4 juin 2026, 22:55
 RP  Orgueil, préjugés et hippogriffes
17 novembre 2048
6e année RP
Non loin de l'enclos des hippogriffes fin d'après-midi
@Émeline Joyner

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Hogwarts Legacy - The Hippogriff Flight (cover by Jeremy Brauns)

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Je n’avais absolument pas peur. Oui, c’était une précision importante. Je n’avais pas peur, j’étais juste prudent. Ce n’était pas pareil. Les gens courageux finissaient piétinés, griffés, mordus ou transformés en cure-dents pour dragon. Moi, j’étais quelqu’un de prudent, qui comptait vivre suffisamment longtemps pour raconter comment il avait survécu.

Depuis cette épreuve de B.U.S.E. et ce foutu Runespoor, j’avais décidé qu’il était temps de grandir. Faire face à mes problèmes ? Avec Père ? Non. Mon problème du moment, c’étaient toutes les bestioles qui avaient plus de dents que moi et une folle envie de me faire des câlins. Ma relation avec les créatures magiques devait évoluer. Pas trop non plus. Je n’allais pas devenir le genre de personne à faire des câlins à un dragon. Ça existait, ça, au moins ?

Cette idée m’avait paru être une idée de génie. Dans ma tête. Beaucoup moins devant l’enclos des Hippogriffes.

Cet endroit avait beau être protégé par des sortilèges et encerclé de poteaux en bois qui empêchaient tout élève stupide d’approcher — genre moi, par exemple —, mon instinct me hurlait qu’un Hippogriffe vexé pourrait toujours parvenir à s’échapper. En parlant d’Hippogriffes, je pouvais voir que quatre d’entre eux déambulaient à travers les arbres et les arbustes. Des créatures pleines de plumes et d’orgueil. L’un d’eux grattait le sol tandis qu’un autre levait la tête dans ma direction.

Je n’allais pas entrer dans l’enclos, il ne fallait pas pousser Dwight dans les orties. Je voulais juste observer ces créatures, déjà parce que chevaucher un Hippogriffe contre vents et marées, c’était quand même plutôt classe. J’étais là pour m’habituer. Apprivoiser l’idée… Enfin, surtout ma peur. Y faire face de manière adulte, raisonnable et tout à fait mesurée. À une distance de plusieurs mètres et derrière suffisamment de magie pour arrêter un mage noir.

Cela ne m’empêcha pas de faire un pas en arrière. Juste un seul. Un repli tactique. Car, à la guerre, il fallait aussi savoir se replier, parfois.

Mon regard se perdit en direction du petit écriteau qui se trouvait non loin. Comme si, en le lisant, j’allais soudain me rendre compte qu’il s’agissait seulement de quatre gros pigeons prétentieux. Raté. C’étaient des Hippogriffes.

Ce fut à ce moment-là que je tombai sur quelqu’un que je reconnaissais vaguement. Son visage me disait quelque chose. Ah oui, c’était Joyner. Edmund m’en avait parlé l’autre jour. C’était sa nouvelle petite amie. La combientième, déjà ? Je ne savais plus. Et comment s’appelait celle d’avant, déjà ? Je ne m’en souvenais plus.

J’espérais qu’elle, elle ne m’avait pas vu. Pas maintenant, alors que je me livrais à un duel psychologique de haute intensité avec un Hippogriffe. Parce que j’étais sûr qu’elle irait raconter ça à Edmund. Et je le connaissais, Edmund : il allait se moquer de moi. J’en aurais au moins pour trois semaines à supporter ça. Au moins.

Je me redressai, arrangeai ma robe assez rapidement avant de prendre mon air le plus sérieux, comme si c’était tout à fait normal que je sois là, puis je fis quelques pas pour la rejoindre et m’accoudai contre un arbre.

Eh, dis-moi. Sur une échelle de un à Edmund qui fait une déclaration sentimentale, tu penses qu’elle est dangereuse à quel point, cette chose ? dis-je en désignant d’un coup de tête l’un des Hippogriffes de l’enclos. Non, parce que je précise, au cas où, mais je ne fuyais pas.

Et voilà, Émeline, dis moi si quelque chose ne te conviens pas

@Edmund Dale puisqu'il est aussi question de toi, et @Charlotte Dwight pour la mention

Le Gang des Licornes. -- Adidas Vance - 4e année (Devoirs). Toujours partant pour un RP (cf ici) - Merci Mo pour l'avatar

8 juin 2026, 06:03
 RP  Orgueil, préjugés et hippogriffes
Demain, c'était son anniversaire.

Émeline s'imaginait déjà les quelques cadeaux qu'elle allait recevoir de ses proches. Son père allait sûrement lui offrir encore un ouvrage, comme il avait l'habitude de le faire. Du côté de sa mère, elle optait plutôt pour un présent en rapport avec l'une de ses passions, possiblement des nouveaux crayons ? Ses grands-parents, eux, préféraient la gâter tout le long de l'année, donc se contentaient de lui envoyer une longue missive le jour de son anniversaire. Et pour sa tante Folma...C'était totalement aléatoire ! L'apothicaire possédait toujours des idées farfelues pour surprendre sa seule et unique nièce.

En parlant de cadeau, la cinquième année se demandait si son petit ami allait lui préparer quelque chose...Ça ne faisait pas si longtemps qu'ils se côtoyaient, mais Émeline appréciait énormément la présence du Serpentard. Même s'ils n'allaient plus danser ensemble dans la salle de répétition, ils avaient fini par trouver d'autres activités à faire. Elle avait la sensation qu'ils se rapprochaient au fil des jours. Alors, qu'Edmund pense à fêter son anniversaire, c'était possible, non ? À cette pensée d'une possible surprise de sa part, une rougeur ponctua le haut de ses joues. Merlin, qu'est-ce qu'elle ne ferait pas pour que son petit-ami fasse ce genre de chose...Rien qu'une fleur, elle en serait aux anges.

Au lieu de passer l'après-midi à le fixer bêtement pour essayer de deviner s'il comptait agir, Émeline s'était terrée près des enclos de la zone de soin aux créatures magiques. Elle avait jeté son dévolu sur celui des Hippogriffes et s'était bien installée pour les observer. Son carnet à dessins en main, elle prenait son temps pour les croquer. C'était l'occasion pour elle de préparer un nouveau dessin pour son grand-père, qui n'en avait pas reçu depuis un petit temps. En tant que deux passionnés de créature magique, Émeline alimentait ce lien qu'elle partageait avec le vieux sorcier en lui offrant régulièrement des dessins.

Du coin de l'œil, alors qu'elle avançait sur l'esquisse, elle vit une présence se rajouter non loin de l'enclos. Un dernier trait, puis elle porta enfin l'entièreté de son regard sur la personne qui venait voir les Hippogriffes. Il s'agissait d'un garçon dont le vert de son uniforme attira immédiatement ses yeux. Un Serpentard ! S'agissait-il d'Ed ? Elle fronça les yeux pour mieux distinguer, mais quand il s'approcha, elle oublia cette option. Dommage, ce n'était pas lui.

Émeline continua à l'observer, alors que lui était plutôt concentré sur les Hippogriffes. Elle décela même un combat de regard avec l'un d'eux, ce qui la fit hausser ses sourcils. Avait-il des idées suicidaires ? Non, parce que se mettre à dos l'une de ces bestioles, c'était littéralement signer son propre arrêt de mort.

Elle comptait l'avertir que malgré la barrière, les Hippogriffes possédaient une très bonne mémoire et que ce n'était pas une super idée de faire ça, mais le garçon fit enfin un pas en arrière. Un repli qu'elle ne manqua pas. Puis, il détourna enfin ses yeux de l'enclos pour les poser sur elle. Il parut étonné de voir quelqu'un d'autre dans les horizons, mais le dissimula en venant l'aborder avec désinvolture.

Oh ! Il connaissait Edmund ! Alors, elle avait sûrement dû le croiser quelque part au bras de son petit-ami. Mais où est-ce que ça avait pu arriver ? En Grande Salle, autour d'un repas, peut-être ? Sûrement. En tout cas, pour qu'il se permette de parler ainsi d'Ed, il devait bien le connaître. Un bon ami à lui, donc.

À sa demande, elle lâcha un rire amusé et lui dédia un sourire rayonnant.

- Je dirais au niveau où Ed fasse sa déclaration à un Troll des montagnes, répondit-elle du tac au tac.

Il ne fuyait pas, disait-il ? Pourtant, elle avait bien vu son étrange comportement. Qu'est-ce qu'il cherchait à faire, au juste ? La curiosité d'Émeline s'activa et son menton vint se caler dans la paume de sa main. Tout en lui parlant, elle ne perdit pas son sourire.

- Ah ouais ? C'était quoi du coup ? demanda-t-elle avec légèreté. Tu voulais tester ton courage ?

683 mots
@Léonidas Vance - Me voilà ! Désolée pour le retard :sweatingbullets:

- #066ccb - Coucou Rapeltout -- Son petit Moine Gras --
Semeuse de Discorde - Projectile de qualité supérieure - Méméline

27 juin 2026, 15:59
 RP  Orgueil, préjugés et hippogriffes
Joyner marque un point. C’est totalement absurde et dangereux, mais suffisamment crédible. Il en serait bien capable. Et s’il le faisait un jour, nul doute que je lui en rebattrai les oreilles régulièrement. Je vais donc noter cette pique dans mon répertoire personnel d’attaques que je garde sous le coude pour Dale.

— J’vais retenir ce que t’as dit, ça m’fait rire. Pour des raisons totalement fraternelles, évidemment.

Ce n’est même pas un grand mot. Edmund et moi, c’est deux catastrophes ambulantes ayant appris à combiner leur énergie. D’aussi loin que je me souvienne, il a toujours été là. Le premier témoin de mes catastrophes. Mon refuge. On a grandi ensemble, partagé des bêtises et des secrets. Et surtout des astuces pour faire tourner les adultes en bourrique. Poudlard a ajouté d’autres personnes autour de nous, d’autres amitiés. Mais Edmund reste Edmund. Un meuble ancien dans le désordre de ma vie. Pas toujours utile. Souvent encombrant, mais impossible à remplacer.

En revanche, le regard de sa nouvelle petite amie, la soixantième rien que ce mois-ci, me déstabilise autant que ce fichu Hippogriffe. Presque. L’Hippogriffe, lui, il a des serres. Joyner, elle, au moins, ne veut pas m’ouvrir en deux parce que je l’ai regardée plus d’une seconde et demie dans les yeux. Quoique, c’est parfois dangereux, un Serdaigle. Il y a trop de choses dans leur tête. C’est ça qui est dangereux.

Je suis quelque peu offusqué par sa question et me redresse contre l’arbre. Elle vient de m’accuser de quelque chose de profondément injuste. Tester mon courage. C’est ridicule. Comme si j’étais ce genre de personne à se poster près d’un enclos d’Hippogriffes pour prouver quelque chose. Moi ? Léonidas Vance ? Absolument pas.

Bon, d’accord.

Peut-être un peu.

Mon regard se porte sur l’enclos. L’Hippogriffe qui me fixait est toujours là. Vivant. Massif. Avec des plumes Et surtout très susceptible. Il gratte le sol, comme si je n’étais qu’une mouche qui l’importunait. Je détourne donc les yeux, par instinct de survie.

— Tester mon courage ? Vraiment pas. Je suis en pleine étude. Une étude super sérieuse sur la capacité des Hippogriffes à reconnaître la supériorité intellectuelle d’un sorcier, sans lui arracher un bras avant.

Je marque une pause en soupirant.

— Les premiers résultats sont plutôt… mitigés.

Même moi, je n’y crois pas, alors je soupire de nouveau et finis par lâcher :

— J’essaye surtout d’apprendre à ne pas reculer dès qu’un gros machin à plumes me regarde de travers. C’est ridicule, je sais. Mais je suis ridicule avec panache… et à distance réglementaire, surtout. Faut que je reste vivant pour continuer à rendre Ed jaloux.

440 mots
Patapé Edmund parce que je t'ai comparé à un meuble

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10 juil. 2026, 11:32
 RP  Orgueil, préjugés et hippogriffes
Pour mieux l'écouter, Émeline avait reposé son crayon contre la feuille de son carnet et l'avait laissé glisser sur ses genoux. Son regard se perdit sur le présumé ami d'Edmund et elle réalisa qu'il devait bien y avoir une bonne tête de différence entre eux. À cet âge, tous les garçons de sa promo et des années supérieures la dépassaient. Bientôt on allait finir par lui dire qu'elle était minuscule...

Elle l'avait fait rire rien qu'avec cette blague ? Il devait être un bon public, tout comme elle ! C'était assez révélateur pour qu'elle se permette de détendre son dos contre l'arbre et qu'elle continue de le regarder, le menton calé dans le creux de sa main.

En plus de paraître accessible, il semblait si proche d'Ed qu'il s'autorisait à employer des mots comme "fraternel". Pour se sentir si à l'aise avec ce genre de terme, c'est qu'il n'était pas un simple camarade de maison...Et elle ne le reconnaissait pas ? Là, c'était totalement la honte.

Elle se sentit tellement honteuse de sa situation qu'elle se mit activement à chercher dans sa mémoire le prénom de ce dernier. Mais elle avait beau détailler le visage du garçon en face d'elle, rien ne lui revenait.

Son expérience amoureuse était proche du néant. Comparée à son petit ami, Émeline pataugeait littéralement dans cet univers qu'on nommait amour. Néanmoins, l'aiglonne possédait de vagues idées de comment agir en couple et de ce qu'on pouvait attendre d'elle. En tant que bonne petite amie, Émeline se devait de faire des efforts sur ses lacunes sociales et de retenir un minimum le cercle d'Edmund. C'était la base. Enfin, la base qu'elle s'était elle-même imposée.

Pourtant, toutes ses tentatives se révélaient être des échecs. Dès qu'elle était avec Ed, son cerveau se mettait en pause et elle restait seulement focalisée sur lui.

Donc cet ami en question était une nouvelle case vide qu'elle se devait de remplir le plus rapidement possible.

Dans l'optique de rester la plus naturelle possible, elle continua de le regarder, s'étant même permise de le questionner avec sa fameuse retraite face aux hippogriffes. Cependant, à l'annonce de cette fameuse étude, Émeline ne put retenir un haussement de sourcils surpris puis un beau rire face à ses explications.

Il voulait juste devenir ami avec les hippogriffes ? Il suffisait de le dire !

- Désolée, fit-elle en plein milieu de son rire. Pendant une seconde, j'ai vraiment cru que tu t'étais lancé dans une étude vraiment étrange. Je peux être naïve parfois ! se moqua-t-elle d'elle-même.

Elle réussit à calmer son rire et son sourire se fit plus rayonnant qu'auparavant. Après tout, les créatures magiques, c'était sa plus grande passion. Voir quelqu'un s'y intéresser un tant soit peu la ravissait à chaque fois.

- Je peux t'aider à avoir moins peur, si tu veux ? proposa-t-elle en se mettant debout, abandonnant ses affaires sur le côté. Je n'ai rien d'une prof, mais les créatures magiques, ça me connaît.

Pour le moment, elle n'était qu'une élève de cinquième année un peu trop passionnée, mais peut-être qu'un jour, qui sait, elle pourrait revêtir réellement ce rôle.

- Puis, je pense qu'Ed m'en voudrait de t'avoir laissé te faire bouffer par un hippogriffe, le taquina-t-elle.

537 mots - je te l'avais dit, un vrai sucre

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