Drôle d'énergumène
Couloirs - Poudlard
Samedi 5 février 2050 aux alentours de 10h30
avec @Narcisse Brando
Avait-on vu posture aussi singulière dans le château ? On en doutait fortement. Sur les escaliers de pierre froide, le môme reposait là, tête balancée en arrière dans le vide, allongé sur le dos de tout son long. Il avait dans ses mains son héros en plastique et sa baguette qu'il s'amusait, bras tendus vers le ciel, à faire virevolter dans de grands mouvements imaginaires durant lesquels ses longues tignasses noires venaient balayer le sol le temps d’un instant. Quand le couloir était désert, que la présence des autres, étonnés de voir leur camarade s’affaler le long des marches, était, à l’instar de leurs murmures, absente, on pouvait alors entendre l’aigle de bronze faire ses bruitages enfantins, ceux qui s’accompagnaient de salive et de crachats et que la maturité est encline à nous faire oublier.
Sûrement le chiard avait-il conscience de tous ces regards, souvent lourds de jugement, qu’on pouvait lui porter mais, depuis cette révélation qu’il avait eue à l’atelier de crêpes, il avait décidé d’en faire abstraction et de vivre sa vie tel qu’il l’entendait. Et si l’envie de s’allonger sur les marches d’escalier, la tête en arrière, lui prenait, alors allongé sur les marches d’escalier, la tête en arrière, vous le verriez. C’était là une drôle de mentalité pour le drôle d’énergumène qu’il était devenu, ou plutôt qu’il avait toujours été, aimait-il à penser.
Son jouet, toujours en l’air, fit un arc de cercle avant de rencontrer furieusement sa baguette, plausible ennemi imaginaire dans ce scénario affabulé qui avait pris place dans la petite tête du garçon. S’ensuivit une violente altercation et une succession de mauvais bruitages où l’enfant, seul, semblait s’exciter de lui-même et s’engrener dans un schéma toujours plus violent.
Finalement, la lucidité revenant à lui, il écarta ses jouets dans une tacite paix temporaire avant de se mettre sur le ventre et de trouver une nouvelle source d’occupation. Ses jouets réconciliés, il lui fallait trouver un nouvel ennemi qui, plus fort, plus grand, serait digne de combattre ses compagnons imaginaires. Il ne tarda pas avant de trouver la cible idéale de son affrontement : un Poufsouffle aux cheveux noirs, avec une cicatrice à la joue, preuve physique de ses récents combats.
- Voilà un adversaire de taille, s’enjailla l’enfant de 12 ans dans un chuchotement destiné à ses jouets. Crocus Malis !
J'espère que ça te convient, n'hésite pas à me boubouter sinon
Drôle d'énergumène
Petite pause dans les révisions, juste le temps d'aller chercher un petit casse-croûte, et on est reparti ! Sifflotant, tandis qu'il terminait sa dernière bouchée, le Poufsouffle profitait de la journée en prenant son temps. Après tout, il avait laissé ses feuilles de révision sur son bureau, mais il ne s'agissait que de la botanique... Et comme il avait du mal avec la botanique, par Merlin, toute sa motivation semblait fondre comme neige au soleil. Qu'est-ce qu'il n'aurait pas donné pour un bon duel, là, tout de suite... ou même un petit échange de sort, une petite course, rien de fou quoi.
"Woh !"
Ce fut à cet instant qu'il sentit ses jambes se dérober. Eût-il été en première année, il se serait effondré de tout son long sur les marches, s'éclatant à même la pierre. Mais depuis, il avait bien grandi, il avait évolué et s'était entraîné comme un dératé. Une sourde terreur s'alluma dans sa poitrine, un court instant, lorsqu'il se vit rouler jusqu'en bas des escaliers. Elle s'enflamma pour laisser place aux braises de ses réflexes, qui prirent le dessus en un éclair. Basculant vers l'avant, ses mains épousèrent le sol pour se réceptionner, terminant sa chute sur ses deux pieds, ancré dans le sol, solide sur ses appuis.
Il avait reconnu le sortilège de croche-patte à la seconde où sa peau l'avait réceptionnée, et le voilà désormais d'attaque, face au petit camarade qui s'était amusé à lancer son sort sur lui.
Son visage avait changé, dévoré par l'adrénaline qui se déversait dans ses veines. L'addiction au frisson, à l'affrontement, il ne le réalisait pas, mais chaque jour qui passait le voyait devenir un peu plus accroc à la magie du combat. Narcisse ne faisait pas vraiment peur à qui que ce soit, mais dès qu'il basculait en mode combat, il changeait totalement de visage. Cela ne dura qu'un instant, avant qu'il n'expire brusquement, se redresse, et époussette ses vêtements.
"Eh, fais gaffe mec ! Dans les escaliers c'est super dangereux, héhé !"
Avait-il déjà croisé le Serdaigle ? Il n'en était plus certain, mais dans le doute, il lui tendit sa main, un sourire éclatant au visage. Ses pupilles étaient encore dilatées par les battements de son cœur, et sa peau frémissait d'excitation à l'idée de brandir à son tour sa baguette pour affronter cet adversaire nouveau.
"Moi, c'est Narcisse, Narcisse Brando ! Tu veux qu'on décale en salle sur demande pour un vrai duel ?"
"Woh !"
Ce fut à cet instant qu'il sentit ses jambes se dérober. Eût-il été en première année, il se serait effondré de tout son long sur les marches, s'éclatant à même la pierre. Mais depuis, il avait bien grandi, il avait évolué et s'était entraîné comme un dératé. Une sourde terreur s'alluma dans sa poitrine, un court instant, lorsqu'il se vit rouler jusqu'en bas des escaliers. Elle s'enflamma pour laisser place aux braises de ses réflexes, qui prirent le dessus en un éclair. Basculant vers l'avant, ses mains épousèrent le sol pour se réceptionner, terminant sa chute sur ses deux pieds, ancré dans le sol, solide sur ses appuis.
Il avait reconnu le sortilège de croche-patte à la seconde où sa peau l'avait réceptionnée, et le voilà désormais d'attaque, face au petit camarade qui s'était amusé à lancer son sort sur lui.
Son visage avait changé, dévoré par l'adrénaline qui se déversait dans ses veines. L'addiction au frisson, à l'affrontement, il ne le réalisait pas, mais chaque jour qui passait le voyait devenir un peu plus accroc à la magie du combat. Narcisse ne faisait pas vraiment peur à qui que ce soit, mais dès qu'il basculait en mode combat, il changeait totalement de visage. Cela ne dura qu'un instant, avant qu'il n'expire brusquement, se redresse, et époussette ses vêtements.
"Eh, fais gaffe mec ! Dans les escaliers c'est super dangereux, héhé !"
Avait-il déjà croisé le Serdaigle ? Il n'en était plus certain, mais dans le doute, il lui tendit sa main, un sourire éclatant au visage. Ses pupilles étaient encore dilatées par les battements de son cœur, et sa peau frémissait d'excitation à l'idée de brandir à son tour sa baguette pour affronter cet adversaire nouveau.
"Moi, c'est Narcisse, Narcisse Brando ! Tu veux qu'on décale en salle sur demande pour un vrai duel ?"
Drôle d'énergumène
Un ennemi de taille. Voilà les premiers mots qui lui passèrent par l'esprit à la vue de cette acrobatie que le Poufsouffle entreprit pour réatterrir habilement sur ses pieds, dans une position qui indiquait clairement un certain sens du combat. L'aigle de bronze ne se découragea pas pour autant. Comme on disait : Voldemort n'était pas tombé en une nuit. Si ? Cela importait peu. Déjà, dans son scénario imaginaire, l'attaque surprise se voyait remplacée par un duel de front où la compagnie d'aventuriers constituée de son jouet, sa baguette et lui-même devrait faire preuve d'innovation pour venir à bout du géant jaune qui, vraisemblablement, ne partageait pas son goût pour la bagarre, comme en témoignaient ses réprimandes qui confrontaient le Serdaigle aux marches du réel, quittant leur aspect montagneux et vallonné pour redevenir ces pierres froides et sans âme où il reposait, allongé sur le ventre.
- Pff... soupira-t-il en guise de réponse.
Détaché de son monde, il se releva lassement et, d'un regard suspicieux de haut en bas sur son vis-à-vis, il ignora délibérément la main tendue, non sans se parer d'un sourire en coin.
- Tu me prends pour un niffleur de trois jours ? Tu es vieux comme Dumbledore, ne crois pas que je vais accepter ton duel juste pour satisfaire ton ego. Par contre...
Et sans autre préambule qu'un regard autour de lui pour s'assurer que personne ne le voyait, il projeta son front contre le mur à sa droite avec une farouche résolution. La douleur, froide et sourde, ne tarda pas à irradier son crâne et, chancelant, il jura entre deux clignements y percevoir des étincelles blanches. Finalement, il se laissa choir au sol en criant d'une voix enfantine et plaintive :
- Narcisse, arrête de me frapper ! Je suis désolé ! À l'aide !
@Narcisse Brando & @Noémie Claire-Cornwell pour le Coucou Rapeltout
Drôle d'énergumène
Voilà Narcisse plongé dans la plus grande des incompréhensions. Un niffleur de trois jours ? Vieux comme Dumbledore ? Un duel pour l'égo ? Il avait beau faire, mais il n'arrivait pas à connecter les liens dans son esprit, et ne comprenait pas le moins du monde ce que son camarade disait. Toute l'adrénaline qui courait dans ses veines l'empêchait également de correctement poser ses pensées, malgré la clarté qu'elle leur apportait. Non, de toute évidence, la seule chance qu'il avait d'y voir clair, était de directement demander des explications à l'intéressé.
Cependant, il eu à peine le temps d’entrouvrir sa bouche qu'il fut immédiatement choqué par la réaction de son camarade.
"Mais !!? WHAT ?"
Totalement éberlué, incapable de réagir jusqu'aux complaintes du Serdaigle, Narcisse laissait apparaître sur son visage tout son ébahissement. Il ne songea même pas au fait qu'il se faisait accuser faussement d'avoir cogné un camarade, la seule préoccupation qui l'occupait actuellement, était que ce pauvre petite Serdaigle s'était fait mal !
Véritablement inquiet de l'état de santé d'Artemis, il plongea à genoux pour regarder le front, craignant le pire.
"Ça va ? Mais purée faut pas faire ça ! Tu peux t'fendre le crâne ! Faut qu'on aille à l'infirmerie tout d'suite !"
Se remémorant ses cours pour le diplôme du DSMP, il dégaina sa baguette, et fit jaillir des étincelles rouges de la pointe de son catalyseur. Il ne voulait pas se risquer à déplacer le blessé, aussi se joignit-il aux appels de son camarade, espérant qu'un adulte passe par là. Il cria donc à son tour, avec toute la capacité thoracique dont l'enfant d'Honor, un grand sportif, et un commentateur professionnel pouvaient faire preuve.
"A L'AIIIDE ! Y'A UN BLESSÉ !"
Mais wtf ?? il est fou Artemis j'adore
Cependant, il eu à peine le temps d’entrouvrir sa bouche qu'il fut immédiatement choqué par la réaction de son camarade.
"Mais !!? WHAT ?"
Totalement éberlué, incapable de réagir jusqu'aux complaintes du Serdaigle, Narcisse laissait apparaître sur son visage tout son ébahissement. Il ne songea même pas au fait qu'il se faisait accuser faussement d'avoir cogné un camarade, la seule préoccupation qui l'occupait actuellement, était que ce pauvre petite Serdaigle s'était fait mal !
Véritablement inquiet de l'état de santé d'Artemis, il plongea à genoux pour regarder le front, craignant le pire.
"Ça va ? Mais purée faut pas faire ça ! Tu peux t'fendre le crâne ! Faut qu'on aille à l'infirmerie tout d'suite !"
Se remémorant ses cours pour le diplôme du DSMP, il dégaina sa baguette, et fit jaillir des étincelles rouges de la pointe de son catalyseur. Il ne voulait pas se risquer à déplacer le blessé, aussi se joignit-il aux appels de son camarade, espérant qu'un adulte passe par là. Il cria donc à son tour, avec toute la capacité thoracique dont l'enfant d'Honor, un grand sportif, et un commentateur professionnel pouvaient faire preuve.
"A L'AIIIDE ! Y'A UN BLESSÉ !"
Mais wtf ?? il est fou Artemis j'adore
Drôle d'énergumène
La course avait été bonne ce matin. Et la douche qui allait suivre n'allait être que meilleure encore. Elle empestait c'était factuel. Et la décision d'aller courir en tee-shirt gris était plus que douteuse réalisa-t-elle lorgnant ses aisselles. Elle cacha cette honteuse fonctionnalité de son corps d'un sweat-shirt alors qu'elle remontait les marches en direction de sa salle commune.
La douche devait manifestement attendre, et le devoir appelait si elle en croyait les hurlements de Brando, et d'un gamin de sa maison. Interloquée, Noémie s'approcha. La scène devant elle n'avait aucun sens. Pourquoi diable le plus jeune était-il blessé ? Pourquoi le Poufsouffle hurlait paniqué si c'était de son fait ? Après, au vu des deux zouaves qui se trouvaient devant elle, tout était possible, et les règles de la logique ne s'appliquait décidément pas à eux. Ils ne les appliquaient pas non plus, ceci étant. Il y avait une certaine forme de cohérence.
-" On s'attaque à plus jeune que soi maintenant Brando ?"
Ça l'étonnait de ce qu'elle savait de Narcisse, et elle se doutait qu'il y avait plus derrière que ce qui était visible. Elle avisa l'état du plus jeune, avant de soupirer et de s'accroupir à côté de lui, sortant sa baguette. Oui, certes ils avaient apprit à aller chercher de l'aide dans le cas où quelqu'un était blessé, mais il n'était pas non plus à l'article de la mort le môme.
-"Plutôt que de faire des lumières en braillant, lance Episkey," dit-elle joignant l'acte à la parole. "Vertige ? Vision d'étoiles ? Peut-être les idées remises en place, ça ne te ferait pas de mal. Quelque chose à signaler ?"
Arrive en sauveuse
La douche devait manifestement attendre, et le devoir appelait si elle en croyait les hurlements de Brando, et d'un gamin de sa maison. Interloquée, Noémie s'approcha. La scène devant elle n'avait aucun sens. Pourquoi diable le plus jeune était-il blessé ? Pourquoi le Poufsouffle hurlait paniqué si c'était de son fait ? Après, au vu des deux zouaves qui se trouvaient devant elle, tout était possible, et les règles de la logique ne s'appliquait décidément pas à eux. Ils ne les appliquaient pas non plus, ceci étant. Il y avait une certaine forme de cohérence.
-" On s'attaque à plus jeune que soi maintenant Brando ?"
Ça l'étonnait de ce qu'elle savait de Narcisse, et elle se doutait qu'il y avait plus derrière que ce qui était visible. Elle avisa l'état du plus jeune, avant de soupirer et de s'accroupir à côté de lui, sortant sa baguette. Oui, certes ils avaient apprit à aller chercher de l'aide dans le cas où quelqu'un était blessé, mais il n'était pas non plus à l'article de la mort le môme.
-"Plutôt que de faire des lumières en braillant, lance Episkey," dit-elle joignant l'acte à la parole. "Vertige ? Vision d'étoiles ? Peut-être les idées remises en place, ça ne te ferait pas de mal. Quelque chose à signaler ?"
Arrive en sauveuse
3a88fe-Marrainage
6ème année RP- préfète INRP de Septembre 2047 à Février 2048 et de nouveau à partir du 17 Avril 2051
Drôle d'énergumène
Une douleur sourde irradiait son crâne, alors qu'au sol il se tenait la tête de sa main gauche comme si cette dernière pouvait s'échapper à tout moment ; ce qui, au passage, ne l'aurait guère étonné tant son tourment se prononçait au cours des secondes, secondes durant lesquelles le Poufsouffle, quant à lui, s'affairait à crier à l'aide. Et si le garçon, les yeux à demi plissés sous la douleur, trouvait la réaction de ce dernier étrange (et futile), il se contenta de tâter son front du bout des doigts dans le but d'y découvrir la présence d’une potentielle bosse ou, avec un peu de chance, d'une cicatrice qui lui vaudrait ce genre de surnom de dur à cuire qu'on plaisait à donner aux personnages de fiction.
Mais il n'eut pas le loisir de s'ausculter plus longtemps que la présence de l'une de ses aînées, répondant au prénom de Noémie et portant un nom trop long pour qu'il s'en souvienne, fit surface pour s'accroupir près de lui. L'aiglon s'accrocha à ses yeux gris-bleus pour pointer d'un index accusateur le dénommé Narcisse et gémir :
- Les idées remises en place ?! Par Merlin, parle pour lui, il est complètement Boullu ma parole ! Il m'a percuté dans les escaliers sans s'excuser et, quand je lui ai dit de faire attention…
Il s'interrompit un instant, ses lèvres frémissant tandis qu'il inspirait profondément, comme si ce souvenir inventé de toutes pièces l'avait profondément marqué.
- … Il s'est emporté subitement en prétextant une mauvaise journée avant de me pousser brutalement contre le mur… Moi, je voulais juste aller au parc, ajouta-t-il dans un murmure faussement dramatique.
@Noémie Claire-Cornwell & @Narcisse Brando
Drôle d'énergumène
"Eh ??"
S'interrompant dans son action, incapable de répondre à Noémie, alors qu'il aurait parfaitement pu lui rétorquer qu'il ne se sentait pas assez en confiance pour le sortilège, Narcisse se figea. Il était littéralement bouchée bée, les yeux écarquillés, son regard alternant entre son aînée et Artemis, en train de raconter n'importe quoi. Mais pourquoi mentait-il ? Narcisse était incapable de concevoir le mensonge, malgré toutes les conversations et les expériences qu'il avait pu avoir.
Pour lui, on ne mentait pas, ça n'avait aucun sens, et aucun intérêt, en plus d'être une action profondément méchante. Lorsque le Serdaigle le désigna de l'index, il se désigna également, par mimétisme, toujours bloqué dans ses pensées.
"Mais, mais, mais, hein ? Quoi ? Mais, mais non ! Tu m'as lancé Crocus, et j'ai juste voulu décaler ailleurs parce dans les escaliers c'est dangereux, et pis toi tu t'es cogné tout seul contre l'mur !!"
Les mots sortaient sans réflexion. Là où son petit cadet avait besoin d'inventer, il n'avait qu'à ressortir ses souvenirs. Si on rajoute son impulsivité dans l'équation, inutile de dire qu'il se transforme en véritable moulin à paroles... Son visage se froisse quelque peu lorsqu'il comprend que son camarade est en train de mentir allègrement pour l'accuser de quelque chose qu'il n'a pas fait. Sa gorge se serre de tristesse, incapable de comprendre les motivations de son acte, tandis qu'il interroge Artemis d'un air affligé et perplexe.
"Pourquoi tu dis ça ?.. C'est pas bien de mentir."
Au fond, il s'en moquait un peu de ce que pouvait penser Noémie. Il savait quelle était la vérité, et la seule chose qui l'intéressait était de pouvoir comprendre, de dire ce qu'il pensait à Artemis.
S'interrompant dans son action, incapable de répondre à Noémie, alors qu'il aurait parfaitement pu lui rétorquer qu'il ne se sentait pas assez en confiance pour le sortilège, Narcisse se figea. Il était littéralement bouchée bée, les yeux écarquillés, son regard alternant entre son aînée et Artemis, en train de raconter n'importe quoi. Mais pourquoi mentait-il ? Narcisse était incapable de concevoir le mensonge, malgré toutes les conversations et les expériences qu'il avait pu avoir.
Pour lui, on ne mentait pas, ça n'avait aucun sens, et aucun intérêt, en plus d'être une action profondément méchante. Lorsque le Serdaigle le désigna de l'index, il se désigna également, par mimétisme, toujours bloqué dans ses pensées.
"Mais, mais, mais, hein ? Quoi ? Mais, mais non ! Tu m'as lancé Crocus, et j'ai juste voulu décaler ailleurs parce dans les escaliers c'est dangereux, et pis toi tu t'es cogné tout seul contre l'mur !!"
Les mots sortaient sans réflexion. Là où son petit cadet avait besoin d'inventer, il n'avait qu'à ressortir ses souvenirs. Si on rajoute son impulsivité dans l'équation, inutile de dire qu'il se transforme en véritable moulin à paroles... Son visage se froisse quelque peu lorsqu'il comprend que son camarade est en train de mentir allègrement pour l'accuser de quelque chose qu'il n'a pas fait. Sa gorge se serre de tristesse, incapable de comprendre les motivations de son acte, tandis qu'il interroge Artemis d'un air affligé et perplexe.
"Pourquoi tu dis ça ?.. C'est pas bien de mentir."
Au fond, il s'en moquait un peu de ce que pouvait penser Noémie. Il savait quelle était la vérité, et la seule chose qui l'intéressait était de pouvoir comprendre, de dire ce qu'il pensait à Artemis.
Drôle d'énergumène
Ils devaient se partager un neurone à deux. C'était la conclusion de Noémie. Un neurone seul, ne pouvant se connecter à un congénère, sautant d'un cerveau vide à l'autre à la recherche d'un ami. Un neurone riquiqui tout triste.
Si elle s'en référait à la version de son camarade de maison (par Merlin que Serdaigle tombait bas quand ils se retrouvaient avec ce genre de zouaves), certains éléments n'allaient pas. Narcisse était une pile électrique non violente (ou bien si mais c'était via sa bestiole que ça se manifestait et la boule de poil était nul part en vue).
Maintenant le récit du Poufsouffle n'était pas mieux en terme de cohérence. Il s'était ... cogné tout seul ? Pourquoi par toutes les barbes des mages ?
La vie serait plus simple sans curiosité. L'aiglonne aurait continué son chemin, sans rien dire, et parti à sa sacro-sainte douche, sans une seule pensée pour eux. Mais si Dieu existait, il avait décrété qu'elle voudrait toujours savoir le fond des histoires. Sadique de sa part. Croisant les bras, elle finit par les toiser tout les deux, de son regard gris. Avant de donner la conclusion de sa réflexion.
-Narcisse qui attaque comme ça, j'ai dû mal à y croire. Ou bien, il irait au club de duel. Mais le petit qui se cogne de lui même la tête contre le mur est tout aussi peu cohérent.
Si elle s'en référait à la version de son camarade de maison (par Merlin que Serdaigle tombait bas quand ils se retrouvaient avec ce genre de zouaves), certains éléments n'allaient pas. Narcisse était une pile électrique non violente (ou bien si mais c'était via sa bestiole que ça se manifestait et la boule de poil était nul part en vue).
Maintenant le récit du Poufsouffle n'était pas mieux en terme de cohérence. Il s'était ... cogné tout seul ? Pourquoi par toutes les barbes des mages ?
La vie serait plus simple sans curiosité. L'aiglonne aurait continué son chemin, sans rien dire, et parti à sa sacro-sainte douche, sans une seule pensée pour eux. Mais si Dieu existait, il avait décrété qu'elle voudrait toujours savoir le fond des histoires. Sadique de sa part. Croisant les bras, elle finit par les toiser tout les deux, de son regard gris. Avant de donner la conclusion de sa réflexion.
-Narcisse qui attaque comme ça, j'ai dû mal à y croire. Ou bien, il irait au club de duel. Mais le petit qui se cogne de lui même la tête contre le mur est tout aussi peu cohérent.
3a88fe-Marrainage
6ème année RP- préfète INRP de Septembre 2047 à Février 2048 et de nouveau à partir du 17 Avril 2051
Drôle d'énergumène
Décidément, il n'était point chose aisée de faire pencher l'opinion de son aînée en sa faveur. Peut-être avait-il choisi là une cible bien mal avisée, le Poufsouffle étant réputé pour sa bienveillance aux quatre coins des couloirs. Il devait le reconnaître lui-même, à la vue de son air affligé : une légère incertitude le gagnait quant à la teneur de son mensonge. Devait-il poursuivre sa comédie, quitte à pousser un peu plus loin l'art du dramaturge, ou s'arrêter avant que la situation ne se compliquât davantage ?
Inconsciemment, il se mordit la lèvre inférieure, songeur. Il était un être libre. Il s'était lui-même fait la promesse, depuis cet atelier de crêpes, de ne plus laisser ses pensées empiéter sur sa liberté d'agir. Alors au diable les remords ! Il ne pouvait se résoudre à renoncer à son envie de discréditer son aîné. Certes, il commençait lentement à danser sur le mauvais pied, et il ne tarderait guère avant que les événements ne lui échappent tout à fait, mais il n'allait pas se laisser abattre pour si peu.
Roulant les yeux avec une exagération toute feinte en direction de son aînée et de la salvatrice de son mal de crâne, il cracha avec dédain :
- Et donc quoi ?! On laisserait impuni un Poufsouffle dangereux sous prétexte que ce n'est pas son genre ?
Il se redressa, levant les mains au ciel.
- Ah, bravo la justice ! On refuse de me croire ! Et une personne de ma propre maison, qui plus est !
Son regard quitta le visage de son aînée pour se poser sur la trogne de la véritable victime de son récit, lequel se vit aussitôt désigné d'un index accusateur.
- Et toi ! N'as-tu point honte de t'en prendre à plus faible et plus petit que toi ! Puisqu'on ne saurait faire confiance aux membres de sa propre maison, j'irai trouver la directrice en personne. Compte sur moi là-dessus !
@Noémie Claire-Cornwell & @Narcisse Brando, désolé pour le retard
Drôle d'énergumène
Narcisse se retrouva pris au dépourvu face à l'immense sentiment de soulagement qui l'envahit lorsqu'il entendit sa camarade le défendre. Ou plus exactement, avoir du mal à croire le mensonge du petit Serdaigle. Il était soulagé que de l'extérieur, on semble le connaître suffisamment pour le penser violent. Bien que ce soulagement se retrouve teinté d'amertume face à la réaction d'Artemis, qui se complaisait dans sa complainte en insistant de plus belle. Mais que diable lui avait-il donc fait ?.. Son cœur s'encastra dans une chape de plomb, l'empêchant de battre en paix, avant de remonter jusque dans sa gorge.
Le visage contrit, il regarda sans joie Noémie en haussant les épaules, véritablement pantois.
"J'comprends rien..."
Les mots d'Artemis l'atteignirent davantage qu'il ne pensait le réaliser. Ils firent écho en lui au plus profond de son âme, venant secouer ses pires craintes et ses pires doutes. Si l'adolescent n'était pas la bonne personne qu'il espérait être, sa vie n'avait littéralement aucun sens. Il ne vivait que pour aider les autres et les protéger, comment pouvait-il se targuer d'être bon si on pouvait l'accuser de cette façon ? Si cela avait été vrai... La terreur sourde qui fit pâlir son visage le changea en fantôme, avant qu'il ne regarde à nouveau Artemis en silence.
Sous l'index accusateur, il blêmit de plus belle. Narcisse ne savait absolument pas se défendre contre les injustices qui le visaient directement. Il craignait tant ses propres erreurs, il doutait tant de sa propre légitimité, qu'il se retrouvait en totale désarçonnement lorsqu'il devait revendiquer ses propres qualités. Et tant d'efforts développés pour mentir, l'adolescent était désemparé face à ce déchaînement qui lui était, par nature, si étranger.
Sa voix porta peu, son regard soutenant malgré tout celui d'Artemis.
"J'suis désolé si je t'ai blessé... j'comprends vraiment pas, pourquoi tu m'en veux ?"
L'idée d'aller voir la directrice le confortait presque, elle aurait permis de cadrer l'échange et de mettre les choses au clair sans le moindre doute.
Le visage contrit, il regarda sans joie Noémie en haussant les épaules, véritablement pantois.
"J'comprends rien..."
Les mots d'Artemis l'atteignirent davantage qu'il ne pensait le réaliser. Ils firent écho en lui au plus profond de son âme, venant secouer ses pires craintes et ses pires doutes. Si l'adolescent n'était pas la bonne personne qu'il espérait être, sa vie n'avait littéralement aucun sens. Il ne vivait que pour aider les autres et les protéger, comment pouvait-il se targuer d'être bon si on pouvait l'accuser de cette façon ? Si cela avait été vrai... La terreur sourde qui fit pâlir son visage le changea en fantôme, avant qu'il ne regarde à nouveau Artemis en silence.
Sous l'index accusateur, il blêmit de plus belle. Narcisse ne savait absolument pas se défendre contre les injustices qui le visaient directement. Il craignait tant ses propres erreurs, il doutait tant de sa propre légitimité, qu'il se retrouvait en totale désarçonnement lorsqu'il devait revendiquer ses propres qualités. Et tant d'efforts développés pour mentir, l'adolescent était désemparé face à ce déchaînement qui lui était, par nature, si étranger.
Sa voix porta peu, son regard soutenant malgré tout celui d'Artemis.
"J'suis désolé si je t'ai blessé... j'comprends vraiment pas, pourquoi tu m'en veux ?"
L'idée d'aller voir la directrice le confortait presque, elle aurait permis de cadrer l'échange et de mettre les choses au clair sans le moindre doute.