8 juil. 2026, 08:03
 CDC+  Une pâquerette, et peut-être un pissenlit
Mission n°6 – Une pâquerette, et peut-être un pissenlit
17 juin 2051 – Début d'après-midi
Parc de Poudlard
avec @Calianor Daenarya et @Otis Bentley


Le repas de midi touchait doucement à sa fin. Installées non loin l'une de l'autre à la table des Gryffondor, Calianor et moi avions passé une bonne partie du déjeuner à discuter de tout et de rien. Les examens étaient désormais derrière nous et, avec eux, une bonne partie du stress qui planait sur le château depuis plusieurs semaines. Les conversations étaient devenues bien plus légères. Nous parlions du beau temps, des vacances qui approchaient à grands pas, de tout ce qu'il nous restait encore à vivre avant de reprendre le Poudlard Express… et, sans que je sache vraiment comment, le sujet des fleurs avait fini par s'inviter dans notre discussion.

Avec un soleil pareil, rester enfermées dans le château aurait presque été du gâchis.
Nous nous étions donc mises d'accord presque sans y réfléchir : après le repas, nous irions profiter de l'extérieur. Pas de programme compliqué, pas d'objectif précis. Juste prendre l'air, marcher un peu dans le parc et savourer ce début d'après-midi qui s'annonçait particulièrement agréable.

Il existait des journées qui donnaient envie de rester enfermé au château avec un bon livre, une tasse de chocolat chaud et le crépitement rassurant d'une cheminée.
Et puis il y avait des journées comme celle-ci.

Le soleil baignait le parc d'une lumière dorée qui faisait presque scintiller les hautes herbes. Une légère brise parcourait les pelouses sans jamais devenir désagréable, apportant avec elle le parfum mêlé des fleurs sauvages, de la terre réchauffée et des arbres qui bordaient le lac Noir. Au loin, la surface de l'eau ondulait doucement sous le vent, renvoyant des éclats lumineux qui dansaient à sa surface. Les montagnes, elles aussi, semblaient profiter de cette journée d'été naissante, dessinant une silhouette paisible à l'horizon.

En quittant le château aux côtés de Calianor, je levai naturellement les yeux vers le ciel.
Il était d'un bleu presque parfait.
Pas un nuage ne venait troubler cette immense étendue lumineuse.
"Si on reste à l'intérieur avec un temps pareil, je crois que le soleil va finir par nous en vouloir..."

Un sourire amusé accompagna ma remarque tandis que nous descendions tranquillement les marches menant au parc.
Autour de nous, les élèves semblaient avoir eu exactement la même idée. Certains étaient allongés dans l'herbe, un livre posé sur le ventre, sans vraiment le lire. D'autres improvisaient une partie de Bavboules ou lançaient un Souafle en riant. Plus loin, quelques élèves de Serdaigle débattaient visiblement d'un sujet très sérieux, pendant qu'un groupe de Poufsouffle profitait simplement de l'ombre d'un grand hêtre.

Pour la première fois depuis longtemps, personne ne semblait pressé.
L'année touchait doucement à sa fin.
Les vacances approchaient.
Et même si quitter Poudlard pour plusieurs semaines me rendait un peu nostalgique, je ne pouvais pas nier que cette atmosphère avait quelque chose de reposant.

Depuis quelques jours déjà, le château semblait d'ailleurs se préparer à une autre célébration.
Litha.
La fête du solstice d'été.

J'avais découvert cette tradition en discutant avec des élèves plus âgés et en feuilletant quelques livres de la bibliothèque. J'avais appris qu'il s'agissait d'une ancienne fête sorcière célébrant le jour le plus long de l'année, celui où le soleil atteignait son apogée avant que les journées ne recommencent lentement à raccourcir. Beaucoup de sorciers associaient cette période à la lumière, à la nature, à l'abondance et au renouveau. Certaines familles allumaient de grands feux à la tombée de la nuit, d'autres organisaient des pique-niques, des danses ou de longues veillées en plein air.

Mais parmi toutes les traditions que j'avais découvertes, il y en avait une qui avait immédiatement retenu mon attention.
Les couronnes de fleurs.
Les jeunes filles avaient pour coutume de tresser elles-mêmes des couronnes composées de fleurs fraîchement cueillies. Certaines choisissaient les espèces pour leur symbolique, d'autres simplement parce qu'elles les trouvaient jolies. Les plus patientes réalisaient de véritables œuvres d'art végétales, tandis que d'autres confectionnaient des couronnes plus simples qu'elles portaient fièrement pendant les festivités.

Je trouvais cette tradition incroyablement poétique.
Pas besoin de baguette.
Pas besoin de formule compliquée.
Seulement un peu de temps, de la patience... et la nature qui faisait déjà presque tout le travail.

Nous continuâmes à marcher jusqu'à une partie du parc où les élèves étaient moins nombreux. Ici, les jardiniers semblaient volontairement laisser une partie de la pelouse pousser plus librement. Les fleurs sauvages y avaient trouvé leur royaume.

Je ralentis naturellement le pas.
Puis je finis carrément par m'accroupir.
" Regarde... "

Devant nous, des dizaines et des dizaines de pâquerettes parsemaient l'herbe comme autant de petites étoiles blanches. Leurs pétales entouraient un cœur jaune éclatant qui semblait presque capturer la lumière du soleil.

Entre elles poussaient de nombreux boutons d'or, dont les pétales dorés illuminaient la prairie de petites touches éclatantes. Plus loin, quelques trèfles formaient de véritables tapis verts où plusieurs abeilles butinaient avec un sérieux impressionnant. De petites fleurs violettes se balançaient doucement sous la brise, tandis que des coquelicots, plus rares, apportaient ici et là quelques éclats rouges. Plusieurs pissenlits avaient déjà laissé place à leurs célèbres sphères blanches, prêtes à s'envoler au moindre souffle de vent.

Un papillon citron passa lentement devant nous avant d'aller se poser quelques mètres plus loin.
Une coccinelle escaladait patiemment une tige.
Même les bourdons semblaient profiter du calme.
Je souris malgré moi.
" On dirait que tout le parc s'est préparé pour Litha. "

Je restai quelques secondes à simplement contempler ce petit paysage.
Les fleurs semblaient danser sous le vent.
L'air sentait bon l'été.
On entendait au loin quelques éclats de rire, le bruissement des feuilles et le chant régulier des oiseaux.
Je tendis finalement la main vers une pâquerette.
Je pris soin de la cueillir délicatement, sans abîmer sa tige.
Puis une deuxième.
Une troisième.
Rapidement, un petit bouquet commença à se former entre mes doigts.

Je relevai la tête vers Calianor avec un sourire.
" Je crois qu'on a trouvé exactement ce qu'il nous fallait. "

Je continuai tranquillement ma récolte, prenant le temps de choisir les fleurs une à une. Les plus grandes tiges d'un côté, les plus jolies de l'autre, sans vraiment savoir lesquelles finiraient dans une couronne.

Après tout...
Il fallait bien commencer quelque part.

1076 mots

1er année : Promotion 2050-2051 #691414
“Les mauvaises idées deviennent souvent les meilleurs souvenirs.”

13 juil. 2026, 17:46
 CDC+  Une pâquerette, et peut-être un pissenlit
L'avantage des repas quand les examens sont finis, c'est que vous n'êtes pas pressés par le temps : "oh je dois filer j'ai cours", "je ne traîne pas car j'ai un devoir à terminer"...
Tout ça, au placard !
Vous pouvez papoter, papoter, manger, papoter,...
Oui d'accord, ça dure longtemps et alors ?
Et ce qui est encore plus dingue en présence de petites bavardes qui discutent longtemps en mangeant, c'est que la conversation part dans tous les sens.
Au point qu'à terme, il vous est impossible de remonter le fil et savoir comment, partant du thème de vos valises vous en êtes arrivées à parler de fleurs...
Le plus simple est encore de ne pas chercher de logique là-dedans.

Le repas enfin terminé, la conversation se poursuivit dans le parc du château, sous le soleil d'un été dont le début calendrier approchait à grands pas.
- Je crois que le soleil s'arrange déjà pour faire payer ceux qui décident de ne pas sortir, répondit-elle à la remarque de Sheryl. T'as vu comment on cuit dans la salle commune ? Et pourtant, je suis entraînée à passer l'été dans le sud de la France. Mais là, je trouve qu'il fait étouffant là-haut. Alors à moins d'aller s'installer dans les cachots ou les souterrains, ce qui en soit est presque une punition, il faut forcément sortir. Et tant mieux ! En plus ça sent si bon, ajouta-t-elle en se remplissant les poumons d'air et les narines du mélange de senteurs.
Soudain, Sheryl ralentit le pas avant de s'arrêter complètement, attirée par quelque chose.
Elle désigna une étendue où s'éparpillaient des tas de fleurs.
Elle fit référence à la fête de Litha.
C'est vrai qu'il y avait là de quoi faire honneur à la tradition des couronnes de fleurs de cette fête.
En vérité, les couronnes de fleurs collaient à pas mal de fêtes au fond, dont Litha.
La première année commença à cueillir des fleurs et Calianor se joignit à elle dans son entreprise.
Elle fit quelques pas plus loin pour récupérer des tiges plus fermes, de quoi constituer la base solide des couronnes.
- Tiens, j'ai trouvé de quoi faire une base à nos couronnes.
Puis elle commença à imaginer la sienne et à choisir les fleurs qu'elle y placerait : des fleurs violettes, des fleurs blanches, entrecoupées de quelques jaunes, et quelques trèfles pour varier les couleurs et le décor.
Allait-elle en trouver un à quatre feuilles ?
Peu à peu, elle les attacha à la structure, veillant à bien les y lier.
Elle sélectionnait des fleurs où aucun insecte n'était accroché, déjà pour ne pas se retrouver avec des bestioles dans les cheveux, mais aussi pour ne pas les déranger.
Elle s'arrêta pour observer deux coccinelles escalader une tige.
- Hey regarde, tu crois qu'elles font la course, demanda-t-elle en les désignant.

Reducio
(474 mots)

" véritable artéfact de stupidité "
La lumière ne nie pas l’ombre, elle la traverse

2e année RP - inscrite à la chronologie
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