28 janv. 2026, 23:32
Livr-olution  libre 
Alex n'avait pas l'air totalement à son aise. En soit, cela n'étonnait pas Mattew, il savait que c'était un garçon plutôt discret donc autant de grabuge à supporter ne devait pas être chose aisée pour lui. En fait il avait été agréablement étonné de le retrouver aussi, mais ça lui faisait plaisir de constater son engagement. Il hocha la tête avec conviction à la remarque de son cadet. Autour tout le monde semblait prêt à faire feu. D'ailleurs l'assaut ne tarda pas être lancé. C'était sans doute là le moment le plus étrange à vivre, la conscientisation aussi de ce qu'était entrain de faire le jeune homme, contaminé par l'engouement général. La porte s'ouvrit sur la bibliothèque et ils pénétrèrent, pancartes à la main, banderoles levées, slogans scandés. Leur principale opposante apparut rapidement. Derrière son ton faussement calme, on pouvait sentir toute la fureur en elle. Pourtant Mattew ne s'en alarma pas, il était là pour protester de façon juste et sans violence, il était dans sa plus pleine légitimité. Le garçon s'attarda un instant sur ce visage agaçant d'austérité. Il respectait volontiers ses professeurs et le personnel de cette école mais la bibliothèque était un lieu de savoir et de liberté. Parce que oui, écrire c'était apprendre à réfléchir, partager des pensées, s'en imprégner : la fabrique de l'esprit critique. Alors l'endroit se devait d'être à la hauteur de sa réputation. En aucun cas une prison restrictive et conservatrice. Cela le convaincu qu'il était du bon côté, et qu'il n'avait pas de soucis à se faire. Il n'était certes pas celui qui criait le plus fort, ce n'était pas son genre de jouer les leaders de groupe, mais il suivit volontiers les premiers élèves qui s'avançaient. Pour tout dire, il gardait un œil sur sa sœur, dont il savait la grande impulsivité. Elle avait beau avoir grandi et détester qu'il essaie de la raisonner, c'était aussi son rôle à lui que d'éviter tout risque d'envenimement de la situation, c'en était déjà assez que leur action pacifique.

@Alexandre Bellanger

Poufsouffle ‒ 7ème année RP (Prom 44-45) #5b5b00
Chef-adjoint de la Confrérie Vampiriste du CB

29 janv. 2026, 00:49
Livr-olution  libre 
Allison était en train de retourner dans son dortoir lorsqu’elle se rappela que Charlotte lui avait parlé d’une sorte de manifestation à la bibliothèque.
La jeune fille avait tout de suite été très enthousiaste et avait dit a son aîné qu’elle allait passer.
Mais depuis, cette discussion lui était totalement sortie de la tête et elle était en retard.
Elle se dépêcher de partir en direction de la bibliothèque mais des pensées la ralentirent.
Et si elle se faisait renvoyer ?
Et si elle ne pouvait plus aller a la bibliothèque ni emprunter aucun livre ? Mais la jeune poufsouffle se reprit vite en se disàt qu’il n’était pas normal d’instaurer autant de règles inutiles et qu’elle voulait profiter de la bibliothèque sans que quelqu’un gâche tout.
La jeune fille marcha donc plus vite et lorsqu’elle arriva, tout le monde était deja prêt.
Elle salua tout le monde. Il y avait des visages plus familiers que d’autres a qui elle sourit.
Elle vit qu’il ne restait plus beaucoup de banderole donc se dépêcher d’en prendre une sur laquelle il y avait écrit " Des livres pour tous, sans barrière !"
Voir que toutes ces personnes étaient venues lui fit perdre son appréhension et elle commença a marcher avec ses camarades.
Elle se tut cependant lorsque la bibliothécaire arriva. Cette personne l’effrayait.

Alli arrive un peu apres tout le monde et suit ses camarades

#f06f69
3a RP - Promo 2048/2049 #Pouffyfamily

29 janv. 2026, 10:25
Livr-olution  libre 
Fort dans son élan, il continuait à scander le slogan de Charlotte en agitant sa petite pancarte contenant les emprisonnés qu’il voulait sauver et sortir des rayonnages poussiéreux qui les cachaient aux yeux du monde. Son regard un brin déterminé, il se sentait doucement de plus en plus fort alors que les voix s’élevaient autour de lui. Dans la bibliothèque, ça avait quelque chose de grisant de transgresser ce règlement bien trop ferme. Il se sentait vraiment l’âme d’un corsaire, se battant pour son pays contre les oppresseurs venant des mers lointaines.

Alors quand la vieille peau arriva, Gabriel fronça les sourcils avant de poursuivre ses mots scandés en boucle :

-Pinehead on veut lire ! Pinehead laisse nous vivre !

Mais immédiatement sa voix se cassa dans sa gorge. Il venait de dire ses mots à voix haute en regardant la bibliothécaire dans les yeux. Il sentit instantanément le rouge lui monter aux yeux, d’autant que la vieille était sacrément impressionnante pour son âge. D’ailleurs elle avait quel âge ? Il rentra immédiatement sa tête dans ses épaules et remonta sa pancarte pour tenter de se cacher derrière. Pancarte qui affichait des titres comme Aux Nom des Dieux, Le Seigneur des Anneaux, Vingt-Mille lieues sous les mers, Percy Jackson et d’autres classiques plus récents. Mais ces héros eux ? Il se cacheraient derrière une pancarte ? Non certainement pas ! Ils assumeraient leurs convictions, surtout si elles étaient pures et nobles.

Gabriel se mordit l’intérieur de la joue. Eux ils affrontaient créatures mythologiques, Dieux, fin du monde, sorciers et dragons sans trembler. Mais est-ce qu’ils avaient déjà affronté la vieille Pinehead hein ? Parce que là, franchement, il avait bien du mal à trouver le courage d’un Gryffondor. Ses yeux parcoururent la foule, ils étaient nombreux, ils pourraient peut-être gagner face à ce dragon humain… Son courage ne tenait qu’à un fil. Il suffisait d’un acte de courage pour raviver la flamme révolutionnaire qui brulait en lui.
Gabriel est lancé, voir un peu trop et ose scander le slogan devant la bibliothécaire avant de le regretter et de perdre tout élan révolutionnaire.

Gabriel Yates -Première année - PR - Corsaire des mers
Couleur: #d95030
Membre de la secte du Calamar

29 janv. 2026, 20:37
Livr-olution  libre 
Le slogan vibrait encore dans la poitrine de Lonely quand la voix tomba.
Silence.
Un seul mot, et pourtant tout son corps se figea. Le tissu de la banderole glissa presque entre ses doigts tant sa prise se relâcha brusquement. La bibliothécaire était là. Plus proche qu’elle ne l’aurait cru. Plus réelle aussi. Son regard, dur et glacial, semblait traverser la foule comme une lame, s’arrêtant sur chacun d’eux sans distinction.
Lonely sentit son cœur cogner contre ses côtes. Elle baissa instinctivement les yeux… puis se força à les relever. Fuir maintenant serait pire que tout. Autour d’elle, les voix s’étaient tues une à une. Même Finn, si bravache quelques instants plus tôt, paraissait soudain minuscule derrière son attirail de carton. Gabriel, pas loin, se ratatinait presque derrière sa pancarte, et cette image lui serra la gorge.

Elle avala sa salive.
Elle n’aimait pas être vue. Elle n’aimait pas être jugée. Mais elle aimait lire. Et elle savait, au fond d’elle, que ce n’était pas un caprice. Les livres l’avaient aidée à respirer quand tout devenait trop lourd, trop rapide, trop bruyant. Ils avaient été des refuges, des amis silencieux, parfois même des bouées.
Ses doigts se resserrèrent de nouveau sur la banderole.
Elle resta droite, ne criant ni scandant plus rien déterminée dans son silence. Si Miss Pinehead cherchait la peur, elle la trouverait. Elle jeta un regard discret autour d’elle, croisant brièvement celui de quelques autres élèves.

Puis ne tenant plus, elle décida d'ouvrir sa bouche, elle allait sûrement le regretter, ça elle le savait par dessus tout mais elle était venue pour changer les choses pas pour ne rien faire et fut elle même étonnée de son aplomb.

- Pourquoi nous empêcher d'emprunter les livres qui sont quasiment les plus lus ?

295


Lonely décide de poser une question à Pinehead

Couleur : #cf005a
PR 1A
L'autre moitié d'Elizabeth Johnson

30 janv. 2026, 00:03
Livr-olution  libre 
Ari lui partagea la raison pour laquelle elle avait osé venir là, défiant l'autorité, mais pour une raison fondée : c'était profondément injuste de priver ceux qui avaient envie de lire de ce droit. Sa camarade n'avait pas la possibilité de se procurer tant de livres que ça par ses propres moyens.
Sa réponse renforça la conviction de Calianor qu'elle-même était au bon endroit. Elle, elle pouvait demander à sa famille des livres - d'ailleurs tiens, elle allait le faire ! -, mais pour ceux qui n'en avaient pas chez eux à amener à l'école, comment faire ?
Il ne fallut pas longtemps à la bibliothécaire pour s'avancer devant le groupe de protestataires.
Elle ne dit qu'un mot, mais son visage, et surtout ses yeux, disaient tout le reste.
Si ces yeux avaient eu un pouvoir, comme ceux d'un basilic, ils seraient tous morts.
L'un après l'autre, ils furent scrutés. Non, scannés en fait.
Elle aussi d'ailleurs. Et si la peur avait été la nourriture de l'adulte, elle aurait été rassasiée.
Néanmoins, la fillette ne cilla pas.
Chez elle, on lui avait enseigné que si elle croyait en ce qu'elle défendait, en ce pour quoi elle se battait, elle ne devait pas avoir honte.
* Ne baisse pas la tête si tu crois que ta cause en vaut la peine. *
Et elle en était persuadée : elle avait le droit de lire, y compris le soir et en dehors de la bibliothèque. Comment pouvait-on restreindre ainsi l'accès aux livres et à ce qu'ils offraient ? !
Elle resserra sa prise sur sa pancarte.
Silence ? D'accord. Mais sa pancarte, et le message qui y trônait, elle continuerait de le porter, haut et fort, même en silence.
La voix de Lonely lui fit tourner la tête.
Elle se déplaça de quelques pas pour venir se placer juste à côté d'elle.
Sa question était justifiée, sincère, et traduisait ce que beaucoup pensaient. Elle ne voulait pas qu'elle puisse douter, et se sentir seule.
Et si les yeux de la bibliothécaire devait finalement jeter de vrais éclairs, elle ne comptait pas la laisser seule en première ligne.
Dommage qu'ils n'aient pas encore appris le Protego...

Reducio
(361 mots)

Calianor écoute la réponse d'@Ari Calvin qui renforce sa propre conviction, elle ne baisse pas le regard face à la bibliothécaire et vient se placer près de @Lonely Smile qui a eu le courage de prendre la parole

" véritable artéfact de stupidité "
La lumière ne nie pas l’ombre, elle la traverse

2e année RP - inscrite à la chronologie
Participe à [Coucou Rapeltout]
Alias Marraine la bonne fée

1 févr. 2026, 21:07
Livr-olution  libre 
Un faible sourire s'afficha sur le visage de la lionne. Elle savait que son amie disait vrai, elle savait qu'elle serait toujours là pour la protéger et l'aider mais si l'adulte décidait de punir le groupe entier elle ne pourrait rien faire pour l'aider. Si la lionne ne voulait pas imaginer quelles conséquences pourraient avoir ses actes elle ne voulait pas non plus que Charlotte écope de la peine capitale : le renvoi, parce qu'elle, elle n'était pas capable d'assumer le fait qu'elle n'avait peut-être pas choisi le meilleur moyen d'exprimer son désaccord face au mépris de la bibliothécaire vis à vis de certains livres. La brunette espérait que le fait d'être nombreux à revendiquer la même chose rendrait la direction plus clémente comme le disait Charlotte.

Au milieu de ce brouhaha de de slogans criés Marine se demandait s'ils avaient vraiment choisi la bonne forme pour avancer leurs arguments. À la bibliothèque pas besoin de crier pour se faire entendre, autant dire qu'on avait dû les repérer au bruit bien avant que la porte ne s'ouvre. Ce n'est qu'à l'ordre de l'adulte que la rouge et or fut submergée d'idées pour avancer leurs désaccord qui aurait sans doute marché pour se faire entendre plutôt que de mettre le bazar dans le lieu sanctifié qu'était devenu la biothèque. Sauf qu'il était beaucoup trop tard. Elle s'en voulait d'avoir cru que la manifestation était le seul et unique moyen d'être écoutés et entendus, tout comme le faisaient les moldus.

Silencieuse et figée comme uns statue comme si cette attitude la rendait invisible elle attendait la sentence. Tendue elle faisait tourner sa tête à une lenteur anormale vers Charlotte, comme un mauvais automate. Dans ses yeux la peur : que fallait-il faire maintenant ? Est-ce qu'il fallait un porte parole pour expliquer leur geste. Le mouvement semblait d'ailleurs s'être essoufflé face à la menace rares étaient les courageux qui s'adressaient à l'adulte, peut-être que les autres aussi prenaient conscience du véritable danger auquel ils s'exposaient. Elle ne pouvait donc plus se rassurer en si disant qu'elle imaginait simplement le pire et que ça ne se produirait jamais.

Marraine||Sixième année RP|Marine
Couleur RP #000080

11 févr. 2026, 00:10
Livr-olution  libre 
J'avais évidemment entendu parler du nouveau règlement qui faisait tellement débat, y compris dans la tour ouest qui possède pourtant aussi sa bibliothèque. J'ignorais en revanche totalement la marche revendicative qui était organisée cette après-midi. Moi-même me rendais à la bibliothèque pour — quelle surprise — travailler sur un devoir, un devoir d'astronomie en l'occurrence. Je m'attendais à y passer une bonne partie de l'après-midi et quelle fut ma surprise de découvrir ce cortège qui remplissait toutes les conditions pour attirer sur lui l'attention de la gardienne des lieux.

Les slogans affichés sur les pancartes et les revendications criées et chantées et quelques questions à des élèves de première que je connaissais au moins de vue m'apprirent la raison de la colère des élèves. Je ne pouvais qu'être en accord avec les revendications, ce point du règlement était ridicule. Si au moins la bibliothécaire avait expliqué sa motivation. Mais je me disais que les élèves auraient peut-être mieux fait de s'en ouvrir à leur directeur de maison pour commencer. Et si nécessaire, aller jusqu'à la direction, car venir chatouiller un dragon aux portes de sa tanière peut être périlleux.

Sans surprise, la bibliothécaire franchit les portes pour faire stopper le vacarme. Il était clair à son ton qu'elle comptait régler le problème avec la diplomatie de la main de fer dans un gant de fer mais elle ne dit qu'un mot puis aucun autre, comme si elle voulait laisser la possibilité d'un échange de vues dans le calme et le respect, respect de son autorité évidemment.

Une élève de Poufsouffle, et pas l'une des plus âgées, osa alors poser une question, demander les raisons de ce point du règlement que tout le monde ici trouve stupide. Cela allait peut-être inciter madame Pinehead à donner ses raisons mais certainement pas à changer une virgule de son règlement. Mais si elle voyait ces romans et autres fictions comme des œuvres puériles qui ne méritaient pas le papier utilisé pour les imprimer, peut-être serait-il plus utile de lui faire prendre conscience que ces livres peuvent être aussi instructifs que les manuels de cours. Pour certains élèves en tout cas. C'est avec cette idée en tête que j'ose interpeler la redoutable bibliothécaire. Je me sens un peu fortifiée par mon sac que je tiens dans mes bras en non une pancarte, et ma tenue impeccable, qui va peut-être m'identifier à ses yeux comme une élève venue travailler.

— Si vous me permettez madame. Pour des élèves comme moi, qui ai découvert l'existence du monde magique juste avant la rentrée, ces romans sont bien plus que de simples distractions. Il y a une chose que les cours donnés à l'école abordent très peu, c'est le quotidien du monde magique. J'en apprends un peu en parlant avec d'autres élèves mais je ne peux pas les ennuyer sans arrêt. Ces livres, même s'il ne s'agit pas de manuel de cours, m'apprennent énormément de choses sur la vie quotidienne de ce monde. C'est un peu comme les livres du cours d'étude des moldus pour les élèves qui ont grandi dans le monde sorcier.

J'en reste là, j'espère que d'autres élèves vont prendre le relais en insistant aussi sur la valeur éducative de ces ouvrages de fiction mais je me dis qu'il vaut mieux, après une si longue tirade, laisser l'opportunité à la bibliothécaire de réagir.
Arrivée par hasard sur le lieu de la manifestation, j'essaie d'expliquer l'intérêt de ces livres pour les élèves nés-moldus comme moi.
Dernière modification par Elisabeth Swanmere le 21 févr. 2026, 16:49, modifié 2 fois.

12 ans - 2e RP

21 févr. 2026, 16:39
Livr-olution  libre 
Leur manifestation commençait bien et tout le monde suivait bien leur démarche donc la préfète était contente. Leur petit groupe aurait peut-être un certain poids ? Motivée, elle avait le regard plantée devant elle et elle sentait la présence de Marine non loin. Ok ils étaient bons. Mais pourtant, elle vit rapidement certains se faire plus petits quand la bibliothécaire vint leur inciter à faire le silence. Charlotte soupira, c'était vraiment une folle. Si monsieur Lokes ne lui manquait pas, il était certain qu'elle aurait aimé qu'il soit remplacé par quelqu'un de moins taré que cette dame acariâtre avec qui on ne pouvait de toute manière pas parler.

Alors qu'elle allait expliciter leurs revendications, elle entendit la petite voix de Lonely parler et bien vite, avant qu'elle ne puisse parler et développer ce que Lonely avait déjà dit. Une minuscule petite première année tout juste arrivée à Poudlard s'interposa. Surprise, elle écarquilla les yeux. Eh ben, ils en faisaient des choses les petits si peu de temps après la rentrée ! Ce n'était pas la première fois qu'elle était surprise par l'élocution d'une plus jeune mais celle-là, elle ne s'y attendait pas.

Elle posa une main rassurante sur le bras de Marine et elle ajouta.

- Bonjour madame, comme mes deux camarades l'ont souligné, nous sommes ici pour discuter avec vous de votre nouvelle interdiction. Nous avons choisi cette entrée fracassante pour avoir u impact plus grand et vous montrer notre désaccord. Comme vous avez pu l'entendre, nous aimerions pouvoir emprunter des livres de fictions qui sont pour une grande partie d'entre nous, un moyen facile de se détendre notamment le soir avant de dormir.

Cette interdiction était stupide et Charlotte était certaine que Ms Priddy n'aurait jamais accepté que cela se passe. Elle était persuadée que la bibliothécaire abominable avait agi en douce. Mais elle resta calme bien que surprise de la tournure des événements.

Charlotte est très surprise de l'intervention d'Elisabeth et ajoute quelques mots à destination de la bibliothèque. Elle en a profité pour toucher le bras de Marine pour la rassurer.
Je suis désolée pour le retard, je suis de retour !

Poufsouffle Vult !! / "Que des coeurs" MPL
6e année RP (50-51)/ Cheers dans les Hel's Angels - Préfète inRP du 01.49 au 04.11.50/ #804000
"Seul on va plus vite mais, ensemble, on va plus loin. " #PouffyFamily

24 févr. 2026, 17:56
Livr-olution  libre 
L'abominable bibliothécaire contemplait l'assemblée avec consternation. Une certaine satisfaction se diffusa au sein de sa poitrine vide lorsqu'elle constata que la majorité des élèves écoutaient et obéissaient. Comme quoi, tous ne semblaient pas atteint du gène de la délinquance, peut-être restait-il un espoir... Mais son regard se durcit de nouveau lorsqu'une brochette osa répondre pour contester, et pire, pour revendiquer. Où diable se croyaient-ils donc, par Merlin et Morgane réunis ? Ces jeunes se prenaient pour des justiciers, incapables de comprendre leur juste place. Il semblerait qu'on les avait bercé trop près du berceau, voilà le résultat de la politique de l'enfant-roi, de ces répugnantes méthodes Montessori... Des gosses capricieux, braillards, irrespectueux, qui pensent qu'on leur doit écoute et surtout qui se pensent légitimes à contester des décisions d'adultes.

Le plus horripilant, encore une fois, était la présence de cette préfète. Comment avait-on pu nommer préfète, modèle des élèves, une telle bouffonne ? Quoique... quoi de mieux pour représenter ces élèves capricieux et indisciplinés qu'une adolescente qui leur ressemblait. A minima, la direction semblait avoir un peu de cohérence dans leur laxisme. Plus les jours passaient, plus elle voyait la montagne de travail qui l'attendait, et pas seulement au sein de a sa bibliothèque.

Une profonde inspiration, sans la moindre réaction autre que son dos se redressant imperceptiblement. Son regard continuait de parcourir les yeux des petits élèves, malgré la pathétique sensation de dégoût qui prenait la biquebliothécaire à la gorge. Ce fut d'une voix froide et métallique qu'elle reprit.

« Bonjour, jeunes gens. »

Elle n'était pas dupe quant à la fausse formule de politesse de la jeune Che, mais pour autant, il était hors de question qu'elle se révèle moins révérencieuse qu'une bande de macaques braillards.

« Vous semblez vous méprendre. Vous n'êtes point en démocratie, par Merlin, vous êtes dans une école, et vous en êtes ses élèves. Il n'y a pas de contestation, il n'y pas de discussion, et encore moins de manifestations. Je suis adulte, vous obéissez, tout simplement. »

Plus elle parlait, plus elle réalisait l'inquiétude que cette génération lui inspirait. De quoi l'avenir serait-il fait, avec de tels troubles-paix ?

« Vous devriez avoir honte de votre comportement. Au lieu de calmement aller voir votre directrice, madame Priddy, vous avez préféré faire irruption dans ce lieu de savoir, de silence, d'apprentissage. Vous avez préféré perturber le calme et la concentration de vos camarades, qui ne demandent qu'à pouvoir travailler tranquillement. »

Au-delà de l'action, particulièrement risible et inappropriée, ce qui enrageait Eglantine, sans qu'elle n'en montre la moindre émotion, était l'idée que l'on puisse perturber les vrais élèves. Les sérieux, les travailleurs, les Serdaigles, en somme. Elle n'avait pas à se justifier, ni à discuter, ni même à répondre, aussi congédia-t-elle les belligérants. Il n'y avait quasiment qu'une seule personne qu'elle respectait dans cette école : Sarah Priddy. Cette directrice semblait en avoir l'étoffe, et elle avait déjà prouvé plusieurs fois être digne de l'estime de la vieille bibliothécaire. Cette dernière ne comptait certainement pas s'embarrasser à perdre son temps pour répondre aux cacophonies de quelques gueulards dépourvus de politesse et de bienséance.

« Je vous demanderai de quitter les lieux, à présent. À défaut de respecter les règles, ayez la décence de respecter vos camarades. Mademoiselle Dwight, je veillerai personnellement à ce que l'on vous retire votre badge pour ce que vous avez fait aujourd'hui. Sur ce, une bien belle journée. »

Elle tourna finalement les talons, pour se détourner du groupe, dans l'objectif de reprendre son travail. Quelques regards furent accordés aux divers groupes éparpillés aux tables, ou aux étagères, elle veillait à ce que chacun et chacune puisse reprendre également le travail, dans les meilleures conditions.

Cette maudite préfète... c'était sans aucun doute elle qui avait tout organisé. Quelle honte, quel embarras, quel manque de prise en copte pour les autres élèves. Et dire qu'ils semblaient penser être dans leur bon droit. Cela démontrait bel et bien qu'ils avaient perdu de vue le réel but de cette école, la véritable valeur du respect et surtout de l'obéissance.

Cavalier de l'Apocalypse de 2050 - 2b1146
« Les élèves s'abstiendront de conversations à voix haute. »

24 févr. 2026, 18:50
Livr-olution  libre 
Luna Thomas (1 PNJ actif dans le RP)
Vous vous trompez. C'est pas vrai.

Un éclair. Qui le secoua tout entier. Une voix venait de s'élever. Une voix qu'il ne reconnaissait que trop bien. La voix de sa sœur. Alors que l'austère bibliothécaire leur avait délivré sa plus belle réponse d'adulte méprisante, une récitation parfaite consternante de paternalisme et de condescendance, la jeune Gryffondor de sixième année lui avait à peine laissé le temps de tourner les talons. Baissant sa banderole elle s'était avancée pour parler, comme prête à s'élancer dans une tirade. En un instant Mattew s'était figé. Il connaissait l'audace et l'impulsivité de sa sœur mieux que personne, et ce qu'il percevait dans l'attitude de Luna ne laissait rien présager de bon. Dans cet état, elle pouvait clairement devenir ingérable. Une fois de plus, il allait devoir prendre sur lui et rattraper son coup. Reprendre son rôle de grand frère. Décidément ça ne changerais jamais... Le jeune homme ne savait pas bien s'il y avait là plus matière à rire qu'à pleurer. Enfin pas tout à fait. Car au fond, le même esprit de révolte l'animait. Certes cela ne s'exprimait pas de manière aussi franche que chez sa cadette, mais il sentait cette même énergie bouillonner dans tout son être, et se diffuser dans chaque vaisseau. Bien sûr ils n'étaient pas dans leur plein "droit" au sens légal du terme, encore que. Bien sûr ils auraient pu aller voir Miss Priddy au préalable. Mais l'excuse de la "vieille peau" comme la surnommait Luna transpirait le fallacieux. L'hypocrisie. Son traitement du cas de Charlotte était dégoûtant. Une préfète aussi engagée et aussi forte qu'elle ne méritait pas ce traitement. Tous ces arguments n'étaient qu'artifices pour mieux asseoir sa domination sur les élèves. Encore une dont les mœurs étaient visiblement restés bloqués au Moyen Âge... Et il en avait plus que marre de voir qu'aujourd'hui encore des gens continuaient à penser que les adolescents - aussi complexes et suants qu'ils pouvaient l'être - soient incapables d'exprimer des revendications sérieuses. D'exprimer des besoins. Ces gens-là ne comprenaient rien. Pour eux les adultes en devenir qu'ils étaient restaient de simples choses informes qu'il fallait bourrer de principes et de morale, abreuver de normes et encadrer par des règles. Avec ça on ne formait pas de jeunes adultes citoyens et éclairés. On formait des robots, des esclaves. Des humains vides. Des Autres. Le jeune Poufsouffle s'avança avant que sa sœur ne puisse faire une gaffe supplémentaire, et adressa un geste lui intimant de se taire. Il n'était plus le petit garçon perdu mais émerveillé, fragile et inquiet, qui avait débarqué à Poudlard six ans plus tôt. Il était un futur jeune homme, bientôt adulte, qui savait qui il était et ce qu'il voulait devenir. Qui lentement avait appris à s'affirmer. Alors il était hors de question de se laisser marcher sur les pieds une fois de plus. Il le faisait pour lui mais surtout pour tous ses autres camarades derrière lui qu'il considérait comme des égaux. Tout lui était remonté en l'espace d'une fraction de secondes. Cela avait mûri, ruminé, et n'attendait désormais plus qu'à sortir.

Tout le monde a le droit de s'exprimer. Et jusqu'à preuve du contraire, personne n'a agressé personne. On a le droit d'être ici. Vous croyez qu'on fait ça pour le plaisir de faire du bruit ? C'est pas parce qu'on est jeunes, qu'on grandit, qu'on a pas le droit de parler, de revendiquer des choses. Vous nous dîtes qu'on aurait pu aller voir Miss Priddy, très bien. Et bien justement non, on vient vous voir directement vous, parce que ça vous concerne directement, parce qu'on a pas besoin d'un intermédiaire pour vous dire ce qui ne va pas. On vient vous dire les choses en face justement, pour que vous nous écoutiez. On vous considère suffisament apte à nous répondre sans avoir besoin de quelqu'un entre nous. Oui il y a différentes formes d'expression, parfois énergiques. Mais à aucun moment on a été violent que je sache. Vous pouvez aller demander aux gens qui travaillent ici justement ce qu'ils en pensent. Parce que c'est aussi pour eux qu'on le fait. On est pas des égoïstes. Depuis qu'on est à Poudlard on a jamais vu de règle aussi incompréhensible dans la bibliothèque. C'est un lieu de savoir comme vous dîtes, de liberté. Parce que oui s'instruire c'est pour être libre. Penser librement, échanger librement. Alors c'est pour ça qu'on est là, pour cette liberté. Parce qu'on est peut-être jeunes, peut-être que vous ne nous comprenez pas, que vous nous pensez débiles, mais on a le droit d'exister, et nous aussi on a notre place dans ce monde.

Mattew se tut, achevant son discours improvisé de ce même ton calme mais vibrant, qui révélait toute la sincérité et l'engagement dans ses propos. Tout le monde était là pour cette même raison qui les unissait. Parce qu'au fond ce n'était pas simplement qu'une affaire de bouquins. C'était un éternel débat sur la place qu'ils occupaient en tant que jeunes. Et certes certains étaient timides, avaient un peu peur des retombées, d'autres plus enhardis, mais toutes et tous étaient animés par ce même sens des valeurs et de la liberté. C'était aussi pour eux qu'il parlait. Rappeler à tous qu'ils avaient le droit de faire ce qu'ils faisaient, que c'était le bon choix, la bonne place, et qu'ils n'avaient rien à craindre. Alors oui peut-être, sans doute même, que cette vieille acariâtre était déjà trop sourde pour comprendre cela, mais au moins ensemble ils auraient défendus leurs droits.

@Charlotte Dwigth pour la courte mention
Sincèrement un des posts Rp que j'ai le plus aimé écrire sur pfr :cute:

Poufsouffle ‒ 7ème année RP (Prom 44-45) #5b5b00
Chef-adjoint de la Confrérie Vampiriste du CB