La liberté d'aimer
Dimanche 18 décembre 2050, 13h00
Compartiment n°7, Poudlard Express
Compartiment n°7, Poudlard Express
TW : leucémie, maladie grave, mort
Alice était assise dans le sens de la marche du train comme à son habitude. Elle jetait par fois un yeux au paysage, la fenêtre se trouvait à sa droite. Elle se sentait lasse, épuisée d'avoir tenue si longtemps avant de pouvoir revoir sa mère. Elle était, cependant, animée d'une joie sans faille, avec la conviction certaine qu'elle allait retrouver sa mère. Sa mère. Le souvenir de ce doux visage aux yeux bleus comme sa fille et aux cheveux blonds comme les blés. Alice sourit tendrement, elle était seule. Noémie n'était pas là, elle était restée à Poudlard. La jeune fille aurait voulu présenté sa meilleure amie sorcière à ses parents mais le fait qu'elle ne rentre pas chez elle donc qu'elle ne prennait pas le Poudlard Express rendait les choses impossibles pour aujourd'hui.
D'un geste brusque, elle posa l'étui de sa clarinette sur la tablette. Elle en a marre de rien faire, elle veut de l'action. La jeune fille ouvra son sac de voyage et en tira son classeur noir. Ele l'ouvrit d'un geste vif et tourna les pages à une allure hallucinante pour arriver à la lettre. Tout reprendre de zéro, voilà ce qui lui restait à faire.
La dernière chute a commencé en octobre, ce mois au couleurs d'automne. Orange, jaune, ocre et rouge. Rouge comme le sang. Ce sang qui empoisonne sa mère. Alice, le mardi 04 octobre, s'est rendu dans la volière en compagnie de Noémie. La jeune fille était sûre de trouver une lettre de ses parents. Mais celle-ci ne fut pas celle tant attendue, celle où ses parents lui racontaient leur bonheur, et lui donnait des conseils. Non, cette lettre annonçait une terrible nouvelle. Elle lui avait dit que sa mère, sa mère bien-aimée, était malade. Mary était atteinte de leucémie.
Alice fut totalement bouleversée par cette nouvelle, elle savait très bien qu'une leucémie était l'autre nom pour désigner le cancer du sang. Sa mère le savait depuis plusieurs mois et elle l'avait pas dit à sa fille. Ce fut l'annonce de trop, la jeune fille fut parcourue d'une foule de sentiment. Elle se sentait trahie, elle avait peur pour sa mère, elle était en colère contre elle même pour n'avoir rien vu. Alice laissa donc un petit mot dans l'Empth'O'Scope pour le psycomage.
L'entretien avec Mr Kyros fut là où elle aperçut la lumière. Au début, persuadée que sa mère allait mourir et l'abandonner, le psycomage réussit à lui faire comprendre la vérité. Sa mère n'allait peut-être pas mourir, vu que des patients en ressortaient vivants, mais elle avait besoin de sa fille. Alice était prête à faire tout pour sa génitrice.
La jeune fille sortit, d'une autre poche, une photo d'elle et sa mère. Elle la déposa délicatement sur la lettre rangée dans une pochette, cachant le mot fatidique. Alice adressa un sourire au double de sa mère en photo puis sortit sa clarinette et commença à jouer la mélodie de son premier souvenir.
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520 mots
Libre, voir condition ici
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ALICE GRANT / SERPENTARD / DEUXIÈME ANNÉE
Couleur parole Rp : vert forêt (#3C612F) Présence : normale, souvent la nuit
Stalkeuse Suprême - Maîtresse des Parchemins
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La liberté d'aimer
"Allez Klee, cherche !"
Dans un petit couinement emballé, la petite boule rose s'empressa de rouler dans le wagon, à la recherche d'une rangée de fauteuils à peu près libres. Klee appréciait sa tranquillité, et moins de monde il y avait, mieux elle se portait. Il y a encore deux ans, elle aurait cherché le plus d'élèves possibles pour les embêter jusqu'à ce que Narcisse doive l'enfermer dans sa petite cage. Reniflant les portes, suivie par son humain de compagnie qui transportait sa lourde valise, autant pour s'entraîner que par volonté de ne pas s'en séparer.
Un temps d'arrêt, enfin, Klee avait choisi son compartiment, attirée par une mélodie qu'elle identifiait similaire à ses petits cris. Les boursouflets n'avaient pas vraiment l'oreille musicale... Qu'importe pour Narcisse, il la fit grimper sur son épaule d'un mouvement de tête, avant de basculer à l'intérieur, tout sourire, en saluant quiconque pourrait se trouver à l'intérieur.
"Yoooo ! Pardon j'peux m'installer ?"
Il fallait dire que Narcisse était du genre à s'épancher dans les discussions avec ses camarades. Tout au long du trajet jusqu'au train, puis dans le train en lui-même, avec moult détails. L'appel de l'aventure de Poudlard était extraordinairement prenant, et bien qu'il ait hâte de revoir ses parents, il avait toujours du mal à quitter l'endroit. Il était hors de question de louper le train, mais s'il pouvait repousser le moment encore un petit peu, il ne se faisait pas prier. Aussi faisait-il toujours partie des derniers à monter, après l'ultime coup de sifflet, rappel de la limite de temps pour les salutations.
Soutenant sa lourde valise sur son dos, il désigna l'instrument de l'index, toujours en souriant.
"C'est chouette ça ! J'suis trop nul avec la musique, donc franchement tu gères j'trouve héhé !"
Klee la salua également, d'un petit couinement, et malgré les apparences, Narcisse n'était pas dupe : elle chercha déjà le meilleur timing pour échapper à sa surveillance et aller bully sa camarade...
En espérant que la participation du petit (plus si petit) Narc te convienne !
Dans un petit couinement emballé, la petite boule rose s'empressa de rouler dans le wagon, à la recherche d'une rangée de fauteuils à peu près libres. Klee appréciait sa tranquillité, et moins de monde il y avait, mieux elle se portait. Il y a encore deux ans, elle aurait cherché le plus d'élèves possibles pour les embêter jusqu'à ce que Narcisse doive l'enfermer dans sa petite cage. Reniflant les portes, suivie par son humain de compagnie qui transportait sa lourde valise, autant pour s'entraîner que par volonté de ne pas s'en séparer.
Un temps d'arrêt, enfin, Klee avait choisi son compartiment, attirée par une mélodie qu'elle identifiait similaire à ses petits cris. Les boursouflets n'avaient pas vraiment l'oreille musicale... Qu'importe pour Narcisse, il la fit grimper sur son épaule d'un mouvement de tête, avant de basculer à l'intérieur, tout sourire, en saluant quiconque pourrait se trouver à l'intérieur.
"Yoooo ! Pardon j'peux m'installer ?"
Il fallait dire que Narcisse était du genre à s'épancher dans les discussions avec ses camarades. Tout au long du trajet jusqu'au train, puis dans le train en lui-même, avec moult détails. L'appel de l'aventure de Poudlard était extraordinairement prenant, et bien qu'il ait hâte de revoir ses parents, il avait toujours du mal à quitter l'endroit. Il était hors de question de louper le train, mais s'il pouvait repousser le moment encore un petit peu, il ne se faisait pas prier. Aussi faisait-il toujours partie des derniers à monter, après l'ultime coup de sifflet, rappel de la limite de temps pour les salutations.
Soutenant sa lourde valise sur son dos, il désigna l'instrument de l'index, toujours en souriant.
"C'est chouette ça ! J'suis trop nul avec la musique, donc franchement tu gères j'trouve héhé !"
Klee la salua également, d'un petit couinement, et malgré les apparences, Narcisse n'était pas dupe : elle chercha déjà le meilleur timing pour échapper à sa surveillance et aller bully sa camarade...
En espérant que la participation du petit (plus si petit) Narc te convienne !
La liberté d'aimer
Inconsciemment, Alice joua. Ses doigts glissait sur sa clarinette, bouchant des trous pour faire résonner des notes. Elle jouait avec son cœur. La jeune fille connaissait par cœur cette chanson même si elle avait été très compliqué à apprendre. Alice avait été déterminée et, au bout de trois-quatre mois, elle la maîtrisait par cœur. Cette chanson était son premier souvenir de sa mère et son premier souvenir tout court. Elle aimait cette chanson au même titre que la Tendresse.
Alice ne parlait pas espagnol donc ne comprenait pas un traître mot des paroles. Mais elle ressentait ce que la chanson voulait faire ressentir. Elle savait qu'il y avait une interprétation en anglais, mais aussi en français et en allemand. D'après la jeune fille et sa mère, celle en français était assez bien retranscrite.
Alice en était ai troisième couplet quand un élève rentra dans le compartiment. Celui-ci lui demanda si il pouvait s'installer et elle hocha la tête, ne pouvant pas parler car elle continuait de souffler dans sa clarinette. Elle détailla du regard le garçon qui venait de s'installer et remarqua une petite boule rose sur son épaule vivante. La jeune fille avait déjà vu ces animaux de compagnie à Poudlard mais elle avait jamais osé demander à leur propriétaire qu'est-ce-que c'était de peur de paraître impolie. C'était littéralement des boules de poils sur pattes.
Il avait une grosse valise sur le dos et Alice eut un instant de compassion avant de se rappeler qu'elle aussi était arrivée de cette façon avec sa valise et sa sacoche. Le garçon montra du doigts l'instrument d'Alice avant de la complimenter sur la maîtrise qu'elle avait. Heureusement qu'elle était toujours entrain de jouer sinon elle aurait bégailler et se serait ridiculiser. Elle n'avait pas tellement l'habitude qu'on la complimente. La jeune fille amorça la dernière note et s'arrêta de jouer.
Elle glissa sa clarinette dans l'étui posé sur la tablette avant de le poser à côté d'elle afin de faire de la place. Son regard tomba sur son classeur noir ouvert à la lettre fatidique cachée par une photographie. Elle hésita longuement avant de les laisser à leur place. Alice jeta un coup d'œil au nouveau venu et dit d'une voix hésitante :
" - Merci."
Un silence génant s'en suis. Alice baissa la tête, ne sachant pas quoi faire. Parler la rend mal à l'aise car elle a l'impression qu'elle va éclater en sanglots à chaque mots. Mais il faut parler pour pas montrer sa faiblesse, Alice le sait. L'interlocuteur se concentré beaucoup plus sur la parole que sur le visage quand quelqu'un parle. Alors, Alice parla :
" - Au fait, moi, c'est Alice, Alice Grant."
Luna quieres ser madre
Y no encuentras querer que te haga mujer
Dime, luna de plata
¿Qué pretendes hacer con un niño de piel?
Ah-ah-ah-ah, ah-ah-ah-ah
Hijo de la luna
Y no encuentras querer que te haga mujer
Dime, luna de plata
¿Qué pretendes hacer con un niño de piel?
Ah-ah-ah-ah, ah-ah-ah-ah
Hijo de la luna
Alice ne parlait pas espagnol donc ne comprenait pas un traître mot des paroles. Mais elle ressentait ce que la chanson voulait faire ressentir. Elle savait qu'il y avait une interprétation en anglais, mais aussi en français et en allemand. D'après la jeune fille et sa mère, celle en français était assez bien retranscrite.
Lune tu veux être mère
Tu ne trouves pas l'amour
Qui exauce ta prière
Dis-moi lune d'argent
Toi qui n'as pas de bras
Comment bercer l'enfant
Hijo de la luna
Tu ne trouves pas l'amour
Qui exauce ta prière
Dis-moi lune d'argent
Toi qui n'as pas de bras
Comment bercer l'enfant
Hijo de la luna
Alice en était ai troisième couplet quand un élève rentra dans le compartiment. Celui-ci lui demanda si il pouvait s'installer et elle hocha la tête, ne pouvant pas parler car elle continuait de souffler dans sa clarinette. Elle détailla du regard le garçon qui venait de s'installer et remarqua une petite boule rose sur son épaule vivante. La jeune fille avait déjà vu ces animaux de compagnie à Poudlard mais elle avait jamais osé demander à leur propriétaire qu'est-ce-que c'était de peur de paraître impolie. C'était littéralement des boules de poils sur pattes.
Il avait une grosse valise sur le dos et Alice eut un instant de compassion avant de se rappeler qu'elle aussi était arrivée de cette façon avec sa valise et sa sacoche. Le garçon montra du doigts l'instrument d'Alice avant de la complimenter sur la maîtrise qu'elle avait. Heureusement qu'elle était toujours entrain de jouer sinon elle aurait bégailler et se serait ridiculiser. Elle n'avait pas tellement l'habitude qu'on la complimente. La jeune fille amorça la dernière note et s'arrêta de jouer.
Elle glissa sa clarinette dans l'étui posé sur la tablette avant de le poser à côté d'elle afin de faire de la place. Son regard tomba sur son classeur noir ouvert à la lettre fatidique cachée par une photographie. Elle hésita longuement avant de les laisser à leur place. Alice jeta un coup d'œil au nouveau venu et dit d'une voix hésitante :
" - Merci."
Un silence génant s'en suis. Alice baissa la tête, ne sachant pas quoi faire. Parler la rend mal à l'aise car elle a l'impression qu'elle va éclater en sanglots à chaque mots. Mais il faut parler pour pas montrer sa faiblesse, Alice le sait. L'interlocuteur se concentré beaucoup plus sur la parole que sur le visage quand quelqu'un parle. Alors, Alice parla :
" - Au fait, moi, c'est Alice, Alice Grant."
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503 mots
@Narcisse Brando
Ça me convient, Merci !
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@Narcisse Brando
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ALICE GRANT / SERPENTARD / DEUXIÈME ANNÉE
Couleur parole Rp : vert forêt (#3C612F) Présence : normale, souvent la nuit
Stalkeuse Suprême - Maîtresse des Parchemins
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La liberté d'aimer
Le temps du silence fut mit à profit par l'adolescent pour suspendre sa lourde valise sur le hamac au-dessus de lui. Klee en profitait, elle, pour fixer la petite Serpentarde, de ses petits yeux globuleux, pivotant pour bien la garder en vue d'un air menaçant. Qui se voulait menaçant, tout du moins. Plein de jugement du haut de son perchoir, elle n'accepta finalement de descendre que lorsque Narcisse la prit dans sa main pour la déposer sur le siège. Elle jeta encore quelques regards intimidants, avant de se rouler en boule pour faire disparaître ses patounes, et fermer les yeux pour commencer à s'endormir.
L'adolescent s'avança ensuite d'un grand sourire vers sa camarade pour lui serrer la main. D'une poigne ferme et énergique, témoignant toujours de ses nombreux entraînements.
"Enchanté, héhé ! Moi, c'est Narcisse, Narcisse Brando !"
En reculant pour s'asseoir, il désigna la photo déposée à côté de sa camarade, reprenant en déposant ses fesses sur le siège, à côté de Klee.
"Elle est chouette c'te photo ! C'est toi et qui dessus ?"
Il étendit paisiblement ses bras en croisant les jambes, expirant de soulagement en laissant enfin son corps se relâcher. La valise devenait de moins en moins lourde chaque année, ou plus exactement, il devenait de plus en plus fort chaque année, mais il était encore loin de pouvoir la porter aussi facilement que sa mère.
L'adolescent s'avança ensuite d'un grand sourire vers sa camarade pour lui serrer la main. D'une poigne ferme et énergique, témoignant toujours de ses nombreux entraînements.
"Enchanté, héhé ! Moi, c'est Narcisse, Narcisse Brando !"
En reculant pour s'asseoir, il désigna la photo déposée à côté de sa camarade, reprenant en déposant ses fesses sur le siège, à côté de Klee.
"Elle est chouette c'te photo ! C'est toi et qui dessus ?"
Il étendit paisiblement ses bras en croisant les jambes, expirant de soulagement en laissant enfin son corps se relâcher. La valise devenait de moins en moins lourde chaque année, ou plus exactement, il devenait de plus en plus fort chaque année, mais il était encore loin de pouvoir la porter aussi facilement que sa mère.
La liberté d'aimer
" - Enchantée, Narcisse."
Murmura la jeune fille. Sa voix n'avait pas porté bien loin mais elle n'était pas intéressée de savoir si le garçon l'avait entendue. Elle jeta un coup d’œil à la fenêtre du compartiment et observa les paysages qui défilaient sans s'arrêter. Le ciel était chargé de nuage menaçant et, si on fronçait des yeux, on pouvait apercevoir des flocons de neige qui tombaient. Normal, on était en hiver. La voix de Narcisse arrache Alice de ses pensées. Elle se crispa en entendant sa question : il demandait avec qui elle était sur la photo. La jeune fille se tassa au fond du banc et, n'osant pas croiser le regard du garçon, dit d'une voix claire :
" - C'est ma mère."
La mention de sa mère fit rompre les digues qui gardaient les larmes d'Alice. Sans se rendre compte, la jeune fille se mit à pleurer, les gouttes d'eau salée dégoulinant sur ses joues comme une cascade. Elle ne faisait pas de bruit en pleurant : elle était silencieuse. Le regard fixait sur l'épaule de Narcisse, Alice ne comprenait pas comment elle avait pu se mettre à pleurer si facilement. Elle devait être forte, elle devait tenir le coup. Alice reverrait sa mère, ce soir. Cependant, quand la première goutte franchit ses lèvres, la jeune fille tomba dans ses souvenirs.
Elle se souvient. C'était un jour de printemps, en mars. Alice venait de recevoir en cadeau d'anniversaire, des rollers. La petite fille avait voulu les essayer sur la rue de sa maison. Sa mère avait, pour une fois, délaissée son travail pour voir sa fille rouler. Au début, Alice n'était pas tellement confiante d'avoir des petites roues accrochées à ses pieds. Mais, petit à petit, grâce aux encouragements de Mary, elle allait de plus en plus vite, de plus en plus loin. La petite fille essayait de tourner, de s'accroupir. Elle avait pris en confiance en les rollers. Mais le mal arriva. Un nid de poule se trouva sur son chemin, ce qui la fait tomber et s'étaler sur le bitume. Alice s'ouvrit le genou et sa mère arriva en courant, pansement et désinfectant en main. Mary la soigna puis lui déposa un baiser sur le front en disant : "Bisou magique. Grâce à lui, tu auras plus mal." Alice leva ses grands yeux bleus remplis de larmes vers sa mère et pensa que Mary était une maman géniale.
Elle se souvient. Cette fois, c'était en décembre. Pour une fois, ses parents avaient réussi à l'emmener dans les montagnes pour jouer avec la neige. Un jour, Mary emmena seulement Alice, prétextant un journée seulement pour les filles. Elles prirent le téléphérique pour monter tout en haut. Une fois là-bas, Alice demanda ce qu'elles faisaient ici. Mary, tout sourire, lui envoya une boule de neige dans la bouche en criant : "On goûte la glace à la neige !" La petite fille, outrée d'avoir reçue une boule de neige en pleine face, s'accroupit et en lança une sur sa mère. Ce fut la déclaration de guerre et ça partit en bataille du siècle. Alice contre sa mère. Mary contre sa fille. Elles jouèrent pendant une vingtaine de minute avant de se laisser tomber dans la neige. Alice regarda sa mère et pensa que Mary était une maman géniale.
Murmura la jeune fille. Sa voix n'avait pas porté bien loin mais elle n'était pas intéressée de savoir si le garçon l'avait entendue. Elle jeta un coup d’œil à la fenêtre du compartiment et observa les paysages qui défilaient sans s'arrêter. Le ciel était chargé de nuage menaçant et, si on fronçait des yeux, on pouvait apercevoir des flocons de neige qui tombaient. Normal, on était en hiver. La voix de Narcisse arrache Alice de ses pensées. Elle se crispa en entendant sa question : il demandait avec qui elle était sur la photo. La jeune fille se tassa au fond du banc et, n'osant pas croiser le regard du garçon, dit d'une voix claire :
" - C'est ma mère."
La mention de sa mère fit rompre les digues qui gardaient les larmes d'Alice. Sans se rendre compte, la jeune fille se mit à pleurer, les gouttes d'eau salée dégoulinant sur ses joues comme une cascade. Elle ne faisait pas de bruit en pleurant : elle était silencieuse. Le regard fixait sur l'épaule de Narcisse, Alice ne comprenait pas comment elle avait pu se mettre à pleurer si facilement. Elle devait être forte, elle devait tenir le coup. Alice reverrait sa mère, ce soir. Cependant, quand la première goutte franchit ses lèvres, la jeune fille tomba dans ses souvenirs.
Elle se souvient. C'était un jour de printemps, en mars. Alice venait de recevoir en cadeau d'anniversaire, des rollers. La petite fille avait voulu les essayer sur la rue de sa maison. Sa mère avait, pour une fois, délaissée son travail pour voir sa fille rouler. Au début, Alice n'était pas tellement confiante d'avoir des petites roues accrochées à ses pieds. Mais, petit à petit, grâce aux encouragements de Mary, elle allait de plus en plus vite, de plus en plus loin. La petite fille essayait de tourner, de s'accroupir. Elle avait pris en confiance en les rollers. Mais le mal arriva. Un nid de poule se trouva sur son chemin, ce qui la fait tomber et s'étaler sur le bitume. Alice s'ouvrit le genou et sa mère arriva en courant, pansement et désinfectant en main. Mary la soigna puis lui déposa un baiser sur le front en disant : "Bisou magique. Grâce à lui, tu auras plus mal." Alice leva ses grands yeux bleus remplis de larmes vers sa mère et pensa que Mary était une maman géniale.
Elle se souvient. Cette fois, c'était en décembre. Pour une fois, ses parents avaient réussi à l'emmener dans les montagnes pour jouer avec la neige. Un jour, Mary emmena seulement Alice, prétextant un journée seulement pour les filles. Elles prirent le téléphérique pour monter tout en haut. Une fois là-bas, Alice demanda ce qu'elles faisaient ici. Mary, tout sourire, lui envoya une boule de neige dans la bouche en criant : "On goûte la glace à la neige !" La petite fille, outrée d'avoir reçue une boule de neige en pleine face, s'accroupit et en lança une sur sa mère. Ce fut la déclaration de guerre et ça partit en bataille du siècle. Alice contre sa mère. Mary contre sa fille. Elles jouèrent pendant une vingtaine de minute avant de se laisser tomber dans la neige. Alice regarda sa mère et pensa que Mary était une maman géniale.
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539 mots
@Narcisse Brando
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ALICE GRANT / SERPENTARD / DEUXIÈME ANNÉE
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Stalkeuse Suprême - Maîtresse des Parchemins
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La liberté d'aimer
Narcisse s'apprêtait à répondre avec un immense sourire, ponctuant sur le fait que sa mère avait l'air très jolie, et qu'elles étaient très mignonnes ensembles. Peu de choses le rendaient plus heureux que de parler de la famille, qu'il s'agisse de la sienne ou de celle des autres. Parler de la sienne lui rappelait toujours de bons souvenirs, et parler des autres lui apportait un bonheur plus qu'équivalent. Il aurait ensuite certainement ponctué de quelques anecdotes personnelles, vu qu'il était incapable de discuter sans s'épancher.
Oui, il aurait fait tout cela, si sa camarade ne s'était pas soudainement mise à pleurer sans prévenir.
Un vent de panique souffla dans le wagon et résonna sous le crâne de l'adolescent. Lorsqu'il se redressa, son visage était devenu rouge, ses traits s'éparpillaient sur sa peau. Klee couina de protestation, il avait osé interrompre le début de sa sieste, mais il n'en avait cure. Déjà, il s'était levé, ses mains ouvertes en signe d'apaisement.
"Wow ! Hey, hey, hey... Euh, ça va ? Y s'passe quoi ?? J'ai dit un truc qui fallait pas ?! J'suis désolé, oh purée !"
D'ores et déjà, il imaginait avoir utilisé un mauvais mot ou fait un mauvais geste. Impossible pour lui de voir lequel, mais il avait du mal à se faire à l'idée qu'il n'ait rien à voir dans l'histoire. Après tout, avant qu'il arrive, elle semblait aller très bien, et il lui avait suffit d'ouvrir la bouche pour qu'elle fonde en larmes !
Oui, il aurait fait tout cela, si sa camarade ne s'était pas soudainement mise à pleurer sans prévenir.
Un vent de panique souffla dans le wagon et résonna sous le crâne de l'adolescent. Lorsqu'il se redressa, son visage était devenu rouge, ses traits s'éparpillaient sur sa peau. Klee couina de protestation, il avait osé interrompre le début de sa sieste, mais il n'en avait cure. Déjà, il s'était levé, ses mains ouvertes en signe d'apaisement.
"Wow ! Hey, hey, hey... Euh, ça va ? Y s'passe quoi ?? J'ai dit un truc qui fallait pas ?! J'suis désolé, oh purée !"
D'ores et déjà, il imaginait avoir utilisé un mauvais mot ou fait un mauvais geste. Impossible pour lui de voir lequel, mais il avait du mal à se faire à l'idée qu'il n'ait rien à voir dans l'histoire. Après tout, avant qu'il arrive, elle semblait aller très bien, et il lui avait suffit d'ouvrir la bouche pour qu'elle fonde en larmes !
La liberté d'aimer
Au fil des larmes, les souvenirs. Ces gouttes d'eau salée dévalaient les joues d'Alice et, à chaque fois qu'elles touchaient ses lèvres, un souvenir remontait. C'était toujours un souvenir joyeux, en compagnie de sa mère, ils formaient la relation de confiance et de complicité qu'elles avaient entre elles. Ses yeux étaient embués de larmes ; Alice voyait floue. Tremblante, le chagrin qu'elle avait contenue ces derniers jours remontait à la surface. Elle avait craqué à la seule mention de sa mère par un inconnu et devant un inconnu. Elle avait honte. Honte d'elle-même de ne pas être assez forte pour supporter la pression. Elle n'était pas digne de Serpentard, ces camarades, eux, n'auraient pas craqué et pleuré dans un compartiment en présence d'un élève qui leur avait jamais parlé auparavant.
Ce fut quand Narcisse prit la parole, inquiet, qu'Alice sursauta et reprit le contrôle de son esprit. Elle avait toujours les mains tremblantes mais ses larmes commençaient à s'épuiser. Elle enlève ses lunettes et les posa sur la table pour essuyer ses yeux avec sa manche. Tanpis si elle passait pour une fille mal élevée ! La jeune fille essayait de respirer calmement bien que son souffle soit tremblant comme celui des personnes qui venaient en évidence de pleurer. Tous son être était tremblant : son souffle, ses mains, son cœur, ses jambes. Cela la faisait passer pour une fille faible. Mais c'était l'amour qu'elle portait à sa mère qui traversait son corps comme un courant électrique, qui la faisait tremblée.
Bizarrement, malgré l'urgence ressenti dans la voix de Narcisse, Alice ne répondit pas. Elle ne savait quoi dire. Mais elle voulait surtout pas qu'il croit qu'il soit responsable de ses pleurs soudains sauf qu'elle avait aucune façon de lui faire comprendre cela. Enfin, elle avait deux possibilités : mentir mais elle était trop secouée pour imaginer une scène ou avouer la vérité, mais la dire à un inconnu, comme ça sans vraiment de raison apparente, Alice ne pouvait que frissonner. D'un geste brusque, elle attrapa le classeur noir et ses doigts prirent délicatement la photo de sa mère et elle. Leurs seuls points communs étaient leurs yeux bleus perçants et la finesse de leur visage. De son petit doigt, Alice fit le contour de sa mère comme si elle pourrait sortir de la photographie et la rassurait.
" - C'est le fait de parler d'elle qui me fait pleurer."
Cette affirmation fut dite du bouts des lèvres, surprenant plus d'un. En premier lieu, Alice. Elle n'avait imaginé de le dire avec une facilité déconcertante, en plus, elle n'avait même pas vraiment pensé avant de parler. C'était comme si son cœur avait pris possession de ses lèvres et que son esprit était reléguée à une tâche sulbarterne.
" - C'est pas toi qui me fait pleurer, c'est le fait de parler de ma mère. "
Alice avait répété son affirmation. Là, cela avait été réfléchi, elle voulait le répéter pour que Narcisse comprenne bien. Que ça lui rentre dans la tête, qu'il n'est pas coupable. Enfin, c'est lui qui à aborder le sujet de la photographie. Mais c'est elle qui l'avait laissé sur la table, comme si elle voulait qu'on s'apitoie sur son sort. Alice pouvait en vouloir qu'à elle.
Ce fut quand Narcisse prit la parole, inquiet, qu'Alice sursauta et reprit le contrôle de son esprit. Elle avait toujours les mains tremblantes mais ses larmes commençaient à s'épuiser. Elle enlève ses lunettes et les posa sur la table pour essuyer ses yeux avec sa manche. Tanpis si elle passait pour une fille mal élevée ! La jeune fille essayait de respirer calmement bien que son souffle soit tremblant comme celui des personnes qui venaient en évidence de pleurer. Tous son être était tremblant : son souffle, ses mains, son cœur, ses jambes. Cela la faisait passer pour une fille faible. Mais c'était l'amour qu'elle portait à sa mère qui traversait son corps comme un courant électrique, qui la faisait tremblée.
Bizarrement, malgré l'urgence ressenti dans la voix de Narcisse, Alice ne répondit pas. Elle ne savait quoi dire. Mais elle voulait surtout pas qu'il croit qu'il soit responsable de ses pleurs soudains sauf qu'elle avait aucune façon de lui faire comprendre cela. Enfin, elle avait deux possibilités : mentir mais elle était trop secouée pour imaginer une scène ou avouer la vérité, mais la dire à un inconnu, comme ça sans vraiment de raison apparente, Alice ne pouvait que frissonner. D'un geste brusque, elle attrapa le classeur noir et ses doigts prirent délicatement la photo de sa mère et elle. Leurs seuls points communs étaient leurs yeux bleus perçants et la finesse de leur visage. De son petit doigt, Alice fit le contour de sa mère comme si elle pourrait sortir de la photographie et la rassurait.
" - C'est le fait de parler d'elle qui me fait pleurer."
Cette affirmation fut dite du bouts des lèvres, surprenant plus d'un. En premier lieu, Alice. Elle n'avait imaginé de le dire avec une facilité déconcertante, en plus, elle n'avait même pas vraiment pensé avant de parler. C'était comme si son cœur avait pris possession de ses lèvres et que son esprit était reléguée à une tâche sulbarterne.
" - C'est pas toi qui me fait pleurer, c'est le fait de parler de ma mère. "
Alice avait répété son affirmation. Là, cela avait été réfléchi, elle voulait le répéter pour que Narcisse comprenne bien. Que ça lui rentre dans la tête, qu'il n'est pas coupable. Enfin, c'est lui qui à aborder le sujet de la photographie. Mais c'est elle qui l'avait laissé sur la table, comme si elle voulait qu'on s'apitoie sur son sort. Alice pouvait en vouloir qu'à elle.
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540 mots
@Narcisse Brando
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La liberté d'aimer
Tandis que les deux humains autour d'elle s'égosillaient en des termes absurdes et incohérents, Klee décida de finalement se retirer dans la poche de son humain de compagnie. Le thème des mamans n'évoquais jamais rien pour Klee. Pour les boursouflets, une fois qu'ils sont nés, ils deviennent très vite indépendants, et plus particulièrement pour ce spécimen. La petite boule de poils avait entraîné ses talents de domination sur ses frères et sœurs, mais là s'arrêtaient leurs liens familiaux. Alors entendre des humains dénués de poils se lamenter sur des sujets qui la dépassaient... Très peu pour elle, et bonne nuit.
Malgré la panique qui était en train de traverser l'adolescent, il ouvrit par réflexe sa poche pour laisser passer sa petite Klee, qui allait se blottir pour somnoler. Lui-même n'osait plus dire aucun mot. Pourquoi se taisait-elle ? Devait-il aller chercher de l'aide ? Enfin, lorsqu'elle bougea, il la suivit du regard, tremblotant sur place, pâle comme un linge, avant de déglutir bruyamment.
"Oh..."
Un soupir de soulagement mélangé à de l'inquiétude. Qu'importe, au final, s'il n'a rien à voir avec la souffrance de sa camarade. L'important était qu'elle souffrait, sous ses yeux, en cet instant. Il n'ajouta rien au début, se contentant de l'écouter, avant de se rasseoir, sans détacher son regard du sien.
"J'suis désolé... Elle est morte ?"
Klee se serait cogné la tête de sa pattoune, si elle l'avait entendu. Et Narcisse aussi se le serait fait, s'il réfléchissait avant de parler. Ce fut bien naturellement la première idée qui lui passa par la tête. Et l'adolescent n'avait pas de mal à parler de la mort, il savait que tout le monde finissait par prendre ce chemin. Il le savait, mais n'y comprenait bien, bien évidemment. Il ne savait que ce qu'on lui avait dit, et il était loin d'avoir mûri émotionnellement sur ce sujet. Comment aurait-il pu en être autrement ?
Malgré la panique qui était en train de traverser l'adolescent, il ouvrit par réflexe sa poche pour laisser passer sa petite Klee, qui allait se blottir pour somnoler. Lui-même n'osait plus dire aucun mot. Pourquoi se taisait-elle ? Devait-il aller chercher de l'aide ? Enfin, lorsqu'elle bougea, il la suivit du regard, tremblotant sur place, pâle comme un linge, avant de déglutir bruyamment.
"Oh..."
Un soupir de soulagement mélangé à de l'inquiétude. Qu'importe, au final, s'il n'a rien à voir avec la souffrance de sa camarade. L'important était qu'elle souffrait, sous ses yeux, en cet instant. Il n'ajouta rien au début, se contentant de l'écouter, avant de se rasseoir, sans détacher son regard du sien.
"J'suis désolé... Elle est morte ?"
Klee se serait cogné la tête de sa pattoune, si elle l'avait entendu. Et Narcisse aussi se le serait fait, s'il réfléchissait avant de parler. Ce fut bien naturellement la première idée qui lui passa par la tête. Et l'adolescent n'avait pas de mal à parler de la mort, il savait que tout le monde finissait par prendre ce chemin. Il le savait, mais n'y comprenait bien, bien évidemment. Il ne savait que ce qu'on lui avait dit, et il était loin d'avoir mûri émotionnellement sur ce sujet. Comment aurait-il pu en être autrement ?
La liberté d'aimer
Alice essuya ses yeux encore humides avec sa manche avant de reposer ses lunettes sur son nez. Sans elles, elle voyait flou et ne pouvait deviner nettement les contours de sa mère. Elle cligna des pupilles un moment pour chasser les minuscules gouttes accrochées à ses cils. Si elle sortait du compartiment, elle ne pouvait pas mentir sur le fait d'avoir pleurer. Son nez était rouge, signe alarmant que l'eau s'était déversée à travers ses yeux. Elle aurait bien aimé se réfugier seule, replier ses jambes contre elle pour y enfouir sa tête. Mais, il y avait Narcisse. Et la jeune fille ne pouvait pas que lui donner une demi-réponse sinon il l’harcèlerais de question comme elle, elle le fait souvent quand sa curiosité prend en otage son esprit.
Alice ramena ses genoux contre elle comme dans une tentative de se protéger. Se protéger contre quoi ou qui ? Pas Narcisse, plutôt ses émotions qui prendront le dessus sur son esprit et sa logique. Son regard se perdit sur le paysage qui défilait à la fenêtre, ses yeux ne voyaient pas ou plutôt voyaient sans rien voir. Elle était encore bouleversé par sa faiblesse, réagir en pleurant à la première question... Elle était indigne de sa maison et de son fondateur même si Salazar l'aurait sûrement détesté si il s'avérait qu'ils se croiseront un jour. Heureusement que l'ancêtre était enterré six pieds sous terre. Un autre de ses sens n'avait pas fonctionné, son cerveau avait certes enregistré la question du garçon mais Alice n'avait pas fait un geste pour y répondre. Elle se rendit compte de sa bourde une ou deux minutes après. Un silence ne faisait que engendrer des questions alors qu'une réponse concise mettait des limites.
" - Non. Juste, très malade et j'ai peur."
Alice venait d'avouer qu'elle avait peur ! Le monde marchait sur la tête. Mais c'était vrai. Elle avait vraiment peur. Peur de perdre sa mère. Peur de perdre la seule adulte avec qui elle partageait une complicité sans retour. Peur de rester seule avec son père et qu'ils restent une absence dans leur vie. Peur de perdre l'arc-en-ciel qui avait éblouie leur maison et ses occupants. Si elle était morte, Alice passerait sa vie avec un fantôme venue la hanter. Et elle ne voulait pas. Elle ne voulait pas porter un deuil à son âge, surtout quand la personne faisait partie de son entourage propre. La mort fait des ravages partout, elle tue des personnes et emprisonné leur proche dans la cage de leur esprit. Alice, elle, veut voler de ses propres ailes, parcourir le nouveau monde qu'on lui a offert. Elle ne veut pas vivre dans une cage, qu'elle soit dorée ou non. Emprisonner un oiseau dans une cage, c'est comme empêcher une personne de s'exprimer.
Derrière ses lunettes, Alice reposa ses yeux bleus perçants sur Narcisse. Il a de la chance, estime-t-elle. Il a eu droit à ses confidences et, normalement, elle ne les offre pas à tout le monde. Elle sourit, si son esprit lui avait fait confiance instinctivement, c'est qu'elle pouvait le faire.
Alice ramena ses genoux contre elle comme dans une tentative de se protéger. Se protéger contre quoi ou qui ? Pas Narcisse, plutôt ses émotions qui prendront le dessus sur son esprit et sa logique. Son regard se perdit sur le paysage qui défilait à la fenêtre, ses yeux ne voyaient pas ou plutôt voyaient sans rien voir. Elle était encore bouleversé par sa faiblesse, réagir en pleurant à la première question... Elle était indigne de sa maison et de son fondateur même si Salazar l'aurait sûrement détesté si il s'avérait qu'ils se croiseront un jour. Heureusement que l'ancêtre était enterré six pieds sous terre. Un autre de ses sens n'avait pas fonctionné, son cerveau avait certes enregistré la question du garçon mais Alice n'avait pas fait un geste pour y répondre. Elle se rendit compte de sa bourde une ou deux minutes après. Un silence ne faisait que engendrer des questions alors qu'une réponse concise mettait des limites.
" - Non. Juste, très malade et j'ai peur."
Alice venait d'avouer qu'elle avait peur ! Le monde marchait sur la tête. Mais c'était vrai. Elle avait vraiment peur. Peur de perdre sa mère. Peur de perdre la seule adulte avec qui elle partageait une complicité sans retour. Peur de rester seule avec son père et qu'ils restent une absence dans leur vie. Peur de perdre l'arc-en-ciel qui avait éblouie leur maison et ses occupants. Si elle était morte, Alice passerait sa vie avec un fantôme venue la hanter. Et elle ne voulait pas. Elle ne voulait pas porter un deuil à son âge, surtout quand la personne faisait partie de son entourage propre. La mort fait des ravages partout, elle tue des personnes et emprisonné leur proche dans la cage de leur esprit. Alice, elle, veut voler de ses propres ailes, parcourir le nouveau monde qu'on lui a offert. Elle ne veut pas vivre dans une cage, qu'elle soit dorée ou non. Emprisonner un oiseau dans une cage, c'est comme empêcher une personne de s'exprimer.
Derrière ses lunettes, Alice reposa ses yeux bleus perçants sur Narcisse. Il a de la chance, estime-t-elle. Il a eu droit à ses confidences et, normalement, elle ne les offre pas à tout le monde. Elle sourit, si son esprit lui avait fait confiance instinctivement, c'est qu'elle pouvait le faire.
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514 mots
@Narcisse Brando
514 mots
@Narcisse Brando
ALICE GRANT / SERPENTARD / DEUXIÈME ANNÉE
Couleur parole Rp : vert forêt (#3C612F) Présence : normale, souvent la nuit
Stalkeuse Suprême - Maîtresse des Parchemins
Couleur parole Rp : vert forêt (#3C612F) Présence : normale, souvent la nuit
Stalkeuse Suprême - Maîtresse des Parchemins