Naissance d'une étoile
Les aventures de Logan Erskine
Recueil de souvenirs
Voici un recueil de rps narrant les grands événements de l'enfance de Logan Erskine.
J'essaierai d'écrire un épisode toutes les 1 ou 2 semaines.
Son histoire est en cours de construction. Je reste donc à l'écoute de quelque modifications que je devrai apporter aux rps pour qu'ils correspondent aux règles de Poudlard.fr.
***
Je nécessiterais l'aide d'un pj adulte, professeur ou du moins de l'équipe de Poudlard, pour faire un rp permettant d'expliquer aux parents de Logan l'existence du monde magique et les convaincre de permettre à leur fils de faire ses études à Poudlard (je pourrais également faire ce rp en oneshot dans le recueil avec un pnj qui sera important dans la siite de l'histoire de Logan (Joaquín), mais ce serait plus amusant un petit rp avec quelqu'un de Poudlard !). Cet adulte devrait également, si possible, écrire avec moi un second rp emmenant Logan au Chemin de Traverse, et le guidant (pourquoi pas avec d'autres élèves né-moldus également). Alors si vous aimez l'histoire de Logan et que vous avez un peu de temps, n'hésitez pas à me boubouter !
Enfin, Logan entrera en 1ère année à Poudlard en septembre prochain (2050). Alors si des personnes sont d'ors et déjà intéressées par de possibles rps, je serai partant !
Merci à tous ceux qui liront les aventures de Logan Erskine, et bon voyage !
Reducio
Clyde et Iona Erskine
Parents de Logan Erskine
Date de naissance :Clyde ErskineNationalité :12 septembre 2006Lieu de naissance :EcossaiseStatut :EdimbourgTravail :MolduEcrivain Histoire
Clyde ayant fait des études de journalisme à la Edinburgh Napier University et Iona poursuivant sa formation en langue à l'université de Cork, rien ne les prédestinait à se rencontrer. C'est en 2033 que leur chemin s'est croisé pour la première fois, au Nord-Est de l'Espagne, sur la Costa Brava. Iona travaillait alors à Barcelone, comme professeur d'anglais, et s'était rendue à Cadaqués, une magnifique ville balnéaire aux bâtiments blancs, pour se détendre durant les vacances de printemps. Quant à lui, Clyde se trouvait à Cadaqués depuis déjà 4 mois. Il avait démissionné de son travail de journaliste pour un grand journal anglais, dans le but de voyager davantage et d'aller où bon lui semble, dès qu'il en éprouvait la nécessité. C'est ainsi qu'il louait depuis quelques mois un bel appartement, avec, depuis la terrasse, une magnifique vue sur le port. Un cadre parfait pour entamer l'écriture de son tout premier roman. C'est ainsi, en travaillant sur sa terrasse, que Clyde aperçut Iona, marchant tranquillement dans les rues en pente de Cadaqués, en direction de la plage. Emerveillé par cette mystérieuse inconnue qui lui a tapé dans l'oeil, il s'en sert pour écrire une scène de son ouvrage. Mais le roman de sa vie ne s'arrête pas là, car le soir-même, prenant un verre avec des amis sur le port, il aperçoit de nouveau la silhouette de la jeune femme. Les inhibitions levées par la peur de ne jamais pouvoir la revoir, Clyde part sans réfléchir en direction de Iona.
Il ne sert plus à rien de conter la suite. Leur histoire d'amour perdure toujours. Date de naissance :Iona Erskine, née BoluarteNationalité :25 mars 2004Lieu de naissance :IrlandaiseStatut :KinsaleTravail :MoldueProfesseur d'espagnol
Finlay et Kenneth Erskine
Frères ainés de Logan Erskine
Date de naissance :Finlay ErskineNationalité :3 juillet 2036Lieu de naissance :EcossaiseStatut :CadaquésTravail :MolduElève à la Mary Erskine School à Edimbourg Histoire
Finlay voit le jour sous le ciel espagnol, à Cadaqués, ville où se sont rencontrés ses parents. Néanmoins, ils partent rapidement en direction des rivages anglais, pour s'installer avec leur fils et attendre l'arrivée de son cadet. Ils posent donc définitivement leurs valises à Fortrose, en Ecosse.
C'est là que nait Kenneth. Les deux frères vont grandir dans une maison, simple mais élégante, à une quinzaine de minutes à pied de la forêt de Fairy Glen.
Cependant, leur vie dans ce petit village paisible se termine à l'âge de 11 ans, lorsqu'ils entrent au collège. N'ayant pas de bon établissement proches du village, ils vont habiter chez leur grand-mère paternelle, à Édimbourg, et étudier au collège duquel elle est la directrice. Date de naissance :Kenneth ErskineNationalité :02 février 2037Lieu de naissance :EcossaiseStatut :FortroseTravail :MolduElève à la Mary Erskine School à Edimbourg
Arabella Erskine et Spirit
Soeur cadette et chien de Logan Erskine
Date de naissance :Arabella ErskineNationalité :10 juin 2040Lieu de naissance :EcossaiseStatut :FortroseTravail :???Elève à l'école de Fortrose Histoire
Arabella est née à Fortrose, un an après Logan.
Avec trois grand-frère, sa vie quotidienne est assez mouvementée, mais Finlay, l'ainé, est toujours présent pour l'écouter et lui apporter son aide.
Maintenant, alors que Finlay et Kenneth vivent à Edimbourg pour aller au collège et que Logan part à Poudlard, elle se retrouve seule à Fortrose avec ses parents. Mais cette période difficile ne devrait durer qu'un an, car dès qu'elle rentrera au collège, elle devrait rejoindre ses grand-frères et toute la famille s'installera à Edimbourg.
A moins que quelque chose de surnaturel n'apparaisse dans sa vie, tout comme dans celle de Logan...
Dernière modification par Logan Erskine le 6 août 2025, 05:37, modifié 8 fois.
Bien vivre, c'est faire une étoile de chaque rêve et de chaque étoile, l'essentiel.
Naissance d'une étoile
13 Avril 1279
L’univers se contracte. Une multitude d’esprits s’envole rejoindre une multitude d’étoiles. D’autres descendent sur Terre. Un échange parfait. Et l’univers, spectateur, se tait et assiste.Aujourd’hui est le jour où nous mettons fin à la dynastie Song. Aujourd’hui est le jour où la dynastie Yuan s’empare de la Chine du Sud !
Cela fait bientôt 6 ans déjà que nous attaquons sans cesse la péninsule indochinoise. Nos expéditions en direction du Japon et de l’île de Java ont été lancées. Ne nous inquiétons plus de ces contrées lointaines. Notre objectif actuel est beaucoup plus simple. Beaucoup plus proche. Beaucoup plus concret. La finalisation de notre conquête chinoise !
De la voute céleste, sur son trône étoilé, mon grand-père, Chenghiz-khan, l'empereur des mers, nous regarde. Me regarde ! Levez vos armes, guerriers mongols. Portez-les fièrement. Rendez fière votre famille. Rendez fiers vos femmes et vos enfants. Rendez fier votre peuple ! Après cette bataille, tout sera fini.
Son sabre à la main, Khubilai Khan regarde les vagues s’écraser contre les puissantes coques de ses navires. Le spectacle qui s’offre à ses yeux le remplit de joie : 420 navires de guerre, avec plus de 20 000 soldats à leur bord, se balancent sur les flots agités de la mer de Chine méridionale. Cette grande armée a traversé le détroit de Taïwan et navigue depuis plusieurs jours le long de la côte chinoise pour faire face à la dernière résistance Song : la flotte de Zhang Shijie.
La marine Yuan, nom dynastique représentant les mongols en Chine, arrive désormais proche du district de Xinhui. Et entre deux vagues gigantesques, Zhang Hongfan, commandant de l’armée et de la marine mongole, les aperçoit : les 1000 derniers navires de la flotte de guerre des Song. C’est alors qu’il dégaine son sabre et sa voix retentit dans tous les navires entourant celui composé du commandement central :
A vos postes de combaaaaaaaaaaaat !
La fourmilière se met alors en marche sous les yeux éternels de l’initiateur de cette mouvance guerrière, le grand Khan. Il baisse ses yeux sur cette Terre, théâtre de tous les possibles, et croise le regard de son petit-fils, Khubilai. Ce dernier pose un genou à terre, sur le bois grinçant de son navire, et bascule son crâne en arrière, offrant son visage au ciel. Offrant son torse au royaume des cieux.
Grand-père, murmure-t-il. Contemple la puissance de ton peuple. Contemple tes fils. Aujourd’hui, nous prendrons la Chine. Demain, nous renverserons le monde.
Kubilai se relève et fixe son regard sur les navires Song. Ils se dirigent à toute vitesse à leur rencontre, toutes voiles déployées. Le choc sera effroyable.
Teeeeeeeendeeeeeez, hurle Zhang Hongfan.
Son ordre est répété et amplifié sur l’ensemble des navires de la flotte. En un seul mot de cet homme, plus de 10 000 soldats brandissent leur arc, encochent leur flèche et visent les navires ennemis.
Khubilai ferme les yeux et se remémore la chute de Xiangyang, immense ville fortifiée de l’empire Song, il y a 6 ans. Depuis, l’armée Song ne cesse de reculer. Mais à quel prix… Les Song savent que le point fort des Khan réside dans les steppes arides de l’intérieur des terres. Ils se sont donc réfugiés dans leur ville fortifiées. La seule solution qui s’offrait à Khubilai était d’attaquer par la mer.
Il soupire. Cette guerre fut tellement sanglante. Il a assisté à la mort de tant de ses frères d’armes. Et en voici arrivé le terme. Enfin.
Loin au travers des nuages de son âme, une voix puissante résonne dans l’air :
Tireeeeeeeeeez !
Lorsque Khubilai ouvre ses yeux, son regard perçant plonge dans une scène terrifiante. D’une grandeur inimaginable.
Sa flotte et celle des Song sont entremêlées. Les navires mongols se font largement dépasser en nombre. Pourtant, les soldats Song tombent par milliers dans les eaux tumultueuses. Le rouge remplace le bleu des fonds marins. Le feu dans lequel ont trempé les flèches mongoles ronge désormais les voiles et les coques des navires ennemis, qui sombrent rapidement dans les profondeurs rougeâtres de la mer de Chine.
Alors que son navire traverse la flotte Song en déperdition, Khubilai prend conscience de l’ampleur du carnage qu’il vient de provoquer. Au loin, il voit la côte chinoise. Sans la lâcher du regard, il place son poing fermé au niveau de son coeur, le sentant battre calmement dans sa poitrine.
Regarde-moi, grand-père. J’ai fait mieux que toi.
Un sourire carnassier se dessine sur ses lèvres robustes.
J’ai unifié la Chine.
***
… 760 ans plus tard…
… 760 ans plus tard…
13 Avril 2039
L’univers se contracte. Un esprit s’envole rejoindre une multitude d’étoiles. Un autre descend sur Terre. Un échange parfait. Et l’univers, spectateur, se tait et assiste.
Gloup.
Une bulle vient s’écraser contre la poche d’air dans laquelle je me trouve.
Ploup.
Une autre poche d’air vient cogner contre la mienne. Une paire d’yeux, d’un bleu froid, glaçant, sans émotion.
Deux esprits, se rencontrant dans les cieux. Je ressens sa présence féminine. Moi, je suis masculin. Aucune idée du pourquoi ni du comment. Je le sais seulement.
Mon regard est perdu, innocent. Petit à petit, les étoiles deviennent mon élément.
Son regard est froid et dur. J’ai l’impression qu’il me transperce, comme un fruit mur.
Je temps une main formée de poussière d’étoiles. Elle l’attrape. La serre. Au contact de nos deux amas de poussières, une étrange musique raisonne dans mon esprit. Puissante. Mystérieuse.
Sur un tapis d’astres, une estrade céleste avec cette planète bleue en arrière plan, nos deux corps poreux se lancent dans une danse, innocente pour l’un, compétitive pour l’autre.
Seul l’un de ces deux êtres pourra atteindre le bout du chemin. Elle le sait. Moi, non.
Les étoiles s’agitent, clignotent, s’illuminent puis s’éteignent.
Plus rien.
Il n’y a plus rien.
Une boule de lumière jaillit devant moi et prend toute la place de mon regard. Je ne peux voir qu’elle. Un visage.
Ma mère.
Pourtant, au fond de moi, je sais que ce n’est pas elle, l’esprit céleste avec lequel je dansait. Cette mère m’apparait comme chaleureuse. Son regard est doux. Tout l’opposé de la présence féminine que j’avais ressenti auparavant. Mais qui était-ce, cette être froid dont j’ai empêché, malgré moi, la venue au monde. Qui était-ce, cette soeur à qui j’ai ôté la vie, avant même que ne commence la mienne ?
Bien vivre, c'est faire une étoile de chaque rêve et de chaque étoile, l'essentiel.
Naissance d'une étoile
13 Janvier 2049
Enfin. Il était temps. Il était temps que le temps se refroidisse, que les premiers flocons de neige tombent, tombent et tombent d'un ciel argenté à travers une mer de nuages.
Allez, Spirit.
J'ai à peine ouvert la porte que mon chien, majestueux avec sa fourrure blanche, se glisse dehors et va s'ébattre dans la neige.
Spirit, attends !
Je prends ma veste, sors sans fermer la porte et cours après Spirit.
Logan, la porte !, crie mon père, le bras levé, dans le jardin. Mais, sans lui accorder un seul regard, je marche sur les traces de Spirit.
Je perds Spirit de vue pendant quelques instants, puis je le vois sortir d'un virage. J'allais lui crier de m'attendre, avant de me résigner. Il s'en fiche, ce bon vieux chien. Plus rien ne peut l'arrêter ahah, même pas moi !
Je me précipite tête la première sur ce chemin qui m’est bien connu. Depuis ma maison, située à la sortie nord-est de Fortrose, petit village écossais de la côte, je suis à 15 minutes à pied de la magnifique forêt de Fairy Glen. Mais avec la vitesse à laquelle Spirit m'oblige à courir en ce moment, j'y serai dans moins de 5 minutes !
À chaque pas, mes pieds s'enfoncent de plus en plus profondément dans la neige poudreuse qui recouvre la route, tandis que les flocons tombent du ciel de plus en plus vite et avec une intensité croissante à chaque seconde qui passe.
Alors que j'arrive à la lisière de la forêt, Spirit doit déjà être loin dans les profondeurs broussailleuses. J'entends ses aboiements joyeux au loin. A mon tour, j'entre dans la forêt en courant de toutes mes forces. Les arbres font entendre leur chant en bruissant leurs feuilles à mon passage. Les flocons se déposent sur mon visage, puis se liquéfient dès qu'ils entrent en contact avec ma peau. Les gouttes de neige s'entrelacent sur mon visage, sur tout mon corps, sur mes vêtements.
Mon pied accroche quelque chose. Il devait s’agir d’une racine enfouie sous les tonnes de neige qui s’amoncelaient au sol. Mais cela n'a pas d'importance. Sans même m'en rendre compte, je suis déjà au sol, en train de rouler sur quelques mètres. La neige a complètement amorti ma chute. Je m'assois et je ris. Je lève les yeux vers le ciel, vers ce ciel rempli de nuages clairs, ces flocons qui scintillent dans l'air et qui tourbillonnent sans jamais s'arrêter, dans une danse éternelle. Je sens une boule de poils glisser entre mes bras et se blottir contre moi. Spirit. Je caresse sa fourrure rassurante et ferme les yeux. Je prends une profonde inspiration. Cet instant, où s’arrête le temps, est inconcevable. Pur. Vive l’hiver.
***
Le soleil s'est couché il y a seulement quelques minutes, mais les ombres de la nuit se sont infiltrées dans la forêt bien plus tôt, la faible lumière du crépuscule disparaissant rapidement derrière le grand feuillage des arbres.
Désormais, la forêt est complètement plongée dans l'obscurité, et les bruits environnants semblent démultipliés. Petit à petit, les étoiles apparaissent au-dessus de ma tête, sous mes yeux émerveillés. Quelle belle idée de s'installer dans cette clairière. Je m'allonge dans l'herbe enneigée, la tête dans les étoiles et Spirit toujours à mes côtés.
C'est alors que des voix me ramènent à la réalité. Je reconnais facilement celles de mon grand-frère, Finlay, et de ma petite sœur, Arabella.
Eh, je suis là !
L'air soulagés, ils viennent me rejoindre dans la clairière.
Logan, on t'a cherché partout !, commence Arabella.
Maman et papa sont bouleversés, ajoute Finlay. Tu ne devrais pas rester seul dans la forêt la nuit tombée. Il s'assoit à côté de moi.
Mais je ne suis pas seul ! Il y a Spirit.
Arabella vient s'asseoir et caresse le chien.
Bon toutou.
Eh bien, maintenant que nous sommes là, jouons de la musique. Surpris, je regarde Finlay sortir sa guitare de l'étui et commencer à l'accorder. Avec l'obscurité, je n'avais même pas vu qu'il l'avait apporté.
Allez, grand frère, joue-nous une de tes merveilleuses ballades.
Finlay regarde le ciel étoilé. Le bruissement des feuilles devient plus doux, comme si les arbres se taisaient pour écouter notre musique.
Quel endroit parfait pour jouer... cette chanson.
Et Finlay commence à gratter les cordes de la guitare tout en fredonnant une mélodie apaisante et joyeuse.
Alors que Finlay termine sa chanson, presque aucun flocon de neige ne tombe du ciel. Tout est désormais silencieux. Et la forêt, invisible à nos yeux peu habitués à l’obscurité, devient encore plus majestueuse.
Dans le noir, seulement éclairé par la faible lueur des étoiles, je sens le regard de mon frère peser sur moi.
À toi, Logan.
Il évite de m'appeler « petit frère », il sait que je n'aime pas ça. Cependant, le simple fait de le savoir n'empêche pas Kenneth, mon autre grand-frère, de m'appeler comme ça !
Mia m'a dit que tu savais très bien jouer de la guitare. Pourtant, tu ne nous laisses jamais t'écouter... Je ne savais même pas que tu y jouais ! Regarde, dit-il en désignant le ciel étoilé, l'univers tout entier s'est réuni en cet instant précis pour t'écouter.
Il me tend la guitare.
À ton tour, maintenant.
Mia est la fille d'un voisin, elle habite à quelques pâtés de maisons de chez nous. Pourquoi a-t-elle tout balancé à Finlay ? ‘Fin bon… au final, ça n’a pas de grandes conséquences.
Je prends doucement la guitare de mon frère, la pose sur mes genoux et respire profondément.
Je commence à bouger mes doigts, déjà refroidis par la neige mêlée à la fraicheur nocturne. Petit à petit, la mélodie se forme. De plus en plus rapidement, les notes se suivent. La guitare produit un son merveilleux. Moi, Logan Erskine, produis un son merveilleux. Une musique apaisante. Mes doigts dansent sur les cordes de mon instrument, sans que j’y pense. Je déconnecte totalement mon cerveau de mes mouvements. Et je le laisse divaguer. S’envoler. Dans le sens inverse des flocons de neige. Alors que ceux-ci dévalent l’air ambiant, mon esprit commence son ascension jusqu’aux cieux. Finlay avait raison. L’univers tout entier écoute ma musique. Chaque étoile est une âme silencieuse, respectueuse de ce moment empli de somptuosité. Que se passera-t-il lorsque, à mon tour, je ferai parti de ces âmes solitaires ? Lorsque, à mon tour, je serai une étoile ?
Alors que mon esprit s’envole, une chaleur m’enlace et me ramène à la réalité. Alors que je reconnecte mes yeux à mon cerveau, je découvre un spectacle tant incroyable qu’improbable. De la même manière que mon esprit quelques secondes plus tôt, des notes de musique s’envolent vers les cieux. A la seule différence que ces notes font parties du monde matériel. Bleues, rouges, violettes, … des notes simples, des doubles, des clés de sol… quelle que soit leur couleur, quelle que soit leur nature, elles prennent toutes la direction des cieux.
Alors que n’importe quel chien, tout en aboyant, aurait essayé d’attraper et de mordre des oiseaux durant leur envol, Spirit reste calme, silencieux. Admirant comme le ferait un humain la danse majestueuse des notes de musique. Elles brillent d’une lueur chaleureuse, comme une lanterne au milieu de ces bois… puis, s’élevant et s’unissant, elles deviennent un phare dans la mer d’étoiles du ciel écossais.
Tout en continuant de jouer, mon regard reste accroché à cette danse musicale qui s’offre à moi. Est-ce moi qui ai provoqué ça ? Qui ai donné vie à la musique… une vie matérielle ?
Alors que ma musique arrive à son terme, l’éclat des notes s’affaiblit et leur danse se mêle à celle des étoiles. Leur vie prend fin ici. Leur liberté commence là-bas.
Bien vivre, c'est faire une étoile de chaque rêve et de chaque étoile, l'essentiel.
Naissance d'une étoile
13 Juin 2050
L’aube annonce le renouveau. Le crépuscule, l’oubli. L’attente d’un nouveau renouveau. Le tout, dans l’infini.
L’horizon, teinté d’un blanc naissant, dévoile l’existence d’un bras de mer. Et de l’autre côté, d’une nouvelle terre. Elle parait si proche, d’ici. Et elle l’est. Mais je ne suis jamais sortie de Fortrose et des villes environnantes. J’ai mon paradis, ici. Mon chez-moi. Que demander de plus ?
Arabella blottie dans mes bras, une légère brise matinale glissant dans ses cheveux, nous admirons le paysage qui s’éveille sous nos yeux. Le soleil pointe le bout de son nez, tout là-bas, derrière les terres. Derrière les mers. Tel un monstre doré s’élevant des flots. Tel une cité d’or, perdue, enfin retrouvée.
Nous sommes accoudés à la rambarde, au sommet du phare de Chanonry Point. Le temps est dégagé. Enfin, c’est l’été. La chaleur, la plage, les glaces qui fondent et les soirées au coin du feu.
Grand-frère ?
Arabella m’observe, d’un regard calme, innocent.
Mhm ?
Qu’il y a-t-il, derrière la mer ?
L’Europe.
Et derrière ?
Derrière quoi ?
L’Europe. Il y a quoi après ?
L’Asie.
Et après ?
Le Pacifique.
Et après ?
L’Amérique.
Et après, c’est l’Atlantique ?
Oui.
Et après ?
Après, c’est nous, Bella. C’est l’Angleterre.
Le soleil se dessine petit à petit. Ses contours. Chaque seconde, de nouveaux détails apparaissent. Il s’élève de plus en plus vite dans les cieux, inarrêtable. Inatteignable.
Pourquoi toutes ces questions, Bella ?
Le soleil montent les marches des cieux, quatre par quatre. Il court. Un athlète surpuissant.
Je tourne mon regard vers ma petite soeur.
Le monde est petit, finalement.
Je laisse échapper un soupir amusé.
Ah bon, tu crois ?
J’en suis sûr.
A son tour, elle se tourne vers moi, me regardant, cette fois, d’un air surpris.
A partir du moment où quelqu’un est capable de se souvenir du nom de tout ce qui se trouve dans le monde, ça veut bien dire qu’il est tout petit, non ?
Je caresse ses mèches rebelles en souriant.
A mon avis, le monde est grand. Très grand.
Ah bon…
Je ne connais rien, du monde…
Ben si, tu me l’as dis juste avant.
Non. Je t’ai dit ce que l’école nous apprend. Les mers et les océans. Les pays et les continents.
Ben c’est ça, le monde.
Non.
L’ascension rapide du soleil s’est terminée. Il a atteint son allure de croisière.
On ne peut pas connaitre le monde avant de l’avoir vu. De nos propres yeux.
Le monde, c’est comme ce soleil.
Pourquoi ?
Quand on en parle, c’est quelque chose de magnifique. Mais quand on le regarde de nos propres yeux, ça fait mal.
Sans lâcher du regard le paysage, j’esquisse un mouvement du sourcil. Arabella… comment peux-tu déjà avoir ce genre de pensées.
Au contraire. Quand on le regarde, ses contours restent gravés dans nos rétines pendant de longues minutes.
Je soupire.
Je pense qu’avec le monde, c’est pareil. Une fois qu’on l’aura découvert, parcouru, compris.. on ne pourra plus s’en passer.
Je pourrai m’en passer, moi. Je suis bien, ici. Avec papa et maman. Ca me suffit.
Je la regarde, d’un air de défi.
T’es en train de me dire que t’as pas envie de découvrir le monde ? De voyager, de rencontrer des gens de j’sais pas combien de nationalités. De faire des choses incroyables.
Incroyable comme quoi ?
J’sais pas moi. Sauter en parachute. Rouler à toute vitesse en moto. Gravir l’Everest. Voir les 7 merveilles du monde.
Je la sens se faufiler entre mes bras et se blottir contre moi.
Bien sûr que je veux… Mais avec vous. Tous les Erskine ensemble. Je veux pas qu’on se sépare.
Je la serre dans mes bras et pose mon menton au sommet de son crâne.
On découvrira le monde ensemble, petite-soeur. Je te le promet.
Je décolle mon menton et la regarde. Les rayons du soleil subliment les contours de son visage. L’astre vient se déposer autour de sa chevelure dorée, tel une couronne divine.
***
La plage de Rosemakie, village adjacent à Fortrose, est immense. Elle relie la ville au phare de Chanonry Point.
Le sable y est doux, fin. Chaque grain vient gratter la peau, la chatouiller. L’apaiser, après un bon bain frais.
Kenneth s’amuse dans l’eau avec Finlay. Ce dernier ne cesse de lui mettre la tête sous l’eau, et pourtant, il ne s’en lasse jamais. Sous l’impulsion de Kenneth, ils partent nager.
Faites attention les enfants !, crie Iona Erskine, à leur attention. Ma mère. La vraie cheffe de cette petite tribu. J’esquisse un sourire.
Maman est assise avec Arabella sur le sable mouillé, leurs jambes trempant dans l’eau. Nos serviettes de plage sont toutes regroupées en cercle. Mais personne ne les occupe. Nos boites à sushis trônent encore là, vides.
Moi, je suis assis à côté de papa, au sommet d’une petite dune, à une dizaine de mètres du sable trempé. Pour mes onze ans, il m’a offert une guitare. Une rien qu’à moi ! Elle est magnifique. Son bois « d’érable sycomore », tout droit venu de France, rend le son que je produis encore plus spécial à mes oreilles. Ma musique est davantage précise… brillante.
Après avoir utilisé les baguettes pendant quelques instants, je les met de côté et poursuis ma musique avec mes doigts comme seul ustensile.
Derrière moi, dans les terres anglaises, le soleil tombe déjà à l’horizon, épuisé de sa journée d’été au cours de laquelle il se voit obligé de turbiner à pleine puissance.
Ça fait maintenant un an et demi qu’aucun événement surnaturel n’est apparu. J’ai finis par croire que cet instant, durant lequel j’avais fait apparaitre des notes de musique lumineuses dans les airs, n’était qu’un rêve.
Sans m’arrêter de jouer, j’observe la mer, les vagues calmes se déposer sur la plage, tout en reflétant les derniers éclats du soleil couchant.
Ce soir d’hiver, dans la foret… que s’était-il passé ? J’avais cru apercevoir un autre univers, dans les étoiles. Dans ces notes de musiques se confondant avec les astres. N’était-ce qu’une illusion ? … Il vaut sûrement mieux que j’oublie tout ça. Que j’efface de ma mémoire ce moment, et les espoirs qu’il a engendré. Tout est faux. Impossible. Je n’aurais rien dû imaginer d’incroyable. Je ne suis qu’un gosse… Et les astres ce sont joués de moi, ce soir-là.
Alors que je termine ma musique, le silence s’installe, seulement ponctué par le bruit d’une vague qui vient s’échouer sur la plage.
Mon père m’observe.
Avec ta mère, nous t’avons inscrit…
Je le regarde.
Où ça ?
Ecoute, Logan. Tu sais bien qu’il n’y a pas de bonnes écoles, à ce niveau de l’Ecosse. Alors on a décidé qu’il serait mieux pour toi d’aller à Edimbourg. On veut que tu aies la possibilité de faire les meilleures études possibles, tu comprends ?
J’irai rejoindre mami, ça veut dire ?
Oui. Tu vivras avec mami Addy. Dans sa maison, en ville. Tu te feras plein de nouveaux amis. Et puis, il y aura toujours Finlay et Kenneth avec toi.
Et j’irai à l’école de mami, aussi ?
Oui, la Mary Erskine School.
Et vous, vous allez faire quoi ?
Il me regarde, surpris.
De quoi, faire quoi ?
Ben vous venez avec moi ?
Non. J’ai mon travail ici, tu le sais bien. Et Arabella ne peut pas changer d’école, ça va être sa dernière année. Mais l’année prochaine, nous nous installerons tous à Edimbourg. Nous vivrons de nouveau tous ensemble, comme avant.
Le matin même, j’avais promis à ma petite-soeur de rester avec elle. D’explorer le monde. Cette promesse part déjà en fumée.
Désormais, la plage est plongée dans l’obscurité. Derrière nous, le soleil a dû disparaitre. Mais je n’ai pas la force de me retourner.
Bien vivre, c'est faire une étoile de chaque rêve et de chaque étoile, l'essentiel.
Naissance d'une étoile
13 Juillet 2050Eh Mia, attend !
Je la regarde, d’un air accusateur.
Je te l'avais jamais demandé... Pourquoi t’avais dit à mon grand-frère que je sais jouer de la guitare ?
Ben, c’est le cas, non ?, me répond-elle avec un regard amusé.
Et alors ? M’en fiche que ce soit l’cas ou pas l’cas. Pourquoi ?
T’es bon, Logan Erskine. Arrête de le cacher.
Je la regarde traverser la rue et rentrer chez elle.
Pfff, ce qu’ils peuvent croire, ceux-là… je continue mon chemin, les mains dans les poches de mon short.
Alors que j’arrive au dernier croisement, à quelques minutes à peine de la maison, un sifflement se fait entendre. Léger. Guttural. Léger et guttural en même temps. Je tourne la tête. Et la retourne encore. Personne…
Le sifflement prend une teinte de plus en plus intrigante… chantant.
Je me met en quête. Quoi de mieux pour finir la journée qu’une chasse au trésor ! A la recherche de la personne invisible.
Il fait déjà nuit et j’arrive… au cimetière de Fortrose. Le sifflement mène au cimetière ? Pas très rassurant tout ça. Après bon, c’est pas non plus le cimetière de notre petite ville qui devrait m’effrayer. Trois pauvres tombes se battent en duel, ici. Ça ressemble plus à un grand enclos, entouré d’arbres, en périphérie de la ville. Mais ce qui m’intrigue encore plus, c’est que je suis toujours seul. Seul. Mais qui est cette maudite personne invisible qui siffle ?!
Un bruissement. Derrière moi ! Le buisson a bougé. Mais… il n’y a pas de vent aujourd’hui… Je m’approche, doucement. Le mouvement cesse.
Allez Logan, n’ai pas peur.
Je tend la main et… touche le buisson. Rien d’impressionnant, un buisson normal, en fin d’compte.
Normal ? Qui a dit normal ? Les arbres qui bordent ce côté du cimetière se mettent brusquement à s’agiter. Les buissons s’écartent, comme s’ils étaient vivants, et dévoilent un chemin de terre. Qu’est-ce qui vient de se passer, au juste ?
D’une démarche peu assurée, je m’enfonce entre les arbres, sans quitter le chemin. Et, au bout de quelques minutes à peine, me voici arrivé devant quelque chose de pour le moins… inattendu. Un manoir se dresse devant moi, caché entre les arbres et la végétation dense. Des gargouilles veillent, perchées sur chaque rebord. Des lampadaires émettent une froide lumière le long du chemin de terre. Des papillons de nuit s’agglutinent au plus proche de ces sources de chaleur.
Mais… où suis-je ? Cet endroit n’est sur aucune carte… Mes parents ne m’en ont jamais parlé. Il vaudrait surement mieux que je parte rapidement d’ici. Cet endroit ne me dit rien de bon.
Alors que je m’apprête à rebrousser chemin, les lourdes portes en bois du manoir s’ouvrent, dans un grincement horrifique.
Gloups.
Le sifflement. Je l’entend de nouveau. Il vient de là-dedans.
Et alors ? C’est pas parce qu’il y a un sifflement que je dois aller dans ce manoir. Ça serait stupide de ma part… j’suis loin d’être un imbécile, moi !
Et pourtant, mes actions sont le contraire de mes prétendues pensées. Je m’avance vers le manoir. Eh oh, ne m’en voulez pas. Je vous y verrez bien, vous… comment ne pas être intrigué par ce lieu inconnu ?
Alors que je pénètre dans le hall obscur de l’étrange bâtisse, je remarque que je n’entend plus le sifflement. D’ailleurs, je n’entend rien du tout. Ni ça, ni les bruits de la forêt, ni même le craquement du parquet. Il a pourtant l’air bien vieux, ce parquet ! Mais non… rien. Rien qu’un profond silence.
C’est alors qu’apparait une lumière. Mais elle est loin, cette lumière. Tout au fond du hall. Je pensais pas que c’était si grand ! Plus je m’avance dans sa direction, plus je parviens à discerner des éléments qui m’entourent : tapis rouges sur le sol, tableaux couvrant les murs gris et plafond en bois. Mais quel est cet endroit ? Je remarque alors qu’en réalité, la lumière provient d’une autre pièce, au bout du hall. Derrière l’embrasure d’une double porte ouverte se trouve une grande salle, avec en son centre, une table rectangulaire d’une bonne dizaine de mètres. C’est donc de là que provient la lumière : un chandelier au milieu de la table. Alors que je pénètre dans cette grande pièce, deux nouveaux chandeliers s’allument subitement, aux deux extrémités de la table. Je m’arrête, surpris, et demande d’une voix apeurée :
Qui est là ?
Mais rien… Puis, alors qu’un énorme lustre accroché au plafond s’allume, une musique gutturale se lance.
Une voix grave de baryton entame une chanson terrifiante… ça aurait pu être sympa si j’étais assis tranquillement quelque part dans Fortrose, mais là… eh bien, je ne saurais même pas dire où je suis.
La voix provient d’un tableau, directement sur le mur en face de moi, de l’autre coté de la grande table et du chandelier qui trône au milieu. Le tableau représente un homme, de haute stature et aux épaules carrées, aux cheveux longs et au visage rasé de près. Cet homme bouge et chante. Claque des doigts. Mais… comment un homme peint sur un tableau peut-il bouger ???
A la périphérie de ma vision, je perçois un mouvement. Je bouge rapidement mon regard pour le fixer sur la source du mouvement. Le chandelier ! Trois chandeliers se trouvent sur cette table, chacun à égale distance : un au centre, un sur l’extrémité gauche et un dernier sur l’extrémité droite. Eh bien voilà, celui de gauche, il bouge… Il bouge ses trois « bras » en rythme, avec à chacune de leurs extrémités une bougie allumée. Il commence même à sauter, virevolter dans les airs en faisant des figures acrobatiques. Mais… même un humain ne pourrait pas être si agile ! Alors… un chandelier ?!
A droite, un autre mouvement ! Le chandelier à l’autre bout de la table s’est également animé, rapidement rejoint par celui du milieu. Ils se regroupent dans une danse déchainée aux acrobaties tempétueuses. S’ils continuent comme ça, ils vont bruler le bois de la table !
A la lumière des trois chandeliers dansants et du grand lustre, je découvre que le mur du fond est entièrement recouvert de tableau, représentant tous un homme. Le même homme. Et tous ces hommes commencent à s’animer, progressivement. C’est comme un virus : la vie a débuté dans la partie centrale du mur et se répand jusqu’à ses quatre coins. C’est alors que je sens une chaleur grandissante m’assaillir : je lève la tête et découvre que les « branches » du lustre, possédant chacune une bougie allumée comme les trois chandeliers fous, s’agrandissent et fondent sur moi ! Les flammes deviennent grandes, grandes, jusqu’à ce que je ressente la chaleur pénétrer au plus profond de moi, jusque dans mes os.
Aaaaaaaaah. Laissez-moi, je veux pas finir brulé vivant !!
Je me retourne et cours vers la sortie de ce manoir infernal. Les trois chandeliers sautent de la table et me poursuivent en sautillant comme des fous. Alors que je passe la lourde porte d’entrée en bois, la musique s’atténue peu à peu, jusqu’à totalement disparaitre.
***
Alors que je sors du cimetière en courant, terrifié par le spectacle lugubre que je viens de découvrir, je m’arrête un court instant, essoufflé, au croisement de deux rues de Fortrose. Je reprend péniblement mon souffle. C’est alors qu’une voix, juste derrière moi, vient briser le silence et me fait sursauter.
Aaaaaaah.
Je me retourne, terrifié, et découvre… Finlay et Arabella.
Eh oh, tranquilo Logan.
Wow, ça va pas la tête, de venir par derrière comme ça ?
Désolé, répond Finlay en se frottant les cheveux. J’pensais pas que t’allais être tant surpris que ça…
Oh, fait pas ta chochotte grand-frère, on va pas te manger. Mais vient vite, y’a un barbeuc’ à la lisière de la foret. Margareth est revenue !
J’me sens pas très bien… ça serait mieux si je rentre directement à la maison, j’pense.
T’y avises même pas !
Arabella me prend la main, et nous voici marchant en direction de la forêt.
Margareth est l’une des deux soeurs de papa. Elle a 4 ans de plus que lui et vit avec son mari, Mr. Jones, dans l’Indiana, aux Etats-Unis. Elle n’a aucun enfant, et part quasiment toutes ses vacances en road trip avec son mari et sa bande d’amis, parcourant les Etats-Unis en moto, une guitare sur le dos. Alors quelle surprise qu’elle vienne nous rendre visite, ici chez nous, en Ecosse !
Alors que Finlay, Arabella et moi arrivons à la lisière de la forêt, un petit feu de bois éclaire la profonde obscurité de la nuit. Des voix et des rires résonnent. C’est entre les arbres que nous les découvrons, tous rassemblés dans un portrait enchanteur : une clairière au milieu de Fairy Glen, mes parents et Kenneth réunis, avec ma tante, son mari et plusieurs amis à eux qui me sont bien connus, jouant de la musique.
Logan !, rugis la voix de Jackson. Vient par ici, mon neveu préféré. Comment tu vas, depuis l’temps ?
Bien tonton, lui réponds-je, en lui adressant un sourire forcé, toujours marqué par la peur éprouvée il y a quelques instants, dans le mystérieux manoir.
Jackson Jones plisse les yeux, voyant mon trouble. Me connaissant bien, il dévie rapidement le sujet de la conversation :
Bien. Maintenant que vous êtes tous là, il est temps de chanter ! Tu t’es amélioré en chant, Finlay ?
Bien sûr tonton. Fin prêt à être une nouvelle star !
La nouvelle star mon cu* ouais. Si t’en es une, qu’est-ce que t’attends pour prendre ta guitare et jouer avec nous ?
Eheheh, comme toujours, tu n’as que la musique à la bouche. Laisse moi le temps de respirer et je rejoindrai votre chanson !
J’en attends pas moins d’toi !, dit Jackson d’un ton enjoué.
Je crois bien que mes enfants tiennent plus de ma soeur que de moi, Jack, enchaine papa, un air mi-décontenancé, mi-blagueur.
Ne t’inquiète pas beau-frère, mon marmot arrivera bien assez tôt !, rétorque Jackson.
Un regard surpris s’affiche dans les yeux de mes parents.
Toi, tu nous cacherais pas quelque chose ?, continue ma mère, regardant tout à tour Jackson et Margareth, cette dernière rougissant de plus en plus.
Tu leur annonce la grande nouvelle, Marga, ou je le fais moi ?, répond-il d’une joyeuse impatience. Margareth sourit, les yeux pétillants, même dans l’obscurité.
Nous allons avoir un enfant !
Exactement au même moment que sont prononcées ces paroles, le feu de bois s’intensifie d’un seul coup, violemment, et, telle une boule de feu, propulse un objet dans les airs, entre les branches d’arbres.
Qu’est-ce que c’est que ça ?, demande Kenneth.
Marga, je suis trop contente pour toi !, s’exclame maman en prenant Margareth dans ses bras.
Finlay s’inquiète également de l’objet mystérieux qui est sortie des flammes et qui s’est envolé. Papa est ému par la déclaration de sa soeur. Finlay, Kenneth, Arabella et moi dirigeons nos regard vers le plafond feuillu.
Nous ne voyons rien, mais un sentiment étrange me prend, comme si quelqu’un m’observer, du haut de cet arbre. Mais personne ne serait capable de monter tout là-haut…
Alors que Margareth redevient le centre total de l’attention, je persiste à regarder là-haut. A travers le bruissement des arbres, je perçois comme un son différent, qui dénote. Un battement d’aile. J’aperçois alors un oiseau noir voler entre les feuillages.
Un corbeau.
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Dernière modification par Logan Erskine le 6 août 2025, 05:46, modifié 3 fois.
Bien vivre, c'est faire une étoile de chaque rêve et de chaque étoile, l'essentiel.
Naissance d'une étoile
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