3 janv. 2026, 18:18
Bal du Nouvel An 2051
Les Aventures de Ser Wigglewing à Poudlard
Livre Premier
La Reine du Bal, le Chevalier et la petite Princesse
Finn est accompagné de Leda (sa mère) et Saoirse (sa petite sœur).
Reducio
Tenues :
Finn porte son vieux chapeau de sorcier bleu avec des étoiles et lunes jaunes, une veste habillée bleue, une chemise blanche, un pantalon bleu, une cape de sorcier assortie à son chapeau et des baskets blanches bien nettoyées. Son épée de carton est accrochée à sa taille par une ceinture marron.

Leda porte une longue robe bleu foncé élégante mais simple. Autour de son cou, il y a un collier en forme de lune.
Saoirse porte une robe à smock vert foncé avec une ceinture bordeaux, des collants en laine gris foncé et des ballerines noires. Sur sa tête, elle porte des oreilles de renne de Noël rouge.
Finn porte son vieux chapeau de sorcier bleu avec des étoiles et lunes jaunes, une veste habillée bleue, une chemise blanche, un pantalon bleu, une cape de sorcier assortie à son chapeau et des baskets blanches bien nettoyées. Son épée de carton est accrochée à sa taille par une ceinture marron.

Leda porte une longue robe bleu foncé élégante mais simple. Autour de son cou, il y a un collier en forme de lune.
Saoirse porte une robe à smock vert foncé avec une ceinture bordeaux, des collants en laine gris foncé et des ballerines noires. Sur sa tête, elle porte des oreilles de renne de Noël rouge.
❄
Quelques jours plus tôt, pendant les vacances.
« Allez, s'teu plaît, s'teu plaît, Maman, ce sera trop bien, tu verras !
- Je sais pas, mon chéri..., avait répondu Maman en se massant les tempes du bout de l'index.
- Mais pourquoi ? T'as pas envie ?
- Je sais pas trop... Il y aura tellement de monde. »
Elle ne m'avait rien dit, mais dans le fond, je savais ce qu'elle redoutait. Après le divorce, j'avais appris à connaître ses fêlures. Maman craignait le monde, et plus encore se retrouver dans un environnement plein de sorciers, potentiellement d'anciens camarades... Elle qui avait disparu des radars pendant si longtemps. Elle qui n'avait donné de nouvelles à personne, depuis sa rencontre avec mon père. Elle qui avait renoncé à sa vie de sorcière par amour... Elle craignait de ne plus trouver sa place auprès des siens. Je fis une moue attristée et je tâchai de la convaincre.
« Au pire, si c'est nul, on s'en va, et voilà.
- Il faut payer l'entrée...
- Mais non, c'est le prix qu'on veut, rétorquai-je.
- Je ne peux pas donner beaucoup, ce serait la honte, Finn.
- On s'en fiche ! Ceux qui auraient quelque chose à dire, c'est eux les nuls, d'abord.
- Je n'ai rien à me mettre, continua Maman.
- T'as qu'à mettre la robe que t'as mis pour l'anniversaire de ta copine, l'autre fois.
- L'autre fois, tu veux dire, il y a trois ans ? fit-elle remarquer en souriant doucement.
Je hochai la tête avec toute la conviction du monde.
- Ouais, elle est trop belle, elle te va archi bien.
- Je ne sais pas... Je pensais faire quelque chose de tranquille, plutôt.
- Mais on fait tous les ans quelque chose de tranquille ! Alors que Sinead elle sort avec ses potes et tout ! J'aime bien les soirées film et petits fours avec Saoirse et toi, hein, pas de souci, mais bon, pour une fois ! Et puis je suis au collège maintenant, Maman ! Je peux commencer à faire la fête moi aussi !
- Peut-être que tu pourras commencer à faire la fête quand tu seras assez grand pour y aller tout seul...? fit-elle en m'ébouriffant les cheveux. »
Je croisai les bras, boudeur. En pensant à ce film dans lequel un chat roux chaussé de bottes obtient tout ce qu'il veut en faisant des yeux mignons, je tentai d'appliquer cette technique sur ma mère.
« Je vais y réfléchir... concéda-t-elle. Qui gardera Saoirse, si Sinead n'est pas là ? »
Je sautai de joie et me précipitai sur ma mère, pleinement conscient que si elle se mettait à réfléchir pour résoudre les problèmes posés par cette situation, la partie était déjà gagnée. Finalement, il fut décidé que Saoirse irait fêter la nouvelle année à Godric's Hollow avec nous.
✧✦✧✦✧
31 décembre 2050
Avant de partir, Maman déplorait son apparence : je ne ressemble à rien, j'ai l'air d'un sac, même le maquillage ne me sauvera pas... J'étais toujours inquiet, lorsqu'elle tenait ce genre de discours. Ça me rappelait la période où rien n'allait, quand elle était toujours triste et fatiguée et qu'elle ne s'aimait pas du tout. Ma Maman, je préférais largement la voir sourire. J'espérais que la magie du bal l'aiderait à s'émerveiller. Ses yeux rêveraient et feraient des étincelles, comme quand je lui racontais la magie de Poudlard qu'elle avait quitté il y a bien longtemps. En attendant, je tâchai de lui rappeler qu'elle était la plus belle. Saoirse approuvait et en rajoutait une couche : t'es trop magnifique ! s'exclamait-elle en faisant elle-même tourner les volants de sa robe aux couleurs des fêtes. Ma petite sœur n'était pas vraiment dans le thème de la soirée mais elle avait insisté pour porter la robe qu'elle avait reçue à Noël. Maman pensait que de toute façon, les organisateurs ne jetteraient pas dehors une petite fille de sept ans.
Une fois arrivés, nous déposâmes nos manteaux dans les vestiaires et cinq gallions dans la boîte aux dons. C'était un gros sacrifice pour Maman, qui n'avait pas beaucoup d'argent sorcier (et pas davantage d'argent moldu, d'ailleurs), surtout après les folies des cadeaux et repas de Noël. Eh non, le Père Noël n'avait pas un budget illimité, même s'il faisait de son mieux pour faire plaisir à tout le monde...
Saoirse et moi étions émerveillés par le décor et enivrés par la musique. Je crois que Maman l'était aussi, même si elle était aussi très intimidée par le monde tout autour. Elle cherchait des yeux des regards à fuir, espérant que personne ne la reconnaîtrait. J'avais envie de crier de joie et de courir partout mais quand le spectacle commença, je ne pus que l'admirer avec de grands yeux, la bouche légèrement entrouverte. J'essayai de porter Saoirse pour qu'elle puisse mieux voir, mais ma foi, elle n'avait plus trois ans et elle était devenue franchement trop lourde, même pour un chevalier à la force phénoménale comme moi. Je haussai les épaules en m'excusant de ne pas pouvoir l'aider.
Lorsque le spectacle s'acheva, je tournai les yeux vers Maman, prêt à partager mes impressions. Ses yeux humides brillaient comme les étoiles au-dessus de nos têtes. Soudainement fou d'inquiétude, je penchai la tête vers elle et demandai :
« Maman, qu'est-ce qui va pas ? »
Elle secoua la tête et épongea une larme sous son œil.
« Ce n'est rien, mon petit chéri, c'est juste que... C'est tellement beau, la magie. »
Maman sanglota un peu, achevant difficilement sa phrase et sourit en nous câlinant, Saoirse et moi.
« Ça vous a plu, mes amours ? »
Nos têtes s'agitèrent vivement en signe d'approbation. La soirée promettait d'être merveilleusement magique.
Alors que Maman espérait ne croiser aucun visage connu, je ne m'attendais pas, de mon côté, à reconnaître qui que ce soit. Et pourtant. Cet homme, là-bas, avec une cape un peu semblable à la mienne (mais en plus jolie), n'était-il pas prof à Poudlard..? Je ne l'avais pas en cours, mais j'étais certain de l'avoir vu au collège. Alors ça, c'était vraiment la honte ! Croiser un prof en dehors du contexte scolaire était une expérience si bizarre ! Je n'imaginais même pas qu'ils puissent exister en dehors du collège. Ébahi, je tapotai l'épaule de ma mère et plaçai ma petite sœur dans la confidence, en pointant discrètement du doigt @Sullien Willows.
« Hé, hé, dites, le mec là-bas... j'crois bien que c'est un prof...! Pitié, Maman, cache-moi ! »
La famille Wigglewing dépose 5 gallions pour les dons.
#2a736f
Promotion 2050
3 janv. 2026, 19:30
Bal du Nouvel An 2051
31 DÉCEMBRE 2051
Place Armand Malefoy
Place Armand Malefoy
UNE HEURE PLUS TÔT - 18h06
- Tu es sûre que ça ne fait pas trop ?
Élicia observait son reflet dans le miroir qui lui faisait face tandis que Tess tournait autour d'elle pour effectuer les derniers retouche de sa robe. Une aiguille entre les lèvres, sa baguette dans l'autre, son regard attentif tentait d'attraper le moindre morceau de tissu qui n'était pas à sa place.
- Mmmmh mfph mmh.
Élicia sourit, ses yeux suivant sa cousine. Ce n'était pas la première fois qu'elles se retrouvaient dans cette situation, toujours avec le même chef d'oeuvre, mais cette fois elle sentait que c'était la bonne. Seulement si Tess avait insisté pour que la rousse se présente avec son oeuvre ce soir-là, la principale concernée avait peur d'abîmer une si jolie pièce, surtout en sachant le temps monstrueux qu'avait dépensé sa cousine dans sa réalisation. Certes la robe méritait d'être portée et montrer, mais tant de chose pouvait mal tourner avec autant de monde...
- Depuis le temps que j'attends de confectionner les tenues de ce carnet, hors de question de louper une occasion pareille. Ça sera comme si je présentais ma première collection, je peux pas laisser passer ça.
Tess se redressa, secoua d'un geste fluide la jupe pour lui donner plus de volume, puis sourit, satisfaite.
- Ça devrait aller comme ça. Tu veux qu'on s'attaque au reste ?
- Non non, je m'en occupe toute seule. Va donc te préparer, on risque d'être en retard si tu te dépêches pas.
Élicia désigna d'un mouvement de tête la porte du dressing attenant, sachant pertinemment que la robe qu'allait porter sa cousine - et confectionnée par ses soins également - se trouvait derrière. Elle n'avait pas encore eu l'occasion de la voir.
- Très bien. Mais fais attention quand même.
D'un signe de tête affirmatif en guise de promesse, la rousse sortit de la chambre pour se rendre dans la salle de bain, quelques pas plus loin. Tess avait pensé à lui sortir les accessoires qu'elle avait prévu d'ajouter à sa tenue. Élicia s'empressa donc de les mettre, le collier puis les boucles d'oreilles, avant de retenir ses cheveux coiffés avec une broche scintillante et quelques étoiles. La tenue était déjà suffisamment remarquable pour ne pas avoir besoin d'en rajouter avec une coiffure ou un maquillage alambiqué.
Elle n'avait donc plus qu'à attendre que tout le monde soit prêt avant de transplaner jusqu'à la place Armand Malefoy où se trouveraient de nouveau les festivités, comme l'an passé.
Déjà un an. Tout était passé bien vite, beaucoup de choses avaient changé durant ce laps de temps, et si Élicia était fière de l'année parcourue, elle se demandait ce que lui réservait la prochaine. De nouveaux accomplissements, si possible. De nouvelles rencontres. Et l'avancement de certains projets.
Ses études lui prenaient tout son temps, mais peut-être parviendrait-elle à avancer sur certains domaines de sa vie. Il le fallait.
Ses pensées dérivèrent vers la soirée en elle-même. Elle avait adoré le thème de l'année précédente, l'idée du phénix renaissant, mais celui de cet année semblait tout aussi spectaculaire. Ce n'était peut-être pas un bal masqué, aussi aller parler à des inconnus serait moins aisé, mais au moins arriverait-elle à reconnaître pas mal de monde. Du moins l'espérait-elle.
Qui pourrait-elle bien croiser ce soir ?
Pas Aïsha, et c'était l'un de ses plus grands regrets. Passer le nouvel an avec sa nouvelle amie aurait été absolument fantastique mais sa colocataire était partie rejoindre sa famille en Egypte pour les fêtes de fin d'année afin de profiter d'eux le temps des vacances. Des vacances amplement méritées après les examens qu'elles avaient passé à la fin du semestre.
Sur ces dernières reflexions, Tess sortit de sa chambre sous le regard ébahie de sa cousine, et toutes deux annoncèrent à Maxence et Lyam qu'elles allaient sur place en éclaireuses avant de disparaître, surexcitée à l'idée d'une soirée qui s'annonçait féérique.
____
19h08, PLACE ARMAND MALEFOY
Ses bras autour de ses épaules pour se préserver loin du froid de décembre, Élicia avançait avec sa cousine parmi la foule des invités de la soirée. Son regard allait d'un individu à un autre, cherchant un visage familier, amical si possible, mais le mouvement l'empêchait de vraiment repérer qui que ce soit. Tant pis, elle aurait bien le temps de trouver ami, camarade ou connaissance plus tard dans la soirée. Ce qui comptait réellement à cet instant précis, c'était de rentrer au chaud sous la gigantesque bulle.
Élicia salua d'un sourire Wilson, se souvenant l'avoir déjà croisé à de maintes reprises et notamment au QG du Merlin - dont il n'avait normalement aucun souvenir... - et, une fois son billet validé, s'engouffra dans la bulle. Elle lâcha un soupir de satisfaction peut discret en retrouvant une température plus agréable, puis se tourna vers Tess. Les deux cousines se sourirent, puis filèrent dans la salle qui se remplissait doucement.
La première chose qui attrapa le regard émerveillée d'Élicia furent les bougies. Des bougies flottantes au dessus de leur têtes, jusqu'au plafond qui semblait aussi infini que le ciel. Une réplique qui lui rappelait avec une pointe de nostalgie piquante le plafond de la Grande Salle. Poudlard.
Ses yeux se floutèrent un instant avant qu'elle ne chasse les petites larmes menaçant de couler à ce souvenir qui lui manquait. Heureusement Tess ne sembla pas le remarquer, ou ne fit aucun commentaire, et l'entraîna sans plus attendre vers les tables et les flûtes de champagne. Elle lui en tendit une, puis les deux trinquèrent en observant la salle et ses invités. Maxence et Lyam n'allaient sûrement plus tarder.
Sentez vous libres d'interagir avec les deux cousines !
Boucle d'Or, 1ère année à la GEAD
Red hair, the crown you never take off
3 janv. 2026, 22:15
Bal du Nouvel An 2051
Samedi 31.12.2050


Glissant une autre épingle dans ses cheveux, elle sourit à son reflet en pensant au moment où elle avait ouvert l'enveloppe, émerveillée et frissonnante sous les caresses évanescentes des étoiles. Les derniers mois n'avaient pas été faciles, mais les étoiles l'avaient entendue puisque Gryffs avait enfin pris les devants et lancé lui-même l'invitation au fameux bal de la ville. Elle-même, rongée par le doute sur les sentiments du brun à son égard, s'était, à sa grande honte, refusée à le faire la première. Fragilisée dans son estime par quelques rendez-vous manqués, la réception de ces deux billets avait néanmoins apaisé ses peurs.
Le son affirmé des coups portés à la porte de son appartement coïncide avec ses battements de cœur, et c'est vivement et avec un grand sourire qu'elle ouvre la porte.
"Merci", sourit-elle doucement, rougissante. Elle a fait son possible pour avoir une tenue à la hauteur de l'événement et surtout de son cavalier, malgré ses pauvres moyens. Heureusement, la magie est une bonne fée, et elle a mis à profit plusieurs techniques, mêlant couture pour améliorer une ancienne robe de bal, teinture magique et surtout l'application d'un sortilège répliquant une belle carte du ciel nocturne sur le tissu vaporeux devenu bleu nuit.
La jeune femme avait également fait des efforts et s’était maquillé les yeux pour souligner ses cils et rappeler la teinte bleu nuit sur ses paupières - il lui avait d'ailleurs fallu un nombre indécent d'essais au cours des semaines écoulées pour trouver la bonne dose et ne pas ressembler à un troll.
Pour compléter sa tenue, elle avait emprunté un boléro de velours bleu nuit, deux épingles d'argent représentant des croissants de lune pour fixer sa tresse, et chiné deux chaussures à talons auxquelles elle avait appliqué la même magie. La paire l'attend sagement à côté de l'entrée. Bien que ravissantes, elle s'était méfiée et avait appliqué un sortilège de coussinage sur la semelle.
"Ta robe est très jolie. Elle me fait penser au bal AMICO, tu sais ? Mais elle était bleue, je crois", passant un doigt le long des broderies du col, avant de se hausser sur la pointe des pieds pour un baiser. "Et tu sens bon ! J'aime bien celui-là", apprécia la jeune femme. À petite dose, le parfum était acceptable, elle-même ne supportant pas d'en porter.
Ses yeux tombent ensuite sur le paquet. "Oh, Gryffs... Il ne fallait pas", proteste-t-elle timidement, contente mais en même temps bien consciente que le vrai cadeau est sa présence à cette soirée. Elle ouvre le paquet et l'écrin avec une grande précaution. "Oh !", dit-elle encore. La délicatesse du bijou la touche, même si elle essaie de ne pas penser à son prix ni à la provenance des fonds de peur d'assombrir son humeur. "Je te laisse l'honneur", chuchote la blonde en tendant l'écrin et en se tournant pour qu'il puisse lui passer au cou.
@Gryffs Sorrow
❧ Herminie Peers, 19 ans, Étudiante à l'AESM, Serveuse à temps partiel au Café du Rosier ❧
Best Friend 9000, LA référence couleur Poufsouffle #BF9000
Best Friend 9000, LA référence couleur Poufsouffle #BF9000
3 janv. 2026, 22:17
Bal du Nouvel An 2051
Hiver naissant 2050–2051
0. Entrée d’Ali • I • II • III • IV • V • VI
VII (Bristyle) • VIII • IX • X • XI • XII • XIII • XIV
XV • XVI • XVII • XVIII • XIX • XX • XXI • XXII
Cela revêt-il tant d’importance, en quelle compagnie le seuil d’un an au suivant est franchi ? Cette fois, il est seul, personne ne l’a poussé à venir. La dernière fois, il avait été fortement pressé d’être présent par sa Sœur-de-Cœur. Il n’était pas resté jusque minuit, et il n’est pas impossible qu’il prenne de nouveau congés plus tôt. Non qu’il ait prévu quelque célébration après. Quand il avait demandé à Seán, le danseur lui avait confirmé que les festivités jusqu’au bout de la nuit n’étaient pas son truc, il ne tenait pas à ce qu’ils se privent de sommeil jusqu’au lendemain en se tenant la main uniquement pour se dire qu’ils ont vécu cette minute symbolique éveillée. Le bibliothécaire ne l’avait pas contredit, il avait sûrement passé un meilleur moment en déjeunant avec les O’Donoghue, redécouvrant Cludhmor au passage.
Hjúki arbore un maquillage artistique facial nocturne, dans cet état d’esprit
La constellation de l’Archer est brodée en fil d’argent de façon figurative dans le dos de sa veste de smoking taillé à la moldue
Voilà bientôt un an que Hjúki essaie de se rapprocher du monde sorcier et d’y trouver son oxygène. En vain. Il ne sent pas plus intégré, ou dans son élément, quand il tente de se glisser dans un évènement bien fréquenté, comme cette soirée. Il persévère, comme si le concept de ‘la prochaine fois sera la bonne’ devait se réaliser. Il y a quelque chose entre lui et la société sorcière, qui rend la majorité de ses membres étrangère, inaccessible. Son centre de gravité n’est pas là. Il n’y a pas de satellites. Un mage qui n’arrive pas à aimer les sorciers… à leur accorder sa confiance, baisser la garde ; au point qui ne s’est forgé aucune amitié magique passée l’adolescence. Et si ce devait demeurer ainsi ? Y travailler, puis s’échapper dès qu’il en a l’occasion. Il se peut qu’il connaisse mieux Cork et la loge de Seán que la capitale sorcière et son bureau. C’est d’ailleurs avec lui que sa tenue de soirée a été composée. Il met un point d’honneur à emporter un peu du danseur dès qu’il visite un lieu dont l’entrée lui est interdite du fait de son statut. Le jeune adulte finira par s’y faire, il ne peut vivre en couple dans ce monde sorcier, qui n’envisage jamais plus d’activités mixtes. Les nés-moldus qui perdraient leurs parents à la frontière anti-moldu de la ville sont sûrement plus à plaindre que lui.
Ce soir, son maquillage est l’un des plus complexes qui ait pu couvrir son visage. Au lieu d’un travail conscrit aux paupières ou au pourtour des yeux, c’est toute la moitié supérieure qui a été colorée d’une voûte céleste, qui prend la place du masque du dernier bal, et s’étend au-delà. Il ne sait pas si cela le rendra méconnaissable, ou au contraire plus identifiable que jamais, en prolongeant le bleu de ses iris dans le fond nocturne qui orne sa peau. Pour sa tenue, il a remisé sa robe de soirée sorcière au profit de l’un des smokings de Gala de Seán, qu’il lui a confié porter dans les soirées où la présence des artistes sert à ouvrir les bourses des mécènes. Quelques ajustements magiques l’ont rendu d’un bleu sombre, parfaitement taillé. Derrière, ils ont œuvré à la moldue, traçant à la craie le motif sur le tissu, épinglant les repères avant de se mettre à la broderie en relief. Sitôt sa cape d’hiver ôtée apparaît la constellation de l’Archer, finement brodée en fil d’argent sur toute la surface du dos de la veste. Est-ce une audace ou une provocation pour un né-sorcier de porter un accoutrement moldu au possible dans ce panier de crabes ? Ils feront semblant de ne pas le relever. Il hésite à mettre la main à la poche. Il s’imagine bien que ce ne sera pas pour promouvoir l’art et la culture moldus. Son don est modeste. À peine cinq gallions, il aurait pu mettre moins.
Hjúki avance dans la sphère, attentif à la sélection musicale. Pas de Holst à l’audition, pour l’instant. Et du piano, qui ne compte pas parmi ses sonorités favorites. Qu’est-ce qu’il fait là ? pense-t-il en regardant sans vraiment les voir tous ces êtres magiques qui ne lui disent rien, pour la plupart. Un très fin sourire déforme à peine ses lèvres quand la silhouette d’Ali se dessine dans son champ de vision. Elle est élégante, toujours dans le thème, se dit-il, en oubliant ses propres apparats. Ça lui ferait plaisir, qu’ils partagent une danse, ce soir. Entre… ? il ne sait pas vraiment ce qu’ils sont, tous les deux. Des bateaux qui se croisent dans la nuit, parfois. Il ne sait pas s’il veut que ça change. Qu’elle devienne une personne à qui il pourrait confier ce qu’il a l’habitude de taire. Ne pas vraiment se connaître, ne pas partager ses tracas, ça préserve une forme de légèreté entre eux. Au moins, il a la certitude que s’ils se croisent ce soir, peu importe quand, Ali sera toujours elle, non pas une inconnue transformée par les vapeurs d’alcool qui sont déjà prêtes, au garde-à-vous sur le buffet. Lentement, il décroche son regard. L’a-t-elle vu ? son maquillage s’est si bien fondu à sa peau qu’il l’oublie presque, que son apparence n’est pas de nature à lui permettre de passer inaperçu.
La métamorphose musicale introduit un acrobate de cirque dans sa roue-échelle, secondé d’un magicien produisant des effets tout autour ; mais qui ne retiennent que peu l’attention du bibliothécaire, essentiellement orientée en direction des souples figures circassiennes qui lui font ressentir ce mélange d’émerveillement et de tristesse, car il échangerait bien ce moment contre un semblable dans le monde moldu, pour sentir le parfum de Seán, pour sentir un autre cœur que le sien battre devant la performance.
Dernière modification par Hjúki Anastase le 8 févr. 2026, 14:37, modifié 12 fois.
3 janv. 2026, 23:01
Bal du Nouvel An 2051
Dawn ne revenait pas de ce qu’elle s’apprêtait à faire. Bien sûr, lorsqu’elle avait rejoint l’orchestre sympho’magique, elle se doutait qu’elle devrait se produire devant un public tôt ou tard. Mais elle n’aurait jamais imaginé être mise au premier plan dans un presque solo de piano durant deux morceaux, dans une soirée comme celle-ci. Flattée, elle avait rapidement accepté la mission que lui avait confiée le chef d’orchestre, mais maintenant qu’elle y était, le trac lui donnait envie de prendre la fuite. Chose qu’elle ne ferait pas malgré tout…
Les mains moites, la jeune femme avança vers l’instrument. Pour l’occasion, elle arborait une robe bleu marine. Le corsage en velours était couvert de strass. Certaines paillettes plus petites étaient rassemblées en forme de lune. Une cape de tulle, bleue également, partait des épaules et du dos et descendait jusqu’au sol. Celle-ci était parsemée de centaines de points argentés, rappelant un ciel étoilé.
La pianiste fixait les touches blanches et noires et ses partitions durant toute la durée de la prestation de l’orchestre. Elle craignait qu’un regard vers la foule lui fasse perdre pied et provoque ce qu’elle craignait le plus: une fausse note. Pourtant, elle les connaissait par coeur ces morceaux. Les portées des pages sous ses yeux n’étaient là que pour la rassurer tant elle pouvait les jouer les yeux fermés à force de travail et de répétition. La jeune femme se concentra sur sa respiration qu'elle tentait de ralentir. Heureusement, au-delà de sa connaissance rigoureuse des morceaux, elle pouvait également s'appuyer sur les techniques de concentration qu'elle apprenait aux côtés de Mister Kohler. Petit à petit, elle s'enferma dans sa bulle et bientôt, il n'y avait plus qu'elle et la musique. Les notes sortaient naturellement, comme si elle jouait pour elle-même, seule dans sa chambre. Tout irait bien tant qu'elle ne jetterait pas un regard en direction de la foule qui s'épaississait à mesure que le temps avançait, puisqu'il accompagnait l'arrivée des invités.
Leur prestation terminée, Dawn salua le public en compagnie des autres membres de l'orchestre sympho'magique et quitta la scène. Ce n'est qu'à ce moment-là qu'elle se rendit pleinement compte du monde qui s'était rassemblé sous le dôme pour fêter la nouvelle année. Au moins, ce soir, elle clôturera l'année avec le sentiment d'avoir accompli quelque chose, de s'être surpassée.
Il était maintenant temps pour elle de se mêler à la foule et de tenter de rejoindre les personnes qui l'accompagnaient, ce qui n'allait pas être chose aisée. À côté, jouer d'un instrument face au public lui semblait presque facile, finalement. La jeune femme se glissa jusqu'au table et se saisit d'une coupe de champagne. Elle commençait rarement une soirée avec un verre d'alcool, mais cette fois, elle l'avait bien méritée. Elle finirait bien par tomber sur un visage connu.
Inspiration pour la robe.
N'hésitez pas à interagir avec Dawn.
**Étudiante à la FSCM, 2e année Vétérinomagie spécialité Créatures aquatiques**
La force de la meute est dans le loup. La force du loup est dans la meute.
Les mains moites, la jeune femme avança vers l’instrument. Pour l’occasion, elle arborait une robe bleu marine. Le corsage en velours était couvert de strass. Certaines paillettes plus petites étaient rassemblées en forme de lune. Une cape de tulle, bleue également, partait des épaules et du dos et descendait jusqu’au sol. Celle-ci était parsemée de centaines de points argentés, rappelant un ciel étoilé.
La pianiste fixait les touches blanches et noires et ses partitions durant toute la durée de la prestation de l’orchestre. Elle craignait qu’un regard vers la foule lui fasse perdre pied et provoque ce qu’elle craignait le plus: une fausse note. Pourtant, elle les connaissait par coeur ces morceaux. Les portées des pages sous ses yeux n’étaient là que pour la rassurer tant elle pouvait les jouer les yeux fermés à force de travail et de répétition. La jeune femme se concentra sur sa respiration qu'elle tentait de ralentir. Heureusement, au-delà de sa connaissance rigoureuse des morceaux, elle pouvait également s'appuyer sur les techniques de concentration qu'elle apprenait aux côtés de Mister Kohler. Petit à petit, elle s'enferma dans sa bulle et bientôt, il n'y avait plus qu'elle et la musique. Les notes sortaient naturellement, comme si elle jouait pour elle-même, seule dans sa chambre. Tout irait bien tant qu'elle ne jetterait pas un regard en direction de la foule qui s'épaississait à mesure que le temps avançait, puisqu'il accompagnait l'arrivée des invités.
Leur prestation terminée, Dawn salua le public en compagnie des autres membres de l'orchestre sympho'magique et quitta la scène. Ce n'est qu'à ce moment-là qu'elle se rendit pleinement compte du monde qui s'était rassemblé sous le dôme pour fêter la nouvelle année. Au moins, ce soir, elle clôturera l'année avec le sentiment d'avoir accompli quelque chose, de s'être surpassée.
Il était maintenant temps pour elle de se mêler à la foule et de tenter de rejoindre les personnes qui l'accompagnaient, ce qui n'allait pas être chose aisée. À côté, jouer d'un instrument face au public lui semblait presque facile, finalement. La jeune femme se glissa jusqu'au table et se saisit d'une coupe de champagne. Elle commençait rarement une soirée avec un verre d'alcool, mais cette fois, elle l'avait bien méritée. Elle finirait bien par tomber sur un visage connu.
Inspiration pour la robe.
N'hésitez pas à interagir avec Dawn.
**Étudiante à la FSCM, 2e année Vétérinomagie spécialité Créatures aquatiques**
La force de la meute est dans le loup. La force du loup est dans la meute.
3 janv. 2026, 23:14
Bal du Nouvel An 2051
Reducio
Shaïa est accompagnée de sa mère. Leurs robes sont aux couleurs de la galaxie et celle ne la jeune fille est parsemée de paillettes pour symboliser les étoiles.
Shaïa est accompagnée de sa mère. Leurs robes sont aux couleurs de la galaxie et celle ne la jeune fille est parsemée de paillettes pour symboliser les étoiles.
|
|
31 Décembre 2050
Passant l'entrée après avoir présenté leurs billets, Shaïa fixait le comptoir de dons. Elle aurait bien aimé pouvoir donner un peu, mais elle avait oublié sa bourse chez elle...
"Maman...
- Oui ?
- Tu as un peu d'argent ? questionna la jeune fille.
- Évidemment ! Tu voulais faire un don ?
- Boui..."
Elles n'en avaient pas fait l'année passée, alors pourquoi pas ?
Après avoir donné quelques galions - trois, si elle avait bien vu - pour les associations, Louisiane guida sa fille jusqu'aux vestiaires, où l'on leur proposa de déposer leur manteaux. Shaïa aurait bien gardé le sien, mais sa mère insista en disant qu'elle risquait d'avoir chaud - ce qui ne l'étonnerait pas.
Shaïa avait bien du mal à se faire aux tenues que sa mère lui faisait porter. L'année précédente, sa robe la mettait mal-à-l'aise. Heureusement que Louisiane avait un don pour la rassurer... Même si, honnêtement, cela ne changeait rien à son malaise. La Poufsouffle s'attarda devant le miroir dans les vestiaires et lâcha un long soupir à cette pensée.
Malgré sa tenue, elle aurait adoré pouvoir voir Rhea. Elle se demandait si elle était là, cette année... La précédente, elle ne l'avait pas vu. Surtout qu'elle ne la connaissait pas. Il lui était maintenant bien difficile d'imaginer Poudlard sans toutes ses belles rencontres...
"Rhea..."
"Tu as terminé ? demanda sa mère à l'entrée du vestiaire.
- Euh... Oui !
Shaïa arrangea son gilet bleu nuit et poussa la porte.
- Ça te va à ravir ! affirma Louisiane.
- Ha...! Ouais...
Oui, elle était peu convaincue.
Mère et fille se rendirent dans la salle principale. Shaïa avait tout autant de mal avec sa robe qu'avec les décorations de la Bulle... Tout était si bien agencé qu'elle se demandait comment ils faisaient pour réussir à imiter des minies galaxies...
- Tu as prévu d'aller voir quelqu'un ? demanda sa mère.
Il y avait bien Rhea, mais... Au vu du peu de choses qu'elle savait de sa famille, elle ne risquait pas d'être là ce soir. Ça la rendait un peu triste...
- Non...
- Eh bien, ne reste pas plantée là ! Viens donc manger un morceau...
La jeune fille suivit Louisiane jusqu'à une table, où elles s'assirent avant que les pensées de Shaïa ne divaguent. Elles partaient dans tous les sens, comme la conversation qu'elle avait eu avec Rhea ce soir-là... Elle lui manquait.
- Ça ne va pas ?
Elle venait tout juste de se rendre compte qu'une larme lui avait échappé.
- J-Je reviens..." balbutia-t-elle.
Elle alla se coller contre un mur non loin des toilettes, comme l'année dernière. Mais elle ne pleurait pas. Elle cherchait quelqu'un des yeux... Rhea. En croisant les doigts pour qu'elle soit venue, bien sûr...
455 mots.
@Eleanora Sywell ?
Dernière modification par Shaïa Lee le 5 janv. 2026, 19:56, modifié 5 fois.
4 janv. 2026, 02:59
Bal du Nouvel An 2051
Enfin. Enfin je peux assister à ce satané bal que j'ai raté l'année précédente, clouée au lit sous 40 de fièvre, la tête comme une citrouille et le corps tantôt brulant tantôt glacé. Kenji était resté chez moi pour me tenir compagnie, et même si je lui suis infiniment reconnaissante de ne pas m'avoir laissée tombée, il faut bien reconnaitre que ce foutu bal m'a narguée pendant le reste de l'année — et donc jusqu'à ce soir. Miya 1, grippe 0 ! je pense avec un petit sourire satisfait.
Peu à l'aise dans mon kimono de soirée que Dohwa m'a aidée à choisir et à enfiler, je fais attention à ne pas trop gigoter pour garder une posture digne — et surtout éviter que le ruban noué à ma taille ne se fasse la malle. Si je n'ai pas vraiment l'habitude d'être aussi soignée, ça ne me déplait pas de me sentir aussi belle. Le vêtement est d'une beauté indiscutable, et le tissus est doux comme de la soie, je le sens glisser sur ma peau et c'est agréable, comme un souffle d'air frais. Mes cheveux, que je laisse habituellement lâchés, sont relevés en un élégant chignon que je dois aux mains expertes de Dohwa — et il en va de même pour le léger maquillage qui réhausse mes traits —, mais ce qui me plait le plus est indéniablement la broche raffinée et habilement enfoncée dans ma coiffure. Hissée sur de talons à hauteur raisonnable, je gagne quelques centimètres qui me plaisent particulièrement — outre le fait qu'ils me permettent de ne pas me prendre les pieds dans ma robe et qu'ils m'évitent de trébucher à chaque pas.
Ma main survole le tissus dont je parcours les motifs avec des yeux émerveillés, peinant à croire que tout cela est vraiment réel. Une bourrasque glacée se charge de me rappeler à l'ordre, et je grimace en frissonnant. Automatiquement, mes yeux cherchent ma petite bande.
Alden et Alicia se réchauffent sous un pauvre bout de cape du premier — d'ailleurs je songe sérieusement à m'approcher pour quémander un morceau de tissus dans lequel me draper —, Kai se contente d'être beau — on ne change pas les mauvaises habitudes —, et Mel....Mel me regarde. Mon coeur rate un battement. Haussant un sourcil amusé voire taquin, je lui souris doucement puis reporte mon attention sur Al qui semble demander quelque chose à Kieran.
Oh bordel. Est-ce possible qu'un garçon pour qui j'ai eu le béguin à Poudlard me fasse toujours autant d'effet ? Les joues chaudes, j'essaye de me reprendre en posant ma main sur ma baguette dissimulée dans une poche de la robe. Aussitôt, son contact me rassure et je me détends imperceptiblement. L'envie de fumer me prend, mais avant même que j'essaye de me raisonner je vois Alicia entrainer son frère avec elle vers l'entrée de la salle. Dans la panique Al attrape la main de Kai et me jette un regard qui crie "à l'aide" puis se laisse finalement embarqué par Alicia — et Kieran les suit. Un rire m'échappe, et je me contente d'agiter ma main vers lui avec un petit sourire amusé. Ils prennent un peu d'avance mais je n'ai qu'à accélérer pour les rejoindre. Mon regard tombe sur Mel qui est resté à mon niveau et j'esquisse un sourire en me rapprochant de lui. Nous n'avons qu'à accélérer pour les rejoindre.
« Ne reste plus qu'toi et moi Wellington, si t'as envie de me confesser ton éternel amour c'est le moment » je lance, taquine, sans m'arrêter de marcher. De simples taquineries, vraiment ? Plutôt une porte ouverte. Ce n'est un secret pour aucun de nos amis que j'ai toujours eu un faible pour lui, pourtant on continue de se parler à demi-mots sans que rien ne change entre nous — et moi je ne sais pas vraiment quoi en penser, ni si je serais capable de le confronter frontalement sur le sujet. Alors à la place je lui fais un clin d'oeil joueur en glissant ma main dans la sienne puis intensifie mon pas pour rejoindre nos amis, Mel à ma suite.
Retrouver la chaleur d'un lieu clos me fait soupirer d'aise, et je m'autorise à garder mes doigts entrelacés à ceux de Mel une seconde de plus que nécessaire avant de le lâcher et de m'approcher de Kiks, Al et Alicia. Pendant qu'Alden retire sa cape, je sors la bourse préparée à l'avance et la dépose aux dons. Techniquement il s'agit de l'argent de Père et Mère, mais ces derniers en ont bien trop pour se rendre compte qu'une cinquantaine de gallions a disparue — et moi ça me donne l'impression de prendre ma revanche sur eux, de leur faire un peu mal.
Tandis que j'attends sagement que mes amis aient terminé de déposer leurs affaires et de faire leurs dons, je laisse mes yeux dériver sur la décoration et l'ambiance ambiante. Je ne sais pas quel était le thème de l'année dernière — mon orgueil blessé n'a pas voulu savoir ne serait-ce qu'une chose sur ce bal auquel je n'ai pas pu me rendre — mais je suis certaine que celui de cette année est au moins mille fois plus merveilleux. Le thème galaxie, l'espèce de nuage nébuleux qui scintille et flotte sur les côtés, les rideaux bleus nuit, la lumière diffuse des chandeliers... Le tout est un absolu régal pour mes yeux — et je parle en tant qu'ignorante complète des arts.
Cette réflexion tire mes pensées jusqu'à Kenji. Mon frère passe ses heures libres à peindre ou à jouer du piano, ce genre d'évènement est donc son pêché mignon. Il doit être quelque part ici je ne sais où entrain de s'extasier devant une nuance de bleue particulièrement profonde ou quelque chose du genre. Je me moque un peu mais en vérité je trouve ça touchant.
Mon regard revient sur ma joyeuse troupe, et je ne peux m'empêcher de lever un sourcil impressionné en découvrant la tenue d'Alden. Me glissant près de lui j'émets un sifflement appréciateur. « Docteur Wells vous êtes très sexy ce soir », je lui dis d'un ton extrêmement sérieux en hochant légèrement de la tête comme pour approuver toute seule mes propos. Je m'attarde un instant sur le tatouage qui orne son dos, curieuse. Mon kimono étant très couvrant mes propres tatouages ne sont pas visibles ce soir — en dehors de l'inscription 武士道* tatouée en haut de mon cou derrière mon oreille droite —, et je dois avouer que j'en suis un peu déçue. Quoi qu'il en soit Al est resplendissant dans sa tenue, tout comme le sont les trois autres, et je me rengorge ouvertement, pas peu fière d'arriver en compagnie de telles beautés.
Une jeune fille — probablement encore une étudiante — manque de peu de nous percuter et nous complimente sur nos tenues avant de s'éclipser tout aussi vite qu'elle est arrivée. "Magnifiques" ? je relève avec un sourire suffisant. Evidemment que je suis magnifique.
La voix d'Alden m'extirpe de mes réflexions prétentieuses, et son commentaire me faire rire de bon coeur. « Seulement trois ? » je reprends, moqueuse, avec un coup d'oeil pour notre meilleur ami. « Plutôt cinq ouais, enfin à condition que Greenwell reste invisible », j'ajoute d'un air innocent. Et en même temps que je dis ça, mon bras vient s'enrouler autour de celui de Al' pour le presser affectueusement contre moi, attentive à lui. Ce soir, je voudrais qu'il profite pleinement et sans se poser de questions — même si je sais que ça va s'avérer difficile.
On s'avance, et je me laisse embarquée par l'ambiance, déjà conquise par la déco et la musique. Pendant deux secondes, je me demande si c'est mon frère au piano mais cette pensée s'évapore au moment où je réalise son absurdité. Pourquoi diable est-ce qu'il jouerait du piano ce soir au lieu de profiter des festivités ? Ridicule. Je soupire et décide de promener mon regard sur les visages des personnes déjà présentes, essayant d'en reconnaitre quelques unes. Si je suis étonnée — voire carrément dubitative — quand je note la présences d'enfants à l'évènement, je ne dis rien. En revanche, quand mes yeux se posent sur un visage familier que je ne m'attendais pas à revoir de sitôt — et surtout pas ici —, je garde difficilement une expression neutre.
Sulien ? Qu'est-ce qu'il fou ici ? Je ne l'imagine pas tellement apprécier ce genre d'endroit. Sans quitter mon ex des yeux, je tâtonne à l'aveugle jusqu'à sentir le bras de Kieran sous le mien. Ces yeux bleutés qui tranchent avec cette peau pâle, ces mèches sombrent qui glissent devant un regard un peu absent, cette haute et mince silhouette... Pas de doute, c'est vraiment lui. Que fait-il là ? C'est un peu bizarre de le voir aussi élégant, lui que j'ai connu vêtu très différemment, mais ce qui me marque le plus c'est l'absence de cigarette au creux de ses doigts. Quand on était ensemble — si on peut appeler ça être ensemble —, je l'ai très rarement vu sans une clope la main. Je me demande alors qui il est devenu, ce qu'il fait dans la vie et s'il est toujours aussi cassé qu'à l'époque où nous nous sommes rencontrés. En fait je pourrais le lui demander moi-même, aller le voir pour entamer la conversation et discuter un peu. Parler de sa vie et de la mienne, fumer un peu ensemble et se rappeler du bon vieux temps. Mais je n'en fais rien.
A la place, j'avance de quelques pas pour nous mettre hors de sa vue avant de me tourner vers mes amis une expression sidérée sur le visage. « Ce gars qui regardait dans notre direction...c'est mon ex », je lâche en m'empêchant de regarder derrière, curieuse.
__________________________________________________________
* : ces caractères se lisent Bushidō, mot qui signifie "la voie du guerrier" en japonais
mentions : @Alienor Delphillia, @Sulien Willows & @Layana Greenwell
actions des pnj de Kieran (Dohwa & Mel) vues avec la Plume
nb : Miya fait un don de 50G.
#193b02 — Sainte Miya du Ouin Ouin aka le Miyotaure aka Dame Chaos aka Génie du Mal — i put the "hot" in psychotic
« Si c'est là votre façon d'aimer, je vous prie de me haïr. » — i wrote that at midnight in a shakespearean rage
« Si c'est là votre façon d'aimer, je vous prie de me haïr. » — i wrote that at midnight in a shakespearean rage
4 janv. 2026, 03:47
Bal du Nouvel An 2051
Reducio
Hazel est venue avec son père seulement, toute fière de la tenue que sa mère lui avait confectionnée :
Le père lui, habillé très élégamment, mais ridiculement selon sa fille :
A vrai dire, c'était la première fois qu'Hazel participait au bal du nouvel an. Sa mère l'a trouvait trop jeune, tandis que son père argumentait derrière en déclamant haut et fort d'un ton blagueur qu'il n'était jamais trop tôt pour danser. Pas la peine de préciser quel point de vue la jeune Gryffondor approuvait le plus. C'est donc aujourd'hui même que pour la première fois de sa vie elle allait à ce genre de festivités. Et elle espérait bien y croiser tous ses camarades de Poudlard. Pour l'occasion, elle avait laissé sa mère s'occuper entièrement d'elle : de sa coiffure de jais où avaient pris place quelques proches en forme d'étoiles qu'Hazel appréciait grandement à sa belle robe satinée d'astres dorés accompagnés d'un léger châle en soie. Le tout avec des bas également dorés et des petites bottines de la même couleur que la robe qu'Hazel avait tenu à décorer elle-même de petites étoiles et autres frelucheries.
Tout cela dans l'imaginaire de la fillette la transformait automatiquement en princesse céleste.
Son père lui était habillé de manière objective extrêmement joliment. Il avait décrété d'une voix forte que si Hazel serait vêtue de couleurs sombres, il viendrait la compléter de ses couleurs clairs. La Gryffondor avait alors levé les yeux au ciel, lui disant que sa chevalerie lui faisait énormément plaisir, mais que si quelqu'un lui demanderait qui était cet homme, elle feindra ne pas le connaitre. C'était faux bien entendu, et tous deux le savaient. Le lien et la complicité qui unissait Hazel à cette figure paternelle allait bien plus loin que des simples liens du sang. C'était un lien qui rendait la mère de la jeune fille légèrement jalouse, bien qu'elle ne l'avouerait jamais, même sous la torture. Tulipe avait donc laissé partir sa fille avec un certain regret, redoutant le jour où la fillette dirait haut et fort que son père était la personne qu'elle aimait le plus au monde.
C'est donc pile à l'heure que les deux énergumènes arrivèrent à la bulle, après s'être joyeusement chamaillés durant tout le trajet. Hazel continuer de répéter que le costume de Stephane était des plus imposant et inutile. Une fois entrés, Hazel fit un don de 7 Gallions qu'elle avait allègrement trouvés trouvés dans sa bourse. Son père lui, fit un don un peu plus conséquent, de 150 Gallions, mais il l'était bien moins lorsqu'on savait que cette somme réunissait toute celle de ceux qui avaient décidés de rester à la maison, ou qui comme Everett, avaient décidés de passer cette soirées chez des amis. Hazel et son père décidèrent tous deux de garder leurs châles et capes, assurant d'un hochement de tête que ces accessoires leur donnait un air plus mystérieux.
La Gryffondor tira mentalement la langue à ses frères ainés, absents de la soirée, car tout était absolument somptueux. Et dans tout, Hazel comprenait aussi les tenues des autres sorciers présents, qui lui donnaient envi de retourner chez elle s'habiller plus audacieusement encore. Son père lui donna un coup de coude et lui désigna d'un air éloquent sa tenue, de manière à dire "Tu vois que ma tenue est mieux que la tienne". D'un soupir faussement indigné, la jeune fille s'en alla plus loin et remarqua avec un léger choc en découvrant ce Finn, qu'elle avait rencontré d'ici une éternité dans le train menant à Poudlard. Tournant autour d'elle, elle fit un rapide état des lieux. Des personnes somptueusement habillés, des amis qui plaisantent, des familles qui profitent, bref, tout qui va pour le mieux.
Hazel, enivrée par le simple fait d'être ici improvise quelques mouvements de danse avec son père puis après qu'il se soit moqué de ses mouvements aléatoires et de ses petites bottines qui lui écrasaient les pieds à chaque pas elle le prit par la mains et tous deux passèrent une ou deux minutes v admirer le ciel étoilé de la salle, tel deux asticots peu dégourdit. Se demandant dans un coin de sa tête si ses amis seraient là, elle se surpris aussi à se demander si Emeline serait présente. La blague de son père concernant les "écrasades de souliers" lui avaient rappelées avec un sourire cette soirée tout en haut de la tour. Il avait fait fichtrement froid, et la jeune Gryffondor avait presque crut que son rhume ne lui passerait pas avant aujourd'hui. Heureusement qu'elle pouvait compter sur son système immunitaire, et surtout sur les soupes chaudes de Tulipe. Pensant aussi à Isela et Paige, la danseuse en herbe se tenait prête v reconnaitre leur visage parmi la foule, ayant oublié de leur demander si elles venaient.
Elle avait préalablement prévenu son père que si une ou un ami à elle venait lui parler, elle serait dans l'obligation de l'abandonner à son sort et pour l'instant la princesse des étoiles se contentait de regarder avec une certaine admiration le groupe d'amis qui s'était rejoint ici, tous ayant l'air aussi heureux les uns que les autres, et Hazel espérait qu'elle aussi viendrait se donner rendez-vous avec ses amis plus tard, et qu'elle rirait avec eux comme si ils étaient de sa propre famille. La joie des autres la contaminait et elle ne put s'empêcher de sautiller comme un lapin qu'avec la voix dans sa tête qui ne lui faisait pas oublier que tous ses camarades de classes étaient aussi présents, et qu'elle se devait de ne pas se montrer ridicule. Entrainant du bras son père vers les mini galaxies, elle s'y perdit dans leur contemplation, sous les blagues muettes de son père.
Reducio
Hazel à fait un don de 7 Gallions, son père de 150
~ Il faut porter en soi un chaos pour mettre au monde une étoile dansante ~ Officiellement membre de la secte des vampires
Ma couleur : #943333
4 janv. 2026, 11:01
Bal du Nouvel An 2051
Aliénor écouta le discours du l’homme sur la scène tout en observant les musiciens qui se mettaient en place. Son regard trouva alors la silhouette de Dawn, elle jouait dans l’orchestre ? Ça c’était cool, même si Dawn, c’était pas non plus une personne dont elle prenait des nouvelles tous les jours, ni même jamais en fait. Elle ne s’étaient même jamais réellement parlé, comme quoi on pouvait passer toute une scolarité à s’ignorer, la preuve était sous ses yeux.
Aliénor se retourna alors à la recherche de têtes connues. Elle ne se doutait que tout le monde n’était pas encore arrivé. La musique s’éleva dans son dos, quand furtivement elle croisa un regard entouré d’une nuée d’étoiles. Un maquillage très soigné, digne des plus grands maquilleurs et surtout, digne du roi des dégradés. Un grand sourire apparut sur les lèvres de la jeune fille. C’était quand même dingue, elle faisait moins de soirées cette année et à chacune d’entre elle, elle rencontrait son infini.
Elle se mit en mouvement dans l’optique de le rejoindre, arrivant près de lui elle tapota du bout de l’index son épaule avant de faire un bond pour apparaitre devant lui. EN espérant ne pas s’être trompée ce qui serait carrément gênant, quoi qu’un peu drôle comme mise en abime pour une relation. Son sourire s’agrandit quand elle retrouva ces yeux bleus nuit qu’elle connaissait maintenant plutôt bien.
-Hjuki ! Je savais qu’il n’y avait que toi pour faire un dégradé aussi parfait.
Le regard de l’étudiante passait sur son visage, détaillant chaque trait, chaque effet du bleu givré au plus profond. Il était vraiment doué il n’y avait pas à dire. Les étoiles, les couleurs, tout était parfait et l’intégrait parfaitement dans ce décor étoilé.
-C’est dingue ce que t’arrives à faire avec du maquillage, moi je me contente d’un trait de liner, c’est plus simple.
Finalement c’était tellement logique, elle, adepte du dessin, du trait précis et du noir et blanc, lui adepte des diffusions de couleur et leur assemblage. Ca coulait de sens et les représentait tellement l’un comme l’autre.
-Tu es venu seul ?
Ajouta-t-elle en se tournant vers l’orchestre alors que la musique s’amplifiait sous la bulle étoilée. Elle attendait vraiment une réponse, discuter avec son infini c’était simple, parce qu’ils ne mettaient pas de mots sur leur relation. Elle était, simplement, elle existait et n’avait pas besoin de définition, amitié, connaissance, bouche-trou de soirée… Peu importe. Aliénor appréciait la présence calme et la sensibilité du garçon et si lui, sa présence ne le sortait pas trop de sa zone de confort alors ça lui allait. De toute façon Aliénor avait une fâcheuse tendance à papillonner durant les soirées et c’était ce qu’elle comptait faire ce soir. Elle était certaine que ces amis allaient pointer le bout de leurs nez, elle irait donc passer du temps avec eux aussi.
@Hjúki Anastase Je me permets
Perséphone: Batteuse, reine des Rumeurs
J'ai plus de virilité dans mon petit doigt que toi dans tout ton corps.
Aliénor Delphillia étudiante à l'ISMI
Aliénor se retourna alors à la recherche de têtes connues. Elle ne se doutait que tout le monde n’était pas encore arrivé. La musique s’éleva dans son dos, quand furtivement elle croisa un regard entouré d’une nuée d’étoiles. Un maquillage très soigné, digne des plus grands maquilleurs et surtout, digne du roi des dégradés. Un grand sourire apparut sur les lèvres de la jeune fille. C’était quand même dingue, elle faisait moins de soirées cette année et à chacune d’entre elle, elle rencontrait son infini.
Elle se mit en mouvement dans l’optique de le rejoindre, arrivant près de lui elle tapota du bout de l’index son épaule avant de faire un bond pour apparaitre devant lui. EN espérant ne pas s’être trompée ce qui serait carrément gênant, quoi qu’un peu drôle comme mise en abime pour une relation. Son sourire s’agrandit quand elle retrouva ces yeux bleus nuit qu’elle connaissait maintenant plutôt bien.
-Hjuki ! Je savais qu’il n’y avait que toi pour faire un dégradé aussi parfait.
Le regard de l’étudiante passait sur son visage, détaillant chaque trait, chaque effet du bleu givré au plus profond. Il était vraiment doué il n’y avait pas à dire. Les étoiles, les couleurs, tout était parfait et l’intégrait parfaitement dans ce décor étoilé.
-C’est dingue ce que t’arrives à faire avec du maquillage, moi je me contente d’un trait de liner, c’est plus simple.
Finalement c’était tellement logique, elle, adepte du dessin, du trait précis et du noir et blanc, lui adepte des diffusions de couleur et leur assemblage. Ca coulait de sens et les représentait tellement l’un comme l’autre.
-Tu es venu seul ?
Ajouta-t-elle en se tournant vers l’orchestre alors que la musique s’amplifiait sous la bulle étoilée. Elle attendait vraiment une réponse, discuter avec son infini c’était simple, parce qu’ils ne mettaient pas de mots sur leur relation. Elle était, simplement, elle existait et n’avait pas besoin de définition, amitié, connaissance, bouche-trou de soirée… Peu importe. Aliénor appréciait la présence calme et la sensibilité du garçon et si lui, sa présence ne le sortait pas trop de sa zone de confort alors ça lui allait. De toute façon Aliénor avait une fâcheuse tendance à papillonner durant les soirées et c’était ce qu’elle comptait faire ce soir. Elle était certaine que ces amis allaient pointer le bout de leurs nez, elle irait donc passer du temps avec eux aussi.
@Hjúki Anastase Je me permets
Perséphone: Batteuse, reine des Rumeurs
J'ai plus de virilité dans mon petit doigt que toi dans tout ton corps.
Aliénor Delphillia étudiante à l'ISMI
4 janv. 2026, 11:07
Bal du Nouvel An 2051
bbb
31 Décembre 2050
38 ans
Place Armand Malefoy
38 ans
Place Armand Malefoy
Après le succès de l'année précédente, je n'étais pas surprise que l'évènement connaisse une deuxième édition. Il faut dire qu'au-delà d'être un évènement mondain, c'est une bonne occasion d'éviter de passer la dernière soirée de l'année seul chez soi.
Dès mon entrée, je suis éblouie par la beauté de l'endroit. Cette année encore, les organisateurs ont fait un travail remarquable ! Je dépose ma cape à l'entrée, révélant une longue robe turquoise dont les voiles se baladent et frôlent la peau nue de mon dos ou de mes bras au gré de mes mouvements. Je laisse une bourse de 30G sur la table de dons, puis délaisse l'entrée pour découvrir la salle. De nouveau, sa beauté me couple le souffle. Et ce n'est pas mieux quand mon regard trouve mes amis dans la pièce. Ils sont tous à tomber.
Il est rare que cette joyeuse bande soit réunie. En réalité, je ne suis pas vraiment sûre que cela soit arrivée depuis Poudlard. Alors quand Al m'a proposé de les rejoindre, je n'ai pas hésité. Je sais que Sean avait de toute façon déjà prévu de m'y tirer. Ce dernier a d'ailleurs bien vite disparu : j'ai perdu sa trace à la seconde où nous avons passé les vestiaires. Etonnant.
Mon pas s'accélère, impatient de passer la soirée aux côtés de ces énergumènes et ceux qui les accompagnent. Tandis que je m'approche, mon oreille capte quelques mots de Miya. Je me tourne, essayant de voir qui est l'ex en question - ce qui se solde par un échec face à cette foule - avant de me poster à leurs côtés.
- Il a du goût, au moins. J'interviens avec un sourire, détaillant mon amie de haut en bas.
Miya est une femme magnifique, c'est une évidence pour tout le monde, et surtout pour elle. Qui le nierait serait un idiot.
- Vous êtes à couper le souffle, tous.
Mes yeux finissent enfin par tomber sur Kieran, dont j'évitais intentionnellement le regard jusque là. J'ignore le battement que mon coeur rate en le découvrant. Si mes amis sont à couper le souffle, alors lui a le pouvoir de l'arrêter définitivement. L'élégance de cette tenue bleue nuit soulève sa beauté déjà naturelle. Je me gifle mentalement lorsque je me rends compte de la vitesse de mon rythme cardiaque. Non.
Cela fait des mois que la situation est étrange. Ce qu'il en ressort tient pourtant en trois mots : nous sommes amis. Mais cette nouvelle amitié n'a plus rien à voir avec celle que nous avions lors de nos années au château, et quelque part ça me désole. Bien sûr, la situation a également changé avec Al, ou même Miya, car la vie fait ses tours de passe-passe. Néanmoins, les choses n'ont jamais tourné à la gêne malgré les années et les absences. Avec Kieran, en revanche, les choses sont bien différentes. Sans doute parce que notre relation aussi, était différente. A l'époque. Alors indéniablement, aujourd'hui, les choses ne peuvent pas être comme avant. Il s'est passé trop de choses. Même si la Layana d'il y a quelques années diraient qu'il ne s'en est pas passé assez. Mais c'est du passé. On tourne la page, et on devient amis. C'est ça, le plan.
Je détourne le regard, revenant au reste du groupe, espérant que le léger rouge qui me monte aux joues passe inaperçu.
- Al, tu as l'air aussi à l'aise qu'un botruc loin de sa forêt. Je taquine, pour détourner l'attention de la nouvelle teinte de mon visage autant que pour embêter mon ami.
Layana a déposé un montant de 30G pour les dons, Sean 15G.
@Alden Wells, @Mya Ryuū, @Kieran Hawthorne
@Alden Wells, @Mya Ryuū, @Kieran Hawthorne
#946785 - Membre de l'UDS - #tutoiement
N'hésitez pas à me ping sur Discord dans les conversations : c'est le meilleur moyen de me faire venir !







