18 févr. 2025, 08:55
RP Libre Bal masqué de Nouvel An
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Observant Layana et Kieran au loin, la dragonologiste se demandait ce qu’ils pouvaient bien se dire, quelle pouvait être la teneur de la relation… elle n’allait certainement pas tarder à le découvrir. Aki attendait en silence le retour de son amie et lorsqu’elle arriva enfin à leur niveau, elle semblait… troublée. C’était subtil, mais suffisant pour la balafrée, dont les années d’expérience à scruter les comportements humains rendaient ce genre de détail aussi visible qu’un dragon dans un salon de thé.

Sean, lui, semblait étrangement pensif. Son regard s’attardait sur sa sœur, mais Aki perçut le coup d’oeil qu’il lui accorda, elle n’était pas certaine de tout saisir dans l’attitude du sorcier. Avait-il reconnu l’homme au masque d’or ?

Aki choisit de garder pour elle ses interrogations, se contentant d’un sourire étirant à peine ses lèvres. « S’il te connait c’est que ça doit être ton cas aussi j’imagine, tu ne l’as vraiment pas reconnu ? » dit-elle finalement, sur un ton plus amusé qu’inquiet. L’eurasienne hésitait, elle pouvait se permettre de révéler l’identité de cet homme à Layana, mais elle ignorait tout de leur relation, était-elle la mieux placée pour en parler ?

Le temps s’écoulait et le bal avait atteint un point d’effervescence ; les murmures se faisaient de plus en plus nombreux, impatients. La directrice de la Réserve devina que l’annonce de retirer les masques ne saurait tarder. Un moment qu’elle avait attendu, autant pour son potentiel de divertissement que pour l’éclairage qu’il pourrait apporter. Elle était loin d’oublier l’homme au masque de bois1, était-il vraiment celui qu’elle croyait ?

Un éclat de malice traversa son regard tandis qu’elle reprit la parole, « Je crois que les masques vont bientôt tomber… J’espère que vous êtes prêts. » Elle glissa un coup d’œil discret à Sean, cherchant une réaction, avant de reporter son attention sur Layana. « Quoi qu’il se soit passé sur cette piste, Laya, tu n’auras pas à attendre bien longtemps pour comprendre. »

Aki attend patiemment avec Sean que @Layana Greenwell revienne. À son retour, la sorcière remarque vite son trouble et hésite à révéler l’identité de @Kieran Hawthorne. Elle se ravise finalement, considérant que les masques vont bientôt tomber de toute façon.

1@Suileabhan Kohler pour la mention

membre de l’UDS - #841373

18 févr. 2025, 16:39
RP Libre Bal masqué de Nouvel An
Aelle < Précédemment
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Bien avant minuit
À l'extérieur



« On va se chercher à boire ? » propose alors Johnson, plein d'entrain, un sourire encourageant sur les lèvres.

Je me demande s'il pense, comme moi, que la meilleure solution pour nous sortir de cette ambiance tendue dans laquelle nous pataugeons — moi tournée d'un côté, Rockfield d'un autre, nos mines boudeuses — est de nous noyer dans nos verres. Le plus radical serait que la blonde s'en aille et se tienne loin de moi, mais je n'ai même pas l'espoir que cela arrive et, étrangement, n'ai même pas l'idée de faire quoi que ce soit pour que cela se passe. Rockfield croise les bras, hausse les épaules et marmonne quelque chose qui ressemble à un « ouais, pourquoi pas ». Quant à moi, je braque mon regard froid sur le grand jeune homme et lui désigne ma cigarette fumante avec une grimace agacée.

« Ah, oui, fait-il en se frottant l'arrière de la tête. T'as pas fini. Je vais y aller, c'est pas grave ! Vous prenez quoi ?
Non mais tu peux bien attendre quelques sec...
Non, non, non, insiste Johnson, la mine déterminée. Je vais y aller pour vous. Alors ? »

Rockfield et moi, bien qu'incapables de nous regarder sans méchanceté, échangeons un regard éberlué. Il veut nous laisser ici, toutes seules ? La blonde sent venir la catastrophe parce qu'elle a un rire nerveux et qu'elle pousse le garçon de l'épaule de façon un peu brute.

« Déconne pas, je vais venir avec toi.
Mais non ! » répète Johnson, terriblement gêné à l'idée d'avoir imposé une activité et de nous forcer à nous déplacer. Il commence déjà à reculer. « Pas de souci, j'y vais pour vous ! Au pire, vous savez quoi ? Je vais choisir pour vous, d'accord ? Ce sera la surprise, c'est marrant non ? Allez, je file ! »

Et il déguerpit vers l'entrée de la bulle. En quelques secondes, il a disparu. Rockfield coule un regard embêté dans ma direction.

« Il est con ou quoi ? » marmonne-t-elle en se renfrognant.

En réponse, je me contente d'un grognement. Oui, il doit être vraiment idiot pour nous laisser ici toutes seules alors que nous étions en train de nous disputer quelques secondes plus tôt. Évidemment, je suis incapable de comprendre qu'il l'a fait exprès, contrairement à Rockfield qui sait et qui ne peut désormais plus me regarder en face, ce qui me semble tout à fait normal puisque je suis persuadée qu'elle ne me supporte pas.

Le silence s'étire entre nous, pesant, désagréable. Je tire trop rapidement sur ma cigarette et la tête commence à me tourner. Cette escapade à l'extérieur a perdu tout son charme et je meurs d'envie de retourner à l'intérieur, retrouver Johnson et le laisser faire la conversation. Toute engoncée dans sa cape d'hiver et son écharpe que je connais par cœur pour la lui avoir vu autour du cou tous les jours de l'hiver dernier, Ashley Rockfield a sa mine des mauvais jours : ses lèvres fines pincées, son petit nez retroussé, ses sourcils froncés et ses yeux tempête. Elle regarde partout, sauf vers moi, et elle croise si bien les bras autour de son torse que j'ai l'impression qu'elle cherche à se cacher dans son propre corps.

« Quoi ? » crache-t-elle en surprenant mon regard sur elle.

Je hausse les épaules, dresse le menton et tourne les yeux vers le ciel.

« C'est mon masque de piaf qui te dérange ? poursuit-elle sur le même ton. Je la ramènerais pas à ta place, le loup c'est pas vraiment dans le thème. »

Piquée par sa remarque, je la foudroie du regard.

« J'ai rien dit ! répliqué-je froidement. Et mon loup t'emm...
Ah ! retentit alors une voix lointaine derrière moi. C'est là que tu te cachais. »

Mon cœur rebondit ; je reconnais la voix de mon grand-frère avant même de me retourner. Lorsque je le fais, je vois effectivement Zakary sortir de la bulle abritant le bal, son masque à la main. Son allure est pressée, son visage recouvert d'ombres. Il n'a même pas pris la peine de récupérer sa cape et en le voyant arriver sur moi à grands pas, je comprends que quelque chose l'a mis en colère et que c'est contre moi qu'il en a.

« Oh non, ne puis-je m'empêcher de gémir tant l'idée de devoir gérer mon grand-frère maintenant me plonge dans un désespoir infini.
C'est qui, ça ? tempête Rockfield avant d'écarquiller les yeux. Attends, c'est un de tes frères ? Il ressemble à Narym. Ouah, vous êtes vraiment tous canons dans cette famille, ou quoi ? »

Elle lève les sourcils sous mon regard choqué et hausse les épaules comme pour se dédouaner. N'empêche que son regard repart à l'assaut de mon frère et que je la vois clairement le dévorer des yeux. J'en ressens une colère guère compréhensive qui me fait oublier pendant un temps qu'un monstre de rage est en train de s'approcher de moi. Impossible de rester dans le déni plus longtemps, cependant, parce qu'il m'alpague alors que plusieurs mètres nous séparent encore.

« Est-ce que c'est toi qui as lancé un sortilège à ce gamin ? » me lance-t-il sans introduction, sans préambule.

Il se plante devant moi. Zakary est grand, le plus grand de la famille. Plus de vingt centimètres séparent nos tailles, si bien que je suis forcée de courber la nuque pour le regarder. Son visage me domine, son regard noir m'écrase. Je sens quelque chose se révolter en moi et cela me rappelle désagréablement quand, toute gamine, il se permettait de me réprimander alors qu'il n'était que l'enfant de nos parents, comme moi, pas même un vrai adulte à mes yeux — il en était pourtant un, mais dans mon esprit un "frère", ça ne pouvait pas être un adulte. Zakary me domine donc, des vagues de colère s'échappant de lui, et je comprends instantanément qu'il sait. Je ne sais pas comment, mais il sait. Pour le sortilège, pour le gosse, pour sa peau nue qui contrastait avec les costumes autour, et également pour son boxer blanc.

« Lâche-moi, Zakary, grincé-je en me reculant d'un pas. Je vois pas ce que tu...
Si ce n'est pas toi, il te suffit de me répondre. »

À mon plus grand soulagement il ne s'approche pas plus, mais ses yeux colériques ne me quittent pas, même quand Rockfield rappelle son existence en se raclant la gorge. La colère de Zakary m'effrayait jusqu'à récemment. Aujourd'hui, je m'étonne de ne pas trembler devant son regard accusateur. Au contraire, je serre les poings et je carre les épaules, sentant grandir en moi une colère bouillonnante. De quel droit m'alpague-t-il ainsi ?

« Tu ne réponds rien ? insiste-t-il, les dents serrées.
Non, » dis-je sur le même ton, le regard sombre.

Pourquoi mentirais-je ? J'ai débité trop de mensonges ces derniers mois pour avoir envie de me défendre de cette façon pour une chose que j'étais légitime de faire. Cet enfant l'avait mérité ! Et je ne vois pas ce que Zakary a à faire là-dedans. J'ai vingt ans, je suis une adulte, il n'a aucun droit sur moi. Personne n'a le moindre droit sur moi !

Il prend une courte inspiration ; si la colère était une bête vivante, elle serait en train de s'extirper de son corps pour venir me dévorer toute crue. Je la vois bouillonner en lui, je la vois prendre possession de ses membres. Je vois ses muscles se bander, sa respiration se couper. Zakary, comme mes frères, n'est pas prompt à la violence. Mais il est celui qui a la colère la plus expressive. Comme tout le reste, il ne cherche pas à se brider. Il vit de façon entière. Et sa colère, je sais qu'il va la vivre entièrement, alors pour m'en protéger, je fais un nouveau pas en arrière. Mon cœur se met à cogner contre ma cage thoracique, de grands coups de masse qui sont douloureux. Cette fois-ci, Zakary me suit quand je m'éloigne. Il s'impose dans mon espace, il prend toute la place et, consciente de me montrer lâche si je me recule encore, je m'immobilise alors même qu'il s'approche tout près de moi, son nez à quelques centimètres du mien.

« C'est quoi ton problème ? » siffle-t-il, la voix tremblante de rage. Il ne crie pas, mais son ton est suffisant pour me tétaniser, à ma plus grande honte. « Tu l'as laissé presque nu dans une salle remplie de gens ! Il était complètement affolé et terriblement mal ! Tu te rends compte de ce que tu as fait à un enfant ? Qu'est-ce qui ne va pas chez toi pour faire ça à un gamin, par Morgane ? Il n'avait même pas douze ans, quoi qu'il ait fait tu n'avais aucune raison de lui faire subir ça, de l'humilier. Non mais tu te rends compte ? »

Il a un rire nerveux et se détourne quelques secondes pour prendre une inspiration. Libérée du joug de son regard, mon sentiment face à sa rage éclate comme une bulle de savon. Ne reste qu'une colère diffuse, douloureuse, qui m'empoigne le cœur. Mes poings se serrent davantage, ma respiration s'emballe. C'est comme si des millions de petites aiguilles s'enfonçaient dans ma peau à chaque pulsation de mon cœur : à chaque fois, la force de ce que je ressens monte d'un cran.

« Pourquoi tu l'as humilié ? » insiste mon frère en ramenant mon regard sur moi.

Je le vois esquisser un geste. Je me recule instinctivement. Son bras qui était en train de se dresser s'immobilise. Il abandonne son mouvement dans un long soupir.

« Je l'ai pas humilié », réfuté-je brusquement en détachant les syllabes.

Il n'y a pas une parcelle de mon corps qui ne tremble pas de colère. Je me plante à mon tour devant Zakary qui ne détourne pas les yeux, supportant mon regard qui brûle de promesses douloureuses : il n'a pas idée de ce que je crève d'envie de lui faire, là. Il n'a pas la moindre idée de ce que je pourrais lui faire si je le décidais. Je reprends la parole d'une voix venimeuse et je sais alors que je suis en train de parler que je suis en train de dire une grosse bêtise, mais je ne peux pas m'en empêcher parce que l'injustice m'étouffe pour la troisième fois de la soirée et que j'ai envie de hurler pour me faire entendre.

« C'est lui qui a commencé, il a...
Lui qui a commencé ? Non, mais tu t'entends, là ? »

Zakary éclate d'un rire sans joie. Je ne sais pas pourquoi je la regarde à ce moment-là, mais mon regard se tourne vers Rockfield et je la vois fermer les yeux, dépitée par ce que j'ai osé dire. Elle se mord les lèvres et baisse la tête pour échapper à mon observation. Très vite, Zakary force mon attention à se tourner vers lui : sa main s'affaisse sur mon épaule et s’agrippe à moi. Aussitôt, j'essaie de me défaire de son emprise, mais mes mouvements, bien que violents, ne m'aident en rien. Une panique étrange me tord les entrailles — je ne supporte pas son contact.

« Lâche-moi, murmuré-je d'une voix hachée, à deux doigts d'attraper ma baguette pour le forcer magiquement à s'éloigner. Ou je te jure que tu le regretteras. »

A ce point de la soirée, je suis prête à lui lancer un sortilège. Je le ferai. J'ai envie de le calciner, puis d'envoyer valser Rockfield et son regard dépité dans le paysage, de balayer d'un coup de baguette tous les autres présents autour de nous qui doivent commencer à se questionner. De tout brûler dans un grand hurlement, de faire rugir ma magie pour qu'enfin cesse de tonner mon cœur dans mes oreilles. Peut-être Zakary entrevoit-il tout cela, puisqu'il me lâche dans la seconde et se recule d'un pas ; je le connais trop bien pour ne pas voir qu'il culpabilise de m'avoir attrapée ainsi, mais cela ne m'apaise pas pour autant.

Je suis coincée à l'intérieur de mon corps, la peau recouverte de frissons de colère, les membres tremblants d'une rage mal contenue. Le regard de mon frère se baisse. Je comprends qu'il regarde la baguette que je tiens entre mes doigts. Je n'ai même pas eu conscience de l'avoir sortie. A-t-il peur de moi ? Je le souhaite de toutes mes forces, qu'il me craigne, qu'il tremble à l'idée de ce que je pourrais faire. S'en doute-t-il ? Se doute-t-il de ce que je suis en train d'imaginer, là, alors que mon regard plus noir que la nuit est braqué sur lui, que mon visage orageux exprime beaucoup trop bien toute la colère que je ressens ?

Il se recule d'un nouveau pas. Ce n'est pas la peur que je vois sur ses traits quand il secoue doucement la tête et que ses lèvres se courbent vers le bas. Encore une fois, je le connais trop bien pour ne pas reconnaître la déception sur son visage.

« C'était un gamin et tu étais l'adulte, souffle-t-il d'une voix étrangement calme. Quoi qu'il ait fait, tu n'avais pas à utiliser ta force, qu'elle soit magique ou physique, sur lui. Qu'est-ce que tu es en train de devenir, Aelle ? »

Et il me lance ce regard accusateur tandis que sa dernière phrase résonne dans mon esprit. Qu'est-ce que tu es en train de devenir ? Je ne comprends pas cette phrase. Qu'est-ce que tu es en train de devenir ? Je ne deviens rien du tout, je suis à peine en train de prendre conscience de mes propres capacités, que me reproche-t-il exactement ?

Subitement, son regard m'abandonne. Il se tourne vers Rockfield qui est recroquevillée à quelques mètres de là, ses grands yeux bleus exagérément écarquillés.

« Pardonne-moi, lui dit Zakary. J'ai un peu déboulé sans prévenir et j'aurais dû prendre Aelle à part au lieu de te faire subir tout ça. Je suis vraiment désolé.
C-c'est rien, » balbutie la blonde en esquissant un sourire tordu.

Il s'en va sans me jeter le moindre regard. Comme ça, sans un mot, il s'éloigne, les pans de sa robe flottant autour de ses jambes. Abandonnée derrière lui, je reste immobile, figée dans le froid hivernal. Il se passe un long moment sans que je parvienne à réagir. Si je détourne le regard de la bulle, je croiserai celui de Rockfield ou des autres sorciers autour de nous. Alors je ne détourne pas les yeux, les doigts serrés à m'en faire mal sur le manche de ma baguette magique. C'est en apercevant vers l'entrée le costume trop familier des agents en charge de l'organisation du bal que je me rappelle que je suis sous étroite surveillance, désormais. Alors seulement j'arrive à bouger pour rengainer mon arme. Je le fais à contre cœur, avec l'impression de laisser une partie de moi et d'être plus vulnérable que jamais. Je me détourne de la salle et, la tête me tournant tout à coup, je prends appui sur mes genoux pour résister à l'envie de pousser un grand hurlement plein de colère.

Je sens la présence de la blonde tout près de moi. Ses longues bottes noires entrent dans mon champ de vision. Elle piétine, si bien que je devine qu'elle va parler, même si je n'ai pas la moindre idée de ce qu'elle pourrait dire.

« Si tu l'ouvres, je te jure que je t'explose le crâne. »

Ma voix résonne funestement dans le silence environnant. La simple idée que Rockfield ait assisté à tout cela me donne envie de lui arracher ses souvenirs et de lui faire payer sa présence, de la punir d'être restée là, de me voir aussi humiliée. Quand sa voix hésitante s'élève, hésitante mais bravache, cette envie s'affirme.

« Ça va, articule-t-elle d'une voix un peu abimée, arrête d'être menaçante. On sait toutes les deux que c'est qu'une façade.
Ah oui ?! » craché-je en me redressant subitement, toute ma colère retrouvée.

Je me dresse devant elle comme je l'ai eu fait par le passé. C'est plus facile qu'avec Zakary : elle est à peine plus grande que moi, comparé à lui. Et je ne loupe pas son sursaut, ni l'écarquillement de son regard. Elle se recroqueville, même si elle ne se recule pas. Je lui fait pas peur, comme toujours, comme je m'y attendais, et j'adore ça. Je profite de ce sentiment, consciente de ce que je lui fais et de l'hésitation qui tend les traits de son visage.

« Tu r'commences..., bafouille-t-elle au bout d'un moment en abandonnant tout courage ; elle s'éloigne d'un pas, bras dressés devant sa poitrine.
Quoi ? beuglé-je en serrant les poings.
À te défouler sur moi pour un truc dont je suis pas responsable, » débite-t-elle sans reprendre son souffle, dans un filet de voix.

Nous nous affrontons du regard quelques secondes. Il ne suffirait que d'un pas. Un pas et je serais sur elle. Qui sait alors ce qui arrivera ? Au bout d'un temps qui me parait interminable, mes muscles se relâchent, je me détourne d'elle. Elle n'en vaut pas la peine. J'adresse mon regard noir aux étoiles qui, elles, restent toujours silencieuses, quoi qu'il arrive.

« Il vaut vraiment que tu trouves une façon de te défouler plus saine, » commente Rockfield après quelques secondes, tout en maintenant entre nous une distance raisonnable.

Ses yeux plissés me considèrent avec méfiance. Je crispe les mâchoires en lui lançant un regard dégoûté.

« Aussi tu tends le bâton, Rockfield, craché-je en plongeant les mains dans les poches, le visage froissé par une colère latente qui ne veut pas s'en aller. À croire que t'attends que ça, que je te fasse du mal. »

Je pensais, j'espérais qu'elle alimente la joute verbale, mais elle se renfrogne tout à coup et se détourne de moi. Elle s'enfonce dans un profond silence duquel même mes regards ne parviennent pas à l'arracher et nous nous retrouvons toutes les deux, idiotes, à patienter dans le froid sans réellement savoir pourquoi nous restons ici. Ce n'est que lorsque Johnson s'extirpe de l'entrée de la salle de bal factice en faisant léviter trois verres devant lui, échangeant des sourires hilares avec des sorciers qu'il a croisé sur son chemin, que je me rends compte que j'aurais pu partir et laisser Rockfield en plan, mais que je n'ai pas plus eu qu'elle l'idée de le faire. Nous sommes trop habituées à supporter la colère de l'autre dans l'espace réduit de notre chambre à l'AESM. Même si cette chambre n'existe désormais plus. À croire que certaines habitudes sont tenaces.

« Ouah, j'ai galéré ! s'exclame Johnson en faisant voler un verre devant chacune de nous. Ils sont tous en train de danser, là-dedans, c'est la folie ! J'ai cru reconnaître certaines personnes malgré les masques, mais c'est pas évident. »

Il babille joyeusement, nous parlant de la musique, des quelques prétendants aux titres qu'il a croisé dans la salle, des mets qu'il a goûtés, puis finit par remarquer notre silence. Il nous considère en fronçant les sourcils.

« Vous vous êtes encore disputées ? nous reproche-t-il vivement.
Non !
Non ! grinçons-nous d'une même voix, Rockfield et moi, avant de nous jeter un regard noir.
Vous n'êtes pas très convaincantes, commente le grand jeune homme avant de lever son verre au milieu de notre petit triangle. Bon, on trinque ? »

Aelle, toujours dehors, se retrouve seule avec son ancienne colocataire, Ashley. Elles sont interrompues par Zakary qui arrive furieusement pour remonter les bretelles d'Aelle (@Lance Blacksword, l'honneur de Lance en est-il un peu lavé ?). S'en suit un échange musclé, puis Zakary s'en va, Aelle manque d'arracher la tête d'Ashley, mais finalement tout se termine bien, si on oublie les orgueils blessés et les colocataires effrayés.
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Dernière modification par Aelle Bristyle le 26 févr. 2025, 07:48, modifié 1 fois.

18 févr. 2025, 20:56
RP Libre Bal masqué de Nouvel An
Je glisse ma main dans celle d'Ander, ravie de voir qu'il semble également avoir envie d'oublier l'incident arrivé quelques secondes plus tôt. Si d'habitude je n'aime pas particulièrement danser, préférant rester près du buffet à regarder ma sœur effectuer les pas avec une grâce inégalée et tentant d'éviter tout cavalier pouvant me marcher sur les pieds, aujourd'hui échappe à la règle et je suis même ravie de pouvoir danser avec le Serdaigle. Confiante, je le laisse me guider sur la piste, sûre de ce qu'il fait. Sa remarque retrousse mes lèvres et j'hoche la tête d'un léger sourire complice. Lui et moi savons tous deux à quel point nos éducations nous permettent de nous vanter de nos talents de danseurs. Bien qu'en général, je ne suis pas la première à vouloir en faire l'étalage, il m'arrive de trouver cela amusant. Et les quelques regards se retournant sur notre passage ajoutent au plaisir d'épater l'assemblée. Appréciant pleinement le moment, je me laisse aller pour quelques danses encore, dont la diversité est rafraîchissante et bienvenue.

Une pause n'est pas de refus et je laisse Ander me guider vers le buffet, comprenant une seconde trop tard ses derniers mots prononcés en français. Même si après trois ans passés ensemble, j'ai pris l'habitude de déchiffrer ses quelques paroles prononcées dans une autre langue, il m'arrive parfois de prendre un temps à les comprendre – et à le réaliser. Lorsqu'il se met à marcher à reculons, je ne peux m'empêcher de continuer de sourire, et lorsqu'il manque de rentrer dans quelqu'un, un gloussement m'échappe – gloussement que je m'empresse d'étouffer en plaquant une main sur ma bouche. Il serait malvenu de se moquer d'un pauvre étranger qui n'a rien demandé.

Je lâches les mains d'Ander pour m'approcher du buffet où bon nombre de boissons et mets sont encore disponibles. Bien que la soirée aie commencé il y a déjà un bon bout de temps, les vivres ne semblent jamais se vider. Je prends deux cocktails de Sang de Licorne et, tout en lui tendant un verre, plonge mon regard dans le sien. Si la danse semble lui avoir fait oublié un instant sa nouvelle coupe de cheveux, je reste tout de même soucieuse. Il est évident que cela l'affecte bien plus qu'il ne le laisse paraître, lui qui passait ses journées à prendre soin de ses boucles et à me parler des difficultés rencontrées à les entretenir. Même si je n'ai jamais compris pourquoi il y mettait dans d'attention, je comprends que cela le touche autant. Si on me retirait une chose à laquelle je tiens énormément, je pense que je ne le supporterais pas et ferais tout pour la retrouver. À cette pensée, une idée me traverse l'esprit et je me redresse légèrement, une lumière dans les yeux. Mais je me ravise bien vite. Il n'est pas temps de ramener le sujet des cheveux d'Ander sur la table. Je pourrai bien lui en parler lorsque nous serons de retour au Château.

Attrapant des plumes de phénix croustillantes, je lui indique d'un signe de tête de me suivre et vais m'asseoir sur l'une des nombreuses tables libres, dans un recoin de la pièce. Le nombre de danseurs s'accroissant rapidement, il ne m'est pas difficile de trouver une place où s'asseoir. Après m'être assise, je soupire de soulagement. Aussi confortables que soient mes bottines, je commençais à avoir mal aux pieds et je ne refuserai pas quelques minutes de repos avant la nouvelle année. Mon regard se perd dans la foule de danseurs se mouvant gracieusement d'un bout à l'autre de la piste, dans une envolée de flammes de toutes les nuances de rouge et d'orange possible. Parfois, l'oiseau bleu aperçu plus tôt dans la soirée réapparait, bien vite avalé par le feu des robes de soirée des femmes et des costards des hommes. Je reconnais mon père dans un coin de la pièce, les yeux fixés sur un couple. Je m'étonne un instant de ne pas le voir avec maman, avant de suivre son regard et de comprendre pourquoi il est aussi immobile qu'une statue grecque. Maman danse avec un autre homme. Je fronce les sourcils. Cet homme n'est pas un inconnu. Il me rappelle vaguement quelqu'un, et ce souvenir est accompagné de choses auxquelles je ne veux pas penser. Malgré tout et malgré moi, je plisse les yeux et fouille dans ma mémoire. Je me penche légèrement en avant pour mieux apercevoir ma mère et son mystérieux cavalier qui n'est pas Papa.

Il me faut quelques minutes, durant lesquelles je suis plongée dans les tréfonds de ma mémoire, pour reconnaître Jack Merrow. J'aurais du le savoir immédiatement. Il n'y a qu'avec lui que ma mère pourrait danser, si ce n'est avec mon père. Et, évidemment, il n'y a que lui pour proposer à ma mère de danser devant les yeux de mon géniteur. Je me rappelle aussitôt cet après-midi du café du Rosier, puis celui du Chemin de Traverse, qui n'ont été de bons moments pour personne d'autre que deux. Je cherche un instant Elizabeth dans la pièce, me demandant si elle a vu ce que j'ai vu, avant de vite abandonner cette tâche impossible. Il y a beaucoup trop de monde pour que je la repère – et la reconnaisse. Je soupire et glisse sur ma chaise dans une position qui ne plairait absolument pas à Grand-mère, avant de tourner la tête vers Ander. L'un des organisateurs du bal vient d'annoncer la dernière danse avant le décompte de minuit, et je ne sais pas s'il a envie de retourner sur la piste. Peut-être que cela nous permettrait à tous deux de nous changer – à nouveau – les idées. De son côté, Maman a rejoint Papa pour cette "danse spéciale, à partager avec quelqu’un ayant une place particulière dans notre coeur", et c'est pour le mieux. Je ne supporterais pas de la voir avec un autre, aussi futile que ce soit.
Ashley dans avec @Ander Finlay, puis va s'asseoir à une table. Elle reconnait sa mère danser avec le père d'@Elizabeth Merrow et ne sait pas trop quoi en penser.

Quatrième année | Corneille du Chant | #741b47 | Saumon indépendant | Préfubbies aspirateur

20 févr. 2025, 01:54
RP Libre Bal masqué de Nouvel An
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ImageInspiration : La Mort rouge
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La sorcière trouvée fut menée délicatement dans cet air de valse que le Monde magique chérissait tant. L'aisance affichée du sorcier masqué dissimulait une certaine appréhension à l'idée de recevoir de l'attention de quelques paires d'yeux importantes - ne serait-ce que quelques secondes - car, à bien des égards, entrer dans la danse ici-bas n'avait rien de différent au fait de se produire sur scène... Et le Chardonneret élégant n'était pas remonté sur scène depuis le jour maudit où .sa -carrière -à -l'Opéra -s'était -vue
dramatiquement écourtée. Toutefois, un tout autre souvenir s'activait quelque part dans son cerveau, comme si la présence de l'inconnue balayait les idées noires dans ce doux moment éphémère. Les nombreuses leçons de danse que son père lui avait données au milieu de leur salon étroit remontaient à la surface - bien que s'ils faisaient preuve d'honnêteté, ils diraient que ces leçons avaient plutôt servi de prétexte pour rattraper des journées passées éloignés l'un de l'autre. Il était étonnant que ce souvenir ne laisse pas place à celui, plus cruel, des cours bien plus officiels que Piccolo avait subi sur les planches de l'Opéra sorcier. En réalité, la beauté Magdalénesque qui émanait de la sorcière l'obligeait à conserver son sang-froid davantage que le personnage carmin derrière lequel il avait décidé de se cacher. Sur le rythme imposé par l'orchestre, ils glissaient sur le sol avec légèreté et Piccolo se laissait le temps d'apprécier la sorcière qui le suivait avec adresse. Plus qu'une beauté Magdalénesque, un air ibérique la poursuivait jusque dans sa façon de se mouvoir - peut-être était-ce la présence de cet éventail qui ajoutait à cette impression.

A y réfléchir, nul doute que l'univers lui avait fait l'honneur de pousser le professeur Xarinez entre ses bras pour célébrer les airs de liberté qui planaient sur l'année nouvelle - et s'il fallait réellement qu'il en ait le cœur net, le sorcier masqué disposait de son propre moyen de révélation. Piccolo se reprit : on ne détroussait pas sa partenaire de danse, la règle devait bien figurer dans quelques ouvrages. Alors que s'achevaient les mouvements de la valse et que l'on s'applaudissait pour l'effort, le sorcier s'inclina. Il honorait ce moment de grâce dans cette tempête d'émotions que la fin de l'année lui avait apporté. Ils s'étaient quittés sans un mot, mais non sans un présent. « Ah. » Le joli peigne à cheveux coincé dans le chignon de la sorcière se trouvait d'une façon tout à fait inexplicable dans la manche de Piccolo. L'avait-il séduite complètement ? Etait-ce donc d'un stratagème de sa part pour lui signifier qu'il devait la retrouver avant la fin du bal ? A vrai dire, en y réfléchissant davantage, il se souvenait bien avoir détourné l'attention de sa partenaire en lui désignant l'orchestre Sympho'Magique... Ah, ne pouvait-il donc pas s'en empêcher, au point qu'il ne se rendait même plus réellement compte quand il sévissait ? Voilà qu'elle s'éloignait, entièrement hors de portée si l'optique de lui rendre ce merveilleux petit objet - qui pouvait assurément contenir une valeur émotionnelle digne d'un héritage entre mères et filles - lui traversait l'esprit et, à vrai dire, la silhouette du Maestro masqué s'éloignait bien plus qu'elle ne tentait de rattraper la sorcière.

Lorsqu'il commettait un larcin, Piccolo avait pour habitude de se faire plus discret qu'il ne l'était déjà. Retrouvant sans mal les sorciers avec qui il avait sympathisé en arrivant, il passa quelques dizaines de minutes à écouter attentivement les discussions plus animées qu'auparavant. Lui participait dans sa tête, si bien que les expressions de son visage seules suffisaient à convaincre la petite assemblée qu'il faisait bien partie des échanges. Il lui arrivait par moments de relever les yeux pour observer les danseurs, s'amusant à retrouver sa partenaire pour chercher un défaut à chacun des sorciers qui échangeaient quelques pas avec elle.

Somme toute, ce bal lui offrait l'illusion parfaite d'un nouvel an passé dans la grande famille des gens de goût - et ceux qui essayaient d'y parvenir -, comme Fabio Dermott était capable de mirages. Le pauvre serait servi en courriers d'éloges, la moitié de cette vague constituée du papier à lettres du Maestro. Les douze coups de minuit approchant et la menace de masques ôtés proférée, le sorcier commença à amorcer sa sortie. Glissant entre les tables, passant comme un coup de vent devant l'un des buffets, un prénom retint toutefois l'attention de son oreille - un peu par habitude. Un jeune sorcier bien accompagné venait de le prononcer.

"Deryn, un ton plus haut je vous prie. Deryn, votre crapaud essaye de monter sur le crapaud de Charlotte. Deryn, lisez-moi ces partitions." On pouvait dire que le Maestro Piccolo ne ménageait pas beaucoup ses choristes, mais il répondrait à cette vile accusation qu'il s'agissait de la plus pure des formes d'affection. Plus que jamais, on ne se relâchait pas en fin d'année. Cela dit, savoir qu'il se trouvait en présence de l'un de ses chers élèves dans cet univers éphémère le rendait plus Tripplehorn que Maestro. Le temps de la réflexion, faisant semblant de se servir une coupe de bulles, Deryn s'était éclipsée de ses interlocuteurs pour... nourrir son Botruc de compagnie. La silhouette dans le dos de la jeune sorcière grandit, interloquée, pour bien comprendre ce qu'elle observait. Le sorcier ne devait déjà plus rester dans les parages, mais il détacha l'une des plumes de son grand chapeau pour chatouiller le nez de Deryn.

Il lui laissa le temps de réagir, l'énigme de son sourire, ainsi que la plume sur la table, avant de disparaitre à travers l'assemblée effervescente, désireuse d'élire ses rois et ses reines.
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@Magdaléna Xarinez, en tout bien tout honneur, abracadabra le petit peigne a disparu :ninja:
@Deryn O'Connors, le Maestro s'est aventuré près de Deryn et Tim le Botruc - et y a laissé une plume.
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Maestro Piccolo inRP (Fut chef de chœur à Poudlard de janvier 2048 à juin 2050)
Avatar : Kamome Shirahama
𓇢𓆸
L'IA m'a tuer

20 févr. 2025, 14:13
RP Libre Bal masqué de Nouvel An
A.H - A.F - A.H - A.F - A.H - A.F - A.H

Parvenus au buffet, je m'émerveillai de la quantité de nourriture étalée devant Ashley et moi. L'image étant exactement la même que celle d'il y a quelques heures, j'ai supposé un travail soutenu de la part des organisateurs de la soirée. Ou un appétit très léger de la part des invités, option qui me semblait être la moins probable. Mon regard errait de boisson en boisson sans parvenir à se décider. La Poufsouffle fit un choix pour nous deux et me tendit un cocktail de Sang de licorne, lequel n'avait de sanglant que le nom. Elle attrapa mon regard et le conserva le temps que je trempe mes lèvres dans le liquide. Un goût fruité m'emplit la bouche, aussitôt suivi des bulles de la limonade qui vinrent éclater contre ma langue. Je haussai mes deux sourcils et adressai un 'hum !' appréciatif en direction de mon amie pour lui indiquer de goûter à son tour. Je savais que cela lui plairait, elle n'était pas une Poufsouffle pour rien, n'en plaise aux mauvaises langues. En guise de réponse, je la vis empoigner des feuilletés renommés 'plumes de phénix croustillantes' le temps de la soirée et m'entraîner vers les tables.

Je la suivais tant bien que mal, soucieux de ne pas renverser la boisson instable entre mes mains. Elle s'assit dans un soupir d'aise et libéra ses mains. De mon côté, je choisis de rester debout. Je me sentais plus à mon aise campé sur mes deux jambes, à scruter les sorciers autour. Sur la piste de danse, il était clair que certains manquaient cruellement d'exercice, mais j'admirais le culot nécessaire pour s'exposer ainsi aux regards de tous. Je faillis faire une blague sur l'un des couples mais me retins en voyant l'expression concentrée de ma voisine, mine presque soucieuse. Je décidai qu'il valait mieux lui laisser un moment pour elle et entrepris de chercher des silhouettes familières. Je ne tardai pas à trouver mes grands-parents, tous deux en grande discussion avec un homme de leur âge, à l'allure exagérément grave dans son costume trois pièces. Au sourire poli qu'arborait ma grand-mère, je savais déjà que j'en entendrai parler sur le trajet du retour. Pauvre homme, s'il savait seulement la sévérité avec laquelle il était secrètement en train d'être analysé. Du physique à la conversation en passant par son choix de chaussures, aucun détail n'échappera à l'oeil expert des vieux Finlay.

Lorsque la dernière danse avant le décompte fut annoncée, ma tête se tourna instinctivement vers Ashley, pour découvrir que celle-ci me regardait déjà. D'un mouvement de tête entendu, je me libérai de mon verre pour agripper sa main. Je me mouvais avec vigilance. Il serait dommage de tâcher nos vêtements à ce stade de la soirée. Enfin installés sur la piste, je nous avais sélectionné un emplacement central, histoire de marquer le coup. La danse imposée pour la clôture du bal était un slow, typiquement romantique. Les corps se rapprochaient dans notre périmètre, ils se fondaient, évoluaient, respiraient comme un. D'une pression dans le bas du dos de mon amie, je l'invitai dans ma sphère privée, réalisant que nous n'avions jamais été aussi proches. Je tenais à éblouir la salle. "Heureusement qu'on a des masques !" fis-je remarquer à ma partenaire dans un rire. Le visage de Sharp m'apparut, et pour la première fois de la soirée j'étais heureux d'avoir fait disparaître ma caractéristique la plus notable et m'être rendu absolument méconnaissable. Secrètement, j'espérais qu'il nous regardait, qu'il admirait la précision de nos mouvements, celle-là même qu'il n'atteindrait jamais. De même pour Papi, je voulais qu'il voit ma force, que je ne me laisserai pas abattre aussi facilement. Je voulais lui arracher sa petite victoire, la déchirer devant ses yeux, affirmer mon indifférence.

La musique s'enfuit doucement, bientôt remplacée par un spectacle de flammes. Au-dessus de nos têtes, des chiffres s'embrasaient à mesure que les secondes nous rapprochant de la nouvelle année s'écoulaient. Quand le son d'une voix résonna dans l'espace pour nous questionner sur un éventuel souhait avant la fin de l'année, mon cerveau se mit à tourner à cent à l'heure. Vite, je reculai d'un grand pas et plaçai mes mains à hauteur d'yeux, formant de mes pouces et index un cadre similaire à celui de mon appareil. Une fois satisfait de l'angle obtenu, je capturai mentalement l'image : "Je la dessinerai en rentrant pour pas oublier" dis-je, pensant à voix haute. Je retins mon souffle lors de la dernière seconde et expirai en même temps qu'une explosion joyeuse de feu d'artifice. L'espace se nimba d'une lumière rouge, pas celui de la terreur et du sang, celui de la passion et des renouveaux. Le blanc de mon costume adopta la même teinte que la robe d'Ashley, menant notre duo à une harmonie parfaite. Les invités furent enjoints à porter un toast, je me contentai de lever ma main vide, symboliquement.

La musique alors disparue, le brouhaha des conversations reprit le dessus. J'avais la sensation de sortir d'un cocon d'illusions pour pénétrer à nouveau dans une réalité bruyante. Apparement, les résultats du concours ne tarderaient pas. Je me revis marcher en direction du bureau quelques heures plus tôt pour déposer mes votes. L'un d'entre eux étaient de toute évidence allé à Sharp, quel bonheur cela serait que la farce aille au-delà du geste et qu'il soit forcé de grimper sur la scène à l'appel de son nom. Comme puni pour cette pensée, un sorcier clama d'une voix forte, baguette contre sa gorge, qu'il était venu le moment de retirer nos masques. "On est vraiment obligés... ?" demandais-je d'une petite voix. Mais devant le retrait général des costumes, je réalisai que garder le mien serait d'un ridicule plus grand encore que la nudité de mon crâne. J'expirai longuement et arrachai mon masque à la manière d'un pansement : rapidement. Pour autant, la douleur n'en fut pas brève. Mon assurance envolée, je rentrai ma tête dans mes épaules, fuyant les regards et dérobant mon visage aux curieux. Aussi irrationnelle que puisse être cette impression, je me sentais le centre des attentions, sursautant à chaque commérage, certains que les rires m'étaient tous destinés. Tout compte fait, peut-être que Papi avait gagné.
Ander et Ashley vont s'assoir avec des encas. Ils retournent sur la piste pour le slow final. Après le décompte, l'annonce du retrait des masques est mal accueillie par Ander. Il retire le sien à contre-cœur.
@Ashley Houston

#004000 / troisième année ✰ promo 47 / fiche PRfiche PNJ

20 févr. 2025, 15:51
RP Libre Bal masqué de Nouvel An
La voix enthousiaste d'Agatha vient trancher ses pensées. Kenna la regarda, les yeux papillonnants, tentant de reprendre contenance et de s'ancrer à nouveau dans la réalité du bal. Ce moment avec son père qui venait de se terminer... Avait-il vraiment existé ? N'était-ce pas seulement qu'un mirage ? Une illusion capturée entre les notes de musique du bal ? Papa... A quoi est-ce que tu penses ? Le cerveau des adultes n'était-il pas fait différemment ? Leurs pensées ne fondaient-elles pas en un mélange labyrinthique fait de règles et d'impossibilités ? D'abord des "tu ne peux pas", puis des "nous réfléchirons". Pourtant, il était venu s'excuser... Je t'aime. Tout cela contrevenait à l'ordre établi, au schéma inscrit dans la tête de Kenna. Ses questionnements s'accélérèrent, tout comme le rythme de la dernière valse de 2049. Son père éprouvait visiblement des regrets, elle avait pu le lire sur le pli de son front, sur la mimique de son sourire, sur ses doigts passant dans sa barbe légèrement taillée pour l'occasion. Il avait pris son mal en patience, l'avait laissé s'amuser et était venu s'excuser.

Devait-elle l'excuser ? Oui lui criait son cœur mais sa tête hésitait encore. Souviens-toi de ta colère, lui soufflait-il. A quoi bon ? l'autre demandait-il. A quoi bon en effet ? Kenna s'était bien amusée au bal. Elle avait rencontré Deryn, puis Agatha. Les petits fours avaient été de qualité, elle pouvait bien l'affirmer, les ayant tous goûtés. Elle avait enchainé les danses, avait ri plus que ce qu'elle n'aurait imaginé. Ces moments-là, elle n'aurait pu les passer dans l'atmosphère feutrée de sa chambre, sous sa couette en compagnie d'un bon roman. A quoi bon être en colère alors ?

Ils t'ont forcé la main, ils te l'ont imposé ce choix-là.

« Dix ! »

Oui mais ils se sont excusés...

Kenna se tenait aux côtés d'Agatha quand le décompte commença. L'air crépitait d'excitation. La foule contenait un silence fiévreux, seulement entrecoupé des cris enthousiastes des numéros allant decrescendo.

« Neuf ! »

Ce n'est que le début, ils recommenceront.

La jeune sorcière sentit que son amie lui prenait la main et elle accepta ce geste banal avec une gratitude qui faillit la faire exploser. Un geste si simple et pourtant si pur, un instinct qu'Agatha avait suivi et qui comblait Kenna. Elle serra la main en retour puis cria avec elle :

« Huit ! »

Ils ne l'ont jamais fait excepté aujourd'hui...

« Sept ! »

Ce sont des adultes et tu n'es qu'une enfant, ils peuvent t'imposer ce qu'ils veulent.

« Six ! »

J'ai confiance en eux...

« Cinq ! »

Ils ne te respectent pas.

« Quatre ! »

Regarde-les s'amuser avec leurs amis sans penser à toi.

« Trois ! »

Papa est venu me voir et m'a demandé pardon...

« Deux ! »

Tu es trop gentille, ils font ce qu'ils veulent de toi.

« Un ! »

Mais je les aime.

« Bonne année ! »

La foule explosa. Les verres trinquèrent, les souffles alcoolisés des adultes s'échangèrent des paroles d'encouragement et de volupté. Les baguettes pointées vers le plafond, certains sorciers firent apparaître des étincelles qui explosèrent dans des éclats de rire. Tout autour d'elle, Kenna était entourée de sourires et de joie. Elle ne distinguait pas un visage fermé. 2050 commence en allégresse, constata-t-elle, ravie. En ce moment unique, sa colère s'était évaporée, ses aprioris sur les adultes, sur leurs attentes, sur les pensées des autres, tout ça, avait disparu.

Kenna rit aux éclats. Elle était soûle des cris qui résonnaient. Sa main toujours dans celle d'Agatha, elle se tourna vers son amie puis la prit dans les bras.

« Bonne année Agatha ! » lui répéta-t-elle, un grand sourire sur les lèvres.

Il était étrange de savoir qu'avant ce bal, Agatha et Kenna s'étaient très peu parlés. Si elles avaient échangés plus de vingt mots, c'était déjà un miracle. Bien sûr, les deux savaient qui était qui, chacune étant proche de Rosaleen ou Sonia. Pourtant, ce moment privilégié au bal n'appartenait qu'à elles deux. Personne ne pourrait leur prendre. C'était à elles. Seulement à elles. Kenna était ravie d'avoir croisé sa route ; sa camarade avait sensiblement amélioré sa soirée.

« Je... je suis contente qu'on se soit vus ici ! C'était vraiment... cool ! Alors m-merci ! »

Son bégaiement reprenait le dessus sous le coup de l'émotion. Certaines choses ne changeaient pas, même en 2050.

Je dois leur pardonner...

780 mots
@Agatha Sanders

Troisième année RP - Promo 2048-2049 - Préfète inRP depuis le 01/09/2050
Fiche PR - PNJs - Liste des RPs en cours
Code couleur : #5C2603

20 févr. 2025, 19:01
RP Libre Bal masqué de Nouvel An
31 Décembre 2049
37 ans
Place Armand Malfoy


Tu ne l’as vraiment pas reconnu ? Cette phrase tourne en boucle dans ma tête pendant plusieurs secondes, tel un écho. Ce qui ne m'avait jusqu'alors pas traversé l'esprit me frappe soudain : Sean et Aki l'aurait reconnu ? Une nouvelle alarme sonne dans ma tête, que j'éteins aussi vite que celle du matin.

Quoiqu'il en soit, mon amie n'a pas tort. La soirée touche déjà à sa fin. Elle est passée à une vitesse que je n'aurais pas soupçonné. Difficile de dire que j'ai passé un mauvais moment : après tout, j'étais bien entourée. J'ai l'impression de ne pas passer beaucoup de temps avec mes amis avec le travail et la famille. Il faudra assurément trouver un moment pour passer du temps ensemble dans un autre cadre que le travail ou des rencontres hasardeuses.

L'arrivée d'un grand phénix survolant la salle me tire de mes pensées. Mon attention se tourne vers la scène, où est annoncée le moment tant attendu : les masques vont se lever d'une minute à l'autre. Le phénix tombe sur la scène, disparaissant dans un nuage de cendres avant de mieux réapparaître dans une envolée de flammes. Mes doigts s'invitent à l'arrière de ma tête pour défaire le masque qui cache partiellement mon visage. Sean fait de même.

- Eh bien je suppose qu'il est temps de vous souhaiter une très belle année à tous les deux. C'est un plaisir de la commencer à vos côtés. Dis-je à Aki et mon frère. Ce dernier ne tarde d'ailleurs pas à nous retourner le souhait à toutes les deux, en profitant pour me serrer dans ses bras. Je lui retourne son étreinte.

Lorsqu'il me libère, mes yeux ne peuvent s'empêcher de se promener sur la foule à la recherche d'une tête brune. Aki a raison. Le suspens ne durera pas plus longtemps. Pas maintenant que les masques sont levés. Mais mon regard se promène dans le vide : pas de brun à l'horizon. Pas celui que je cherche, en tout cas. Là ! Mon regard finit par s'arrêter sur l'autre bout de la salle. Là, caché par d'autres personnes, se tient l'homme que je cherchais.

Mon corps cesse tout mouvement à la seconde où ce qui était jusqu'alors un simple inconnu retire le masque qui le dissimulait. Kieran. Mon cœur arrête de battre instantanément, comme si lui-même ne pouvait assimiler cette information. Kieran. Impossible de m'imaginer que j'ai tort maintenant qu'il est sous mes yeux. S'il y a bien une personne que je pensais ne jamais revoir, c'est bien lui. J'ai tiré un trait sur ce fantôme depuis bien longtemps. Mon regard se pose sur la femme à ses côtés. Leur proximité provoque un pincement dans mon coeur toujours immobile. Serait-elle sa compagne ? Ça ne me regarde pas. Ça ne me regarde plus. A vrai dire, ça ne m'a jamais regardé.

Ce n'est que lorsque les personnes devant moi me coupe la vue que le monde semble se mouvoir de nouveau. Mon cœur reprend son rôle initial, qui est de battre, et il le fait un peu trop puissamment à mon goût. Je ne veux pas l'entendre, tout comme je ne voulais pas qu'il s'agisse de Kieran. Au final, tout cela aurait dû rester une simple danse avec un inconnu. Oui, cela aurait été mieux ainsi. Il n'est sans doute que de passage dans le coin. Après tout, c'est ce qu'il sait faire de mieux : apparaître pour mieux disparaître.

Une autre chose qui me traverse l'esprit maintenant que son visage d'or ne le cache plus, c'est que j'ai dansé avec l'homme d'une autre. Une danse pas entièrement innocente, que je regrette une deuxième fois. J'ai simplement refusé de le voir. L'alarme a sonné plusieurs fois. Tous les indices étaient là : ces yeux caramel que j'ai tant de fois aimés et détestés; ces cheveux bruns; cette voix qui, bien que légèrement modifiée, était reconnaissable entre milles. Le masque n'était qu'une excuse. Et lui, à quoi joue-t-il ? Pourquoi refaire surface de cette façon, si soudainement et si brièvement ? Pourquoi faire ça à la femme qui l'accompagne ?

_____________________________


Sean Greenwell
31 Décembre 2049
37 ans
Place Armand Malfoy


Aki semble suivre le même chemin que moi sur ce coup-là et ne dit rien sur l'identité de "l'inconnu". Je jette un coup d'oeil discret à la foule pour voir si Kieran est toujours à portée de vue ou s'il s'est volatilisé parmi les autres invités. Pas de masque dorée. Il a choisi de disparaître. Mes yeux reviennent sur les deux femmes au moment où un phénix survole l'assemblée pour disparaître sur la scène, réapparaissant dans un tourbillon de flamme. Décidément, les organisateurs ont poussé l'incroyable jusqu'au bout. Détachant mon masque, je libère enfin mon visage du tissu.

- Très belle année sœurette. Répondis-je, la serrant dans mes bras quelques secondes avant de la lâcher.

Alors que je me tourne vers Aki, lui souhaitant à elle aussi une magnifique année, je sens Laya se tendre et se figer. Il ne me faut pas longtemps pour comprendre ce qui se passe. Je change de position pour me tenir à côté d'Aki, tourné vers la blonde.

Kieran n'était finalement pas autant fondu dans la masse que ce que j'imaginais, ou alors Laya était beaucoup trop déterminée à obtenir la réponse qu'elle cherchait tant. Si elle était déjà assez chamboulée par leur danse, maintenant c'est encore pire. Je lis différentes expressions sur son visage, mais je n'en commente aucune. Pas la peine d'en rajouter une couche.

- , on l'a perdu. Chuchoté-je à Aki en me penchant légèrement vers elle.

Layana essaye de se concentrer sur son frère et @Aki Davis. Lorsque le phénix passe dans la salle, elle leur souhaite la bonne année. Sean fait de même, la serrant dans ses bras. Cherchant des yeux l'inconnu avec lequel elle a dansé, son regard finit par s'arrêter sur lui et elle déchante en découvrant son identité : @Kieran Hawthorne.

#946785 - Membre de l'UDS - #tutoiement
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20 févr. 2025, 21:27
RP Libre Bal masqué de Nouvel An
Réso 1 - Alwenn - Jae - Eileen - Alwenn - Eileen - Réso 2 - Mia - Jae - Alwenn - Eileen - Mia - Réso 3 - Jae - Eileen - Alwenn
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"Oui, surtout grâce aux runes." répondit-elle à Eileen après lui avoir dit qu'elle appréciait particulièrement les pays scandinaves. "Mais j'ai toujours apprécié l'hiver plus que l'été, et les pays nordiques m'attirent par conséquent bien plus que ceux du sud." ajouta-t-elle. L'une et l'autre des raisons étaient liées ; elle avait apprécié les runes avait tout parce qu'il s'agissait de la magie ancestrale des scandinaves, et elle aimait à présent particulièrement la Scandinavie pour les runes. "J'ai plus remonté la trace de ma famille que celle des vikings" continua-t-elle avec un sourire, mais n'en ajouta pas plus : elle n'avait pas vraiment envie de s'étaler davantage sur son aventure infructueuse dans le nord de la Suède. Elle acquiesça d'un signe de tête lorsqu'Eileen lui présenta ensuite ses projets pour visiter le Japon grâce aux échanges AMICO et elle ne put une fois de plus s'empêcher de penser qu'Elina Montmort avait eu une bonne idée en décidant d'instaurer ce programme : beaucoup de jeunes avaient l'air motivés, de ce qu'elle avait pu voir depuis le début de l'année scolaire.

Puis, quelques minutes plus tard, la petite Serdaigle leur annonça ne pas vouloir plus les accaparer par ses innombrables questions. "Bonne soirée, amusez-vous bien également !" ajouta-t-elle à la suite de ses deux collègues avec un sourire avant de laisser la jeune fille rejoindre ses grands-parents.

Elle discuta ensuite un peu avec Jae et Mia avant que ces derniers ne s'éloignent vers la piste de danse. Elle remercia son collègue professeur de son attention : "Si tu trouves un peu de temps à m'accorder, ce serait avec plaisir, mais ne t'en fais pas pour moi !" Elle sourit, puis s'en alla du buffet - elle avait déjà bien assez mangé - et scruta les environs, dans l'espoir de repérer sa sœur. Avec les masques, l'opération s'avéra plus complexe que prévue mais elle finit toutefois par remarquer l'épaisse tignasse de feu de sa sœur, ainsi que sa robe au dégradé clair et élégant. Elle était en train de discuter avec quelqu'un - probablement une de ses connaissances, soit de part son boulot, soit de par son appartement à Godric's Hollow qui lui permettait de bien connaître la population sorcière de la capitale - lorsqu'Alwenn s'approcha. Elle s'incrusta quelque peu dans la conversation, puis proposa une danse à sa sœur jumelle.

Elle passa le reste de la soirée à se concentrer sur ses pas, retrouvant ses plaisirs d'enfant de telles soirées ; elle avait toujours aimé les bals et autres mondanités, et plus que les longues conversations, elle appréciait danser. Par des pas plus ou moins développés, elle tournoyait, faisait se soulever ses jupes et avait l'impression de s'envoler. Elle partagea bien plus d'une danse avec sa sœur ; si elles étaient venues ensemble, c'était pour passer du temps à côté. Elle vola également le temps d'un danse Jae à Mia. Sans qu'elle ne se soit rendue compte de l'heure tardive, la lumière se fit plus faible tandis que la lumière de la lune éclairait le bal. Un 10 apparut alors dans les airs en lettres de feu, et Alwenn entonna le compte à rebours vers la nouvelle année qui s'offrait à eux. 3... 2.... 1.... "Bonne année !" s'écria-t-elle, sans destinataire particulier, en même temps qu'un feu d'artifice fut lancé au-dessus du dôme. 2050 commençait sur des éclats de lumières rouges et or. Elle partit récupérer des verres d'alcool - elle n'avait pas assez bu pour une soirée si festive... -, un pour Maia et un pour elle et trinqua à la nouvelle année, à leurs futurs projets et à leur santé. Aux alentours de minuit et demi, un sorcier monta sur scène pour annonça qu'il était temps de retirer leurs masques ; elle reconnut ainsi quelques personnes dans l'assemblée, mais pour la plupart, elle les avait déjà repérées avec leur masque - ou n'avait tout simplement pas prêté attention à elles.

L'annonce des lauréats du concours eut ensuite lieu et la jeune femme applaudit - bien que le costume du roitelet du bal lui fit légèrement froncer les sourcils ; c'était un drôle de choix de s'être déguisé en Licorne quand le thème du bal était le Phénix... Elle rejoignit une dernière fois la piste de danse lorsque tout le monde fut invité à partager une dernière valse. Quand ses dernières notes sonnèrent, elle se tourna vers sa sœur qu'elle avait entrainé sur la piste : "Une agréable soirée... Merci de m'avoir accompagnée" lui dit-elle à voix basse. Maia acquiesça : "Merci à toi" Sur cette dernière parole, elle la fit tourner une dernière fois, puis elles quittèrent la piste de danse et après quelques au revoir, elles sortirent dans les rues froides de Godric's Hollow aux premières heures de la nuit.

Alwenn discute encore un peu avec @Eileen O'Brien, @Jae Dawson et @Mia Vermillon puis danse avec sa sœur et accepte une danse en compagnie de Jae. Elle rentre avec Maia lorsque la soirée se termine.
Fin pour moi, merci beaucoup pour ce RP !

#463582 - Tutoyez-moi ! (hRP)
Intervenante au club d'AM → Alwenn vient à Poudlard une fois par semaine
inRP : Prof de runes (janv. 2049 à fin avril 2051) & DDM Serdaigle (fin avr. 2050 à fév. 2051)

20 févr. 2025, 23:52
RP Libre Bal masqué de Nouvel An
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Écureuil roux


Son professeur de Soins aux Créatures Magiques avait tout de suite compris le message pas si codé que ça et Deryn rit à sa remarque avant de souhaiter aux deux adultes une bonne fin de soirée, ne souhaitant pas leur imposer sa présence.

D'excellente humeur après ces danses et petits plaisirs gustatifs partagés avec Tim et d'autres invités présents à proximité, elle sursauta néanmoins quand une plume passa soudain sous son nez. Son regard scruta la foule et croisa rapidement une regard amusé qui lui semblait familier. Elle regretta néanmoins de ne pas pouvoir entendre la voix de ce mystérieux personnage pour confirmer ses soupçons. Déjà le sorcier disparaissait en direction de la sortie et Deryn prise dans le tourbillon des vœux de bonne année n'eut pas la possibilité de rejoindre le faux inconnu. Un petit sourire amusé aux lèvres elle glissa la plume abandonnée derrière son badge écureuil, trophée souvenir de cette soirée puis, une fois les titrés de la soirée annoncés et félicités par tous, l'irlandaise décida qu'il était peut-être temps pour elle de rentrer. Ses pieds étaient fourbus d'avoir tant danser et la fatigue venait de pointer son nez.

Elle quitta donc les lieux avec son masque à la main, souhaitant une belle année à toutes les personnes qu'elle connaissait et croisait sur le chemin du magic'port où une poignée de poudre de cheminette la ramènerait chez elle en un clin d'œil.

Merci pour ce bel évènement qui se termine pour moi !
235 mots

Poufsouffle vult !
6e année RP (promo 44) / color=#274E13
"Seul on va plus vite mais, ensemble, on va plus loin" #PouffyFamily

21 févr. 2025, 02:46
RP Libre Bal masqué de Nouvel An
Je me laisse guider par la main d'Ander jusqu'à la piste de danse, m'y accrochant comme à une bouée de sauvetage, soulagée d'être sauvée de la noyade. Un peu plus et je me ruais sur Maman pour lui demander pourquoi elle agissait ainsi, à la vue de tous – et surtout celle de Grand-mère, qui garde tout sauf un bon souvenir de Jack Merrow, et de « cette famille-là », comme elle le dit si bien. Parfois, je me mets à croire qu'elle n'a pas tord de leur retirer leur nom et de les plonger dans l'anonymat. Puis je me rappelle qu'Elizabeth, si différente d'eux, ne mérite pas de n'être plus qu'une ombre parmi les autres. J'aimerais la retrouver pour m'échapper de cette situation, comme nous l'avions si bien fait deux étés plus tôt. Il est parfois si simple de fuir la réalité lorsqu'elle est là, si facile de nous évader de ce qui nous déplait et de nous réfugier dans des pensées et des conversations plus simples, mais plus rassurantes.

La pression de la main d'Ander dans le bas de mon dos me ramène à l'instant présent, au milieu de tous ces danseurs emmêlés les uns aux autres, les corps fusionnés pour cette dernière danse qui se veut être celle des romances les plus roses. Je me crispe, n'appréciant pas d'être aussi proche de lui, aimant encore moins sa main contre mon corps et son torse contre le mien. La pensée fugitive de le planter là quitte à le blesser et à attirer la honte sur nous me traverse, se coince dans mon esprit et en ressort difficilement. Et elle est assez forte pour me faire douter et me donner envie de quitter la salle de bal sans un dernier mot ni un seul regard en arrière. Mais le rire d'Ander, ce si beau éclat qui ne manque jamais de me réchauffer le cœur et de me rassurer au point que je me dis que rien ne peut m'atteindre, balaye toutes ces pensées d'un coup ensoleillé juste et net. Je force mes bras à se détendre et mon corps à suivre le mouvement du Bleu, me laissant légèrement aller contre lui. J'essaye de m'empêcher de chercher Gwennaëlle dans le public, et Valerian parmi les danseurs, pour éviter de croiser leurs regards railleurs. Mais la première ne danse pas, le cavalier avec qui elle aimerait être n'étant pas ici, et est sûrement trop occupée à regarder Papa et Maman ; le second, s'il est toujours avec sa nouvelle trouvaille, doit être bien affairé à la couvrir de compliments répétés des dizaines de fois à d'autres malheureuses. Je les plains, mais me dis que le plaisir de partager ne serait-ce qu'un court moment avec mon frère en capturant toute son attention en vaut la peine – pour elles, en tout cas.

Les lumières s'assombrissent et la musique s'éteint peu à peu pour laisser place à des chiffres enflammés annonçant le traditionnel décompte de minuit. Le changement d'année approche de plus en plus. Je ne ressens rien de particulier à l'idée de passer en 2050. À part la rondeur du nombre et le fait qu'il marque la moitié du siècle, je n'attends rien de spécial de cette année. Mes résolutions ? J'ai déjà du mal à tenir celles que je me suis faites au début de 2049, et même à m'en souvenir, alors des nouvelles... ça me passe au dessus de la tête. Je jette un coup d'oeil vers Ander tandis que les voix gagnent en puissance au fur et à mesure des secondes. Plus que cinq. Est-ce qu'il a des résolutions ? Ou un souhait de dernier minute ? Je le regarde prendre une photo mentale du moment ; il n'a pas pris son appareil. Une explosion de joie et d'artifices éclate autour de nous, et ma première pensée est que je suis heureuse d'avoir passé la dernière et première seconde de l'année avec le Serdaigle. Autour de nous, la haute société trinque, s'échange des vœux, s'amuse et brille de joie à l'idée de ce renouveau que marque l'apogée du bal autant que minuit passé. Quelques minutes de plus s'écoulent, puis les masques tombent.

Je n'attends pas une seconde de plus avant de retirer mon masque, comme libérée de la prison qu'il représentait pour moi. Autant à l'abri des regards que quand je le portais, je tourne la tête pour scruter les invités et reconnaître quelques personnes. Swart, à mon grand malheur, était bien Swart, et Sharp était bien lui-même : un misérable insecte. À côté de moi, Ander met un peu plus de temps à découvrir son visage. Je le sens se tasser sur lui-même, comme pour éviter d'être perçu par les autres et pour leur échapper. Le visage sérieux, je le regarde un instant, ne comprenant pas sa réaction. Personne ne fait attention à nous, il n'a pas à craindre d'être moqué. Je lui tapote le bras pour attirer son attention et lui montre la scène d'un geste du menton. Les résultats du concours royal vont tomber.

Le roitelet est un garçon que je ne connais pas et auquel je ne prête pas attention. Je suis surtout ravie de voir que ce n'est pas Sharp qui est nommé. Bien fait pour lui ! Il n'avait qu'à pas m'inscrire à ce stupide concours. Puis le tour de la reinette arrive. Malgré moi, je sens mon souffle s'accélérer et se bloquer dans ma gorge. Je serre les poings pour me forcer à réguler ma respiration. Ce n'est pas que j'ai peur de perdre. Au contraire, j'ai peur de gagner. Je ne veux pas avoir à monter sur cette estrade, devant tout le monde, pour recevoir une couronne dont je me débarrasserai dès rentrée au manoir, pour recevoir des compliments que je ne mérite pas et pour devoir remercier un homme que je ne connais pas et dont le seul intérêt est de savoir parfaitement mettre en scène un bal. Mais ma crainte est de courte durée. Ce n'est pas le Noir des Hébrides qui sort des lèvres de la femme qui distribuait les badges, mais celui le Dragfeu, ou plutôt la jeune fille à la robe bleue que j'ai déjà remarqué plusieurs fois et ai même admiré. Je ne prends pas la peine d'applaudir. Les coups d'œil jetés à nombreuses reprises dans sa direction ont largement suffi à transmettre l'intérêt que je porte pour elle.

Mais mon soulagement est de courte durée, et mon admiration encore plus. Car derrière le masque de plumes bleues se cache Lavinia W. Campbell. La pire vipère qui soit sur Terre, la plus méprisable des Serpentard et la fille la plus hautaine et égocentrique que j'ai pu rencontrer, à mon plus grand malheur. Le visage d'ange qu'elle affiche aux autres n'est qu'une façade, et nombreux sont ceux à être tombés dedans. Ce soir encore, son faux air de fille de bonne famille a touché les cœurs du public – moi la première, et je me déteste pour ça. J'aurais pourtant dû le remarquer. Une telle chevelure blonde, trop blonde pour être vraie, n'est remarquable nulle part ailleurs que sur la tête de Campbell. C'est ce qui la caractérise, ce qui fait sa fierté. Fierté que j'aimerais tant retirer ! Peut-être qu'en la rendant chauve, cela marcherait. Ce n'est pas Ander qui aurait dû perdre ses cheveux ce soir, mais elle. Trop énervée, j'ignore les deux autres roi et reine et me tourne vers Ander.

« On sort ? » ordonné-je plus que je ne le demande, tournant les talons pour me diriger droit vers la sortie au moment où les premières notes d'une valse résonnent dans la pièce. J'ai l'impression d'étouffer, d'être trop serrée parmi tous ces gens, de ne plus avoir ma place ici (l'ai-je déjà eue ?) et ma seule envie est de respirer l'air glacial du dehors. Sans vérifier qu'Ander me suive, je franchis les gros rideaux me séparant du grand air. Je ne veux pas voir la vipère danser dans sa robe ne lui allant que trop bien, et je ne veux pas avoir à supporter plus longtemps cette société qui n'est synonyme que d'hypocrisie et de mensonges. Je n'aurais jamais dû venir et j'aurais dû rester avec Natanaël qui a bien eu raison d'être auprès de Grand-père. Moi qui pensait pouvoir passer une bonne soirée, ma sottise me perdra.
Ashley danse avec Ander, regarde la moitié des résultats du concours et sort de la bulle pour prendre l'air.
@Ander Finlay
@Lavinia W. Campbell pour la mention.

Quatrième année | Corneille du Chant | #741b47 | Saumon indépendant | Préfubbies aspirateur