Il ne regarde rien. Son regard comme une fuite. Loin du profil sec de mère. Loin du regard déçu de père. Loin de la moue méprisante de Donovan. Loin des yeux qui ne voient que le vide d'Anna. Loin de la mine affligée de Victoria, des soupirs à peine retenus de Xavier. Loin du regard fixe de Clinton qui a appris à ne rien montrer. Loin des petits doigts qui se tordent d'angoisse de Derek. Loin des yeux d'Alice qu'il sent peser sur lui, de ses attentes, de ses directives, de ses espoirs, de ses motivations qu'elle veut voir devenir siennes. J'arrête, je ne dis plus rien, de toute façon quoi que je dise personne ne m'écoutera, je ne dis plus rien jusqu'à ce que je puisse m'en aller. Et il se met à compter dans sa tête comme il le faisait enfant et comme il le fait toujours à chaque repas quand les reproches pleuvent sur sa tête. Un. Deux. Trois. Se concentrer sur les chiffres le temps que le pire passe et après il tournera les talons. Quatre. Cinq. Six.

Sauf qu'une main tiède entoure tout à coup son biceps et fait sursauter son âme qui essayait de fuir. Les doigts appuient doucement contre ses muscles, sa chaleur envoie des frissons sur le bras nu de Christopher. Il cligne des yeux et les arrache du vide qu'il observait pour tourner la tête vers Alice. Il a l'impression que ce n'est pas lui qui tourne la tête, que c'est quelqu'un d'autre qui agit pour lui. Il tombe sur le profil de la jeune femme qui se tient devant Lillian Hangoover comme lui ne l'a jamais fait. Christopher cligne encore une fois des yeux, incapable de se détacher du profil pâle d'Alice pendant qu'elle crache son venin sur sa mère. Car c'est ce qu'elle fait, sans baisser les yeux ou sans serrer les poings comme lui l'aurait fait. En l'écoutant, Christopher est obligé de revenir des landes lointaines où son esprit a essayé de l'expédier pour le protéger. Revenir au moment présent, aux jeux stupides, au monde promis par Alice à chaque fois qu'ils ont parlé de ce terrible futur qu'ils pourraient avoir à partager.

Il pensait qu'elle poursuivrait la mascarade, qu'elle sauverait encore une fois les meubles. Ce n'est pas ce qu'elle fait. Elle ne promet pas à demi-mot un oui qui aurait plongé Christopher dans des abysses de désespoir. Elle ne promet pas un non qui l'aurait rassuré mais qu'il aurait fini par regretter toutes ces fois où les Hangoover lui aurait prouvé qu'ils ont encore du pouvoir sur lui. Elle dit : notre choix. Elle dit : nous gardons cette porte ouverte. Elle dit : ne nous dictez pas notre vie. Elle dit : allez vous faire voir, Madame Hangoover. Ce dernier point n'est pas tout à fait vrai, mais c'est ainsi que le comprend Christopher, qu'il comprend la dernière phrase prononcée.

Il prend conscience de ses doigts sur sa peau et du tremblement infime qui les secoue. Il baisse rapidement les yeux vers eux. Ses longs doigts fins et pâles ressortent presque violemment sur sa peau hâlée couverte de tatouages. Christopher sent s'élever en lui quelque chose qu'il n'attendait pas. De voir Alice se dresser contre sa mère et le faire sans chercher à l'entraîner dans des mensonges auxquels il ne désire pas encore adhérer (car c'est bien notre choix qu'elle a dit, et non pas mon choix) ; d'entendre sa langue acérée, son ton sans appel, de sentir sa colère dans les tremblements de ses doigts ; d'apercevoir à l'orée de son regard le visage tendu d'une rage discernable que par ceux qui la connaissent de sa mère ; de sentir Alice si solide, prête à monter au créneau même quand lui décide de fuir en courant. Quelque chose s'élève en Christopher qui pourrait bel et bien s'apparenter à une forme de courage.

Dans un mouvement auquel il n'a pas réfléchi, Christopher lève à son tour la main et la dépose sur celle d'Alice, couvrant ses doigts des siens. Dire rapidement quelque chose avant que mère frappe. Il sait bien comment ça fonctionne. Lillian n'attaquera jamais Alice. Elle est bien trop précieuse. Son nom trop important. Mais lui... Lui, il a toujours été une cible idéale, autant le rappeler à sa mère. Ses yeux passent d'Alice au visage crispé de sa mère.

« Quelle langue acérée, chère Alice... Vous avez raison, mère, je pourrais vouloir l'épouser, » riposte-t-il.

Désormais, il ne cache plus la moquerie et la provocation qu'il retenait depuis le début de la conversation si bien que Lillian, au lieu de se réjouir d'avoir raison et que ce soit son fils que le lui dise, ne peut que pincer les lèvres sous la moquerie, profondément offusquée. Elle n'a, durant l'attaque d'Alice, pas exprimé plus d'expressions faciales qu'un mur de briques. C'est donc d'autant plus marquant de la voir expulser un petit rire par le nez. Elle ne jette qu'un regard à Alice avant de braquer ses yeux sombres sur son fils.

« Si vous en êtes là aujourd'hui, tous les deux, c'est bien parce que vous avez cru avoir le choix à un moment ou un autre de votre vie. » Un sourire sans joie étire ses lèvres fines bordées de rides. « On peut facilement pardonner à une jeune femme à peine sortie des rangs de l'école... » Mais elle le dit sur un tel ton que l'on comprend que ce n'est pas pardonnable. « ...mais c'est une autre affaire pour un homme fait. »

Voilà, se dit Christopher, elle m'attaque parce qu'elle ne peut rien dire à Alice. Il prend soin de figer ses traits dans une expression insolente. Les yeux obsidienne de Lillian coulent sur le visage de son fils pour revenir vers Alice à qui elle adresse un sourire affecté.

« C'est un plaisir de voir une telle entente entre vous, poursuit Lillian d'une voix doucereuse. Je suis certaine que vous saurez faire le choix qui ne vous privera pas de certains privilèges. »

Ses yeux fixés sur Alice tombent à ce moment-là sur Derek toujours planté devant elle. L'enfant baisse la tête. Christopher doute qu'il ait compris quelque chose, il baisse toujours la tête devant sa grand-mère. Lui-même sent sa gorge se nouer et il appuie davantage sa main sur les doigts d'Alice, comme pour l'empêcher de répliquer quoi que ce soit. De toute manière, avant que quiconque ait pu prendre la parole, Lillian détourne le buste vers son mari et passe une main dans son dos.

« Il me semble avoir aperçu Gloria et Hector en traversant la pièce, tout à l'heure, lui dit-elle d'une voix impérieuse en dressant le menton. Allons les saluer avant que le spectacle ne commence.
Ça me semble préférable, oui, commente Duke sans ne plus regarder ni Christopher ni Alice. Donovan, ce serait indiqué que tu ailles trouver leur fils pour lui rappeler ses promesses. »

Sans plus de cérémonie, Lillian impose un mouvement qui étouffe toutes éventuelles répliques qu'Alice aurait pu vouloir lui opposer. Le bras passé sous celui de son mari, ils se détachent du groupe qu'ils formaient pour s'éloigner. Donovan, qui jamais n'aurait l'idée de contredire les ordres de son père car il se complait bien trop à lui obéir, tourne ses yeux vers Christopher et Alice, un rictus aux lèvres.

« Ce sera merveilleux de vous recroiser plus tard dans la soirée, » sussure-t-il d'une voix dégoulinante d'ironie.

Sa main se détache enfin de l'épaule de son fils qui retient au dernier moment le mouvement qu'il voulait faire pour masser son membre malmené par la poigne de son père. Clinton jette un regard vers Alice pendant que ses parents s'éloignent.

« Je n'oublierai pas notre danse, » dit-il dans un souffle.

Puis il tend la main à son petit frère, pressé de rejoindre leur père avant qu'il ne les secoue pour ne pas s'être suffisamment dépêchés :

« Viens, Derek. »

Derek se penche subitement en arrière. Son dos se colle aux jambes d'Alice, sa tête contre son ventre. Il s'appuie de tout son poids, la tête levée pour essayer de croiser son regard. L'étreinte ne dure que quelques secondes avant qu'il ne se détache d'elle pour attraper la main de son frère. Les enfants rejoignent leurs parents après avoir murmuré un petit « au revoir » du bout des lèvres à leur oncle.

Ne reste dans leur cercle plus qu'Annabelle et son mari qui déjà fait un pas pour s'éloigner ; il coule des regards insistants vers les Hangoover, sa main serrée autour de l'épaule de sa femme dans une tentative de l'emporter avec lui. Christopher lui lance un regard noir.

« Laisse-la nous une minute, doc, elle va pas s'envoler.
Je ne...
Allez, Xav, réplique Christopher dans un rictus, va donc saluer deux trois huiles. »

Xavier fronce les sourcils et essaie de croiser le regard d'Annabelle. Annabelle qui regarde Christopher et personne d'autre. Xavier n'a pas d'autre choix que de s'éloigner, bien qu'il le fasse avec hésitation.

« Allez, connard, murmure Christopher entre ses dents quand il s'éloigne, en étirant un sourire hypocrite pour encourager son beau-frère à partir, dégage, laisse-nous tranquille, voilà, tu vas y arriver. »

Annabelle ne peut pas retenir le sourire hilare qui illumine brièvement son visage, car son frère est parfaitement audible. Elle baisse les yeux sur ses pieds pour le camoufler à Alice. Christopher jette un regard à sa sœur avant de se tourner vers Alice. Il se rend compte qu'il a encore sa main sur la sienne. Il l'enlève aussitôt.

« Elle n'en a pas le pouvoir, » lui dit-il simplement en essayant d'accrocher son regard.

Elle comprendra qu'il parle de la menace de Lillian de l'empêcher de voir Derek et Clinton. Il n'ajoute rien de plus — ce n'est pas le moment.

Chris s'éveille de sa grande fuite pour répliquer et maman Hangoover menace @Alice Sangblanc de lui enlever la possibilité de voir les neveux de Chris si elle ne fait pas le bon choix. La cohorte de démons finit par s'en aller, Merlin merci. Ne reste que la meilleure avec Chris et Alice.

Lutin en cuir le plus stylé du Pitiponk
« Sa vie professionnelle est une fête qui s'arrête jamais » - LLOYD RIVER
15 janv. 2026, 12:00
RP libre Bal du Nouvel An 2051
Ivanovna - Alyona - Ivanovna - Alyona - Ivanovna - Alyona - Ivanovna - Alyona
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A- L- Y- O- N- A___ & ___I -V -A -N -O -V -N -A
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Se sentir légère comme une plume parmi les corps célestes, être la lueur qui se faufile entre deux planètes, une étoile d'une constellation lointaine, et ne craindre ni les bravades du temps, ni les affres de l'espace qui se tord, se déforme et s'altère ; dans une bulle soufflée pour accueillir un jour nouveau, se mouvoir comme si le reste du monde n'existait pas. Cette fin de mois me réjouit plus que d'ordinaire, même les quelques heures passées avec ma famille pour Yule ne me paraissent plus si amères, comme si la lumière du soir les avait transformées. Le Marché, les rencontres, se sentir à sa place dans un rôle, jusqu'à être fière de soi, jusqu'à oser se projeter plus loin dans l'avenir, et revoir ses amis, retrouver Vana, sa voix, son regard, sa liberté, comme si je ne les avais jamais quittées. C'est le printemps qui s'invite en hiver. Depuis quand les saisons ont une telle avance ? J'en ai un sourire grand, oh ! plus grand encore que la Lune ! Pourtant, certains faits ne peuvent pas être ignorés, comme ce décor qui se transforme et évolue pour donner naissance à des tables et des chaises, et avec lui l'idée qui pique le cœur, celle qui murmure qu'Ivanovna et moi devrons sûrement nous séparer pour manger. Faut-il contourner cette pensée ou s'en saisir directement ?

J'ai toujours aimé faire des rencontres, découvrir des sorciers ou des sorcières qui sortent de mon ordinaire, et tisser avec eux, même le temps d'une soirée ou d'une conversation, un dessin original. Permettre aux contours de mon monde de se fondre dans un autre. Quoi de plus réjouissant ? Et n'est-ce pas là le dessein même de la vie, nous permettre de grandir en accueillant ce qui diffère de nous ? Pourtant, ce soir, égoïstement, j'aurais préféré rester plus longtemps avec mon amie, échanger avec elle en mangeant, réparer les inconnus des dernières semaines à l'aide de questions et de confessions, mais il me faut me résigner à constater que cela devra attendre. Nous aurons tout le temps plus tard, n'est-ce pas ? Alors, je ne perds pas mon enthousiasme, et ma joie semble faire briller un peu plus fort mes paupières et ma robe.

Être sage, pour une fois ? Un sourire amusé et attendri s'allonge sur mes lèvres comme un chat. Il est vrai que l'étudiante me surprend souvent, que certains de ses actes m'étonnent, mais jamais je ne pourrai les lui reprocher ; ils sont ce qui me marque, ce qui me touche, ce qui me change. Sa lettre, son cadeau au salon de Madame Pieddodu, les bains à l'Institut, et Wick ! Peut-être qu'aujourd'hui, les conditions sont différentes, oui, peut-être qu'il faut garder une forme de sagesse. C'est une retenue que j'ai naturellement plus que mon amie, je crois, elle m'est plus naturelle, et peut-être que j'aurais aimé la laisser un peu de côté, me permettre quelques grains de folie... Je ne sais pas. Pour l'instant, restons sages, oui, c'est plus prudent. Mais peut-être que plus tard, quand la musique s'élèvera et que les pas de danse rythmeront la salle, peut-être pourrons-nous troquer un peu de cette sagesse contre quelques extravagances ? Je ne voudrais pas obliger mon amie à retenir ses élans.

Ses quelques mots soufflés dans mon oreille, ses yeux près des miens et son étreinte me déstabilisent et me troublent, mais je n'en montre rien. Sa sœur... Pourquoi ce mot m'est-il aussi plaisant qu'inconfortable ? J'ai l'impression qu'elle m'offre un titre sur lequel je n'ai aucun droit. Pourtant, il ne faut rien laisser paraître. Et est-ce que je ne me sens pas aussi émue, honorée par ce nom, moi qui n'ai jamais eu de sœur ? Comment pourrai-je le lui refuser ? Une secousse me traverse l'âme, sans provoquer ne serait-ce qu'un ondoiement sur la surface de mon visage. Ma sœur... Je m'accorde le droit de m'accrocher à ce mot, d'en respirer l'essence et de m'en approprier le bonheur.

« Je n'en ai aucun doute », lui confié-je dans un sourire en réponse à sa promesse de sagesse.

Mon regard trahit le soleil dissimulé derrière mon allure de Lune. Je m'écarte légèrement de mon amie et jette un œil autour de nous.

« Je vais chercher ma table, annoncé-je, on se revoit vite ! »

Je me penche rapidement vers Vana pour poser un bisou vif sur sa joue, comme elle l'a fait lorsque je suis arrivée, puis je fais quelques pas en arrière, observant le chemin jusqu'aux tables les plus proches. Mon visage se tourne une dernière fois vers mon amie, à qui je souris.

« Bon appétit ! » lancé-je avant de m'éloigner.

Et c'est ainsi que je pars loin de ma constellation, en quête de la table qui m'accueillera.

@Ivanovna Gunnray

suite
Dernière modification par Alyona Farrow le 16 janv. 2026, 14:22, modifié 1 fois.

#466962Botaniste au Jardin de Draíocht
15 janv. 2026, 13:15
RP libre Bal du Nouvel An 2051
Reducio
Ce que porte Leo, approximativement
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(car elle n'a pas compris le dress code)
(et ne possède de toute façon pas de tenue de bal)

ARRIVÉE AU DÉBUT DU BAL

Purée j'y crois pas. Par Merlin, Circé… qui est-ce qu'il y a d'autre, Morgane, Godric… bref. Genre je suis là, plus ou moins à l'heure, place Armand Malefoy et tout. Et j'avais pas prévu de retrouver Alyssa, j'vous jure à 100% que j'aurais tourné les talons et que j'serais repartie. Mais je me retiens et me contente de présenter mon billet à Wilson qui surveille l'entrée.

Chais pas ce qui m'est passé par la tête un peu plus tôt dans la soirée. Genre je me serais fondue dans la masse de n'importe quelle soirée de nouvel an, mais visiblement que cette soirée-là… ce bal de nouvel an… ça prend le côté bal très au sérieux, quoi. Je baisse le regard sur le billet que je tiens entre les mains. Bah ouais, c'est bien écrit en même temps. Bal de nouvel an. Je soupire et relève la tête. Je suis incapable d'arracher le regard du dos dénudé de la dame juste devant moi. Le tatouage qui serpente le long de sa colonne vertébrale. Ses pas sont rythmés par le bruit sourd d'une canne, posés, dignes, imposants, élégants. Surtout ça : élégants. Comme tout ce qu'elle dégage, dans cette robe qui chute jusqu'au sol – et je n'ai pas besoin de la voir de face pour en avoir la certitude. Certitude presque un peu désagréable, car c'est presque à contre cœur que je me résous finalement à abandonner ma propre cape d'hiver aux vestiaires.

Je passe rapidement devant le stand de dons tout en essayant de me faire discrète pour ne pas qu'on remarque mon absence de contribution : promouvoir l'art n'est pas une priorité dans ma vie, et de toute façon, j'ai pas trop d'argent à donner. Alors je me dis que ne rien donner est toujours mieux que de risquer de me ridiculiser avec un don infiniment petit. Rapidement, je rejoins donc la pièce principale déjà bien remplie pour me mettre à la recherche de mon amie. Bon, elle est où Alyssa ? Je lève le menton et balaye la foule de personnes du regard, veillant à ce qu'il ne reste pas trop longtemps accroché aux tenues et robes les unes plus somptueuses que les autres. Finalement, je crois apercevoir sa chevelure blonde et entreprends de la rejoindre.


@Adélaïde Brennen pour la brève mention anonyme
@Alyssa Wright

ˈli(ː)əʊ ˈʤɪnʤə
Flash McQueen, Flash McWin