" Le bébé arrive ! "
Samedi 8 avril 2051
Ce matin-là, elle n'avait pas tardé à se lever.
C'était jour de retour à la maison pour les vacances d'avril, et même si elle avait déjà préparé pas mal de choses, il lui restait quelques détails à finir.
Propre et habillée, elle était descendue pour prendre son petit déjeuner dans la grande salle, puis était remontée finir de boucler sa malle dans le dortoir.
A l'aide d'un sort de lévitation - elle profitait de ses derniers moments à Poudlard pour user de la magie tant qu'elle le pouvait -, elle l'avait descendue, avec le reste de ses affaires et au bout de multiples tentatives infructueuses était parvenue à convaincre Thémélia de prendre place dans son panier pour le voyage.
La boule de poils aurait évidemment préféré voyager comme elle le faisait souvent nichée sur son épaule ou dans la capuche de sa cape, mais le voyage de l'école à la maison était trop agité pour prendre un tel risque.
Sur le départ pour la gare, à l'entrée du château, elle saluait une grande partie de ses camarades, - c'était trop long de le faire à l'arrivée à King's Cross, et dans le train, on évitait de trop circuler -, quand soudain un patronus avait surgi, filant droit sur elle.
Elle avait immédiatement reconnu celui de son père, et s'il l'envoyait, c'est qu'il y avait urgence.
Avant même que le message ne soit délivré, l'excitation la gagna.
Elle n'imaginait pas un instant qu'il apportait une mauvaise nouvelle. Non, s'il était là, c'est que bébé arrivait !
" Le travail a commencé. J'emmène ta mère, et grand-père arrive te récupérer directement à la gare de Pré-au-Lard. Ne prends pas le train. "
- Ma p'tite sœur va bientôt naître ! s'écria-t-elle en s'élevant dans une pirouette, les bras levés, avant de retomber pieds joints au sol.
- Haaaaaa ! cria Arabella en la rejoignant dans son tourbillon joyeux.
- Eh bien on dirait qu'elle a suivi tes consignes de naître pile au moment des vacances d'avril, fit remarquer Aïden en souriant.
C'est vrai ça ? ! Était-ce juste un coup de pot monumental où bébé l'avait entendue ? ou disons... perçue... comprise ?
Impatiente, trépignante, elle avait gagné en toute hâte la gare où son grand-père l'attendait effectivement.
Quelques mots glissés à un responsable pour expliquer que la petite ne prendrait pas le Poudlard Express mais partait avec lui - il devait être un adulte référend pour elle ou avait un mot de papa à remettre -, et ils gagnèrent à toute vitesse un point d'où, grâce à un portoloin, ils se téléportèrent à la maison.
Là, ils abandonnèrent ses affaires aux bons soins de Nimu, ainsi que Thémélia.
- Je te la confie, je ne voudrais pas qu'elle bondisse partout au milieu du personnel soignant ou se prenne une aiguille, avait-elle expliqué à l'elfe de maison. Tu pourras la faire sortir du panier dès qu'on sera partis.
Si elle l'avait laissée sortir avant, elle aurait été trop tentée de l'emmener avec elle.
Accompagnés par sa grand-mère désormais, ils avaient filé rejoindre ses parents, accueillir bébé.
★ La lumière ne nie pas l’ombre, elle la traverse ★
2e année RP - inscrite à la chronologie
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Alias Marraine la bonne fée
Ce matin-là, elle n'avait pas tardé à se lever.
C'était jour de retour à la maison pour les vacances d'avril, et même si elle avait déjà préparé pas mal de choses, il lui restait quelques détails à finir.
Propre et habillée, elle était descendue pour prendre son petit déjeuner dans la grande salle, puis était remontée finir de boucler sa malle dans le dortoir.
A l'aide d'un sort de lévitation - elle profitait de ses derniers moments à Poudlard pour user de la magie tant qu'elle le pouvait -, elle l'avait descendue, avec le reste de ses affaires et au bout de multiples tentatives infructueuses était parvenue à convaincre Thémélia de prendre place dans son panier pour le voyage.
La boule de poils aurait évidemment préféré voyager comme elle le faisait souvent nichée sur son épaule ou dans la capuche de sa cape, mais le voyage de l'école à la maison était trop agité pour prendre un tel risque.
Sur le départ pour la gare, à l'entrée du château, elle saluait une grande partie de ses camarades, - c'était trop long de le faire à l'arrivée à King's Cross, et dans le train, on évitait de trop circuler -, quand soudain un patronus avait surgi, filant droit sur elle.
Elle avait immédiatement reconnu celui de son père, et s'il l'envoyait, c'est qu'il y avait urgence.
Avant même que le message ne soit délivré, l'excitation la gagna.
Elle n'imaginait pas un instant qu'il apportait une mauvaise nouvelle. Non, s'il était là, c'est que bébé arrivait !
" Le travail a commencé. J'emmène ta mère, et grand-père arrive te récupérer directement à la gare de Pré-au-Lard. Ne prends pas le train. "
- Ma p'tite sœur va bientôt naître ! s'écria-t-elle en s'élevant dans une pirouette, les bras levés, avant de retomber pieds joints au sol.
- Haaaaaa ! cria Arabella en la rejoignant dans son tourbillon joyeux.
- Eh bien on dirait qu'elle a suivi tes consignes de naître pile au moment des vacances d'avril, fit remarquer Aïden en souriant.
C'est vrai ça ? ! Était-ce juste un coup de pot monumental où bébé l'avait entendue ? ou disons... perçue... comprise ?
Impatiente, trépignante, elle avait gagné en toute hâte la gare où son grand-père l'attendait effectivement.
Quelques mots glissés à un responsable pour expliquer que la petite ne prendrait pas le Poudlard Express mais partait avec lui - il devait être un adulte référend pour elle ou avait un mot de papa à remettre -, et ils gagnèrent à toute vitesse un point d'où, grâce à un portoloin, ils se téléportèrent à la maison.
Là, ils abandonnèrent ses affaires aux bons soins de Nimu, ainsi que Thémélia.
- Je te la confie, je ne voudrais pas qu'elle bondisse partout au milieu du personnel soignant ou se prenne une aiguille, avait-elle expliqué à l'elfe de maison. Tu pourras la faire sortir du panier dès qu'on sera partis.
Si elle l'avait laissée sortir avant, elle aurait été trop tentée de l'emmener avec elle.
Accompagnés par sa grand-mère désormais, ils avaient filé rejoindre ses parents, accueillir bébé.
Reducio
Présence de plusieurs PNJs du cercle Daenarya dans ce RP :
Elenna Andario (sa mère), Cédric Daenarya (son père), tous ses grands-parents et ses meilleurs amis, tous référencés
par ici
(514 mots)
Elenna Andario (sa mère), Cédric Daenarya (son père), tous ses grands-parents et ses meilleurs amis, tous référencés
par ici
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Alias Marraine la bonne fée
" Le bébé arrive ! "
Debout dans une salle d'attente, elle ne tenait pas en place.
- Tu devrais t'asseoir Cali, suggéra sa grand-mère.
- J'peux pas ! Je suis trop impatiente.
- Ça n'ira pas plus vite parce que tu trépignes.
- Oui je sais mais je suis incapable de rester assise sans bouger.
Tandis qu'elle arpentait le couloir, elle aperçut au loin ses autres grands-parents arrivés.
- Granitaaa ! lança-t-elle en se précipitant vers elle.
- Ma puce ! Alors, il est né ?
- Non pas encore ! On attend toujours !
Le temps passait, et à sa nervosité commençait à se mêler une pointe d'inquiétude. Était-ce normal que ce soit aussi long ? Y avait-il un problème ? Personne n'était venu les informer d'une complication, mais le temps passant, la crainte tentait d'envahir son esprit.
Toutefois, elle n'osa pas formuler sa question à haute voix, de peur d'entraîner ses grands-parents dans son inquiétude.
Elle avait fini par se tenir immobile, debout contre un mur, toujours incapable de s'asseoir.
Elle scrutait à gauche, à droite, guettant la venue de quelqu'un - son père ? -, respirant à peine.
- Papa arrive ! s'écria-t-elle soudain.
Depuis son poste d'observation, elle l'avait vu avant les autres.
Il accourait, essoufflé.
- Ça y est ! Il est né. Ils vont bien, tous les deux, lança-t-elle avec un mélange de joie et de soulagement.
" Il ? " !
Tandis que les adultes se détendaient, se congratulaient, s'enlaçaient, interrogeaient, parlaient en même temps, elle, elle restait interdite.
" Il ? ", le bébé ? mais " elle ", sa petite sœur, n'est-ce pas ? C'est ça qu'il avait voulu dire ? ! Hein ? !
Et puis, le couperet tomba. Les mots de son père retentirent comme une sentence, alors qu'il répondait à la question de son grand-père Andreius :
- Il pèse 3,7 kilos et mesure 49 cm, un vrai gaillard.
- Ah ce n'est pas un tout petit bonhomme dis donc ! fit remarquer Andreius.
- Non, et il a une sacrée capacité pulmonnaire et vocale ! plaisanta papa.
" Il ", " gaillard ", " bonhomme ",... non c'est impossible !
- Je viens vous rechercher dès que vous pourrez aller les voir, ajouta papa avant de s'éloigner à grandes enjambées.
Grand-père Gordon s'approcha subrepticement d'elle. Évidemment, il n'avait pas échappé à son œil observateur que sa petite-fille, qui n'avait pas tenu en place durant des heures, était à présent figée.
- Qu'y a-t-il Cali ? Je doute que ce soit la fatigue qui soit finalement parvenue à te mettre dans cet état. Alors qu'est-ce qui ne va pas ?
- C'est... c'est un garçon... ? ! dit-elle d'une petite voix fluette, plus aiguë qu'à l'accoutumée.
- Oui, acquiesça grand-père. C'est grave ? demanda-t-il doucement, après un petit silence. Je sais que tu attendais une petite sœur, depuis des années, mais un petit-frère, ce n'est peut-être pas si mal ?
Ce n'était pas un reproche. Ce n'était pas une consolation non plus. C'était... grand-père, avec sa façon rationnelle de voir le monde.
Elle fut incapable de lui répondre.
Pour elle, c'était un drame.
Si ça avait été quelqu'un d'autre, une amie par exemple, qui avait été à sa place, elle aurait peut-être... probablement ! essayé de lui tenir les mêmes propos que grand-père.
Mais là, c'était elle, et il lui semblait qu'on venait de lui arracher un rêve auquel elle s'accrochait depuis des années, un rêve qu'elle avait cru entrevoir, toucher du bout des doigts même, qui s'envolait d'un coup, en un battement d'aile. Un rêve qui ne reviendrait sans doute plus jamais et était parti, comme tante Ysaline était partie... morte.
- Ça va aller Cali, dit-il d'une voix basse qui se voulait réconfortante, en posant une main sur son épaule.
- Je... je suis désolée... dit-elle en retenant ses larmes.
Tout le monde était joyeux, et elle, elle jouait le rôle de l'ombre dans ce beau tableau, et pour une raison idiote : elle voulait une sœur, elle avait un frère.
- Prends ton temps, lui dit-il, bienveillant.
- Ne dis rien aux autres, lui murmura-t-elle, le regard implorant et la mine coupable.
- Non. Mais je crois qu'ils ont vu...
- Papa aussi ? s'inquiéta-t-elle d'un coup.
- Lui peut-être pas. Pas encore.
Elle avait honte, et pourtant, elle n'arrivait pas à se défaire de ce sentiment de détresse.
Ça devait être une merveilleuse journée, c'était devenu un cauchemar !
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Alias Marraine la bonne fée
- Tu devrais t'asseoir Cali, suggéra sa grand-mère.
- J'peux pas ! Je suis trop impatiente.
- Ça n'ira pas plus vite parce que tu trépignes.
- Oui je sais mais je suis incapable de rester assise sans bouger.
Tandis qu'elle arpentait le couloir, elle aperçut au loin ses autres grands-parents arrivés.
- Granitaaa ! lança-t-elle en se précipitant vers elle.
- Ma puce ! Alors, il est né ?
- Non pas encore ! On attend toujours !
Le temps passait, et à sa nervosité commençait à se mêler une pointe d'inquiétude. Était-ce normal que ce soit aussi long ? Y avait-il un problème ? Personne n'était venu les informer d'une complication, mais le temps passant, la crainte tentait d'envahir son esprit.
Toutefois, elle n'osa pas formuler sa question à haute voix, de peur d'entraîner ses grands-parents dans son inquiétude.
Elle avait fini par se tenir immobile, debout contre un mur, toujours incapable de s'asseoir.
Elle scrutait à gauche, à droite, guettant la venue de quelqu'un - son père ? -, respirant à peine.
- Papa arrive ! s'écria-t-elle soudain.
Depuis son poste d'observation, elle l'avait vu avant les autres.
Il accourait, essoufflé.
- Ça y est ! Il est né. Ils vont bien, tous les deux, lança-t-elle avec un mélange de joie et de soulagement.
" Il ? " !
Tandis que les adultes se détendaient, se congratulaient, s'enlaçaient, interrogeaient, parlaient en même temps, elle, elle restait interdite.
" Il ? ", le bébé ? mais " elle ", sa petite sœur, n'est-ce pas ? C'est ça qu'il avait voulu dire ? ! Hein ? !
Et puis, le couperet tomba. Les mots de son père retentirent comme une sentence, alors qu'il répondait à la question de son grand-père Andreius :
- Il pèse 3,7 kilos et mesure 49 cm, un vrai gaillard.
- Ah ce n'est pas un tout petit bonhomme dis donc ! fit remarquer Andreius.
- Non, et il a une sacrée capacité pulmonnaire et vocale ! plaisanta papa.
" Il ", " gaillard ", " bonhomme ",... non c'est impossible !
- Je viens vous rechercher dès que vous pourrez aller les voir, ajouta papa avant de s'éloigner à grandes enjambées.
Grand-père Gordon s'approcha subrepticement d'elle. Évidemment, il n'avait pas échappé à son œil observateur que sa petite-fille, qui n'avait pas tenu en place durant des heures, était à présent figée.
- Qu'y a-t-il Cali ? Je doute que ce soit la fatigue qui soit finalement parvenue à te mettre dans cet état. Alors qu'est-ce qui ne va pas ?
- C'est... c'est un garçon... ? ! dit-elle d'une petite voix fluette, plus aiguë qu'à l'accoutumée.
- Oui, acquiesça grand-père. C'est grave ? demanda-t-il doucement, après un petit silence. Je sais que tu attendais une petite sœur, depuis des années, mais un petit-frère, ce n'est peut-être pas si mal ?
Ce n'était pas un reproche. Ce n'était pas une consolation non plus. C'était... grand-père, avec sa façon rationnelle de voir le monde.
Elle fut incapable de lui répondre.
Pour elle, c'était un drame.
Si ça avait été quelqu'un d'autre, une amie par exemple, qui avait été à sa place, elle aurait peut-être... probablement ! essayé de lui tenir les mêmes propos que grand-père.
Mais là, c'était elle, et il lui semblait qu'on venait de lui arracher un rêve auquel elle s'accrochait depuis des années, un rêve qu'elle avait cru entrevoir, toucher du bout des doigts même, qui s'envolait d'un coup, en un battement d'aile. Un rêve qui ne reviendrait sans doute plus jamais et était parti, comme tante Ysaline était partie... morte.
- Ça va aller Cali, dit-il d'une voix basse qui se voulait réconfortante, en posant une main sur son épaule.
- Je... je suis désolée... dit-elle en retenant ses larmes.
Tout le monde était joyeux, et elle, elle jouait le rôle de l'ombre dans ce beau tableau, et pour une raison idiote : elle voulait une sœur, elle avait un frère.
- Prends ton temps, lui dit-il, bienveillant.
- Ne dis rien aux autres, lui murmura-t-elle, le regard implorant et la mine coupable.
- Non. Mais je crois qu'ils ont vu...
- Papa aussi ? s'inquiéta-t-elle d'un coup.
- Lui peut-être pas. Pas encore.
Elle avait honte, et pourtant, elle n'arrivait pas à se défaire de ce sentiment de détresse.
Ça devait être une merveilleuse journée, c'était devenu un cauchemar !
Reducio
(740 mots)
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Alias Marraine la bonne fée
" Le bébé arrive ! "
" Ça va aller ! " " Prends ton temps ! " Comme si le temps allait y changer quelque chose.
Ça faisait un moment que la nouvelle était tombée, et son chagrin ne passait pas.
Ou plutôt, il devenait colère.
Elle voulait une petite sœur. Pourquoi avait-il fallu qu'on lui colle un frère ? !
Tant pis ! C'était bien malheureux pour lui, mais puisqu'il n'était pas une sœur, elle s'en ficherait bien de ce mouflet.
Si elle ne pouvait pas avoir sa petite sœur, ce gamin n'aurait pas de grande sœur non plus.
D'accord, ce n'était pas sa faute à lui. Mais à elle non plus !
Elle ne lui chanterait pas de chanson, comme elle l'avait prévu.
Elle ne laisserait pas Thémélia jouer avec lui.
Elle ne lui enverrait rien de Poudlard. Elle avait pensé lui faire des dessins, tant qu'ELLE ne saurait pas lire. Et lui fabriquer de petits objets pour jouer. Mais puisqu'IL n'était pas sa sœur...
Injuste ? méchante ? odieuse et ignoble fillette ? capricieuse ? c'est probablement ce que vous vous dites.
C'est ce qu'elle pensera plus tard en se rappelant de son état d'esprit de ce moment, mais pour l'instant, elle n'éprouvait rien d'autre, et elle trouvait ça parfaitement légitime.
Finalement, son père était revenu les chercher et ils avaient gagné un couloir lumineux, à la décoration joyeuse.
* Pfff ! Nœud-nœud ! * avait-elle pensé dans sa mauvaise humeur.
- Ici. Allez-y, entrez, avait dit Cédric Daanarya en poussant une porte.
Allait-il être surpris qu'elle ne se précipite pas à l'intérieur devant tout le monde ?
Heureusement, ses grands-mères ne laissèrent pas trop de temps à la réflexion et entrèrent.
Dans la chambre, leurs voix se mêlèrent à celle de sa mère.
Pas de pleurs de bébé, au moins avait-il la décence de ne pas lui vriller les oreilles.
Elle entra en suivant ses grands-pères.
Elle observa les grands s'agglutiner autour d'un petit berceau, en s'extasiant, en s'esclaffant, en babillant !
Elle, elle se plaqua contre un mur et croisa les bras, boudeuse.
Elle levait les yeux, discrètement, pour vérifier que ses parents ne la fixaient pas.
Elle ne voulait pas les contrarier, mais elle, elle l'était ! et pas qu'un peu !
Et avec une telle attitude, son mécontentement ne pourrait guère leur échapper longtemps ; néanmoins, au plus tard ils le verraient, mieux elle se porterait.
- Tu crois qu'il a les yeux de qui ?
- C'est encore trop tôt pour le dire cornichon, réprimanda Granita.
- Ah ! bon... les cheveux je m'en doutais mais les yeux...
- Je me demande avec qui j'ai eu deux enfants !
- Bah, c'était y a un moment, j'ai oublié, répondit grand-père Andreius, plaisantant mais baissant les yeux.
- Allez, donne-le moi !
Granita lui prit le bébé des bras.
- Mais...
- Tu l'as tenu une éternité déjà. Et tu n'as même pas pensé à me le confier un instant.
* C'est ça ! Disputez-vous autour du morveu ! * gronda-t-elle sourdement, enfoncée dans ses pensées obscures et revêches.
- Moi je suis ta Granita mon petit.
Ah non ! Granita, c'était comme ça qu'elle appelait sa grand-mère Nausicaa. Bon Joaquin aussi mais... pas lui ! Lui, il n'aurait pas le droit. Ça faisait partie de sa punition pour ne pas être une petite sœur ! na !
- Et maintenant, je vais te présenter quelqu'un de très important.
* Sérieux ? ! Elle va se présenter comme ça à lui ? Ah ou le remettre dans les bras de maman en faisant les présentations de la sorte ? Oh bah elles sont déjà faites, t'inquiète ! *
- Ta grande sœur.
* Hein ? Quoi ? Mais qu'est-ce qu'elle me fait là ? Non ! je ne veux pas... *
Les protestations se bousculèrent dans sa tête, sans toutefois franchirent ses lèvres.
Et dans ses bras croisés, Granita plaqua le petit corps, avec un mélange indescriptible de douceur et de fermeté.
Elle savait ! C'était évident qu'elle savait ! Elle n'avait rien dit, mais comme l'avait supposé grand-père Gordon, elle aussi avait remarqué son état d'esprit, sa déception, sa détresse, son humeur outrageusement contrariée...
Pour qu'il ne tombe pas, la fillette dût légèrement écarter ses bras, comme par réflexe, et le " bonhomme " s'y enfonça confortablement.
Les dents serrées, les lèvres pincées, elle daigna tout de même baisser son regard hautain vers lui, en le toisant.
Il avait un petit corps dodu, un peu chaud, une tête toute chauve, des joues fort roses et joufflues, une bouche ouverte comme un petit poisson dont les lèvres remuaient silencieusement, et ses yeux étaient clos.
Lentement, sa tête pivota dans sa direction et il les ouvrit : pétillants, hésitants, interrogateurs, emplis de curiosité et directement plantés dans les siens.
Et à cet instant, tout bascula !
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Alias Marraine la bonne fée
Ça faisait un moment que la nouvelle était tombée, et son chagrin ne passait pas.
Ou plutôt, il devenait colère.
Elle voulait une petite sœur. Pourquoi avait-il fallu qu'on lui colle un frère ? !
Tant pis ! C'était bien malheureux pour lui, mais puisqu'il n'était pas une sœur, elle s'en ficherait bien de ce mouflet.
Si elle ne pouvait pas avoir sa petite sœur, ce gamin n'aurait pas de grande sœur non plus.
D'accord, ce n'était pas sa faute à lui. Mais à elle non plus !
Elle ne lui chanterait pas de chanson, comme elle l'avait prévu.
Elle ne laisserait pas Thémélia jouer avec lui.
Elle ne lui enverrait rien de Poudlard. Elle avait pensé lui faire des dessins, tant qu'ELLE ne saurait pas lire. Et lui fabriquer de petits objets pour jouer. Mais puisqu'IL n'était pas sa sœur...
Injuste ? méchante ? odieuse et ignoble fillette ? capricieuse ? c'est probablement ce que vous vous dites.
C'est ce qu'elle pensera plus tard en se rappelant de son état d'esprit de ce moment, mais pour l'instant, elle n'éprouvait rien d'autre, et elle trouvait ça parfaitement légitime.
Finalement, son père était revenu les chercher et ils avaient gagné un couloir lumineux, à la décoration joyeuse.
* Pfff ! Nœud-nœud ! * avait-elle pensé dans sa mauvaise humeur.
- Ici. Allez-y, entrez, avait dit Cédric Daanarya en poussant une porte.
Allait-il être surpris qu'elle ne se précipite pas à l'intérieur devant tout le monde ?
Heureusement, ses grands-mères ne laissèrent pas trop de temps à la réflexion et entrèrent.
Dans la chambre, leurs voix se mêlèrent à celle de sa mère.
Pas de pleurs de bébé, au moins avait-il la décence de ne pas lui vriller les oreilles.
Elle entra en suivant ses grands-pères.
Elle observa les grands s'agglutiner autour d'un petit berceau, en s'extasiant, en s'esclaffant, en babillant !
Elle, elle se plaqua contre un mur et croisa les bras, boudeuse.
Elle levait les yeux, discrètement, pour vérifier que ses parents ne la fixaient pas.
Elle ne voulait pas les contrarier, mais elle, elle l'était ! et pas qu'un peu !
Et avec une telle attitude, son mécontentement ne pourrait guère leur échapper longtemps ; néanmoins, au plus tard ils le verraient, mieux elle se porterait.
- Tu crois qu'il a les yeux de qui ?
- C'est encore trop tôt pour le dire cornichon, réprimanda Granita.
- Ah ! bon... les cheveux je m'en doutais mais les yeux...
- Je me demande avec qui j'ai eu deux enfants !
- Bah, c'était y a un moment, j'ai oublié, répondit grand-père Andreius, plaisantant mais baissant les yeux.
- Allez, donne-le moi !
Granita lui prit le bébé des bras.
- Mais...
- Tu l'as tenu une éternité déjà. Et tu n'as même pas pensé à me le confier un instant.
* C'est ça ! Disputez-vous autour du morveu ! * gronda-t-elle sourdement, enfoncée dans ses pensées obscures et revêches.
- Moi je suis ta Granita mon petit.
Ah non ! Granita, c'était comme ça qu'elle appelait sa grand-mère Nausicaa. Bon Joaquin aussi mais... pas lui ! Lui, il n'aurait pas le droit. Ça faisait partie de sa punition pour ne pas être une petite sœur ! na !
- Et maintenant, je vais te présenter quelqu'un de très important.
* Sérieux ? ! Elle va se présenter comme ça à lui ? Ah ou le remettre dans les bras de maman en faisant les présentations de la sorte ? Oh bah elles sont déjà faites, t'inquiète ! *
- Ta grande sœur.
* Hein ? Quoi ? Mais qu'est-ce qu'elle me fait là ? Non ! je ne veux pas... *
Les protestations se bousculèrent dans sa tête, sans toutefois franchirent ses lèvres.
Et dans ses bras croisés, Granita plaqua le petit corps, avec un mélange indescriptible de douceur et de fermeté.
Elle savait ! C'était évident qu'elle savait ! Elle n'avait rien dit, mais comme l'avait supposé grand-père Gordon, elle aussi avait remarqué son état d'esprit, sa déception, sa détresse, son humeur outrageusement contrariée...
Pour qu'il ne tombe pas, la fillette dût légèrement écarter ses bras, comme par réflexe, et le " bonhomme " s'y enfonça confortablement.
Les dents serrées, les lèvres pincées, elle daigna tout de même baisser son regard hautain vers lui, en le toisant.
Il avait un petit corps dodu, un peu chaud, une tête toute chauve, des joues fort roses et joufflues, une bouche ouverte comme un petit poisson dont les lèvres remuaient silencieusement, et ses yeux étaient clos.
Lentement, sa tête pivota dans sa direction et il les ouvrit : pétillants, hésitants, interrogateurs, emplis de curiosité et directement plantés dans les siens.
Et à cet instant, tout bascula !
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(807 mots)
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" Le bébé arrive ! "
Quelques jours plus tard
Maman et bébé avaient passé une nuit auprès de l'équipe de soins, histoire de garder un œil sur eux quelques heures encore, par prudence, tandis que toute la famille était rentrée se reposer au manoir des Daenarya.
Le dimanche soir, le petit Gowan avait enfin pu rejoindre sa maison.
Il avait presque directement été posé dans son berceau pour un bon gros somme jusqu'au lendemain.
Sa première journée à la maison avait surtout été meublées de visites et de sommes, et il n'avait pratiquement pas quitté son berceau.
Un fait auquel sa sœur estimait qu'il était grand temps de remédier !
C'est pourquoi, le jour suivant, elle demanda la permission de faire visiter la maison au bébé.
Une visite à sa sauce, entrecoupée des séances imposées par ses parents de sommeil et d'alaitement.
La fillette avait d'abord dû montrer qu'elle savait tenir correctement l'enfant - on ne tient pas un bébé n'importe comment ! -, promettre d'être prudente - * bah évidemment voyons ! * -, et Nimu ne se trouvait jamais bien loin du duo fraternel en balade.
La petite sorcière avait conscience que ce tour des lieux serait à refaire plus tard, que l'enfant ne comprenait sans doute pas grand chose, et qu'il aurait l'occasion d'explorer à sa façon - en rampant, en trottinant, en détaillant... - au fil du temps, mais elle était convaincu que même si c'était inconscient, il percevait tout de même certaines choses.
Après tout, elle avait tout fait pour lui expliquer qu'il devait naître au moment des vacances d'avril, et il avait vu le jour pile le premier jour de ses vacances.
Oui, il est tout à fait possible - voire probable - que c'était un pur hasard, mais admettez que PILE le premier jour, c'est un sacré hasard quand même !
Et puis ça lui faisait plaisir de penser que quelque part, il l'avait un peu fait exprès, sans savoir trop comment cela pouvait être possible.
Elle l'emmena dans les pièces principales, mais le plus grand intérêt quand ils déambulaient dans ces espaces était surtout les commentaires et anecdotes qu'elle lui racontait.
Le petit bout laissait ses yeux au regard curieux et animé papillonner en tous sens - sans qu'on sache s'il y voyait vraiment grand chose déjà -, et ponctuait la balade de rires - allez savoir ce qui les provoquait -, de babillages - comme s'il émettait ses propres commentaires -, et de petits bras tendus.
- Maintenant, je t'emmène dans une pièce très très importante, pour moi en tout cas, c'est ma chambre. Regarde, par la fenêtre on voit toute une partie du jardin, avec la piscine là. Pour l'instant, j'peux pas t'y emmener, les grands ont peur que ce soit trop tôt, mais je suis sûre que tu seras un très bon nageur. Et quand je reviendrai pour les vacances d'été, il faudra que je t'emmène au Loch, dans les bois, près du ruisseau... on aura encore plein de choses à voir. Là c'est mon lit. Je te présente Windie, c'est mon doudou licorne. C'est elle le chef de ma chambre quand je suis à Poudlard. Ça, c'est ma peluche Lumidragon, elle s'appelle Céphéa. Ah ! et elle, c'est ma peluche vivante, dit-elle en tournant la tête vers Thémélia qui trottinait vers eux.
Elle s'assit sur son lit, le bébé posé sur ses cuisses, et fit signe au boursouflet de grimper.
La petite créature violette se hissa sur le lit et roula jusqu'à eux.
Calianor l'installa contre le flanc de Gowan et prit sa main minuscule pour la poser sur Thémélia.
Les petits doigts s'agitèrent dans les poils de la créature qui gloussa.
" Fwuiic fwuiic ".
L'enfant babilla dans son langage qui n'était compréhensible que de lui puis émit un rire.
Peut-être que le contact de la fourrure le chatouillait ?
Qu'est-ce qu'il pouvait déjà percevoir exactement ? Sentait-il la chaleur dégagée par l'animal ? Les pulsations qu'elle-même percevait quand elles posaient ses doigts sous la fourrure ?
- Quand tu sauras marcher, on pourra faire plein de jeux avec elle. Elle court hyper vite. Enfin parfois elle triche en roulant ! C'est trop facile ça ! Et puis elle bondit aussi, étonnamment haut, et vite ! C'est trop dur de la toucher. J'te jure, comme cible elle est horrible ! j'arrive presque pas à faire mouche ! Elle est trop forte.
- Cali, il va être l'heure de sa sieste.
Encore ? ! Mais pourquoi ils tenaient temps à le faire dormir autant de temps ? ! Il avait l'air en pleine forme et pas du tout d'avoir sommeil !
Et elle, elle n'avait pas tellement de temps avant de repartir à Poudlard...
Mais bon, si elle protestait, peut-être qu'elle ne pourrait plus du tout l'emmener à travers la maison alors...
- D'accord d'accord. On arrive, répondit-elle à son père. Je suis désolée, chuchota-t-elle au bébé. On va s'arrêter là pour le moment, tu dois retourner dormir. Mais t'inquiète ! on reprendra plus tard.
★ La lumière ne nie pas l’ombre, elle la traverse ★
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Demande de relations
Alias Marraine la bonne fée
Maman et bébé avaient passé une nuit auprès de l'équipe de soins, histoire de garder un œil sur eux quelques heures encore, par prudence, tandis que toute la famille était rentrée se reposer au manoir des Daenarya.
Le dimanche soir, le petit Gowan avait enfin pu rejoindre sa maison.
Il avait presque directement été posé dans son berceau pour un bon gros somme jusqu'au lendemain.
Sa première journée à la maison avait surtout été meublées de visites et de sommes, et il n'avait pratiquement pas quitté son berceau.
Un fait auquel sa sœur estimait qu'il était grand temps de remédier !
C'est pourquoi, le jour suivant, elle demanda la permission de faire visiter la maison au bébé.
Une visite à sa sauce, entrecoupée des séances imposées par ses parents de sommeil et d'alaitement.
La fillette avait d'abord dû montrer qu'elle savait tenir correctement l'enfant - on ne tient pas un bébé n'importe comment ! -, promettre d'être prudente - * bah évidemment voyons ! * -, et Nimu ne se trouvait jamais bien loin du duo fraternel en balade.
La petite sorcière avait conscience que ce tour des lieux serait à refaire plus tard, que l'enfant ne comprenait sans doute pas grand chose, et qu'il aurait l'occasion d'explorer à sa façon - en rampant, en trottinant, en détaillant... - au fil du temps, mais elle était convaincu que même si c'était inconscient, il percevait tout de même certaines choses.
Après tout, elle avait tout fait pour lui expliquer qu'il devait naître au moment des vacances d'avril, et il avait vu le jour pile le premier jour de ses vacances.
Oui, il est tout à fait possible - voire probable - que c'était un pur hasard, mais admettez que PILE le premier jour, c'est un sacré hasard quand même !
Et puis ça lui faisait plaisir de penser que quelque part, il l'avait un peu fait exprès, sans savoir trop comment cela pouvait être possible.
Elle l'emmena dans les pièces principales, mais le plus grand intérêt quand ils déambulaient dans ces espaces était surtout les commentaires et anecdotes qu'elle lui racontait.
Le petit bout laissait ses yeux au regard curieux et animé papillonner en tous sens - sans qu'on sache s'il y voyait vraiment grand chose déjà -, et ponctuait la balade de rires - allez savoir ce qui les provoquait -, de babillages - comme s'il émettait ses propres commentaires -, et de petits bras tendus.
- Maintenant, je t'emmène dans une pièce très très importante, pour moi en tout cas, c'est ma chambre. Regarde, par la fenêtre on voit toute une partie du jardin, avec la piscine là. Pour l'instant, j'peux pas t'y emmener, les grands ont peur que ce soit trop tôt, mais je suis sûre que tu seras un très bon nageur. Et quand je reviendrai pour les vacances d'été, il faudra que je t'emmène au Loch, dans les bois, près du ruisseau... on aura encore plein de choses à voir. Là c'est mon lit. Je te présente Windie, c'est mon doudou licorne. C'est elle le chef de ma chambre quand je suis à Poudlard. Ça, c'est ma peluche Lumidragon, elle s'appelle Céphéa. Ah ! et elle, c'est ma peluche vivante, dit-elle en tournant la tête vers Thémélia qui trottinait vers eux.
Elle s'assit sur son lit, le bébé posé sur ses cuisses, et fit signe au boursouflet de grimper.
La petite créature violette se hissa sur le lit et roula jusqu'à eux.
Calianor l'installa contre le flanc de Gowan et prit sa main minuscule pour la poser sur Thémélia.
Les petits doigts s'agitèrent dans les poils de la créature qui gloussa.
" Fwuiic fwuiic ".
L'enfant babilla dans son langage qui n'était compréhensible que de lui puis émit un rire.
Peut-être que le contact de la fourrure le chatouillait ?
Qu'est-ce qu'il pouvait déjà percevoir exactement ? Sentait-il la chaleur dégagée par l'animal ? Les pulsations qu'elle-même percevait quand elles posaient ses doigts sous la fourrure ?
- Quand tu sauras marcher, on pourra faire plein de jeux avec elle. Elle court hyper vite. Enfin parfois elle triche en roulant ! C'est trop facile ça ! Et puis elle bondit aussi, étonnamment haut, et vite ! C'est trop dur de la toucher. J'te jure, comme cible elle est horrible ! j'arrive presque pas à faire mouche ! Elle est trop forte.
- Cali, il va être l'heure de sa sieste.
Encore ? ! Mais pourquoi ils tenaient temps à le faire dormir autant de temps ? ! Il avait l'air en pleine forme et pas du tout d'avoir sommeil !
Et elle, elle n'avait pas tellement de temps avant de repartir à Poudlard...
Mais bon, si elle protestait, peut-être qu'elle ne pourrait plus du tout l'emmener à travers la maison alors...
- D'accord d'accord. On arrive, répondit-elle à son père. Je suis désolée, chuchota-t-elle au bébé. On va s'arrêter là pour le moment, tu dois retourner dormir. Mais t'inquiète ! on reprendra plus tard.
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(828 mots)
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Alias Marraine la bonne fée
" Le bébé arrive ! "
- Alors on peut aller le voir ?
- Quand il sera réveillé ! répéta Calianor pour la énième fois.
Arabella fit la moue.
- Mais il dort longtemps ! grommela-t-elle.
- Oui, et souvent en plus, renchérit Calianor. Il paraît qu'il en a besoin. Enfin c'est ce que disent les grands parce que souvent, quand ils l'embarquent, moi il m'a l'air encore en pleine forme. Sauf peut-être le soir... mais c'est comme ça, on n'a pas le choix.
- Il pourra dormir quand on sera retournés à l'école ! s'indigna la brunette.
- C'est ce que je leur ai dit. Mais ce n'est pas passé !
Arabella soupira.
- On fait quoi alors ?
La nouvelle grande sœur réfléchit.
- Bon, attendez-moi là, dit-elle aux jumeaux. Je reviens.
Elle s'éclipsa de la pièce, et revint quelques instants plus tard.
- Si tu jures d'être silencieuse, de ne faire aucun bruit, aucun commentaire, et de ne pas le toucher, on peut aller voir le bébé maintenant. Mais pour pouvoir le prendre, il faudra attendre son réveil.
- Ah je vois ! murmura Arabella, sur un ton bas et mesuré de complotiste. On va se glisser en douce près du berceau...
- Mais non ! objecta Calianor. Papa a donné son accord pour qu'on aille le voir dès maintenant, à ces conditions-là ! insista-t-elle.
- Aaah bon ! répondit son amie, comme déçue que ce ne soit pas une opération secrète.
- Mais si penser que c'est une mission secrète te pousse à mieux respecter les consignes, n'hésite pas à jouer les infiltrées ! ajouta son frère, comme si lui aussi avait remarqué le ton déçu de sa jumelle.
Cette dernière lui lança un regard flamboyant d'éclairs.
- Bon on y va ? intervint Calianor.
Les jumeaux acquiesçèrent et ils gagnèrent le couloir.
Arrivés à l'étage, Calianor leur fit signe de se taire.
Le pas feutré grâce aux tapis, ils atteignirent la chambre où dormait le bébé.
Parfois, il dormait au rez-de-chaussée, pour les courtes siestes, mais pour la nuit et pour les plus longs temps de repos, il était déposé dans son lit à l'étage.
" Chut ! " fit signe la fillette, sans un mot, juste en posant le doigt sur ses lèvres.
Elle ouvrit la porte délicatement, sans un bruit, et ils entrèrent.
Ils s'approchèrent en silence du berceau, et alors qu'ils étaient encore à quelques pas, un gazouillis joyeux retentit.
De petits bras jaillirent des couvertures en s'agitant, comme pour saluer.
* Ou pour les implorer à le sortir de là ! * pensa Calianor.
- Mais... il ne dort pas ! constata Arabella, rompant le silence.
Et personne ne le lui reprocha.
- Effectivement ! Je vais prévenir papa, sinon ils vont croire que c'est nous qui l'avons réveillé, à force de parler et de bouger autour de lui, et on va se faire disputer ! Attendez-moi.
Cela voulait implicitement dire : "Pas touche à bébé en mon absence ! ".
Elle repartit en courant et revint essoufflée par sa course dans les escaliers.
- C'est bon, il m'a crue.
Elle s'approcha du berceau.
- Allez venez. Je vous présente Gowan Daenarya, mon petit frère. Gowan, voici Arabella et Aïden.
Les yeux grands ouverts, les bras tendus, l'enfant souriait, ouvrait et refermait la bouche, puis se mit à rire.
Arabella l'interrogea du regard, comme si elle demandait : "il ne se moque quand même pas de nous ? "
- Pas encore, répondit Calianor, taquine. Il est juste curieux et content.
- C'est encore trop tôt pour que tu lui paraisses farfelue, compléta Aïden.
- Et toi chiant ! rétorqua sa sœur. Coucou Gowan, dit-elle en attrapant la petite menotte qui s'agitait.
Elle y glissa un doigt que le bébé serra.
- Hé mais t'as déjà de la force dis donc !
Aïden fit pareil en tendant également son index vers l'autre petite main, en silence.
L'enfant la saisit et gazouilla à nouveau.
- On peut le prendre ?
Calianor réfléchit.
- T'as déjà tenu un bébé ?
- Oui, mes poupées.
- C'est pas pareil, s'indigna la grande sœur.
- Ah ! Bon ben tu m'expliqueras.
Calianor sortit son frère de son berceau, avec toutes les précautions du monde.
- Regarde comment je le tiens, où je place mes mains, à quelle distance, etc.
- Oh mais c'est une vraie science !
- C'est pas une science, mais c'est pas un jeu non plus. Et puisque tu le prends à la légère, c'est Aïden qui le prendra en premier.
Arabella grimaça, sourcils froncés, et se retint tout juste d'un commentaire que son amie devinait parfaitement.
* Évidemment, la bonne excuse pour le donner en premier à ton chéri ! *
Ou une phrase du même genre qu'heureusement, elle ne prononça pas.
Calianor mit donc l'enfant dans les bras du garçon, certaine qu'il ne commettrait pas d'imprudence.
Tout joyeux, Gowan agitait ses petits pieds.
Pas de puissants coups de pied, mais un peu comme s'il essayait doucement de nager.
Les deux filles regardèrent les deux garçons faire connaissance.
Au bout d'un moment, Arabella revint à la charge.
- Je peux le prendre maintenant ? j'ai bien observé comment mon frère et toi l'avez bien tenu, et je promets d'être prudente.
- Bien, tu peux le lui passer, dit-elle à l'adresse d'Aïden qui avança pour poser l'enfant dans les bras de sa jumelle.
- Mais si tu le fais tomber, je te change en limace, l'avertit Calianor.
- On peut pas faire de magie hors de l'école, s'amusa Arabella.
- Je ferai une exception ! asséna la fillette avec autorité.
Et pour le coup, Arabella n'eut aucun doute qu'elle le ferait, quoi qu'il lui en coûte.
- T'inquiète. Regarde, je fais bien attention.
Et heureusement, elle ne fit pas tomber le nourrisson.
- On doit rester ici ou on peut l'emmener ?
- On va redescendre avec lui, mais...
- Oui j'ai compris : je te le rends avant.
Elle remit le bébé dans les bras de son aînée.
- Tu peux me passer sa peluche qu'il tenait ? demanda-t-elle à Aïden.
- Celle-là ? le lutin ? demanda-t-il en désignant un lutin de Cornouailles en peluche pour confirmation.
- Oui, acquiesça-t-elle.
- C'est pas... celle que tu lui avais achetée à Noël ? demanda Arabella.
- Oh tu as bonne mémoire. Oui, c'est elle. A présent, il peut en profiter, répondit fièrement la fillette.
- Je la lui donne ?
- Quand on sera au rez-de-chaussée. Allons-y ! Tu m'ouvres la porte s'il te plaît ?
Le garçon se précipita pour s'exécuter.
- Qu'il est serviable ! murmura Arabella dans son dos.
Non, ce n'était pas sarcastique, c'était juste une taquinerie, avec un sens caché que bien sûr seule Calianor pouvait comprendre : "que ne ferait-il pas pour toi ? ton prince charmant !".
Et là encore, rien de méchant, juste qu'Arabella ne lâcherait pas le morceau : elle était persuadée que sa meilleure amie et son jumeau étaient voués à être plus que d'excellents amis...
Et la meilleure amie, quelque part au fond d'elle, l'espérait bien aussi...
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Alias Marraine la bonne fée
- Quand il sera réveillé ! répéta Calianor pour la énième fois.
Arabella fit la moue.
- Mais il dort longtemps ! grommela-t-elle.
- Oui, et souvent en plus, renchérit Calianor. Il paraît qu'il en a besoin. Enfin c'est ce que disent les grands parce que souvent, quand ils l'embarquent, moi il m'a l'air encore en pleine forme. Sauf peut-être le soir... mais c'est comme ça, on n'a pas le choix.
- Il pourra dormir quand on sera retournés à l'école ! s'indigna la brunette.
- C'est ce que je leur ai dit. Mais ce n'est pas passé !
Arabella soupira.
- On fait quoi alors ?
La nouvelle grande sœur réfléchit.
- Bon, attendez-moi là, dit-elle aux jumeaux. Je reviens.
Elle s'éclipsa de la pièce, et revint quelques instants plus tard.
- Si tu jures d'être silencieuse, de ne faire aucun bruit, aucun commentaire, et de ne pas le toucher, on peut aller voir le bébé maintenant. Mais pour pouvoir le prendre, il faudra attendre son réveil.
- Ah je vois ! murmura Arabella, sur un ton bas et mesuré de complotiste. On va se glisser en douce près du berceau...
- Mais non ! objecta Calianor. Papa a donné son accord pour qu'on aille le voir dès maintenant, à ces conditions-là ! insista-t-elle.
- Aaah bon ! répondit son amie, comme déçue que ce ne soit pas une opération secrète.
- Mais si penser que c'est une mission secrète te pousse à mieux respecter les consignes, n'hésite pas à jouer les infiltrées ! ajouta son frère, comme si lui aussi avait remarqué le ton déçu de sa jumelle.
Cette dernière lui lança un regard flamboyant d'éclairs.
- Bon on y va ? intervint Calianor.
Les jumeaux acquiesçèrent et ils gagnèrent le couloir.
Arrivés à l'étage, Calianor leur fit signe de se taire.
Le pas feutré grâce aux tapis, ils atteignirent la chambre où dormait le bébé.
Parfois, il dormait au rez-de-chaussée, pour les courtes siestes, mais pour la nuit et pour les plus longs temps de repos, il était déposé dans son lit à l'étage.
" Chut ! " fit signe la fillette, sans un mot, juste en posant le doigt sur ses lèvres.
Elle ouvrit la porte délicatement, sans un bruit, et ils entrèrent.
Ils s'approchèrent en silence du berceau, et alors qu'ils étaient encore à quelques pas, un gazouillis joyeux retentit.
De petits bras jaillirent des couvertures en s'agitant, comme pour saluer.
* Ou pour les implorer à le sortir de là ! * pensa Calianor.
- Mais... il ne dort pas ! constata Arabella, rompant le silence.
Et personne ne le lui reprocha.
- Effectivement ! Je vais prévenir papa, sinon ils vont croire que c'est nous qui l'avons réveillé, à force de parler et de bouger autour de lui, et on va se faire disputer ! Attendez-moi.
Cela voulait implicitement dire : "Pas touche à bébé en mon absence ! ".
Elle repartit en courant et revint essoufflée par sa course dans les escaliers.
- C'est bon, il m'a crue.
Elle s'approcha du berceau.
- Allez venez. Je vous présente Gowan Daenarya, mon petit frère. Gowan, voici Arabella et Aïden.
Les yeux grands ouverts, les bras tendus, l'enfant souriait, ouvrait et refermait la bouche, puis se mit à rire.
Arabella l'interrogea du regard, comme si elle demandait : "il ne se moque quand même pas de nous ? "
- Pas encore, répondit Calianor, taquine. Il est juste curieux et content.
- C'est encore trop tôt pour que tu lui paraisses farfelue, compléta Aïden.
- Et toi chiant ! rétorqua sa sœur. Coucou Gowan, dit-elle en attrapant la petite menotte qui s'agitait.
Elle y glissa un doigt que le bébé serra.
- Hé mais t'as déjà de la force dis donc !
Aïden fit pareil en tendant également son index vers l'autre petite main, en silence.
L'enfant la saisit et gazouilla à nouveau.
- On peut le prendre ?
Calianor réfléchit.
- T'as déjà tenu un bébé ?
- Oui, mes poupées.
- C'est pas pareil, s'indigna la grande sœur.
- Ah ! Bon ben tu m'expliqueras.
Calianor sortit son frère de son berceau, avec toutes les précautions du monde.
- Regarde comment je le tiens, où je place mes mains, à quelle distance, etc.
- Oh mais c'est une vraie science !
- C'est pas une science, mais c'est pas un jeu non plus. Et puisque tu le prends à la légère, c'est Aïden qui le prendra en premier.
Arabella grimaça, sourcils froncés, et se retint tout juste d'un commentaire que son amie devinait parfaitement.
* Évidemment, la bonne excuse pour le donner en premier à ton chéri ! *
Ou une phrase du même genre qu'heureusement, elle ne prononça pas.
Calianor mit donc l'enfant dans les bras du garçon, certaine qu'il ne commettrait pas d'imprudence.
Tout joyeux, Gowan agitait ses petits pieds.
Pas de puissants coups de pied, mais un peu comme s'il essayait doucement de nager.
Les deux filles regardèrent les deux garçons faire connaissance.
Au bout d'un moment, Arabella revint à la charge.
- Je peux le prendre maintenant ? j'ai bien observé comment mon frère et toi l'avez bien tenu, et je promets d'être prudente.
- Bien, tu peux le lui passer, dit-elle à l'adresse d'Aïden qui avança pour poser l'enfant dans les bras de sa jumelle.
- Mais si tu le fais tomber, je te change en limace, l'avertit Calianor.
- On peut pas faire de magie hors de l'école, s'amusa Arabella.
- Je ferai une exception ! asséna la fillette avec autorité.
Et pour le coup, Arabella n'eut aucun doute qu'elle le ferait, quoi qu'il lui en coûte.
- T'inquiète. Regarde, je fais bien attention.
Et heureusement, elle ne fit pas tomber le nourrisson.
- On doit rester ici ou on peut l'emmener ?
- On va redescendre avec lui, mais...
- Oui j'ai compris : je te le rends avant.
Elle remit le bébé dans les bras de son aînée.
- Tu peux me passer sa peluche qu'il tenait ? demanda-t-elle à Aïden.
- Celle-là ? le lutin ? demanda-t-il en désignant un lutin de Cornouailles en peluche pour confirmation.
- Oui, acquiesça-t-elle.
- C'est pas... celle que tu lui avais achetée à Noël ? demanda Arabella.
- Oh tu as bonne mémoire. Oui, c'est elle. A présent, il peut en profiter, répondit fièrement la fillette.
- Je la lui donne ?
- Quand on sera au rez-de-chaussée. Allons-y ! Tu m'ouvres la porte s'il te plaît ?
Le garçon se précipita pour s'exécuter.
- Qu'il est serviable ! murmura Arabella dans son dos.
Non, ce n'était pas sarcastique, c'était juste une taquinerie, avec un sens caché que bien sûr seule Calianor pouvait comprendre : "que ne ferait-il pas pour toi ? ton prince charmant !".
Et là encore, rien de méchant, juste qu'Arabella ne lâcherait pas le morceau : elle était persuadée que sa meilleure amie et son jumeau étaient voués à être plus que d'excellents amis...
Et la meilleure amie, quelque part au fond d'elle, l'espérait bien aussi...
Reducio
(1182 mots)
★ La lumière ne nie pas l’ombre, elle la traverse ★
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Demande de relations
Alias Marraine la bonne fée
" Le bébé arrive ! "
- Vous n'oubliez pas hein Miss : vous faites bien attention !
- Mais oui voyons, ne t'inquiète pas Nimu. Est-ce que j'ai déjà manqué de le blesser ou de le lâcher jusqu'ici ?
- Non Miss, mais c'est aussi que votrmère a insisté sur le fait qu'il nedoit pas prendre froid.
- Il fait beau ! Y a un soleil magnifique ! Mais de toute façon, ne t'inquiète pas : je le garde bien enveloppé !
* Il risque surtout d'avoir trop chaud, attifé comme ça ! * pensa-t-elle, compatissante envers son petit frère étouffé par tant de tissus.
Elle sortit sur la terrasse, le bébé dans les bras, puis gagna les étendues de pelouses, bordées de fleurs et de végétation diverse.
- J'espère que pour l'été, t'auras plus le droit de promener... enfin d'être promené tranquillement dehors. P't-être même que je pourrai t'emmener dans la piscine. Après tout, les bébés savent nager, et faudrait pas que tu perdes ça. Ah j'imagine que pour le Loch ce ne sera pas pour tout de suite. Mais peut-être la mer à Cassis... On verra. On n'y est pas encore, dit-elle, une ombre passant dans ses yeux, à la pensée du temps entre ses deux périodes de vacances qu'elle passerait loin d'ici, et loin de lui.
Elle fit encore quelques pas en berçant le nourrisson dans ses bras, tout en lui parlant.
Puis elle revint sur la terrasse et s'installa dans l'un des fauteuils de jardin.
- Faut que je t'explique quelque chose : demain, je dois reprendre le train pour retourner à l'école. Je ne reviendrai que dans deux mois. J'espère que tu ne m'auras pas trop oublié d'ici là. Moi je ne t'oublierai pas en tout cas. J'ai déjà demandé qu'on me fasse un rapport régulier de ce que tu fais, si tu vas bien, si tu grandis... et aussi qu'on m'envoie plein de photos.
Blotti contre elle, l'enfant levait ses yeux bleus vers les siens.
Est-ce qu'il pigeait quelque chose ? Elle avait acquis la conviction depuis le début, même avant sa naissance d'ailleurs, qu'à sa façon, cet enfant avait une faculté de compréhention - exceptionnelle.
Ses réactions, ses sourires et ses mimiques, et son timing à naître pile quand elle démarrait ses vacances !, l'en avaient convaincue.
- Dans deux mois, à un jour ou deux près, je serai de retour. Je ne sais pas si tu viendras à King's Cross, probablement pas, mais en tout cas, avant la nuit du dimanche 18, je serai là. J'imagine que t'aurais poussé, au moins un peu. Mais ensuite, je resterai pendant plus de deux mois. On pourra faire plein de trucs ensemble, tu verras. Enfin si on nous lâche un peu, murmura-t-elle en se penchant tout près de l'oreille du bébé.
Sans doute que la sensation de son souffle le chatouilla car il émit un rire ! ce rire enfantin, spontané et franc.
- Et je te ferai plein de chatouilles aussi ! dit-elle en commençant déjà, ce qui fit rire davantage encore le bambin qui se tordit sur ses genoux.
Elle se remit debout et reprit sa promenade dans les jardins, en expliquant à son frère des tas de choses.
Et s'il n'en retenait rien, ce n'était pas grave, elle recommencerait avec plaisir.
- Là tu vois, c'est une serre où papa cultive les herbes qu'il utilise le plus pour ses remèdes de première urgence fait-maison. Il a des potions aussi bien sûr. Les herbes, c'est pour des soins plus légers, ou pour des petits bobos qui se soignent tout aussi bien avec une crème à la lavande, par exemple. Chez Granita, à Cassis, il y a encore plus de plantes et de serres, mais c'est indispensable pour son métier d'herboriste. Oncle Duncan aussi est herboriste. Mais il a prit une autre direction : lui il a choisi de se consacrer essentiellement à la distillerie et la fabrication d'alcool, de whisky surtout. Et ça mon vieux, nous on n'est pas prêt d'en boire ! ni toi ni moi !
- Fwiic !
- Ah regarde qui s'est réveillé et vient nous faire "coucou". T'as dormi plus longtemps encore que Gowan toi, dit-elle en souriant à l'adresse de son boursouflet.
- Fwiic ! couina la petite boule de poils en bondissant très haut.
- Je crois qu'elle veut te faire un câlin.
Elle retourna s'asseoir dans le fauteuil de jardin.
Sitôt assise, Thémélia bondit sur l'accoudoir et roula avec légèreté vers le bébé, comme si elle avait compris qu'on ne bondissait pas de tout son poids sur un si petit bonhomme.
- Thémélia aussi repart à Poudlard avec moi. Mais pendant l'été, elle sera là pour te faire plein de câlins.
Les doigts minuscules de la petite main s'agitaient, effleurant la fourrure violette.
- On va bientôt dîner Miss Cali, vint annoncer Nimu.
- D'accord, on ne va pas traîner. Attends Nimu, si t'as une minute.
- Oui Miss Cali, dit-elle en se rapprochant.
- Pendant mon absence Gowan, bien sûr les grands s'occuperonte de toi, mais comme je ne serai pas là pour garder un œil, c'est Nimu qui sera ta petite fée gardienne.
- Moi Miss Cali ? ! lâcha la petite elfe, d'une voix plus aiguë encore qu'à l'ordinaire, pleine de surprise et d'émotions.
- Oui oui, toi. Enfin je sais que tu as du travail bien sûr. Mais quand tu pourras, tu...
- Je veillerai sur lui Miss Cali ! C'est promis ! Et qu'il est ses peluches et ses jouets, et aussi que les grands le laissent respirer et profiter, comme vous dites.
- Merci Nimu. Je sais que je le laisse entre de bonnes mains, dit-elle en posant un bras affectueux sur l'épaule de la petite elfe.
Thémélia était occupée de lécher les petits doigts, faisant rire le bébé.
- Allez vous deux, on doit rentrer maintenant. Thémélia, en route !
Et le petit boursouflet sauta au sol après un dernier coup de langue.
Calianor se remit debout, et rentra dans la maison, son frère dans les bras, Thémélia sautillant devant eux et Nimu qui les suivait, encore toute émue.
Qu'est-ce qu'ils allaient lui manquer !
Elle aimait bien Poudlard, mais là elle aurait donné n'importe quoi pour ne pas devoir y retourner tout de suite.
Ou alors... pour pouvoir y emmener Gowan avec elle.
Ben quoi ? un séjour d'initiation ? de pré-rentrée onze ans à l'avance ?
Elle soupira doucement.
Évidemment que ce ne serait pas possible.
Mais dans deux mois, elle serait de retour.
★ La lumière ne nie pas l’ombre, elle la traverse ★
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Demande de relations
Alias Marraine la bonne fée
- Mais oui voyons, ne t'inquiète pas Nimu. Est-ce que j'ai déjà manqué de le blesser ou de le lâcher jusqu'ici ?
- Non Miss, mais c'est aussi que votrmère a insisté sur le fait qu'il nedoit pas prendre froid.
- Il fait beau ! Y a un soleil magnifique ! Mais de toute façon, ne t'inquiète pas : je le garde bien enveloppé !
* Il risque surtout d'avoir trop chaud, attifé comme ça ! * pensa-t-elle, compatissante envers son petit frère étouffé par tant de tissus.
Elle sortit sur la terrasse, le bébé dans les bras, puis gagna les étendues de pelouses, bordées de fleurs et de végétation diverse.
- J'espère que pour l'été, t'auras plus le droit de promener... enfin d'être promené tranquillement dehors. P't-être même que je pourrai t'emmener dans la piscine. Après tout, les bébés savent nager, et faudrait pas que tu perdes ça. Ah j'imagine que pour le Loch ce ne sera pas pour tout de suite. Mais peut-être la mer à Cassis... On verra. On n'y est pas encore, dit-elle, une ombre passant dans ses yeux, à la pensée du temps entre ses deux périodes de vacances qu'elle passerait loin d'ici, et loin de lui.
Elle fit encore quelques pas en berçant le nourrisson dans ses bras, tout en lui parlant.
Puis elle revint sur la terrasse et s'installa dans l'un des fauteuils de jardin.
- Faut que je t'explique quelque chose : demain, je dois reprendre le train pour retourner à l'école. Je ne reviendrai que dans deux mois. J'espère que tu ne m'auras pas trop oublié d'ici là. Moi je ne t'oublierai pas en tout cas. J'ai déjà demandé qu'on me fasse un rapport régulier de ce que tu fais, si tu vas bien, si tu grandis... et aussi qu'on m'envoie plein de photos.
Blotti contre elle, l'enfant levait ses yeux bleus vers les siens.
Est-ce qu'il pigeait quelque chose ? Elle avait acquis la conviction depuis le début, même avant sa naissance d'ailleurs, qu'à sa façon, cet enfant avait une faculté de compréhention - exceptionnelle.
Ses réactions, ses sourires et ses mimiques, et son timing à naître pile quand elle démarrait ses vacances !, l'en avaient convaincue.
- Dans deux mois, à un jour ou deux près, je serai de retour. Je ne sais pas si tu viendras à King's Cross, probablement pas, mais en tout cas, avant la nuit du dimanche 18, je serai là. J'imagine que t'aurais poussé, au moins un peu. Mais ensuite, je resterai pendant plus de deux mois. On pourra faire plein de trucs ensemble, tu verras. Enfin si on nous lâche un peu, murmura-t-elle en se penchant tout près de l'oreille du bébé.
Sans doute que la sensation de son souffle le chatouilla car il émit un rire ! ce rire enfantin, spontané et franc.
- Et je te ferai plein de chatouilles aussi ! dit-elle en commençant déjà, ce qui fit rire davantage encore le bambin qui se tordit sur ses genoux.
Elle se remit debout et reprit sa promenade dans les jardins, en expliquant à son frère des tas de choses.
Et s'il n'en retenait rien, ce n'était pas grave, elle recommencerait avec plaisir.
- Là tu vois, c'est une serre où papa cultive les herbes qu'il utilise le plus pour ses remèdes de première urgence fait-maison. Il a des potions aussi bien sûr. Les herbes, c'est pour des soins plus légers, ou pour des petits bobos qui se soignent tout aussi bien avec une crème à la lavande, par exemple. Chez Granita, à Cassis, il y a encore plus de plantes et de serres, mais c'est indispensable pour son métier d'herboriste. Oncle Duncan aussi est herboriste. Mais il a prit une autre direction : lui il a choisi de se consacrer essentiellement à la distillerie et la fabrication d'alcool, de whisky surtout. Et ça mon vieux, nous on n'est pas prêt d'en boire ! ni toi ni moi !
- Fwiic !
- Ah regarde qui s'est réveillé et vient nous faire "coucou". T'as dormi plus longtemps encore que Gowan toi, dit-elle en souriant à l'adresse de son boursouflet.
- Fwiic ! couina la petite boule de poils en bondissant très haut.
- Je crois qu'elle veut te faire un câlin.
Elle retourna s'asseoir dans le fauteuil de jardin.
Sitôt assise, Thémélia bondit sur l'accoudoir et roula avec légèreté vers le bébé, comme si elle avait compris qu'on ne bondissait pas de tout son poids sur un si petit bonhomme.
- Thémélia aussi repart à Poudlard avec moi. Mais pendant l'été, elle sera là pour te faire plein de câlins.
Les doigts minuscules de la petite main s'agitaient, effleurant la fourrure violette.
- On va bientôt dîner Miss Cali, vint annoncer Nimu.
- D'accord, on ne va pas traîner. Attends Nimu, si t'as une minute.
- Oui Miss Cali, dit-elle en se rapprochant.
- Pendant mon absence Gowan, bien sûr les grands s'occuperonte de toi, mais comme je ne serai pas là pour garder un œil, c'est Nimu qui sera ta petite fée gardienne.
- Moi Miss Cali ? ! lâcha la petite elfe, d'une voix plus aiguë encore qu'à l'ordinaire, pleine de surprise et d'émotions.
- Oui oui, toi. Enfin je sais que tu as du travail bien sûr. Mais quand tu pourras, tu...
- Je veillerai sur lui Miss Cali ! C'est promis ! Et qu'il est ses peluches et ses jouets, et aussi que les grands le laissent respirer et profiter, comme vous dites.
- Merci Nimu. Je sais que je le laisse entre de bonnes mains, dit-elle en posant un bras affectueux sur l'épaule de la petite elfe.
Thémélia était occupée de lécher les petits doigts, faisant rire le bébé.
- Allez vous deux, on doit rentrer maintenant. Thémélia, en route !
Et le petit boursouflet sauta au sol après un dernier coup de langue.
Calianor se remit debout, et rentra dans la maison, son frère dans les bras, Thémélia sautillant devant eux et Nimu qui les suivait, encore toute émue.
Qu'est-ce qu'ils allaient lui manquer !
Elle aimait bien Poudlard, mais là elle aurait donné n'importe quoi pour ne pas devoir y retourner tout de suite.
Ou alors... pour pouvoir y emmener Gowan avec elle.
Ben quoi ? un séjour d'initiation ? de pré-rentrée onze ans à l'avance ?
Elle soupira doucement.
Évidemment que ce ne serait pas possible.
Mais dans deux mois, elle serait de retour.
Reducio
(1083 mots)
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