25 févr. 2026, 19:54
Livr-olution  libre 
Eh bien ! Il y en avait qui avaient bien plus d’aplomb que lui, d’autant plus deux filles de sa promotion ce qui était pour le moins impressionnant et fit se redresser le petit garçon qui sortit la tête de sa pancarte. Il chercha Elisabeth du regard, réellement impressionné par la prise de parole de sa camarade. Puis Charlotte, la préfète de sa maison prit à son tour la parole Gabriel hocha la tête pour acquiescer aux propos pacifistes de de grande alors que ses doigts se détendaient un peu autour de sa pancarte.

Mais quand la vieille repris la parole, le petit garçon se tendit comme un arc. Pas de discussion, obéissance ? Gabriel fit la moue, ce n’était pas très fun comme vision de l’école, surtout qu’en plus d’être une école, c’était aussi leur lieu de vie. Ils n’avaient pas le choix que de passer tous leurs week-ends ici, sans aucune autre distraction que celle de lire. C’était un peu hypocrite que de rabaisser Poudlard à une simple école. C’était un peu plus que ça pour beaucoup d’entre eux. Mais Gabriel n’en restait pas moins impressionné par la vieille peau qui faisait quand même bien peur. Un véritable dragon cracheur de feu !

Puis il tiqua sur le lieu de savoir, d’apprentissage, et de silence. Ouais ben c’était aussi un lieu de détente non une bibliothèque et un lieu de rencontre ? Du moins c’était le cas pour les bibliothèques de Skegness, les quelques fois où il y était allé. Le petit garçon avait vraiment du mal à voir du bon dans la façon de faire de la vieille peau. Mais bon, elle leur indiquait de partir, la discussion était clause, elle ne voulait rien entendre de manière polie, alors autant aller voir Miss Priddy, elle l’autorisera peut-être à lui jeter des pierres de fées dessus, ça la protègera de sa méchanceté.

Mais alors que Gabriel amorçait un demi-tour, un garçon plus grand prit la parole et se lança dans un monologue hyper long qui parlait de liberté. Gabriel l’observa, le détaillant de haut en bas en arquant un sourcil. Il n’avait pas tout compris à ce qu’il avait dit, mais il avait l’air de leur côté, donc tout d’accord. Il s’arrêtait donc en regardant autour de lui, ne sachant plus quoi faire entre rester et partir.

Gabriel Yates -Première année - PR - Corsaire des mers
Couleur: #d95030
Membre de la secte du Calamar

25 févr. 2026, 22:06
Livr-olution  libre 
Oh la la, ça commençait à devenir légèrement effrayant et elle ne parlait pas du tout de miss Pinehead qui ne semblait pas le moins du monde charmé par leur petit numéro. Une issue... il fallait qu'elle trouve une issue. La solution était toute trouvé, Ari ne devait pas se faire voir.

C'était peut-être un peu trop ambitieux cette idée de manifester comme ça pour défendre leurs droits à la lecture. Et puis elle était relativement d'accord avec la bibliothécaire. Ils faisaient du bruit pour rien puisqu'apparemment ça n'atteignait pas la vipère qui tenait les lieux mais en plus ils gênaient les autres qui voulaient étudier et réviser. La griffonne, si elle avait été concentré, les auraient très mal regardé, elle compatissait presque.

Baissant tout doucement sa pancarte pour la poser silencieusement sur le sol, Ari fit quelque pas en arrière. Surtout resté discret. Les quelques élèves qui étaient devant elle la camouflait un temps soit peu.

Maintenant il ne restait plus à la jeune fille qu'à reculer tout doucement et de passer la porte de la bibliothèque, de là elle pourrait fuir en courant.
Elle avait beau être une gryffondor pleine de courage, elle savait aussi quand elle devait baisser les armes et s'avouer vaincu. Et c'était précisément ce moment.

Elle reviendrait avec un meilleur plan un autre jour, et elle ne ferait pas autant de bruit pour ne gêner personne d'autres que la bibliothécaire.

Plus que quelques pas avant de pouvoir fuir. Elle espérait que la maîtresse des lieux ne l'avait pas vu faire.
Ari sait que c'est peine perdu et abandonne le combat. Elle tente de s'enfuir en espérant ne pas être vu
désolé pour une fois Ari est lâche

Couleur:#04747c 3ème année RP - 14 ans
Fan de vol en balai

25 févr. 2026, 22:13
Livr-olution  libre 
Dans ce face-à-face tendu, entre les protestataires et la bibliodétracaire - oui beaucoup utilisait le terme " vieille peau" pour désigner leur tortionnaire, mais elle, elle voyait plutôt en elle l'image d'un détraqueur aux commandes, aspirant toute joie présente en ce lieu -, une nouvelle voix s'éleva soudain.
Une voix qui ne faisait pas partie de la manifestation, mais qui se joignit tout de même pour défendre la cause, en expliquant qu'au-delà d'être distrayants - ce qui en soi n'était pas un crime quand même ! -, les romans étaient aussi une source d'apprentissage du monde sorcier pour ceux qui n'y avaient pas grandi.
Charlotte, la préfète, prit à son tour la parole pour exposer leurs revendications, ce qui lui valut de passer en tête des cibles à abattre, à en croire la promesse de représailles qu'elle essuya.
Car la gardienne d'Azk... de la bibliothèque leur servit ensuite un discours dictatorial, digne des tristement célèbres figures qu'elle avait étudiées au cours des leçons d'histoire données par sa grand-mère.
Nul doute qu'en entendant de tels propos, ce sont ses grands-parents eux-mêmes - des adultes ! -, qui auraient pris les pancartes pour protester...
Ou peut-être qu'ironiquement, ils auraient suivi le conseil de l'intéressée en allant directement protester à la direction...
Mais à la saillie singlante de la terreur du lieu, qui contre toute attente s'avéra incapable au final d'éteindre toute flamme de courage et de détermination, succéda alors une autre tirade, d'un élève de Poufsouffle.
Une tirade qui la laissa sans voix, bien plus impressionnante selon elle que le sermon de l'adulte acariâtre, et qui trouvait écho en elle.
Elle n'avait rien à y ajouter, elle n'était pas sûre d'être un jour capable d'un tel plaidoyer d'ailleurs...
La seule chose qui lui vint à l'esprit alors, fut de coincer sa pancarte bricolée entre sa tête et son épaule, pour qu'elle ne tombe pas et afin de libérer ses deux mains, pour applaudir.
Peut-être était-ce un peu étrange, voire saugrenu, mais c'était ce qu'elle avait envie de faire pour marquer son soutien, son approbation, à ce qui venait d'être dit.
Elle serait peut-être la seule à le faire ? et bien tant pis.
Et puis, de la sorte, elle respectait l'ordre de faire " silence ! ", n'est-ce pas ? !

Reducio
(379 mots)

" véritable artéfact de stupidité "
La lumière ne nie pas l’ombre, elle la traverse

2e année RP - inscrite à la chronologie
Participe à [Coucou Rapeltout]
Alias Marraine la bonne fée

9 mars 2026, 13:22
Livr-olution  libre 
Elle n’a même pas répondu à ce que j’ai dit.

Ça me rappelle une des monitrices au club de gym qui prenait parfois des décisions arbitraires et qui répondait, si on contestait ou demandait des explications, c’est comme ça, je suis la coach et si ça ne vous plaît pas, il y a des dizaines de filles qui attendent de prendre votre place. Ok elle est la responsable mais expliquer ses décisions, c’est mieux quand même. Là c’est juste une tyran qui n’a pas d’arguments. Au moins elle le reconnaît puisqu’on n’est pas en démocratie qu’elle dit. Donc on est bien en dictature.

Je trouve que les élèves qui continuent à argumenter ont bien du courage alors qu’il me paraît clair que rien ne la fera changer d’avis, si ce n’est un coup de pied au derrière de la direction. Mais tout ce qu’elle va gagner à se mettre à dos les élèves c’est une vie d’enfer. C’est certain qu’il y en a qui vont lui en faire voir de toutes les couleurs et elle ne pourra avoir les yeux partout. J’en imagine par exemple qui changent le classement des livres pour que les premières lettres des titres forment des slogans comme DÉMOCRATIE, DU BALAI LA PESTE ou LE DRAGON A L’HOSPICE.

Ou alors, et je crois que c’est ce que je ferais si j’étais plus grande, faire de son royaume un désert. Il faudrait faire la liste de tous les livres nécessaires pour les études et les emprunter en masse et en plusieurs exemplaires chaque semaine. Tout le monde les utiliserait ansi dans les salles communes, laissant la bibliothèque déserte. Sauf pour lire les romans. Et comme ça respecterait le règlement elle ne pourrait rien dire.

12 ans - 2e RP

18 mars 2026, 21:13
Livr-olution  libre 
Charlotte était là, pourtant la lionne se sentait si mal et regrettait tant ses cartes alors même qu'elle les trouvait justes ou du moins justifiés. Leur interdire de se détendre ? Dans un internat ? Sauf qu'on ne passe pas 7 ans à consacrer sa vie à uniquement étudier sans profiter de la vie. Leur refuser les livres de fiction c'était enlever une forme de culture à tous ceux n'ayant pas les moyens de s'acheter ces livres et de les faire parvenir au château. La lionne avait tant d'arguments à avancer et c'était tout ça qui l'avait poussé à agir avec Charlotte sauf que la Gryffonne n'avait pas le courage de tenir tête à l'adulte comme le faisait la blondinette. Ça aurait dû être la Poufsouffle qui porte cet uniforme rouge pensait la lionne qui était admirative de son courage.

Si c'était la jaune et noir qui menait le groupe elle était loin d'être la seule à s'imposer haut et fort devant la bibliothécaire. Alors qu'ils n'étaient même pas amis avec elle, ils étaient bien plus présents que la timide au côté de la préfète. Ce qu'elle s'en voulait de n'être là que physiquement tête baissée sans la moindre once de défi envers l'adulte alors que des première année n'avaient même pas peur des conséquences à moins qu'ils n'en aient pas conscience mais elle les trouvait trop futés pour cette seconde option.

Comment ça ils n'avaient pas voix au chapitre. Marine releva brusquement la tête et se mit à mal regarder l'adulte. Certes ils devaient respecter les adultes mais ils n'étaient pas en prison alors si, ils avaient voix au chapitre au moins pour leur divertissement tant que ça ne troublait pas l'ordre de l'école. Cette dame était encore plus malfaisante qu'elle ne l'avait pensé. L'anglaise perdit de sa hardiesse quand elle leur fit remarquer qu'ils auraient mieux fait d'aller voir Miss Priddy. Ça lui faisait mal de l'avouer mais elle n'avait pas tort et surtout elle s'en voulait de ne pas y avoir pensé plus tôt. Le regard désolée, elle tirait sur le bras de son amie, que devaient-ils faire maintenant, aller voir Miss Priddy ou continuer dans cette négociation mal embarquée. Mais ce ne fut pas la leadeuse du groupe qui fit le choix, d'autres élèves réagirent fortement aux propos de l'adulte. Imperceptiblement Marine se recroquevilla, ils étaient en train de faire grossir la tempête qui menaçait déjà Charlotte directement.
- Oh j'suis désolée, je... j'aurai dû y penser qu'on aurait pu faire autrement, que, que c'était pas une bonne idée... Fit-elle presque en larme face à son amie, la Gryffonne se sentait tellement responsable, elle n'aurait peut-être pas dû être aussi motivée pour monter un mouvement pareil, leur manque de réflexion leur coûterait cher...

Marraine||Sixième année RP|Marine
Couleur RP #000080

30 mars 2026, 18:43
Livr-olution  libre 
La vieille dame était-elle en train de rêver ?

Par Merlin et Morgane réunis, par tous les grands sorciers du monde britannique... mais dans quelle génération venait-elle d'être catapultée ? Une première voix interrompit ses pas, et la fit se retourner en déposant ses lorgnettes sur l'arête de son nez. Si une première contestation se faisait entendre, elle pouvait craindre les pires débordements. Après tout, qui savait de quoi ces babouins infernaux étaient capables, plus particulièrement en groupe ? Elle assista avec un grand sentiment de pitié à peine contenu à la scène de voir le jeune Thomas faire taire sa sœur avant de s'avancer à son tour.

Un Poufsouffle... toujours des élans de solidarité, ceux-là. Dans un silence des plus parfaits, la vieille bibliothécaire prêta une oreille attentive à ses mots, sans manifester pour autant la moindre émotion. Et pourtant, Merlin savait qu'elle méprisait, en cet instant. Une envie de rire grandissait en elle, une envie de lever les yeux au plafond, de soupirer de tous ses poumons et de balayer d'un revers de sa main fripée les pitoyables arguments ridiculement mal construits du jeune homme. Mais où se croyait-il donc ? Se prenait-il pour le martyr de l'histoire sorcière, pour la pauvre victime d'un système injuste ? Pire, semblait-il croire que sa parole avait la moindre place dans le jugement des adultes et dans l'élaboration des règles ?

Eglantine fut consternée de constater que oui, le jeune homme croyait véritablement en ses conneries. Et il devait croire que ses paroles étaient profondément sages et même inspirantes, illustrant ainsi parfaitement la naïveté des enfants et des adolescents qui se croyaient déjà intelligents. La vérité était que bien peu d'entre eux pourraient jamais se targuer d'être ne serait-ce qu'un peu malins.

Une fois le silence revenu, elle ignora copieusement l'élève, et regarda les autres. Et une mince satisfaction perça en elle lorsqu'elle observa que le reste semblait avoir a minima compris qu'ils devaient se taire. Quel soulagement pour ses maux de tête, enfin le silence... Exceptée pour une, qui se mit dans le crâne d'applaudir ?!

Son regard de glace transperça @Calianor Daenarya, les traits de son visage s'enflammant d'un rouge vif sous la colère renouvelée d'une telle insolence.

« Cessez. »

Cependant, l'une d'entre elles parut enfin animée d'un éclair de lucidité. Aussi gratifia-t-elle @Marine Baylacq d'un petit hochement de tête satisfait.

« Je suis heureuse de voir qu'au moins l'une d'entre vous semble avoir la tête sur les épaules. »

Retour à l'impertinent, désormais.

La tentation de le réduire à néant était grande. Son esprit avait déjà élaboré au moins deux réparties construites, argumentées et magnifiquement savantes pour écraser le moindre de ses arguments. Elle était déjà prête à annihiler ses mots ridicules, à le remettre à sa place et à lui faire comprendre à tout jamais l'irrespect dont il faisait preuve en cet instant.

Puis elle se ravisa. Elle n'avait pas son temps à perdre avec un misérable rebelle en herbe, qui n'avait probablement pas plus de poils au menton que sur le torse. Aussi se contenterait-elle de faire en sorte de rétablir le calme et le silence dans sa bibliothèque.

Sa voix s'éleva, calme et unie, contrôle et sans une tonalité de trop.

« Si vous avez terminé, je vous prierai de quitter les lieux. Vous n'êtes pas à Poudlard pour édicter les règles, mais pour vous y plier. »

Son attention revint sur le reste de l'assemblée, et elle surenchéri d'un ton qui n'accepterait aucune répartie.

« Tous ceux et toutes celles qui veulent réellement travailler peuvent rester. Pour les autres, si vous n'êtes pas retournés dans vos dortoirs sous une minute, j'irai chercher madame la directrice, qui se fera un plaisir de vous réexpliquer le règlement de cette école. »

Eglantine n'avait pas encore forgé son avis pour tous les adultes de cette école. Mais d'ores et déjà, elle savait et avait compris que Madame Priddy était une directrice plus que respectable, pleine de bon sens et qui connaissait l'importance du respect envers le corps enseignant. Et la vieille dame savait parfaitement comment utiliser la hiérarchie à son avantage. Elle n'était pas là pour faire de vulgaires bras de fer avec des bambins braillards et chialeurs, elle était là pour enseigner, organiser sa bibliothèque, et veiller au calme. Point à la ligne du parchemin.

Cavalier de l'Apocalypse de 2050 - 2b1146
« Les élèves s'abstiendront de conversations à voix haute. »

1 avr. 2026, 13:38
Livr-olution  libre 
C’est qu’elle fait sacrément peur la dame de la bibliothèque, même si certains semblent avoir un peu plus de courage que le petit blond. Bon après ce sont des grands, normal qu’ils soient moins impressionnés par la vieille peau. Une Gryffondor commença à applaudir ce qui fit sourire le Poufsouffle qui regarda sa pancarte qui le cachait à moitié. Pas très pratique pour applaudir. D’autant que la bibliothécaire lui intima très rapidement d’arrêter.

Puis elle commenta les paroles d’une autre Gryffondor avant de leur demander de partir. Euh… du coup on fait quoi dans ses moments-là ? Gabriel observa autour de lui, l’air un peu perdu avant de lâcher un côté de sa pancarte, dépité. Que pouvait-il faire du haut de ses 11 ans ? Il venait à peine d’arriver dans l’école et on lui disait qu’il ne pouvait pas emprunter de romans pour lire le soir dans son lit. Il allait devoir faire un trafic avec Jean, sa cousine. Elle arriverait très certainement à avoir des romans elle.

Un opéra donc un demi-tour, quittant les lieux comme demandé par la dame. Il était triste que ça n’ait pas marché, c’était vraiment une bonne idée pour lui. Il y croyait pour de vrai et il était surtout triste de ne pas pouvoir emprunter des romans. Il allait devoir venir les lire ici, mais il n’avait pas non plus envie de venir ici trop souvent avec cette dame qui garde l’entrée. Ça n’allait pas être facile cette histoire encore…

Il passa les portes de la bibliothèque abattu, triste et impuissant. Ce n’était pas une sensation qu’il aimait. Il ne voulait pas abandonner, ses idées pour une veille peau. Ils trouveraient un moyen pour que ses règles soient assouplies voir retirées. Hors de question de se laisser faire !

C'est une fin de RP pour moi ! Merci beaucoup et la révolution n'est pas finie c'est une bataille de perdue mais pas la guerre !

Gabriel Yates -Première année - PR - Corsaire des mers
Couleur: #d95030
Membre de la secte du Calamar

20 avr. 2026, 12:52
Livr-olution  libre 
Lonely resta immobile quelques secondes après la dernière déclaration de la bibliothécaire. Les mots froids d’Eglantine Pinehead semblaient encore flotter dans l’air lourd. Autour d’elle, l’énergie qui animait le groupe un peu plus tôt s’était dissipée. Certains élèves baissaient leurs pancartes, d’autres échangeaient des regards hésitants. Quelques-uns commençaient déjà à partir. Lonely sentit un poids étrange dans sa poitrine. Elle n’avait pas vraiment espéré une victoire immédiate… mais elle ne s’attendait pas non plus à ce mur. Pas à cette manière de simplement… ignorer. Sa question n’avait reçu aucune réponse. Comme si elle n’avait même pas compté.
Ses doigts se détendirent lentement sur la banderole.
Alors c'est bon, c'est finis ? pensa-t-elle.

Elle jeta un regard autour d’elle. Beaucoup de ces élèves avaient parlé avec assurance, certains avec une éloquence impressionnante. Le garçon plus grand qui avait répondu à la bibliothécaire avait dit des choses fortes. Et pourtant, rien n’avait changé. Pinehead n’avait pas discuté, n’avait pas argumenté. Elle avait simplement ordonné. Lonely sentit une petite boule d’amertume se former dans sa gorge et une sorte de colère.

Elle observa un instant une première année quitter la bibliothèque l’air abattu, sa pancarte à moitié tombante dans la main. Cette image lui fit baisser les yeux. Peut-être qu’ils avaient été trop naïfs… Peut-être que les adultes ne voyaient vraiment les élèves que comme des enfants bruyants.

Avant que son courage ne disparaisse, elle fit un petit pas en avant. Son cœur battait si fort qu’elle avait l’impression que tout le monde pouvait l’entendre. Elle n’aimait pas parler devant les autres. Encore moins devant une adulte qui venait clairement de leur rappeler qui avait le pouvoir mais elle détestait l'injustice, et tous ça était tout bonnement I-N-J-U-S-T-E !

- Madame Pinehead, commença-t-elle d'une voix forte, vous dites que nous devons accepter les règles. Mais une règle qui empêche les élèves de lire n’aide personne. Les livres ne servent pas seulement à faire des devoirs. Ils servent à apprendre autrement. À réfléchir, à comprendre le monde... et parfois à donner envie d’apprendre encore plus.
Un léger silence passa, mais elle continua, étonné de son aplomb.
- Si vous empêchez les élèves d’emprunter des romans, vous ne protégez pas les livres... vous empêchez juste les élèves d’aimer la lecture, ce qui est bête. Et puis une bibliothèque où on ne peut plus vraiment lire... ça n’a plus beaucoup de sens.


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PR 1A
L'autre moitié d'Elizabeth Johnson