5 janv. 2026, 14:25
RP libre Bal du Nouvel An 2051
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A.S - C.H

Peut-être trop habituée à l’avoir dans son sillage depuis quelques jours (ou, d’une certaine manière, plusieurs mois), Alice n’avait pas sursauté en entendant la voix de Christopher ni en apercevant son long bras tatoué s’enrouler autour de Thomas. Le visage de ce dernier s’illumina d’un long sourire alors qu’il coulait le long du Hangoover.

« Le Prince des Astres est ravi de voir enfin son fidèle Maître des Nébuleuses ». Thomas expulsa un sifflement appréciateur. « La coupe te sied à merveille, mon biquet ». Alice observa l’échange en croisant ses bras sur sa poitrine. Durant toute une semaine, Alice avait pu observer le jeu entre ces deux là. Au début, passablement agacée d’être témoin forcée d’un tel étalage de décadence, elle avait finit par s’y habituer. Au final, comme on s’accommode d’un bruit persistant, on finit par remarquer et regretter son absence soudaine.
Christopher Hangoover était devenu un acouphène dont on regretterait presque le départ.

Elle accrocha son regard lorsqu’il daigna se tourner vers elle. Par politesse et convenance, Alice opina du chef pour le saluer. Elle le laissa observer sa tenue, et prit même la peine de se tourner un peu, juste d’un pas, pour le laisser apprécier le mouvement du tissu. Christopher était un homme de goût, il serait sot de lui retirer cela. Si commentaire il y avait à faire sur un mauvais pli, il le ferait. Alice ne le remercierait pas, car ne sachant point si il se délecterait de ce détail… mais pourrait corriger son inélégance vestimentaire.
Au lieu de cela, il imita tante Élise. Alice la reconnu aussitôt, puisqu’il avait passé une semaine et demi à jouer à ce jeu là.
Christopher était particulièrement doué à ce jeu.
Alice l’observa faire, son regard glissant de son regard à ses deux doigts étirés pour dessiner un sourire. Et il lui en arracha un. Long et lent. Une réminiscence de ce qu’il lui avait inspiré de nombreuses fois à Paris. Par une maladresse, ou après une discussion longue, pénible et douloureuse qui finissait presque toujours pas une teinte plus légère.

« On m’a dit aussi que le cœur des hommes se saisit du bout des dents, aussi vais-je veiller à ne point trop sourire pour ne pas vous faire de l’ombre », rétorqua Alice en dressant le menton, trop haut pour qu’on puisse l’imaginer sérieuse.
Thomas observa l’échange, acceptant le poids de Christopher contre le sien comme si il s’agissait d’une banalité. Alice ne le dirait jamais, mais elle aimait voir que son frère avait trouvé en Christopher un ami capable de lui inspirer de vrais sourires.

Alice baissa les yeux sur sa tenue, commentée par Christopher. Elle poussa un profond soupir, roula des yeux dans leurs orbites. Allait-il lui rappeler encore longtemps que son avis avait rejoint celui de Monsieur Félicien ? Alice n’en démordrait pas : elle aurait préféré que ses clavicules soient couvertes et sa robe nouée à sa gorge, que ses épaules soient habillées de bijoux plaqués contre sa peau diaphane.
Elle se passa de commentaire, préférant son silence et son regard fuyant pour elle. Hors de question de se confronter à Christopher aussi tôt dans la soirée. Ils le feraient au chaud, une flûte de champagne à la main.

Alice leva la tête vers la grande bulle qui, une année encore, allait accueillir les Sangbanc pour un Nouvel An sous le signe du mensonge. Elle ne prit aucune peine à tenter de reconnaître des silhouettes connues. Elle n’en avait pas envie. Devoir sourire pour conserver la face, échanger des banalités, rassurer les sorciers qui se rapprochaient le plus du mot ami… non, elle n’en avait vraiment pas envie. Thomas et Christopher étaient une banalité qu’elle voulait conserver encore ce soir.

« Ce n’est pas une nouveauté », répliqua Thomas à son ami dans un sourire amusé. « Nous sommes toujours en avance sur la majorité de la Grande-Bretagne. Alors, enfilés dans des pièces de haute-couture française… nous ne leur avons laissé aucune chance. C’était le but recherché, non ? »

Alice était bien de leur avis… mais ne le dirait pas. Cela faisait bien des années qu’elle savait que la société sorcière française écrasait sans mal la britannique, qu’il s’agisse d’éducation, de politique… ou de mode.

Christopher se faufila entre eux, provoquant un rire de gorge chez Thomas qui suivit l’avancée de son ami. A le voir reculé ainsi, Alice imaginait tout un tas de scénario pour Christopher. Tomber lamentablement sur le sol. Heurter un inconnu. Se retourner et faire face à sa mère…
Thomas et Alice échangèrent un regard, l’un et l’autre amusé par l’énergie de l’anglais. Si l’héritier Sangblanc souriait, la plus jeune se contentait de soupirer une énième fois. L’excitation dont Christopher faisait preuve la ramenait dans les rues de la Paris sorcière. Là bas, le temps s’était suspendu. La douleur de son corps, celle de son esprit, s’étaient endormies, bercées par le sentiment d’être tirée hors d’elle. Comme si tout avait été une pause dans la vie d’une autre qu’elle.
Et cette autre était la jeune Alice, résidente en France, étudiante à Beauxbâtons. Celle qui n’avait pas de loyer à payer, d’études à réussir, d’enfants à sauver, de famille à faire prospérer, de colocataire à chérir, de pays à brûler. Parfois, cette Alice lui manquait. Parfois, elle lui inspirait une violente répulsion. Parfois, elle donnerait tout pour ne jamais avoir été cette Alice, ni celle d’aujourd’hui.

Comme un pantin tiré par deux marionnettistes, Alice s’avança à la suite de Christopher et Thomas. Elle n’écoutait pas les mots qui s’écoulaient de leur bouche en cascade sans fin. Elle était bien trop occupée à ne pas prêter la moindre attention à cette ruche bourdonnante dans laquelle ils entraient désormais.
Alice s’assurait que personne ne la frôle. Le contact avec les autres la brûlaient. Sa peau était sensible, peut-être autant que l’étaient ses sens. Elle voulait qu’ils s’écartent tous sur son chemin, qu’ils ne lui prêtent aucune attention. Qu’ils disparaissent. Tous.

Thomas récupéra la cape d’Alice qu’elle lui tendit sans la moindre attention pour lui. Elle préférait observer autour d’elle, le visage fermé qu’elle cherchait néanmoins à enjoliver d’un sourire. Sans succès. Tout était trop bruyant, la populace trop affluente. Alors, son regard agrippa la silhouette bien connue de Christopher. Sa constance.
Après un passage à la récolte de don, Thomas vint tendre son bras à Alice dans un sourire. Il savait. Il savait tout, comme d’habitude. « Cinquante gallions pour la généreuse Alice Sangblanc », annonça t-il d’une voix pompeuse. Alice enroula ses doigts autour du biceps de son frère, et se laissa entraîner à la suite de Christopher. « A force de dilapider tes économies, tu finiras à la rue.
A la rue ? Non. Sur le canapé de ton appartement, à me lamenter sur ma triste existence d’héritier fauché comme les blés.
Je te laisserai une place sur le paillasson, tout au plus.
Avec une couverture, j’espère ?
Nenni : tu useras du paillasson des voisins. »

Thomas mima le choc et chercha soutien chez son ami. Ce dernier était bien trop occupé à s’épanouir à la vue des flûtes de champagne dispersées sur des tables, au loin. Le regard d’Alice serpenta dans la salle, accrochant chaque détail de la décoration. Elle leva les yeux au plafond et se perdit dans la contemplation des astres. Un frisson d’inconfort dégoulina le long de son échine.
Ils la ramenaient toujours à Mère et ses croyances. Il y avait d’ailleurs fort à parier qu’elle serait là, ce soir. Raterait-elle l’occasion de s’épanouir sous cette voûte céleste mensongère ? A tout bien réfléchir, Mère devait s’indigner depuis sa demeure, à moins qu’elle ne soit à Lübeck pour fêter la nouvelle année avec les siens.
Alice déglutit en baissant les yeux sur le parquet. Elle se détacha de Thomas, contourna Christopher et s’avança dans la salle pour rejoindre les tables. Hangoover avait raison : il fallait vite se servir. Se noyer dans les bulles pour se donner un air occupé, et ainsi s’éviter la misérable attitude du pot de fleur mal placé dans un salon.

Thomas passa son bras autour des épaules de Christopher et l’emporta avec lui. « Et il faudra bien une flûte de champagne pour célébrer tous ensemble votre première sortie officielle de jeune couple » Alice jeta un regard courroucé aux deux hommes, ses sourcils froncés, sa bouche plissée en une grimace agacée.

Alice et Thomas sont rejoints par @Christopher Hangoover, pénètrent dans la bulle après avoir fait un don de 50 gallions au nom d'Alice, et vont se servir en champagne

Avatar dessiné par ma merveilleuse Élicia Caldin
Spécialiste en Lutin de cuir | Diplômée de Beauxbâtons | 1ère année GEAD | Caméléon de 2050 & Romantique de 2050
5 janv. 2026, 15:20
RP libre Bal du Nouvel An 2051
La Guilde des Commerçants avait contacté Wilson pour lui demander d’assurer – comme l’année précédente – la sécurité du Bal de la Nouvelle Année. Un honneur pour le sorcier qui ne rate pas une occasion pour montrer aux sorciers de sang-pur qu’un sorcier issu de moldus peut tout à fait travailler normalement et être professionnelle en toute circonstance, même si, de fait, il ne pourra pas profiter autant que les autres convives aux animations et festivités en tout genre qui aura lieu à l’intérieur de la salle.

Wilson se tenait déjà en place à l’entrée de la bulle protectrice lorsque les premiers invités arrivèrent. Il était prêt et confiant à présent, cela faisait plusieurs années qu’il était agent de sécurité désormais, rien qu’il ne sache pas faire pourrait arriver. En tout cas, il se sentait prêt à faire face à tout débordement. Sa première mission consistait à surveiller que chacun des invités avait bien un ticket d’entrée valide.

Pour les personnes qu’ils connaissaient, Wilson accueillit chaleureusement les invités avec des petites attentions particulières. Il vérifia également avec moins d’attention les billets d’entrées des visages qu’il reconnaissait comme celui d’Aliénor, d’Alice par exemple. Pour les autres, il adopta une posture plus professionnelle de surveillant des lieux, et d’accueil du public. Il aura toutefois des formules de politesse toute prête pour souhaiter une bonne soirée aux invités.

L’agent de sécurité passa un certain temps à l’entrée de la bulle. Beaucoup d’invités, beaucoup de gens à gérer. Il savait qu’après, il pourrait laisser son collègue seul pour gérer les éventuelles retardataires et aller en salle pour profiter d’une certaine manière de la fête lui aussi, même s’il ne peut pas manger ou profiter de la même manière car il doit rester attentif à ce qu’il se passe. Il sentait déjà l’ambiance en contrôlant les billets d’entrée, car il entendait en bruit de fond un discours suivi d’une musique, même s’il n’arrivait pas à distinguer ce que c’était car il devait rester concentré sur son travail. Wilson appréciait ce genre de missions, ce genre de travail, cela lui changeait de Gringotts.

Wilson se tient à l’entrée, il contrôle votre billet d’entrée avant de vous laisser entrer.

seagreen - Adulte évolution.
Formation Pro Spé. Magie Défensive Appliquée.
Merci Alice Sangblanc pour l'avatar :3
5 janv. 2026, 15:31
RP libre Bal du Nouvel An 2051
1 - 2 - HA - 3 - HA - 4
[Aelle qui cherche sa table : b.a.c.f.]



31 décembre 2050
Place Armand Malefoy — Godric's Hollow


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Aelle
21 ans


On était fin novembre. Il a dit : « Viens avec moi au bal. L’année dernière nous étions tous là mais tu n’étais pas avec nous et tu m’as manqué ». J’ai répondu que je n’avais aucun intérêt à aller à un tel événement et que ça n’arrivera pas. Sa gamine était à côté, elle me regardait avec de grands yeux. Elle a dit : « Moi, je voudrais trop aller à un bal ! ». Son père lui a dit qu’un jour elle viendrait mais qu’elle était encore trop petite. J’ai continué à boire mon thé en les ignorant.

On était en décembre. Il a dit : « Viens avec moi au bal, allez ! ». J’ai répondu qu’il m’avait déjà demandé et que j’avais déjà répondu. « J’ai dit la même chose à Oswald et Ashley quand ils m’ont demandé, » j’ai rajouté. Il a dit que je disais toujours non au début mais que je finissais souvent par changer d’avis et qu’il aimerait beaucoup cette fois-ci que je les accompagne eux, que mes amis pouvaient venir également. J’ai ricané, levé les yeux au ciel et j’ai dit un gros mot qui commence par va et termine par outre. Il n’a pas semblé vexé : un sourire dansait sur ses lèvres.

On était à la moitié du mois de décembre. Il a profité d’une sortie sur le Chemin de Traverse pour me traîner chez Madame Guipure. Il m’a montré des étoffes châtoyantes, il m’a parlé d’une coupe pour une robe de sorcière telle que je les aime, celles qui s’évasent sur les hanches. Il m’a dit : « C’est moi qui te l’offre ». J’ai dit : « Bordel Narym, arrête de vouloir m’offrir des choses et arrête d’insister avec ce putain de bal, je n’irai pas ! ».

On était au début des vacances scolaires. J’ai trimé tout le mois pour réussir mes examens de fin d’année, j’y voyais flou tant j’étais fatiguée. Ce n’était même plus de la fatigue à ce niveau-là ; c’était de l’épuisement pur et dur. Je n’arrivais pas à dormir. Je n’arrivais pas à me relâcher. Je n’arrivais plus à rien mais c’était terminé, les examens étaient passés et je les ai réussi. Je n’étais pas fière de moi. Je ne sais plus comment l’être. Mais quand j’ai raconté à Kristen comment ça s’est déroulé, elle a hoché la tête avec un « mh » satisfait et j’ai eu l’impression que le monde tout entier s’éclairait.

On était le soir du Réveillon de Noël. Les discussions formaient un amas compact autour de la table. Mes frères faisaient autant de bruit qu’ils en ont toujours fait. Elle était là elle aussi. Mackenzie. Rouge de bonheur. Parfois elle me regardait et il manquait dans ses sourires de nombreuses dents. Zakary a dit : « On se rejoint où pour le bal ? On se prépare tous ici ? M’man, p’pa, vous êtes sûrs que vous voulez pas venir ? » Maman a ricané. Elle a dit qu’il faudrait la payer très chère pour qu’elle mette les pieds dans ce ramassis du gouvernement. Papa a souri en lui prenant la main. Il a corrigé : « Même si on nous payait une fortune, nous ne viendront pas ». Natanaël a dit qu’il ne viendrait pas et personne n’a insisté pour qu’il nous accompagne. Adoren a dit qu’il irait avec Jace et personne ne les a invité à se joindre à eux. Narym s’est tourné vers moi, un sourcil inquisiteur dressé sur le front. « Tu veux qu’on se prépare tous ensemble ici ? ». J’ai levé les yeux au ciel. « Je suis encore capable de me préparer toute seule. On se rejoint là-bas ». Je suis presque sûre d’avoir entendu Zakary murmurer à l’oreille de Narym : « J’étais sûre qu’elle changerait d’avis sans nous le dire ». Mais l’autre gamine m’a tiré la manche à ce moment-là, comme elle n’arrête pas de le faire, alors je n’ai pas pu lui envoyer de regard noir.

*

« Cette tenue te va tellement bien ! »

Sinclair me lance un grand sourire depuis son lit lorsque je sors de la salle de bains. Je tique sous le compliment. Avec Ashley, j’aurais eu un regard noir et un : « cette putain de salle de bains, c’est une prise de guerre ou je peux y aller ? ». Sinclair est installée les jambes croisées sur son lit, son regard brille de sincérité lorsqu’elle regarde la tenue que je porte. Il s'agit d'une robe de sorcière beaucoup plus élaborée que tout ce que je porte habituellement ; je la porte indéniablement bien, mais ça me laisse de marbre. Je hausse les épaules et m’aide de ma baguette magique pour nouer mes cheveux en une tresse qui part du haut de mon crâne et qui retombe dans mon cou.

« Je serais venue si je n’avais pas Billie, » m’informe ma colocataire d’une voix nostalgique.

Elle fait souvent ça : elle me dit des choses alors qu’elle sait très bien que je n’y accorde aucune importance et que je ne répondrai pas. Mais elle n’attend jamais de réponse de ma part, elle se contente de me dire des choses sans rien attendre en retour. Aussi sais-je énormément de choses sur sa vie sans n’avoir jamais demandé à les apprendre.

« Ce soir je l’emmène au cinéma. »

Je ne peux pas m’empêcher de la regarder cette fois-ci, les mains levées autour de ma tête pour contrôler la magie qui noue mes cheveux. Elle semble voir dans mon regard une question silencieuse.

« Tu sais ce que c’est, le cinéma ? Je sais que tu es né-sorcière, alors
Je sais, » l’interromps-je. Puis sans réellement savoir pourquoi, j’ajoute : « J’y suis allée, récemment. C’était… Particulier. »

Mais pas désagréable. Depuis, Ashley m’a proposé à diverses reprises de recommencer. J’ai toujours dit non. Je ne sais pas pourquoi.

Je termine machinalement de nouer mes cheveux pendant que Sinclair me parle de sa soirée. Si elle espère m’arracher une nouvelle réponse, c’est loupé. Lorsque j’attrape ma cape, elle conclut par un : « Passe une bonne soirée » auquel je consens à répondre par un hochement de tête et un « toi également » avant de me pencher sur mon oreiller sur lequel Zikomo se repose, les yeux fermés et le museau dressé. Je sais qu’il ne dort pas. Je m’assieds près de lui.

« T’es sûr que tu ne veux pas venir ? je lui demande.
Qu’irais-je faire à un bal d’humains ?
Ce que tu fais toujours quand tu m’accompagnes dans des trucs humains.
La nuit sera excellente pour la chasse, refuse-t-il en agitant les oreilles pour adoucir son refus. Mais si tu as besoin de moi, tu sauras quoi faire.
Je n’aurais pas besoin de toi, » réponds-je en haussant les épaules.

*

Je reste en retrait pendant un certain temps. Jusqu’à ce que la foule devant la bulle qui a poussé sur la place Armand Malefoy ait diminué. J’aperçois la silhouette de mes frères à quelques pas de là. Je les fais attendre mais j’ai du mal à calmer l’appréhension qui me noue les entrailles. J’aurais peut-être dû accepter la proposition d’Oswald et Ashley et y aller avec eux. Au moins ceux-là ne me prennent-ils pas la tête, en général ; et s’ils le font, je sais comment les arrêter. Je ne crains rien de Narym, bien qu’il soit beaucoup plus prompt à me dire des choses désagréables si je les mérite depuis quelque temps, depuis que nous nous sommes réconciliés et que nous avons eu cette grande discussion à laquelle je repense avec honte dans la forêt, d’ailleurs. C’est Zakary qui m’inquiète. Il est venu deux ou trois fois chez Narym lorsque je venais prendre le thé avec lui et sa gamine. La première fois, nous ne nous sommes pas adressés la parole. La deuxième fois, il m’a demandé des nouvelles de l’Académie mais c’est comme s’il avait des braises dans la bouche. La troisième fois, j’ai réussi à desserrer les dents pour lui répondre. J’ai du mal à croire qu’un jour, c’est de lui dont été la plus proche. C’était il y a si longtemps. J’étais une gamine.

Je finis par me décider. Les mains cachées au fond de mes poches, je traverse la place pour m’approcher d’eux. Le talon de mes bottines, les mêmes que tous les jours, frappe sur les pavés humides de la place. Ils se retournent vers moi avant que je parvienne à eux. La beauté indéniable de Zakary me frappe. Lui qui a toujours eu un style particulier, il a réussi encore ce soir à s’habiller élégamment tout en ne ressemblant à aucun autre. Sa tenue est censé rappeler une nébuleuse, je le sais parce qu’il me l’a dit ; un amalgame de bleu et de violent qui s’entremêlent pour s’éteindre en un noir profond en descend vers ses jambes. Mes yeux remontent de ses pieds à son visage et captent le sourire suffisant qui habille ses lèvres.

« Je suis beau, hein ? » fait-il d’un air moqueur en tournant sur lui-même.

Ses vêtements sont tellement moulés que je n’ose pas le regarder trop longtemps. Seule la cape chatoyante, qui est plus un voile qu’une cape, attachée sur ses épaules n’est pas moulée sur son corps.

« Tu es censé la complimenter sur sa tenue, le gourmande Narym avec un sourire amusé, avant de te vanter d’être beau.
Elle n’a pas envie que je la complimente, » réplique Zakary.

Ce qui est parfaitement vrai. Narym, lui, porte une robe sorcière tout ce qu’il y a de plus banal, dans un bleu nuit piqueté d’étoiles qui brillent dans l’obscurité, plus claire que la mienne. Mais ses cheveux sont détachés autour de son visage rasé de près et il est aussi élégant qu’il pourrait l’être. Je ne m’attarde ni sur la tenue de l’un, ni sur celle de l’autre ; je me contente de les dépasser pour pénétrer dans la bulle et ils me suivent en discutant entre eux, sans avoir fait le moindre commentaire sur mon manque de sourire — je sais que ça démange Zak, pourtant.

Nous nous débarrassons de nos capes et écharpes aux vestiaires. Je glisse aussitôt la main sous ma tunique pour pouvoir la cacher dans ma poche. Contre mon avant bras, je sens ma baguette solidement attachée à son support. Elle me gêne, mais c’était hors de question de m’en passer. J’allais avancer pour entrer dans la salle ; Narym me retient par le bras en désignant la table pour les dons. Prix libre, c’est écrit. Il essaie de m’arrêter lorsque je récupère une pièce au fond de mes poches mais je ne le laisse pas faire. Je donne l’équivalent d’une Mornille sous son regard embêté. Lui et Zakary donnent une somme beaucoup plus conséquente avant de m’accompagner à l’intérieur de la salle.

Une agréable chaleur me réchauffe les joues. Le bruit des discussions n’est pas encore assez fort pour me déranger, mais le nombre de personnes déjà présentes me donne envie de repartir chez moi. Je ne sais toujours pas ce que je fais là. Mes yeux accrochent les verres, sur les tables. Ou peut-être que je sais, finalement. Il y a toutes sortes de personnes ici, j’en reconnais déjà plusieurs sans même les avoir cherché. Des visages que j’ai connu à Poudlard. Je m’en détourne avant de vraiment reconnaître quelqu’un, quelqu’un que je connaîtrais réellement.

« Oh bordel de m…, commence Zakary d’une voix étouffée.
Langage, répond machinalement Narym en se tournant dans la direction qu’il regarde, comme moi.
Kenzie n’est pas là, marmonne Zak en étirant son cou pour mieux y voir, laisse-moi être vulgaire. »

C’est bien la seule fois de la soirée où je risque d’être d’accord avec lui. Puisque je n’ai rien d’autre à faire, j’essaie de trouver qui lui a inspiré une telle vulgarité. Et c’est là que je la vois. C’est à ce moment précis que mes yeux accrochent sa chevelure blanche. C’est comme si on m’avait attrapé le cœur et qu’on l’avait violemment fait rebondir sur le sol. De là, il bat furieusement, douloureusement. Alice. Évidemment. Faudrait être aveugle ou fou pour ne pas reconnaître l’éclat agressif de sa chevelure si particulière. J’englobe sa tenue d’un regard, le tissu qui semble flotter sur ses hanches, ses épaules dénudées, les bijoux qui l’habillent. À cette distance, l’englober elle c’est englober tout le reste. Je remarque aussitôt qui l’accompagne. La seconde d’après, je me détourne vers le côté opposé de la salle, le cœur battant à la chamade dans ma poitrine et un agacement plus que familier qui brûle à l’intérieur de mon corps. Encore lui.

« J’avais oublié à quel point il était canon, sourit Zakary sans même baisser d’un ton, non mais tu as vu sa tenue ?
Mais de qui tu parles ? gémit Narym qui ne comprend rien à rien.
Regarde mieux ! insiste Zak en l'attrapant par le cou. Juste là ! C'est...
Oh Merlin, c'est bien qui je crois ? Celui que tu...
Celui que j'ai..., confirme Zakary sans en dire davantage. Ça fait des années que je ne l’ai pas vu. Oh, je pourrais aller le… »

Je le vois faire un pas vers l’avant, faire mine de s’approcher du côté de la pièce que je souhaite éviter à tout prix dans l’espoir d’étouffer la violence qui s’éveille au fond de moi. Je ne sais pas de qui il parle, je ne sais pas quelle ancienne conquête il a aperçu — il doit en avoir un nombre incalculable dans cette pièce — mais je n’ai pas l’intention de le laisser faire. Je lui attrape vivement l’avant-bras, sans même y penser ; de sa très haute taille, il se tourne vers moi, l’air étonné.

« Attends, dis-je précipitamment, tu iras plus tard, non ? Vous voulez pas aller prendre un truc à boire ? »

Je désigne les tables recouvertes de flûtes. J’essaie même d’avoir l’air avenante pour les encourager à s’éloigner. À mon plus grand étonnement, cela semble fonctionner. Zakary hausse les épaules, coule un regard vers l’arrière et acquiesce.

« Tu as raison, j’irai plus tard ! »

Puis il se penche vers Narym qui regarde toujours vers le fond de la pièce avec ses yeux ronds et commence à lui chuchoter à l’oreille des choses que je n’entends pas et qui ne m’intéressent de toute manière pas. Ils sourient, tous les deux, et je les laisse faire parce que j'ai l'habitude. Sachant qu'ils me suivront si j'amorce un mouvement, je me détourne pour m'approcher des tables et attrape dès que j'en suis assez proche une flûte remplie de champagne.

Aelle arrive au bal en compagnie de Zakary et Narym, ses grands-frères. Après une vague discussion mystérieuse après être entrés dans la salle, tous vont vers les tables et Aelle se jette sur une flûte de champagne.
PNJ actifs : Zakary et Narym Bristyle
Dernière modification par Aelle Bristyle le 16 janv. 2026, 12:09, modifié 3 fois.
5 janv. 2026, 17:32
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image de Mel trouvée par Miya Ryuū, merci à elle !

L’année deux mille cinquante m'a vu voleter de nouveautés en nouveautés. Nouvelle réserve, nouveau poste, c’était tout un nouveau chapitre qui s’était ouvert devant moi. D'autant plus que l’année m’a été riche en rencontres, mais également en retrouvailles – ceux qui sont là à mes côtés en sont les preuves vivantes.

Beaucoup de choses ont changé depuis le bal de l’an passé : Dohwa ne m'avait pas rejoint cette année, préférant assister à la soirée en compagnie de son fiancé – trahison ! crie puérilement une voix dans ma tête alors que je repense à cet étrange homme que j’avais aperçu aux côtés de la sorcière. Le goût de ma cousine avait manifestement évolué en l’espace d’un an. Toutefois sa dextérité restait inchangée : de ses doigts de fée était née la constellation du dragon, brodée sur chaque col de ma veste, et les enchantements qui faisaient scintiller doucement les étoiles de ma cape. Si les dragons dorés pesaient lourd sur mes épaules, m'incommodant quelque peu dans mes mouvements, il fallait bien admettre que la tenue perdrait de son éclat sans eux.

Le murmure d’Alden me tire doucement de mes pensées. J’acquiesce en souriant, amusé par sa mine appréhensive. Je m’apprête à le rassurer, mais sa sœur me devance : l'impatience sèche de son ton me fait hausser un sourcil, mais je ne m’en formalise pas pour autant. Et de toute manière, je n'aurais guère eu le temps de m'en offusquer, puisque la main d’Alden m’entraîne déjà avec lui alors qu’Alicia nous tire vers l'entrée.


MELVIN

Miya est bien trop belle ce soir, remarque silencieusement le dragonologiste lorsqu'elle lui adresse un clin d’œil.

« Le temps qui m’est imparti est bien trop court pour que je puisse faire un tel aveu », commence-t-il avec un mince sourire, d’une voix dont le sérieux venait brouiller la frontière entre badinage et sincérité. « Mais il me semble avoir suffisamment de temps pour te demander de m’appeler Mel, le temps de cette soirée. »

Une simple requête qu’il formule à mi-voix, mue par le désir infondé de l’entendre prononcer son prénom, un privilège visiblement exclusif à ses proches – tels qu'Alden ou Kieran, constate-t-il avec envie.

La main qui se glisse dans la sienne est petite et glacée. Son cœur rate un battement, mais ni la beauté du kimono ni la froideur de cette main n’en sont la cause – seulement ce visage levé vers lui, le sourire qui y fleurit, et le contact de sa paume contre la sienne. Tenir quelqu’un par la main n’était pas un geste anodin aux yeux du gallois, loin de là ; la teinte rosée que revêtent désormais ses joues en est la preuve irréfutable.

« Tu as froid ? » s’enquiert-il doucement, refermant ses deux paumes autour des phalanges de la brune afin de les réchauffer.

Lorsque Miya fait mine de se retirer, Melvin la laisse faire, la suivant du regard alors qu'elle accélérait le pas pour rejoindre les autres. Il observe silencieusement le petit groupe dont il se tient à l'écart, et son cœur se serre lorsqu'il constate, en voyant le bras de Miya venir encadrer celui d'Alden, que les gestes d'affection de celle-ci ne lui était pas réservée ; loin de là. Le gallois détourne alors lentement les yeux, se contentant de se défaire de sa cape d'hiver.


Je manque de percuter une jeune femme qui semblait à peine amorcer sa vingtaine. Je ne réagis pas immédiatement à ses excuses, perdu un bref instant dans ses yeux hétérochromes, fasciné. Son compliment me ramène à la réalité, et un sourire reprend ses droits sur mon visage alors que j’incline la tête pour la saluer.

« Et vous donc ! Bonne soirée, miss. »

Je me retourne légèrement en entendant les murmures dans mon dos, avant de lever les yeux au ciel, davantage amusé que vexé. Avec des amis si enclins à savourer mon embarras et à miser sur mes réactions comme pour une bête de foire, nul besoin de me chercher des ennemis : c'étaient eux, mes pires persécuteurs.

« Figurez-vous que je n’ai séduit personne, l’an dernier », protesté-je d’une voix faussement outrée.

Faisant mine d’ignorer le nom de Greenwell – qui se retrouvait un peu trop souvent dans nos conversations à mon goût –, je penche ma tête sur le côté, un sourire séducteur venant jouer avec mes lèvres alors que ce mouvement fait tinter les bijoux qui parent mon lobe.

« Exercer un charme tout à fait involontaire sur quelques personnes, ça en revanche… peut-être », glissé-je ingénument.

N'attendant pas particulièrement de réponse à mes idioties, je me contente de me tourner vers la collecte de dons. J'y dépose une bourse chargée d'une cinquantaine de gallions, avant d’emboîter le pas au petit groupe pour pénétrer l'immense salle circulaire. Un sourire émerveillé éclot sur mes lèvres à mon insu, alors que mes yeux voyagent d'une décoration à une autre. Devant le thème cosmique qui régit chaque ornement parant la salle, le visage d'une charmante astronome affleure irrémédiablement dans mon esprit. Une discrète mélancolie m'étreint le cœur à cette pensée. Où que ses pas l'aient menée, je forme le vœu silencieux qu’elle y aura trouvé le bonheur.

Un bras se colle subitement au mien ; je baisse le menton et arque un sourcil face à l'expression perplexe de Miya. Un pli soucieux se creuse à son tour sur mon front, et je ne tarde pas à suivre son regard. Je repère à mon tour un brun au physique émacié, qui semblait regarder dans notre direction également. Mon attention toujours rivée sur l'inconnu, je me courbe légèrement l'échine pour me positionner à la hauteur de mon amie, avant de souffler :

« Qu'avons-nous contre lui ? »

Ma phrase à peine terminée, la brune s'écarte de quelque pas et fait volte-face pour... annoncer à l'ensemble du groupe qu'il s'agit là d'une de ses anciennes aventures amoureuses. Je mords aussitôt la lèvre inférieure, me retenant à grand-peine de rire. Il m’était difficile de déterminer ce qui, de cette histoire, relevait le plus du burlesque : l’étrangeté des circonstances dans lesquelles elle l’avait recroisé, ou bien la désinvolture avec laquelle elle nous en faisait le récit – usant du même ton qu’elle aurait réservé à la simple contrariété d’un plat peu à son goût.

« Lequel ? Pardonne-moi Casanovette, c’est dur de s’y retrouver dans ton interminable liste d’anciennes conquêtes. »

Un sourire railleur dévoile mes dents, alors que je recule d’un pas pour éviter un éventuel coup de poing de l'intéressée.

« Si c’est ce pauvre Lloyd, je t’interdis de l’approcher à plus de trois mètres. »

Mais malgré le ton léger que prend ma voix, mon regard s’assombrit légèrement lorsqu’il se pose à nouveau sur la tête brune au loin. Je décortique du regard l’ancien amant de la nippo-galloise, et imprime sa physionomie dans un coin de ma tête. Il est quelque peu différent de ce que je m’imaginais : je le pensais plus… moins… chétif. Et au teint moins blafard, probablement. Je me ressasse des mois suivant sa rupture avec Miya. J'avais écouté les plaintes de la trentenaire se déverser en torrents, passé d'innombrables nuits à la récupérer dans les bars, brisée et noyée dans l'alcool et le chagrin. Ces souvenirs me sont désagréables, et plus jamais je ne souhaite la revoir ainsi.

Mais un timbre bien trop familier m'extirpe de mes contemplations : je tourne la tête – et dès lors que je croise le vert de ses prunelles, je réalise l’étendue de mon erreur : j'étais loin, très loin d’être un simple observateur détaché lorsque mon regard se perdait dans le turquoise de cette robe qui lui allait à merveille. Mais il me fallait faire taire ces pensées parasites, devenir cet ami d'enfance qu'elle désirait que je sois, et me satisfaire de cette étiquette qu'elle s'évertuait à m'attribuer. Alors je me contente d'un simple sourire insipide, teintée d'une gêne que je peine à ouater. Merlin, j'ai envie de partir.

___________________
...Et je crois avoir fait le tour !
@Alden Wells, @Layana Greenwell & @Miya Ryuū
@Alienor Delphillia pour la mini-interaction, @Adélaïde Brennen*, @Lloyd River* & @Sulien Willows* pour les mentions
Kieran et Melvin déposent respectivement 50 et 20 gallions.

#00476b]simple sorcier prenant soin de sa peau (aux conseils avisés de la sublime Miya Ryuū)
5 janv. 2026, 18:24
RP libre Bal du Nouvel An 2051
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Summer
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PNJ actif : Alia Jenkins

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Summer était surexcitée. Elle essayait de ne pas trop le montrer et d'éviter de sauter partout, par égard pour sa mère qui avait le bel effort de l'amener ici, et pour Asael, devant qui elle voulait éviter de se ridiculiser.
Et puis, elle s'efforçait de ne pas trop bouger, parce qu'elle avait l'impression que si elle faisait un mouvement un peu trop brusque, sa robe allait juste... Tomber. Quand sa mère la lui avait donné, elle l'avait qualifié de "bustier" et lui avait assuré que ça tiendrait. Ça tenait effectivement, mais la jeune fille ne tenait pas à savoir si ça tiendrait aussi si elle se mettait à sauter, ou à faire quoi que ce soit d'autre. Elle préférait définitivement les habits avec des manches. Bref, elle s'efforçait de rester calme.

Elle marchait juste derrière sa mère, la suivant dans ce lieu qu'elle découvrait. En fait, c'était sa mère qui lui avait proposé de son plein gré de venir avec elle, et, bien sûr, Summer avait sauté sur l'occasion. Mais bon, sa mère avait posé la condition qu'elle soit sage et qu'elle se tienne bien, et comme Summer apprécierait que ce genre d'évènements se reproduise, elle comptait bien se comporter comme une personne hautement civilisée, pendant toute la soirée. Avec un peu de chance, sa mère apprécierait suffisamment ses efforts pour lui proposer à nouveau ce genre de sorties.

Elle se tenait non loin d'Asael, également. Si sa mère avait dit non à Emy sous prétexte qu'elle était trop jeune et que, n'étant pas à Poudlard, elle ne connaitrait personne, elle n'avait pas trouvé d'excuse pour le garçon. Summer ne savait pas trop si elle était contente qu'il les accompagne ou non. D'un côté, elle n'avait suffisamment vu pour toute sa vie, là, mais de l'autre, au moins connaissait elle quelqu'un. Ça avait quelque chose de rassurant.

Sur les pas de la mère de la Serpentard, initialement venue ici pour rejoindre une amie, ils pénètrèrent dans le hall. Silence dans la tête de Summer, seulement son cœur battant. Elle n’entendait plus les autres convives discuter, elle n’y prêtait plus aucune importance. Ses yeux étaient rivés sur le décor. C’était magnifique.

Elle attendait la nouvelle année avec un mélange d’appréhension et de hâte. D’un côté, il lui était arrivé tant de chose en 2050 qu’elle avait hâte d’en finir avec cette année, mais de l’autre ça signifiait une nouvelle année qui commencerait. Une année où Samia n’existerait pas, pas un seul jour sur les 365 suivants, ni tous ceux d’après. Ce serait une année sans Samia. Plus les jours passaient, plus son souvenir s’éloignait. Elle avait peur de le perdre pour toujours avec cette nouvelle année.

Mais elle n’avait pas le choix. Le temps avait filé à toute vitesse, mais aussi si lentement depuis la rentrée, et il était désormais tant d’entamer une nouvelle période, qui, elle l’espérait, serait meilleure que la précédente. Elle comptait bien fêter ça de manière significative. Surtout si ça pouvait lui permettre d'oublier tout ce qu’elle craignait dans ce nouvel an.

Bref, ils étaient à l’intérieur. Enfin. Sa mère s’approcha des gens qui contrôlaient les entrées. Summer se rapprocha d’elle pour montrer qu’elle était avec elle, faisant signe à Asael de l’imiter. Si il était quand même assez apparant que la mère et la fille étaient parentes, le Gryffondor, lui, détonait quand il était avec elles, de par sa peau claire. Ça se voyait de loin qu’il n’était pas son frère.

Une fois l’invitation dégainée et la contribution à la cagnotte réglée, on les laissant rentrer. Ils pénètrèrent dans la salle, plus splendide encore que le couloir, si s’en était un, par lequel ils étaient rentrés. Emy en aurait eu la bouche grande ouverte, de l’avis de Summer.

Après un instant à admirer le décor, elle se tourna vers sa mère, qui parcourait la pièce déjà pleine du regard, très certainement à la recherche de l’amie qu’elle rejoignait.

-On doit rester ou on peut quand même un peu s’éloigner ?

Elle veilla à soigner son ton, parce qu’on ne savait jamais. Elle ne voulait pas que sa mère prenne sa demande comme de l’insolence, ou bien comme une déclaration détournée pour dire qu’elle ne voulait pas rester avec elle. On ne savait jamais, avec sa mère... Summer préférait être prudente aujourd’hui, vu que c’était sa mère qui avait fait l’effort du premier pas en lui proposant d’elle même, sans que Summer n’ait à demander ni à insister.

En réponse, sa mère pinça les lèvres, l’air d’hésiter. Summer savait qu’elle ne venait pas régulièrement ici, et préférait généralement se concentrer sur son travail plutôt que de se "donner en spectacle" (pour la citer) dans ce genre d’événement. Si elle n’avait eu personne à rejoindre, elle ne serait définitivement pas venue. Aussi ne devait elle pas exactement savoir quoi faire des deux gamins qui lui traînaient dans les pattes, et sur ce point, Summer la comprenait.

-Je ne sais pas trop si j’ai le droit de vous laisser vagabonder tous seuls, Summer.

Ce ton sec et sévère, encore une fois. Et les règles, toujours les règles. Summer s’en fichait éperdument, des règles, de si sa mère était censée les garder ou l’œil ou si elle avait le droit de les laisser s'évader. Mais bon, bien entendu, ce n'était pas le cas de sa mère, en tout point différente de Summer sur ce point là : si la fille avait pour habitude de briser les interdits à chaque fois qu'elle en avait l'occasion, la mère elle s'y tenait à la lettre, et s'assurait que tout soit comme il fallait que ce soit.

C'était en partie pour ça que Summer préféra ne pas insister. Non seulement son obstination conforterait sa mère dans son idée et lui prouverait en plus que Summer était incapable de se tenir, elle n'abandonnerait pas avant d'avoir la preuve que les enfants pouvaient circuler librement.

Elle coula un regard à Asael, tentant de décrypter son expression, puis elle haussa les épaules à son attention, pour lui faire comprendre, ou au moins essayer, que pour l'instant mieux valait ne rien dire, et qu'elle réessaierait plus tard. Après, savoir si il avait compris ou non...

Elle parcourut donc la pièce du regard, à la recherche de quelqu'un qu'elle pourrait connaître. Il n'y avait pas Dorian ou Elam, par hasard ? Impossible de les apercevoir, en tout cas. Peut être qu'elle allait devoir se contenter d'Asael.

1060 mots
Summer arrive au bal en compagnie de sa mère et d'@Asael Bowen. Elle se demande s'ils ont le droit de s'éloigner d'elle.
Les Jenkins donnent 20 gallions.

2A - PR - Volière ouverte, foncez!
Soleil des cachots - Hurleuse Nocturne - Maîtresse d'armes et proclameuse autoproclamée des AA
5 janv. 2026, 18:42
RP libre Bal du Nouvel An 2051
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Sans scrupule d'avoir lâcher le manoir des Chassin pour le réveillon, Elfie avait quitté la petite famille préférant les animaux et les plantes à la foule que pouvait offrir une soirée organisée pour tous sorciers. Bien que sur le papier la blonde puisse suivre la position de ses parents, il était hors de question qu'elle loupe l'évènement, une occasion pour se saouler en bon terme vêtue d'une tenue en adéquation avec son éducation et bien loin de ce qu'elle pouvait offrir aux autres. Et puis avec autant de monde, il serait plus simple de fuir les visages qu'elle voulait dégager de son esprit à coup de batte sans aucune culpabilité, bien moins difficile qu'une soirée pour étudiants ou dans l'allée, avec les gosses présents et toute la clique du monde sorcier, se masquer loin des zones dangereuses ne devraient pas lui prendre toute son énergie.

Vêtue d'un simple manteau noir en laine, cachant à peine ses mollets, mis en avant par les talons aiguilles qu'elle portait, la jeune adulte bien que peu frileuse, n'avait pas l'envie de rester à la porte plus longtemps, munie simplement de sa baguette, son invitation et une bourse pleine qu'elle laissa se vider d'une grosse poignée, elle passa la porte pour entrée dans le lieu qui lui offrirait un toi jusqu'à ce qu'elle puisse tenir debout. Bien qu'habituellement, tout en enlevant son manteau, elle ne prenait qu'une demi seconde pour observer le décor, cette fois-ci elle laissa son regard se perdre sur le plafond, sur les murs, sur tout ce qui l'entourait, malgré ses airs renfrognées qui pouvait laisser croire qu'aucune émotion ne pouvait pas la toucher, il fallait dire qu'il n'y avait que dans un contexte que sa sensibilité pouvait ressortir, que sa haine habituelle laissait place à des nouveautés comme la nostalgie, la tristesse ou quelques fois de la joie. Pour le moment, elle s'arrêta à l’émerveillement, de la salle parfaitement en accord avec sa tenue, qu'elle avait prit soin de faire faire sur mesure, une robe parfaitement taillée pour son mètre quatre-vingt-deux, laissant tout de même une plus grande partie de peau de visible que de tissu, non pas par manque de pudeur mais bien parce qu'elle pouvait vite se sentir étouffée. Si elle ne côtoyait pas ce monde élitiste, il serait envisageable de la voir se trimballer en pleine nature avec un seul pagne pour vêtements.

Après avoir passée l'étape de l'entrée ainsi que de la découverte des lieux, il était évident que la troisième serait la découverte du bar, sans se préoccuper de la foule déjà présente, laissant sa simple tresse descendre sur son dos musclé, elle se dirigea droit vers son objectif... Réussir à s'octroyer un verre de whisky bien mérité après avoir du traverser le froid hivernal pour rejoindre Godric's Hollow. Sa boisson à la main et même si rester assise dans un coin pour observer le décor ferait une bonne soirée, elle n'était pas venue pour cela et il serait dommage de se découvrir ainsi alors que n'importe qui pourrait venir l'aborder. Non il valait mieux rester sur ses gardes, ne pas faire de vague, profiter juste un peu avant de reprendre la routine que lui imposait l'ISMI et le travail.

Alors qu'elle s'apprêtait à rester près du bar à attendre, observer sans broncher loin de la foule, une tête aux cheveux presque blancs l'interpella, non elle ne pouvait pas rester à l'observer et en évitant de cracher sa gorgée par surprise, elle se dirigea rapidement vers sa cible. Sans prendre la peine de se préoccuper de savoir si il était accompagné ou non, elle brisa la glace... à sa manière. "Vous êtes certainement bien plus charmant ici qu'au fin fond de l'Ecosse." Cet inconnu croisé dans un bar écossais était donc sorcier lui aussi et avant qu'Elfie ne puisse penser à quoi que ce soit de plus ses yeux se posèrent, à la suite sur les deux personnes qui l'accompagnaient. "Un Sangblanc donc et qui traine avec un mec du pitiponk... Rien d'étonnant de quoi concilier tout votre paraître! Je me demande si votre chère sœur aimerait les quelques endroits que vous fréquentez!" Alors qu'elle était à la base venue pour une simple réplique, voir Alice, qu'elle connaissait bien à ses côtés, n'était pas l'idéal, il était plus simple de ne parler à aucune connaissance lointaine liée à Poudlard, alors d'un simple rire face à la situation et après avoir levée son verre en direction de la plus jeune, la blonde commençait à faire demi-tour.
Elfie arrive dans la bulle, fait un don de 20 galions avant d'aller se servir un verre. Elle aborde Thomas sans voir qu'il était déjà accompagné et tente de s'enfuir vers un lieu plus calme.


@Alice Sangblanc, c'était trop tentant! Il ne pouvait pas se cacher une deux? Troisième fois?
@Christopher Hangoover Dommage collatéral ^^'

Employée au manoir Joyce, Promo 42
Je déteste ceux qui volent ma solitude sans m’offrir de vraie compagnie.
5 janv. 2026, 18:44
RP libre Bal du Nouvel An 2051
31 décembre 2050
Place Armand Malefoy
PNJ - Alicia Wells


Je n'ai pas le privilège de me perdre dans mes pensées ou d'apprécier le décor. Je me rappelle d'une jeune femme qui nous frôle et que j'ai regardée avec un sourire poli et un petit hochement de tête, observant son dos en me demandant si elle est étudiante, et si oui comment se porte la jeunesse sorcière, lorsqu'elle part, et puis mes quelques blagues à l'égard de Kieran, et tout semble défiler après ça. Parce que Kieran nous lance un sourire charmant, et au lieu de plaquer une mine dégoûtée sur mon visage, je ne peux que l'observer, et je sens les doigts d'Alicier se resserrer sur mon bras. D'une mine plus sérieuse que nécessaire, elle me regarde, du haut de ses talons, d'un air désapprobateur—elle n'a jamais particulièrement apprécié mon obsession, bien que j'essaie de m'en défaire inlassablement depuis peu, et que je fasse des efforts. J'apprécie son aide, et je suis attendri d'un coup, jusqu'à ce que le nom de Layana fasse écho dans ma tête.

Mes yeux s'écarquillent. « En parlant d'elle », je commence, mon regard glissant vers Kieran. Je l'ai invitée. Sans prévenir. J'ai oublié. Je n'ai pas le temps de continuer, non, parce que Miya m'attrape doucement, et Alicia s'accroche à moi comme si elle n'éprouvait aucune envie de partir papillonner dans la foule, ce qui est faux, je le sais, et je me fais à nouveau entraîner.

Qu'est-ce qu'ils ont ce soir ? J'ai l'impression de me retrouver à Poudlard, tiré de mille parts dans des histoires amoureuses qui ne me sont pas propres. J'ai bien compris que Kieran éprouve peu pour Layana, en tout cas dans l'instant présent, et je n'ai aucune envie de jouer Cupidon ce soir. Mais voilà que Miya parle et je me rappelle si peu de sa vie. Je ne peux pas m'empêcher d'esquisser un sourire aux remarques de Kieran. « Ça te va bien, Casanovette », je lui murmure à l'oreille, cherchant du regard l'homme fatidique. J'ai l'impression qu'elle se sent plus gênée qu'embêtée, bien que le nom qui retentit dans mes oreilles soit plus familier.

Je le vois, au loin. Je crois me tromper pendant l'instant d'une seconde. C'est difficile de concilier l'image que j'ai de lui, celle bien engrainée dans mon cerveau, à l'arrière de mon esprit depuis notre rencontre, et l'image qui se voit reflétée dans mon regard. Les coins de ma bouche se soulèvent sans que je le veuille, et j'admire sa prestance. Il rend bien dans cet espace étoilé et il m'est difficile de regarder ailleurs pendant quelques moments. C'est comme s'il était dévoilé, juste un peu plus, comme si je pouvais voir une nouvelle facette qu'il garde cachée. J'ai envie d'aller vers lui. Je ne peux pas. Puis, mon cœur tombe de quelques étages et je regarde Miya d'un air déconcerté. « Tu es sortie avec lui ? » je demande, même si je connais bien la réponse, qui est malheureusement positive pour moi, et j'esquive de près une plainte qui veut se faufiler entre mes lèvres. Je ne peux donc rien avoir dans cette vie ? Ma loyauté se loge chez Miya, et d'un air confus, qui est faux, si évidemment faux, j'ajoute : « Est-ce qu'on a quelque chose contre lui ? » Dis non, pitié, dis non.

Alicia me devance et regarde Kieran brièvement. « C'est sûrement pas le Lloyd. Tu le vois lui briser le cœur, celui-là ? Il ne ressemble pas à un Lloyd. Encore moins de ce que j'ai entendu de l'homme », dit la brune, un sourcil arqué. Elle pointe un doigt manicuré vers Sulien sans aucune honte, avant de lui faire un petit salut de la main, avec un grand sourire, avant que la foule ne se disperse, que je le perde presque de vue. Ma respiration se trouve bloquée dans ma poitrine et je regarde l'homme d'un air mi-déconcerté, mi-embarrassé.

La scène change encore quand j'entends une voix douce qui s'enroule autour de ma tête. Panique. Joie. Je me tourne et lui lance un sourire franc avant de l'enlacer, puis de la prendre par les épaules et de la dévisager. Une minuscule distance entre elle et Kieran, un barrage, une porte, quelque chose qui lui permettra quelques secondes de répit avant de devoir subir cet homme. Un rire m'échappe et je glisse un bras autour de ses épaules. Alicia regarde sa mine et fait une petite grimace avant de se tourner vers la troupe. « Alcool ? Oui ? Parfait, je reviens, restez là. » Elle n'attends même pas une réponse et s'en va, ses talons cliquant contre le sol d'une manière presque autoritaire.

« Je pense que je suis bien moins à l'aise que ça », dis-je à Layana. « Regarde-toi ! Quelle belle robe. Ça te va à ravir. » Un hochement de tête comme pour terminer ma phrase, lui donner plus de poids. Je regarde Kieran, jugeant sa réaction, et je pense y lire quelque chose qui me donne presque envie de rire. Il est têtu, dis donc. Ils finiraient bien ensemble, les deux. « Vous avez pu trouver le menu quelque part ? Si on est aux mêmes tables, n'hésitez pas à tout envoyer vers moi si vous n'aimez pas, hein ? » je taquine. Alicia revient quelques instants plus tard, faisant un véritable acte d'accrobatie avec les quelques verres qu'elle a pêchés dans la foule, et j'en attrape un sans demander. « J'ai pris au pif. Ça nous aidera jusqu'au repas. Buvez ! »

@Layana Greenwell, @Miya Ryuū, @Alienor Delphillia pour la mini-interaction, & @Sulien Willows

Vétérinomage aux Hébrides (12.50) | #6b5884
5 janv. 2026, 19:11
RP libre Bal du Nouvel An 2051
Un crac sonore retentit dans l'allée sombre qui bordait la célèbre place Armand Malfoy. L'espace sembla se tordre une fraction de seconde, et deux silhouettes s'en échappèrent. La première, grande et imposante, s'avança sans un mot, droit vers la place au nom de sorcier. La seconde, plus étriquée, trottinait presque dans l'ombre de son sillage.

Bientôt, les premières lumières de la ville éclairèrent leurs visages, révélant les mêmes traits anguleux, recouverts d'une épaisse couche de poudre. Ils étaient de la même famille, à n'en point douter. Apprêtés comme pour un gala, le plus grand s'en sortait mieux que la gamine qui se cachait dans son sillage. Talons trop hauts, jupe trop longue : sa tenue n'avait manifestement pas pour objectif d'épargner son corps chétif.

L'homme s'arrêta devant le dôme éphémère dressé au cœur de la place, une bulle pharaonique dont les parois translucides avalaient la nuit écossaise. Un tapis sombre s'étirait jusqu'à lui, invitation muette. Il tendit le bras. La fille s'y accrocha plus qu'elle ne le prit, ses doigts hésitants se refermant trop bas, trop mal. Elle se redressa aussitôt, crispée, consciente de sa maladresse. L'homme n'y prêta aucune attention. Il s'engagea sur le tapis, posture droite, pas rapides. Derrière lui, elle suivit comme elle put, le regard fuyant, le corps raide, forcée de courir presque pour ne pas être laissée derrière.

L'entrée était simple, mais élégante. Deux comptoirs bordaient le couloir. Le premier, vide de la moindre âme, ne paraissait pourtant pas délaissé. Au contraire, d'une élégance identique au reste du lieu, il invitait les sorciers fortunés à déposer un don discret. L'homme imposant y déposa, avec la même prestance qu'il affichait depuis son apparition, une lourde bourse dont s'échappaient quelques reflets dorés, témoins de la valeur de son contenu.

Le second stand attira bien moins son attention. Il ne rendit ni le sourire des deux sorcières qui s'efforçaient d'être aimables, ni sa précieuse veste, qui resta vissée à ses larges épaules comme une pièce indissociable de sa tenue. Sa fille, bien plus incommodée par l'épaisse couche de fourrure qui semblait engloutir son dos, ne se fit pas prier et s'en débarrassa rapidement au profit des deux sorcières du vestiaire. Elle leur adressa un sourire faible avant de suivre son père, une fois encore avalée par son sillage.

Une fois la lumière atteinte, il n'accorda pas un regard de plus à la gamine accrochée à lui et se fondit dans la masse d'hommes élégamment apprêtés. L'enfant, enfin libérée de sa course infernale, n'y accorda qu'une attention distraite avant de partir explorer la salle de son côté.

Sans la pression de son père, Rhéa sembla respirer pour la première fois. Sa démarche maladroite céda la place à une allure plus assurée, le menton relevé, le regard vif. Un sourire en coin effleura ses lèvres, à la fois ironique et joueur, comme si elle se moquait de toute la cérémonie. Sa robe restait lourde et inconfortable, mais elle s'en fichait : elle la portait à sa manière. Rhéa avançait dans la salle avec l'air de défier quiconque oserait la juger, pleinement consciente de sa liberté — et de son pouvoir de nuisance dans cette foule guindée.

Ses pas la menèrent aux présentoirs, où des boissons aux couleurs improbables débordaient des tables. Elle attrapa un verre au hasard, le porta à ses lèvres sans se poser de question. Peu importait ce qu'il contenait, elle le boirait.

Puis son regard accrocha une silhouette familière. Pas son père. Son cœur fit un bond, et ses joues se teintèrent de rose. Elle s'avança, trop vite peut-être, et ses jambes s'arrêtèrent net.

Shaïa... ?
Rhéa arrive accompagnée de son père qui fait un don de 60 gallions. Ils se séparent et elle aperçoit @Shaïa Lee dans la foule. Elle choisit d’aller à sa rencontre.
602 mots



Reducio
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Dernière modification par Eleanora Sywell le 5 janv. 2026, 22:19, modifié 1 fois.

"On n'apprend pas à marcher en suivant les traces des autres."
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5 janv. 2026, 19:22
RP libre Bal du Nouvel An 2051
A.S - C.H - A.S - C.H - E.C - A.S - E.C - C.H - A.S - E.C - C.H - A.S - E.C - C.H - A.S - C.H

Un sourire grandit sur les lèvres de Christopher lorsqu'Alice le dépasse d'une démarche de conquérante pour s'approcher des tables. Il l'a vue agir comme cela tant de fois cette dernière semaine que son comportement lui arrache l’exquis sentiment lié à l'effet Paris. Combien de fois les a-t-elle laissé en arrière pour aller là où elle le désirait, drapée parfois de doré, d'autres fois de ce bleu qu'elle aime (et porte bien, il faut se l'avouer), avançant sans avoir besoin de l'accord de quiconque et surtout du leur ? Comme toujours, ils la suivent, qu'elle désire ou non leur présence, parce que c'est à trois qu'ils ont décidé de paraître et que c'est à trois qu'ils paraîtront. Le lieu est si bien décoré et ressemble si peu à ce qu'est habituellement la place Armand Malefoy que seuls les visages parfois familiers rappellent encore à Christopher qu'ils se trouvent en Grande-Bretagne et non pas dans les lointaines et exotiques rues parisiennes.

Il se laisse emporter par Thomas, appréciant le poids de son bras autour de son cou et les échanges de piques familières entre le frère et la sœur. Ce qu'il apprécie moins, c'est la remarque de l'héritier. Elle tombe brutalement, comment souvent venant de lui, et elle tire aussitôt une grimace horrifiée à Christopher. Le regard de ce dernier part sans attendre en quête de celui d'Alice ; il trouve sur ses traits la même chose qui paraît sur les siens : la colère latente et un dégoût prononcé pour ça, cette affaire dont il ne parle qu'avec une moue aux lèvres et le ton de la rébellion dans la voix. Le terme jeune couple le rebute physiquement — il lui fait toujours cet effet-là, quand bien même Thomas s'amuse à le répéter de façon régulière ; force est de constater qu'il n'arrivera jamais à s'y faire.

S'il ne se dégage pas de l'étreinte de Thomas, Christopher profite malgré tout de la proximité de l'homme pour lui pincer le ventre dans un geste mesquin — mais la seule chose qu'il pince réellement est de la peau, ce qui sera indolore, puisque monsieur n'a que cela sur son corps bien sculpté : de la peau et rien de plus.

« Garde tes mesquineries pour lorsque mes parents nous auront trouvé, beau-frère ! Nous en aurons déjà assez d'eux pour ne pas avoir à supporter ces mots dans ta bouche. »

Il se libère du bras solide du grand jeune homme dans un mouvement fluide, se retourne pour lui faire face en reculant et se tord la nuque pour croiser son regard. Et si ses yeux glissent vers ladite bouche du monsieur, ce n'est pas par erreur.

« Que tu as fort jolie, d'ailleurs, se moque Christopher avant de sourire du coin des lèvres. Ne me force pas à trouver des façons agréables de te faire taire, tu sais que j'en serais capable.»

Il fait un clin d’œil à Thomas avant de retourner pour attraper des verres sur les tables. La dernière remarque est plus destinée à Alice, qui en sera certainement affligée si l'habitude l'empêche d'être choquée, qu'à Thomas qui est depuis longtemps familier de ses inutiles et fausses tentatives de drague.

Christopher attrape deux verres, des flûtes généreusement remplies d'un champagne qui crépite agréablement à ses oreilles. Il en tend une à Alice ; il en profite pour accrocher son regard. La boule dans sa gorge fait valoir son existence à ce moment-là. L'accompagne ce poids désagréable qui pèse lourd sur ses épaules et dans son cœur. Il aurait pu se contenter de détourner les yeux. Elle n'aurait rien dit et lui-même aurait trouvé facilement une réplique pour changer de sujet de conversation. Mais il y a cette boule dans sa gorge et le refus de la laisser gagner en ampleur. Alors ses lèvres s'étirent en un irrésistible sourire insolent, celui qui ourle délicatement sa bouche.

« Attendez un peu avant d'exiger que je vous offre mon bras pour qu'on se pavane ensemble, lui dit-il sur le ton de celui qui feint être aimable mais qui fait tout pour que l'on remarque que c'est un mensonge. Vous en mourrez d'envie, je le sais, mais ce sera plus crédible devant mes parents quand ils apparaîtront. »

La satisfaction illumine un instant son visage : c'est plus facile de rire de tout cela et il ne s'en prive jamais. Sauf lorsque les mots deviennent sérieux, qu'elle essaie de le convaincre de choses qu'il ne désire pas entendre et qu'ils se mettent à hausser le ton, lui à vouloir fuir, elle à refuser qu'il le fasse, eux à monter dans les tours pour faire valoir leur point de vue. Mais ce soir, ils se contenteront de moqueries et de faux-semblant. Parce qu'ils sont bons à ça et qu'ils le savent.

L'autre flûte de champagne, Christopher la fourre dans les mains de Thomas.

« Maintenant, trouvez-moi la plus horrible tenue de la soirée, » s'amuse-t-il sur un ton de conspirateur en faisant courir son regard sur la foule.

À son tour il attrape une flûte et après l'avoir levée en direction de ses deux partenaires pour la soirée, il la porte à ses lèvres pour en boire une longue agréable et pétillante gorgée qui lui rappelle toutes celles qu'il a bues ces derniers jours. Tous les trois engoncés dans leur tenue astrale coupée sur mesure pour correspondre à leur morphologie et créée dans des tissus de qualité, Christopher aime croire qu'ils sont plus resplendissant et beaux qu'aucun autre ici. Il apprécie la présence de Thomas dont le charisme et la grande taille attire les regards ; et celle de sa sœur qui porte les robes avec une beauté presque insolente. Il sait qu'ils attirent les regards, avec leur chevelure blanche. Et lui au milieu, avec sa chevelure plus noire que la nuit et ses tatouages bleutés, il devrait se sentir décalé, peut-être de trop. Au lieu de cela, il se sent plus à sa place qu'il ne s'est jamais senti au milieu du clan Hangoover tous parés de la même chevelure noire et de leur teint olive.

Bientôt, tout cela volera en éclat. Quelqu'un viendra et fera éclater leur petite bulle. L'un de ces bien-nés au balai coincé dans le cul, connaissance de Thomas ou d'Alice, et il faudra les laisser faire ce qu'ils font si bien ; bien présenter, mentir, charmer. Ou pire, sa famille. C'est idiot, mais il les sent. Il est persuadé qu'ils sont là, quelque part, car un Hangoover n'arrive jamais en retard. Ce n'est qu'une question de temps avant qu'ils ne remarquent l'éclat blanchâtre d'une chevelure Sangblantienne et qu'ils ne s'abattent sur lui comme un rapace sur sa proie.

Christopher manque de recracher sa gorgée de champagne lorsqu'elle débarque. Une bien-née au balai coincé là où il faut ? se demande-t-il en l'analysant du regard tandis qu'elle s'adresse à Thomas. Non, son visage est familier : une cliente du Pitiponk. Christopher sourit d'abord, persuadé qu'il s'agit d'une conquête de Tommy malgré son jeune âge. Mais son sourire se referme rapidement quand elle le qualifie de "mec du Pitiponk" ; alors c'est ainsi qu'elle le voit ? C'est ce qu'elle croit qu'il est ? Alors qu'il gère à lui seul, ou presque, le bar étudiant le plus fréquenté de Londres ? Son ego savamment blessé, Christopher n'apprécie ni le ton de la jeune femme ni la mention à Alice qui semble déplacée dans cette situation — après tout, elle est juste à côté. Il coule un regard vers cette dernière.

Une réplique le démange ; il a envie d'attirer sur lui le regard de celle qui croit qu'il est "un mec du Pitiponk" et faire ce qu'il fait de mieux : faire l'insolent aux airs moqueurs et laisser sortir la dizaine de répliques qui s'entassent dans son crâne. Il se retient cependant sans rien laisser paraître, pressé de voir Alice et Thomas Sangblanc à l’œuvre face à une telle interruption. S'il a une idée assez précise de ce que pourrait répondre Tommy — et il a envie d'en savoir plus sur l'Ecosse, puisqu'il s'y est apparamment passé quelque chose — il n'a pas la moindre idée de comment rebondira Alice, même s'il est persuadé qu'elle le fera avec son talent habituel. Il est après tout bien placé pour savoir qu'elle sait comment répliquer.

Christopher s'approche des tables avec Thomas et @Alice Sangblanc. Il donne un verre à chacun. Il en prend aussi. Il lance des répliques insolentes au passage. Quant à @Elfie Chassin, il n'est pas très très content d'être que "un mec du Pitiponk" pour elle, mais il se retient de répliquer.

Lutin en cuir le plus stylé du Pitiponk
« Sa vie professionnelle est une fête qui s'arrête jamais » - LLOYD RIVER
5 janv. 2026, 19:42
RP libre Bal du Nouvel An 2051

Toujours collée dans son coin sans trop savoir quoi faire, Shaïa commença à tracer des cercles sur le sol. Alors qu'elle avait l'impression de se fondre dans le mur à cause du temps qu'elle avait passé adossée contre, elle remarqua une silhouette se détacher de la foule. Un visage qu'elle ne connaissait que trop bien. Perdant le contrôle de ses jambes elle se précipita dans les bras de son amie.
- Rhea ! ne put-elle s'empêcher de crier.
Tout de suite un peu gênée par son geste, la Poufsouffle s'éloigna légèrement. Sa tenue n'avait soudainement plus aucune importance... Du moment qu'elle pouvait discuter avec Rhea, elle s'en fichait.
- Je savais pas que tu venais... dit-elle.
Ne sachant pas trop quoi ajouter, elle se contenta de lui tendre ce qu'elle avait précieusement garder dans une poche intérieure de sa robe. La deuxième année avait tenu à l'emmener, au cas où son amie viendrait. Dans le cas contraire, il aurait attendu la fin des vacances.
- Je t'ai préparé un petit quelque chose.
Shaïa avait prit soin de disposer dans cette petite boîte bleue nuit un chocolat et un petit dessin dans lequel elle avait mit tout son cœur.
- Je l'ai fait un peu à la va-vite, mais c'est parce qu'on devait partir pour le bal... expliqua-t-elle.
Elle attendit, à l'affût de chaque réaction. Alors, oui, il était possible qu'elle dessine étrangement beaucoup Rhea... Mais c'était uniquement parce qu'elle l'appréciait ! Rien de plus...
"Enfin je crois."
- Tu l'ouvres ce soir ou plus tard ? Dans tous les cas, j'espère que ça te plaira. ajouta-t-elle avec un sourire absolument rayonnant.
Rhea était un peu comme son rayon de soleil... Même si c'était comme ça qu'elle aurait qualifié Sandra.
Shaïa saisit son amie par le poignet pour l'emmener vers une des tables. Une partie d'elle s'en voulait de ne pas avoir été là dans ses moments difficile, mais elle savait qu'elle n'y pouvait rien... Alors elle ferait tout son possible ce soir.
Puis la robe se rappela à l'ordre et elle devint rouge comme une tomate en se souvenant qu'une grande partie de son dos était découverte. Sa tenue lui fit penser qu'elle n'avait toujours pas fait attention à celle de Rhea...
Elle scruta donc l'habit - avec un peu trop de conviction à son goût - avant de se rendre compte que cela lui allait étonnamment bien. Cette penser la fit virer couleur écrevisse, encore une fois. Sans doute son amie se demanderait-elle ce qu'il se passait dans sa tête...
Shaïa est ravie de retrouver Rhea au bal. Elle est aussi un peu étonnée. Mais cela ne l'empêche pas de lui offrir un nouveau cadeau...


420 mots ! :biggrin:
@Eleanora Sywell !! :wow:
Dernière modification par Shaïa Lee le 6 janv. 2026, 20:46, modifié 2 fois.

Ne pas s'attacher pour ne pas être déçu.
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