11 janv. 2026, 17:45
RP libre Bal du Nouvel An 2051
Asael porte un costume bleu nuit , avec des étoiles argentées brodées :
Reducio
Image

19h-19h30


La proposition de madame Jenkins m’avait tout de suite plus. Cela faisait plusieurs jours que je passais chez Summer , et Noël désormais passé , on c’était préparé pour l’arrivé du Nouvel An.

Quand on m’avait annoncé que , pour la nouvelle année , j’allais de nouveau aller à un bal , je m’étais réjouis d’avance : celui de l’école était resté un souvenir agréable.

Cette fois , je n’eus pas grand problème à trouver un costume : Madame Jenkins m’avait emmener faire des emplettes et m’avais généreusement offert un costume dans le thème de la soirée.

C’était donc le sourire aux lèvres , un beau costume sur moi , et les cheveux bien coiffés que j’étais arrivé sur les lieux du bals , avec la famille de mon amie.

Pénétrant dans le hall , mes yeux s’equarquillent à la vue de la salle. Elle était belle , bien décorée , comme si elle aussi avait bien pris le soin d’être dans le thème.

Summer me fis un petit geste pour que je me rapproche d’elle , ce que je fis en hochant la tête. J’étais « un intrus » dans cette famille à la couleur mate. Si je ne montrais pas que j’étais avec eux , on aurait bien pu croire à une fraude.

La mère de Sumer fit un don , puis , nous pénétrâmes au coeur de la salle. Je soufflai d’émerveillement : c’était mille fois mieux décorés qu’à Poudlard.

J’avais envie de me promener partout , de faire le tour de la salle dix fois , tant elle semblait mystérieuse et regorgeante de secrets célestes.

Comme pour appuyer mes pensées , Summer demanda à sa mère l’autorisation de s’éloigner. Je regarda l’intéressé avec ses grands yeux , espérant à tout pris qu’elle allait nous autoriser à le faire.

L’attitude de Madame Jenkins me fit vite comprendre que nous n’allions pas pouvoir nous séparer d’elle : elle pinça les lèvres et répliqua que ça ne semblait pas vraiment être une bonne idée.

Summer ne pris pas la peine de répondre , et abandonna vite , ce qui ne lui ressemblait pas.

Haussant les yeux aux ciels , je décida de prendre les choses en mains :

« Madame , ce n’est pas dangereux , si je puis me permettre.. Et puis , un bal , c’est fait pour bouger non ? Et puis , ça vous ennuierais pas mal qu’on soit toujours dans vos pattes , mmh ? On peut y aller , faire un tour et on reviens vers vous pour le repas ?  Vous savez juste.. écoutez de la musique ? Danser un peu ? »

Je suis sûrement un peu culotté de lui répondre , alors qu’elle m’accueille gentiment chez elle. Mais je ne me vois pas passer une soirée ennuyante à ses côtés.

Et alors , sans même attendre sa réponse , je pousse Summer vers le côté , et l’entraîne de force près des stands de boissons.

« Bon bah voilà , c’était pas si compliqué. Y’a un spectacle qui va pas tarder. Après c’est le repas , on retrouve ta mère pour lui dire que tout va bien , et c’est parfait ! »

Je lui souris , tandis que mes oreilles se concentrent sur la nouvelle musique qui retentit : le spectacle commence… et il est époustouflant.

20h

Une fois le spectacle finis , j’applaudis bruyamment , avant de me tourner de nouveau vers mon amie.

« C’était bien , hein ? Ils sont forts. Très fort ! Heureusement que c’est le repas parce que j’ai la dalle ! T’es où , toi ? Eh ! T’as vu ça ? Les galaxies ? Elles bougent ! Purée , ils sont vraiment forts ! Regard des tables , elles étaient pas là avant ! J’adore la magie.»

Sans attendre de réponse direct , je m’avance vers l’une des nombreuses tables , cherchant déjà ma place , un sourire toujours flottant sur mes lèvres.

« J’crois que je suis ici. Regarde , l’étoile , y’a mon nom dessus ! Mais pas avec toi.. mince , j’ajoute , en regardant les autres prénoms inscrits. Tu.. on se retrouve plus tard , on fait comment ? Elle est où ta table? »


Asael arrive aux côtés de @Summer Jenkins. Il regarde le spectacle , et finis par trouver son nom après que les tables soient apparus.

Gryffondor | Promo 2050/2051 | #405672 | Pensées
Inscrit à la chronologie \~ J'étais la neige qui arrêtait son été~

Reducio
11 janv. 2026, 18:19
RP libre Bal du Nouvel An 2051

☽ Place Armand Malefoy, Godric's Hollow ☾
31 décembre 2051

Image
Image

Eileen avait longtemps hésité à venir là où elle se tenait. Non pas à cause du froid hivernal qui lui glaçait la peau malgré l’épaisseur de sa cape d’hiver. Un froid qui en aurait poussé plus d’un à rester blotti chez soi, confortablement installé devant la cheminée, entouré par ceux qui comptaient pour eux. Son hésitation résidait dans l’aversion que la jeune femme éprouvait pour Godric’s Hollow. Le village sorcier, capitale du monde magique britannique, et le Consilium qui veillait, de son imposant édifice, sur la place Armand Malefoy, formaient un rappel silencieux, mais manifeste, de tout ce contre quoi l’Irlandaise luttait.

Pour autant, le temps d’une soirée, Eileen avait décidé d’enfouir sa haine pour le Conseil. L’invitation pour le Bal du Nouvel An que lui avait présenté Simon quelques jours plutôt, elle n’aurait pu la décliner. Par égard pour lui, et pour ce qu’elle ressentait pour le Norvégien. Eux qui avaient traversé vents et marées pour enfin trouver refuge sur une mer calme. Eux qui, après le tumulte de l’an passé, après des mois passés à se quereller, à se chercher, s’étaient enfin trouvés. La châtain ne voulait pas, ne voulait plus s'interdire, ne serait-ce que la moindre occasion de passer du temps avec lui. De plus, le Bal lui permettrait de revoir ses amis. Et ça aussi, elle ne pouvait le refuser. Retrouver ses anciens camarades de Poudlard, notamment Aliénor et Herminie, la comblait toujours de joie.

Après une longue et lente expiration, l’air chaud sortant de sa bouche devenue buée sous l’effet du froid, Eileen entra dans la bulle qui délimitait l’espace dédié au Bal. Immédiatement, la jeune femme se sentit réchauffée, au point qu’elle se dévêtit assez rapidement de sa cape et la confia à l’une des deux sorcières qui s’occupaient du vestiaire. Elle se faufila ensuite dans la foule, esquivant sorciers et sorcières de manière assez habile malgré sa robe quelque peu encombrante, pour aller déposer son don assez symbolique d’un gallion avant d’enfin prendre la direction de la pièce principale.

Devant ses yeux, encore empreint de l'émerveillement qu’elle ressentait, le couloir d’entrée s'ouvrit sur une grande pièce circulaire dont les décorations étaient véritablement sublimes. En laissant son regard errer autour d’elle, Eileen prit conscience qu’elle se distinguait nettement. Là où la plupart avaient choisi le bleu nuit, et plus généralement des couleurs foncées, la jeune femme avait fait un tout autre choix. Et cela lui importait peu. Les lueurs douces des galaxies recréées grâce à la magie glissaient joliment sur sa robe, dont la teinte oscillait entre l’ivoire et le champagne. Selon l’angle de la lumière effleurant le tissu, de subtils reflets argentés se révélaient, puis s’effaçaient.

Eileen s’avança alors d’un pas assuré dans la salle, prenant soin de ne rentrer dans personne, ni de marcher sur la longue jupe de sa robe. En fond, se succédèrent le discours de bienvenue, puis l’orchestre qui commença son récital. Plus les minutes défilèrent, plus l’Irlandaise commençait à se sentir seule. Malgré les secondes passées à regarder les visages de ceux qui l'entouraient, elle n’avait pas encore posé ses orbes bleus sur celui qu’elle cherchait, sur le visage de celui qui l’avait invité ici. Tandis qu’un spectacle commençait sur l’estrade, dont la beauté se trouva ternie par la mélancolie qui s’insinuait peu à peu en elle, l’étudiante de la GEAD pensa un instant abandonner l’idée qu’elle le verrait ce soir et partir à la recherche de ses amis. Mais elle n’en eut pas le temps.

« Eileen, » prononça une voix grave, glissant jusqu’à ses oreilles comme une caresse.

La jeune femme se retourna lentement, presque avec précaution, comme si elle avait peur que son esprit ne lui joue un tour et qu’il n’y ait, derrière elle, personne. Pourtant, il était bien là. Vêtu d’un costume trois pièces bleu nuit, dont la chemise avait été remplacé pour un col roulé assorti, il se tenait devant elle. Ses lèvres s'entrouvrirent, presque tremblantes, un souffle qu’elle ne s’était pas rendu compte de retenir s’échappant d’entre ces dernières. Ses épaules s’abaissèrent, et avec elles, le poids d’une attente qui lui avait paru durer une éternité.

« Simon, » sa voix était à peine plus élevée qu’un murmure, pourtant, le soulagement qu’elle exprimait était indéniable, et d’une sincérité désarmante.

Ils restèrent ainsi quelques instants, les iris bleus d’Eileen plongés dans ceux noisettes de Simon, alors que derrière eux, la représentation de rhönrad se poursuivait. Ce fut le bruit des applaudissements qui les sortirent de leur bulle. Sans un mot, le jeune homme tendit sa main vers la châtain. Une main qu’elle n’hésita pas à saisir, sa peau glissant contre la sienne alors que le Norvégien guida la main droite d’Eileen pour la placer autour de son bras. D’un pas mesuré, il l’entraîna vers le buffet où reposaient flûtes et verres de différentes formes. Arrivé à hauteur de la table, l’Irlandaise accepta avec gratitude la coupe de champagne que le brun lui tendait. Au moins, elle pourra blâmer l’alcool pour le rouge qui colorait déjà le haut de ses joues.

« Tu es-, »

De nouveau, les yeux d’Eileen tombèrent dans ceux de Simon.

« Sublime. »

Il semblerait que la coupe qu’elle tenait dans sa main gauche ne soit pas suffisante, après tout, ses joues s’enflammant sous la force du compliment.

@Alienor Delphillia, @Herminie Peers pour la mention
Même si Eileen est pour l'instant occupée avec Simon, n'hésitez tout de même pas à aller la voir si vous voulez :)

« Free will does exist, it's just fucking hard.»
Étudiante à la GEAD - Membre de l’UDS [#601070]
11 janv. 2026, 21:27
RP libre Bal du Nouvel An 2051
31 décembre 2050
PLACE ARMAND MALEFOY

Élina, 17 ans
Nawel Ethan Clyde, 18 ans

Image
Image

PDV : ÉLINA

Le bal de Godric's Hollow. Depuis que papa avait décidé qu'on y allait, j'en faisait des cauchemars. Le passer à la maison, c'était trop demandé ? Mais Lyam et Kyara célébrait la nouvelle année avec des amis, le confort de mon foyer n'était donc pas une possibilité aux yeux de mon père. Et puis, l'an dernier je l'avais supplier de le passer ici avec mon ami, je devrais être heureuse d'y retourner. Enfin, ça c'était la façon dont mon père voyait les choses. Tout avait changé depuis l'an dernier. Tout avait changé à cause de ce foutu bal l'an dernier. Le regard océan de mon ami hante mes pensées jour et nuit, je n'ai aucune idée de la façon de le chasser. Et au fond, ai-je vraiment envie ? Papa et moi on quitte nos chambres de la petite auberge qu'il a réussi à loué pour la soirée et on se dirige vers la place Armand Malefoy. Au moins, je peux rentrer quand je veux. Ainsi je n'ai qu'à faire une courte apparition au moment du repas et disparaitre subtilement juste après. De quoi satisfaire mon paternel et me permettre d'éviter le Poufsouffle une fois de plus. Mes doigts tremblent légèrement lorsque je tend mon manteau au vestiaire et je suis silencieusement mon père jusqu'à la salle principale.

Un tour de la pièce me suffit pour être totalement subjugué. L'an dernier, la décoration était spectaculaire, mais j'ai l'impression que les organisateurs se sont dépassés cet année. Le bal AMICO de Poudlard fait pâle à côté des étoiles et des galaxies qui ornent les murs et le plafond. Je suis immobile, stoppé dans mon avancée par mon analyse de la décoration. La musique me transporte dans l'espace alors que je suis toujours bien ancrée au sol.

-C'est pas mal, non ? Le chuchotement est près de mon oreille, trop même. Je sursaute et recule de trois pas, manquant de foncer dans un invité qui fait à son tour son entrée dans la salle. *Mission échoué, lamentablement même* L'angoisse me prend au bas du ventre, je rassemble tout mon bon sens et mon faible courage pour ne pas prendre mes jambes à mon coup. Mais quelle idée de venir ici après ma fuite pathétique lors du bal à Poudlard à peine quelques jours plus tôt. Je savais que c'était une mauvaise idée. *Je savais, je savais, je savais*

-C'est joli, ta robe, le rouge me monte immédiatement aux joues. 'Fin, toi en général je veux dire, tu es jolie. Je fixe mon ami avec un regard effrayé. J'ai envie de lui dire que lui aussi, son costume lui va bien. Mais les mots restent bloqués et ma langue refuse de coopérer. Toute la détermination qui peut m'animer sur le terrain de Quidditch semble m'avoir lâchement abandonné à l'entrée de la salle. Je me tiens droite comme une idiote, incapable d'effectuer le moindre mouvement ou d'articuler un mot. Alors je me transforme peu à peu en tomate, c'est peut-être la forme de mon animagus ? Ce serait bien peu pratique. J'avale avec difficulté ma salive, une fois puis deux et j'ouvre efin la bouche pour la refermer juste ensuite. Papa, il est où papa quand je veux qu'il m'interrompt ? J'ai beau le chercher du regard, mais je ne le vois pas. Mais dans la masse de visage qui circule autour de moi, je tombe sur celui familier d'une amie.

-Oh, il y a Roxane là-bas, on va la saluer ? Et sans attendre la réponse du jeune homme, je fonce en direction de la Serdaigle. Je peux sentir la confusion du Poufsouffle, son découragement. Mais je suis incapable de faire autrement. La peur me noue le ventre à chaque fois que j'entrevois la possibilité d'aller plus loin avec Nawel. Un mur me bloque, m'empêche d'avancer. Et chaque fois que j'ai tenté de faire un pas dans sa direction, trois pas mon forcée à reculer. Je n'en peux plus de cette danse, de mon coeur qui palpite à la vu de l'irlandais, de mon incapacité à parler lorsqu'il est habillé ainsi. Alors je fuis et j'évite toute conversation. Je plaque un sourire à mi-chemin entre le plaisir absolu et une grimace peu convaincante, ma main s'agite à la hauteur de mon visage lorsque j'arrive dans le champ de vision de mon amie.

-Coucou Roxane ! Tu es resplendissante dans ta robe. Le décors est pas mal non plus non ? Le poufsouffle reste légèrement en retrait, un petit sourire taquin sur son visage face à mon manège et salut le duo d'un hochement de tête. Salut Dasan ! Le Serpentard m'est moins familier, mais si je peux éviter d'être totalement laissé à moi-même avec Nawel, je vais prendre l'occasion, même pour quelques minutes.
Élina vient te déranger @Roxane Newcomb pour fuir ses problèmes :cute: Elle ne restera pas longtemps si elle sent que ton perso préfère se retrouver seule avec Dasan ^^

-6 heure avec la France | #356f68 | Septième année RP
• a dreamer, that’s what she was •
11 janv. 2026, 23:30
RP libre Bal du Nouvel An 2051
Ivanovna - Alyona - Ivanovna - Alyona - Ivanovna - Alyona - Ivanovna - Alyona
Reducio
A- L- Y- O- N- A___ & ___I -V -A -N -O -V -N -A
Image
Image


Le spectacle me calme et me contraint à l'observation silencieuse, il canalise mon attention. C'est agréable, surtout lorsqu'on est entourée d'une foule parcourue de roulements permanents de voix et de musique. Il y a du monde, oui, tellement de monde que si je glisse vers eux, je crois que je m'y noierais. C'est comme lorsqu'on nage et qu'on se rend compte des centaines de mètres qui s'étendent en abysses sous notre corps ; si l'on chute dans cette idée, le vertige peut nous broyer comme une vague. Il faut s'accrocher à un point, limiter l'extension. Et, pensé-je en observant les artistes, je ne suis plus habituée à autant de sorciers réunis dans un même lieu. Leurs paroles et leurs présences étouffent mon champ de sensations. Je n'ai comme porte de secours que la possibilité de fixer un ou deux objets de la pensée ; le spectacle et Ivanovna. Ce n'est pas gênant, cela me convient, cela me suffit, je dois juste m'y tenir. Et puis, je ne suis pas certaine de désirer fouiller les visages des yeux, je suis avec Vana et je ne cherche pas à être ailleurs.

Le silence de mon amie m'interpelle, il n'est pas habituel. Je m'attendais presque à de nouvelles remarques amusantes, peut-être sur les autres sorciers, peut-être sur l'organisation de l'événement, mais non, rien. Mon visage se tourne vers elle, mon regard croise le sien. Son émotion me laisse interdite. Quelque chose en moi glisse. Je n'ai plus besoin de lancer mon attention sur un point, elle a mordu à un hameçon, est tirée vers l'horizon, file telle une comète vers un ailleurs inconnu. Un sourire me consume le visage, presque embarrassé. C'est très beau. Quoi de plus vrai ? Je ne peux pas le nier, et le comprendre m'adoucit. C'est très beau et c'est pour nous, et l'émotion atterrit sur ma peau, elle aussi, et nous nous retrouvons enfin, Vana, et nous pourrions parler si longtemps, et c'est déjà le dernier jour de l'année, et il y a un monde fou mais c'est à peine si tous ces gens existent au-delà de leurs voix, et bien que la bulle soit bruyante, je me sens bien, je suis heureuse, je me sens belle, et c'est vrai que tout est beau. Depuis quand n'y avions-nous pas prêté attention ?

Mais déjà, le spectacle arrive à sa fin. Il est cependant interrompu avant celle-ci par ce début de phrase qui s'échappe de la bouche de mon amie sans trouver sa suite. Je me tourne de nouveau vers elle, curieuse. Je sais ? Que sais-je ? Mes lèvres s'étirent de nouveau, comme un encouragement. Je ne cherche même pas à deviner, j'attends juste les quelques mots manquants, intriguée sans réellement m'en sentir préoccupée. Tout est calme et apaisé, alors je n'ai peur de rien, je me sens en sécurité.

« Je sais... quoi ? » la relancé-je avec bienveillance.

Retenue de ce côté-ci de la salle, je ne remarque pas le spectacle de Rhönad qui prend fin, ni ne prends tout à fait conscience des changements de décors. Le temps est à la hauteur de celui des corps célestes, lent et piqué d'une pointe de merveille.

@Ivanovna Gunnray
Dernière modification par Alyona Farrow le 16 janv. 2026, 14:22, modifié 1 fois.

#466962Botaniste au Jardin de Draíocht
12 janv. 2026, 09:57
RP libre Bal du Nouvel An 2051
Image


A.S - C.H - A.S - C.H - E.C - A.S - E.C - C.H - A.S - E.C - C.H - A.S - E.C - C.H - A.S - C.H - A.S

THOMAS SANGBLANC


Thomas pouvait se féliciter : il avait empêché une fâcheuse situation d’éclater sous sa supervision. Merlin, qu’aurait-il fait, exactement ? Aurait-il dû attraper sa fauve de soeur par le chignon et sa compagne d’un soir par le bras ? Les deux auraient finit par se retourner contre lui, cela ne faisait pas l’ombre d’un doute. Fort heureusement, Thomas était un merveilleux faiseur de paix ! Voilà qui ferait bien sur son C.V. Peut-être songerait-il à y faire figurer sa capacité à apaiser les coeurs ?

La jeune Chassin au bras, Thomas marchait jusqu’à la piste de danse où… eh bien, personne ne dansait encore. Qu’importe ! Thomas ne craignait pas le regard d’autrui. Et puis, il avait envie de s’amuser un peu.
Il ricana à la réplique de la jeune femme, son regard tombant sur elle.

« C’est avec ce genre de parole que tu finiras par avoir des problèmes, tu sais ? » Elfie n’estimait pas sa chance : Thomas était très permissif. Un autre que lui aurait déjà posé de nombreux problèmes à Elfie, à commencer par la perte de son emploi.

Thomas suivait, écoutant dans un sourire les paroles de la blonde. Elle piquait, encore. Thomas ricanait, encore. Il se félicitait à nouveau de l’avoir éloignée de Chris et Alice. Si cette dernière n’était pas au mieux de sa force, son ami, quant à lui, excellait en tout temps dans la merveilleuse activité de la verbe foudroyante.
Entendre Elfie l’associer à un Moldu, même si cela n’avait duré qu’une soirée, fit sauter le sourire de Thomas pendant quelques secondes. Ca, c’était insultant. Très insultant. Plus encore que le sous-entendu qu’elle glissa au sujet de sa relation avec sa soeur.
Un Moldu ? Merlin. Des Moldus, Thomas en connaissait bien plus qu’elle, à commencer par le dernier son que leur gorge gargouillait dans leur trépas.

Une fois arrivée sur la piste, Thomas se tourna vers Elfie. Il lui proposa sa main comme il le ferait pour n’importe quelle dame de belle famille : le dos légèrement arqué, l’autre bras dans le dos, un sourire aux lèvres, les yeux plantés dans les siens.

« Une danse. Une seule. Et je t’aide à trouver ta table. Tu es de bien mauvaise compagnie lorsque tu n’es pas alcoolisée. Et moi ? Je n’ai pas assez bu. Qu’en dis-tu ? »


ALICE SANGBLANC


L’impact était inévitable. Christopher comme Alice s’étaient attendu à voir les Hangoover ce soir. Ce serait un mensonge que de dire que l’un comme l’autre était prêt. Ils ne l’étaient jamais vraiment.
Campée sur ses pieds, Alice observait le visage soudain fermé de Christopher. Elle déglutit. Du coin de l’oeil, elle surveillait l’avancée. Lilian. Duke. Donnovan et sa femme. Les enfants. Et sans doute… la soeur cadette et son époux. Sa vue provoqua en Alice un sentiment désagréable, aussi préféra t-elle fixer son regard sur Christopher qui en avait fait de même.
La vision la frappa en plein ventre. Ses yeux sautèrent d’un détail à un autre. Son cœur se serra dans sa poitrine, écrasé par une poigne de fer. Elle sentit la détresse de Christopher dans la pression qu’il exerçait sur son bras. Alice déglutit encore une fois.
Le supplice, la douleur, la peur de Christopher, tout cela se verbalisait autant que se voyait. Le cœur d’Alice battit un peu plus vite encore, son regard planté dans le sien. Elle écoutait en serrait les dents, inconfortable face à l’affolement de Christopher. La détresse qu’il éprouvait, Alice ne pouvait que la comprendre sans pour autant la partager. Elle n’avait jamais réagit ainsi, jamais. Ou du moins, plus depuis qu’elle n’avait plus à vivre avec sa mère. Il fallait calmer Christopher, lui dire que tout irait bien, qu’il ne serait pas seul pour les affronter, qu’elle serait son alliée et qu’il pouvait compter sur la solidité de ses appuis. Il fallait lui mentir, affirmer avec ferveur qu’elle ne craignait pas de se voir comme une proie dans les yeux ophidiens de Lilian Hangoover. Qu’elle n’avait pas peur d’avoir perdu ce combat qu’elle livrait depuis des années désormais. Je n’ai pas peur.
Je n’ai pas peur.
Grands Ancêtres… je suis terrifiée.
Alice n’était pas prête. Elle était encore bouleversée, affectée, agacée par cette confrontation avec Elfie. Celle qui l’opposerait aux Hangoover serait d’un tout autre acabit. Thomas n’était plus là pour jouer au tampon. Circée. C’était trop tôt dans la soirée. Bien trop tôt. Alice n’avait pas assez ingurgité de courage pétillant.
Fallait-il fuir ? Prendre le temps de parler avec Christopher de la marche à suivre ? Attendre que Thomas revienne ? Non. Impossible. Ils approchaient.

Une lame glacée s’enfonça dans le palpitant affolé d’Alice. Les yeux écarquillés de Christopher, sa réalisation d’une violence sans pareil faucha la française. Elle n’aurait jamais dû voir cela. Jamais. Christopher n’aurait jamais dû lui montrer cela. Jamais. Comme il n’aurait jamais dû pleuré dans cette rue à Paris, les flocons de neige tombant au dessus d’eux comme autant d’aveux de peur et de regret. Il aurait dû se faire combattant, comme elle. Il aurait dû accepter le fardeau sur ses épaules, comme elle l’avait fait… comme elle mentait l’avoir fait.
Christopher lui apparaissait de nouveau à Paris, ses yeux noirs versant des larmes pour tout ce qu’il s’apprêtait à perdre, à obtenir, à devenir. Des larmes qu’elle n’avait jamais laisser couler, préférant les cristalliser en rage.
Ce soir encore, Alice ne pleurerait pas. Elle se ferait guerrière.

Un tic nerveux agita sa lèvre, annulant l’enchantement dissimulant sa cicatrice pour un battement de cil. Alice serra plus fort sa flûte. Elle sentait sa magie bourdonner jusque dans le bout de ses doigts. Ses yeux se refermèrent. Elle inspira avec lenteur, profondément, puisant dans le feu qui grondait en elle. La colère pulsait en elle comme un cœur malade. Le sang chargé d’émotion sillonnait ses veines, distribuant à chaque organe une dose de violence contenue, mais légitime.
Je ne fuis ni ne faiblis face à mes ennemis, répétait-elle en songe. Je suis louve, pas biche. Je suis prédatrice, pas proie.

Les yeux d’Alice s’ouvrirent à nouveau. Son menton se dressa. Elle se tenait prête à user de la lame qui lui servait de langue. Elle en userait pour protéger Christopher et elle même.
Le bras du sorcier dans son dos laissait flotter une chaleur qui propulsa son menton un peu plus haut, un sourire délicat s’étirant dans ce même geste. Qu’ils approchent. Qu’ils attaquent. Alice était prête.

La jeune femme laissa Christopher porter les premiers coups. Elle restait silencieuse, somptueuse plante verte aux épines acérées qui piqueraient la truffe des premiers imprudents.
Les répliques furent lancer une première fois. Alice ne faiblissait pas, pas plus que Christopher. Tout n’était que mensonge. Le seul honnête de la famille était peut-être Duke Hangoover, moins versé dans l’art de la sournoiserie. Il attaquait le costume de Christopher, et en cela, attaquait Monsieur Félicien… et, donc, Alice. Bien. Sa truffe serait châtiée lorsque le moment viendra.

Lorsque elle fut saluée par la matriarche, puis par le fils aîné -sa voix provoqua en Alice une vive répulsion qui lui broya les entrailles- , elle accompli une délicate génuflexion accompagnée de son plus beau sourire. Sa tête était suffisamment basse pour prétexter ne pas avoir vu le regard de Donovan dégouliner le long de son corps. Son regard atterri sur les petites jambes de Derek puis celle de Clinton. Alice se redressa pour écouter ce dernier la saluer comme une inconnue. Ils s’étaient déjà rencontré, mais cela… personne d’autre qu’eux et Christopher ne le savaient. Ce secret, les deux adultes le protégeraient envers et contre tout.

« Moi de même, monsieur Hangoover », répondit Alice dans un sourire que seuls les enfants pouvaient recevoir. Son regard bondit sur Derek, à qui elle offrit une dernière génuflexion, plus courte, moins protocolaire. « Très cher Derek. »
L’oeil affûté d’Alice sauta sur la main que Donovan avait osé poser brusquement sur l’épaule de Clinton. Elle sentit le regard de Chrisopher chercher le sien. Il ne pu observer que l’attention d’Alice coulant de la main de Donovan jusqu’au visage de ce dernier. Elle avait vu. Elle voulait que l’imprudent le voit. Sa magie vibrait jusqu’au bout de ses ongles. Que ne donnerait-elle pas pour perdre contenance et éclater son poing dans le nez de Donovan Hangoover. Elle lui apprendrait à preuve de délicatesse envers ses enfants, dusse-t-elle le faire à grand renfort de violence. Ce qu’elle n’avait pu accomplir avec sa mère, elle le ferait pour Clinton et Derek.

La voix de Christopher la tira brusquement de ses pulsions. Elle suivit la main du regard, désignant la soeur. Annabelle. Du mari, Alice n’en avait que faire. La femme dégageait une beauté froide que partage les biches jetées en pâture aux charognards de la forêt. Encore une vision qui intimait à Alice de brûler tout le régime patriarcal actuel, à commencer par la famille Hangoover.
Alice répondit à la révérence d’Anna par la sienne, ses lèvres ourlées d’un sourire. « Madame, je suis enchantée de faire enfin votre connaissance ».

Une fois de nouveau droite aux côtés de son fiancé, Alice décida qu’il était temps d’attaquer.
Elle commencerait par Duke.

Ses yeux d’argent glissèrent du costume du patriarche à celui de Christopher. Puis, à sa robe, pour finalement revenir sur les Hangoover.

« Quelle élégante cohorte », lança Alice dans un sourire. « Je ne puis que saluer le savoir-faire de votre couturier. Nous avons fait le choix d’user de celui de la capitale française. » Sa tête se tourna vers Duke, à qui elle sourit joliment. Sa main délicate désigna le costume de Christopher dans un lent mouvement. « Félicien Marchal, monsieur Hangoover. La quintessence de la haute-couture sorcière, si bien portée par votre fils… et moi-même. Nous avons décidé d’accorder nos tenues, ce soir. » Avec l’élégance des grandes dames des plus grandes cours, Alice se tourna de biais pour offrir à chacun la vue du jeu de tissu et de couleur le long de son corps. Elle lança finalement une œillade amusée -mais polie- vers Duke. « Je comprends que ce choix soit… déstabilisant pour qui n’est pas versé dans les arts et usages de la mode française. »

Alice se redressa dans un sourire. Son regard tomba sur les enfants. Elle se décrocha de Christopher, pinça sa robe entre ses doigts malingres et osa s’accroupir avec lenteur. Le tissu coula le long de ses grandes jambes blanches, ne laissant à personne le loisir d’estamper indécente sur son front. Elle tendit ses deux mains vers Derek, le regarda suffisamment longtemps avec un sourire merveilleux pour l’inviter à la rejoindre, puis leva la tête vers Clint. « Je veux à tout prix que nous dansions tout à l’heure, monsieur. Vous n’y échapperez pas. » Son sourire se fit plus taquin, complice. Une véritable main tendue vers un enfant qui devait sans doute la voir levée trop souvent.

Avatar dessiné par ma merveilleuse Élicia Caldin
Spécialiste en Lutin de cuir | Diplômée de Beauxbâtons | 1ère année GEAD | Caméléon de 2050 & Romantique de 2050
12 janv. 2026, 12:07
RP libre Bal du Nouvel An 2051
Image
31.12.2050
Place Armand Malefoy
Image

Reducio
bbbbbbbbbbbbbbbbbbbbImage
Aitana est en compagnie de ses grands-parents maternels, Jonathan et Joanne Myers. Tous deux vivent à Godric's Hollow.

Les couleurs sont magnifiques et collent au thème de la soirée, cela ne fait aucun doute. En revanche, de là où elle est, impossible pour la jeune Poufsouffle de voir ce que ce brouillard de couleurs cache. Est-ce que j'y verrais quelque chose si je m'approche ? Elle considère de quitter ses grands-parents pour aller voir les galaxies de plus près, ses yeux faisant des allers-retours entre les deux adultes, toujours en pleine discussion, et l'objet de sa curiosité.

Finalement, c'est une voix et une silhouette à ses côtés qui la tire de là où ses pensées l'emmenaient. Elle reconnaît le visage du garçon, qu'elle est certaine d'avoir déjà croisé dans la salle commune. Il le confirme lui-même sans qu'elle n'ai besoin de le lui demander. Bien sûr qu'elle voit qui il est ! La jeune fille a toujours eu une bonne mémoire des visages, et les deux enfants étant de la même promo, il n'avait pas été difficile d'aussi retenir le nom du brun.

- Simon, oui, je vois ! Enchantée, Sim ! Moi c'est Aitana. De nouveau, ses yeux voyagent jusqu'à ses grands-parents, seulement pour quelques secondes. Evidemment qu'elle préfère rester avec Simon ! Les conversations des grands, c'est pas intéressant. Dit-elle en ramenant son regard sur le garçon. Tu crois qu'il y a quoi, là-dedans ? On y voit rien. Ajoute-elle en pointant du doigt la galaxie sur sa gauche, la plus proche d'eux.

Reducio
Image

@Simon Stewart

#937811 - 2A | Co-gérante de Fich'tre ! 2.0 | Avatar par Magic in the hair
Ma volière est toujours ouverte ! | Coucou Rapeltout
12 janv. 2026, 15:58
RP libre Bal du Nouvel An 2051
1 - 2 - HA - 3 - HA - 4
[Aelle qui cherche sa table : b.a.c.f.]


Image


J'entends d'abord sa voix sans me préoccuper des paroles : je suis persuadée qu'il ne s'adresse pas à nous. C'est en voyant mes frères se tourner vers lui que je comprends la signification de ce qu'il vient de dire et que je réalise qu'il a répondu à notre conversation comme s'il avait été invité à le faire. Je me tourne donc vers le nouveau venu avec ce visage distant et guère expressif que j'offre à tous les inconnus. J'englobe du regard sa veste simple et son maquillage ; toutes ses velléités créatrices se sont concentrées sur son visage, apparemment. Il faut dire que c'est assez réussi, quoi qu'assez tape à l'œil.

Zakary éclate d'un rire bruyant en jetant un coup d'œil vers le costume de mon ancien professeur. Je n'avais pas réalisé que l'on pouvait effectivement prendre son corps pour une tige et l'étoile de son déguisement pour une fleur. Si c'est une tentative d'humour de l'inconnu, seuls mes frères y sont sensibles. Narym ne cache rien du sourire qui lui étire les lèvres.

« J'avais pas vu les choses comme ça, s'amuse-t-il en coulant un regard vers le nouveau venu, mais vous avez raison, ça y ressemble.
Ça y ressemble totalement, ouais ! Quelle fleur ressemble à une étoile, comme ça ? questionne Zak sans cesser de sourire en se retournant vers lui. Naël saurait, lui, soupire-t-il en faisant référence à notre frère, moi j'en ai pas la moindre idée. Alors, Aelle, ça fait si longtemps que t'as quitté Poudlard que tu sais plus s'il a été prof' d'Études des moldus ou prof' de Botanique ? »

J'arrache difficilement mes yeux du nouveau venu pour jeter un regard agacé à Zakary.

« Je suis capable de me souvenir de mes leçons de première année, je ne risque pas d'oublier qui j'ai eu comme professeur, » sifflé-je.

Je coule un bref coup d'œil vers l'homme qui nous a abordé. Ses traits n'ont rien de familier et pourtant j'ai l'impression de l'avoir connu. Sa voix ou peut-être sa silhouette me rappelle quelque chose de familier. Sans doute rien, j'ai dû l'apercevoir comme j'aperçois tant de gens au quotidien, une rencontre inutile comme j'en ai eu un tas dans ma vie. Je relègue donc mes questions au second plan de mon esprit, ne trouvant pas nécessaire de m'y appesantir dessus. Je bois une gorgée à ma flute de champagne avant de répondre.

« Vous avez dû quitter Poudlard il y a quelques années, dis-je comme une simple constatation. Charleston a été professeur d'étude des moldus avant de s'occuper de la Botanique, mais ça remonte à un moment.
Ça rajeunit pas, hein ? » s'amuse Zakary en faisant un geste du menton en direction de l'homme.

Puis il penche son grand corps pour observer plus facilement son maquillage, sans que son sourire ne quitte un seul instant ses lèvres.

« C'est très réussit, le complimente-t-il en désignant son visage de sa main qui tient sa flute de champagne, vous êtes totalement dans le thème. »

Les frères d'Aelle sont ravis de l'intervention de @Hjúki Anastase, contrairement à Aelle, même si elle consent à répondre à sa question à propos de Charleston. Zak complimente son maquillage.
Dernière modification par Aelle Bristyle le 16 janv. 2026, 12:09, modifié 1 fois.
12 janv. 2026, 16:37
RP libre Bal du Nouvel An 2051
A.S - C.H - A.S - C.H - E.C - A.S - E.C - C.H - A.S - E.C - C.H - A.S - E.C - C.H - A.S - C.H - A.S - C.H

Image


Un rictus déchire le côté droit de la bouche de Donovan. Quand est-il apparu ? Christopher n'en a aucune idée. Il regardait du côté d'Annabelle et lorsqu'il a détaché ses yeux du sourire vide que sa sœur a offert à Alice, il est tombé sur cette vilaine grimace. Le problème n'est pas tant le rictus que le fait que c'est Alice que regarde Donovan et personne d'autre ; ce rictus lui est destiné et cela ne plaît pas à Christopher. Peut-être son frère sent-il son regard sur lui, car ses yeux aussi noirs que les siens se tournent dans sa direction. Ils glissent lentement le long de son corps avant de le remonter de la même façon. Donovan attend de croiser son regard avant de faire une petite moue avec ses lèvres. C’est comme si Christopher pouvait entendre sa voix lui murmurait : non mais regarde-toi. Regarde-toi, Christopher, tu nous fais honte. Et Christopher, en réponse, regarde Donovan de la même manière, mais son regard quitte à peine son visage pour regarder son buste avant de remonter tout aussi sec vers ses yeux ; il retrousse légèrement les lèvres pour dévoiler ses dents. Mais je t’emmerde, lui dit-il par la pensée avant de se détourner comme s’il n’avait plus la moindre importance. Mais le fait est que son cœur bat sourdement dans son buste et que son sang bout dans ses veines, exactement comme quand il était gamin et que son sentiment d’injustice avalait tout dans sa tête. Sa seule option pour la calmer était de pousser les autres à se mettre en colère contre lui. Frapper Donovan à la tête en passant derrière lui avant de courir dans le salon, renverser une chaise, claquer une porte, donner un coup de pied dans ce meuble un peu fragile sur lequel reposait un vase Ming. Tout faire pour recevoir la première baffe avant d'être celui qui la donnait.

Cela fait bien longtemps qu’il ne frappe plus son frère pour se venger ou qu’il ne casse plus de vase hors de prix — eux, il les vole. Alors Christopher ne peut rien faire d’autre que l'ignorer et se tourner vers leur père, auquel Alice s’adresse. Sous ses doigts qui frôlent à peine le dos de la jeune femme, il sent les infimes mouvements de son corps. Christopher a envie d’approcher sa main dans un atavique besoin de chaleur humaine et de contact réconfortant mais il n’en fait rien ; il respire longuement par le nez pour s’en empêcher, le regard braqué sur le visage qui n’exprime pas grand chose de son père. Et pourtant, il y aurait de quoi en exprimer des choses ! Le venin dans les veines de Christopher se transforme en quelque chose de moins douloureux au fur et à mesure qu’Alice parle. Tous ici sont suffisamment rodés dans l’art de la parole, de la réplique, du mensonge et tous ont suffisamment de talent pour insulter les autres sans avoir l’air de le faire pour savoir ce qui est en train de se jouer sous leurs yeux. C’est avec un grand talent qu’Alice remet à sa place l’homme tout en insultant son évident manque de connaissance de la haute-couture, qu'elle soit française ou non.

Christopher se sent sourire et il ne s'en cache pas, même si l'habitude le force à transformer l'insolence qui pourrait ourler ses lèvres en quelque chose de plus neutre. Son père hoche poliment la tête lorsqu’Alice désigne son costume et celui de son fils, mais ses lèvres se sont pincées brièvement. Quant à Lillian Hangoover ? Elle porte sur Alice un long regard de serpent sans ne rien exprimer ni par la bouche, ni par les yeux. Le fait est qu’Alice ne s’est pas adressée à elle — elle s’est contentée de répliquer et voilà que maintenant elle se détache de Christopher qui lui lance un regard surpris pour s’accroupir devant les enfants. Si Lillian baisse les yeux pour la suivre du regard, elle les relève rapidement vers Christopher qui, lui, voit bien toute la colère qui se cache derrière ses yeux plus sombres que la nuit.

Bien qu’il connaisse l’attention qu’Alice porte à ses neveux, Christopher ne comprend pas pourquoi elle a fait le choix de s’adresser à eux plutôt qu’à sa mère. Il ne peut rien faire d'autre, désormais, qu’observer Derek qui s’avance précipitamment d’un pas pour se jeter contre les mains d’Alice. Le sourire du gosse est presque douloureux à regarder tant il est beau, brillant, heureux, bien loin de tout ce qu’il ne sera jamais au quotidien. Ses doigts s’agrippent à ceux d’Alice avec la force du désespoir. Derek a du mal à contenir son excitation et il rebondit fébrilement sur les talons de ses chaussures bien lustrées. Quant à Clinton, il est emprisonné par les doigts de son père mais cela ne l’empêche pas de lancer un regard lourd d’émotions à Alice dont ne seront témoins qu’elle-même et Christopher : les sourcils plissés vers le haut comme s’il se retenait de se jeter contre elle comme l’a fait son frère, ce qui le fait étrangement ressembler à son oncle quand il est paniqué. Mais c’est avec une voix assurée de petit garçon bien éduqué et forcé de rester poli quelles qu’en soient les circonstances qu’il lui répond en levant délicatement le menton.

« Je serai ravi de vous offrir ma première danse, mademoiselle Sangblanc. »

Il se tient avec le port d’un homme mais il parle avec la voix d’un petit garçon. Et ça brise le cœur de Christopher qui s’empresse de détourner le regard pour ne plus avoir à supporter la vision de son neveu. Mère a les yeux baissés sur Alice alors même que son visage n’a pas bougé d’un iota. Quand elle les relève sur Christopher, son regard est plus tranchant qu’une lame. Mais c’est Duke qui prend la parole de son éternelle voix fatiguée.

« Un couturier de talent, cela ne fait aucun doute, affirme-t-il avec le ton de celui qui pense tout à fait le contraire de ce qu’il dit ; il poursuit avec un sourire sans joie : C’est un choix compréhensible pour deux jeunes gens qui reviennent d’un voyage qui leur a tourné la tête.
Je vous donnerai le contact de couturiers sorciers anglais de talent, intervient Lillian de sa voix sèche comme le plus aride des déserts. Ils ont déjà habillé de grandes dames pour leur mariage et aucune d’entre elles n’a jamais été déçue. »

Difficile d'ignorer le sous-entendu : lorsque vous vous marierez, je choisirai le couturier qui vous habillera. Et Christopher a beau avoir des frissons de dégoût dès qu’il pense au concept même de mariage, surtout ce mariage-, il y a une chose pour laquelle il est certain : personne ne choisira jamais ce qu’il portera pour son propre mariage. Alors il se tourne vers Alice en sentant couler dans ses veines ce même poison qui lui faisait faire de grosses bêtises pour lutter contre les injustices quand il était enfant.

« J’ai trouvé un magnifique costume à Paris, dans une boutique de l'avenue Montaigne. Vous en souvenez-vous, ma chère ? lui demande-t-il sur un ton affecté, le même qu'il prenait à Paris, justement, pour se moquer des gens de la haute. Celui à la coupe très moderne qui laissait voir toute une partie du dos. Votre regard s’est si joliment illuminé lorsque nous l’avons aperçu ! »

Il se tourne vers sa mère comme s’il ne savait pas qu’elle était en train de l’étouffer dans le sanctuaire de son esprit pour cet apparent manque de goût. Il accroche son regard sans cacher la lueur insolente qui y danse.

« Je pense que vous pourriez aimer, mère. Après tout, ce couturier-là aussi a habillé de grands hommes pour leur mariage et aucun d’eux n’a jamais été déçu. »

Un bref sourire ourle les lèvres de Christopher. Ses yeux passent du visage de sa mère à celui de son père.

« Mais évidemment, il y a plus de chance que je le porte pour le prochain bal que pour un quelconque mariage. »

Cela ne plaira pas à Alice mais il n'a pas pu s'en empêcher. Il est incapable de laisser croire à ses parents qu'ils ont gagné la partie. Et vu leur air pincé, c'est lui qui remporte cette bataille-là ; eux ne peuvent rien dire, ils tiennent trop aux bonnes relations avec les Sangblanc pour dire quoi que ce soit, de toute manière.

Christopher subit les assauts de papa et de maman, pendant qu'@Alice Sangblanc dorlote ses neveux. S'en suit une discussion sur la haute-couture qui n'est en fait pas du tout une discussion sur la haute-couture.

Lutin en cuir le plus stylé du Pitiponk
« Sa vie professionnelle est une fête qui s'arrête jamais » - LLOYD RIVER
12 janv. 2026, 17:11
RP libre Bal du Nouvel An 2051




Image

Mon soleil resplendit de nuit,
il est mon sommeil et mes rêves


Il est déjà malaisé de ressentir ses instincts, au sens être capable de les percevoir clairement comme des morceaux de soi. Et l’on voudrait les disséquer ? Pour être tout à fait honnête, Ivanovna, plus que Vana, sait les laisser parler, du moins agir. Mais les exprimer… c’est autre chose. Elle voudrait faire des bêtises, séduire les hommes, les aguicher même le temps de leur faire comprendre qu’elle aussi elle peut les mettre mal à l’aise devant leur épouse. A son âge, on ne cerne pas facilement toutes les implications d’un tel comportement, au point de passer pour une petite écervelée dont le toupet égale la stupidité. Ce n’est pas elle.
Boire serait une autre possibilité mais cela, Vana ne le peut plus depuis une soirée désastreuse. C’est bien simple, tout alcool ingéré repart aussitôt dans l’autre sens, d’une manière inélégante et fort désagréable pour elle. Il lui faudrait une idée loufoque, incongrue. Le genre de choses que l’on fait une fois dans sa vie. Ce ne sera pas ce soir. Elle sent en elle un grand bonheur, ses pensées noires la laissent tranquille, afficher son amitié sororale est sa réussite. Comme avec Konstantin, elle a laissé faire, donnant toute sa confiance à son amie. Vana ne sait pas comment formuler les choses, elle qui a déjà si souvent dit merci. Il faut vite répondre alors elle laisse aller la pensée qui lui tient le plus à coeur.

- ...Je crois que je vais être sage pour une fois…

Et voyez-vous, cette pensée est irrésistiblement chirale de sa sœur, un soir de gala, qui en avait trop fait. Voilà bien quelque chose qui différencie les deux filles Gunnray, bientôt... Alekhina, pour peu de temps encore....?... Est-ce à dire que la cadette réussira là où l’aînée a failli ? Peut-être simplement le hasard ou la chance. Il faut savoir se tenir. Ce soir, la dernière des filles Gunnray a envie de vivre pleinement. Mais intérieurement. C’est compliqué car elle veut montrer sa joie à Alyona qui a tant fait pour elle. Et qui lui manque terriblement au quotidien. Mais il est impératif de ne pas faire de faux pas, elle est à son bal des débutantes, sa première fois dans ce genre de corvées. Les chances sont grandes qu’elle n’y trouve qu’un plaisir superficiel à ses yeux mais que déjà elle ne s’enfuie pas est une grande victoire pour Alyona.

Elle s'approche de l’oreille de la rousse pour lui souffler ces quelques mots, en quittant celle-ci, elle est très proche des yeux d’Aly. Ils peuvent voir combien les deux billes noires d’Ivanovna brillent d’un feu liquide. Un feu intérieur. Que se passe-t-il lorsque deux astres entrent en contact ? Bien sûr, il nous arrive de voir la lune et le soleil dans un même ciel. Cette fois pourtant, Vana a chaudement pris Aly dans ses bras. Cette sensation de deux corps qui se connaissent très bien, souvent très proches par le coeur mais jamais au point de contact. Deux surfaces qui ne pratiqueront jamais de concert la moindre tribologie. Car il est question de phénomènes que la science, même magique ne peut expliquer. Entre elles, quand Lune et Soleil se touchent, toutes deux entrent dans une autre dimension, qui n’ a pas besoin de mots.

-...pour faire honneur à ma sœur.

Par un énigmatique enchevêtrement, passé et présent se confondent dans la tête de l’étudiante.


@Alyona Farrow
Dernière modification par Ivanovna Gunnray le 17 janv. 2026, 09:32, modifié 3 fois.
12 janv. 2026, 19:57
RP libre Bal du Nouvel An 2051
Summer - Asael - Summer
Image
Summer
Image
PNJ actif : Alia Jenkins

Summer ne tenait pas à rester avec sa mère. Vraiment pas. Surtout qu'elle était sûre de ne jamais avoir rencontré l'amie que sa mère rejoignait, et qu'elle tenait à éviter les phrases comme "Oh comme tu ressembles à ta mère !" ou bien les questions comme "Poudlard se passe bien ?".

Mais elle ne tenait pas non plus à contrarier sa mère, qui, pour le coup, lui avait transmis son côté obstiné. D'où le fait qu'elle se tut et ordonna à Asael de faire de même d'un regard.

Mais il ne comprit pas, pas comme l'aurait fait Lilith et Samia, pas comme l'aurait fait les deux filles qu'elle avait perdues l'une après l'autre. Il ne comprit pas, non, puisqu'il ouvrit la bouche pour tenir tête à sa mère, preuve évidente qu'il ne la connaissait pas. Quand elle abandonnait, ce n'était pas par dépit, ni par faiblesse, mais par stratégie, parce qu'elle savait que ça allait marcher si elle essayait un peu plus tard. Et ce n'était certainement pas, certainement pas une demande à l'aide.

Mais Asael ne comprit pas. Il répliqua, il tint tête, et Summer ferma un instant les yeux pour se repentir sur sa bêtise, pendant qu'il parlait à sa mère. Elle rouvrit les yeux au contact des mains du garçon, qui la poussait, la pressait de partir. Oh, par Merlin. Je ne pourrais plus jamais inviter personne.
Elle se laissa faire, toutefois, parce que c'était fait et qu'elle n'allait pas courir en arrière se réfugier dans les jupons de sa mère. Alors elle se laissa entrainer jusqu'au stand des boissons.

Heureusement, Asael ne chercha pas à installer une conversation, et après s'être vanté quelques secondes comme quoi ce n'était pas si compliqué, il se tut et la laissa profiter pleinement de la musique qui flottait dans l'air spatial. C'était juste magique, au sens propre comme au sens littéral.

Puis finalement le spectacle s'acheva, et Summer rouvrit les paupières, qu'elle avait fermées pour laisser plus de place à son ouïe. Elle souriait. Peu importe si elle avait l'air d'une idiote juste béate. Elle se sentait libre.

Elle écouta le Gryffondor s'extasier d'une oreille, hochant distraitement la tête à ses propos. Elle n'était pas encore revenue des lointains pays où la musique l'avait emportée. Elle revint cependant à elle quand Asael trouva son étiquette. Il n'y avait pas son prénom. Ils ne seraient pas à la même table.
Elle angoissa un instant de devoir le quitter. Elle s'était éloignée de sa mère, et allait désormais devoir se séparer du garçon, se retrouvant toute seule.
Elle tira sur le haut de sa robe pour la remonter, alors même qu'elle avait à peine bouger. Elle se sentait découverte, là tout de suite, et elle se mordit la lèvre en parcourant les lieux du regard, à la recherche de la table qu'on lui avait attribuée.

-Je dois être ailleurs... Je vais aller chercher. On se retrouve après, hein ?

Summer ne tenait franchement pas à se retrouver toute seule dans cette foule d'adultes, mais il fallait assumer, maintenant, alors elle adressa un bref sourire au premier année, et s'éloigna, à la recherche de l'étiquette à son nom.

525 mots
Summer quitte @Asael Bowen pour partir à la recherche de sa table, un peu stressée.

2A - PR - Volière ouverte, foncez!
Soleil des cachots - Hurleuse Nocturne - Maîtresse d'armes et proclameuse autoproclamée des AA