Vous ne passerez pas !
Toilettes abandonnées - Poudlard
Samedi 3 Septembre 2050 aux alentours de 15h40
avec @Paige Barrow & @Matthew Warren
Suite du RP : Parce qu'il faut donner signe de vie
Je dévalais les escaliers tellement vite que j’avais l’impression que mes jambes allaient me lâcher. J’avais encore la main de Paige serrée dans la mienne, comme si je m’accrochais à une bouée de sauvetage en plein naufrage. Faut dire que… bah ouais, c’était un naufrage. J’avais du caca de hibou. Dans le cou. Voilà. Y a pas pire. J’avais pas le droit de m’arrêter, fallait filer avant que quelqu’un me voie.
Chaque marche me paraissait énorme, j’avais peur de me casser la figure. Mais je continuais, tirant Paige comme un fou, rasant les murs, esquivant les autres élèves comme si j’étais porteur de la poisse (ce qui n'était pas faux au passage). Si quelqu’un me captait comme ça… non, impossible. Déjà que je sens encore le truc poisseux qui colle dans mon cou, pas besoin que ça se sache à tout Poudlard.
J’avais repéré les toilettes abandonnées du deuxième étage hier, quand je m’étais perdu pendant la matinée d'intégration. Sur le coup, ça m’avait paru nul comme endroit, genre poussière, robinets tout rouillés, ambiance hantée. Mais là, franchement, c’était le paradis. Personne n’allait là-bas. Parfait pour me cacher et… enfin… laver ce massacre.
On s’arrêta devant la grande porte grinçante. J’étais plié derrière Paige comme si elle pouvait me protéger du monde entier (alors qu’elle est quand même pas beaucoup plus grande que moi). J’osais pas bouger. Mes doigts avaient lâché les siens mais j’avais encore l’impression qu’ils tremblaient. Je me penchai à son oreille, hyper bas :
« Tu vois quelqu’un ?... »
Mon cœur battait comme un tambour. Je fixais la porte, les coins sombres, la moindre ombre qui aurait pu bouger. Rien. Silence total. Je respirai enfin. Ok. C’était bon.
J’ouvris doucement la porte. L’air dedans sentait… bizarre. Le renfermé, la poussière, l’eau croupie. Un robinet gouttait encore, tac… tac… tac… ça résonnait dans la salle. Les lavabos étaient couverts de toiles d’araignée. Le sol craquait. Franchement, pas très rassurant. Mais au moins, y avait personne.
« Euh… tu fais le guet, ok ? Tu laisses entrer personne. Même pas si on te dit que c’est urgent. Tu dis que c’est fermé, je sais pas, mais ne laisse entrer personne je t'en conjure... »
J’osais pas trop la regarder. J’avais trop honte. J’avançai vers le miroir. Enfin… le miroir… c’était surtout un gros morceau de verre cassé accroché au mur. Je dus me pencher, me tordre un peu pour voir mon cou.
Et là… catastrophe.
C’était pas une tache. C’était pas discret. C’était carrément une coulée marron qui avait dégouliné pendant que je courais. Genre, ça s’était étalé dans mon dos. Comme si j’avais voulu porter le caca de hibou en accessoire de mode. J’eus un haut-le-cœur.
« Beuuuuurk… »
Je mis une main sur ma bouche. Non mais c’était horrible. Je pouvais pas croire que j’avais traversé la moitié du château avec ça sur moi.
Je me retournai vers Paige d’un coup, les oreilles en feu :
« Euh… t-tu te retournes pas, d’accord ? Genre jamais. Pas une seconde. Parce que je… je dois enlever ma robe. Sinon j’arriverai jamais à… enfin… à nettoyer. Et je suis pudique, alors… tu surveilles juste la porte. Promis ? »
J’avais l’impression de parler comme un idiot. Mais c’était dit. Fallait assumer.
Je tirai sur ma robe d’un coup sec. Enfin, « d’un coup sec »… non. C’était lourd, encombrant, ça coinçait sous mes bras. Je faillis trébucher en essayant de l’enlever. Je me battis avec le tissu comme un animal enragé. Au bout de dix secondes, ça finit en tas ridicule par terre. Me voilà en slip. Génial.
L’air humide de la salle me glaça la peau. Je crois que j’aurais préféré mourir là tout de suite. Si quelqu’un ouvrait la porte maintenant… non, je préférais même pas imaginer.
Je m’approchai d’un lavabo. Le robinet grinça quand je l’ouvris et un jet d’eau glacée jaillit d’un coup, éclaboussant partout.
« Ah ! C’est froid ! »
J’essayai de récupérer l’eau dans mes mains pour la balancer sur ma nuque. Ça coulait dans mon dos, mes épaules. Je frottai, frottai, frottai. Mais ça partait pas comme je voulais. Ça faisait que m’étaler de l’eau partout.
Je levai les yeux vers le miroir brisé. J’avais l’air… pitoyable. Un gamin en slip, trempé, qui essaye de se débarrasser d’un truc immonde en éclaboussant le sol comme un poisson hors de l’eau. Génial.
Je continuai, les dents serrées, l’eau qui dégoulinait jusque dans mon slip. Le sol était déjà trempé, j’avais les pieds qui glissaient. Ça faisait « splatch splatch » à chaque fois que je bougeais.
Et puis chaque bruit du couloir me faisait sursauter. J’avais peur qu’on ouvre la porte. Que quelqu’un me voie comme ça. Que ça se sache. Non, pire : que tout le château le sache. Je voyais déjà les rires, les blagues, les regards.
Je soufflai un grand coup, essoufflé, en regardant le miroir fendu. J’avais plus vraiment l’impression d’essayer de me laver. C’était juste moi, tout mouillé, qui essayait de sauver un peu de dignité.
Je murmurais, à moitié pour moi-même :
« Sérieux… Maudit samedi... »
Et je continuai à frotter, les bras tremblants, les cheveux en bataille, en me demandant quand est-ce que cette journée allait enfin s’arrêter.
Vous ne passerez pas !
@Artemis Fraser & @Matthew WarrenComment avait-elle atterri là? Une question auquel même la narratrice ne pouvait vraiment répondre. Paige avait tout simplement suivi le mouvement, se laissant porter comme une feuille morte dans un long fleuve. Ou plutôt dans un rapide agité, où elle avait risquer de se vautrer par terre emportée dans la folie honteuse d’Artemis.
Peu importe les circonstances, elle était ainsi statue devant la porte, surveillant les allées et venues. En tout honnêteté, elle doutait que quiconque veuille mettre les pieds dans l’endroit le plus souillé de Poudlard. Et si cela venait à arriver, l’odeur ferait probablement bon bouclier contre intrus et curieux. A cette pensée, la sorcière froncerait le nez. Décidément, les deux aiglons semblaient affectionner les endroits désagréablement odorants.
Artemis lui avait demandé de ne pas se retourner. Une consigne suivie à la lettre, davantage parce qu’elle n’avait pas particulièrement envie de découvrir l’endroit où elle se trouvait que parce qu’elle savait la tenue du sorcier. Ce qui produisait également à la Galloise la désagréable impression de n’avoir aucune idée ce qu’il se passait, et d’être franchement inutile.
Elle entendait le bruit de l’eau, qui lui laissait penser que l’Aigle se sortait de sa panade. Les plumes savent que ce n’est pas vraiment le cas, mais quand bien même elle saisissait un drôle de chaos sonore, elle n’aurait pu s’imaginer la moitié du chaos derrière elle. Pour la sorcière, le lieu était davantage source de frissons. Le froid humide, comme l’ambiance légèrement maudite, ou hantée du lieu. On pouvait se faire à la présence des fantômes, cela n’empêchait pas de quelque peu les redouter.
C‘était comme si chacun de ses sens décidait d’exacerber cette sensation. Le froid qui faisait rougir le bout de ses doigts, l’odeur rance fronçait son nez, ajouté au clapotement de l’eau, comme dans les meilleurs histoires de fantômes. Et bien sûr, cette légère moisissure un peu dégoûtante sur la porte qu’elle fixait. Si le moindre petit creux l’avait traversé dans l’après midi, il avait disparu, enfoui dans le lointain brouillard de sa mémoire.
L‘ennui. Si le temps devait filer plus vite que la lumière pour le sorcier, pour elle, les minutes s’étiraient. Heureusement pour la honte de l’un, et l’embarras de l’autre, elle n’osait pas se retourner pour voir où son ami en était. Elle ne pouvait pas non plus s’occuper, n’osant pas exposer un livre à l’humidité. Et aux gouttes d’eau qui tombaient ponctuellement sur sa robe. D’ordinaire, le silence et l’ennui étaient ses amis. Elle s’y plaisait, délicieusement emportée dans ses pensées. Aujourd’hui, elle maudissait simplement la fichu chouette, et s’emmitouflait davantage dans son écharpe.
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Cour de la Semeuse de Discorde - Merci à la Galerie d'Avatars pour le sublimissime vava
Vous ne passerez pas !
La rentrée avait eu lieu deux jours plus tôt, mais les habitudes ancrées de l'an dernier étaient réapparues si vite, que Matthew avait l'impression que les vacances n'étaient qu'un rêve. Hormis le fait qu'il y avait beaucoup de nouvelles têtes, Matthew se retrouvait toujours parmi les plus petits. Il aimait se faire passer pour un première année quand certains hésitaient, et se demandait combien de temps encore il pourrait blaguer dessus.
Il n'était pas le seul à avoir repris ses rituels, les plus anciens semblaient avoir également leur propre façon de commencer la rentrée. L'avantage, pour lui, c'est qu'à présent il pouvait retrouver assez facilement les personnes qu'il cherchait, suivant l'horaire de la journée.
Celui qui l'intéressait le plus actuellement était dans les serres de botanique : Ernest.
Le jeune Warren, qui aimait fouiller un peu partout poussé par sa curiosité, était venu le matin même dans les toilettes abandonnées. En réalité, c'était surtout le pot d'encre renversé dans son sac, dû à un rebouchage rapide et mal effectué, qui l'avait entraîné dans ce lieu.
Alors qu'il étalait tout son contenu au sol, pour laver le sac à grande eau, l'adolescent avait aperçu des champignons.
Oubliant subitement ce pourquoi il était là en premier lieu, le garçon s'était mis à quatre pattes sur le carrelage froid et humide pour suivre les lignes de champignons. Il en reconnaissait deux sur les trois espèces présentes entre les carreaux du carrelage et le long des murs.
Matthew avait voulu prendre les dits champignons pour les apporter à Ernest qui, il en était persuadé, saurait à coup sûr leur nom et leur particularité. Son ainé passait ses journées entouré de plantes, c'était évident qu'il devait tout savoir sur elles, tout comme leur utilité.
Autre que de décorer les toilettes abandonnées d'une école.
Le problème à ce moment-là, c'était qu'il ne savait pas où se trouvait son camarade. Il avait pris des champignons, mais ces derniers s'étaient abîmés pendant le transfert, et il n'était pas certain qu'ils soient encore identifiables.
Voilà donc pourquoi, en ce milieu d'après-midi, il revenait dans les toilettes pour reprendre des "échantillons". L'inspecteur Matthew n'abandonnait pas. Jamais.
À quelques pas de la porte, il remarqua qu'une fille était postée devant, empêchant simplement par sa présence tout entrée dans la pièce. Elle devait certainement attendre quelqu'un à l'intérieur, et n'avait pas pensé à laisser la place pour d'autres personnes voulant entrer.
« Bonjour ! » la salua-t-il en souriant, de sa voix forte. « Désolé, mais je peux rentrer ? Faut que je récupère un truc. »
Vite. Avant qu'Ernest ne décide de partir encore Merlin seul savait où, et qu'il se retrouve encore avec des trucs peu ragoutants au fond de son sac.
_____________
@Artemis Fraser, @Paige Barrow.
@Ernest Stevens pour la mention.
Il n'était pas le seul à avoir repris ses rituels, les plus anciens semblaient avoir également leur propre façon de commencer la rentrée. L'avantage, pour lui, c'est qu'à présent il pouvait retrouver assez facilement les personnes qu'il cherchait, suivant l'horaire de la journée.
Celui qui l'intéressait le plus actuellement était dans les serres de botanique : Ernest.
Le jeune Warren, qui aimait fouiller un peu partout poussé par sa curiosité, était venu le matin même dans les toilettes abandonnées. En réalité, c'était surtout le pot d'encre renversé dans son sac, dû à un rebouchage rapide et mal effectué, qui l'avait entraîné dans ce lieu.
Alors qu'il étalait tout son contenu au sol, pour laver le sac à grande eau, l'adolescent avait aperçu des champignons.
Oubliant subitement ce pourquoi il était là en premier lieu, le garçon s'était mis à quatre pattes sur le carrelage froid et humide pour suivre les lignes de champignons. Il en reconnaissait deux sur les trois espèces présentes entre les carreaux du carrelage et le long des murs.
Matthew avait voulu prendre les dits champignons pour les apporter à Ernest qui, il en était persuadé, saurait à coup sûr leur nom et leur particularité. Son ainé passait ses journées entouré de plantes, c'était évident qu'il devait tout savoir sur elles, tout comme leur utilité.
Autre que de décorer les toilettes abandonnées d'une école.
Le problème à ce moment-là, c'était qu'il ne savait pas où se trouvait son camarade. Il avait pris des champignons, mais ces derniers s'étaient abîmés pendant le transfert, et il n'était pas certain qu'ils soient encore identifiables.
Voilà donc pourquoi, en ce milieu d'après-midi, il revenait dans les toilettes pour reprendre des "échantillons". L'inspecteur Matthew n'abandonnait pas. Jamais.
À quelques pas de la porte, il remarqua qu'une fille était postée devant, empêchant simplement par sa présence tout entrée dans la pièce. Elle devait certainement attendre quelqu'un à l'intérieur, et n'avait pas pensé à laisser la place pour d'autres personnes voulant entrer.
« Bonjour ! » la salua-t-il en souriant, de sa voix forte. « Désolé, mais je peux rentrer ? Faut que je récupère un truc. »
Vite. Avant qu'Ernest ne décide de partir encore Merlin seul savait où, et qu'il se retrouve encore avec des trucs peu ragoutants au fond de son sac.
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@Artemis Fraser, @Paige Barrow.
@Ernest Stevens pour la mention.
Merci Ernest pour ce magnifique avatar !
Vous ne passerez pas !
J’avais encore les mains pleines d’eau glacée quand j’entendis une voix.
Une voix masculine. Juste derrière la porte.
Je sursautai tellement fort que le jet d’eau éclaboussa le miroir et m’en mit plein la figure. Je refermai le robinet en catastrophe, l’eau continuant de couler un peu, tac tac tac, comme pour se moquer de moi. Mon cerveau hurlait. Quelqu’un était là. Quelqu’un qui voulait entrer. Quelqu’un qui allait me voir. En slip. Trempé. Avec une flaque géante autour de moi. Et, potentiellement, un reste de caca de hibou sur la nuque.
Non. Non non non. Pas question.
Je fis un pas en arrière, puis deux, en cherchant Paige du regard. Mais elle était à la porte. Donc, entre lui et moi. Ce qui voulait dire que si je voulais lui dire de se taire ou d’improviser, je devais y aller moi-même.
Sauf que… bah… le sol.
Je fis un pas trop pressé. Mon pied glissa dans l’eau, et là — splatch.
Je me retrouvai étalé de tout mon long, bras en croix, la joue collée au carrelage trempé. Une éclaboussure glacée me fouetta le visage. J’avais envie de hurler, mais j’étais trop occupé à me dire que je venais probablement de mourir de honte en avance.
Je me redressai en rampant presque, glissant encore une fois sur mes genoux. Je crus un instant que j’allais pleurer.
Et puis la voix de l’autre garçon retentit à nouveau, plus près.
« Désolé, mais je peux rentrer ? Faut que je récupère un truc ! »
Panique totale.
Je me précipitai contre la porte, collant mon dos nu contre le bois froid. J’avais encore l’eau qui dégoulinait dans mon cou, et mes pieds faisaient flop flop flop.
Faut que je dise un truc. N’importe quoi.
Je pris une grande inspiration et… adoptai ma meilleure voix d’adulte. Enfin, ce que je pensais être une voix d’adulte. Grave, autoritaire… mais surtout très, très ridicule :
« Les toilettes sont en travaux. »
Ma voix craqua sur le dernier mot. J’eus un petit raclement de gorge paniqué et tentai de continuer, parce que j’étais lancé maintenant.
« Euh… ouais. En travaux. Par… par ordre du Ministère, tout ça, tout ça. Travaux d’urgence quoi. »
Je me raclai encore la gorge, histoire de gagner du temps.
Et là, dans un élan désespéré, je sortis le premier truc technique qui me vint en tête, un mélange entre un nom de sort, une maladie magique et une insulte de gobelin :
« Fuite de conduit principal de… euh… flux d’hydra-... de flux d’hydracanalisatorion. Voilà. »
Je fermai les yeux un instant.
Je venais vraiment de dire “flux d’hydracanalisatorion”.
Je poursuivis, la voix toujours faussement grave, essayant d’y croire moi-même :
« Ma collègue va vous expliquer plus en détail. Moi je dois… retourner réparer. »
Et je filai. Enfin, “filai”... Je fis surtout demi-tour en glissant à moitié, tentant de rejoindre mon lavabo en priant tous les dieux de Poudlard que Paige ait compris le message.
Mon cœur tambourinait à mes oreilles.
L’eau continuait de goutter dans le silence.
Je me penchai à nouveau sur le robinet, les mains tremblantes, murmurant tout bas :
« Allez Paige… dis-lui un truc. N’importe quoi. Mais qu’il s’en aille. Pitié. »
Puis, pour faire genre tout était normal, j’ouvris à nouveau le robinet.
L’eau glacée jaillit en m’éclaboussant le torse.
« Aïe ! »
Et le bruit du tac tac tac du robinet qui fuyait reprit, comme si l’endroit tout entier riait de moi...
@Matthew Warren & @Paige Barrow
Vous ne passerez pas !
@Artemis Fraser & @Matthew WarrenUne belle panade. Voilà dans quoi elle se trouvait. Un élève s'approchait, à pas confiant, avec l'apparente volonté de rentrer dans les Toilettes Abandonnés. Sauf que Paige ne pouvait pas laisser telle chose se produire n'est ce pas? Elle n'avait qu'une mission. Une seule. Celle de pas laisser la moindre âme pénétrer dans ces lieux.
Une possibilité qui n'avait à vrai dire pas même traverser l'esprit de la sorcière. Jamais elle n'aurait pensé que l'on se batte pour entrer dans un lieu abandonné, c'était d'ailleurs tout à fait ironique. Elle ne s'expliquait pas la moindre convoitise pour le lieu le plus humide et lugubre du château.
Toujours est-il que l'élève s'approchait. Pour la Galloise, la scène se jouait soudain en ralenti, le Serpentard avançant dangereusement vers elle, de plus en plus proche dans sa vision périphérique. Si bien qu'alors qu'il lui adressa la parole, elle sursauta. Probablement également par le volume de sa voix. Elle qui parlait à voix basse, douce, se voyait face à un mégaphone humain.
Paige ne s'était pas assez embarrassé pour la journée. Ce fut donc uniquement par pur solidarité avec Artemis qu'elle devint rouge. Pas le rouge léger de l'effort, ou même la légère rougeur qu'elle portait en tout temps sur ses joues. Non, davantage quelque chose qui se rapprochait d'une métamorphose en cognard. Ses joues brûlaient, et pour cause, elle était une très mauvaise menteuse.
Elle le savait, tout à chacun qui la connaissait suffisamment le savait. La sorcière pouvait changer de sujet, détourner la conversation, mais mentir tout en bloc lui était impossible. Elle bafouillait, se perdait dans ses propres mots oubliant ce qu'elle venait de dire, et finissait pas révéler la vérité. Aujourd'hui, elle ne pouvait pas laisser telle chose survenir. Parce qu'il ne s'agissait pas d'elle, mais bien d'Artemis. Et quelque chose lui soufflait que si elle venait à révéler leurs mésaventures, il ne lui adresserait plus jamais la parole.
Ainsi, elle resterait figée. Se dandinant légèrement, quand la voix de l'Aiglon leur parviendrait depuis l'autre côté de la porte. Il inventait, se dépatouillait d'un mensonge peu crédible, et la sorcière voulait disparaitre. Elle pourrait toujours courir. Très loin d'ici, et ne jamais revenir.
Ce n'est pas ce qu'elle ferait. Elle hocherais simplement la tête aux paroles, s'efforçant de prendre un visage sérieux. Lorsque le silence fut son seul allié, elle du le laisser flotter. Avant de se racler la gorge, et de finalement prendre la parole.
"Mais de toute façon.. de quoi tu as besoin dans les toilettes abandonnés? Parce que, hum, si ce n'est pas urgent.. Tu.. tu devrais pouvoir y récupérer.. plus tard."
Il était plutôt extraordinaire qu'elle soit parvenu à formuler une phrase. Et à l'instant plus que jamais, elle comptait sur son accent qui rendait parfois ses phrases flous aux interlocuteurs, ainsi que le volume de sa voix, pour avoir dissimulé les trous et hésitations. Un petit sourire, peu assuré, et par Merlin, il allait passer son chemin.
Avec mes excuses pour le retard
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Vous ne passerez pas !
Matthew pouvait être patient pour beaucoup de choses. La salle de musique était occupée, et il devait attendre pour pouvoir jouer du piano, parce qu'il en avait envie à ce moment-là ? Pas de soucis.
Lilith avait décidé d'aller à la bibliothèque pour la huitième fois de la journée et, refusant d'y entrer sans pouvoir communiquer de façon silencieuse, il devait attendre que son amie ait terminé ce qu'elle avait à faire ? Pas de problème.
Il avait même attendu douze ans pour avoir son lézard !
Mais là ? Impossible non, il ne pouvait pas attendre. Et si quelqu'un avait déjà ramassé tous les champignons ? Ou si ces derniers étaient voués à disparaître, et que jamais ils ne revenaient dans ces toilettes ? Peut-être même était-ce des champignons migrateurs ?
Comment saurait-il avec exactitude ce dont il s'agissait, s'il n'avait pas la confirmation de quelqu'un qui s'y connaissait réellement ?
Il aurait dû amener Ernest aux champignons, plutôt que de vouloir apporter ces derniers à Ernest.
Il y eut un bruit, de l'autre côté de la porte. Le jeune Warren n'était pas vraiment certain, mais le son grave qui sortait des toilettes ressemblait beaucoup à une voix. Il fronça les sourcils, essayant de tendre l'oreille pour comprendre ce qu'il se passait de l'autre côté du bois, gardé par la fillette devant lui.
Cette dernière semblait continuer une conversation, à moins que ce soit simplement sa façon de parler, mais c'était comme si elle surenchérissait sur les mots de quelqu'un. Il se concentra surtout sur ses lèvres pour comprendre ce qu'elle disait.
Plus tard ? Non, pas question !
« Je ne sais pas si ça sera encore là, plus tard. » refusa le garçon. Il pouvait attendre... quelques secondes. Mais certainement pas revenir plus tard, surtout si c'était pour repartir bredouille encore une fois.
« Il y a quelqu'un ? » demanda le garçon, soupçonneux soudainement. « Tu ne l'as pas enfermé pour l'embêter, hein ? » fit-il en penchant la tête sur le côté, plissant les yeux comme s'il était un inspecteur face à un délit.
L'adolescente en face de lui n'avait pas l'air d'être quelqu'un qui embêterait les autres, mais si les histoires d'espionnages et d'autres aventures lui avaient apprit une chose, c'était bien de ne pas se fier aux apparences.
Elle avait beau être plus grande que lui, Matthew la toisait de son regard, qu'il ne baisserait que lorsqu'il aurait la preuve qu'elle n'avait rien fait de mal.
_______________
@Paige Barrow, @Artemis Fraser.
Je regrette que Matthew n'ait pas pu entendre le "flux d’hydracanalisatorion"
Lilith avait décidé d'aller à la bibliothèque pour la huitième fois de la journée et, refusant d'y entrer sans pouvoir communiquer de façon silencieuse, il devait attendre que son amie ait terminé ce qu'elle avait à faire ? Pas de problème.
Il avait même attendu douze ans pour avoir son lézard !
Mais là ? Impossible non, il ne pouvait pas attendre. Et si quelqu'un avait déjà ramassé tous les champignons ? Ou si ces derniers étaient voués à disparaître, et que jamais ils ne revenaient dans ces toilettes ? Peut-être même était-ce des champignons migrateurs ?
Comment saurait-il avec exactitude ce dont il s'agissait, s'il n'avait pas la confirmation de quelqu'un qui s'y connaissait réellement ?
Il aurait dû amener Ernest aux champignons, plutôt que de vouloir apporter ces derniers à Ernest.
Il y eut un bruit, de l'autre côté de la porte. Le jeune Warren n'était pas vraiment certain, mais le son grave qui sortait des toilettes ressemblait beaucoup à une voix. Il fronça les sourcils, essayant de tendre l'oreille pour comprendre ce qu'il se passait de l'autre côté du bois, gardé par la fillette devant lui.
Cette dernière semblait continuer une conversation, à moins que ce soit simplement sa façon de parler, mais c'était comme si elle surenchérissait sur les mots de quelqu'un. Il se concentra surtout sur ses lèvres pour comprendre ce qu'elle disait.
Plus tard ? Non, pas question !
« Je ne sais pas si ça sera encore là, plus tard. » refusa le garçon. Il pouvait attendre... quelques secondes. Mais certainement pas revenir plus tard, surtout si c'était pour repartir bredouille encore une fois.
« Il y a quelqu'un ? » demanda le garçon, soupçonneux soudainement. « Tu ne l'as pas enfermé pour l'embêter, hein ? » fit-il en penchant la tête sur le côté, plissant les yeux comme s'il était un inspecteur face à un délit.
L'adolescente en face de lui n'avait pas l'air d'être quelqu'un qui embêterait les autres, mais si les histoires d'espionnages et d'autres aventures lui avaient apprit une chose, c'était bien de ne pas se fier aux apparences.
Elle avait beau être plus grande que lui, Matthew la toisait de son regard, qu'il ne baisserait que lorsqu'il aurait la preuve qu'elle n'avait rien fait de mal.
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@Paige Barrow, @Artemis Fraser.
Je regrette que Matthew n'ait pas pu entendre le "flux d’hydracanalisatorion"
Merci Ernest pour ce magnifique avatar !
Vous ne passerez pas !
@Artemis Fraser & @Matthew Warren Si Paige est mortifiée, la plume rigole bienIl ne passerait pas son chemin. Le Serpent était véritablement déterminé à rentrer dans ces toilettes, et semblait peu ouvert à la discussion. Le problème étant que Paige était aussi déterminée que lui, et que leurs objectifs étaient tout à fait contraire.
Après ses paroles, pire que la loyauté sans faille de la Galloise, ce fut sa curiosité qui fut piquée. Que pouvait-il bien avoir laissé là? Qu'est ce que c'était que ce "ça" qui vivait apparemment en dehors de la volonté du sorcier? Elle n'oserait pas poser de questions. Cela aurait pourtant été une bonne manière de changer de sujet mais elle ne voulait pas risquer sa réponse. Et s'il s'agissait d'une bonne cause, de quelque chose qu'elle aussi voudrait atteindre. Sa journée avait été suffisamment abracadabrante pour qu'elle n'eut à traverser un dilemme.
Sans lui laisser plus de temps à la réflexion, il reprenait déjà la parole. Un autre jour, dans une autre humeur, cela aurait arracher un rire amusé à la sorcière. Elle était bien consciente de ne pas avoir une stature, ou une apparence très intimidante. C'était par ailleurs plus quelque chose qu'elle regrettait, tant cela aurait pu lui être utile par le passé.
Et voilà qu'il l'imaginait en tortionnaire. Une idée tout à fait risible.
Aujourd'hui, cela ne faisait qu'accentuer la panade dans laquelle elle s'enfonçait petit à petit. Et cela ne la faisait pas rire du tout. Ainsi, sa seule réaction serait d'écarquiller légèrement les yeux, avant de répondre.
"Non, non! Enfin... oui, il y a quelqu'un mais euh.. je... j'aimerais vraiment t'expliquer mais je ne peux pas. Mais tu dois me croire! Je ne l'ai pas enfermé! Vraiment!"
Une explication, lorsqu'on était narrateur, tout à fait rationnelle. Pour ceux qui vivaient la scène, peut être un peu moins. Même Paige, alors qu'elle entendait l'écho de ses paroles, ne se croyait pas. Si Matthew ne la bousculait pas tout simplement hors de son chemin, il allait aller chercher un préfet, ou pire, un adulte. Et dans ce cas là, la sorcière serait définitivement fichu.
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Matthew observa attentivement l'adolescente en face de lui. Elle déclara qu'elle ne l'avait pas enfermé, mais cela ne l'avançait pas vraiment beaucoup plus. Parce que, innocente ou coupable, c'était certain qu'elle dirait cela quoi qu'elle ait fait en réalité.
Le garçon tenta de la sonder, en prenant ce regard que les adultes avaient parfois. Comme s'ils disaient "Je sais que tu as fait une bêtise. Dis-le-moi et peut-être que tu ne seras pas puni.e".
Évidemment, cela ne marchait pas avec lui, mais peut-être que cela fonctionnerait avec sa camarade.
« Si tu ne l'a pas enfermée, alors, qu'est-ce qu'il se passe ? On a pas le droit de monopoliser les toilettes comme ça. »
C'était vrai après tout, non ? Le lieu était accessible à tous, c'était vraiment louche de le fermer comme ça.
Le jeune Warren n'était pas du genre à forcer le passage. Et, même si l'idée lui traversa l'esprit un court instant, il savait bien qu'il ne pourrait pas pousser l'adolescente en face de lui qui faisait presque une tête de plus que lui.
Est-ce qu'ils étaient de la même année ? Son visage ne lui disait rien du tout.
« Est-ce qu'elle va bien ? La personne ? »
Impatient, il s'approcha radicalement de l'espace vitale de la jeune fille pour frapper fortement à la porte.
« Eh ! Ça va dedans ? Est-ce qu'il faut prévenir quelqu'un de l'Infirmerie ? » Demanda-t-il en haussant un peu la voix.
Parce que, peut-être, que la fille qui tenait la porte aurait du commencer par ça sinon.
_____________________
@Paige Barrow, @Artemis Fraser.
Je suis désolé pour l'attente.
Le garçon tenta de la sonder, en prenant ce regard que les adultes avaient parfois. Comme s'ils disaient "Je sais que tu as fait une bêtise. Dis-le-moi et peut-être que tu ne seras pas puni.e".
Évidemment, cela ne marchait pas avec lui, mais peut-être que cela fonctionnerait avec sa camarade.
« Si tu ne l'a pas enfermée, alors, qu'est-ce qu'il se passe ? On a pas le droit de monopoliser les toilettes comme ça. »
C'était vrai après tout, non ? Le lieu était accessible à tous, c'était vraiment louche de le fermer comme ça.
Le jeune Warren n'était pas du genre à forcer le passage. Et, même si l'idée lui traversa l'esprit un court instant, il savait bien qu'il ne pourrait pas pousser l'adolescente en face de lui qui faisait presque une tête de plus que lui.
Est-ce qu'ils étaient de la même année ? Son visage ne lui disait rien du tout.
« Est-ce qu'elle va bien ? La personne ? »
Impatient, il s'approcha radicalement de l'espace vitale de la jeune fille pour frapper fortement à la porte.
« Eh ! Ça va dedans ? Est-ce qu'il faut prévenir quelqu'un de l'Infirmerie ? » Demanda-t-il en haussant un peu la voix.
Parce que, peut-être, que la fille qui tenait la porte aurait du commencer par ça sinon.
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Je suis désolé pour l'attente.
Merci Ernest pour ce magnifique avatar !
Vous ne passerez pas !
J’avais réussi à retrouver un semblant de calme. Enfin, calme… disons que j’étais revenu à un état de stress constant mais fonctionnel.
L’eau glacée me picotait toujours les avant-bras, et j’essayais de ne pas penser au fait que j’étais littéralement en train de laver mes avant-bras en slip, pendant que Paige improvisait je-ne-sais-quoi à quelques mètres de moi.
J’entendais juste des bribes, sa voix un peu tendue, le garçon dehors qui insistait… puis bam.
Un grand coup contre la porte.
Je sursautai si fort que j’en renversai à nouveau de l’eau sur le miroir.
« Eh ! Ça va dedans ? Est-ce qu’il faut prévenir quelqu’un de l’Infirmerie ? »
… Pardon ? Infirmerie ?!
Non non non. On allait pas ramener l’infirmière. Ni un prof. Ni personne, en fait.
Mon cerveau entra en mode panique absolue. Tout ce que j’avais réussi à sauver de ma dignité était sur le point d’exploser en vol. J’inspirai, me redressai (autant que possible sans glisser à nouveau), et repris cette fameuse voix d’adulte, celle qui donnait l’impression qu’un Niffleur sous hélium faisait du théâtre classique.
« Tout va très bien ! » lançai-je d’un ton à la fois trop fort et trop aigu.
Je me raclai la gorge, repris, plus grave :
« Enfin… très bien dans les circonstances. Rien de grave, pas besoin d’appeler l’Infirmerie. On… on gère. »
Je tapotai nerveusement sur le lavabo, priant pour que ça sonne crédible.
Puis, réalisant que j’avais encore besoin d’une couche de mensonge supplémentaire, je repris, plus vite :
« En fait, on fait un… un test de sécurité sanitaire. Ministériel. Voilà. Très confidentiel. Alors, euh, éloignez-vous un peu, c’est dangereux. »
Danger sanitaire. Parfait. Pas du tout louche.
Puis, relevant la voix à travers la porte :
« D’ailleurs… vous voulez quoi, exactement ? Ici ? Parce que bon à part des toiles d'araignées et des toilettes bouchées il n'y a pas grand chose ici... »
Je tentai de reprendre une respiration normale, l’eau gouttant toujours sur mon torse.
Mon reflet dans le miroir me fixant, l’air consterné.
@Matthew Warren & @Paige Barrow
Vous ne passerez pas !
*oh diar, "oh non" en galloisTandis que la crise s'amoindrissait d'un côté de la porte, de l'autre, elle ne faisait qu'empirer. Peu importe ses paroles, Paige ne semblait convaincre Matthew.
Voilà maintenant qu'il observait d'un étrange regard, se peignant d'une autorité qui ne prenait pas. Ce n'est pas qu'elle n'était pas intimidée, mais il ne fallait tout de même pas surpasser les capacités du jeune homme. Ce qui inquiétait la sorcière était davantage la possibilité qu'il aille chercher un adulte, ou qu'il décide d'ameuter tout Poudlard.
Elle ne pouvait pas imaginer les conséquences si elle venait à être confronté au regard adulte. Il n'y aurait plus un piètre mensonge pour la sortir de là. Sans cette appréhension, elle lui aurait rendu son regard. Car bien qu'elle soit pétrifiée des possibilités, il commençait à sérieusement l'agacer. Pour qui se prenait-il celui là? Le fidèle justicier du château? Quelqu'un ferait bien de lui dire que ça ne marchait pas.
"Je te l'ai dit! Elle va bien, mais je ne peux pas te laisser entrer."
Des paroles teintés de légèrement plus d'affirmation. Un poil sèches aussi. Elle espérait ainsi l'encourager à passer son chemin, ce qui fut peine perdue. Par Morgane, y avait-il caché de l'or brut dans ces fichus toilettes?
Lorsqu'il se mit à tambouriner contre la porte, la sorcière sentit ses derniers nerfs lâchés. Quelque chose d'incontrôlé, mêlant la panique et la confusion qu'elle avait accumulé depuis quelques minutes. Ou un peu plus que ça à vrai dire. Son arrivée à la volière lui semblait remonter à des jours.
"O diar*! Cach*.."
Une exclamation comme seule manifestation de son état. Lâchée spontanément, sans chercher à la dissimuler. Ce n'était pas ici sa première priorité.
Sans même entendre les paroles de l'autre côté de la porte, sans s'en soucier, elle saisit le bras de Matthew. Sans le brusquer, mais suffisamment fermement pour le faire reculer.
"Maintenant, tu m'écoutes. Il n'y pas besoin d'infirmerie, je ne l'ai pas enfermée et si c'est ta prochaine idée, pas besoin d'alerter le Ministère de la Magie!"
Un instant pour entendre l'écho de paroles, dans un mensonge qui pourrait peut être renforcer sa cause. Aucune personne retenue en otage par une galloise maléfique n'irait à inventer des sottises pareilles. Des paroles qui pourrait interroger Paige sur l'état psychologique de son ami à l'intérieur, mais elle n'avait guère le temps de s'en préoccuper.
Un instant également pour reprendre son souffle, et laisser redescendre une colère qu'elle ne désirait pas.
"Je comprends bien qu'il y urgence pour toi, mais tu va devoir patienter."
Appuyant ces dernières paroles d'un regard ferme, pour ne pas dire noir, elle espéra que cela serait suffisant.
*cach, ou cachu équivalent à "merde" en gallois
@Artemis Fraser & @Matthew Warren
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Cour de la Semeuse de Discorde - Merci à la Galerie d'Avatars pour le sublimissime vava