Prise de tête
Je l'observe intensément alors qu'elle ramasse et déplie la boulette de papier. Je guette sa réaction quand elle va lire ce que j'ai écrit. Elle sourit. Bon, si elle ne s'offusque pas c'est qu'il y a bien quelque chose de pas très bien réglé dans sa caboche. Elle se décidé à écrire quelque chose. Peut-être vais-je savoir quelle mouche l'a piquée.
Je regarde autour de nous. Personne ne semble prêter attention à notre manège. Tout le monde est comme je l'étais une minute plus tôt, le nez plongé dans des livres, à gratter des pages de papier ou de parchemin.
Elle a terminé d'écrire et attend que l'encre sèche en me regardant toujours avec son air singulier dans le regard. Enfin elle chiffonne le papier qu'elle envoie sous les tables. Je regarde la boule de papier rouler jusque près de mes pieds, dissimulée aux regards de tous. Je la sens du bout de ma chaussure, la rapproche puis me vais me pencher quand une silhouette apparaît à mes côtés, une tour de garde dressée de toute sa hauteur, dotée d'yeux qui peuvent lancer des éclairs.
Je ne lirais jamais les mots qu'elle avait écrit. Les paroles s'envolent, les écrits... aussi en fumée. Que faire maintenant ? Ma table de travail est irréprochable. Plusieurs livres empilés convenablement et un seul ouvert. Mon cahier rempli de notes destinées à devenir un devoir qui sera bien noté. Je l'espère en tout cas.
Oh, voici qu'elle s'explique, plaide coupable. Oh, un simple péché véniel. Pas de quoi fouetter un chat ni une Gryffondor. Je pourrais en profiter, expliquer qu'elle m'a déranger alors que je travaillais à mon devoir. Mais ce serait lâche. Quand elle a terminé son mea culpa et s'essaie semble-t-il à la flatterie, j'ose à mon tour parler, à voix peu haute vu que la bibliothécaire est près de moi et que je ne veux pas déranger les autres élèves même si je suis certaine qu'ils regardent par-dessus leurs livres pour observer la scène.
— Soyez indulgente s'il vous plaît madame. Je crois que je faisais peine à voir à essayer de comprendre des concepts de ce livre. Elle a voulu je crois me faire faire une petite pause pour m'éclaircir les idées. Ça partait d'une bonne intention. Mais maintenant, il est temps de nous replonger dans nos lectures si vous le permettez.
Je regarde autour de nous. Personne ne semble prêter attention à notre manège. Tout le monde est comme je l'étais une minute plus tôt, le nez plongé dans des livres, à gratter des pages de papier ou de parchemin.
Elle a terminé d'écrire et attend que l'encre sèche en me regardant toujours avec son air singulier dans le regard. Enfin elle chiffonne le papier qu'elle envoie sous les tables. Je regarde la boule de papier rouler jusque près de mes pieds, dissimulée aux regards de tous. Je la sens du bout de ma chaussure, la rapproche puis me vais me pencher quand une silhouette apparaît à mes côtés, une tour de garde dressée de toute sa hauteur, dotée d'yeux qui peuvent lancer des éclairs.
Je ne lirais jamais les mots qu'elle avait écrit. Les paroles s'envolent, les écrits... aussi en fumée. Que faire maintenant ? Ma table de travail est irréprochable. Plusieurs livres empilés convenablement et un seul ouvert. Mon cahier rempli de notes destinées à devenir un devoir qui sera bien noté. Je l'espère en tout cas.
Oh, voici qu'elle s'explique, plaide coupable. Oh, un simple péché véniel. Pas de quoi fouetter un chat ni une Gryffondor. Je pourrais en profiter, expliquer qu'elle m'a déranger alors que je travaillais à mon devoir. Mais ce serait lâche. Quand elle a terminé son mea culpa et s'essaie semble-t-il à la flatterie, j'ose à mon tour parler, à voix peu haute vu que la bibliothécaire est près de moi et que je ne veux pas déranger les autres élèves même si je suis certaine qu'ils regardent par-dessus leurs livres pour observer la scène.
— Soyez indulgente s'il vous plaît madame. Je crois que je faisais peine à voir à essayer de comprendre des concepts de ce livre. Elle a voulu je crois me faire faire une petite pause pour m'éclaircir les idées. Ça partait d'une bonne intention. Mais maintenant, il est temps de nous replonger dans nos lectures si vous le permettez.
@Sheryl Zaun, @Eglantine Pinehead
Prise de tête
La jeune Zaun se comporta exactement comme Eglantine s'y attendait. Par l'insolence et la dérision. La bibliothécaire lui lança un tel regard lorsque la jeune Gryffondor ouvrit la bouche que cette dernière dut ressentir toute la pression de la sentence à venir qui s'alourdissait. Elle écarquilla de grands yeux à la pitoyable tentative ridicule de flatterie, qui l'emplissait petit à petit d'une fureur froide mais parfaitement dissimulée. En aucun cas et en aucune façon, d'aucune manière ni à aucun moment, Eglantine Pinehead ne laissait filtrer ses rares émotions.
Ses doigts crochus et veinés se courbèrent les uns sur les autres, seul témoignage de l'agitation intérieure qui l'envahissait lentement. Elle s'apprêtait à délivrer une telle punition à la jeune fille... lorsque la Serdaigle, elle aussi sur le tableau de chasse de la bibliothécaire, osa répondre. Non seulement elle osait répondre à une adulte, mais pour défendre sa camarade et ses actes !
Mais c'en fut trop lorsqu'elle termina. Ses lèvres s'agitèrent d'un soubresaut, laissant échapper un mot effacé et marmonné. Comment osait-elle ? Comment osaient-elles ? Elle inspira profondément, forcée de sévir encore plus sévèrement que ce à quoi elle se serait attendu.
Elle posa soigneusement ses mots, d'une voix glaciale, avec son regard de pierre.
« Par Merlin. Comment osez-vous ? Mademoiselle Zaun, votre défense pitoyable ne fait qu'aggraver votre cas. Non contente d'essayer d'atténuer votre responsabilité de la pire manière possible, vous avez l'outrecuidance d'essayer de me flatter ? Vous êtes sanctionnée, par Morgane ! Vous êtes sanctionnée, et vous êtes d'une insolence rare par vos mots. Quant à vous, mademoiselle Swanmere, encore une fois, vous démontrez toute votre impertinence. Vous êtes ici pour travailler, pas pour vous amusez ni pour quoi que ce soit d'autre ! Les pauses ont lieu en-dehors de la bibliothèque, dehors. Et je ne vous permets rien, pour qui vous prenez-vous ? Vos parents seront informés de votre insolence, à toutes les deux, et vos directrices de maison, ainsi que madame la directrice. Pour ce qui est de vos punitions, elle commencera par l'exclusion de ma bibliothèque pour une semaine complète. Effective sur le champ. Vous me copierez toutes les deux le règlement de Poudlard en dix exemplaires, ainsi que le règlement de ce lieu en 15 exemplaires. À présent, quittez ce lieu. »
Oh, et elle veillerait à ce que la punition soit parfaitement appliquée. Peut-être croyaient-elles s'en sortir à si bon compte avec leur petit numéro ? Mais on ne la faisait pas à Eglantine Pinehead. Elle en avait maté des plus coriaces et des plus idiotes que ces deux-là. Quoi que parfois, la femme avait l'impression de chaque jour redécouvrir les limites de la bêtise humaine...
En plus de votre punition inRP, vous perdez toutes les deux 15 PR
Ses doigts crochus et veinés se courbèrent les uns sur les autres, seul témoignage de l'agitation intérieure qui l'envahissait lentement. Elle s'apprêtait à délivrer une telle punition à la jeune fille... lorsque la Serdaigle, elle aussi sur le tableau de chasse de la bibliothécaire, osa répondre. Non seulement elle osait répondre à une adulte, mais pour défendre sa camarade et ses actes !
Mais c'en fut trop lorsqu'elle termina. Ses lèvres s'agitèrent d'un soubresaut, laissant échapper un mot effacé et marmonné. Comment osait-elle ? Comment osaient-elles ? Elle inspira profondément, forcée de sévir encore plus sévèrement que ce à quoi elle se serait attendu.
Elle posa soigneusement ses mots, d'une voix glaciale, avec son regard de pierre.
« Par Merlin. Comment osez-vous ? Mademoiselle Zaun, votre défense pitoyable ne fait qu'aggraver votre cas. Non contente d'essayer d'atténuer votre responsabilité de la pire manière possible, vous avez l'outrecuidance d'essayer de me flatter ? Vous êtes sanctionnée, par Morgane ! Vous êtes sanctionnée, et vous êtes d'une insolence rare par vos mots. Quant à vous, mademoiselle Swanmere, encore une fois, vous démontrez toute votre impertinence. Vous êtes ici pour travailler, pas pour vous amusez ni pour quoi que ce soit d'autre ! Les pauses ont lieu en-dehors de la bibliothèque, dehors. Et je ne vous permets rien, pour qui vous prenez-vous ? Vos parents seront informés de votre insolence, à toutes les deux, et vos directrices de maison, ainsi que madame la directrice. Pour ce qui est de vos punitions, elle commencera par l'exclusion de ma bibliothèque pour une semaine complète. Effective sur le champ. Vous me copierez toutes les deux le règlement de Poudlard en dix exemplaires, ainsi que le règlement de ce lieu en 15 exemplaires. À présent, quittez ce lieu. »
Oh, et elle veillerait à ce que la punition soit parfaitement appliquée. Peut-être croyaient-elles s'en sortir à si bon compte avec leur petit numéro ? Mais on ne la faisait pas à Eglantine Pinehead. Elle en avait maté des plus coriaces et des plus idiotes que ces deux-là. Quoi que parfois, la femme avait l'impression de chaque jour redécouvrir les limites de la bêtise humaine...
En plus de votre punition inRP, vous perdez toutes les deux 15 PR
Cavalier de l'Apocalypse de 2050 - 2b1146
« Les élèves s'abstiendront de conversations à voix haute. »
« Les élèves s'abstiendront de conversations à voix haute. »
Prise de tête
Je restai silencieuse pendant quelques secondes.
Bon.
Cette fois, j’avais peut-être légèrement dépassé la limite.
Enfin… peut-être un peu plus que légèrement.
Je regardai Eglantine Pinehead sans répondre immédiatement. Son regard suffisait largement à faire comprendre qu’aucune tentative de plaisanterie supplémentaire ne serait une bonne idée.
Même moi, je pouvais reconnaître une bataille perdue.
Je jetai un rapide coup d’œil vers Swanmere, puis vers les livres autour de nous.
Une semaine sans bibliothèque.
Une semaine.
C’était probablement la pire punition qu’on pouvait donner à quelqu’un comme moi.
Non mais sérieusement… quelle injustice.
Cette vieille chaussette fossilisée de bibliothécaire exagérait quand même un peu.
D’accord, j’avais peut-être fait quelques petites choses pour l’agacer.
D’accord, j’avais peut-être légèrement cherché les ennuis.
Mais quand même…
Je n’avais pas lancé une bombabouse en pleine figure de quelqu’un.
Je n’avais pas fait exploser une étagère.
Je n’avais même pas abîmé un seul livre.
J’avais juste fait un peu de bruit.
Bon… peut-être volontairement.
Mais un peu de bruit quand même.
Je soupirai intérieurement en regardant la pile de punitions qui nous attendait.
Dix exemplaires du règlement de Poudlard.
Quinze exemplaires du règlement de la bibliothèque.
Rien que l’idée me donnait envie de dormir.
Je récupérai mes affaires en essayant de garder un air sérieux.
"Dix exemplaires du règlement de Poudlard et quinze du règlement de la bibliothèque..."
Je marmonnai suffisamment bas pour que ce soit plus une réflexion personnelle qu’une réponse.
"Je crois que je vais finir par connaître les règles mieux que certains professeurs."
Je relevai les yeux vers la bibliothécaire, puis ajoutai avec un peu plus de sérieux :
Pour une fois, je n’avais rien d’autre à ajouter.
Parce que même si j’aimais beaucoup tester les limites, je savais aussi reconnaître quand j’avais perdu.
Je rangeai mon parchemin dans mon sac et me dirigeai vers la sortie avec Swanmere.
En passant la porte, je jetai un dernier regard derrière moi vers les immenses étagères remplies de livres.
Une semaine sans pouvoir entrer ici allait être longue.
Très longue.
Je poussai un soupir avant de regarder ma camarade.
"Bon..."
Je haussai légèrement les épaules avec un petit sourire.
"Je crois qu’on peut officiellement dire que ta séance de révision est un échec total."
Je marquai une pause, puis un petit sourire amusé apparut sur mon visage.
"Mais avoue quand même... c’était une sacrée façon de se faire remarquer."
Après tout...
Même si cette vieille bibliothécaire avait gagné cette manche, je devais bien reconnaître une chose.
Les moments les plus intéressants à Poudlard commençaient rarement quand tout se passait comme prévu.
450 mots
Bon.
Cette fois, j’avais peut-être légèrement dépassé la limite.
Enfin… peut-être un peu plus que légèrement.
Je regardai Eglantine Pinehead sans répondre immédiatement. Son regard suffisait largement à faire comprendre qu’aucune tentative de plaisanterie supplémentaire ne serait une bonne idée.
Même moi, je pouvais reconnaître une bataille perdue.
Je jetai un rapide coup d’œil vers Swanmere, puis vers les livres autour de nous.
Une semaine sans bibliothèque.
Une semaine.
C’était probablement la pire punition qu’on pouvait donner à quelqu’un comme moi.
Non mais sérieusement… quelle injustice.
Cette vieille chaussette fossilisée de bibliothécaire exagérait quand même un peu.
D’accord, j’avais peut-être fait quelques petites choses pour l’agacer.
D’accord, j’avais peut-être légèrement cherché les ennuis.
Mais quand même…
Je n’avais pas lancé une bombabouse en pleine figure de quelqu’un.
Je n’avais pas fait exploser une étagère.
Je n’avais même pas abîmé un seul livre.
J’avais juste fait un peu de bruit.
Bon… peut-être volontairement.
Mais un peu de bruit quand même.
Je soupirai intérieurement en regardant la pile de punitions qui nous attendait.
Dix exemplaires du règlement de Poudlard.
Quinze exemplaires du règlement de la bibliothèque.
Rien que l’idée me donnait envie de dormir.
Je récupérai mes affaires en essayant de garder un air sérieux.
"Dix exemplaires du règlement de Poudlard et quinze du règlement de la bibliothèque..."
Je marmonnai suffisamment bas pour que ce soit plus une réflexion personnelle qu’une réponse.
"Je crois que je vais finir par connaître les règles mieux que certains professeurs."
Je relevai les yeux vers la bibliothécaire, puis ajoutai avec un peu plus de sérieux :
Pour une fois, je n’avais rien d’autre à ajouter.
Parce que même si j’aimais beaucoup tester les limites, je savais aussi reconnaître quand j’avais perdu.
Je rangeai mon parchemin dans mon sac et me dirigeai vers la sortie avec Swanmere.
En passant la porte, je jetai un dernier regard derrière moi vers les immenses étagères remplies de livres.
Une semaine sans pouvoir entrer ici allait être longue.
Très longue.
Je poussai un soupir avant de regarder ma camarade.
"Bon..."
Je haussai légèrement les épaules avec un petit sourire.
"Je crois qu’on peut officiellement dire que ta séance de révision est un échec total."
Je marquai une pause, puis un petit sourire amusé apparut sur mon visage.
"Mais avoue quand même... c’était une sacrée façon de se faire remarquer."
Après tout...
Même si cette vieille bibliothécaire avait gagné cette manche, je devais bien reconnaître une chose.
Les moments les plus intéressants à Poudlard commençaient rarement quand tout se passait comme prévu.
450 mots
2A RP (promo50-51)#691414 « Les bonnes idées changent le monde. Les mauvaises écrivent les légendes. »
Prise de tête
Hein, quoi ?
Une punition, voilà que j'écope d'une punition pour être simplement intervenue pour essayer de modérer la réprimande que la Griffonne allait se prendre. J'aurais peut-être mieux fait de rester à ma place, de me taire et de me replonger dans mon devoir. Mais j'étais quand même entrée dans le jeu de Sheryl et ça aurait été lâche de faire comme si ça n'avait pas été le cas. Et je ne suis pas une lâche.
Et là, la peur de la réprimande fond comme neige sous la canicule. Je n'ai jamais rien fait de mal dans cette bibliothèque. Toujours appliquée et silencieuse, jamais à déranger les élèves qui travaillent alors qu'elle, c'est la deuxième fois qu'elle trouve un prétexte pour me malmener. J'avais encaissé sans dire grand chose quand elle avait refusé de mettre mon livre dans la section loisir. Je trouvais cela injuste mais je n'avais pas d'autre choix que d'accepter les raisons qui étaient les siennes. Mais là, je ne l'accepte pas. La Griffonne fait profil bas et elle n'a clairement pas d'autre choix vu ce qu'elle a fait. Elle a titillé le dragon et en paie le prix. Moi, je bouillonne de colère mais me retiens, le temps de trois pas pour rejoindre ma place, ranger mon cahier, mon crayon, ma trousse dans mon sac que je hisse sur mon épaule. Je referme même précautionneusement le livre que je consultais, il faudra que je me débrouille avec ce que j'ai pu en lire. Je sais qu'elle est odieuse avec tout le monde, ou presque, je l'entends souvent dire, mais pourquoi en a-t-elle comme cela après moi. Est-ce qu'elle déteste les sangs de bourbe sans oser le dire tout haut ? Et si elle m'a écoutée la seule fois où j'ai osé dire quelque chose, elle sait que j'en suis une. J'ai envie de le lui crier au visage, d'avoir le cran de le dire si c'est ça. Mais je me retiens en réalisant que c'est plus simple que cela. Elle n'a juste pas encaissé que j'aie osé dire quelque chose qui allait dans le sens des protestataires, en septembre. Mais ça remonte à plus de six mois, elle a encore une dent contre moi pour ça ?
Je me dirige vers la sortie mais m'arrête pour me retourner vers la bibliothécaire. Je sais que je dois rester calme mais il n'est pas question de partir sans rien dire.
— Je m'en vais puisque vous me l'ordonnez madame mais avec tout le respect que je vous dois, la punition, je ne suis pas d’accord et je ne la ferai pas. Je n'ai pas enfreint le règlement de la bibliothèque, aucun article. Je porte ma robe et juste un petit sac. Je n'ai pas de baguette avec moi, rien à manger et à boire, aucun animal.
Je n'ose ajouter à voix haute qu'elle a elle une baguette ici, là ça serait clairement impertinent.
— J'ai juste glissé un mot par écrit à ma camarade de classe pour savoir ce qui lui prenait de faire ça, et ça n'est pas interdit par le règlement. Je n'ai dérangé personne dans son travail. Alors je ne vois pas pourquoi je devrais faire une telle punition sans avoir enfreint le règlement que j'ai toujours respecté. Au revoir madame.
Qu'elle écrive donc à ma famille, elle n'a pas idée sur qui elle va tomber. Car mes parents vont aussi écouter ma version des faits et je sais qu'ils seront de mon côté.
Je tourne les talons pour rejoindre la sortie, sans me dépêcher non plus. Si elle à autre chose à me rétorquer, elle ne pourra pas dire que je ne l'ai pas laissée faire.
Une punition, voilà que j'écope d'une punition pour être simplement intervenue pour essayer de modérer la réprimande que la Griffonne allait se prendre. J'aurais peut-être mieux fait de rester à ma place, de me taire et de me replonger dans mon devoir. Mais j'étais quand même entrée dans le jeu de Sheryl et ça aurait été lâche de faire comme si ça n'avait pas été le cas. Et je ne suis pas une lâche.
Et là, la peur de la réprimande fond comme neige sous la canicule. Je n'ai jamais rien fait de mal dans cette bibliothèque. Toujours appliquée et silencieuse, jamais à déranger les élèves qui travaillent alors qu'elle, c'est la deuxième fois qu'elle trouve un prétexte pour me malmener. J'avais encaissé sans dire grand chose quand elle avait refusé de mettre mon livre dans la section loisir. Je trouvais cela injuste mais je n'avais pas d'autre choix que d'accepter les raisons qui étaient les siennes. Mais là, je ne l'accepte pas. La Griffonne fait profil bas et elle n'a clairement pas d'autre choix vu ce qu'elle a fait. Elle a titillé le dragon et en paie le prix. Moi, je bouillonne de colère mais me retiens, le temps de trois pas pour rejoindre ma place, ranger mon cahier, mon crayon, ma trousse dans mon sac que je hisse sur mon épaule. Je referme même précautionneusement le livre que je consultais, il faudra que je me débrouille avec ce que j'ai pu en lire. Je sais qu'elle est odieuse avec tout le monde, ou presque, je l'entends souvent dire, mais pourquoi en a-t-elle comme cela après moi. Est-ce qu'elle déteste les sangs de bourbe sans oser le dire tout haut ? Et si elle m'a écoutée la seule fois où j'ai osé dire quelque chose, elle sait que j'en suis une. J'ai envie de le lui crier au visage, d'avoir le cran de le dire si c'est ça. Mais je me retiens en réalisant que c'est plus simple que cela. Elle n'a juste pas encaissé que j'aie osé dire quelque chose qui allait dans le sens des protestataires, en septembre. Mais ça remonte à plus de six mois, elle a encore une dent contre moi pour ça ?
Je me dirige vers la sortie mais m'arrête pour me retourner vers la bibliothécaire. Je sais que je dois rester calme mais il n'est pas question de partir sans rien dire.
— Je m'en vais puisque vous me l'ordonnez madame mais avec tout le respect que je vous dois, la punition, je ne suis pas d’accord et je ne la ferai pas. Je n'ai pas enfreint le règlement de la bibliothèque, aucun article. Je porte ma robe et juste un petit sac. Je n'ai pas de baguette avec moi, rien à manger et à boire, aucun animal.
Je n'ose ajouter à voix haute qu'elle a elle une baguette ici, là ça serait clairement impertinent.
— J'ai juste glissé un mot par écrit à ma camarade de classe pour savoir ce qui lui prenait de faire ça, et ça n'est pas interdit par le règlement. Je n'ai dérangé personne dans son travail. Alors je ne vois pas pourquoi je devrais faire une telle punition sans avoir enfreint le règlement que j'ai toujours respecté. Au revoir madame.
Qu'elle écrive donc à ma famille, elle n'a pas idée sur qui elle va tomber. Car mes parents vont aussi écouter ma version des faits et je sais qu'ils seront de mon côté.
Je tourne les talons pour rejoindre la sortie, sans me dépêcher non plus. Si elle à autre chose à me rétorquer, elle ne pourra pas dire que je ne l'ai pas laissée faire.
@Sheryl Zaun, @Eglantine Pinehead
Prise de tête
Je restai plantée quelques secondes près de la porte, mon sac enfin sur l'épaule.
Bon...
Là, c'était vraiment terminé.
Je levai une dernière fois les yeux vers les grandes étagères pleines de livres. Une semaine entière sans pouvoir remettre les pieds ici... Franchement, ça piquait un peu. Il y avait sûrement des élèves qui s'en moqueraient complètement. Moi, pas vraiment.
Je soufflai doucement.
Tout ça pour un peu de bruit.
Bon... pas seulement du bruit. J'avais aussi répondu. Et essayé de m'en sortir avec une idée qui, sur le moment, m'avait paru plutôt maligne.
Avec le recul...Je grimaçai toute seule.
Non. Ce n'était pas mon idée la plus brillante.
Je passai enfin la porte de la bibliothèque et continuai dans le couloir, les mains accrochées aux bretelles de mon sac. Plus j'y pensais, plus les lignes à recopier prenaient des proportions gigantesques. Dix exemplaires du règlement de Poudlard. Quinze de celui de la bibliothèque.
Mon poignet me faisait presque mal rien qu'en l'imaginant.
Quand même...
Je n'avais cassé aucun livre. Je n'avais rien fait exploser. Je n'avais même pas renversé une étagère. D'accord, j'avais cherché les ennuis. Je pouvais difficilement dire le contraire. Mais une semaine entière sans bibliothèque... ça me semblait vraiment beaucoup.
Je continuai d'avancer en traînant un peu les pieds.
À la fin de cette punition, j'allais sûrement connaître le règlement par cœur. Peut-être même dans le désordre. Ce serait toujours ça de gagné... enfin, si on pouvait appeler ça gagner.
Je laissai échapper un petit soupir.
La prochaine fois qu'une idée bizarre me passerait par la tête, j'essaierais peut-être de réfléchir cinq secondes avant de l'essayer.
... Ou au moins d'éviter de le faire devant Madame Pinehead.
281 mots
Bon...
Là, c'était vraiment terminé.
Je levai une dernière fois les yeux vers les grandes étagères pleines de livres. Une semaine entière sans pouvoir remettre les pieds ici... Franchement, ça piquait un peu. Il y avait sûrement des élèves qui s'en moqueraient complètement. Moi, pas vraiment.
Je soufflai doucement.
Tout ça pour un peu de bruit.
Bon... pas seulement du bruit. J'avais aussi répondu. Et essayé de m'en sortir avec une idée qui, sur le moment, m'avait paru plutôt maligne.
Avec le recul...Je grimaçai toute seule.
Non. Ce n'était pas mon idée la plus brillante.
Je passai enfin la porte de la bibliothèque et continuai dans le couloir, les mains accrochées aux bretelles de mon sac. Plus j'y pensais, plus les lignes à recopier prenaient des proportions gigantesques. Dix exemplaires du règlement de Poudlard. Quinze de celui de la bibliothèque.
Mon poignet me faisait presque mal rien qu'en l'imaginant.
Quand même...
Je n'avais cassé aucun livre. Je n'avais rien fait exploser. Je n'avais même pas renversé une étagère. D'accord, j'avais cherché les ennuis. Je pouvais difficilement dire le contraire. Mais une semaine entière sans bibliothèque... ça me semblait vraiment beaucoup.
Je continuai d'avancer en traînant un peu les pieds.
À la fin de cette punition, j'allais sûrement connaître le règlement par cœur. Peut-être même dans le désordre. Ce serait toujours ça de gagné... enfin, si on pouvait appeler ça gagner.
Je laissai échapper un petit soupir.
La prochaine fois qu'une idée bizarre me passerait par la tête, j'essaierais peut-être de réfléchir cinq secondes avant de l'essayer.
... Ou au moins d'éviter de le faire devant Madame Pinehead.
281 mots
2A RP (promo50-51)#691414 « Les bonnes idées changent le monde. Les mauvaises écrivent les légendes. »
Prise de tête
Après ma répartie qu’un sentiment de profonde injustice m’a donné le courage d’exprimer, je m’attends à ce qu’un hurlement retentisse suivi un torrent de reproches, de rappels à l’ordre et d’être vouée aux géminies pour les six années à venir. Mais rien ne vient et je tourne les talons pour suivre la Gryffondor jusqu'à la sortie, m’attendant presque à recevoir un sortilège dans le dos en paiement de mon impudence. Bah au moins, ça ferait virer la peau de vache qui avait déjà su trouver les mots pour me démolir.
Je pousse un soupir de soulagement quand même lorsque la porte se referme derrière moi. La Gryffondor à l’origine de tout cela est à deux pas devant moi. Elle va peut-être faire sa punition ou s’essayer à d’autres pitreries dans des endroits moins périlleux. Dans un réflexe, je bondis pour l’attraper par l’épaule, sans brusquerie, et l’arrêter. Je me plante face à elle pour... pour lui dire quoi au fond.
— Je ne sais pas ce qu’il t’est passé par la tête ou si on t’a jeté un mauvais sort ais en tout cas. Je devrais t’étrangler pour les ennuis qu’on a eu mais finalement je dirais plutôt... bien joué. J’aurais jamais eu le courage de remettre cette harpie à sa place sans cela. Et tu sais quoi, ça fait du bien.
Bon. Faudra voir quel sera le retour de flammes. Elle va peut-être réfléchir et réaliser que j’ai raison ais je doute un peu de la capacité des adultes à reconnaître leurs torts face à des gosses.
— Bon je file, on ne sait jamais. Si elle te demande, tu ne m’as pas vu.
Je ferais peut-être mieux de partir tout de suite pour une traversée des mers en solitaire en voilier pour qu’elle ne me retrouve pas. Comme cette fille il y a quoi, 25 ou 30 ans, qui a fait un tour du monde. Bon elle avait l’âge d’être en septième année mais à l’instant, satisfaite de ma petite victoire, je me sens comme elle devait l’être, portée par le vent.
Ça doit être chouette quand j’y pense, traverser l’océan sur un bateau poussé par les vents, dansant dans les vagues. Avoir à perte de vue une surface mouvante d’eau et d’écume. Pour seul compagnon le bruit du vent dans les voiles et des vagues. Loin des regards pour user de ma baguette comme je le souhaite, sauter sur un balai pour dominer les flots et courser les poissons-volants.
Tiens, y a-t-il eu des grands navigateurs parmi les sorciers ? Il faudrait que je voie si je peux trouver des livres qui en parlent. Ah mince, faudra que je retourne à la bibliothèque.
@Sheryl Zaun
Je pousse un soupir de soulagement quand même lorsque la porte se referme derrière moi. La Gryffondor à l’origine de tout cela est à deux pas devant moi. Elle va peut-être faire sa punition ou s’essayer à d’autres pitreries dans des endroits moins périlleux. Dans un réflexe, je bondis pour l’attraper par l’épaule, sans brusquerie, et l’arrêter. Je me plante face à elle pour... pour lui dire quoi au fond.
— Je ne sais pas ce qu’il t’est passé par la tête ou si on t’a jeté un mauvais sort ais en tout cas. Je devrais t’étrangler pour les ennuis qu’on a eu mais finalement je dirais plutôt... bien joué. J’aurais jamais eu le courage de remettre cette harpie à sa place sans cela. Et tu sais quoi, ça fait du bien.
Bon. Faudra voir quel sera le retour de flammes. Elle va peut-être réfléchir et réaliser que j’ai raison ais je doute un peu de la capacité des adultes à reconnaître leurs torts face à des gosses.
— Bon je file, on ne sait jamais. Si elle te demande, tu ne m’as pas vu.
Je ferais peut-être mieux de partir tout de suite pour une traversée des mers en solitaire en voilier pour qu’elle ne me retrouve pas. Comme cette fille il y a quoi, 25 ou 30 ans, qui a fait un tour du monde. Bon elle avait l’âge d’être en septième année mais à l’instant, satisfaite de ma petite victoire, je me sens comme elle devait l’être, portée par le vent.
Ça doit être chouette quand j’y pense, traverser l’océan sur un bateau poussé par les vents, dansant dans les vagues. Avoir à perte de vue une surface mouvante d’eau et d’écume. Pour seul compagnon le bruit du vent dans les voiles et des vagues. Loin des regards pour user de ma baguette comme je le souhaite, sauter sur un balai pour dominer les flots et courser les poissons-volants.
Tiens, y a-t-il eu des grands navigateurs parmi les sorciers ? Il faudrait que je voie si je peux trouver des livres qui en parlent. Ah mince, faudra que je retourne à la bibliothèque.
@Sheryl Zaun
Prise de tête
Je m'arrêtai lorsque je sentis une main se poser sur mon épaule et me retournai vers Elisabeth. Je l'écoutai jusqu'au bout sans rien dire, un petit sourire apparaissant tout seul au fil de ses paroles. Plus je l'écoutais, plus je me disais qu'elle avait quand même pris ma défense. Franchement, je ne m'attendais pas du tout à ça. J'avais surtout l'impression de l'avoir embarquée dans mes bêtises. Je passai une main derrière ma nuque avant de laisser échapper un petit rire.
" Désolée quand même... C'était pas vraiment prévu que ça finisse comme ça. Enfin... si je suis honnête, les catastrophes ont souvent tendance à me retrouver toutes seules. Et... merci. Tu n'étais pas obligée d'intervenir pour moi. "
Je baissai un instant les yeux vers ma baguette, toujours rangée dans ma poche, puis je relevai la tête.
" En tout cas, t'as eu du courage. Moi, je crois que j'aurais continué à me taire si ça avait été dans l'autre sens. Bon... je vais quand même essayer d'éviter Madame Pinehead pendant quelques jours. Enfin... je vais essayer. Et si on se recroise un jour, promets-moi juste un truc... qu'on choisira un endroit où il y a un peu moins de bibliothécaires. "
Je souris en voyant le vieux tableau accroché au mur continuer à nous observer. Franchement, je me demandais s'il écoutait toutes les conversations du couloir ou s'il s'ennuyait simplement toute la journée. À Poudlard, ça ne m'aurait même pas étonnée.
Je lui adressai un dernier signe de la main avant de reprendre mon chemin. La punition allait être interminable, ça, je n'en doutais pas une seconde. Mon poignet allait sûrement me détester après toutes ces lignes à recopier, mais tant pis. Il fallait croire que toute la magie du monde ne suffisait pas toujours à éviter les ennuis... surtout quand une bibliothécaire avait décidé qu'un jeune sorcier méritait une bonne leçon.
314 mots
@Elisabeth Swanmere ne fait pas attention aux mots en gras c'est pour un defis
" Désolée quand même... C'était pas vraiment prévu que ça finisse comme ça. Enfin... si je suis honnête, les catastrophes ont souvent tendance à me retrouver toutes seules. Et... merci. Tu n'étais pas obligée d'intervenir pour moi. "
Je baissai un instant les yeux vers ma baguette, toujours rangée dans ma poche, puis je relevai la tête.
" En tout cas, t'as eu du courage. Moi, je crois que j'aurais continué à me taire si ça avait été dans l'autre sens. Bon... je vais quand même essayer d'éviter Madame Pinehead pendant quelques jours. Enfin... je vais essayer. Et si on se recroise un jour, promets-moi juste un truc... qu'on choisira un endroit où il y a un peu moins de bibliothécaires. "
Je souris en voyant le vieux tableau accroché au mur continuer à nous observer. Franchement, je me demandais s'il écoutait toutes les conversations du couloir ou s'il s'ennuyait simplement toute la journée. À Poudlard, ça ne m'aurait même pas étonnée.
Je lui adressai un dernier signe de la main avant de reprendre mon chemin. La punition allait être interminable, ça, je n'en doutais pas une seconde. Mon poignet allait sûrement me détester après toutes ces lignes à recopier, mais tant pis. Il fallait croire que toute la magie du monde ne suffisait pas toujours à éviter les ennuis... surtout quand une bibliothécaire avait décidé qu'un jeune sorcier méritait une bonne leçon.
fin
314 mots
@Elisabeth Swanmere ne fait pas attention aux mots en gras c'est pour un defis
2A RP (promo50-51)#691414 « Les bonnes idées changent le monde. Les mauvaises écrivent les légendes. »