Isabella Pifors - 7e année

Nom : Isabella Moira Pifors
Surnom : Isa
Date de naissance : 21 février 2033
Nationalité : Ecossaise
Résidence : Stornoway (Ecosse)
Signe astrologique : poisson / sharak

Isabella est sportive, solitaire, calme, réservée mais pas timide, patiente, fidèle, raisonnable.
Pour les défauts, je vous laisse les découvrir par vous-même.

Je suis une née-moldue d'un père Tisserand employé à la Harris Tweed Hebrides et d'une mère passionnée de chant, éleveuse de moutons Cheviot. Je vis à Stornoway, dans les Hébrides extérieures. J'ai trois petits frères, espiègles et épuisants. Alors je suis habituée aux journées animées, mais j'apprécie aussi la solitude et les promenades dans nos highlands.
Je suis sportive et j'aime la nature. Je pratique la course d'orientation et j'apprécie de naviguer sur les lochs. Je débute au piano et j'aime lire. Je me suis essayée à la cornemuse mais c'est très compliqué !
J'ai un chat blanc "Chatouille" qui me suit partout, sauf sur mon bateau, car il déteste l'eau mais paradoxalement, il adore la neige !
J'ai déjà commencé un grimoire dans lequel je note et dessine tout ce que je découvre du monde des sorciers.
Avant Poudlard, je ne savais pas que j'avais des pouvoirs mais il m'arrivait quand même de drôles de choses que je prenais pour de la malchance ou de la chance, des illusions d'optique, etc. Mon plus beau souvenir, c'est quand le choixpeau m'a envoyée à Serdaigle ! Mon plus bel anniversaire a été fêté lors de ma première année avec mes camarades de dortoir et quelques chocogrenouilles en guise de gâteau.
J'étais inscrite au collège de ma ville et j'ai dû laisser mes amis d'enfance, mais je les retrouve aux vacances. Nous ne sommes pas très nombreux et nous faisons des balades à pied ou à vélo.
Depuis que je suis arrivée à Poudlard, c'est un enchantement ! Euh, à part les quelques heures pendant lesquelles j'ai tourné en rond dans le château pour retrouver mon chemin. D'ailleurs, cela m'arrive encore de m'égarer.

Père : Donan Pifors, né le 01/01/2012 à Stornoway, tisserand. Le père d'Isabella est un homme simple, pragmatique et amoureux de la nature. Il aime lire. C'est un homme doux et calme mais quand il gronde, il est plus intimidant qu'un dragon.
Mère : Keira McDonald, née le 03/03/2011 à Edimbourg, éleveuse. La mère d'Isabella est joyeuse, dynamique et chante du matin au soir.
Frères : Keith Pifors, 15/02/2039
Fergus Pifors, 17/01/2041
Oan Pifors, 26/11/2042

Dernière modification par Isabella Pifors le 27 août 2025, 08:32, modifié 23 fois.
La magie est partout.
Isabella Pifors - 7e année

Baguette : 28,1 cm en bois de sycomore et ventricule de dragon
Filière : Spéciale
Sortilège préféré : Lumos
Types de magie : n°1 magie discrète, n°2 magie naturelle
Elément : eau
Patronus : Westie
Epouvantard : serpent python
Amortentia : odeur citron, couleur fleurs de cerisier

domaine artistique : jouer du piano, dessiner et chanter
domaine sportif : voile, course d'orientation sur balai et pédestre
domaine culinaire : faire des crêpes, des madeleines, des fondants du chaudron
Adore : les chats, le chocolat, le sport, les arcs-en-ciel, le vent, la cornemuse, Nessie
Déteste : les serpents (mais pas les Serpentard), les gros mots, l'agressivité, le bruit, le porridge

Est à l'aise : en botanique, histoire de la magie, étude des runes, soin aux créatures magiques et vol sur balai
Apprécie beaucoup : les sortilèges et la métamorphose (pour la théorie car la pratique est plus difficile)
Aime bien : les potions (mais les réussit rarement)
Fait de son mieux : en divination et étude des moldus
Déteste : la défense contre les forces du mal (une pratique pas du tout dans son caractère)

Personnes respectées : Sarah Priddy, Sigmund Charleston, Archibald Featherstone, Áine Lydon, Aylin Murphy, Jae Dawson, Lorelyne Jenkins, Dominic Khan, Alwenn McNeil, Diarmuid O'Belt
Affinités : Helen Primrose (meilleure amie), Erin Fergusson, Coelestin Noestlinger, Adulith Wen, Ellana Duchêne
Connaissances : Kimberly Harlez, Zoey Redfly, Astrid Keaty, Anna Delore (P)...

Compagnon : Chatouille (chat blanc mâle, qui craint les chatouilles, déteste l'eau mais adore la neige, très sociable)
Petit copain : Sean (depuis ses 4 ans, moldu)
Plante : Kalancoloré (de sa création)

Dernière modification par Isabella Pifors le 10 mai 2025, 07:21, modifié 26 fois.
La magie est partout.
Isabella Pifors - 7e année

- ses livres dont elle prend le plus grand soin
- un stock de cartes de chocogrenouilles en double qu'elle aime offrir ou échanger
- un pass pour la Réserve des Hébrides
- ses figurines de dragons qu'elle collectionne
- les cadeaux qui lui ont été offerts


À fleur de savoir
* 29/11/2050 L'arbrisseau auto-fertilisant
Reducio
Originaire d'Irlande et tout à fait adapté au climat écossais, puisqu'à Poudlard il se trouve en pleine terre à l'extérieur des serres, l'arbrisseau auto-fertilisant se contente de peu. Habitué à un sol pauvre et acide, caillouteux, sablonneux, bref très minéral, il s'accommode aussi bien d'un excès de pluie que d'un sol sec et compact. Ses racines se développent peu profondément car les nutriments présents dans le sol restent dans la couche superficielle.
Le climat océanique montagnard des Highlands est doux et humide ; il apporte des températures fraîches l'hiver mais agréables l'été, grâce à l'influence du Gulf Stream, le courant venu de l'Atlantique transférant la chaleur équatoriale vers le nord. Cela permet la présence de nombreux insectes indispensables à la pollinisation de l'arbre et accessoirement nutritifs, lorsqu'ils se retrouvent immobilisés par les pièges à tentacules ramés.
L'arbrisseau auto-fertilisant préfère un bon ensoleillement pour favoriser sa photosynthèse, surtout l'hiver, du fait qu'il conserve se feuilles toute l'année et ne connaît pas de phase de dormance. Ses grosses fleurs colorées bisannuelles, passant du rouge cerise au rouge fraise écrasée pour terminer sur des tons grenat, attirent les butineurs (abeilles, coléoptères, bourdons, pipaillons et autres papillons) et piègent les mouches, les araignées et les moustiques. Intelligent végétal qui attire grâce à une substance sucrée les animaux nectarivores, oiseaux ou pipistrelles, et piège par collage et constriction des escargots et des lézards, voire d'imprudents petits rongeurs qui s'aventurent sur ses branches.
Poser des ruches alentour lui sera profitable. De même, laisser des tas de bois mort dans lesquels les robustes grinchebourdons font leur nid, garantira à l'arbuste une pollinisation par temps couvert, voire pluvieux. Installer des hôtels à insectes au plus près de la plante, représentera à la fois un garde-manger et l'assurance d'attirer sur les tentacules de l'arbre de petits passereaux insectivores.

Le climat océanique montagnard des Highlands est doux et humide ; il apporte des températures fraîches l'hiver mais agréables l'été, grâce à l'influence du Gulf Stream, le courant venu de l'Atlantique transférant la chaleur équatoriale vers le nord. Cela permet la présence de nombreux insectes indispensables à la pollinisation de l'arbre et accessoirement nutritifs, lorsqu'ils se retrouvent immobilisés par les pièges à tentacules ramés.
L'arbrisseau auto-fertilisant préfère un bon ensoleillement pour favoriser sa photosynthèse, surtout l'hiver, du fait qu'il conserve se feuilles toute l'année et ne connaît pas de phase de dormance. Ses grosses fleurs colorées bisannuelles, passant du rouge cerise au rouge fraise écrasée pour terminer sur des tons grenat, attirent les butineurs (abeilles, coléoptères, bourdons, pipaillons et autres papillons) et piègent les mouches, les araignées et les moustiques. Intelligent végétal qui attire grâce à une substance sucrée les animaux nectarivores, oiseaux ou pipistrelles, et piège par collage et constriction des escargots et des lézards, voire d'imprudents petits rongeurs qui s'aventurent sur ses branches.
Poser des ruches alentour lui sera profitable. De même, laisser des tas de bois mort dans lesquels les robustes grinchebourdons font leur nid, garantira à l'arbuste une pollinisation par temps couvert, voire pluvieux. Installer des hôtels à insectes au plus près de la plante, représentera à la fois un garde-manger et l'assurance d'attirer sur les tentacules de l'arbre de petits passereaux insectivores.

* 13/02/2051 Geranium dentu
Reducio
Dans la catégorie des plantes mordantes...
rrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrr
... voici "Geranium dentatus rectis", une variété de géranium dentu à tiges épaisses et non retombantes, qui capture exclusivement des insectes volants, à l'aide de ses pièges à mâchoires disposés dans le cœur de ses fleurs bleu azur : grinchebourdons, mouches à moustaches, coléoptères bombardiers, pipaillons, doxys, etc.
Comme son cousin, il apprécie les climats tempérés et supporte des hivers froids, à condition que les températures ne descendent pas trop en dessous de 0°. Pour cette raison, mieux vaut en Écosse un hivernage en serre. Le Géranium dentu dressé a besoin d'un sol humide, riche et bien drainé, et une exposition mi-ombre ou au soleil selon la saison.
Pour obtenir une floraison abondante en pot, il faut ajouter du sable ou du gravier pour le drainage et opter pour une terre légèrement acide à neutre, enrichie d'un peu de compost ou de fumier de veaudelune. L'arrosage doit être régulier pour éviter un éventuel stress hydrique mais modéré pour que les racines ne pourrissent pas. En pleine terre, une exposition à l'est ou à l'ouest permet un ensoleillement suffisant, en évitant les rayons de midi trop intenses qui risquent de causer des coups de soleil, se manifestant par une coloration rouge des feuilles.
Voici un dessin du vorace végétal, réalisé après le lancement d'un sortilège de floraison car les fleurs ne sont normalement présentes qu'au printemps :

rrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrr
Chou mordeur de Chine
Dent-de-lion
Erythrone dent-de-chien
rrrrGéranium dentu
Peuplier à grandes dents
Plante cobra
Snargalouf
Tentacula vénéneuse
Dent-de-lion
Erythrone dent-de-chien
rrrrGéranium dentu
Peuplier à grandes dents
Plante cobra
Snargalouf
Tentacula vénéneuse
... voici "Geranium dentatus rectis", une variété de géranium dentu à tiges épaisses et non retombantes, qui capture exclusivement des insectes volants, à l'aide de ses pièges à mâchoires disposés dans le cœur de ses fleurs bleu azur : grinchebourdons, mouches à moustaches, coléoptères bombardiers, pipaillons, doxys, etc.
Comme son cousin, il apprécie les climats tempérés et supporte des hivers froids, à condition que les températures ne descendent pas trop en dessous de 0°. Pour cette raison, mieux vaut en Écosse un hivernage en serre. Le Géranium dentu dressé a besoin d'un sol humide, riche et bien drainé, et une exposition mi-ombre ou au soleil selon la saison.
Pour obtenir une floraison abondante en pot, il faut ajouter du sable ou du gravier pour le drainage et opter pour une terre légèrement acide à neutre, enrichie d'un peu de compost ou de fumier de veaudelune. L'arrosage doit être régulier pour éviter un éventuel stress hydrique mais modéré pour que les racines ne pourrissent pas. En pleine terre, une exposition à l'est ou à l'ouest permet un ensoleillement suffisant, en évitant les rayons de midi trop intenses qui risquent de causer des coups de soleil, se manifestant par une coloration rouge des feuilles.
Voici un dessin du vorace végétal, réalisé après le lancement d'un sortilège de floraison car les fleurs ne sont normalement présentes qu'au printemps :

* 25/04/2051 Une année au jardin : la citrouille
Apprenti historien
* 01/07/2047 Albert Boot
Reducio
Des archives très anciennes du ministère de la Magie sont en cours de classement. Un procès verbal détaché d'un grimoire juridique relate les minutes d'une réunion du XVIIIème siècle. Un facétieux lecteur de l'époque y avait ajouté quelques annotations. Une élève du XXIème siècle y a apporté sa conclusion...
Albert Boot, Ministre de la Magie, réunit en ces temps troublés de 1752 (mille sept cent cinquante-deux) quelques membres du ministère, afin de trouver une solution à la crise que représente la nouvelle révolte de Gobelins.
Les personnes conviées à s'exprimer sont le Président du Département de contrôle et de régulation des créatures magiques et le Chef du Service des êtres, le Président du Magenmagot, l'Agent de liaison avec les Gobelins, un représentant de l'Organisation internationale du commerce magique et le Secrétaire du Cabinet du Ministre.
Président du Magenmagot
- Nous pourrions modifier la Déclaration des Droits du Sorcier et y inclure les Droits des Gobelins.
Ministre
- Ce serait la porte ouverte à une demande semblable de la part des Elfes de maison, car ils ont même profil : intelligence, bipédie, capacité à exercer la magie sans baguette. Nous allons nous heurter à une protestation de la part des plus anciennes et riches familles de sorciers, qui craindront de voir leurs petits secrets révélés.
Président du Département de contrôle et de régulation des créatures magiques
- Je propose de classer les Gobelins parmi les Etres, pour épargner leur susceptibilité. Actuellement, ils ne sont nulle part. Nous pouvons comprendre leur frustration.
Ministre
- J'y suis favorable et cela ne nous engage pas outre mesure mais je crois que ce serait insulter leur intelligence que de les mettre sur le même plan que les Géants. Je pense que cela ne ferait qu'amplifier leur colère.
Chef du service des êtres
- Pour faire écho à ce que vient de dire monsieur le Président, pourquoi ne pas leur octroyer enfin le droit de porter une baguette ? [On sentait bien qu'il était un lèche-bottes !]
Le Ministre se lève, très inquiet du pouvoir qu'aurait un Gobelin avec une baguette, quand on voit ce qu'ils sont capables déjà de faire sans.
Secrétaire du Cabinet du ministre
- Ne pourriez-vous leur réserver une ou deux places comme membres du Conseil des Sages ?
[Le ministre botte en touche.]
Ministre
- Vous m'êtes bien sympathique mais faites donc preuve de sagesse et contentez-vous, s'il vous plaît, de noter les débats. Associer les Gobelins à nos décisions et nos lois les empêcherait de rester neutres en cas de conflit, ce à quoi ils tiennent tout particulièrement.
Agent de liaison avec les Gobelins
- Pourquoi ne pas accepter de leur restituer les objets fabriqués dans les forges gobelines à la mort des acheteurs ?
[Le ministre soupçonne l'agent d'être à la botte de Furk le Crasseux, le chef des rebelles.]
Ministre
- Mon épouse possède des bijoux qu'elle compte transmettre à ses filles. Imaginez son courroux ! Je préfère encore affronter des Gobelins !
Représentant de l'Organisation internationale du commerce magique
- Je propose que les Gobelins ne soient plus simples gérants de Gringotts mais propriétaires avec le droit de frapper la monnaie.
Ministre
- Rappelez-vous la puissance des banquiers lombards au Moyen-Age ! Ils détenaient créance sur une partie des trésors royaux. Ah, ils vont mettre foin dans leurs bottes ! Autant tout de suite leur confier le budget du ministère !
Si vous n'avez rien d'autre à proposer, je vous fais part de l'idée brillante que j'ai eue cette nuit. [Et Boot sortit sa botte secrète.] Elle va calmer cette révolte à coup sûr et apporter une paix durable ! La clef pour sortir de cette crise est la communication : il faut enseigner le Gobelbabil à Poudlard !
[Visages figés autour de la table. Le secrétaire se demande s'il doit appeler un médecin. Les membres réunis sortent peu à peu de leur stupeur et commencent à avancer quelques objections :]
- Songez-vous réellement calmer une révolte avec quelques cours de langue étrangère ?
- Envisagez-vous de recruter un professeur parmi les Gobelins ?
- Le Gobelbabil deviendra-t-il une langue officielle, au même titre que l'anglais ?
[Mais, absolument sûr de son fait, il restait droit dans ses bottes et rejeta les remarques des sceptiques, sa voix couverte par les grondements de la rue et les bruits de bottes des Gobelins en colère.]
Finalement, Albert Boot, qui en eut plein les bottes, fut contraint dans la foulée, à démissionner de ses fonctions. Son successeur créa un bureau des objets magiques contrefaits, à la tête duquel un Gobelin fut placé. Ledit bureau, ressemblant davantage à un placard, serait supprimé quelques années plus tard.
Et les élèves de Poudlard n'apprendraient jamais le Gobelbabil, ni la langue aquatique, ni celle des Trolls des montagnes, dommage...
Albert Boot, Ministre de la Magie, réunit en ces temps troublés de 1752 (mille sept cent cinquante-deux) quelques membres du ministère, afin de trouver une solution à la crise que représente la nouvelle révolte de Gobelins.
Les personnes conviées à s'exprimer sont le Président du Département de contrôle et de régulation des créatures magiques et le Chef du Service des êtres, le Président du Magenmagot, l'Agent de liaison avec les Gobelins, un représentant de l'Organisation internationale du commerce magique et le Secrétaire du Cabinet du Ministre.
Président du Magenmagot
- Nous pourrions modifier la Déclaration des Droits du Sorcier et y inclure les Droits des Gobelins.
Ministre
- Ce serait la porte ouverte à une demande semblable de la part des Elfes de maison, car ils ont même profil : intelligence, bipédie, capacité à exercer la magie sans baguette. Nous allons nous heurter à une protestation de la part des plus anciennes et riches familles de sorciers, qui craindront de voir leurs petits secrets révélés.
Président du Département de contrôle et de régulation des créatures magiques
- Je propose de classer les Gobelins parmi les Etres, pour épargner leur susceptibilité. Actuellement, ils ne sont nulle part. Nous pouvons comprendre leur frustration.
Ministre
- J'y suis favorable et cela ne nous engage pas outre mesure mais je crois que ce serait insulter leur intelligence que de les mettre sur le même plan que les Géants. Je pense que cela ne ferait qu'amplifier leur colère.
Chef du service des êtres
- Pour faire écho à ce que vient de dire monsieur le Président, pourquoi ne pas leur octroyer enfin le droit de porter une baguette ? [On sentait bien qu'il était un lèche-bottes !]
Le Ministre se lève, très inquiet du pouvoir qu'aurait un Gobelin avec une baguette, quand on voit ce qu'ils sont capables déjà de faire sans.
Secrétaire du Cabinet du ministre
- Ne pourriez-vous leur réserver une ou deux places comme membres du Conseil des Sages ?
[Le ministre botte en touche.]
Ministre
- Vous m'êtes bien sympathique mais faites donc preuve de sagesse et contentez-vous, s'il vous plaît, de noter les débats. Associer les Gobelins à nos décisions et nos lois les empêcherait de rester neutres en cas de conflit, ce à quoi ils tiennent tout particulièrement.
Agent de liaison avec les Gobelins
- Pourquoi ne pas accepter de leur restituer les objets fabriqués dans les forges gobelines à la mort des acheteurs ?
[Le ministre soupçonne l'agent d'être à la botte de Furk le Crasseux, le chef des rebelles.]
Ministre
- Mon épouse possède des bijoux qu'elle compte transmettre à ses filles. Imaginez son courroux ! Je préfère encore affronter des Gobelins !
Représentant de l'Organisation internationale du commerce magique
- Je propose que les Gobelins ne soient plus simples gérants de Gringotts mais propriétaires avec le droit de frapper la monnaie.
Ministre
- Rappelez-vous la puissance des banquiers lombards au Moyen-Age ! Ils détenaient créance sur une partie des trésors royaux. Ah, ils vont mettre foin dans leurs bottes ! Autant tout de suite leur confier le budget du ministère !
Si vous n'avez rien d'autre à proposer, je vous fais part de l'idée brillante que j'ai eue cette nuit. [Et Boot sortit sa botte secrète.] Elle va calmer cette révolte à coup sûr et apporter une paix durable ! La clef pour sortir de cette crise est la communication : il faut enseigner le Gobelbabil à Poudlard !
[Visages figés autour de la table. Le secrétaire se demande s'il doit appeler un médecin. Les membres réunis sortent peu à peu de leur stupeur et commencent à avancer quelques objections :]
- Songez-vous réellement calmer une révolte avec quelques cours de langue étrangère ?
- Envisagez-vous de recruter un professeur parmi les Gobelins ?
- Le Gobelbabil deviendra-t-il une langue officielle, au même titre que l'anglais ?
[Mais, absolument sûr de son fait, il restait droit dans ses bottes et rejeta les remarques des sceptiques, sa voix couverte par les grondements de la rue et les bruits de bottes des Gobelins en colère.]
Finalement, Albert Boot, qui en eut plein les bottes, fut contraint dans la foulée, à démissionner de ses fonctions. Son successeur créa un bureau des objets magiques contrefaits, à la tête duquel un Gobelin fut placé. Ledit bureau, ressemblant davantage à un placard, serait supprimé quelques années plus tard.
Et les élèves de Poudlard n'apprendraient jamais le Gobelbabil, ni la langue aquatique, ni celle des Trolls des montagnes, dommage...
* 26/01/2048 Nicolas Flamel
Reducio
Les carrosses volants se succédaient, déposant des sorciers et sorcières élégamment vêtus, qui avaient reçu le même carton d'invitation. Je reconnaissais le ministre en charge de l'Education magique, le couple Flamel, le directeur et les professeurs de l'école, des parents d'élèves du conseil d'administration, les préfets, d'autres élèves de second cycle, les membres de la chorale dont je faisais partie et des musiciens. Des étrangers étaient aussi présents, sans doute les représentants des pays voisins qui envoyaient des jeunes étudier à Beauxbâtons. Il me semblait que le maire du village sorcier de la vallée (je n'ai pas le droit de donner plus de précisions) avait fait le déplacement ainsi que quelques commerçants.
L'Académie avait été restaurée ces dix dernières années par les soins de nombreux artisans et grâce au financement d'un illustre mécène. Aujourd'hui, cette complète et grandiose rénovation s'achevait par l'inauguration de la majestueuse fontaine trônant au centre du parc.
Comme l'école, la fontaine était en pierre blanche et marbre de griotte des Pyrénées, avec une touche d'ardoise bleue. Elle était formée d'un bassin rectangulaire auquel on accédait en descendant quelques marches, surmonté de trois vasques superposées d'où jaillissaient des jets d'eau. De chaque côté, des statues d'abraxans et de licornes semblaient jouer et galoper dans l'eau. Sous la vasque centrale, un visage d'homme recrachait, tel une gargouille, un filet d'eau qui plongeait en cascade vers le bassin, où l'on pouvait voir nager des truites fario.
Un système élaboré de pompes reliait la fontaine à la rivière traversant le parc, elle-même alimentée par une source naturelle. Au sommet de la fontaine, un élément était tenu secret, caché par un drap de soie d'araignée.
Notre directeur nous invita à nous rapprocher. Derrière lui, on apercevait les sommets enneigés. La météo était au rendez-vous et les rayons de soleil venaient frapper la fontaine, faisant étinceler les gouttes d'eau comme une myriade de diamants. Le silence se fit et l'on n'entendit plus que le bruit de l'eau. Il commença son discours.
C'est un réel plaisir et un grand honneur d'ouvrir la cérémonie d'inauguration de la restauration de l'Académie de Beauxbâtons. Ce monument compte désormais parmi les chefs d'oeuvre du patrimoine français. Il aura fallu dix années de labeur par le froid et le vent, pour transformer ce modeste château en palais et réaliser cette oeuvre rêvée, grâce au dévouement des maçons, charpentiers, sculpteurs, tailleurs de pierre, peintres et jardiniers. Vous garderez la fierté de ce travail et voyez les témoignages de gratitude donnés par la présence des éminentes personnalités qui nous entourent.
Bien sûr, sans subsides, rien n'aurait pu voir le jour. Aussi, je remercie tout particulièrement pour leur générosité extrême deux anciens et brillants élèves de l'Académie, envers lesquels les générations futures seront éternellement reconnaissantes : Pernelle et Nicolas Flamel.
Le ministre de l'Education magique prit la parole.
Permettez-moi de vous adresser mes plus chaleureuses félicitations, non seulement au nom du Gouvernement mais du monde sorcier tout entier. Il y a dans cette oeuvre le résultat de ce que peut faire le génie et l'énergie d'un homme, soutenu par toute une communauté. Monsieur Flamel, cette fontaine a été bâtie en votre honneur.
D'un coup de baguette, il fit s'envoler le drap et l'assistance put admirer une délicate statue de glace éternelle à l'effigie de Pernelle Flamel. Je compris alors que le visage de l'homme situé un peu plus bas était celui de son époux.
Après que le couple Flamel se remémora sa jeunesse dans ces lieux et eut remercié à son tour, le directeur reprit la parole.
Les autres écoles de sorcellerie ont leurs lieux secrets. Beauxbâtons renferme ses propres trésors magiques. La qualité des eaux de la fontaine Flamel en est un. En effet, elles possèdent des capacités curatives et embellissantes. Bienfaits de l'eau de source ? Potions de beauté ? Sortilèges curatifs ? Ou même larmes de phénix ? Nous avons souhaité garder une part de mystère, à l'image du mécène qui lui a permis de voir le jour.
Au moment où il prononça ces mots, l'eau se teinta d'un fin limon ; un silt de dragonite (quartz) et de feldspath colora légèrement le liquide, tout comme il donne aux lacs de montagne cette teinte turquoise.
Une pluie de pétales de rose des rosiers blancs de la haie accompagna un lâcher de lagopèdes et embauma l'air d'un parfum subtil et suave. L'orchestre se mit à jouer : clari (hautbois accitan), cornemuse, txistu (flûte basque), vielle à roue, corne de vache et tambourin à cordes. Le Choeur des Tétras de l'école chanta un air joyeux.
Une petite bourse de poussière de fée fut offerte à chaque personne présente, pour une occasion inédite de voler sans balai, ni monture. Le directeur invita les participants à profiter d'une collation : petits fours, champagne français et jus de citrouille les attendaient sur des tables lorsqu'ils se retournèrent.
Les carrosses volants se succédaient, déposant des sorciers et sorcières élégamment vêtus, qui avaient reçu le même carton d'invitation. Je reconnaissais le ministre en charge de l'Education magique, le couple Flamel, le directeur et les professeurs de l'école, des parents d'élèves du conseil d'administration, les préfets, d'autres élèves de second cycle, les membres de la chorale dont je faisais partie et des musiciens. Des étrangers étaient aussi présents, sans doute les représentants des pays voisins qui envoyaient des jeunes étudier à Beauxbâtons. Il me semblait que le maire du village sorcier de la vallée (je n'ai pas le droit de donner plus de précisions) avait fait le déplacement ainsi que quelques commerçants.L'Académie avait été restaurée ces dix dernières années par les soins de nombreux artisans et grâce au financement d'un illustre mécène. Aujourd'hui, cette complète et grandiose rénovation s'achevait par l'inauguration de la majestueuse fontaine trônant au centre du parc.
Comme l'école, la fontaine était en pierre blanche et marbre de griotte des Pyrénées, avec une touche d'ardoise bleue. Elle était formée d'un bassin rectangulaire auquel on accédait en descendant quelques marches, surmonté de trois vasques superposées d'où jaillissaient des jets d'eau. De chaque côté, des statues d'abraxans et de licornes semblaient jouer et galoper dans l'eau. Sous la vasque centrale, un visage d'homme recrachait, tel une gargouille, un filet d'eau qui plongeait en cascade vers le bassin, où l'on pouvait voir nager des truites fario.
Un système élaboré de pompes reliait la fontaine à la rivière traversant le parc, elle-même alimentée par une source naturelle. Au sommet de la fontaine, un élément était tenu secret, caché par un drap de soie d'araignée.
Notre directeur nous invita à nous rapprocher. Derrière lui, on apercevait les sommets enneigés. La météo était au rendez-vous et les rayons de soleil venaient frapper la fontaine, faisant étinceler les gouttes d'eau comme une myriade de diamants. Le silence se fit et l'on n'entendit plus que le bruit de l'eau. Il commença son discours.
C'est un réel plaisir et un grand honneur d'ouvrir la cérémonie d'inauguration de la restauration de l'Académie de Beauxbâtons. Ce monument compte désormais parmi les chefs d'oeuvre du patrimoine français. Il aura fallu dix années de labeur par le froid et le vent, pour transformer ce modeste château en palais et réaliser cette oeuvre rêvée, grâce au dévouement des maçons, charpentiers, sculpteurs, tailleurs de pierre, peintres et jardiniers. Vous garderez la fierté de ce travail et voyez les témoignages de gratitude donnés par la présence des éminentes personnalités qui nous entourent.
Bien sûr, sans subsides, rien n'aurait pu voir le jour. Aussi, je remercie tout particulièrement pour leur générosité extrême deux anciens et brillants élèves de l'Académie, envers lesquels les générations futures seront éternellement reconnaissantes : Pernelle et Nicolas Flamel.
Le ministre de l'Education magique prit la parole.
Permettez-moi de vous adresser mes plus chaleureuses félicitations, non seulement au nom du Gouvernement mais du monde sorcier tout entier. Il y a dans cette oeuvre le résultat de ce que peut faire le génie et l'énergie d'un homme, soutenu par toute une communauté. Monsieur Flamel, cette fontaine a été bâtie en votre honneur.
D'un coup de baguette, il fit s'envoler le drap et l'assistance put admirer une délicate statue de glace éternelle à l'effigie de Pernelle Flamel. Je compris alors que le visage de l'homme situé un peu plus bas était celui de son époux.

Après que le couple Flamel se remémora sa jeunesse dans ces lieux et eut remercié à son tour, le directeur reprit la parole.
Les autres écoles de sorcellerie ont leurs lieux secrets. Beauxbâtons renferme ses propres trésors magiques. La qualité des eaux de la fontaine Flamel en est un. En effet, elles possèdent des capacités curatives et embellissantes. Bienfaits de l'eau de source ? Potions de beauté ? Sortilèges curatifs ? Ou même larmes de phénix ? Nous avons souhaité garder une part de mystère, à l'image du mécène qui lui a permis de voir le jour.
Au moment où il prononça ces mots, l'eau se teinta d'un fin limon ; un silt de dragonite (quartz) et de feldspath colora légèrement le liquide, tout comme il donne aux lacs de montagne cette teinte turquoise.
Une pluie de pétales de rose des rosiers blancs de la haie accompagna un lâcher de lagopèdes et embauma l'air d'un parfum subtil et suave. L'orchestre se mit à jouer : clari (hautbois accitan), cornemuse, txistu (flûte basque), vielle à roue, corne de vache et tambourin à cordes. Le Choeur des Tétras de l'école chanta un air joyeux.
Une petite bourse de poussière de fée fut offerte à chaque personne présente, pour une occasion inédite de voler sans balai, ni monture. Le directeur invita les participants à profiter d'une collation : petits fours, champagne français et jus de citrouille les attendaient sur des tables lorsqu'ils se retournèrent.
30/03/2048 Laverne de Montmorency
Reducio
La potion était prête. Sous le chaudron accroché à la crémaillère, un petit feu de bois crépitait dans l'âtre. C'était aujourd'hui que la mixture allait être testée. La talentueuse potionniste saurait si sa nouvelle recette était une réussite.
La jeune sorcière possédait une pension de famille, située sur la plus grande des îles d'Aran : Inis Mór. Les gens de passage ne manquaient pas en cette période de l'année. Ils arrivaient en grand nombre sur leurs embarcations légères, munies d'une voile et d'avirons. Des pèlerins se rendaient au monastère de Killeany, bâti au Vème siècle, à la suite de l'évangélisation de l'Irlande par Saint Patrick. On croisait aussi des écrivains, venant chercher l'inspiration sur ces terres sauvages balayées par les vents.
Les aïeux de Laverne de Montmorency, des Anglo-Normands, des nobles d'origine française, avaient immigré en Irlande au XVIème siècle, se laissant séduire par le charme des coutumes gaéliques. Et trois siècles plus tard, elle assistait à un exode inverse dû à la Grande Famine ; plus d'un million et demi d'Irlandais quittaient leur terre natale, certains mettant le cap sur la Nouvelle-France, des colonies françaises : Canada, Acadie et Lousiane. (Une chute d'eau et une rivière à Québec portent le nom de Montmorency.)
Il était assez amusant que le prénom qu'on lui donnât à sa naissance en 1823 fit aussi référence à la déesse romaine Laverna, protectrice des voleurs, car Laverne de Montmorency était une voleuse... de cœurs. Sa spécialité était la fabrication des philtres d'amour, provoquant chez ceux qui les consommaient un état temporaire d'attirance ou d'obsession, selon le laps de temps écoulé entre la création et l'utilisation du produit.
Quelques années après avoir achevé ses études à Poudlard, dans la maison Serdaigle, elle avait malheureusement été victime d'un accident. Des projections brûlantes et acides avaient abîmé à jamais la moitié gauche de son visage, lui laissant une peau vérolée et verdâtre. Aussi, avait-elle décidé de s'isoler sur ces îlots situés à l'ouest des côtes irlandaises, pour pratiquer la magie sereinement et n'être pas obligée de croiser trop de monde. Hors saison d'été, elle pouvait marcher toute une journée sans apercevoir rien d'autre que des pierres et des oiseaux marins.
La location de ses chambres apportait un complément de revenu à sa vente de potions par correspondance. Avec ses philtres, elle aidait les personnes qui, comme elle, avaient un physique disgracieux et besoin de forcer un peu la chance d'être aimées, au moins de temps en temps. Tout le monde a besoin de tendresse et pourquoi pas d'un peu de passion. Elle avait ainsi déjà créé le Colococo très apprécié sous les tropiques, le Folenfleurette destiné à la haute bourgeoisie, le Pimenthé qui se vendait bien en Angleterre et le Chanter la Pomme spécialement conçu pour le marché canadien.
Voici quels étaient les ingrédients de sa dernière création ; le détail de la recette resterait en revanche un mystère. Après tout, c'était son gagne-pain.
Les ingrédients actifs étaient de la poudre de corne de licorne, connue depuis l'Antiquité pour son pouvoir aphrodisiaque, et des œufs glacés de serpencendre, pour un effet ardent. Pour une texture plus ou moins liquide, elle avait dosé minutieusement de l'eau de rose, obtenue à partir de la distillation de pétales d'églantiers (des rosiers sauvages) et conservée à l'abri de la chaleur et de la lumière avec des algues du rivage (des carragheen, des algues rouges, pour un aspect gélifié). L'odeur avait été particulièrement travaillée. Elle avait choisi ici d'utiliser des fleurs de filipendule, dont les corymbes mousseux ressemblent à de la barbe à papa et dégagent un parfum entêtant de miel et d'amande, ainsi que de la racine de valériane, à laquelle les petits félins ne résistent pas. Mais c'était plutôt des lions rugissants qu'elle comptait prendre dans ses rets. Elle avait ajouté du serpolet pour donner une haleine fraîche, essentielle à la réussite d'un bon baiser. Enfin, pour que la potion se vende mieux, Laverne de Montmorency lui avait donné la couleur rouge de la passion, grâce à de la poudre d'urucum, un colorant naturel extrait de l'arbuste d'Amérique tropicale appelé aussi "roucou". Le breuvage passerait ainsi inaperçu dans un verre de vin de Bordeaux. Elle espérait bien qu'une fois servi, son hôte du jour, un jeune auteur venu de Dublin, se mettrait à roucouler et resterait quelques jours auprès d'elle. (Le vin en Irlande connut son âge d'or au XIXème siècle ; le pays se faisait livrer quatre fois plus de tonneaux de vin de Bordeaux que l'Angleterre !)
Mais il ne suffit pas de mettre "un peu de passion dans son chaudron"... Avant même d'avoir terminé son repas, le jeune homme avait plié bagage et regagné son bateau. L'appel des sirènes (des selkies) avait semble-t-il été le plus fort !
Laverne de Montmorency, satisfaite néanmoins de la puissance du philtre, conclut que l'utilisation des algues marines avait été une erreur, en interférant sur l'identification du destinataire de l'attraction créée artificiellement. Elle se remit aussitôt au travail...
La jeune sorcière possédait une pension de famille, située sur la plus grande des îles d'Aran : Inis Mór. Les gens de passage ne manquaient pas en cette période de l'année. Ils arrivaient en grand nombre sur leurs embarcations légères, munies d'une voile et d'avirons. Des pèlerins se rendaient au monastère de Killeany, bâti au Vème siècle, à la suite de l'évangélisation de l'Irlande par Saint Patrick. On croisait aussi des écrivains, venant chercher l'inspiration sur ces terres sauvages balayées par les vents.
Les aïeux de Laverne de Montmorency, des Anglo-Normands, des nobles d'origine française, avaient immigré en Irlande au XVIème siècle, se laissant séduire par le charme des coutumes gaéliques. Et trois siècles plus tard, elle assistait à un exode inverse dû à la Grande Famine ; plus d'un million et demi d'Irlandais quittaient leur terre natale, certains mettant le cap sur la Nouvelle-France, des colonies françaises : Canada, Acadie et Lousiane. (Une chute d'eau et une rivière à Québec portent le nom de Montmorency.)
Il était assez amusant que le prénom qu'on lui donnât à sa naissance en 1823 fit aussi référence à la déesse romaine Laverna, protectrice des voleurs, car Laverne de Montmorency était une voleuse... de cœurs. Sa spécialité était la fabrication des philtres d'amour, provoquant chez ceux qui les consommaient un état temporaire d'attirance ou d'obsession, selon le laps de temps écoulé entre la création et l'utilisation du produit.
Quelques années après avoir achevé ses études à Poudlard, dans la maison Serdaigle, elle avait malheureusement été victime d'un accident. Des projections brûlantes et acides avaient abîmé à jamais la moitié gauche de son visage, lui laissant une peau vérolée et verdâtre. Aussi, avait-elle décidé de s'isoler sur ces îlots situés à l'ouest des côtes irlandaises, pour pratiquer la magie sereinement et n'être pas obligée de croiser trop de monde. Hors saison d'été, elle pouvait marcher toute une journée sans apercevoir rien d'autre que des pierres et des oiseaux marins.
La location de ses chambres apportait un complément de revenu à sa vente de potions par correspondance. Avec ses philtres, elle aidait les personnes qui, comme elle, avaient un physique disgracieux et besoin de forcer un peu la chance d'être aimées, au moins de temps en temps. Tout le monde a besoin de tendresse et pourquoi pas d'un peu de passion. Elle avait ainsi déjà créé le Colococo très apprécié sous les tropiques, le Folenfleurette destiné à la haute bourgeoisie, le Pimenthé qui se vendait bien en Angleterre et le Chanter la Pomme spécialement conçu pour le marché canadien.
Voici quels étaient les ingrédients de sa dernière création ; le détail de la recette resterait en revanche un mystère. Après tout, c'était son gagne-pain.
Les ingrédients actifs étaient de la poudre de corne de licorne, connue depuis l'Antiquité pour son pouvoir aphrodisiaque, et des œufs glacés de serpencendre, pour un effet ardent. Pour une texture plus ou moins liquide, elle avait dosé minutieusement de l'eau de rose, obtenue à partir de la distillation de pétales d'églantiers (des rosiers sauvages) et conservée à l'abri de la chaleur et de la lumière avec des algues du rivage (des carragheen, des algues rouges, pour un aspect gélifié). L'odeur avait été particulièrement travaillée. Elle avait choisi ici d'utiliser des fleurs de filipendule, dont les corymbes mousseux ressemblent à de la barbe à papa et dégagent un parfum entêtant de miel et d'amande, ainsi que de la racine de valériane, à laquelle les petits félins ne résistent pas. Mais c'était plutôt des lions rugissants qu'elle comptait prendre dans ses rets. Elle avait ajouté du serpolet pour donner une haleine fraîche, essentielle à la réussite d'un bon baiser. Enfin, pour que la potion se vende mieux, Laverne de Montmorency lui avait donné la couleur rouge de la passion, grâce à de la poudre d'urucum, un colorant naturel extrait de l'arbuste d'Amérique tropicale appelé aussi "roucou". Le breuvage passerait ainsi inaperçu dans un verre de vin de Bordeaux. Elle espérait bien qu'une fois servi, son hôte du jour, un jeune auteur venu de Dublin, se mettrait à roucouler et resterait quelques jours auprès d'elle. (Le vin en Irlande connut son âge d'or au XIXème siècle ; le pays se faisait livrer quatre fois plus de tonneaux de vin de Bordeaux que l'Angleterre !)
Mais il ne suffit pas de mettre "un peu de passion dans son chaudron"... Avant même d'avoir terminé son repas, le jeune homme avait plié bagage et regagné son bateau. L'appel des sirènes (des selkies) avait semble-t-il été le plus fort !
Laverne de Montmorency, satisfaite néanmoins de la puissance du philtre, conclut que l'utilisation des algues marines avait été une erreur, en interférant sur l'identification du destinataire de l'attraction créée artificiellement. Elle se remit aussitôt au travail...
* 29/07/2048 Félix Labeille
Reducio
Le Chef du Conseil des Sorciers décida de ne pas faire les mêmes erreurs que son prédécesseur et se dota d'un collège de conseillers. (Rappelez-vous la tentative avortée de Burdock Muldoon d'intégrer au Conseil des Sorciers des membres extérieurs à la communauté sorcière.) L'un de ces conseillers se rendit chez le célèbre sorcier Felix Labeille, pour le recruter en tant qu'expert.
Celui-ci venait d'inventer un enchantement -le charme de réjouissance ou sortilège d'allégresse- créant chez la personne ciblée une sensation de bien-être et de bonne humeur pendant quelques heures. Mais son apprenti qui devait tester le sortilège sur sa personne prononça son "Alegrio" comme on lance un "Alleluia" et l'allégresse se transforma en euphorie. Ce dernier quitta prestement la pièce, par crainte de représailles.
Ce fut le jour que choisit l'émissaire du Chef du Conseil des Sorciers pour faire sa visite. Il arriva enjoué chez le bienheureux Felix et frappa à la porte. N'ayant pas de réponse, il insista avec enthousiasme. La porte s'entrouvrit sous la pression ; elle n'était pas fermée. Par bonheur, l'homme devait se trouver chez lui, songea-t-il. Il se faisait une joie de parvenir à le convaincre de les rejoindre. Mais la pièce était vide. Il se présenta et entendit le sorcier l'inviter à entrer, dans un grand éclat de rire. Il se retourna, regarda derrière la porte, sous le bureau. Fausse joie ! Il ne vit personne. Le spécialiste des sortilèges s'était-il rendu invisible ?
- Je suis là ! dit une voix euphorique. Que puis-je faire pour vous ?
Le conseiller leva la tête, pensant trouver une probable mezzanine. Mais non, l'atelier ne comportait pas d'étage.- Pouvez-vous réapparaître s'il vous plaît ? Je voudrais vous parler.
- Quel rabat-joie ! pensa Felix, qui s'amusait à le taquiner et s'en donnait vraiment à cœur joie. Je n'ai pas disparu, cher ami. Sans doute ne regardez-vous pas au bon endroit. Que vouliez-vous me dire ?
Le conseiller se résigna à converser avec un interlocuteur invisible.
- Nous souhaiterions vous offrir un poste de membre dans le collège d'experts dont je fais partie.
Transporté de joie, Felix vint bourdonner à son oreille.
- Bzz ! Comme vous pouvez le constater, je suis d'humeur légère aujourd'hui et je butinerais volontiers quelques renseignements supplémentaires.
C'est alors que le négociateur l'aperçut enfin ! Il s'était métamorphosé en abeille.
- Eh bien... le collège est composé d'une dizaine de personnes très compétentes dans leur domaine. Elles sont interrogées par les instances gouvernementales sur les lois et les décrets qui seront promulgués. Nous avons pensé à vous.
- Seulement une dizaine, c'est bien. Au delà, on se sent vite comme dans une ruche.
Et il exécuta un vol en huit d'extase !
- Une rémunération appréciable vous sera accordée. Rassurez-vous, vous pourrez continuer vos recherches en parallèle.
- J'aime la couleur de l'or ! Et tant mieux si je peux poursuivre mon activité ; je suis une véritable ouvrière.
Felix Labeille reprit son apparence puis jeta un sortilège de lévitation sur un pot de miel qui zigzagua vers les mains du visiteur. Le conseiller prit congé. Il avait rempli sa mission et partit radieux. On ne risquait pas de s'ennuyer avec un farfelu pareil ! pensa-t-il.
Felix patienta jusqu'au retour de son apprenti. Il avait bien l'intention de montrer à ce maladroit que "les mots sont comme les abeilles : ils ont le miel et l'aiguillon". (proverbe suisse)
Celui-ci venait d'inventer un enchantement -le charme de réjouissance ou sortilège d'allégresse- créant chez la personne ciblée une sensation de bien-être et de bonne humeur pendant quelques heures. Mais son apprenti qui devait tester le sortilège sur sa personne prononça son "Alegrio" comme on lance un "Alleluia" et l'allégresse se transforma en euphorie. Ce dernier quitta prestement la pièce, par crainte de représailles.
Ce fut le jour que choisit l'émissaire du Chef du Conseil des Sorciers pour faire sa visite. Il arriva enjoué chez le bienheureux Felix et frappa à la porte. N'ayant pas de réponse, il insista avec enthousiasme. La porte s'entrouvrit sous la pression ; elle n'était pas fermée. Par bonheur, l'homme devait se trouver chez lui, songea-t-il. Il se faisait une joie de parvenir à le convaincre de les rejoindre. Mais la pièce était vide. Il se présenta et entendit le sorcier l'inviter à entrer, dans un grand éclat de rire. Il se retourna, regarda derrière la porte, sous le bureau. Fausse joie ! Il ne vit personne. Le spécialiste des sortilèges s'était-il rendu invisible ?
- Je suis là ! dit une voix euphorique. Que puis-je faire pour vous ?
Le conseiller leva la tête, pensant trouver une probable mezzanine. Mais non, l'atelier ne comportait pas d'étage.- Pouvez-vous réapparaître s'il vous plaît ? Je voudrais vous parler.
- Quel rabat-joie ! pensa Felix, qui s'amusait à le taquiner et s'en donnait vraiment à cœur joie. Je n'ai pas disparu, cher ami. Sans doute ne regardez-vous pas au bon endroit. Que vouliez-vous me dire ?
Le conseiller se résigna à converser avec un interlocuteur invisible.
- Nous souhaiterions vous offrir un poste de membre dans le collège d'experts dont je fais partie.
Transporté de joie, Felix vint bourdonner à son oreille.
- Bzz ! Comme vous pouvez le constater, je suis d'humeur légère aujourd'hui et je butinerais volontiers quelques renseignements supplémentaires.
C'est alors que le négociateur l'aperçut enfin ! Il s'était métamorphosé en abeille.
- Eh bien... le collège est composé d'une dizaine de personnes très compétentes dans leur domaine. Elles sont interrogées par les instances gouvernementales sur les lois et les décrets qui seront promulgués. Nous avons pensé à vous.
- Seulement une dizaine, c'est bien. Au delà, on se sent vite comme dans une ruche.
Et il exécuta un vol en huit d'extase !
- Une rémunération appréciable vous sera accordée. Rassurez-vous, vous pourrez continuer vos recherches en parallèle.
- J'aime la couleur de l'or ! Et tant mieux si je peux poursuivre mon activité ; je suis une véritable ouvrière.
Felix Labeille reprit son apparence puis jeta un sortilège de lévitation sur un pot de miel qui zigzagua vers les mains du visiteur. Le conseiller prit congé. Il avait rempli sa mission et partit radieux. On ne risquait pas de s'ennuyer avec un farfelu pareil ! pensa-t-il.
Felix patienta jusqu'au retour de son apprenti. Il avait bien l'intention de montrer à ce maladroit que "les mots sont comme les abeilles : ils ont le miel et l'aiguillon". (proverbe suisse)
* 09/09/2048 Mnemone Radford
Reducio
Au XVIIème siècle, apogée de la chasse aux sorcières, Mnemone Radford enseigne en toute discrétion et clandestinité aux jeunes sorciers et sorcières.
- Madame Mnemone, s'il vous plaît, racontez-nous encore comment vous avez inventé vos sortilèges de mémoire !
- Et bien mes enfants... n'oubliez pas quel était le contexte. En Europe, les moldus se battaient depuis une trentaine d'anées déjà : protestants contre catholiques, Habsbourg d'Espagne contre Saint-Empire allemand. En Grande-Bretagne, la guerre des Trois Royaumes faisait rage, entre l'Angleterre, l'Ecosse et l'Irlande. Le roi moldu Charles Ier a été décapité. John, cela signifie qu'on lui a coupé la tête. Charles II est en exil. La monarchie est abolie.
- Ça veut dire qu'il n'y a plus de roi.
- Oui. Les moldus sont en effervescence. Vous le savez bien, ça n'a jamais été très bon pour les sorciers que les moldus s'agitent.
Aussi, je songeai à une solution pour pacifier la situation.
- John, ne l'interromps pas tout le temps. Elle veut dire qu'elle cherchait comment aider les moldus à retrouver la paix.
- Alors je me suis mise au travail. Je n'ai pas réussi du premier coup. J'ai pris comme cobayes, je l'avoue, quelques moldus parmi les plus énervés. Ma première idée fut que certains mots soient impossibles à mémoriser pour eux. De cette façon, leurs propos ne mettraient pas d'huile sur le feu, ni le feu aux poudres. Je l'ai baptisé le sortilège du Tiroir récalcitrant. Oui, je sais, celui-ci n'est pas resté dans les mémoires. Il s'agissait du tiroir des noms communs. Par exemple, les mots "guerre", "combat", "armes", et j'ai pensé ajouter "sorcier", "magie", "bûcher", ne pourraient plus être utilisés par les moldus belliqueux.
- Dans notre cerveau, il y a des tiroirs ?
- En quelque sorte. Celui-ci était bien coincé. Difficile de l'ouvrir.
- Ça n'a pas fonctionné ?
- Pas très bien, non. Ils s'en sortaient en tournant autour du pot, en faisant des périphrases...
- Tais-toi John !
- ... et en mimant.
C'est pourquoi je l'ai quelque peu modifié, pour faire en sorte que l'utilisation de mots tabous fasse oublier l'idée initiale et que l'on ne puisse plus finir ses phrases. Malheureusement, là encore, ce fut un échec. Les moldus finirent par agir avant de parler. Le résultat fut désastreux, un bain de sang ! Ce sortilège n'est pas passé à la postérité non plus. Je n'ai même pas fait l'effort de lui trouver un nom.
- Et c'est là que vous avez inventé le sortilège d'Amnésie ?
- Chut ! Laisse-la raconter !
- Oui mais pas seulement. J'ai d'abord pensé au sortilège de Faux souvenirs. Et il a bien fonctionné. Mais le défaut c'est qu'il faut le renouveler régulièrement et qu'il est difficile de le lancer sur plusieurs personnes en même temps. J'ai aussi créé le charme de Nouvelle intention. Donnez-moi un exemple de ce qu'on peut faire avec !
- On jette le sort à un individu armé d'un couteau qui veut tuer son voisin et ils en viennent à partager une assiette de charcuterie.
- Excellent ! Qui d'autre essaie ?
- On lance le charme de Nouvelle intention sur un moldu qui prépare un bûcher de sorcière et il le transforme en feu de la Saint-Jean.
- Bravo ! Allez, je ne vous fais plus languir : le sortilège d'Amnésie. Mais d'abord, un peu d'Histoire : au Moyen-Age, lorsqu'on voulait se débarrasser de quelqu'un de gênant, mais le garder en vie (ça pouvait être utile en cas de négociations), on l'enfermait dans un cachot souterrain pour le reste de sa vie...
- Le reste de sa vie ?!
- Oui, mon petit John, c'est terrible n'est-ce pas ? On l'enfermait donc et on l'oubliait dans cette prison que l'on nommait "oubliettes". C'est la formule que j'ai utilisée. Je ne vous donne pas le détail pour lancer le sort car il est bien trop complexe pour des jeunes sorciers et je ne voudrais pas que l'un d'entre vous l'essaie sur son camarade. Tout ce que je peux vous dire pour égayer vos visages déçus, c'est que la victime oublie une partie de ses souvenirs et a le regard perdu.
- Il y a des gens qui semblent tous les jours avoir été oubliettés !
- Ne te moque pas des simples d'esprit ; apprends plutôt de leur grand coeur !
- Pardon madame.
- Fin de l'histoire ! Allez jouer maintenant mes enfants !
- Madame Mnemone, s'il vous plaît, racontez-nous encore comment vous avez inventé vos sortilèges de mémoire !
- Et bien mes enfants... n'oubliez pas quel était le contexte. En Europe, les moldus se battaient depuis une trentaine d'anées déjà : protestants contre catholiques, Habsbourg d'Espagne contre Saint-Empire allemand. En Grande-Bretagne, la guerre des Trois Royaumes faisait rage, entre l'Angleterre, l'Ecosse et l'Irlande. Le roi moldu Charles Ier a été décapité. John, cela signifie qu'on lui a coupé la tête. Charles II est en exil. La monarchie est abolie.
- Ça veut dire qu'il n'y a plus de roi.
- Oui. Les moldus sont en effervescence. Vous le savez bien, ça n'a jamais été très bon pour les sorciers que les moldus s'agitent.
Aussi, je songeai à une solution pour pacifier la situation.
- John, ne l'interromps pas tout le temps. Elle veut dire qu'elle cherchait comment aider les moldus à retrouver la paix.
- Alors je me suis mise au travail. Je n'ai pas réussi du premier coup. J'ai pris comme cobayes, je l'avoue, quelques moldus parmi les plus énervés. Ma première idée fut que certains mots soient impossibles à mémoriser pour eux. De cette façon, leurs propos ne mettraient pas d'huile sur le feu, ni le feu aux poudres. Je l'ai baptisé le sortilège du Tiroir récalcitrant. Oui, je sais, celui-ci n'est pas resté dans les mémoires. Il s'agissait du tiroir des noms communs. Par exemple, les mots "guerre", "combat", "armes", et j'ai pensé ajouter "sorcier", "magie", "bûcher", ne pourraient plus être utilisés par les moldus belliqueux.
- Dans notre cerveau, il y a des tiroirs ?
- En quelque sorte. Celui-ci était bien coincé. Difficile de l'ouvrir.
- Ça n'a pas fonctionné ?
- Pas très bien, non. Ils s'en sortaient en tournant autour du pot, en faisant des périphrases...
- Tais-toi John !
- ... et en mimant.
C'est pourquoi je l'ai quelque peu modifié, pour faire en sorte que l'utilisation de mots tabous fasse oublier l'idée initiale et que l'on ne puisse plus finir ses phrases. Malheureusement, là encore, ce fut un échec. Les moldus finirent par agir avant de parler. Le résultat fut désastreux, un bain de sang ! Ce sortilège n'est pas passé à la postérité non plus. Je n'ai même pas fait l'effort de lui trouver un nom.
- Et c'est là que vous avez inventé le sortilège d'Amnésie ?
- Chut ! Laisse-la raconter !
- Oui mais pas seulement. J'ai d'abord pensé au sortilège de Faux souvenirs. Et il a bien fonctionné. Mais le défaut c'est qu'il faut le renouveler régulièrement et qu'il est difficile de le lancer sur plusieurs personnes en même temps. J'ai aussi créé le charme de Nouvelle intention. Donnez-moi un exemple de ce qu'on peut faire avec !
- On jette le sort à un individu armé d'un couteau qui veut tuer son voisin et ils en viennent à partager une assiette de charcuterie.
- Excellent ! Qui d'autre essaie ?
- On lance le charme de Nouvelle intention sur un moldu qui prépare un bûcher de sorcière et il le transforme en feu de la Saint-Jean.
- Bravo ! Allez, je ne vous fais plus languir : le sortilège d'Amnésie. Mais d'abord, un peu d'Histoire : au Moyen-Age, lorsqu'on voulait se débarrasser de quelqu'un de gênant, mais le garder en vie (ça pouvait être utile en cas de négociations), on l'enfermait dans un cachot souterrain pour le reste de sa vie...
- Le reste de sa vie ?!
- Oui, mon petit John, c'est terrible n'est-ce pas ? On l'enfermait donc et on l'oubliait dans cette prison que l'on nommait "oubliettes". C'est la formule que j'ai utilisée. Je ne vous donne pas le détail pour lancer le sort car il est bien trop complexe pour des jeunes sorciers et je ne voudrais pas que l'un d'entre vous l'essaie sur son camarade. Tout ce que je peux vous dire pour égayer vos visages déçus, c'est que la victime oublie une partie de ses souvenirs et a le regard perdu.
- Il y a des gens qui semblent tous les jours avoir été oubliettés !
- Ne te moque pas des simples d'esprit ; apprends plutôt de leur grand coeur !
- Pardon madame.
- Fin de l'histoire ! Allez jouer maintenant mes enfants !
* 15/11/2048 Quirinus Quirrell
* 30/01/2049 Dzou Yen
Reducio
ar-delà les siècles et les provinces, nous est parvenue l'histoire de l'œuvre du maître Dzou Yen.
La grande Académie de Jìxià, implantée dans le royaume de Qí 齐, accueillait un millier de lettrés et de savants. Le philosophe-alchimiste venait d'y rédiger un traité de cosmologie, sous le nom d'emprunt de Zou Yan, dans un souci de faire le bien sans chercher de récompense (vous remarquerez la ressemblance dans les noms), dans lequel il développait la théorie des Cinq Éléments, en rapport étroit avec la philosophie du Yīn-yáng et les flux d'énergie naturelle, le qì.

référant conserver ses recherches alchimiques secrètes, Dzou Yen pratiquait ses expériences dans un atelier privé, à l'extérieur de la ville. Son objectif était de produire un remède universel -la panacée 良药- qui guérirait les maux contre lesquels la médecine traditionnelle (herboristerie, diététique, massage, qì gōng, acupuncture, moxibustion) restait inefficace. Le travail expérimental s'annonçait colossal mais "un voyage de mille lieues commence par le premier pas" (Lao Tzu -571).
elon sa théorie, les éléments s'engendrent dans un ordre précis. Ils se créent et se renforcent. Dzou Yen se concentre sur les forces positives. Les wǔxíng 五行 sont mù 木 le bois, huǒ 火 le feu, tǔ 土 la terre, jīn 金 le métal et shuǐ 水 l'eau. Il considère les cinq éléments comme des agents cosmiques de changement. Le bois nourrit le feu (combustion). Le feu produit la terre (volcanisme). La terre porte le métal (processus géologiques). Le métal recueille l'eau (condensation de la vapeur). L'eau nourrit le bois (absorption racinaire).

n mélangeant différents éléments minéraux de la terre, selon des procédés précis, en utilisant le bois et le feu pour fondre et évaporer, l'eau pour humidifier ou dissoudre, Dzou Yen pensait pouvoir extraire des matières premières leurs propriétés magiques et s'en servir pour élaborer des potions, afin de soigner les blessures, revigorer les organes, protéger le corps des attaques. Tout comme le vrai voyageur ne sait pas où il va, il ne cherchait pas à connaître les réponses mais à comprendre les questions et ne se souciait pas d'être remarqué mais cherchait plutôt à faire quelque chose de remarquable.
ans son atelier, il disposait d'un matériel spécialisé : un creuset de fer résistant aux températures élevées, un mortier et un pilon pour réduire en poudre les ingrédients, un alambic pour distiller, des fioles et des récipients de verre, des bacs à décanter pour purifier et raffiner. Méthodique, organisé et logique, Dzou Yen était patient et ne tourmentait pas les faits pour les faire adhérer à sa théorie.
omme cité souvent par Kongzi 孔子 (Confucius -551 ; -479), "il est dans la nature de l'eau d'humidifier et de couler vers le bas ; dans celle du feu de brûler et de s'élever dans les airs ; dans celle du bois d'être courbé et redressé ; dans celle du métal d'être ductile et d'accepter la forme qu'on lui donne ; dans celle de la terre de se prêter à la culture et à la moisson." Les wǔxing sont comme des substances naturelles dont on retient une propriété dynamique. Dzou Yen pensait possible la transmutation de toute chose minérale, végétale, animale. Une transformation interne du corps et de l'esprit permettrait d'atteindre un état d'harmonie. Il préparait ainsi sa prochaine expérience : produire du mercure, métal souvent utilisé en alchimie à partir de certaines plantes (pourpier, nénuphar, pin).

i votre connaissance du chinois ne s'étend pas au chinois traditionnel qui s'écrit en colonnes et se lit de haut en bas et de droite à gauche, voici une traduction du protocole :
- récolter les feuilles et tiges de jeunes pousses de mǎ chi xian, le pourpier maraîcher, en coupant à 1 cùn et demi de longueur pour permettre la repousse ;
- laisser sécher pendant trois jours ;
- à l'aide du pilon et du mortier, écraser jusqu'à obtenir neuf cents kè de poudre, puis laisser reposer un an dans un endroit sec et aéré ;
- faire chauffer dans un four dragon ;
- retirer du feu avant que ne s'effectue la calcination, quand la matière fume encore ;
- laisser décanter puis retirer le dépôt supérieur ;
- dans le fond, on trouve le mercure qui reste liquide à température ambiante. On peut l'utiliser comme conservateur en pharmacopée, ou l'amalgamer avec presque tous les métaux.
aturellement, Dzou Yen se garda bien de révéler par écrit ses secrets de sorcier. Les alchimistes passés omettaient d'ailleurs bien souvent d'indiquer le nom de la matière première qu'ils travaillaient. A-t-il utilisé des sortilèges ? des potions magiques ?

près soixante-dix années de recherches intenses, Dzou Yen transmit ses connaissances à un disciple, comme il était de coutume, sans être parvenu à atteindre son objectif principal. Il allait laisser son corps derrière lui et devenir léger. La vraie connaissance n'est-elle pas de connaître l'étendue de son ignorance ? Son expérience, une lanterne qui n'éclaire que le chemin parcouru, pourrait être utile à ceux qui poursuivraient la recherche de cette substance magique si puissante. Il avait découvert pourtant de nombreuses propriétés sur les métaux et fait avancer la chimie et la médecine.

La grande Académie de Jìxià, implantée dans le royaume de Qí 齐, accueillait un millier de lettrés et de savants. Le philosophe-alchimiste venait d'y rédiger un traité de cosmologie, sous le nom d'emprunt de Zou Yan, dans un souci de faire le bien sans chercher de récompense (vous remarquerez la ressemblance dans les noms), dans lequel il développait la théorie des Cinq Éléments, en rapport étroit avec la philosophie du Yīn-yáng et les flux d'énergie naturelle, le qì.



- récolter les feuilles et tiges de jeunes pousses de mǎ chi xian, le pourpier maraîcher, en coupant à 1 cùn et demi de longueur pour permettre la repousse ;
- laisser sécher pendant trois jours ;
- à l'aide du pilon et du mortier, écraser jusqu'à obtenir neuf cents kè de poudre, puis laisser reposer un an dans un endroit sec et aéré ;
- faire chauffer dans un four dragon ;
- retirer du feu avant que ne s'effectue la calcination, quand la matière fume encore ;
- laisser décanter puis retirer le dépôt supérieur ;
- dans le fond, on trouve le mercure qui reste liquide à température ambiante. On peut l'utiliser comme conservateur en pharmacopée, ou l'amalgamer avec presque tous les métaux.

* 30/04/2049 Cliodna
Reducio

31/08/2049 Daisy Hookum
Reducio
Daisy Hookum avait démarré une expérience des plus étranges : passer une année sans utiliser la magie quelle qu'elle soit. Plus de baguette, plus de potions, aucune plante magique. Elle avait même renoncé à se rendre sur le Chemin de Traverse ou à Pré-au-Lard avant l'année suivante, afin d'éviter les tentations. Le seul balai qu'elle piloterait serait celui dont les moldus se servent pour faire le ménage. On peut se demander si certaines personnes n'aiment pas se faire du mal. Tenir une semaine aurait déjà été une épreuve, alors toute une année !
En préambule, elle avait enfermé sa baguette dans un coffret et en avait jeté la clé. Son sorcier de mari, qui heureusement pour lui n'était pas tenu de suivre la même austérité, avait parié qu'elle ne relèverait pas le défi. C'était sans compter sur sa volonté de fer et le sentiment que le livre qu'elle écrirait, "Ma vie de moldue", sorte de journal, allait devenir un best-seller. Quel bonheur ce serait de le voir exposé dans la vitrine de Fleury et Bott plus de temps qu'il n'en avait fallu pour l'écrire.
Douze mois s'étaient donc écoulés (je ne vous raconterai pas tout ce qui s'est passé, il vous suffit d'acheter son ouvrage) et il était temps d'écrire le dernier chapitre de son aventure. Daisy alla chercher le coffret renfermant sa précieuse baguette. Comment faire pour l'ouvrir sans en endommager le contenu ? La hache, c'était exclu ! Le pied-de-biche, inadapté. Un tournevis ? Il faudrait un petit modèle comme ceux des horlogers mais elle n'en avait pas chez elle. L'astucieuse jeune femme eut alors l'idée d'ôter une des épingles qui maintenaient son chignon, puis de la tordre en forme de crochet. Il fallait ensuite tâter les goupilles une à une, un peu comme la visualisation d'un Alohomora, pour les enfoncer afin de les aligner.
Finalement, sans l'aide d'aucune magie, elle avait crocheté une serrure d'une manière qui aurait paru magique à la plupart des moldus. Voilà bien la preuve que ce n'est pas la baguette qui fait le sorcier ! Je vous recommande donc son livre ; vous apprendrez une multitude de petits trucs qui pourront vous sauver lorsque vous vous trouverez dans le monde fantastique des moldus.
En préambule, elle avait enfermé sa baguette dans un coffret et en avait jeté la clé. Son sorcier de mari, qui heureusement pour lui n'était pas tenu de suivre la même austérité, avait parié qu'elle ne relèverait pas le défi. C'était sans compter sur sa volonté de fer et le sentiment que le livre qu'elle écrirait, "Ma vie de moldue", sorte de journal, allait devenir un best-seller. Quel bonheur ce serait de le voir exposé dans la vitrine de Fleury et Bott plus de temps qu'il n'en avait fallu pour l'écrire.
Douze mois s'étaient donc écoulés (je ne vous raconterai pas tout ce qui s'est passé, il vous suffit d'acheter son ouvrage) et il était temps d'écrire le dernier chapitre de son aventure. Daisy alla chercher le coffret renfermant sa précieuse baguette. Comment faire pour l'ouvrir sans en endommager le contenu ? La hache, c'était exclu ! Le pied-de-biche, inadapté. Un tournevis ? Il faudrait un petit modèle comme ceux des horlogers mais elle n'en avait pas chez elle. L'astucieuse jeune femme eut alors l'idée d'ôter une des épingles qui maintenaient son chignon, puis de la tordre en forme de crochet. Il fallait ensuite tâter les goupilles une à une, un peu comme la visualisation d'un Alohomora, pour les enfoncer afin de les aligner.
Finalement, sans l'aide d'aucune magie, elle avait crocheté une serrure d'une manière qui aurait paru magique à la plupart des moldus. Voilà bien la preuve que ce n'est pas la baguette qui fait le sorcier ! Je vous recommande donc son livre ; vous apprendrez une multitude de petits trucs qui pourront vous sauver lorsque vous vous trouverez dans le monde fantastique des moldus.
Aux confins de l'Univers
* 31/10/2050 Nébuleuse
Reducio
Voici ma nébuleuse : un mélange de lait, d'encre, de paillettes et d'un soupçon de magie (que les moldus nomment "produit vaisselle") photographié puis monté sur un fond bleu nuit réalisé avec paint.


28/02/2051 Désert ocre rouge
Reducio

Cache-cache gourmand
* 15/02/2048 Profiteroles
Reducio
L'invention des profiteroles, plaisir sucré très apprécié des élèves de Poudlard, connut trois phases : la création des choux, l'idée de les garnir d'une préparation sucrée et enfin de les accompagner de chocolat chaud et de glace à la vanille.
Si vous pouvez résister quelques minutes encore à la gourmandise, je vous invite à remonter le passé, découvrir que cette invention n'a rien de magique... ou presque.
Au XVIème siècle, durant la Renaissance, un cuisinier italien est appelé à la cour du roi de France, par Catherine de Médicis, alors régente. En 1540, Popelini a l'habitude de préparer une pâte à gâteau séchée sur le feu appelée "pâte à chaud".
Jadis, cette préparation salée roulée en boule puis trempée dans un bouillon était nommée "profiterole" ("petit profit") car elle était un mets souvent offert. Popelini a l'idée d'en faire un plat sucré en garnissant les choux d'une gelée de fruits qu'il baptise "popelin".
Trois siècles plus tard, un célèbre cuisinier et pâtissier français, Jules Gouffé, surnommé "l'apôtre de la cuisine décorative", mais "le sorcier de la cuisine décorative" serait plus juste, hérite du talent de son père pour la réalisation de pièces montées. Les petits choux sont alors la matière première de ses créations. Jules Gouffé est le cuisinier de l'empereur Napoléon III, puis à partir de 1867, celui du Jockey Club de Paris.
Dans son Livre de Cuisine publié en 1873, qui se trouve en bonne place sur les étagères des cuisines de Poudlard mais dans sa traduction anglaise The Royal Cookery Book, Gouffé propose de garnir les choux de chantilly ou de crème pâtissière.
Début avril de l'année 1874, une société d'artistes peintres met sur pied la première exposition de peintres qui seront qualifiés par la presse "d'impressionnistes". Elle loue l'atelier du photographe Nadar pour l'occasion et commande à Jules Gouffé une pièce montée pour le vernissage.
Après quelques heures de travail, l'oeuvre d'art culinaire, prête à être livrée, trône dans la cuisine du pâtissier parisien. Greedy, l'elfe de maison britannique du sorcier, fourni par un membre du Boodle's (équivalent londonien du Jockey Club avec lequel celui-ci correspond), inspecte la cuisine qui doit toujours rester d'une propreté impeccable. Tout en passant un dernier coup de chiffon sur la table, Greedy ne peut s'empêcher d'admirer l'impressionnante tour et, par mégarde, bouscule le plat. La pyramide s'affale ! Quelques choux tombent même sur le carrelage !
Greedy essaie de replacer les choux mais sans succès. Il n'a pas le droit d'utiliser la magie ; son maître le lui a interdit en toutes circonstances. En effet, Gouffé préfère maintenir son elfe sous son emprise et ne souhaite surtout pas que l'on découvre son état de sorcier. Alors, Greedy utilise un bol de chocolat fondu en guise de colle, pour faire tenir les choux entre eux. Et pour remplacer ceux tombés au sol (même si le sol est très propre), il confectionne des boules de crème glacée à la vanille, ayant une couleur proche. (La vanille et le chocolat ont été rapportés en Europe aux XVème et XVIème siècles par les conquistadors espagnols.)
C'est ainsi que fut créée la version des profiteroles parvenue jusqu'à nous. Malheureusement, vous vous en doutez bien, l'elfe Greedy n'en reçut aucune gloire. Je le soupçonne même de s'être puni de sa maladresse de quelques coups de rouleau à pâtisserie sur la tête.
Si vous pouvez résister quelques minutes encore à la gourmandise, je vous invite à remonter le passé, découvrir que cette invention n'a rien de magique... ou presque.
Au XVIème siècle, durant la Renaissance, un cuisinier italien est appelé à la cour du roi de France, par Catherine de Médicis, alors régente. En 1540, Popelini a l'habitude de préparer une pâte à gâteau séchée sur le feu appelée "pâte à chaud".
Jadis, cette préparation salée roulée en boule puis trempée dans un bouillon était nommée "profiterole" ("petit profit") car elle était un mets souvent offert. Popelini a l'idée d'en faire un plat sucré en garnissant les choux d'une gelée de fruits qu'il baptise "popelin".
Trois siècles plus tard, un célèbre cuisinier et pâtissier français, Jules Gouffé, surnommé "l'apôtre de la cuisine décorative", mais "le sorcier de la cuisine décorative" serait plus juste, hérite du talent de son père pour la réalisation de pièces montées. Les petits choux sont alors la matière première de ses créations. Jules Gouffé est le cuisinier de l'empereur Napoléon III, puis à partir de 1867, celui du Jockey Club de Paris.
Dans son Livre de Cuisine publié en 1873, qui se trouve en bonne place sur les étagères des cuisines de Poudlard mais dans sa traduction anglaise The Royal Cookery Book, Gouffé propose de garnir les choux de chantilly ou de crème pâtissière.
Début avril de l'année 1874, une société d'artistes peintres met sur pied la première exposition de peintres qui seront qualifiés par la presse "d'impressionnistes". Elle loue l'atelier du photographe Nadar pour l'occasion et commande à Jules Gouffé une pièce montée pour le vernissage.
Après quelques heures de travail, l'oeuvre d'art culinaire, prête à être livrée, trône dans la cuisine du pâtissier parisien. Greedy, l'elfe de maison britannique du sorcier, fourni par un membre du Boodle's (équivalent londonien du Jockey Club avec lequel celui-ci correspond), inspecte la cuisine qui doit toujours rester d'une propreté impeccable. Tout en passant un dernier coup de chiffon sur la table, Greedy ne peut s'empêcher d'admirer l'impressionnante tour et, par mégarde, bouscule le plat. La pyramide s'affale ! Quelques choux tombent même sur le carrelage !
Greedy essaie de replacer les choux mais sans succès. Il n'a pas le droit d'utiliser la magie ; son maître le lui a interdit en toutes circonstances. En effet, Gouffé préfère maintenir son elfe sous son emprise et ne souhaite surtout pas que l'on découvre son état de sorcier. Alors, Greedy utilise un bol de chocolat fondu en guise de colle, pour faire tenir les choux entre eux. Et pour remplacer ceux tombés au sol (même si le sol est très propre), il confectionne des boules de crème glacée à la vanille, ayant une couleur proche. (La vanille et le chocolat ont été rapportés en Europe aux XVème et XVIème siècles par les conquistadors espagnols.)
C'est ainsi que fut créée la version des profiteroles parvenue jusqu'à nous. Malheureusement, vous vous en doutez bien, l'elfe Greedy n'en reçut aucune gloire. Je le soupçonne même de s'être puni de sa maladresse de quelques coups de rouleau à pâtisserie sur la tête.
31/03/2048 Barbe à papa
Reducio
La confiserie que nous apprécions tant vient d'outre-Atlantique. Au début du XIXème siècle, dans la belle province du Québec, au Canada, un sorcier nommé Carmel Sirupe créa accidentellement la première barbe à papa.
Carmel Sirupe venait de préparer des crêpes pour sa famille à l'occasion de la Chandeleur. Il faisait réchauffer du sirop d'érable dans le poêlon utilisé pour la cuisson des crêpes, bien plus pratique que le chaudron habituel, quand il s'aperçut que le feu était trop vif et que son sirop risquait de brûler. Intrépide sorcier fondu de sortilèges, il fondit sur sa baguette, la dirigea vers le récipient en lançant le sortilège Ventus, destiné à refroidir le mélange. Un fort tourbillon d'air apparut soudainement. Un peu trop puissant pour l'effet escompté ! Les fines gouttelettes chaudes s'échappèrent du contenant, en cristallisant au contact de l'air ambiant plus froid, formant de fins et longs filaments, qui s'enroulèrent autour de la baguette du sorcier. Il obtint ainsi une boule cotonneuse dorée.
Au moment où il mettait sa création à la bouche pour la goûter, son plus jeune fils entra dans la pièce, et voyant son père affublé du postiche, s'écria : "Oh, la barbe à papa !"
Son invention eut beaucoup de succès, surtout auprès des enfants. Elle ne tarda pas à conquérir la vaste communauté sorcière québécoise qui représentaite un septième du nombre de sorciers du pays. Bien sûr, une pareille trouvaille ne pouvait qu'être découverte un jour par les moldus. La barbe à papa atteint ainsi les territoires anglophones, puis traversa la frontière sous le nom de Cotton candy, à cause de son aspect et de sa consistance.
Deux confiseurs moldus américains, messieurs Morrison et Wharton, inventèrent en 1897 une machine électrique pour rendre les filaments plus fins (grâce à une vitesse très élevée) et la confiserie plus aérienne, et déposèrent un brevet. Le sucre en poudre fut préféré au sucre liquide car il risquait moins de provoquer des projections brûlantes. Du colorant alimentaire fut ajouté pour donner une jolie couleur rosée ; la "Cotton candy" se vendrait mieux ainsi. En 1904, le grand public la découvrit lors de l'exposition universelle de Saint Louis.
Carmel Sirupe venait de préparer des crêpes pour sa famille à l'occasion de la Chandeleur. Il faisait réchauffer du sirop d'érable dans le poêlon utilisé pour la cuisson des crêpes, bien plus pratique que le chaudron habituel, quand il s'aperçut que le feu était trop vif et que son sirop risquait de brûler. Intrépide sorcier fondu de sortilèges, il fondit sur sa baguette, la dirigea vers le récipient en lançant le sortilège Ventus, destiné à refroidir le mélange. Un fort tourbillon d'air apparut soudainement. Un peu trop puissant pour l'effet escompté ! Les fines gouttelettes chaudes s'échappèrent du contenant, en cristallisant au contact de l'air ambiant plus froid, formant de fins et longs filaments, qui s'enroulèrent autour de la baguette du sorcier. Il obtint ainsi une boule cotonneuse dorée.
Au moment où il mettait sa création à la bouche pour la goûter, son plus jeune fils entra dans la pièce, et voyant son père affublé du postiche, s'écria : "Oh, la barbe à papa !"
Son invention eut beaucoup de succès, surtout auprès des enfants. Elle ne tarda pas à conquérir la vaste communauté sorcière québécoise qui représentaite un septième du nombre de sorciers du pays. Bien sûr, une pareille trouvaille ne pouvait qu'être découverte un jour par les moldus. La barbe à papa atteint ainsi les territoires anglophones, puis traversa la frontière sous le nom de Cotton candy, à cause de son aspect et de sa consistance.
Deux confiseurs moldus américains, messieurs Morrison et Wharton, inventèrent en 1897 une machine électrique pour rendre les filaments plus fins (grâce à une vitesse très élevée) et la confiserie plus aérienne, et déposèrent un brevet. Le sucre en poudre fut préféré au sucre liquide car il risquait moins de provoquer des projections brûlantes. Du colorant alimentaire fut ajouté pour donner une jolie couleur rosée ; la "Cotton candy" se vendrait mieux ainsi. En 1904, le grand public la découvrit lors de l'exposition universelle de Saint Louis.
31/05/2048 Strudel
Reducio
Graz, Styrie, Autriche, 1870...
Sarah Gierig, sorcière particulièrement douée en magie culinaire, s'activait ce matin-là dans sa cuisine. Elle avait retrouvé dans un vieux grimoire hérité de sa grand-mère la recette d'un dessert antique turc, le baklava. Sarah avait décidé de la tester. Elle adorait apporter à ses préparations une touche personnelle. Aussi, après avoir parcouru la liste des ingrédients et ouvert ses placards, elle choisit de remplacer les noix et les pistaches par des pommes et des raisins secs. Elle espérait obtenir un dessert plus moelleux que l'original. Elle habitait la Styrie, une région réputée pour sa production de pommes. La variété Kronpring Rudolf serait parfaite, avec son petit goût acidulé. Elle sortit le miel de grinchebourdon. Il lui restait un oeuf de dirico. Une orange remplacerait parfaitement la fleur d'oranger.
Madame Gierig (un nom qui ne s'invente pas ! Il signifie "gourmande" en allemand) débuta la lecture de la recette :
- Etaler la pâte feuilletée préparée la veille et laissée reposer 12 h (sortilège d'aplatissement).
- Couper les pommes en petits morceaux (Diffindo) et faire revenir dans le beurre.
- Ajouter jus d'une orange, le miel, les raisins secs et le sucre.
Elle laissa cuire à petit feu 10 à 15 minutes pour que les raisins prennent le goût du miel et de l'orange. Ce serait le secret de cette recette.
- Egoutter puis laisser refroidir.
- Etaler sur la pâte feuilletée une couche de poudre d'amandes, la préparation aux fruits puis le reste d'amandes.
- D'un coup de baguette, replier et badigeonner de l'oeuf battu.
- Saupoudrer d'un mélange de sucre et de cannelle.
- Cuire 20 à 25 minutes au four chaud.
- Manger chaud ou tiède.
Elle goûta le gâteau et virevolta de satisfaction, tant il était réussi ! Comme il était assez différent du baklava, elle lui donna un nouveau nom et le baptisa Strudel, ce qui dans sa langue signifiait "tourbillon".
Tourbillons de magie, de plaisir et de saveurs !
Sarah Gierig, sorcière particulièrement douée en magie culinaire, s'activait ce matin-là dans sa cuisine. Elle avait retrouvé dans un vieux grimoire hérité de sa grand-mère la recette d'un dessert antique turc, le baklava. Sarah avait décidé de la tester. Elle adorait apporter à ses préparations une touche personnelle. Aussi, après avoir parcouru la liste des ingrédients et ouvert ses placards, elle choisit de remplacer les noix et les pistaches par des pommes et des raisins secs. Elle espérait obtenir un dessert plus moelleux que l'original. Elle habitait la Styrie, une région réputée pour sa production de pommes. La variété Kronpring Rudolf serait parfaite, avec son petit goût acidulé. Elle sortit le miel de grinchebourdon. Il lui restait un oeuf de dirico. Une orange remplacerait parfaitement la fleur d'oranger.
Madame Gierig (un nom qui ne s'invente pas ! Il signifie "gourmande" en allemand) débuta la lecture de la recette :
- Etaler la pâte feuilletée préparée la veille et laissée reposer 12 h (sortilège d'aplatissement).
- Couper les pommes en petits morceaux (Diffindo) et faire revenir dans le beurre.
- Ajouter jus d'une orange, le miel, les raisins secs et le sucre.
Elle laissa cuire à petit feu 10 à 15 minutes pour que les raisins prennent le goût du miel et de l'orange. Ce serait le secret de cette recette.
- Egoutter puis laisser refroidir.
- Etaler sur la pâte feuilletée une couche de poudre d'amandes, la préparation aux fruits puis le reste d'amandes.
- D'un coup de baguette, replier et badigeonner de l'oeuf battu.
- Saupoudrer d'un mélange de sucre et de cannelle.
- Cuire 20 à 25 minutes au four chaud.
- Manger chaud ou tiède.
Elle goûta le gâteau et virevolta de satisfaction, tant il était réussi ! Comme il était assez différent du baklava, elle lui donna un nouveau nom et le baptisa Strudel, ce qui dans sa langue signifiait "tourbillon".
Tourbillons de magie, de plaisir et de saveurs !
Curse-breakers
* 28/08/2049 Le temps est un présent éternel
Reducio

* 27/10/2049 Mystère glacé
Reducio

* 13/12/2049 Trésor des fonds marins
Reducio

Carnet de terrain
* 04/09/2050 Veaudelune
Reducio
J'ai découvert une clairière dissimulée dans une forêt. Des animaux nocturnes habitent des terriers que les racines des arbres centenaires ont façonnés. Friands de touffes de sauge argentée, ils abandonnent des crottes brillantes, qui attirent rapidement des lombrics et des coléoptères. Ma patience a été récompensée lorsqu'à la pleine lune, ils ont entamé un ballet. Voici le dessin que j'ai pu réaliser :


* 16/10/2050 Terrarium du Runespoor
Reducio
Le terrarium de notre pacifique mais néanmoins dangereux Runespoor offre un bel espace, grâce à l'utilisation d'un charme d'agrandissement sur des tuyaux de caoutchouc légèrement opaques, livrés en kit et vissés les uns aux autres, d'anciennes vitrines abandonnées au grenier et une vieille tourie retrouvée à la cave.
Quelques sortilèges de découpe et de glu plus tard, le reptile dispose d'un modulable terrain de jeu, assorti d'une zone de nourrissage, d'une litière, d'un nid et d'un espace principal imitant la forêt galerie d'où l'espèce est originaire : une fontaine perpétuelle d'eau douce, des osmondes royales en guise de fougères arborescentes et des orchidées fragiles qu'un accomosistendum aide à s'épanouir. Le terrarium pourrait être placé dans la serre tropicale, si monsieur Charleston y consent, afin de recréer les conditions de température et d'hygrométrie favorables aux pensionnaires (l'hébergement d'une femelle sera l'occasion pour les élèves d'observer des éclosions et de récupérer de précieux œufs).

Quelques sortilèges de découpe et de glu plus tard, le reptile dispose d'un modulable terrain de jeu, assorti d'une zone de nourrissage, d'une litière, d'un nid et d'un espace principal imitant la forêt galerie d'où l'espèce est originaire : une fontaine perpétuelle d'eau douce, des osmondes royales en guise de fougères arborescentes et des orchidées fragiles qu'un accomosistendum aide à s'épanouir. Le terrarium pourrait être placé dans la serre tropicale, si monsieur Charleston y consent, afin de recréer les conditions de température et d'hygrométrie favorables aux pensionnaires (l'hébergement d'une femelle sera l'occasion pour les élèves d'observer des éclosions et de récupérer de précieux œufs).

Dessine la devanture
14/10/2050 Barjow & Beurk
Reducio

Dessine le blason
10/09/2050 GEAD
Reducio

20/03/2051 FSCM
Reducio

Dessine-moi un dragon !
* 02/12/2048
Reducio

* 15/04/2050 Printemps
Reducio


Détra...cœur ?
* 27/02/2051 Abyssal
Reducio

* 05/04/2051 Danse
Reducio

Faune et flore en pagaille
* 15/09/2047 Lierre
* 06/03/2048 Hippocampe
Reducio
Un des vitraux de la salle de bain des préfets a été endommagé par un coup de vent tourbillonnant qui a projeté quelques tuiles d'ardoise sur le vitrage. Le Conseil d'administration de Poudlard a décidé de changer le motif actuel assez classique, plutôt que de pratiquer une restauration à l'identique.
Un grand concours a été lancé à destination des élèves. La forme et les dimensions de la fenêtre sont imposées ; cette dernière est semblable à celle du vitrail de la sirène. De même, le thème est donné : le motif doit représenter une ou plusieurs créatures lacustres.
"A vous de jouer, jeunes artistes !" a lancé madame la directrice.
Alors voici mon dessin : j'ai choisi l'hippocampe et son poulaintêtard. Aurai-je la chance que mon projet soit retenu ?

Un grand concours a été lancé à destination des élèves. La forme et les dimensions de la fenêtre sont imposées ; cette dernière est semblable à celle du vitrail de la sirène. De même, le thème est donné : le motif doit représenter une ou plusieurs créatures lacustres.
"A vous de jouer, jeunes artistes !" a lancé madame la directrice.
Alors voici mon dessin : j'ai choisi l'hippocampe et son poulaintêtard. Aurai-je la chance que mon projet soit retenu ?

Hybride
* 14/12/2047 Féluppo albinos
Reducio
Voici mon dessin d'un hybride hippogriffe-loup-chat : le féluppo albinos.
Une tête et une queue de chat, un corps et des pattes de loup, des ailes et des pattes d'hippogriffe. Plutôt pacifique, nocturne, très rapide et craintif, il est rare de pouvoir l'observer dans son milieu naturel.

Une tête et une queue de chat, un corps et des pattes de loup, des ailes et des pattes d'hippogriffe. Plutôt pacifique, nocturne, très rapide et craintif, il est rare de pouvoir l'observer dans son milieu naturel.

Inspiration maraudesque
* 16/09/2047 La mésaventure des Blaireautins
Reducio
Le mois dernier, la maison Serpentard avait écrasé la concurrence pour le gain de la coupe d'août. Les batailleurs de Poufsouffle ne s'avouaient pas vaincus pour autant. On sait que le blaireau habituellement placide peut se montrer féroce lorsqu'il défend ses intérêts !
Aussi, les blaireautins les plus motivés décidèrent d'envoyer une vague de devoirs début septembre, assortie d'une pluie de copies durant tout le mois. Pour augmenter leurs chances de réussite, ils s'organisèrent pour utiliser une potion qui n'était pas interdite par le règlement de l'école, leur permettant de bien dormir la nuit, pour être plus productifs le jour, à savoir une Potion pour un sommeil sans rêves.
Ils rassemblèrent leurs noises et les confièrent à Megan, leur préfète, qui s'engagea à passer commande. Mais ce qu'ils ignoraient, c'est qu'elle avait goûté au petit déjeuner une nouveauté du buffet, préparée à partir d'une recette trouvée entre les pages d'un grimoire poussiéreux : des petits cakes de l'oubli.
Les quelques gouttes de Potion d'amnésie qui leur donnaient un goût délicieux firent oublier quelque peu à Megan le détail de la commande. Elle se souvenait qu'il était question de "rêves" et se rendit chez Weasley et Weasley acheter des boîtes de rêves éveillés.
Le lendemain, la maison Poufsouffle était en effervescence. Un bon tiers de ses membres agissait de façon très étrange et errait dans les couloirs de l'école. On pouvait déceler que quelque chose clochait chez eux à leur regard vide et leur tendance à baver.
Les élèves les plus âgés des quatre maisons, ainsi que les volontaires, furent invités à conduire sans tarder et sans violence leurs camarades vers l'infirmerie, pour qu'ils reçoivent rapidement les soins appropriés.
Plus facile à dire qu'à faire ! Les victimes de la farce Weasley étaient peu sensibles à nos sollicitations, voire pas du tout conscientes que quelqu'un tentait d'entrer en communication avec elles.
Voyant que dans les étages, on n'avait pas besoin de moi, je descendais dans le hall. Je trouvais là, face à face, une toute petite Poufsouffle -sans doute une première année- et une grande jeune fille de la même maison qui pleurait à chaudes larmes. Par instants, elle se calmait, puis était de nouveau submergée par les émotions. En fait, elle semblait plus épuisée que triste, et le spectateur de la scène que j'étais ne pouvait s'empêcher de sourire en entendant le son de ses sanglots couvert par le fou rire de sa camarade. La jeune Esther rêvait peut-être d'un clown, d'une métamorphose ratée ou des effets de la Pimentine...
Peu importe, il fallait les conduire toutes deux à l'infirmerie, qui se trouvait au troisième étage. A l'aide du sortilège Aleviari, je les aidais à monter les marches un peu plus vite, tout en promettant à l'une un bon lit pour faire une sieste bienfaitrice, et en assurant à l'autre qu'elle trouverait là-haut du public pour partager son euphorie.
Le "joyeux" cortège arriva au premier étage. Mon attention fut alors attirée par un garçon qui avait le rythme dans la peau. Je ne saurais dire de quelle danse il s'agissait, quelque chose de moderne, à mi-chemin entre l'Irish step dance et ce que peut faire un calmar géant sous Tarentallegra. Il était difficile de croire que ce garçon n'avait que deux jambes ! "La salle de bal se trouve plus haut", lui dis-je. "Suis-nous !"
La tête du sous-directeur apparut par la porte entrouverte. Je chantonnais "I'm singing in the rain" et il nous emboita le pas en faisant des claquettes : Gryffs Sorrow de Poufsouffle bien sûr, pas monsieur Featherstone ! Au même instant, la septième année se remit à pleurer.
Au deuxième étage, un autre garçon de Poufsouffle (mais combien étaient-ils ?) sortit en trombe de la salle d'études en hurlant : "Il y a le feu dans la cheminée !" Il pourra se faire rembourser celui-là, pensais-je. Il semblait en plein cauchemar !
A l'aide d'un Aguamenti bien ajusté, je le calmai et l'informai qu'il pourrait obtenir de la poudre de Cheminette auprès de monsieur O'Belt.
Après une ascension qui me parut interminable, ponctuée d'éclats de rire, de cris et de reniflements, où nous montions trois marches pour en redescendre deux, nous finîmes par arriver à destination. L'infirmerie semblait prise d'assaut. Certains élèves dormaient, monsieur O'Belt leur avait sans doute administré un somnifère. Des lits d'appoint étaient prêts à en accueillir d'autres. Je fis une pause avant de repartir à l'assaut.
Aussi, les blaireautins les plus motivés décidèrent d'envoyer une vague de devoirs début septembre, assortie d'une pluie de copies durant tout le mois. Pour augmenter leurs chances de réussite, ils s'organisèrent pour utiliser une potion qui n'était pas interdite par le règlement de l'école, leur permettant de bien dormir la nuit, pour être plus productifs le jour, à savoir une Potion pour un sommeil sans rêves.
Ils rassemblèrent leurs noises et les confièrent à Megan, leur préfète, qui s'engagea à passer commande. Mais ce qu'ils ignoraient, c'est qu'elle avait goûté au petit déjeuner une nouveauté du buffet, préparée à partir d'une recette trouvée entre les pages d'un grimoire poussiéreux : des petits cakes de l'oubli.
Les quelques gouttes de Potion d'amnésie qui leur donnaient un goût délicieux firent oublier quelque peu à Megan le détail de la commande. Elle se souvenait qu'il était question de "rêves" et se rendit chez Weasley et Weasley acheter des boîtes de rêves éveillés.
Le lendemain, la maison Poufsouffle était en effervescence. Un bon tiers de ses membres agissait de façon très étrange et errait dans les couloirs de l'école. On pouvait déceler que quelque chose clochait chez eux à leur regard vide et leur tendance à baver.
Les élèves les plus âgés des quatre maisons, ainsi que les volontaires, furent invités à conduire sans tarder et sans violence leurs camarades vers l'infirmerie, pour qu'ils reçoivent rapidement les soins appropriés.
Plus facile à dire qu'à faire ! Les victimes de la farce Weasley étaient peu sensibles à nos sollicitations, voire pas du tout conscientes que quelqu'un tentait d'entrer en communication avec elles.
Voyant que dans les étages, on n'avait pas besoin de moi, je descendais dans le hall. Je trouvais là, face à face, une toute petite Poufsouffle -sans doute une première année- et une grande jeune fille de la même maison qui pleurait à chaudes larmes. Par instants, elle se calmait, puis était de nouveau submergée par les émotions. En fait, elle semblait plus épuisée que triste, et le spectateur de la scène que j'étais ne pouvait s'empêcher de sourire en entendant le son de ses sanglots couvert par le fou rire de sa camarade. La jeune Esther rêvait peut-être d'un clown, d'une métamorphose ratée ou des effets de la Pimentine...
Peu importe, il fallait les conduire toutes deux à l'infirmerie, qui se trouvait au troisième étage. A l'aide du sortilège Aleviari, je les aidais à monter les marches un peu plus vite, tout en promettant à l'une un bon lit pour faire une sieste bienfaitrice, et en assurant à l'autre qu'elle trouverait là-haut du public pour partager son euphorie.
Le "joyeux" cortège arriva au premier étage. Mon attention fut alors attirée par un garçon qui avait le rythme dans la peau. Je ne saurais dire de quelle danse il s'agissait, quelque chose de moderne, à mi-chemin entre l'Irish step dance et ce que peut faire un calmar géant sous Tarentallegra. Il était difficile de croire que ce garçon n'avait que deux jambes ! "La salle de bal se trouve plus haut", lui dis-je. "Suis-nous !"
La tête du sous-directeur apparut par la porte entrouverte. Je chantonnais "I'm singing in the rain" et il nous emboita le pas en faisant des claquettes : Gryffs Sorrow de Poufsouffle bien sûr, pas monsieur Featherstone ! Au même instant, la septième année se remit à pleurer.
Au deuxième étage, un autre garçon de Poufsouffle (mais combien étaient-ils ?) sortit en trombe de la salle d'études en hurlant : "Il y a le feu dans la cheminée !" Il pourra se faire rembourser celui-là, pensais-je. Il semblait en plein cauchemar !
A l'aide d'un Aguamenti bien ajusté, je le calmai et l'informai qu'il pourrait obtenir de la poudre de Cheminette auprès de monsieur O'Belt.
Après une ascension qui me parut interminable, ponctuée d'éclats de rire, de cris et de reniflements, où nous montions trois marches pour en redescendre deux, nous finîmes par arriver à destination. L'infirmerie semblait prise d'assaut. Certains élèves dormaient, monsieur O'Belt leur avait sans doute administré un somnifère. Des lits d'appoint étaient prêts à en accueillir d'autres. Je fis une pause avant de repartir à l'assaut.
19/11/2047 Méfiez-vous de la Mandragore
Reducio
A l'état sauvage, le feuillage des mandragores apparaît à la mi-novembre. Mais grâce à toute l'attention du professeur de botanique et à la culture sous serre, à Poudlard, les mandragores ont déjà leurs feuilles pour Halloween et toujours beaucoup de succès.
Deux élèves de quatrième année, Elina Clarke de Serdaigle et Alaska Cross de Serpentard, eurent l'idée de préparer, en toute discrétion, du vin de miel, une boisson alcoolisée produite à partir d'un alcoolat de mandragore, par macération de plantes fraîches dans l'alcool.
Yann Kerean, quant à lui, voulut fabriquer un sérum de vérité bon marché.
Et la jeune Norma, en bonne élève qu'elle était, avait le projet de faire des travaux pratiques pour épater sa professeure de potions, en créant un somnifère à base de cette plante.
Tous les quatre se mirent au travail de préparation des parties de la plante qui les intéressaient. Mais ce qu'ils oublièrent dans leur hâte d'obtenir un résultat, ou par ignorance, fut de mettre des gants, car les alcaloïdes toxiques contenus dans la plante, passent facilement à travers la peau et rejoignent la circulation sanguine. Ils provoquent une sensation de lévitation (c'est la raison pour laquelle Norma regardait ses pieds) ou des hallucinations, avec des pupilles dilatées et des troubles visuels (symptômes qui touchaient les trois autres protagonistes, leur donnant l'air d'avoir été hypnotisés).
Pour les convaincre de se rendre à l'infirmerie, où monsieur O'Belt leur administrerait un traitement, je promis à monsieur Kerean de bien vouloir jouer ensuite le rôle de cobaye, lorsqu'il testerait son sérum de vérité. En fait, j'espérais bien qu'il ne conserve aucun souvenir de mes paroles.
Avec les quatrième année, j'avançais l'argument que l'infirmier ne posait jamais trop de questions. Elles étaient plus inquiètes d'une éventuelle punition que de leur santé. Quant à Norma, il me suffit de lui prendre la main et elle me suivit sans résistance.
Je les accompagnais tous les quatre à destination, car dans leur état, ils oubliaient rapidement où ils se rendaient ou même à quel étage se trouvait l'infirmerie...
Toute coïncidence ou ressemblance avec des personnages réels n'est ni fortuite ni involontaire.
Deux élèves de quatrième année, Elina Clarke de Serdaigle et Alaska Cross de Serpentard, eurent l'idée de préparer, en toute discrétion, du vin de miel, une boisson alcoolisée produite à partir d'un alcoolat de mandragore, par macération de plantes fraîches dans l'alcool.
Yann Kerean, quant à lui, voulut fabriquer un sérum de vérité bon marché.
Et la jeune Norma, en bonne élève qu'elle était, avait le projet de faire des travaux pratiques pour épater sa professeure de potions, en créant un somnifère à base de cette plante.
Tous les quatre se mirent au travail de préparation des parties de la plante qui les intéressaient. Mais ce qu'ils oublièrent dans leur hâte d'obtenir un résultat, ou par ignorance, fut de mettre des gants, car les alcaloïdes toxiques contenus dans la plante, passent facilement à travers la peau et rejoignent la circulation sanguine. Ils provoquent une sensation de lévitation (c'est la raison pour laquelle Norma regardait ses pieds) ou des hallucinations, avec des pupilles dilatées et des troubles visuels (symptômes qui touchaient les trois autres protagonistes, leur donnant l'air d'avoir été hypnotisés).
Pour les convaincre de se rendre à l'infirmerie, où monsieur O'Belt leur administrerait un traitement, je promis à monsieur Kerean de bien vouloir jouer ensuite le rôle de cobaye, lorsqu'il testerait son sérum de vérité. En fait, j'espérais bien qu'il ne conserve aucun souvenir de mes paroles.
Avec les quatrième année, j'avançais l'argument que l'infirmier ne posait jamais trop de questions. Elles étaient plus inquiètes d'une éventuelle punition que de leur santé. Quant à Norma, il me suffit de lui prendre la main et elle me suivit sans résistance.
Je les accompagnais tous les quatre à destination, car dans leur état, ils oubliaient rapidement où ils se rendaient ou même à quel étage se trouvait l'infirmerie...
Toute coïncidence ou ressemblance avec des personnages réels n'est ni fortuite ni involontaire.
* 29/03/2048 Peur sur le château
Reducio
Une menace pesante et floue était tombée sur le château ce soir-là. Sur les visages des quelques imprudents qui arpentaient encore les couloirs, on pouvait lire l'angoisse de ne pas savoir où trouver refuge.
Quelques professeurs étaient partis affronter le danger. Ils n'étaient pas réapparus. D'autres s'étaient retranchés dans la Grande Salle avec quelques élèves, tandis que la plupart restaient enfermés dans les salles communes. Entre les fanfarons qui conjuraient leur peur en racontant des histoires à faire dresser les cheveux sur la tête et les personnes choquées, encore traumatisées par le dernier voyage dans le Poudlard Express, un petit groupe d'élèves dont je faisais partie choisit d'agir, pour ne pas se laisser envahir par la peur. Ils décidèrent de fouiller le château, à la fois pour récupérer les élèves qui n'auraient pas pu encore se mettre à l'abri et peut-être aussi découvrir ces créatures qui rôdaient sans avoir été réellement identifiées.
Un peu plus tôt dans la journée, la rumeur était montée, ou devrais-je dire descendue, de la Tour Nord. Sous la trappe menant à la salle de divination, Merinda Swart, une élève de deuxième année de Serpentard qui avait hâte de suivre ce cours, avait réalisé une prédiction à vous glacer le sang :
- J'ai vu une créature immense à la voix caverneuse et parlant une autre langue. J'ai lu dans ma boule de cristal qu'une invasion de ces créatures sur le domaine de Poudlard était imminente.
Merinda était sincèrement troublée. La professeure de divination semblait convaincue qu'il ne s'agissait pas d'un canular. C'est sans doute pour cela que le récit de l'événement se propagea à une vitesse folle dans tous les étages.
Je croisai Merinda au rez-de-chaussée, encore marquée par son aventure et un peu perdue. Je l'accompagnai jusqu'à la Grande Salle. Je dus montrer patte blanche pour qu'on consentît à ouvrir la porte. Malheureusement, la personne qui aurait pu l'aider, la jeune psychomage, avait été gagnée elle aussi par l'angoisse et n'était plus en capacité d'être personne ressource. J'aperçus mon directeur de maison, monsieur Dawson, qui ne semblait pas plus gaillard. Il trouvait un peu de réconfort dans la nourriture et avalait tout ce qui se trouvait à portée de main, y compris dans l'assiette de ses voisins.
Je décidai de les conduire tous à l'infirmerie afin que leur attitude n'inquiète pas davantage les autres élèves. Pour qu'ils acceptent de me suivre, je prétextai être envoyée par madame la directrice, qui donnait la consigne de la rejoindre au troisième étage.
En chemin, j'aperçus Ilyana, une jeune élève de ma maison, en panique totale, essayant de se réfugier à l'intérieur d'une armure.
- Vite, cachez-vous ! nous dit-elle, Il y a des monstres dans l'école ! Personne n'a pu les empêcher d'entrer. Ils sont hauts de deux mètres et larges comme des armoires à disparaître. Ce sont sans doute des trolls des montagnes. Ils sont très agressifs et ont une force surhumaine !
Voyant qu'elle ne réussirait pas dans son entreprise, étant donné que l'armure en avait décidé autrement, elle accepta de nous suivre. La présence des deux adultes semblait la rassurer un peu.
Au deuxième étage, une élève de Gryffondor, Ennis O'Belt, la jeune sœur de l'infirmier, avait été victime d'un sort perdu. Un élève sur les nerfs avait utilisé un peu rapidement sa baguette, sans trop réaliser ce qu'il faisait. D'ailleurs, quel sort avait-il lancé ? Un Ventus, un Tarentallegra ? En tout cas, la jeune fille ne pouvait s'empêcher de tourner sur elle-même, tel un derviche en transe. On la prit par la main et elle vint grossir le groupe.
Il ne restait plus qu'un étage à gravir. Allions-nous voir surgir une horde de trolls et de géants armés jusqu'aux dents ?
Heureusement, ce ne fut pas le cas et nous arrivâmes à bon port. J'exposai la situation à monsieur O'Belt qui visiblement était déjà au courant et avait pris en charge quelques personnes, leur administrant un anxiolytique magique. Il me confia que des professeurs avaient quadrillé le château sans rencontrer le moindre intrus et qu'il s'agissait sans doute d'une menace fantôme, le fruit de l'imagination débordante de certains élèves.
Je remontai donc tranquillement jusqu'à la tour de Serdaigle. C'est alors que j'entendis un râle sonore lugubre, accompagné d'une petite voix aiguë. En m'approchant d'un débarras situé sous les toits, je vis alors une camarade plongée dans sa lecture et dans l'obscurité. Elle s'éclairait avec un Lumos. Cette lumière projetait la silhouette de son animal de compagnie, un crapaud mâle, sur le mur opposé du couloir, en une immense masse grise et informe.
- Bonsoir ! Mais qu'est-ce que tu fais là ?
- Mon crapaud est malade ; il est enrhumé et coasse bruyamment. En attendant que son traitement fasse effet, je me suis mise un peu à l'écart pour ne déranger personne.
Le lendemain, l'anecdote nous fit beaucoup rire. Les professeurs se moquèrent gentiment de leurs collègues. Les élèves jouèrent encore quelques jours à se faire peur.
Quelques professeurs étaient partis affronter le danger. Ils n'étaient pas réapparus. D'autres s'étaient retranchés dans la Grande Salle avec quelques élèves, tandis que la plupart restaient enfermés dans les salles communes. Entre les fanfarons qui conjuraient leur peur en racontant des histoires à faire dresser les cheveux sur la tête et les personnes choquées, encore traumatisées par le dernier voyage dans le Poudlard Express, un petit groupe d'élèves dont je faisais partie choisit d'agir, pour ne pas se laisser envahir par la peur. Ils décidèrent de fouiller le château, à la fois pour récupérer les élèves qui n'auraient pas pu encore se mettre à l'abri et peut-être aussi découvrir ces créatures qui rôdaient sans avoir été réellement identifiées.
Un peu plus tôt dans la journée, la rumeur était montée, ou devrais-je dire descendue, de la Tour Nord. Sous la trappe menant à la salle de divination, Merinda Swart, une élève de deuxième année de Serpentard qui avait hâte de suivre ce cours, avait réalisé une prédiction à vous glacer le sang :
- J'ai vu une créature immense à la voix caverneuse et parlant une autre langue. J'ai lu dans ma boule de cristal qu'une invasion de ces créatures sur le domaine de Poudlard était imminente.
Merinda était sincèrement troublée. La professeure de divination semblait convaincue qu'il ne s'agissait pas d'un canular. C'est sans doute pour cela que le récit de l'événement se propagea à une vitesse folle dans tous les étages.
Je croisai Merinda au rez-de-chaussée, encore marquée par son aventure et un peu perdue. Je l'accompagnai jusqu'à la Grande Salle. Je dus montrer patte blanche pour qu'on consentît à ouvrir la porte. Malheureusement, la personne qui aurait pu l'aider, la jeune psychomage, avait été gagnée elle aussi par l'angoisse et n'était plus en capacité d'être personne ressource. J'aperçus mon directeur de maison, monsieur Dawson, qui ne semblait pas plus gaillard. Il trouvait un peu de réconfort dans la nourriture et avalait tout ce qui se trouvait à portée de main, y compris dans l'assiette de ses voisins.
Je décidai de les conduire tous à l'infirmerie afin que leur attitude n'inquiète pas davantage les autres élèves. Pour qu'ils acceptent de me suivre, je prétextai être envoyée par madame la directrice, qui donnait la consigne de la rejoindre au troisième étage.
En chemin, j'aperçus Ilyana, une jeune élève de ma maison, en panique totale, essayant de se réfugier à l'intérieur d'une armure.
- Vite, cachez-vous ! nous dit-elle, Il y a des monstres dans l'école ! Personne n'a pu les empêcher d'entrer. Ils sont hauts de deux mètres et larges comme des armoires à disparaître. Ce sont sans doute des trolls des montagnes. Ils sont très agressifs et ont une force surhumaine !
Voyant qu'elle ne réussirait pas dans son entreprise, étant donné que l'armure en avait décidé autrement, elle accepta de nous suivre. La présence des deux adultes semblait la rassurer un peu.
Au deuxième étage, une élève de Gryffondor, Ennis O'Belt, la jeune sœur de l'infirmier, avait été victime d'un sort perdu. Un élève sur les nerfs avait utilisé un peu rapidement sa baguette, sans trop réaliser ce qu'il faisait. D'ailleurs, quel sort avait-il lancé ? Un Ventus, un Tarentallegra ? En tout cas, la jeune fille ne pouvait s'empêcher de tourner sur elle-même, tel un derviche en transe. On la prit par la main et elle vint grossir le groupe.
Il ne restait plus qu'un étage à gravir. Allions-nous voir surgir une horde de trolls et de géants armés jusqu'aux dents ?
Heureusement, ce ne fut pas le cas et nous arrivâmes à bon port. J'exposai la situation à monsieur O'Belt qui visiblement était déjà au courant et avait pris en charge quelques personnes, leur administrant un anxiolytique magique. Il me confia que des professeurs avaient quadrillé le château sans rencontrer le moindre intrus et qu'il s'agissait sans doute d'une menace fantôme, le fruit de l'imagination débordante de certains élèves.
Je remontai donc tranquillement jusqu'à la tour de Serdaigle. C'est alors que j'entendis un râle sonore lugubre, accompagné d'une petite voix aiguë. En m'approchant d'un débarras situé sous les toits, je vis alors une camarade plongée dans sa lecture et dans l'obscurité. Elle s'éclairait avec un Lumos. Cette lumière projetait la silhouette de son animal de compagnie, un crapaud mâle, sur le mur opposé du couloir, en une immense masse grise et informe.
- Bonsoir ! Mais qu'est-ce que tu fais là ?
- Mon crapaud est malade ; il est enrhumé et coasse bruyamment. En attendant que son traitement fasse effet, je me suis mise un peu à l'écart pour ne déranger personne.
Le lendemain, l'anecdote nous fit beaucoup rire. Les professeurs se moquèrent gentiment de leurs collègues. Les élèves jouèrent encore quelques jours à se faire peur.
* 25/05/2048 Légère confusion
Reducio
J'avais écopé d'une retenue de la part de la professeure de potions car j'avais accidentellement projeté de la cervelle de crapaud cornu sur les murs et le sol de la salle de classe. En plus du nettoyage préalable de mes bêtises (à l'huile de coude, l'utilisation de la magie étant interdite), je devais étiqueter une grande quantité de flacons fraîchement remplis par ses élèves de sixième année.
J'avais hâte d'en finir et j'étais fatiguée par le récurage. Aussi, par inadvertance, j'interchangeais les étiquettes des Philtres de confusion et celles des Elixirs de confiance.
Quelques jours plus tard, ce dernier breuvage fut distribué aux élèves du club théâtre, pour les aider à surmonter leur trac. Mais associée à des cookies à la noix d'arec (une graine légèrement euphorisante), la potion, qui était donc en réalité un philtre de confusion, eut un effet désastreux.
Une jeune Gryffondor, Alyssa Wright, se prit pour un elfe de maison et alla cirer toutes les bottines du meuble à chaussures de madame Montmort. Une autre première année de Gryffondor, Gabryel Fleurdelys, pensa qu'elle était un fantôme et s'introduisit dans une armure pour faire rire les autres élèves. Ce n'était pas mieux du côté des Poufsouffle : Maddie Joy, la préfète en chef, croyait qu'elle était un esprit frappeur et lançait des bombes à eau. La directrice fut fort mécontente de recevoir une douche glacée ! Et le nombre de victimes grossit encore d'une Serdaigle qui, pensant venir d'un pays étranger, cherchait le bureau de la directrice pour s'inscrire à Poudlard, en demandant son chemin au portrait du Chevalier du Catogan.
Quand je réalisai que j'étais responsable de tout ce bazar, et bien sûr afin d'éviter une seconde punition, je me mis en quête de les aider. Ce fut assez facile de les convaincre de se rendre à l'infirmerie. J'informai Alyssa qu'elle devait passer la visite médicale obligatoire des elfes. J'indiquai à Lily que les nouveaux inscrits devaient être à jour de leurs vaccinations. Gabryel et Maddie quant à elles, montèrent au troisième étage de bon cœur et de bonne humeur, quand je leur dis que la directrice souhaitait proposer une animation pour les enfants malades, comme cela se fait dans les hôpitaux moldus, et qu'elles avaient été choisies pour essayer de les faire rire...
J'avais hâte d'en finir et j'étais fatiguée par le récurage. Aussi, par inadvertance, j'interchangeais les étiquettes des Philtres de confusion et celles des Elixirs de confiance.
Quelques jours plus tard, ce dernier breuvage fut distribué aux élèves du club théâtre, pour les aider à surmonter leur trac. Mais associée à des cookies à la noix d'arec (une graine légèrement euphorisante), la potion, qui était donc en réalité un philtre de confusion, eut un effet désastreux.
Une jeune Gryffondor, Alyssa Wright, se prit pour un elfe de maison et alla cirer toutes les bottines du meuble à chaussures de madame Montmort. Une autre première année de Gryffondor, Gabryel Fleurdelys, pensa qu'elle était un fantôme et s'introduisit dans une armure pour faire rire les autres élèves. Ce n'était pas mieux du côté des Poufsouffle : Maddie Joy, la préfète en chef, croyait qu'elle était un esprit frappeur et lançait des bombes à eau. La directrice fut fort mécontente de recevoir une douche glacée ! Et le nombre de victimes grossit encore d'une Serdaigle qui, pensant venir d'un pays étranger, cherchait le bureau de la directrice pour s'inscrire à Poudlard, en demandant son chemin au portrait du Chevalier du Catogan.
Quand je réalisai que j'étais responsable de tout ce bazar, et bien sûr afin d'éviter une seconde punition, je me mis en quête de les aider. Ce fut assez facile de les convaincre de se rendre à l'infirmerie. J'informai Alyssa qu'elle devait passer la visite médicale obligatoire des elfes. J'indiquai à Lily que les nouveaux inscrits devaient être à jour de leurs vaccinations. Gabryel et Maddie quant à elles, montèrent au troisième étage de bon cœur et de bonne humeur, quand je leur dis que la directrice souhaitait proposer une animation pour les enfants malades, comme cela se fait dans les hôpitaux moldus, et qu'elles avaient été choisies pour essayer de les faire rire...
* 18/03/2051 Attrapez-les tous !
Reducio
Réveillant le château, encore en pyjama,
O'Belt appelle à l'aide toutes les générations.
Sous le soleil levant, étrange apparition,
Inquiet et agité, il annonce un drama.
Quatre de ses protégés, trois garçons et une rousse,
Se sont évaporés, soudain, en pleine nuit.
Ils peuvent être contagieux, faut les remettre au lit.
L'infirmier nous supplie : "Vite, attrapez-les tous !
L'un d'eux est un Serdaigle, aux tendances pyromanes.
Il a déjà acquis une grande expérience.
Je crains qu'il n'évolue et gagne en puissance.
Il faut le retrouver avant qu'il fasse l'âne !
La jeune Gryffondor est vive et malicieuse,
Petite fée ou poison, tourbillon miniature.
Un bonus vous sera offert pour sa capture.
Montrez-vous persuasif avec cette chahuteuse !
Le petit Serpentard est la victime d'un sort.
Il raconte dans sa langue l'attaque qu'il a subie
Et dans Poudlard, errant, siffle qu'il n'a plus de vie.
Jusqu'à l'infirmerie, prévoyez son transport.
Géolocalisez le tout jeune Poufsouffle.
Cherchez dans tous les coins, parcourez les couloirs.
Il est depuis hier en proie au désespoir.
Dépêchez-vous, bon sang ! Allez-y en pantoufles !
Des aptitudes et des talents, n'en manquez point.
Déployez-vous à tous les niveaux du château.
Échangez entre vous. Oui, je sais, il est tôt !
Désormais, vous avez toutes les cartes en main."
Traînant un peu les pieds, arpentant le collège,
Les sorciers aux yeux fatigués se mettent en chasse.
Inspectant les placards, ouvrant toutes les classes,
Je vois le chaud Herbert en salle de Sortilèges.
Imitant le dragon, il avait mis le feu
À la robe de chambre d'un pauvre camarade.
J'assomme le garçon, met fin à l'escapade,
Enfermant dans une sphère la créature bleue.
Au premier, je rencontre, tout à fait par hasard,
Après avoir rangé ma première pokeball,
Le jeune Davidson, allongé sur le sol,
Parlant en Fourchelang, rampant comme un lézard.
En douceur, je parviens à convaincre l'enfant
De me suivre gentiment jusqu'au maître dresseur ;
Je remets les patients aux soins du guérisseur.
Ça demande finalement que peu d'entraînement.
Depuis le hall d'entrée, monte un gai brouhaha.
Tournant sur elle-même, aussi vite qu'une toupie,
Calianor Daenarya trébuche sur le tapis,
La figure écarlate, elle finit dans mes bras.
Mains-jointes, je tente de freiner le mouvement,
Mais elle se comporte comme un jeune animal,
Observant par instants, comme si c'était normal,
Les beaux rubis, saphirs, émeraudes et diamants.
Après un long combat, enfin, je quitte l'arène,
Et je la reconduis indemne mais épuisée,
La soutenant un peu, pour l'aider à marcher.
Nous remontons les escaliers mais non sans peine.
Sur le chemin, je dois faire encore un arrêt
Car le petit Tyler pleure à chaudes larmes.
Pour reprendre le dessus, il n'avait pas les armes.
Il me faut donc encore son moral restaurer.
L'infirmier, soulagé, administre des baies :
Ceriz, Pêche ou Maron sont des remèdes mystères.
Hélionceau, Dracaufeu, Pikachu, Vipélierre,
Vous s'rez bientôt guéris, pourrez vous en aller.
Comme promis, il m'offre un trésor fabuleux.
Sa collection finie, retourne se coucher.
En sous d'or et d'argent, je suis récompensée.
Et l'entends marmonner : "La vie n'est pas un jeu."
O'Belt appelle à l'aide toutes les générations.
Sous le soleil levant, étrange apparition,
Inquiet et agité, il annonce un drama.
Quatre de ses protégés, trois garçons et une rousse,
Se sont évaporés, soudain, en pleine nuit.
Ils peuvent être contagieux, faut les remettre au lit.
L'infirmier nous supplie : "Vite, attrapez-les tous !
L'un d'eux est un Serdaigle, aux tendances pyromanes.
Il a déjà acquis une grande expérience.
Je crains qu'il n'évolue et gagne en puissance.
Il faut le retrouver avant qu'il fasse l'âne !
La jeune Gryffondor est vive et malicieuse,
Petite fée ou poison, tourbillon miniature.
Un bonus vous sera offert pour sa capture.
Montrez-vous persuasif avec cette chahuteuse !
Le petit Serpentard est la victime d'un sort.
Il raconte dans sa langue l'attaque qu'il a subie
Et dans Poudlard, errant, siffle qu'il n'a plus de vie.
Jusqu'à l'infirmerie, prévoyez son transport.
Géolocalisez le tout jeune Poufsouffle.
Cherchez dans tous les coins, parcourez les couloirs.
Il est depuis hier en proie au désespoir.
Dépêchez-vous, bon sang ! Allez-y en pantoufles !
Des aptitudes et des talents, n'en manquez point.
Déployez-vous à tous les niveaux du château.
Échangez entre vous. Oui, je sais, il est tôt !
Désormais, vous avez toutes les cartes en main."
Traînant un peu les pieds, arpentant le collège,
Les sorciers aux yeux fatigués se mettent en chasse.
Inspectant les placards, ouvrant toutes les classes,
Je vois le chaud Herbert en salle de Sortilèges.
Imitant le dragon, il avait mis le feu
À la robe de chambre d'un pauvre camarade.
J'assomme le garçon, met fin à l'escapade,
Enfermant dans une sphère la créature bleue.
Au premier, je rencontre, tout à fait par hasard,
Après avoir rangé ma première pokeball,
Le jeune Davidson, allongé sur le sol,
Parlant en Fourchelang, rampant comme un lézard.
En douceur, je parviens à convaincre l'enfant
De me suivre gentiment jusqu'au maître dresseur ;
Je remets les patients aux soins du guérisseur.
Ça demande finalement que peu d'entraînement.
Depuis le hall d'entrée, monte un gai brouhaha.
Tournant sur elle-même, aussi vite qu'une toupie,
Calianor Daenarya trébuche sur le tapis,
La figure écarlate, elle finit dans mes bras.
Mains-jointes, je tente de freiner le mouvement,
Mais elle se comporte comme un jeune animal,
Observant par instants, comme si c'était normal,
Les beaux rubis, saphirs, émeraudes et diamants.
Après un long combat, enfin, je quitte l'arène,
Et je la reconduis indemne mais épuisée,
La soutenant un peu, pour l'aider à marcher.
Nous remontons les escaliers mais non sans peine.
Sur le chemin, je dois faire encore un arrêt
Car le petit Tyler pleure à chaudes larmes.
Pour reprendre le dessus, il n'avait pas les armes.
Il me faut donc encore son moral restaurer.
L'infirmier, soulagé, administre des baies :
Ceriz, Pêche ou Maron sont des remèdes mystères.
Hélionceau, Dracaufeu, Pikachu, Vipélierre,
Vous s'rez bientôt guéris, pourrez vous en aller.
Comme promis, il m'offre un trésor fabuleux.
Sa collection finie, retourne se coucher.
En sous d'or et d'argent, je suis récompensée.
Et l'entends marmonner : "La vie n'est pas un jeu."
Joyaux magiques
* 22/05/2050 Citrine
Reducio

* 30/05/2050 Oeil du tigre
Reducio

* 08/06/2050 Jade
Reducio

* 16/06/2050 Lapis-Lazuli
Reducio

01/07/2050 Pierre de fée
Reducio

09/07/2050 Hématite
Reducio
Le texte sur le tableau noir : Hématite
Espèce minérale : corindon
Composition : oxyde de fer, manganèse, titane, aluminium, eau
Dureté : entre 5 et 6
Densité : 4,9 à 5,3
Origine : roches sédimentaires ou métamorphiques
Structure : rhomboédrique
Couleur : grise, noire, brune avec des reflets argentés ou rougeâtres
Propriétés : magnétique (riche en fer)
Élément : terre
Précaution : ne pas associer à la magnétite ou à la pyrite
Associations possibles : quartz, aigue-marine, topaze, jaspe
Chakra : sacré
Vertus : équilibre, écoute, confiance, force, détermination
Nettoyage : eau salée, sauge, rayons solaires ou lunaires
Utilisations : pigment (poudre) : peinture, émail, cosmétique, médecine, enduits / pierre : anti-poison (serpents), miroir, bijoux, artisanat, industrie
Gisements : Brésil, Italie, France, Amérique du Nord, Afrique du Sud, Russie, Chine, Nouvelle-Zélande, Inde, Libéria
Les étiquettes sur les fioles : De haut en bas et de gauche à droite :
Solution d'oxyde de fer / Rose de fer / Élixir minéral d'hématite / Maghémite
Hématite liquide / Hématite rouge / Extrait d'hématite / Hématite brune
Poudre d'oxyde de fer / Pierres roulées d'hématite / Encre rouge hématite / Hydrohématite

Le texte sur le tableau noir : Hématite
Espèce minérale : corindon
Composition : oxyde de fer, manganèse, titane, aluminium, eau
Dureté : entre 5 et 6
Densité : 4,9 à 5,3
Origine : roches sédimentaires ou métamorphiques
Structure : rhomboédrique
Couleur : grise, noire, brune avec des reflets argentés ou rougeâtres
Propriétés : magnétique (riche en fer)
Élément : terre
Précaution : ne pas associer à la magnétite ou à la pyrite
Associations possibles : quartz, aigue-marine, topaze, jaspe
Chakra : sacré
Vertus : équilibre, écoute, confiance, force, détermination
Nettoyage : eau salée, sauge, rayons solaires ou lunaires
Utilisations : pigment (poudre) : peinture, émail, cosmétique, médecine, enduits / pierre : anti-poison (serpents), miroir, bijoux, artisanat, industrie
Gisements : Brésil, Italie, France, Amérique du Nord, Afrique du Sud, Russie, Chine, Nouvelle-Zélande, Inde, Libéria
Les étiquettes sur les fioles : De haut en bas et de gauche à droite :
Solution d'oxyde de fer / Rose de fer / Élixir minéral d'hématite / Maghémite
Hématite liquide / Hématite rouge / Extrait d'hématite / Hématite brune
Poudre d'oxyde de fer / Pierres roulées d'hématite / Encre rouge hématite / Hydrohématite
* 17/07/2050 Morganite
Reducio









24/07/2050 Corail
Reducio

La Chanson du Choixpeau
16/09/2047
Reducio
(Sur l'air de "1 2 3" de Goldman, Fredericks, Johnes)
A Poudlard, dans les Highlands,
Je choisis en toute confiance
On me pose sur les têtes
J'vois plus clair qu'la Gazette
Quelles que soient vos origines
Né-Moldu ou de sang pur
Attention à la discipline
Il faut travailler dur !
Refrain
1, 2, 3, ah, les voilà !
4, 5, 6, oust Peeves !
7, 8, 9, dans leurs habits neufs
10, 11, 12, y en a qu'ont le blues
One, two, three, Snakes and Griffins
Four, five, six, don't mix
Seven, eight, nine, Badgers are so kind
Ten, eleven, twelve, Ravens learn spells
C'est une nouvelle année qui commence
Une toute jeune promotion s'avance
Qui rêve de potions et de dragons
De friandises et de gallions
Si vous êtes doué en divination
Vous anticip'rez les épreuves
Vous s'rez pressés de faire vos preuves
Vous verrez qui sera champion
Le Poudlard express vous a conduit
Jusqu'à un endroit caché
Plein de mystères et de magie
De surprises et de secrets
Maint'nant 1, 2, 3, Al'homora
4, 5, 6, Avis
7, 8, 9, une dragée goût œuf
10, 11, 12, beurk ! des bombabouses
One, two, three, pumpkin pasty
Four, five, six, French beans (French kiss)
Seven, eight, nine, potatoes and ham
Ten, eleven, twelve, thank the elves
(air au choix)
Sortez vos baguettes
Ouvrez votre esprit
La vie est plus chouette
Grâce à la magie
A Poudlard, dans les Highlands,
Je choisis en toute confiance
On me pose sur les têtes
J'vois plus clair qu'la Gazette
Quelles que soient vos origines
Né-Moldu ou de sang pur
Attention à la discipline
Il faut travailler dur !
Refrain
1, 2, 3, ah, les voilà !
4, 5, 6, oust Peeves !
7, 8, 9, dans leurs habits neufs
10, 11, 12, y en a qu'ont le blues
One, two, three, Snakes and Griffins
Four, five, six, don't mix
Seven, eight, nine, Badgers are so kind
Ten, eleven, twelve, Ravens learn spells
C'est une nouvelle année qui commence
Une toute jeune promotion s'avance
Qui rêve de potions et de dragons
De friandises et de gallions
Si vous êtes doué en divination
Vous anticip'rez les épreuves
Vous s'rez pressés de faire vos preuves
Vous verrez qui sera champion
Le Poudlard express vous a conduit
Jusqu'à un endroit caché
Plein de mystères et de magie
De surprises et de secrets
Maint'nant 1, 2, 3, Al'homora
4, 5, 6, Avis
7, 8, 9, une dragée goût œuf
10, 11, 12, beurk ! des bombabouses
One, two, three, pumpkin pasty
Four, five, six, French beans (French kiss)
Seven, eight, nine, potatoes and ham
Ten, eleven, twelve, thank the elves
(air au choix)
Sortez vos baguettes
Ouvrez votre esprit
La vie est plus chouette
Grâce à la magie
10/09/2048
Reducio
Sur l'air de "Bienvenue" d'Emmanuel Moire
Approchez, jeunes gens
Le Choixpeau futé
Dans un très court instant
Va vous épater
Tous les regards tournés
Vers lui, étoffe sans lustre
Quelle maison illustre
Va vous adopter ?
Vous avez onze ans
Inspirez la magie
Vous ferez de grandes choses
Créerez à l'infini
Dixit un Legilimens qui compose
Bienvenue !
A Poufsouffle, les doux,
Chaleureux, solidaires,
Bienveillants et populaires
A Gryffondor des risque-tout,
Courageux et forts,
Des aventuriers d'abord
Bienvenue !
Préparez-vous à tout
Ici, rien n'est figé
Les lieux autour de vous
D'esprits, sont habités
Professeurs et préfets
Toujours vont vous guider
Facétieux fantômes, elfes zélés
Dévoués pour vous aider
Bienvenue !
A Serdaigle, les sages,
Créatifs, érudits
Ne craignent pas la fantaisie
A Serpentard on gage
Ambitieux et rusés
Que l'art sorcier soit cultivé
Bienvenue !
Rejoignez votre table
Vos camarades, vos pairs,
Votre famille dont vous serez fier
Une soirée inoubliable
Les sourires aidant
Le festin qui vous attend
Bienvenue !
Sur l'air de "Bienvenue" d'Emmanuel Moire
Approchez, jeunes gens
Le Choixpeau futé
Dans un très court instant
Va vous épater
Tous les regards tournés
Vers lui, étoffe sans lustre
Quelle maison illustre
Va vous adopter ?
Vous avez onze ans
Inspirez la magie
Vous ferez de grandes choses
Créerez à l'infini
Dixit un Legilimens qui compose
Bienvenue !
A Poufsouffle, les doux,
Chaleureux, solidaires,
Bienveillants et populaires
A Gryffondor des risque-tout,
Courageux et forts,
Des aventuriers d'abord
Bienvenue !
Préparez-vous à tout
Ici, rien n'est figé
Les lieux autour de vous
D'esprits, sont habités
Professeurs et préfets
Toujours vont vous guider
Facétieux fantômes, elfes zélés
Dévoués pour vous aider
Bienvenue !
A Serdaigle, les sages,
Créatifs, érudits
Ne craignent pas la fantaisie
A Serpentard on gage
Ambitieux et rusés
Que l'art sorcier soit cultivé
Bienvenue !
Rejoignez votre table
Vos camarades, vos pairs,
Votre famille dont vous serez fier
Une soirée inoubliable
Les sourires aidant
Le festin qui vous attend
Bienvenue !
19/09/2049
Reducio
Chaque rentrée Poudlard vous accueille
Et je vous chante ma chanson
Des vacances, pouvez faire le deuil
Déjà reprennent cours et leçons
Je décide où vous répartir
Notre chère directrice, avise
Encourage vos projets d'avenir
Et rappelle notre prudente devise
Vous les fidèles, justes, loyaux
Que Poufsouffle compte en ses rangs
Faites honneur à tous les blaireaux
Travaillez dur et voyez grand
Vous les sages, réfléchis, créatifs
Serdaigle est fier de vous avoir
Montrez-nous que vous êtes vifs
Des aigles pressés de tout savoir
Gryffondor concentre en son sein
Courageux, forts et audacieux
Comme un lion rugit pour les siens
Protégez les amis précieux
Serpentard apporte à plus d'un
L'occasion de montrer sa valeur
Ambitieux, ingénieux, malins
Jeunes serpents, visez la grandeur
Demain débute une autre année
Plumes et baguettes s'ront de sortie
Des mystères et moultes secrets
Découvrirez avec envie
En attendant, place au festin
Comme chaque fois les elfes vous invitent
Ensuite au lit, un bon bouquin
Profitez, ça passera trop vite
Chaque rentrée Poudlard vous accueille
Et je vous chante ma chanson
Des vacances, pouvez faire le deuil
Déjà reprennent cours et leçons
Je décide où vous répartir
Notre chère directrice, avise
Encourage vos projets d'avenir
Et rappelle notre prudente devise
Vous les fidèles, justes, loyaux
Que Poufsouffle compte en ses rangs
Faites honneur à tous les blaireaux
Travaillez dur et voyez grand
Vous les sages, réfléchis, créatifs
Serdaigle est fier de vous avoir
Montrez-nous que vous êtes vifs
Des aigles pressés de tout savoir
Gryffondor concentre en son sein
Courageux, forts et audacieux
Comme un lion rugit pour les siens
Protégez les amis précieux
Serpentard apporte à plus d'un
L'occasion de montrer sa valeur
Ambitieux, ingénieux, malins
Jeunes serpents, visez la grandeur
Demain débute une autre année
Plumes et baguettes s'ront de sortie
Des mystères et moultes secrets
Découvrirez avec envie
En attendant, place au festin
Comme chaque fois les elfes vous invitent
Ensuite au lit, un bon bouquin
Profitez, ça passera trop vite
*06/09/2050
Reducio
Une fois l'an, on sort l'artiste
On se souvient donc que j'existe ?
On m'secoue comme un vieux chiffon
On me rapièce pour l'occasion
Dans la Grande salle, sont attablés
Sorcières bruyantes, mages excités
Impatiente est chaque maison
D'entendre le Choixpeau ronchon
Toujours des joutes sur balai,
Des joyaux, pour départager
La meilleure des quatre maisons
Mais au bout du compte, à quoi bon ?
Les Gryffons restent courageux
Les Serpentard, des astucieux
Poufsouffle unie comme un seul homme
Les Serdys, curieux comme personne
Ensuite, on me range au placard
Je n'vois rien du joyeux bazar
Que mettent ces jeunes apprentis
Tentant d'pratiquer la magie
J'aimerais traverser les murs
Comme les fantômes, dans un murmure
Et arpenter tous les étages
Pour y déposer des messages
"Prenez soin d'vous, soyez prudents
Respectez les p'tits comme les grands
Remerciez l'elfe car tout est propre
Les professeurs qui vous supportent."
J'vous d'mande pardon, je manque d'entrain
Partagez sans moi ce festin
Aux plus jeunes et aux aînés
Poudlard souhaite une bonne rentrée !
Une fois l'an, on sort l'artiste
On se souvient donc que j'existe ?
On m'secoue comme un vieux chiffon
On me rapièce pour l'occasion
Dans la Grande salle, sont attablés
Sorcières bruyantes, mages excités
Impatiente est chaque maison
D'entendre le Choixpeau ronchon
Toujours des joutes sur balai,
Des joyaux, pour départager
La meilleure des quatre maisons
Mais au bout du compte, à quoi bon ?
Les Gryffons restent courageux
Les Serpentard, des astucieux
Poufsouffle unie comme un seul homme
Les Serdys, curieux comme personne
Ensuite, on me range au placard
Je n'vois rien du joyeux bazar
Que mettent ces jeunes apprentis
Tentant d'pratiquer la magie
J'aimerais traverser les murs
Comme les fantômes, dans un murmure
Et arpenter tous les étages
Pour y déposer des messages
"Prenez soin d'vous, soyez prudents
Respectez les p'tits comme les grands
Remerciez l'elfe car tout est propre
Les professeurs qui vous supportent."
J'vous d'mande pardon, je manque d'entrain
Partagez sans moi ce festin
Aux plus jeunes et aux aînés
Poudlard souhaite une bonne rentrée !
La plus belle des vitrines
* 03/08/2047
Reducio

L'atelier des arcanes
* 10/10/2049 L'Etoile
Reducio

* 17/10/2049 La Maison-dieu
Reducio

* 26/10/2049 Le Diable
Reducio

* 03/11/2049 The Pope
Reducio

* 11/11/2049 La Roue de la Fortune
Reducio

16/09/2047 La Lune
Reducio

* 27/11/2049 L'Arcane sans nom
Reducio

* 05/12/2049 La Force
Reducio

* 13/12/2049 L'Amoureux
Reducio

16/0923/12/2049 Le Mat
Reducio

Le Botruc, le Noueux et la Mandragore
* 15/10/2048 L'hippogriffe
Reducio
Dans la brume du petit matin, se dessinent deux silhouettes près de l'enclos. Le garde-chasse et le professeur de Soin aux créatures magiques sont en grande discussion. Un des hippogriffes a coincé son bec entre le portillon et la clôture et s'est blessé en forçant pour s'extraire du piège.
Pendant que l'un se prépare à quelques travaux de bricolage, afin d'éviter que cela ne puisse se reproduire, le second explique comment il a apaisé l'animal avec quelques gouttes de Potion Calmante et appliqué les premiers soins grâce au Baume à Bec.
Il lui faut maintenant trouver une solution pour nourrir l'hippogriffe qui ne doit pas ouvrir son bec. Un apport nutritif liquide par pipette semble être le bon choix. Cela permet également de continuer d'administrer des antibiotiques et des anti-douleurs. Monsieur Dawson utilise tout bonnement un Remontant de Pomfresh, reconnaissable à sa jolie couleur orangée. Ce remède a fait ses preuves, en accélérant la guérison de plusieurs générations d'élèves, sans effet secondaire. La recette est connue uniquement des infirmiers, qui se la transmettent comme un héritage précieux, presque une relique. Mais monsieur O'Belt a certifié au professeur que "cela ne pouvait pas faire de mal". Le seul ingrédient connu de tous, parce qu'il donne sa couleur à la potion, est le jus de citrouille. S'il est apprécié des élèves, l'hippogriffe carnivore en jugera peut-être autrement. Aussi, monsieur Dawson ajoute du jus de viande en grande quantité, conférant au mélange une odeur plus agréable pour le patient, ainsi que de l'essence de dictame, pour éviter l'infection et accélérer la cicatrisation. Le breuvage, administré trois fois par jour, apportera les protéines nécessaires, tout en soignant le pauvre hippogriffe.

Pendant que l'un se prépare à quelques travaux de bricolage, afin d'éviter que cela ne puisse se reproduire, le second explique comment il a apaisé l'animal avec quelques gouttes de Potion Calmante et appliqué les premiers soins grâce au Baume à Bec.
Il lui faut maintenant trouver une solution pour nourrir l'hippogriffe qui ne doit pas ouvrir son bec. Un apport nutritif liquide par pipette semble être le bon choix. Cela permet également de continuer d'administrer des antibiotiques et des anti-douleurs. Monsieur Dawson utilise tout bonnement un Remontant de Pomfresh, reconnaissable à sa jolie couleur orangée. Ce remède a fait ses preuves, en accélérant la guérison de plusieurs générations d'élèves, sans effet secondaire. La recette est connue uniquement des infirmiers, qui se la transmettent comme un héritage précieux, presque une relique. Mais monsieur O'Belt a certifié au professeur que "cela ne pouvait pas faire de mal". Le seul ingrédient connu de tous, parce qu'il donne sa couleur à la potion, est le jus de citrouille. S'il est apprécié des élèves, l'hippogriffe carnivore en jugera peut-être autrement. Aussi, monsieur Dawson ajoute du jus de viande en grande quantité, conférant au mélange une odeur plus agréable pour le patient, ainsi que de l'essence de dictame, pour éviter l'infection et accélérer la cicatrisation. Le breuvage, administré trois fois par jour, apportera les protéines nécessaires, tout en soignant le pauvre hippogriffe.

* 15/01/2049 Lutins de Cornouailles, Troll et Champifleurs
Reducio
Adaptés à ces landes sauvages, aux côtes escarpées, battues par les vents salés, ils portent le nom de la région. Les lutins de Cornouailles, des esprits malicieux cultivant l'art de la farce, vivent en groupes et ont colonisé peu à peu l'intégralité du comté de Cornwall, cette péninsule du sud-ouest de l'Angleterre. Au nord-est de la région, dans les montagnes de Bodmin Moor, ces animaux magiques ne sont guère dérangés par les moldus qui ont préféré s'installer près des côtes, dans des villages portuaires pittoresques, entre des falaises rocheuses et des plages de sable fin. Sur ces hauteurs de pâturages de bruyère, d'affleurements granitiques et de marais, privé de moldus à taquiner, le petit peuple bleu métallisé passe ses journées à chahuter près des rivières, perturber la digestion des ruminants des fermes voisines (vaches, brebis, chevaux et poneys) ou observer les parulines, les pluviers dorés ou les différentes espèces de sauvagine qui nichent et hivernent là.
Oui, mais voilà, depuis peu, un indésirable géant y a élu domicile. Trois mètres cinquante de haut, une tonne faisant trembler le sol à chaque pas, la peau gris-vert, une intelligence inversement proportionnelle à sa taille, qu'on peine à déceler dans ses yeux vides : un troll des montagnes ! Un peu loin de sa terre natale, sur des paysages plus vallonnés qu'accidentés, à 400 mètres d'altitude au maximum, le troll cherche à s'installer dans une mine désaffectée de cuivre ou d'étain.
Il ne faut pas plus de quelques minutes de conciliabules à cette petite bande surexcitée pour échafauder un plan, afin de se débarrasser de l'intrus. Les pestes volantes décident de montrer à ce troll qu'ils sont les rois de la région. Les ingénieux lutins connaissent le point faible du troll : ses capacités pulmonaires limitées. Presque asthmatique, en vérité. Avez-vous déjà vu courir un troll sur plus de 20 mètres ? Et l'arme parfaite pour déclencher une crise respiratoire chez le troll, c'est un champignon magique, le champifleur, qui tapisse en cette saison les sous-bois des forêts marécageuses proches, libérant ses spores hautement allergisantes.
Il suffit aux malfaisants esprits follets de lancer sur une surface dure -un empilement géologique naturel typique de ces monts par exemple- des graines en forme de haricots brillants, pour qu'elles germent aussitôt et laissent apparaître en un instant, des champifleurs qui vont libérer leurs spores. Les petites créatures espiègles se mettent à la tâche et attirent par quelques grimaces et figures acrobatiques le troll, qui ne flaire pas le piège, compte-tenu de la petitesse de son cerveau. Cachés dans les anfractuosités de la roche, l'armée de lutins surgit et encercle le colosse, lorsqu'il se trouve à l'endroit propice. Une fois les "grenades" lancées, les sporophores "poussent comme des champignons", c'est le cas de le dire, et un nuage hautement toxique entoure le pauvre écervelé. Dans un mélange de grognements, de toussotements et de suffocation, le troll s'agite de manière désordonnée, brassant l'air de sa massue, et quitte les lieux sans tarder. Les lutins observent la scène en évitant de se faire piétiner. Ils se félicitent de voir tomber le troll d'un talus puis dévaler la pente en roulé-boulé.
Il suffira de réitérer la manœuvre si le troll a la bêtise de revenir dans le coin, ce qui arrivera donc à coup sûr. Voilà qui occupera de nouveau ces lutins farceurs !

Oui, mais voilà, depuis peu, un indésirable géant y a élu domicile. Trois mètres cinquante de haut, une tonne faisant trembler le sol à chaque pas, la peau gris-vert, une intelligence inversement proportionnelle à sa taille, qu'on peine à déceler dans ses yeux vides : un troll des montagnes ! Un peu loin de sa terre natale, sur des paysages plus vallonnés qu'accidentés, à 400 mètres d'altitude au maximum, le troll cherche à s'installer dans une mine désaffectée de cuivre ou d'étain.
Il ne faut pas plus de quelques minutes de conciliabules à cette petite bande surexcitée pour échafauder un plan, afin de se débarrasser de l'intrus. Les pestes volantes décident de montrer à ce troll qu'ils sont les rois de la région. Les ingénieux lutins connaissent le point faible du troll : ses capacités pulmonaires limitées. Presque asthmatique, en vérité. Avez-vous déjà vu courir un troll sur plus de 20 mètres ? Et l'arme parfaite pour déclencher une crise respiratoire chez le troll, c'est un champignon magique, le champifleur, qui tapisse en cette saison les sous-bois des forêts marécageuses proches, libérant ses spores hautement allergisantes.
Il suffit aux malfaisants esprits follets de lancer sur une surface dure -un empilement géologique naturel typique de ces monts par exemple- des graines en forme de haricots brillants, pour qu'elles germent aussitôt et laissent apparaître en un instant, des champifleurs qui vont libérer leurs spores. Les petites créatures espiègles se mettent à la tâche et attirent par quelques grimaces et figures acrobatiques le troll, qui ne flaire pas le piège, compte-tenu de la petitesse de son cerveau. Cachés dans les anfractuosités de la roche, l'armée de lutins surgit et encercle le colosse, lorsqu'il se trouve à l'endroit propice. Une fois les "grenades" lancées, les sporophores "poussent comme des champignons", c'est le cas de le dire, et un nuage hautement toxique entoure le pauvre écervelé. Dans un mélange de grognements, de toussotements et de suffocation, le troll s'agite de manière désordonnée, brassant l'air de sa massue, et quitte les lieux sans tarder. Les lutins observent la scène en évitant de se faire piétiner. Ils se félicitent de voir tomber le troll d'un talus puis dévaler la pente en roulé-boulé.
Il suffira de réitérer la manœuvre si le troll a la bêtise de revenir dans le coin, ce qui arrivera donc à coup sûr. Voilà qui occupera de nouveau ces lutins farceurs !

Le mot de passe ?
30/08/2050 Vivet doré
Reducio

* 30/10/2050 L'assassinat de Harry Potter
Reducio



29/12/2050 Fêtes sorcières
Reducio

* 27/02/2051
Les Fondateurs
* 30/04/2051 Scrabky
Reducio
J'ai hérité de la douceur de ma mère et de la clairvoyance de mon père. J'ai eu la chance de grandir dans une famille aimante, qui m'a transmis le goût du travail. J'avais tout pour être heureux. Oui, mais voilà : les autres en avaient décidé autrement.
On m'a très tôt mis à l'écart. J'ai été victime de brimades de la part des enfants de mon âge, juste parce que je suis différent : moitié elfe, moitié gobelin. J'ai tenté de m'intégrer à la communauté gobeline mais elle ne m'a jamais pris au sérieux. J'ai voulu postuler pour un emploi d'elfe mais la maison de placement a refusé ma candidature, sous prétexte que je ne satisfaisais pas aux critères de sélection. La vérité est qu'on se méfiait de moi.
Pourtant, je suis courageux et n'exige pas un gros salaire. Je peux réaliser n'importe quelle tâche ménagère et en plus, je sais lire, écrire, compter. Je suis capable de vérifier les devoirs des enfants ou bien de faire les courses en gérant un budget. J'aspire juste à une vie stable, un toit au-dessus de ma tête, un repas quotidien et une journée bien remplie pour que je ne m'ennuie pas. Et aussi, un peu de compagnie, car je me sens seul depuis le décès de mes parents. À cause de mon hybridité, les portes se sont fermées. Les créatures telles que moi sont si rares que les gens ne sont pas habitués et restent sur leurs gardes.
Alors, j'ai pensé tenter ma chance dans un lieu qui emploie beaucoup de personnel et qui a toujours fait preuve de tolérance, à savoir l'illustre école de sorcellerie de Poudlard. Si seulement je pouvais être embauché à l'essai, je saurais rapidement me montrer indispensable...

Ah, pardon, j'ai oublié de me présenter : je me nomme Scrabky.
On m'a très tôt mis à l'écart. J'ai été victime de brimades de la part des enfants de mon âge, juste parce que je suis différent : moitié elfe, moitié gobelin. J'ai tenté de m'intégrer à la communauté gobeline mais elle ne m'a jamais pris au sérieux. J'ai voulu postuler pour un emploi d'elfe mais la maison de placement a refusé ma candidature, sous prétexte que je ne satisfaisais pas aux critères de sélection. La vérité est qu'on se méfiait de moi.
Pourtant, je suis courageux et n'exige pas un gros salaire. Je peux réaliser n'importe quelle tâche ménagère et en plus, je sais lire, écrire, compter. Je suis capable de vérifier les devoirs des enfants ou bien de faire les courses en gérant un budget. J'aspire juste à une vie stable, un toit au-dessus de ma tête, un repas quotidien et une journée bien remplie pour que je ne m'ennuie pas. Et aussi, un peu de compagnie, car je me sens seul depuis le décès de mes parents. À cause de mon hybridité, les portes se sont fermées. Les créatures telles que moi sont si rares que les gens ne sont pas habitués et restent sur leurs gardes.
Alors, j'ai pensé tenter ma chance dans un lieu qui emploie beaucoup de personnel et qui a toujours fait preuve de tolérance, à savoir l'illustre école de sorcellerie de Poudlard. Si seulement je pouvais être embauché à l'essai, je saurais rapidement me montrer indispensable...

Ah, pardon, j'ai oublié de me présenter : je me nomme Scrabky.
Les Devinettes du Sphinx
* 22/04/2047 Chartier
31/03/2048 Salamandre de Feu et page 2
* 29/07/2048 Pickett le Botruc
Reducio
Printemps 1925...
J'achevais mon manuscrit sur les animaux fantastiques, qui serait publié deux ans plus tard, par la maison d'éditions Obscurus Book. Après quelques mois de repos, j'avais hâte de repartir. Lors de mon précédent voyage, j'avais croisé des petites créatures fascinantes et je voulais réaliser une carte précise de leur aire de répartition. On connaissait l'existence des botrucs sous nos latitudes. J'espérais découvrir des espèces exotiques dans les forêts les plus sauvages de la planète : Congo, Nouvelle-Guinée, Birmanie, Bornéo, Amazonie. Bien sûr, j'allais parcourir les forêts enchantées : Brocéliande, Forêt Interdite, Nagoya, Forêt Tordue, Forêt de Goblin. Mon étude s'intitulerait "Le Mimétisme chez l'Arboresprit".
Armé de mon carnet à dessin et de lunettes de protection, je partis en quête d'arbres remarquables. Je dessinais chaque jour les créatures arboricoles qui les peuplaient. Aux Canaries, les dragonniers déployaient leurs parasols. De leurs blessures saignait une résine rouge : le sang-dragon. De tout petits botrucs vert bouteille, coiffés d'aiguilles, se dissimulaient dans les entrelacs de branches. Dans l'Himalaya, les écorces immaculées des bouleaux fantômes brillaient à la lumière de la lune, créant des orbes spectraux. Encore plus spectaculaire, l'eucalyptus arc-en-ciel des Philippines revêtait des couleurs très vives, changeant de tenue tout au long de sa vie. Ces arbres magiques hébergeaient des cousins de nos botrucs européens. J'eus ainsi la confirmation que les arboresprits vivaient sous tous les climats et sur tous les continents. Ils présentaient quelques différences d'apparence que je reportais dans mes dessins :


Les arboresprits étaient discrets. Leur capacité à se rendre invisible dans le feuillage garantissait leur survie. Certains se sont montrés curieux envers moi, d'autres plutôt agressifs.
Je terminais mon périple par la forêt de Wistman, en Angleterre, dans le Devon. Au centre de cette chênaie moussue, je découvris, dans une clairière, un poirier savant majestueux. Les fabricants de baguettes appréciaient son bois brun-rouge, son grain fin et son fil assez droit. Les baguettes taillées dans ce bois montraient une très bonne résistance au temps. J'étais tout à mon émerveillement devant ce magnifique spécimen lorsque soudain, je vis bondir un clabbert sur une branche basse, un botruc dans sa gueule. Originaires du sud de l'Amérique, ces grenouilles-singes s'étaient acclimatées un peu partout dans le monde. Malheureusement, elles avaient des dents extrêmement coupantes. J'attrapai ma baguette et neutralisai l'agresseur, qui lâcha la pauvre créature. Le petit être filiforme ne parvenait plus à se mouvoir. Une de ses pattes semblait brisée et une autre était amputée d'un tiers. Je le fis léviter en douceur jusqu'à moi pour évaluer la gravité de ses blessures. Je lui offris des cloportes aspergés d'une goutte de potion calmante et préparai une attelle végétale souple de dictame et de saule. Curieusement, ce dernier se laissa faire. Il avait compris que je ne lui voulais aucun mal. Le temps réparerait la fracture et cicatriserait le moignon
Il mesurait une vingtaine de centimètres, ce qui est plutôt grand pour un botruc. Il possédait trois pattes, disposées comme les pieds d'un tabouret. Ses membres supérieurs n'étaient pas de la même longueur et se terminaient par deux doigts fins. Son corps maigre était entièrement vert clair, excepté l'extrémité de ses pattes, de couleur brune. Son visage s'élargissait dans sa partie basse, en forme de poire. Ses yeux noirs brillaient de malice. Sa langue dépassait souvent de sa bouche, lui donnant l'air de se moquer de moi. Mais sans doute était-ce sa façon de réguler sa température corporelle, comme le font les croups. Au sommet de son crâne, deux feuilles semblables à celles du poirier, lui garantissaient un parfait camouflage.
Je le mis au chaud dans ma besace. Il y resta quelques jours, copieusement nourri d'insectes à son goût. C'était curieux de camper si près de chez soi. Dès qu'il irait mieux, je connaîtrais ce plaisir d'être de retour au logis après une longue absence. Je compris qu'il était remis sur pattes et qu'il était temps que je le relâche, le jour où il trouva le moyen de sortir de la besace et de chiper quelques cloportes dans ma poche de gilet. L'animal était intelligent et avait rapidement trouvé le chemin de la réserve de friandises. Logé et nourri, le petit pickpocket ne semblait pourtant pas pressé de me quitter. J'essayai par trois fois de le reposer sur son arbre, mais il revint aussitôt vers moi. Ce n'était nullement mon intention mais je craignis de l'avoir domestiqué. Aucun de ses congénères ne montra le bout de son museau. Aucun ne l'encouragea à les rejoindre. Aussi, je rentrai chez moi avec mon protégé. Nous nous étions liés d'amitié. Il sortait de temps en temps de son refuge pour se poser sur mon épaule. Je le baptisai "Pickett", c'était plus court et plus joli que "Pickpocket". Et il ne me quitta plus.
J'achevais mon manuscrit sur les animaux fantastiques, qui serait publié deux ans plus tard, par la maison d'éditions Obscurus Book. Après quelques mois de repos, j'avais hâte de repartir. Lors de mon précédent voyage, j'avais croisé des petites créatures fascinantes et je voulais réaliser une carte précise de leur aire de répartition. On connaissait l'existence des botrucs sous nos latitudes. J'espérais découvrir des espèces exotiques dans les forêts les plus sauvages de la planète : Congo, Nouvelle-Guinée, Birmanie, Bornéo, Amazonie. Bien sûr, j'allais parcourir les forêts enchantées : Brocéliande, Forêt Interdite, Nagoya, Forêt Tordue, Forêt de Goblin. Mon étude s'intitulerait "Le Mimétisme chez l'Arboresprit".
Armé de mon carnet à dessin et de lunettes de protection, je partis en quête d'arbres remarquables. Je dessinais chaque jour les créatures arboricoles qui les peuplaient. Aux Canaries, les dragonniers déployaient leurs parasols. De leurs blessures saignait une résine rouge : le sang-dragon. De tout petits botrucs vert bouteille, coiffés d'aiguilles, se dissimulaient dans les entrelacs de branches. Dans l'Himalaya, les écorces immaculées des bouleaux fantômes brillaient à la lumière de la lune, créant des orbes spectraux. Encore plus spectaculaire, l'eucalyptus arc-en-ciel des Philippines revêtait des couleurs très vives, changeant de tenue tout au long de sa vie. Ces arbres magiques hébergeaient des cousins de nos botrucs européens. J'eus ainsi la confirmation que les arboresprits vivaient sous tous les climats et sur tous les continents. Ils présentaient quelques différences d'apparence que je reportais dans mes dessins :


Les arboresprits étaient discrets. Leur capacité à se rendre invisible dans le feuillage garantissait leur survie. Certains se sont montrés curieux envers moi, d'autres plutôt agressifs.
Je terminais mon périple par la forêt de Wistman, en Angleterre, dans le Devon. Au centre de cette chênaie moussue, je découvris, dans une clairière, un poirier savant majestueux. Les fabricants de baguettes appréciaient son bois brun-rouge, son grain fin et son fil assez droit. Les baguettes taillées dans ce bois montraient une très bonne résistance au temps. J'étais tout à mon émerveillement devant ce magnifique spécimen lorsque soudain, je vis bondir un clabbert sur une branche basse, un botruc dans sa gueule. Originaires du sud de l'Amérique, ces grenouilles-singes s'étaient acclimatées un peu partout dans le monde. Malheureusement, elles avaient des dents extrêmement coupantes. J'attrapai ma baguette et neutralisai l'agresseur, qui lâcha la pauvre créature. Le petit être filiforme ne parvenait plus à se mouvoir. Une de ses pattes semblait brisée et une autre était amputée d'un tiers. Je le fis léviter en douceur jusqu'à moi pour évaluer la gravité de ses blessures. Je lui offris des cloportes aspergés d'une goutte de potion calmante et préparai une attelle végétale souple de dictame et de saule. Curieusement, ce dernier se laissa faire. Il avait compris que je ne lui voulais aucun mal. Le temps réparerait la fracture et cicatriserait le moignon
Il mesurait une vingtaine de centimètres, ce qui est plutôt grand pour un botruc. Il possédait trois pattes, disposées comme les pieds d'un tabouret. Ses membres supérieurs n'étaient pas de la même longueur et se terminaient par deux doigts fins. Son corps maigre était entièrement vert clair, excepté l'extrémité de ses pattes, de couleur brune. Son visage s'élargissait dans sa partie basse, en forme de poire. Ses yeux noirs brillaient de malice. Sa langue dépassait souvent de sa bouche, lui donnant l'air de se moquer de moi. Mais sans doute était-ce sa façon de réguler sa température corporelle, comme le font les croups. Au sommet de son crâne, deux feuilles semblables à celles du poirier, lui garantissaient un parfait camouflage.
Je le mis au chaud dans ma besace. Il y resta quelques jours, copieusement nourri d'insectes à son goût. C'était curieux de camper si près de chez soi. Dès qu'il irait mieux, je connaîtrais ce plaisir d'être de retour au logis après une longue absence. Je compris qu'il était remis sur pattes et qu'il était temps que je le relâche, le jour où il trouva le moyen de sortir de la besace et de chiper quelques cloportes dans ma poche de gilet. L'animal était intelligent et avait rapidement trouvé le chemin de la réserve de friandises. Logé et nourri, le petit pickpocket ne semblait pourtant pas pressé de me quitter. J'essayai par trois fois de le reposer sur son arbre, mais il revint aussitôt vers moi. Ce n'était nullement mon intention mais je craignis de l'avoir domestiqué. Aucun de ses congénères ne montra le bout de son museau. Aucun ne l'encouragea à les rejoindre. Aussi, je rentrai chez moi avec mon protégé. Nous nous étions liés d'amitié. Il sortait de temps en temps de son refuge pour se poser sur mon épaule. Je le baptisai "Pickett", c'était plus court et plus joli que "Pickpocket". Et il ne me quitta plus.
30/10/2048 Bundimun
31/10/2049 Grincheux Bourdon
Reducio
Récemment recruté via l'Agence de Placement de Londres et affecté à la branche polyvalente, Bumbly prépare ce matin-là une tarte à la mélasse. Il la goûte avant de soumettre sa création à l'approbation du chef cuisinier. Comme il la trouve étonnamment délicieuse -et pour cause, il a malencontreusement utilisé de la mélasse de Grinchebourdon- il s'en coupe une grosse part qu'il va manger dehors, avant l'arrivée des élèves et le rush qui s'ensuit en cuisine.
Après le déjeuner, je me rends dans la cour de la tour de l'horloge. C'est définitivement mon endroit préféré à Poudlard, à cause du cloître, de ses gargouilles, de la fontaine aux phénix majestueuse et sauvage et de l'horloge caressant les nuages, qui veille sur nous et rythme notre journée. J'aime tout particulièrement la plus grave de ses quatre cloches, le bourdon, qui sonne les fêtes de l'année. Mais hélas, grincheux bourdon, aujourd'hui il se tait. Ce ne sont pas des notes mais de grosses gouttes qui pleuvent sur la cour pavée.
En m'approchant du petit banc de pierre abrité par le cloître, sur lequel j'ai l'habitude de m'asseoir, je m'aperçois que la place est occupée... par un elfe de maison. Nous les voyons rarement ; ils se font très discrets. C'est une occasion à saisir.
- Bonjour ! Non, non, restez assis ! Puis-je me joindre à vous ?
- Merci mais je ne suis pas d'agréable compagnie ce matin.
- Que vous arrive-t-il ? Puis-je vous aider ?
Ce jeune elfe aux oreilles pointues montre un visage sombre sur lequel on distingue le sillage d'une larme.
- Ce travail ne me convient pas. Il faut se lever très tôt et l'on finit très tard. Je manque de sommeil.
- Oui mais vous êtes salarié. Ce n'est pas encore le cas de tous les elfes de Grande-Bretagne.
- Mais quand puis-je trouver le temps de dépenser mes noises ?
- C'est un problème en effet.
Je n'avais pas réalisé que la centaine d'elfes avait des journées harassantes, compte-tenu de la taille du château et du nombre de résidents. Mais pas d'abattement ! Malgré la grisaille, je relève le défi de rendre le moral à cet elfe.
- Les armures à huiler... prononce-t-il dans un grognement.
- Oui ?
- Elles se déplacent tout le temps et il faut leur courir après.
- Oui mais vous pouvez discuter un peu avec elles, être au courant des derniers potins.
- Elles se contentent de parler joutes et combats ou de cafarder sur le comportement des élèves.
Cafard, bourdon... une petite discussion amicale insecticide va remettre notre elfe en joie.
- Je trouve ce clocher magnifique, à l'image de l'architecture du château. Quel privilège de travailler dans un endroit pareil !
- Les escaliers n'en font qu'à leur tête ! Lorsqu'on les nettoie, ils se mettent en mouvement sans prévenir et j'ai déjà failli en tomber.
- Oui mais... Je me trouve à court d'arguments. Moi aussi je les trouve un tantinet dangereux.
- Vous êtes nombreux à Poudlard, vous pouvez sans doute échanger cette tâche avec un autre elfe.
- Il est d'usage de négocier une tâche ménagère contre deux.
Ces elfes sont durs en affaire, pensé-je.
- Et vous avez vu la quantité de linge à laver ?
A dire vrai, je n'y ai jamais songé, bien trop heureuse de trouver propres et soigneusement pliées sur mon lit ma tenue de quidditch sans plus aucune trace de boue et mes robes nettoyées des projections de potions ou des poils de chat. Maladroitement, je réponds :
- Les différentes couleurs vous aident à trier les vêtements et c'est à la mode de porter des chaussettes dépareillées, plus besoin de trouver la paire.
- Il reste le problème des pointures.
La tristesse de l'elfe tourne à l'amertume. Je décide d'éloigner ses pensées vers des lieux plus enchanteurs.
- La vue sur le domaine et le lac est vraiment exceptionnelle ! Appréciez-vous le paysage flamboyant automnal et la surface scintillante du Lac Noir ?
- J'ai le mal de mer et nettoyer les barques dans le hangar me donne le vague à l'âme, surtout les jours de grand vent.
Pauvre Bumbly ! Est-il vraiment fait pour vivre ici ?
- Vous travaillez dans une école prestigieuse ! Ce doit être une fierté pour vous.
- Poudlard aime ses champions. Il y a une quantité de trophées à astiquer. Ceux en argent s'oxydent.
- Mais ils sont protégés de la poussière par une vitrine.
- Ce qui nous oblige à nettoyer en plus la vitrine.
Tout son corps s'affaisse sous le poids du labeur. La maussade créature va finir par tomber du banc.
- Vous devriez rentrer vous mettre au chaud, lui conseillé-je.
J'avoue qu'il commence à me déprimer.
- Ah... allumer et entretenir les nombreuses cheminées et transporter le bois dans tous les étages !
- Vous pouvez utiliser la magie.
- Non, pas pendant la nuit parce que le "pop" caractéristique de notre transplanage réveille les professeurs et les tableaux.
Mais ce n'est pas le pire !
- Ah non ?
- Le pire, c'est le nettoyage des déjections acides des chouettes et des hiboux, qui attaquent la pierre du château. Beurk !
- C'est l'occasion sans doute de découvrir des petits coins cachés, inaccessibles aux élèves.
- J'ai le vertige !!!
- Ah, ce n'est pas de chance. Et j'imagine que préparer le repas pour une armée d'adolescents goinfres n'est pas non plus de tout repos.
Mais qu'est-ce que je dis ? Je vais l'envoyer tout droit vers l'infirmerie où on le mettra sous anti-dépresseurs.
L'elfe me sort de mon angoisse.
- Ils ne sont pas difficiles ; ils peuvent avaler n'importe quoi et dans n'importe quel ordre.
Enfin une pensée positive de la part de mon neurasthénique !
- Mais certains viennent aussi en douce la nuit dans les cuisines dévorer les restes que les elfes ont mis de côté pour leur petit déjeuner.
- J'ai parfois un peu de mal aussi dans mes relations avec les humains. C'est plus simple avec les animaux. Ils vous offrent rapidement leur affection. Vous devez en croiser beaucoup pendant que leurs maîtres sont en cours ?
- Je n'ai pas d'affinité avec les serpents.
- Je vous comprends, moi non plus.
Prétextant devoir aller étudier, je laisse le pauvre elfe à sa morosité avant que le pessimisme ambiant ne me gagne. Peut-être que la condition des elfes ne s'est finalement pas améliorée tant que ça. Mais aujourd'hui, la réapparition du soleil annonce une belle journée. Je suis jeune, j'ai des projets, la vie est belle !
Après le déjeuner, je me rends dans la cour de la tour de l'horloge. C'est définitivement mon endroit préféré à Poudlard, à cause du cloître, de ses gargouilles, de la fontaine aux phénix majestueuse et sauvage et de l'horloge caressant les nuages, qui veille sur nous et rythme notre journée. J'aime tout particulièrement la plus grave de ses quatre cloches, le bourdon, qui sonne les fêtes de l'année. Mais hélas, grincheux bourdon, aujourd'hui il se tait. Ce ne sont pas des notes mais de grosses gouttes qui pleuvent sur la cour pavée.
En m'approchant du petit banc de pierre abrité par le cloître, sur lequel j'ai l'habitude de m'asseoir, je m'aperçois que la place est occupée... par un elfe de maison. Nous les voyons rarement ; ils se font très discrets. C'est une occasion à saisir.
- Bonjour ! Non, non, restez assis ! Puis-je me joindre à vous ?
- Merci mais je ne suis pas d'agréable compagnie ce matin.
- Que vous arrive-t-il ? Puis-je vous aider ?
Ce jeune elfe aux oreilles pointues montre un visage sombre sur lequel on distingue le sillage d'une larme.
- Ce travail ne me convient pas. Il faut se lever très tôt et l'on finit très tard. Je manque de sommeil.
- Oui mais vous êtes salarié. Ce n'est pas encore le cas de tous les elfes de Grande-Bretagne.
- Mais quand puis-je trouver le temps de dépenser mes noises ?
- C'est un problème en effet.
Je n'avais pas réalisé que la centaine d'elfes avait des journées harassantes, compte-tenu de la taille du château et du nombre de résidents. Mais pas d'abattement ! Malgré la grisaille, je relève le défi de rendre le moral à cet elfe.
- Les armures à huiler... prononce-t-il dans un grognement.
- Oui ?
- Elles se déplacent tout le temps et il faut leur courir après.
- Oui mais vous pouvez discuter un peu avec elles, être au courant des derniers potins.
- Elles se contentent de parler joutes et combats ou de cafarder sur le comportement des élèves.
Cafard, bourdon... une petite discussion amicale insecticide va remettre notre elfe en joie.
- Je trouve ce clocher magnifique, à l'image de l'architecture du château. Quel privilège de travailler dans un endroit pareil !
- Les escaliers n'en font qu'à leur tête ! Lorsqu'on les nettoie, ils se mettent en mouvement sans prévenir et j'ai déjà failli en tomber.
- Oui mais... Je me trouve à court d'arguments. Moi aussi je les trouve un tantinet dangereux.
- Vous êtes nombreux à Poudlard, vous pouvez sans doute échanger cette tâche avec un autre elfe.
- Il est d'usage de négocier une tâche ménagère contre deux.
Ces elfes sont durs en affaire, pensé-je.
- Et vous avez vu la quantité de linge à laver ?
A dire vrai, je n'y ai jamais songé, bien trop heureuse de trouver propres et soigneusement pliées sur mon lit ma tenue de quidditch sans plus aucune trace de boue et mes robes nettoyées des projections de potions ou des poils de chat. Maladroitement, je réponds :
- Les différentes couleurs vous aident à trier les vêtements et c'est à la mode de porter des chaussettes dépareillées, plus besoin de trouver la paire.
- Il reste le problème des pointures.
La tristesse de l'elfe tourne à l'amertume. Je décide d'éloigner ses pensées vers des lieux plus enchanteurs.
- La vue sur le domaine et le lac est vraiment exceptionnelle ! Appréciez-vous le paysage flamboyant automnal et la surface scintillante du Lac Noir ?
- J'ai le mal de mer et nettoyer les barques dans le hangar me donne le vague à l'âme, surtout les jours de grand vent.
Pauvre Bumbly ! Est-il vraiment fait pour vivre ici ?
- Vous travaillez dans une école prestigieuse ! Ce doit être une fierté pour vous.
- Poudlard aime ses champions. Il y a une quantité de trophées à astiquer. Ceux en argent s'oxydent.
- Mais ils sont protégés de la poussière par une vitrine.
- Ce qui nous oblige à nettoyer en plus la vitrine.
Tout son corps s'affaisse sous le poids du labeur. La maussade créature va finir par tomber du banc.
- Vous devriez rentrer vous mettre au chaud, lui conseillé-je.
J'avoue qu'il commence à me déprimer.
- Ah... allumer et entretenir les nombreuses cheminées et transporter le bois dans tous les étages !
- Vous pouvez utiliser la magie.
- Non, pas pendant la nuit parce que le "pop" caractéristique de notre transplanage réveille les professeurs et les tableaux.
Mais ce n'est pas le pire !
- Ah non ?
- Le pire, c'est le nettoyage des déjections acides des chouettes et des hiboux, qui attaquent la pierre du château. Beurk !
- C'est l'occasion sans doute de découvrir des petits coins cachés, inaccessibles aux élèves.
- J'ai le vertige !!!
- Ah, ce n'est pas de chance. Et j'imagine que préparer le repas pour une armée d'adolescents goinfres n'est pas non plus de tout repos.
Mais qu'est-ce que je dis ? Je vais l'envoyer tout droit vers l'infirmerie où on le mettra sous anti-dépresseurs.
L'elfe me sort de mon angoisse.
- Ils ne sont pas difficiles ; ils peuvent avaler n'importe quoi et dans n'importe quel ordre.
Enfin une pensée positive de la part de mon neurasthénique !
- Mais certains viennent aussi en douce la nuit dans les cuisines dévorer les restes que les elfes ont mis de côté pour leur petit déjeuner.
- J'ai parfois un peu de mal aussi dans mes relations avec les humains. C'est plus simple avec les animaux. Ils vous offrent rapidement leur affection. Vous devez en croiser beaucoup pendant que leurs maîtres sont en cours ?
- Je n'ai pas d'affinité avec les serpents.
- Je vous comprends, moi non plus.
Prétextant devoir aller étudier, je laisse le pauvre elfe à sa morosité avant que le pessimisme ambiant ne me gagne. Peut-être que la condition des elfes ne s'est finalement pas améliorée tant que ça. Mais aujourd'hui, la réapparition du soleil annonce une belle journée. Je suis jeune, j'ai des projets, la vie est belle !
30/03/2050 Démonzémerveille, oublie-moi !
Reducio
Raconter ce qu'on a oublié ? Alors là, ça risque de tenir plus de l'invention que du récit ! Tâchons de reconstituer l'événement à partir des bribes qui me restent en mémoire.
C'était samedi soir. J'avais acheté un merveilleux ingrédient à deux charmants jeunes gens croisés dans les couloirs de Poudlard. Bleu azur et aussi brillante qu'un rayon de lune, de la poudre de topaze, idéale pour réaliser une potion de l'œil vif.
Ensuite, c'est très flou. Je me souviens d'une créature gigantesque et velue. Un ours peut-être. Un Yéti ? Non, c'est peu probable en Écosse. Je vois aussi un blaireau dans les marguerites. Mais ce n'est pas la saison ; elles fleurissent l'été. J'entends des chants, des cris, des hennissements.
Mon bras douloureux m'a conduite au troisième étage. Monsieur O'Belt a diagnostiqué avec certitude, en voyant quatre traces rouges sur mon bras, que j'avais été mordue par un Démonzémerveille. Mais où ai-je bien pu croiser cette créature ? Une idée lumineuse du professeur de soin aux créatures magiques ? D'après l'infirmier, cela expliquait la défaillance de ma mémoire mais ne me mettait pas en danger. Par ailleurs, "c'est certainement un mauvais souvenir qui a été en partie effacé", m'a-t-il dit. "Désirez-vous vraiment que je vous soigne ?" Et bien... oui et non.
Je réfléchissais encore à cette question en regagnant la tour ouest. Si je devais voir réapparaître ce souvenir douloureux petit à petit, quel avantage à prendre un remède ? Mais s'il devait me hanter perpétuellement, n'était-ce pas préférable de l'affronter dès maintenant ? Et puis, on apprend de ses erreurs. Si j'ai vécu quelque chose de désagréable par ma faute, ne vaut-il pas mieux que je le sache pour ne pas refaire la même erreur ? Si quelqu'un m'a dit ou fait du mal, je préfèrerais le savoir pour être sur mes gardes à l'avenir, par rapport à cette personne.
Tout à ma réflexion, je ne vis pas ce qui me percuta et tombai en arrière sous le choc. Un géant barbu m'aida à me relever. Je reconnus alors mon ours : monsieur Kohler le concierge. Il m'informa du lieu et de l'heure de ma retenue, que je partageais avec une Poufsouffle de cinquième année. Voilà qui expliquait aussi le blaireau. Il ne me restait plus qu'à éclaircir le mystère du Démonzémerveille. Et quid des marguerites ?
Finalement, il y a toujours des sorciers plus ou moins bien intentionnés pour vous rappeler ce que vous auriez préféré oublier.
C'était samedi soir. J'avais acheté un merveilleux ingrédient à deux charmants jeunes gens croisés dans les couloirs de Poudlard. Bleu azur et aussi brillante qu'un rayon de lune, de la poudre de topaze, idéale pour réaliser une potion de l'œil vif.
Ensuite, c'est très flou. Je me souviens d'une créature gigantesque et velue. Un ours peut-être. Un Yéti ? Non, c'est peu probable en Écosse. Je vois aussi un blaireau dans les marguerites. Mais ce n'est pas la saison ; elles fleurissent l'été. J'entends des chants, des cris, des hennissements.
Mon bras douloureux m'a conduite au troisième étage. Monsieur O'Belt a diagnostiqué avec certitude, en voyant quatre traces rouges sur mon bras, que j'avais été mordue par un Démonzémerveille. Mais où ai-je bien pu croiser cette créature ? Une idée lumineuse du professeur de soin aux créatures magiques ? D'après l'infirmier, cela expliquait la défaillance de ma mémoire mais ne me mettait pas en danger. Par ailleurs, "c'est certainement un mauvais souvenir qui a été en partie effacé", m'a-t-il dit. "Désirez-vous vraiment que je vous soigne ?" Et bien... oui et non.
Je réfléchissais encore à cette question en regagnant la tour ouest. Si je devais voir réapparaître ce souvenir douloureux petit à petit, quel avantage à prendre un remède ? Mais s'il devait me hanter perpétuellement, n'était-ce pas préférable de l'affronter dès maintenant ? Et puis, on apprend de ses erreurs. Si j'ai vécu quelque chose de désagréable par ma faute, ne vaut-il pas mieux que je le sache pour ne pas refaire la même erreur ? Si quelqu'un m'a dit ou fait du mal, je préfèrerais le savoir pour être sur mes gardes à l'avenir, par rapport à cette personne.
Tout à ma réflexion, je ne vis pas ce qui me percuta et tombai en arrière sous le choc. Un géant barbu m'aida à me relever. Je reconnus alors mon ours : monsieur Kohler le concierge. Il m'informa du lieu et de l'heure de ma retenue, que je partageais avec une Poufsouffle de cinquième année. Voilà qui expliquait aussi le blaireau. Il ne me restait plus qu'à éclaircir le mystère du Démonzémerveille. Et quid des marguerites ?
Finalement, il y a toujours des sorciers plus ou moins bien intentionnés pour vous rappeler ce que vous auriez préféré oublier.
Les Emotions
09/04/2048 Solitude (dessin + acrostiche)
* 12/06/2048 Fierté
Reducio
Fier comme un paon noir
Épanoui et heureux
Notre gallinacé
Se pavane et parade
Au cours de sa promenade
Les créatures ailées
Restent bec bée
Devant son port altier
Et sa grâce innée
Il remue son aigrette
Hausse sa crête
Acrobate qui épate
Il fait la roue
Sa queue s'ouvre
En éventail
Il gonfle
Son poitrail
Son pennage frôle la terre
Un arc de soies, de précieuses pierres
Aux couleurs irisées, métallisées
Qu'on ne cesse d'admirer
Et dressant tous ses plumons
Le paon noir, sur ses ergots
Fièrement, le bec bien haut
Fait résonner son nom : "Léon, Léon !"
Épanoui et heureux
Notre gallinacé
Se pavane et parade
Au cours de sa promenade
Les créatures ailées
Restent bec bée
Devant son port altier
Et sa grâce innée
Il remue son aigrette
Hausse sa crête
Acrobate qui épate
Il fait la roue
Sa queue s'ouvre
En éventail
Il gonfle
Son poitrail
Son pennage frôle la terre
Un arc de soies, de précieuses pierres
Aux couleurs irisées, métallisées
Qu'on ne cesse d'admirer
Et dressant tous ses plumons
Le paon noir, sur ses ergots
Fièrement, le bec bien haut
Fait résonner son nom : "Léon, Léon !"
* 13/08/2048 Confiance
* 27/02/2049 Inquiétude
Reducio

* 23/08/2049 Frustration
Reducio

Mal-à-dit !
* 04/05/2051
Reducio

Médination
* 10/01/2049 Oiseaux, poissons et coraux
Reducio

* 18/01/2049 Balade en forêt
Reducio

* 03/02/2049 Aurore boréale
Reducio

11/02/2049 Trou noir
Reducio

19/02/2049 Kenaz
Reducio

* 27/02/2049 Le Lac Noir
Reducio

* 06/03/2049 Ombres chinoises
Reducio

* 15/03/2049 Le monde elfique
Reducio

* 28/03/2049 Paysage amérindien
Reducio

Morceaux de magie
* 23/12/2050 Zachary Winslow
Reducio

Zachary Winslow
carte rare
(1989 -eeeee)
Ve fondateur de Poudlard et directeur de 2030 à 2037.
Inventeur du sortilège Coda Scriptum (2000) qui code un message pour le garder secret. Chasseur d'insectes, repousseur de robots, charmeur de serpents cSS, tutoyeur de tutos.
Lauréat du concours Sorcière-Hebdo du plus beau sourire.
08/03/2051 Roland Kegg
Reducio

Roland Kegg
carte commune
(1903 - 2004)
carte commune
(1903 - 2004)
Champion de Bavboules, président de la Ligue britannique. Inventeur de la variante du "Bouchon baveur". Adepte du Recurvite, devenu maître dans l'art de récurer les bavboulodromes.
Papeterie en folie
* 23/09/2048 Halloween aux Trois Balais
Reducio
La gérante d'Aux Trois Balais, Elly Fullow, une jolie célibataire de 35 ans (avis aux intéressés), prépare son menu d'Halloween. C'est un soir où elle fait habituellement salle comble. Elle cherche à renouveler sa carte.
Pour trouver l'inspiration, elle s'offre chez Scribenpenne un stylo très stylé, doté de plusieurs enchantements, avec lequel elle copie en jolies lettres calligraphiées, le nom des plats qui seront servis, tous à base de citrouille bien évidemment. Outre le correcteur d'orthographe intégré et le sortilège anti-taches, ce stylo est doté d'un enchantement qui freine la sortie de l'encre lorsque ce que l'on écrit ne lui convient pas. Dans le cas présent, il a plutôt bien réagi aux propositions d'Elly Fullow, sauf pour la compote citrouille - rhubarbe - poivre de Cayenne, où il a fait un salto arrière.
Après réflexion, cette année ce sera donc pour commencer du cake au potiron et chorizo, suivi d'un gratin de potimarron accompagnant des ailes de chauve-souris grillées, et enfin en dessert, une crème glacée à la citrouille servie avec des macarons-araignées. Hum ! Venez nombreux et bon appétit !

Pour trouver l'inspiration, elle s'offre chez Scribenpenne un stylo très stylé, doté de plusieurs enchantements, avec lequel elle copie en jolies lettres calligraphiées, le nom des plats qui seront servis, tous à base de citrouille bien évidemment. Outre le correcteur d'orthographe intégré et le sortilège anti-taches, ce stylo est doté d'un enchantement qui freine la sortie de l'encre lorsque ce que l'on écrit ne lui convient pas. Dans le cas présent, il a plutôt bien réagi aux propositions d'Elly Fullow, sauf pour la compote citrouille - rhubarbe - poivre de Cayenne, où il a fait un salto arrière.
Après réflexion, cette année ce sera donc pour commencer du cake au potiron et chorizo, suivi d'un gratin de potimarron accompagnant des ailes de chauve-souris grillées, et enfin en dessert, une crème glacée à la citrouille servie avec des macarons-araignées. Hum ! Venez nombreux et bon appétit !

Picturasort
* 30/06/2047 Arresto Momentum
28/09/2047 Glacius
* 28/12/2047 Nivicare
* 23/06/2048 Molliare
* 29/11/2048 Herbivicus
30/03/2050 Immobulus
Tous aux cuisines !
16/12/2047 Poudlard Ecosse
17/12/2047 Albaldah Jordanie
18/12/2047 Beauxbâtons France
19/12/2047 Casadelespíritu Mexique
20/12/2047 Castelobruxo Brésil
21/12/2047 Repas festif de Grande-Bretagne GB
22/12/2047 Durmstrang Russie
* 23/12/2047 Ilvermorny USA
24/12/2047 Jadugara Inde
25/12/2047 Mahoutokoro Japon
26/12/2047 Sokanmin Bénin
27/12/2047 Tawaneer Canada
28/12/2047 Uagadou Ouganda

Dernière modification par Isabella Pifors le 10 mai 2026, 16:06, modifié 68 fois.
La magie est partout.
Isabella Pifors - 7e année

28/02/2047 Une potion de folle hardiesse (one shot)
16/03/2047 Deux cadeaux avec Kimberly Harlez
23/03/2047 Kalancoloré avec le professeur Archibald Featherstone
20/12/2047 Tic-tac, repli tactique avec Tatiana Hosse
10/03/2048 Inaugurer l'augurey avec Helen Primrose
06/05/2048 Des griffes et des plumes avec Erin Fergusson
15/06/2049 BUSE de runes
21/07/2049 BUSE d'astronomie
07/01/2051 Neige point rêvé ? avec d'autres Serdaigle
comme invitée
19/03/2047 En salle de classe - Sortilèges
11/07/2047 Spécial orientation avec Maddie Joy, Eider Dawkins, Minnie Snyder et Mélissandre Hyde
29/07/2047 Banquet de fin d'année avec toute l'école
17/02/2048 Punition et rattrapage par Anna Delore, avec la professeure Sarah Priddy
29/05/2048 Le grand pique-nique des petits gourmands avec le professeur Charleston
12/11/2048 Match de Quiddtich Serdaigle contre Gryffondor avec toute l'école et Helen Primrose
04/01/2049 Le Père Noël secret à Serdaigle avec d'autres Serdaigle
24/03/2049 Les Parchemins d'Helena : cours de soutien en potions avec les professeurs et des élèves de Serdaigle
14/05/2049 Fuite des BUSE - péripétie poudlardienne par Maddie Joy avec Helen Primrose
17/05/2049 Transaction autour des sujets de BUSE avec les cinquième année, dont Helen Primrose
06/10/2049 Attention au départ (cours de transplanage) avec Sarah Priddy et Dominic Khan
01/02/2050 Code des apparitions (cours de transplanage) avec Sarah Priddy et Dominic Khan
12/03/2050 Chocolat du bonheur par Diane Dallenico
01/04/2050 Dons d'animaux par Eileen O'Brien avec des Serdaigle et d'autres élèves
08/05/2050 Les petites mains (atelier création d'encre) avec Jasper Ashdown, Erin Fergusson, Ashley Houston, Deryn O'Connors, Redose Omniak, Ellana Duchêne et Wilson Kingson
05/11/2050 Tribunes : Poufsouffle - Serdaigle (arrivée tardive) avec toute l'école
12/11/2050 1001 façons et runes d'aborder un troll (cours commun 6e et 7e années) avec Alwenn McNeil, Isée Cavell, Émeline Joyner, Charlotte Dwight, Ellana Duchêne, Kate Hunter, Marine Baylacq et Deryn O'Connors
29/11/2050 Les divinités de la glace (cours Étude des moldus) avec Aaron Bagans, Deryn O'Connors et Nelya Marks
couleur RP : #217daf

Dernière modification par Isabella Pifors le 1 mai 2026, 20:26, modifié 18 fois.
La magie est partout.
Isabella Pifors - 7e année

Accomplissement
Maison



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Club et jeux

Étrange

Events


Dernière modification par Isabella Pifors le 22 janv. 2023, 06:47, modifié 4 fois.
La magie est partout.
Isabella Pifors - 7e année
Ajout de huit badges
Hydra à 4 têtes, Marathonien de bronze, Marathonien d'argent, Diplôme des BUSEs, Breaking News, Maitresse des figurines, Gouteur intrépide, Sorcière récompensée 2025
Mais quelle collection impressionnanteIsabella aura bien mit à profit ces sept années passées à Poudlard c'est certain.
DDM de Serdaigle : Mars 2051 -
Professeure de métamorphose affiliée à Gryffondor : Avril 2050 - Février 2051
Gwen le racaillou - Charmant et copain du barman 2025
Professeure de métamorphose affiliée à Gryffondor : Avril 2050 - Février 2051
Gwen le racaillou - Charmant et copain du barman 2025