Toi aussi, tu vois pas les couleurs?
Le commentaire du premier année sur les Serpentard arracha un sourire amusé à Summer; Ce n'était pas la première fois qu'elle entendait ça. Et encore, elle n'était pas la pire, parmi les Serpents. Elle n'était pas vraiment un cliché de la maison, bien qu'elle retrouvait en elle certaines des valeurs de sa maison : la fierté, la détermination, l'arrogance, l'ambition... Ce genre de truc. Mais elle n'était en rien conservatrice comme certains Serpentard, ou ce genre de chose. Quoique certains élèves avant de lui parler avec presque l'air de le penser, de part la couleur de sa cravate. Si Summer était assez susceptible en général, ça, ça avait tendance à l'amuser. Quand on réduisait l'idée à son plus simple concept, c'en était ridicule. Parce qu'elle portait du vert sur son uniforme, alors elle détestait les moldus. Et pourtant, elle même était une Sang Mêlée, qui par éducation tenait plus des moldus que des sorciers.
Mais passons. Entendre ça était assez drôle, en tout cas. Si ça pouvait l'être dans le contexte de cette discussion entre deux âmes ébréchées, bien sûr.
Après, il contredit ses arguments. Il lui dit que, selon lui, il fallait aussi savoir relativiser les problèmes pour se concentrer sur les plus importants. Effectivement, il avançait des arguments logiques et réfléchis : il avait raison, mais Summer croyait sincèrement en ce qu'elle avait dit. Sans doute que le mieux serait de se situer entre les deux. Connaître les priorités, mais aussi parfois savoir parfois accepter d'être triste.
Elle haussa les épaules comme elle le pouvait dans sa position. Elle se mordit la lèvre du bas, réfléchissant à ses paroles, avant de dire :
-Certes... Mais je pense que les deux se valent. Pour les problèmes de société, alors bien sûr, là t'as raison. Mais tu vois y a des gens qui meurent de faim dans le monde, et évidemment qu'ils sont bien moins heureux que nous, mais c'est pas parce qu'ils existent que tu dois te dire que t'as pas le droit d'être triste. C'est pas la même échelle, mais on a tous le droit d'avoir des sentiments.
Elle soupira, de lassitude. Non pas de leur conversation, qui bien que lourde était en fait assez soulageante, mais juste... du monde. De sa vie, trop fatigante, qu'elle peinait à suivre. Elle était fatiguée d'avoir à avancer, sans cesse. Elle ne pouvait pas figer le monde et prendre un moment pour juste... se laisser aller. Elle devait continuer à vivre, alors voilà, elle le faisait, et elle ignorait les suppliques de son esprit qui l'implorait de lui laisser un peu de temps pour se remettre.
Le Serdaigle reprit en lui disant qu'il ne lui partagerait pas son problème. Summer hocha la tête sans s'offusquer. C'était son problème, son choix. Elle n'avait pas à s'en mêler. D'un côté, tant mieux. Elle avait assez de soucis elle pour ne pas avoir à se soucier de ceux des autres. Pas la peine d'alourdir encore son fardeau.
Il lui expliqua pourquoi, ça la fit sourire. Elle était d'accord avec ça.
-C'est une bonne résolution. De toute façon, il finira par disparaître. Si c'est toi qui le fais disparaître, c'est encore mieux.
Après ça, elle se tut. Elle ne savait pas si la conversation était terminée, mais elle laissa s'installer le silence, pour ne pas le forcer à lui répondre. Elle pouvait comprendre qu'il n'y avait rien à répondre à ce genre de chose, parfois.
570 mots
@Artemis Fraser je suis vraiment désolée pour le retard !
Mais passons. Entendre ça était assez drôle, en tout cas. Si ça pouvait l'être dans le contexte de cette discussion entre deux âmes ébréchées, bien sûr.
Après, il contredit ses arguments. Il lui dit que, selon lui, il fallait aussi savoir relativiser les problèmes pour se concentrer sur les plus importants. Effectivement, il avançait des arguments logiques et réfléchis : il avait raison, mais Summer croyait sincèrement en ce qu'elle avait dit. Sans doute que le mieux serait de se situer entre les deux. Connaître les priorités, mais aussi parfois savoir parfois accepter d'être triste.
Elle haussa les épaules comme elle le pouvait dans sa position. Elle se mordit la lèvre du bas, réfléchissant à ses paroles, avant de dire :
-Certes... Mais je pense que les deux se valent. Pour les problèmes de société, alors bien sûr, là t'as raison. Mais tu vois y a des gens qui meurent de faim dans le monde, et évidemment qu'ils sont bien moins heureux que nous, mais c'est pas parce qu'ils existent que tu dois te dire que t'as pas le droit d'être triste. C'est pas la même échelle, mais on a tous le droit d'avoir des sentiments.
Elle soupira, de lassitude. Non pas de leur conversation, qui bien que lourde était en fait assez soulageante, mais juste... du monde. De sa vie, trop fatigante, qu'elle peinait à suivre. Elle était fatiguée d'avoir à avancer, sans cesse. Elle ne pouvait pas figer le monde et prendre un moment pour juste... se laisser aller. Elle devait continuer à vivre, alors voilà, elle le faisait, et elle ignorait les suppliques de son esprit qui l'implorait de lui laisser un peu de temps pour se remettre.
Le Serdaigle reprit en lui disant qu'il ne lui partagerait pas son problème. Summer hocha la tête sans s'offusquer. C'était son problème, son choix. Elle n'avait pas à s'en mêler. D'un côté, tant mieux. Elle avait assez de soucis elle pour ne pas avoir à se soucier de ceux des autres. Pas la peine d'alourdir encore son fardeau.
Il lui expliqua pourquoi, ça la fit sourire. Elle était d'accord avec ça.
-C'est une bonne résolution. De toute façon, il finira par disparaître. Si c'est toi qui le fais disparaître, c'est encore mieux.
Après ça, elle se tut. Elle ne savait pas si la conversation était terminée, mais elle laissa s'installer le silence, pour ne pas le forcer à lui répondre. Elle pouvait comprendre qu'il n'y avait rien à répondre à ce genre de chose, parfois.
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@Artemis Fraser je suis vraiment désolée pour le retard !
2A - PR - Volière ouverte, foncez!
Soleil des cachots - Hurleuse Nocturne - Maîtresse d'armes et proclameuse autoproclamée des AA
Toi aussi, tu vois pas les couleurs?
L'aiglon l'écoute. Elle qui vante le droit de chacun à sa tristesse à coups de haussements d'épaule et de lèvres mordues. Sûrement n'est il n'est guère en accord avec cette façon de voir le monde, lui, et pourtant il se retient d'intervenir, laissant son regard se poser mollement sur l'horizon, là où les remous du lac apportent une once de mouvement dans le silence pesant qui s'est installé dans le sillage des mots de la Serpentard.
Il le sait, au fond. Les deux prismes se valent. Il n'existe pas de bonne manière de vivre ses peines... ni de mauvaise, à bien y réfléchir. Seulement des chemins différents, empruntés par des âmes différentes, qui aboutissent tous, tôt ou tard, au même bord de ce lac.
Alors gardant sa salive pour exprimer une dernière fois son refus de se confesser, il économise les mots, les phrases, les paroles comme il l’a toujours fait. Cela peut sonner comme un signe de lâcheté et sûrement il en est tel mais au fond il le souhaite réellement : affronter seul son problème, le comprendre et éradiquer cette source de ce malheur qui n’a pas lieu d’être. Il ne sait pas pourquoi, mais cette conversation, aussi improbable qu’elle fut où il ne se souvenait même pas d’avoir échangé les prénoms, lui avait apporté la certitude que seul lui était capable me mettre fin à ses tourments intérieurs.
Peut-être devrait-il la remercier, elle dont la présence si légère, le remord si pesant, venait en un dimanche quelconque sans même s’en rendre compte, relativiser sa situation. Mais il continue de garder le silence, laissant la brise de fin d’automne s’emparer de ce silence arrangé, caresser son visage et ses poignets. Il en ferma même les yeux.
Lorsqu'il les rouvrit, le soleil achevait de se coucher sur le lac, une nappe d'or et de cuivre que les derniers remous distordaient avec indolence. Il tourna la tête. La fille avait disparu. Comme on se réveille d'un rêve dont on ne retient que l'atmosphère, il ne restait d'elle que le creux de son absence et quelque chose d'indéfinissable suspendu dans l'air froid. Avait-elle seulement existé, le temps de cet entre-deux ?
Il ne s'attarda pas sur la question. Se relevant sans hâte, il épousseta machinalement sa robe et prit la pente qui remontait vers le château, ses fenêtres allumées trouant déjà l'obscurité naissante, plus léger qu'il ne l'avait été depuis ces dernières semaines...
@Summer Jenkins merci beaucoup pour ce RP
!
