Libre Sept heures, et déjà la honte


Lundi 8 mai 2051 – 7h00
Grande Salle
avec @Calianor Daenarya
RP libre après la réponse de Calianor ^^


Je suis sûrement loin d'être la seule élève de Poudlard à faire des bêtises.
Entre les farces qui tournent mal, les expériences douteuses et les élèves qui ont toujours une idée plus idiote que la précédente, il devait bien se passer des choses tous les jours dans ce château. Alors, honnêtement, je ne pensais pas que ma propre bêtise à la bibliothèque prendrait de telles proportions.
Une semaine s'était écoulée depuis les faits.
J'avais accepté ma punition... Enfin autant que possible...
Une semaine d'exclusion de la bibliothèque, des lignes à n'en plus finir et une sacrée leçon de morale de la part de la bibliothécaire. Ce n'était déjà pas très drôle, mais je me disais que l'histoire était derrière moi.

J'avais eu tort.
Comme tous les matins, je m'installai à la table des Gryffondor pour le petit-déjeuner. La Grande Salle se remplissait progressivement, chacun discutant de son week-end ou de la journée qui s'annonçait. Je grignotais tranquillement quelques tartines en observant le plafond enchanté lorsqu'un battement d'ailes attira mon attention.

Le courrier arrivait.
Des dizaines de hiboux traversèrent la salle dans un joyeux désordre avant de trouver leurs destinataires.
L'un d'eux fonça droit vers moi et je le reconnus immédiatement, c'était le hibou de mes parents.
Un sourire apparut sur mon visage. Ils répondaient sûrement à ma dernière lettre. Peut-être quelques nouvelles de Londres, ou simplement un petit mot pour savoir comment j'allais.
Le hibou se posa devant moi avec toute l'élégance dont un hibou est capable, puis laissa tomber une enveloppe dans mon assiette.

Rouge, très rouge...
Mon sourire disparut aussi vite qu'il était venu et je connaissais cette couleur... Mon cœur fit un bond dans ma poitrine.

"Non... Pas ça...jt'en supplie.."

À peine eus-je le temps de toucher l'enveloppe que celle-ci se déchira toute seule. Les morceaux de papier s'assemblèrent dans les airs pour former une immense bouche, tandis que les conversations autour de moi commençaient déjà à s'interrompre.
Puis la voix de ma mère éclata dans toute la Grande Salle.


" SHERYL ZAUN !

NEUF MOIS ! ÇA FAIT PRESQUE NEUF MOIS QUE TU ES À POUDLARD... ET IL A SUFFI D'UNE IDÉE DE PLUS POUR QUE NOUS RECEVIONS UNE LETTRE DE TA BIBLIOTHÉCAIRE !

TU POURRAIS NOUS EXPLIQUER COMMENT ON EN ARRIVE À SE FAIRE EXCLURE D'UNE BIBLIOTHÈQUE ?

UNE BIBLIOTHÈQUE, SHERYL ! PAS UN TERRAIN DE QUIDDITCH ! PAS UNE ARÈNE DE DUEL ! UNE BIBLIOTHÈQUE ! L'UN DES RARES ENDROITS OÙ IL SUFFIT DE LIRE ET DE SE TAIRE !

TU AS RÉUSSI À TE FAIRE INTERDIRE D'Y METTRE LES PIEDS PENDANT UNE SEMAINE !

ET EN PRIME, TU DOIS RECOPIER LE RÈGLEMENT DE POUDLARD DIX FOIS... AINSI QUE LE RÈGLEMENT DE LA BIBLIOTHÈQUE QUINZE FOIS ! QUINZE !

LA BIBLIOTHÉCAIRE A MÊME PRIS LA PEINE DE NOUS ÉCRIRE PERSONNELLEMENT POUR NOUS EXPLIQUER TON COMPORTEMENT !

NOUS ESPÉRIONS QU'EN T'ENVOYANT À POUDLARD, TU APPRENDRAIS LA MAGIE... PAS L'ART DE COLLECTIONNER LES SANCTIONS !

NOUS SOMMES FURIEUX... MAIS SURTOUT TERRIBLEMENT DÉÇUS.

TU ES INTELLIGENTE, SHERYL. TU LE SAIS. NOUS LE SAVONS. ALORS SERS-TOI DE CETTE TÊTE POUR RÉFLÉCHIR AVANT D'AGIR, AU LIEU DE CHERCHER LA PROCHAINE BÊTISE À FAIRE !

ET SI TU POUVAIS ÉVITER QUE LA PROCHAINE LETTRE QUE NOUS RECEVIONS DE POUDLARD SOIT ENCORE UNE PLAINTE... NOUS T'EN SERIONS RECONNAISSANTS !

NOUS T'AIMONS. MAIS PAR MERLIN... ESSAIE DE RESTER TRANQUILLE PLUS DE DEUX SEMAINES !

PAPA ET MAMAN ! "


La lettre résonna encore de longues minutes avant que la bouche de papier se referme sur elle-même.
Dans un petit plop, la beuglante s'enflamma et se transforma en un tas de cendres qui retomba devant moi.
j'avais terriblement honte, je n'osais plus lever les yeux vers mes camarades et j'avais l'impression que toute la Grande Salle me regardait.
J'aurais donné n'importe quoi pour être ailleurs... Sous la table, dans mon dortoir voir même au fond du lac si ça pouvait me faire disparaître pendant au moins cinq minutes.
Mais non, à la place, je restai là immobile devant les quelques cendres qui fumaient encore, incapable de faire quoi que ce soit ...

699 mots

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Libre Sept heures, et déjà la honte
Le lundi matin, c'était le plus dur.
Oui d'accord tous les matins étaient difficiles quand il fallait se lever tôt, mais le lundi... !
Bâillant aux corneilles, les yeux encore mi-clos et traînant les pieds, Calianor entra dans la grande salle tel un zombie blasé !
Elle se laissa tomber sur un banc et contempla son assiette et son contenu, comme si c'était un véritable sujet d'observation... alors qu'elle était vide.
Puis le zombie s'anima, comme brièvement illuminé par un esprit de lumière, ou mis au pas par un esprit supérieur qui contrôlait son corps et qu'on appelle " le grand estomac ", et se leva pour aller remplir cette assiette : des brownies, de la brioche, de la pâte à tartiner, du beurre,...
Mécaniquement, elle composa son petit déjeuner puis revint à sa place et commença à manger.
Les hiboux entrèrent pour venir livrer le courrier.
Elle avait reçu plusieurs lettres la veille, elle n'en attendait donc aucune ce matin.
Alors elle ne leva même pas la tête.
Si elle l'avait fait, ou si elle avait assez émergé de son état léthargique pour tourner un rien les yeux sur sa gauche, déjà elle aurait vu Sheryl et aurait pu lui dire bonjour... quelque chose de simple mais visiblement pas à cette heure matinale, et elle aurait aussi remarqué la lettre rubicond tombée devant elle.
Mais pas besoin de bouger la tête pour entendre la voix qui vint frapper son oreille.
Endormie oui, mais pas à ce point.
Elle s'ébroua, se redressa, et sortit d'un coup de son état zombifique... ou zombirique... ou zombirifique... je n'ai pas encore décidé.
Une femme - la mère de Sheryl sans doute - la grondait pour un courrier qu'ils avaient reçu et une exclusion... une exclusion ? !
Sheryl, comme beaucoup de Gryffons... dont elle-même d'ailleurs -, pouvait peut-être avoir des idées farfelues, parfois au-delà d'une limite du règlement d'accord, mais exclusion...
Et puis un mot, répété avec insistance par la voix, amena la lumière dans son esprit de moins en moins embrumé : " bibliothèque ".
Évidemment !
Puis la lettre s'évapora, un peu comme ces films moldus où systématiquement le message s'auto-détruit à la fin.
Sheryl avait l'air prostrée, de honte sans doute.
Ça pouvait se comprendre : se faire hurler dessus devant tout le monde par sa mère, fut-ce par courrier parlant, ça n'avait rien de glorieux.
Pourtant, si la mère de Sheryl avait été présente, Calianor lui aurait dit qu'elle pouvait être fière de sa fille d'avoir tenu neuf mois à aller dans cet endroit régi désormais par la bibliodétracaire.
Elle-même, si elle ne s'était pas imposé son propre bannissement, aurait sans doute fini exclue.
Cela dit, comme elle avait mis au courant toute sa famille du régime tyrannique qui régnait désormais dans ce lieu, elle n'aurait pas été grondée par beuglante.
Les parents de Sheryl ne la connaissait pas, la bibliodétracaire, elle et son règne infernal, et donc ils ne pouvaient pas comprendre.
Ils avaient reçu un courrier, lu le mot "exclusion", et s'étaient mis en colère.
Elle se tourna de biais vers Sheryl.
- Je suis désolée Sheryl. Y a pas de mot pour te réconforter d'une beuglante. Si ce n'est que, demain, y en aura probablement une autre pour quelqu'un d'autre et qu'alors, tout le monde aura oublié la tienne. Et j'suis encore plus désolée que ce soit à cause de Pinehead. Je sais pas ce qui s'est passé, et ça ne me regarde pas, mais depuis le début de l'année, quand j'entends que quelqu'un s'est pris une sanction de ce tyran, j'ai de l'admiration pour la personne punie. Je l'admire d'encore mettre les pieds dans la bibliothèque malgré tout. Moi j'y vais plus, ça me rend malade, et ça me met les nerfs tellement en boule que je pourrais mettre le feu à ses rayonnages. Pourtant j'aime bien les livres. Mais elle me fait sortir de mes gonds. Bref, tout ça pour te dire que par principe, je suis solidaire avec tous ceux qu'elle punit ou qu'elle inscrit sur son mur de je ne sais plus quoi. Et si ton exclusion est toujours en cours et que t'as besoin d'un livre pour tes devoirs, tu peux demander, j'ai peut-être ce qu'il te faut. Vu que je ne vais plus en bibliothèque, j'ai pris les devants.
Elle faillit ajouter que, par contre, si elle lui prêtait un livre et qu'elle le lui abîmait, c'est elle qui écrirait à ses parents... ou non tiens : c'est elle qui lui enverrait une beuglante de grand matin.
Mais réflexion faite, ce n'était pas le moment opportun pour ce genre de précision.

Reducio
(771 mots)

" Si je te souris lorsque tu m'insultes, c'est parce que je préfère rire de la bêtise humaine qu'en pleurer ! "


Entrée en 3A le 01/09/2051, filière pratique et ouverture

Alias Marraine la bonne fée

Libre Sept heures, et déjà la honte
Super... Maintenant, tout le monde sait que mes parents pensent que je suis incapable de rester tranquille deux semaines.

J'avais l'impression que toute la Grande Salle continuait de me regarder, même si c'était sûrement faux... y'avait probablement déjà des élèves qui avaient repris leur petit-déj comme si de rien n'était, mais dans ma tête, tout le monde venait d'assister au plus grand moment de honte de ma vie.
Génial, je pouvais pas rêver mieux comme démarrage de journée !
J'aurai donnée n'importe quoi pour qu'Andréas soit là, à mes cotés... elle aurait su me remonter le moral, elle savait toujours quoi faire...mais elle était pas là...j'me sentais seule sans ma best. j'étais partie déjeuner sans elle et je devrais lui expliquer pourquoi tout le monde me regarde comme ca quand elle arriverai...
Je sentais encore mes joues brûler quand la voix de Calianor me tira enfin de mes pensées. Je relevai lentement la tête vers elle, sans oser la regarder dans les yeux.
Elle ne se moquait pas ; au contraire.
Je l'écoutai en silence et, plus elle parlait, plus je sentais cette boule coincée dans ma gorge se faire un peu moins lourde.

Quand elle parla de la "bibliodétracaire", un tout petit sourire finit malgré moi par apparaître au coin de mes lèvres.
Je laissai échapper un léger souffle, quelque part entre un rire fatigué et un soupir, avant de hausser les épaules.

" Bibliodétracaire... Je crois que je vais te piquer ce mot. Il lui va plutôt bien... Mes parents connaissent pas Pinehead... Ils ont juste reçu une lettre avec les mots "bibliothèque", "exclusion" et "comportement". Forcément... Vu comme ça, ça donne pas vraiment l'impression que j'ai juste fait une bêtise. Je crois que la beuglante était devenue inévitable...
Mais merci... Vraiment... Je crois que t'es la première personne qui essaye de me remonter le moral depuis que cette chose a explosé, et merci aussi pour les livres, même si mon exclusion est presque finie maintenant, c'est gentil de proposer. "


Je pinçai les lèvres quelques secondes avant de souffler, cette fois avec une petite lueur de défi dans les yeux. Je me remettais toujours pas de la honte que m'avait infligée cette vielle folle ! Je suis pas venue à Poudlard pour qu'on se souvienne de moi comme de la pauvre fille à la beuglante ! Moi, je veux qu'on se souvienne de moi pour ma bonne humeur, mon rire facile, mes bêtises anodines et ma joie de vivre et elle... Elle gâche tout ! Je commençais à bouillonner de l'intérieur, après la honte, vient la colère...

" Mais cette honte devant toute la Grande Salle... Cette vieille folle va me le payer. Quitte à me faire encore engueuler, un jour, je vais foutre un de ces bazars dans sa fichue usine à livres... "

469 mots
@Calianor Daenarya
@Andreas Wilson pour la mention <3

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Libre Sept heures, et déjà la honte
Ce matin-là, Sheryl était partie sans sa rouquine de compagnie qui avait dû faire une halte aux toilettes. Trop boire pendant ses nuits d'insomnie ne lui réussissait définitivement pas... Andreas avait donc demandé à Sheryl de descendre sans elle et de lui réserver une place, voire d'attraper de quoi grignoter pour elle. Après tout, la brune la connaissait par cœur ; elle n'aurait aucun problème à trouver quelque chose qui pourrait plaire à l’Écossaise. Elle avait hâte de voir ce qu'il y avait au menu ce matin-là. Bien qu'elle n'ait pas beaucoup dormi, Andreas était relativement de bonne humeur en ce lundi matin, comme tout bon lundi matin quand on commence avec Miss O'Malley, qu'elle appréciait fortement.

Une fois prête à rejoindre sa meilleure amie, Andreas dévala les escaliers en manquant de se retrouver le derrière par terre à plusieurs reprises. Les cabrioles, pas dès le matin, noté ! Arrivée en bas des escaliers et à la porte de la Grande Salle, elle aperçut certains élèves en sortir en gloussant. Que pouvait-il se passer pour qu'ils rigolent dès le matin ? D'autres se mirent à parler un peu fort, et fort curieuse Andreas ne put s’empêcher de s'approcher d'eux et de tendre une oreille pour tenter d'en distinguer des bribes. Son sang ne fit qu'un tour quand elle entendit le nom de Sheryl, cette dernière aurait reçu une beuglante ? C'est la honte, nan, mais pour qui se prennent-ils ? Elle leur lança un regard noir avant de pénétrer rapidement dans la Grande Salle.

Elle tourna sa tête dans tous les sens à la recherche de son double préféré et, quand les cheveux bruns et ondulés de Sheryl entrèrent dans son champ de vison, elle se mit à courir dans sa direction. Elle n'avait jamais couru aussi vite de toute sa petite vie et encore moins le ventre vide, mais c'était trop important pour ralentir. Quand elle fut à portée de sa meilleure amie, elle se jeta sur elle pour lui faire un gros câlin de réconfort.

- Merde, Sheryl, j'ai appris ce qu'il s'était passé par des andouilles qui partaient de la salle... Tu vas bien ? Elle ne lui laissa pas le temps d'en placer une avant de continuer. Tu n'as pas à avoir honte de quoi que ce soit ! Si tu veux, demain, je demande à mes parents qu'ils m'envoient une beuglante aussi comme ça on oublie la tienne ?! Ou tu veux qu'on aille se venger de cette vieille bique ? Je peux te faire des caricatures qu'on colle partout !! La gamine dut reprendre son souffle après tout, elle venait de débiter tout ça à la vitesse de l'éclair. Oh salut Calienor, tu vas bien ? Elle lança un sourire à son ainée avant de reporter son attention sur Sheryl.

Je m'incruste avec vous hihi, comme ça c'est plus logique pour la vengeance T-)
@Sheryl Zaun et @Calianor Daenarya j'espère que ça vous plait !

"Le véritable courage consiste à être courageux précisément quand on ne l'est pas"
Une petite boule d'énergie qui n'attends que de vivre sa grande aventure. Promotion 2050-2051
Prononce le S d'AndreaS ! _ couleur rp #126089

Libre Sept heures, et déjà la honte
J'étais pas dans mon assiette et avais un peu l'estomac noué, j'étais pas sur de réussir à avaler quoi que ce soit ... mais fallait bien essayer car j'avais cours après et il me faudrais des forces pour tenir !

Je me fis attraper par derrière par ma rouquine préférée sans que je mis attende et c'était là tout ce qu'il me fallait... elle. Quand elle me proposait de demander à ses parents d'envoyer une beuglante pour prendre ma place de la honte je ne pu m'empêcher de sourire et de rigoler quand elle proposa une vengeance.

" je t'aime de ouf Andy mais hors de question que tu te sacrifie pour moi,même si je sais que tu es largement capable de le faire, ils sont naze c'est tout et j'men fou finalement qu'ils se moquent, un jour se sera leur tour et on verra qui rira...mais la vengeance sera terrible et on va commencer par cette harpie ! En plus avec toi à mes côtés je sens quon va bien rigoler... plus qu'elle en tout cas ! "

Elle avait reussit à me faire retrouver le sourire et m'avait rendu la niaque de riposter, il etait hors de question de la laisser m'humilier comme ca devant autant de monde sans rien faire !
En plus Andy etait une vrai artiste, je l'avais dejas vu dessiner plusieurs fois dans notre dortoir et ses dessins étaient magnifiques... elle avait vraiment beaucoup de talent et j'avais hâte de voir ce qu'elle arriverai à faire de notre vielle chouette râleuse.

Je me leva d'un coup pour me mettre face à ma meilleure amie, je l'a pris dans mes bras, posa ma tête sur son épaule et lui chuchota à l'oreille...

" fait moi rêver, dessine là comme elle le mérite et on se retrouve demain pour lui faire la misère, merci d'être toujours là pour moi ! "


316 mots
@Andreas Wilson ca me plaît beaucoup ^^

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Libre Sept heures, et déjà la honte
On était lundi aux alentours de sept heures du matin. La Grande Salle faisait déjà beaucoup de bruit. Au-dessus des quatre longues tables de maison, le plafond enchanté affichait une teinte brumeuse. C'était très typique des matinées de ce début de printemps. La plupart des élèves émergeaient à peine de leur nuit de sommeil, la tête encore à moitié sur leur oreiller. Lucas tenait entre ses mains sa boisson préférée. Le jeune homme s'était installé un peu plus loin à la table des Gryffondor.

Le jeune Gryffondor manquait lui aussi cruellement d'énergie. Le lundi était toujours la journée la plus dure à lancer. Il venait d'attraper une tranche de pain qu'il étalait machinalement de beurre avec le bout de son couteau cherchant désespérément le courage d'affronter sa première heure de cours. Au départ, le garçon n'avait pas prêté une attention particulière au courrier du matin. Les hiboux défilaient comme d'habitude au-dessus des têtes en lâchant des lettres ou encore des petits paquets au-dessus des assiettes dans un joyeux désordre. Mais la trajectoire en piqué d'un rapace en particulier avait fini par capter son regard. Une enveloppe d'un rouge très vif, c'était une Beuglante.

Le garçon avait suspendu son geste en plein vol, son couteau à beurre à mi-chemin de sa tartine. Il connaissait bien le phénomène désormais et était bien content de ne jamais en recevoir. Il avait vite compris qu'une lettre rouge envoyée au petit-déjeuner n'annonçait jamais rien de très réjouissant. En l'espace d'une seconde, l'enveloppe s'était déchirée toute seule pour former une immense bouche de papier. Et là, la voix suramplifiée et folle de rage d'une mère de famille s'était mise à résonner sous les voutes du plafond enchanté.

Pendant de longues minutes, toute la Grande Salle avait écouté le savon mémorable reçu par une élève de sa maison. L'histoire d'une exclusion de la bibliothèque pour une bêtise, de règlements à recopier dix à quinze fois et d'une colère parentale explosive. Lucas s'était instinctivement tassé sur son banc de bois gardant le silence et observant la scène de loin. Il s'était dit que la pauvre fille devait passer le pire moment de sa semaine. Quand le papier magique s'était enfin enflammé dans un petit bruit sec pour ne laisser qu'un tas de cendres fumaient sur la nappe, un silence pesant s'était installé.

Autour de la victime, la solidarité entre Gryffondor n'avait pas tardé à se mettre en place. Il s'était dit que sûrement deux de ses copines étaient venues pour la réconforter. Celle qui était rousse parlait tellement vite qu'on comprenait à peine ses phrases, proposant carrément de se faire envoyer une lettre rouge elle aussi ou de coller des dessins partout dans le château pour se venger. Lucas observait la scène depuis sa place où il était situé à seulement deux ou trois mètres d'elles sur le même banc.

Il ne connaissait pas vraiment les prénoms de ces filles. Il les avait déjà croisées plusieurs fois dans la salle commune ou dans les couloirs du château mais sa copine Ari lui en avait parfois parlé de loin. Cependant, il n'avait jamais eu l'occasion de discuter directement avec elles. En entendant les plans de vengeance qui se tramaient à voix haute juste à côté de lui, il n'avait pas pu s'empêcher de suivre l'échange. Il trouvait que la réaction des deux amies partait un peu dans tous les sens pour un lundi matin. Voyant que la fille à la Beuglante se relevait, Lucas posa son couteau sur le bord de son assiette. Il se frotte les yeux encore un peu fatigués du réveil et se tourne doucement vers le groupe. Il ne comptait pas se mêler de ce qui ne le regardait pas mais il avait envie de lui dire un mot pour lui remonter le moral et lui éviter de refaire une bêtise. Il se cala contre le rebord de la table de bois et s'incrusta dans la conversation avec une voix calme et un peu enrouée par le matin.

- Je m'incruste une seconde dans votre discussion mais franchement... te prends pas la tête pour la Beuglante.

Il adressa un petit sourire rassurant à la fille qui venait de recevoir le courrier enflammé et continua sur sa lancée.

- Je sais que sur le coup c'est super la honte devant tout le monde surtout un lundi matin. Mais honnêtement, d'ici demain, il y aura un autre truc bizarre qui va se passer au château ou quelqu'un d'autre qui va faire une bêtise et tout le monde aura complètement oublié ta lettre. Les gens ont la mémoire très courte ici comme partout

Il jeta un rapide coup d'œil vers la table d'à côté où d'autres élèves avaient déjà repris leurs discussions sur les cours de la journée. Puis, il tourna la tête vers la fille aux cheveux roux qui parlait de caricatures et de vengeance.

- Par contre, si je peux donner un petit conseil de prudence... Évite peut-être de rajouter une couche avec une vengeance dès demain. La bibliothécaire doit être sur les dents et si tu te fais choper à coller des trucs sur les murs, tes parents vont finir par t'envoyer une deuxième Beuglante et là ce sera deux fois pire.

Lucas se stoppa en se demandant si Ari pouvait elle aussi être dans la confidence. Lucas ne voulait pas l'empêcher totalement de ne pas le faire car il avait toujours en tête des idées de vengeance mais c'était vraiment pour lui éviter le pire. Si sa petite amie faisait partie du truc, il n'aurait d'autre choix que de faire confiance au plan que ces jeunes demoiselles avaient déjà en tête. Il était curieux de savoir ce qui avait bien pu amener une telle catastrophe.

- Mais d'ailleurs, sans vouloir faire le curieux... Je me demande bien ce que tu as pu fabriquer pour réussir à te faire virer de la bibliothèque ? Parce que pour énerver la bibliothécaire à ce point-là, il fallait quand même y aller fort !

996 mots


@Sheryl Zaun, @Calianor Daenarya et @Andreas Wilson Hello, je fais ma petite intrusion :ninja: J'espère ne pas avoir fait d'erreurs en lisant les deux autres RP associés sinon n'hésitez pas !
@Ari Calvin pour la mention

Lucas Calme Fiche PR
"Rien ne sert de faire compliqué quand la vie est déjà assez étrange comme ça."

Libre Sept heures, et déjà la honte
Je connaissais pas vraiment le garçon qui venait de s'incruster dans notre conversation. Je l'avais déjà croisé chez les Gryffondor, forcément, mais on s'était jamais vraiment parlé.
Je le regardai un peu surprise, surtout qu'il venait de me dire presque la même chose que Calianor : demain tout le monde aurait oublié ma Beuglante. Bon... si deux personnes le disaient, c'était peut-être vrai. Et puis au moins lui essayait de me rassurer au lieu de rigoler comme les andouilles qu'Andy avait croisé en arrivant.

Par contre quand il commença à parler de prudence et surtout de ne pas se venger dès demain, je tournai tout doucement la tête vers Andreas, juste une seconde...LE regard...Celui qui voulait clairement dire qu'il arrivait un peu trop tard avec son conseil, puis je repris aussitôt mon air le plus innocent possible.

" Merci... J'espère vraiment que t'as raison et que demain tout le monde aura oublié parce que là j'ai juste envie de me cacher sous la table jusqu'à ce soir. Et pour la vengeance... quelle vengeance ? Nous ? Pas du tout ! T'as mal compris. On parlait juste de dessins... éducatifs quoi... "

Je regardai Andy avec un sourire que j'arrivais déjà plus vraiment à cacher. Bon d'accord, même un troll aurait compris qu'on préparait quelque chose, mais hors de question de tout raconter maintenant !
Par contre sa dernière question me fit sourire, parce que franchement, racontée correctement, ma bêtise était pas si terrible que ça. J'avais même rendu service !

" En vrai j'ai rien fait de si horrible ! Y'avait une Serdaigle beaucoup trop sérieuse qui travaillait tranquillement et elle s'ennuyait, ça se voyait ! J'suis presque sûre qu'elle m'appelait à l'aide dans sa tête. Alors j'ai voulu voir combien de temps elle pouvait rester concentrée et garder son calme avec moi à côté... J'ai commencé à faire un peu de bruit, puis un peu plus... puis encore un peu plus fort et rapproché. C'était une expérience quoi ! Sauf que Pinehead est arrivée et elle a râlé parce que je faisais du bruit. J'aurais bien voulu lui dire que justement c'était le but... mais j'ai senti que c'était peut-être pas la meilleure réponse. Alors j'ai essayé de l'adoucir avec quelques compliments à la place... Bah apparemment elle aime pas les compliments non plus ! C'est rigide les adultes j'te jure... Tu fais du bruit ils râlent, tu leur dis quelque chose de gentil ils râlent aussi... Pfff "

Je levai les yeux au ciel, dit comme ça... bon, peut-être que j'avais un tout petit peu cherché aussi. Mais de là à écrire à mes parents pour déclencher la Beuglante du siècle, y'avait quand même une marge !

Puis quelque chose me revint et je regardai mieux le garçon. Ari m'avait déjà parlé d'un Lucas... Je plissai légèrement les yeux avant de pointer un doigt vers lui.

" Attend... Lucas ? Genre LE Lucas d'Ari ? Ah bah oui ! Je savais que ta tête me disait quelque chose ! Enfin bref, merci quand même pour le conseil... Mais tu sais, si demain tout le monde oublie ma Beuglante parce qu'il se passe autre chose de plus intéressant... techniquement ton conseil aura marché non ? "

Je terminai avec un grand sourire avant de jeter un nouveau regard vers Andreas.
Finalement, ce lundi matin commençait peut-être à devenir beaucoup plus intéressant.

562 mots
@Andreas Wilson , @Calianor Daenarya , @Lucas Calme( un sans faute Lucas, merci de passé par ici ! )
@Ari Calvin pour la mention

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Libre Sept heures, et déjà la honte
PNJ actif : William Nifadis - septième année
Nymeria comme chaque lundi matin déjeunait avec son frère. Depuis la rentrée des vacances d'avril, la petite Serdaigle s'était enfin décidée à ne pas faire déplacer William à sa table mais plutôt de venir à la table des Gryffondors. C'était bien plus logique, de tout manière, ce n'est pas comme si Nymeria avait une meilleure amie aiglonne à ses côtés. William, en revanche, était un garçon plutôt bien entouré. Elle déjeunait donc au côté de son frère, avec un grand sourire presque admirative (pas trop, car elle ne voulait pas lui donner cette joie) de voir son frère être aussi extraverti et marrant avec ses amis. Ils parlaient essentiellement de Quidditch ou d'anecdotes absurdes.

Nymeria avait ses cheveux relevés en un chignon, elle était en train de gober une sorte de gelée à la groseille ou à la framboise lorsqu'une voix criarde saisit l'ensemble de la table des lions. Nymeria regarda avec de grand yeux la scène qui se produisait à quelques mètres d'elle, plus loin, sur cette même table. Une lettre, bien énervée était en train de déplorer l'attitude d'une jeune fille. Et pas n'importe quelle jeune fille, c'était Sheryl ! Son aventurière préférée.

Quand la beuglante se tut, un silence pesant s'installa, puis petit à petit les conversations reprirent et Nymeria aperçut de l'agitation autour de Sheryl. William, du haut de sa septième année, ne semblait pas plus perturbée que ça. Il esquissa un sourire et tout en reprenant son petit déjeuner il lança:
"La fameuse beuglante mensuelle des premières années, classique !"
Nymeria lui jeta un regard froid :
"Arrête de te moquer, c'est horrible de recevoir ça...
_ Hé c'est que la vérité Nym, mais toi tu connaitras jamais ça, t'es beaucoup trop sage, tu sais que M'man a fait la même avec moi. En deuxième année, ou en troisième année je sais plus..."

Puis il se tourna vers sa petite soeur : "Mais quoi ? tu l'as connais ?"
_ Ouais, c'est une de mes potes... je sais pas ce qu'elle a pu faire, mais peut-être que je devrais la voir."

Nymeria jeta un coup d'oeil à la scène. Sheryl semblait être légèrement remise, elle discutait avec un garçon qui devait être en troisième ou quatrième année. A côté d'elle se trouvait Andreas, une camarade de sa promo que Nymeria voyait très souvent être en compagnie de Sheryl et une autre fille, Calianor. Elle semblait bien entourée, mais l'amitié que la Serdaigle avait avec Sheryl lui donnait envie d'aller la voir. William reprit :
"Ca doit rien être de grave ce qu'elle a fait ton amie, c'est très facile de se mettre cette folle de Pinehead sur le dos, marmonna-t-il pour la rassurer"

Nymeria se leva et s'approcha du petit rassemblement de lions en laissant son frère derrière elle. Plus elle avançait, plus sa timidité maladive faisait palpiter son coeur au point de lui donner envie de rebrousser chemin. Mais, c'était trop tard, elle croisa le regard de Sheryl. Alors elle lui adressa un sourire plein de compassion et essaya d'être la plus naturelle possible malgré le nombre de personnes autour de Sheryl :

"Hé, salut, ça va aller après cette... horrible beuglante ? demanda-t-elle de sa voix habituellement cassée. J'ai entendu du bout de la table et j'ai eu l'impression d'être grondée aussi tellement que c'était fort"
- 562 mots
@Sheryl Zaun je me permets d'intervenir :smile:
@Lucas Calme@Andreas Wilson@Calianor Daenarya

Nymeria Nifadis,11 ans, première année, serdaigle
- couleur rp: darkblue, première année RP - inscrite à la chronologie et ma fiche PR + participation à coucou rapeltout

Libre Sept heures, et déjà la honte
Quand je vis Nymeria s'approcher, je relevai la tête vers elle avec un petit sourire...Elle aussi venait me voir ?
Je savais à quel point elle était timide surtout quand il y avait du monde, alors la voir venir jusqu'ici juste pour moi me toucha plus que je voulais bien le montrer.

" Salut Nymeria... Ouais, ça va aller, enfin j'espère ! Là j'ai encore un peu envie de me cacher sous la table mais ça va déjà mieux. Et désolée pour tes oreilles moi j'étais juste devant et j'ai cru que ma mère allait réussir à sortir de l'enveloppe pour finir de m'engueuler en personne. "

Je laissai échapper un petit rire. J'arrivais de nouveau à plaisanter mais ça voulait pas dire que tout était passé. J'avais encore l'estomac complètement noué et surtout cette fichue phrase qui revenait dans ma tête.
Nous sommes terriblement déçus.
Celle-là, je crois qu'elle allait rester un moment...
Depuis que cette Beuglante avait explosé devant toute la Grande Salle, j'avais eu l'impression que tout le monde me regardait et se foutait de moi. Mais finalement, il y avait surtout plein de personnes qui étaient venues me voir pour essayer de me remonter le moral.
J'avais quand même beaucoup de chance d'avoir des amis comme ça.

" Vous êtes tous beaucoup trop gentils avec moi ce matin... J'ai vraiment de la chance de vous avoir... Enfin à ce rythme-là je vais presque devoir refaire une bêtise juste pour vérifier si vous revenez tous la prochaine fois ! "

Je laissai échapper un petit rire en regardant leur reaction avant de secouer la tête.

" Nan j'rigole... enfin, pour la deuxième partie surtout...
Viens t'asseoir si tu veux je vais m'en remettre, faut juste me laisser un peu de temps je crois. Pour l'instant dès que quelqu'un rigole dans la Grande Salle j'ai encore l'impression que c'est forcément de moi... Mais franchement, ça aide beaucoup que vous soyez là. "


Je baissai les yeux une seconde, c'était déjà beaucoup trop sérieux pour moi tout ça, alors je regardai de nouveau Nymeria avec un sourire un peu plus malicieux pour la taquiner un peu .

" Par contre toi... t'es vraiment venue jusqu'ici avec tout ce monde autour juste pour voir si j'allais bien ? Attention petite aventurière tu deviens courageuse ! À notre prochaine exploration, si tu continue comme ca c'est toi qui passes devant ! "

Je lui donnai un petit coup d'épaule en rigolant. J'avais toujours cette boule dans le ventre...Mais entourée comme je l'étais, c'était quand même beaucoup plus facile de relever la tête.

431 mots
@Nymeria Nifadis

2A RP (promo50-51)#691414 « Les bonnes idées changent le monde. Les mauvaises écrivent les légendes. »

Libre Sept heures, et déjà la honte
Les premiers mots de la beuglante se sont perdus dans le brouhaha de la grande salle, le bruits des tasses, des couteaux et toutes les discussions qui terminaient de dissiper les brumes du sommeil. Mais les hurlements à la table des Gryffondor font taire les échanges alors que toutes les têtes, ou presque, se tournent pour chercher qui est aujourd'hui la cible de ce courrier enragé. Je me fige sur le seuil, laissant la porte se refermer derrière moi. Quand la lettre hurle “BIBLIOTHÉCAIRE”, je sais aussitôt de qui il s’agit et mon regard se braque sur la table des adultes au fond de la salle. Est-elle là à profiter des suites de sa lettre aux parents de Sheryl ? Qu’importe au fond. C’était clair que madame Pinehead allait mettre à exécution sa menace. Ce n’était pas une menace d’ailleurs, juste cela faisait partie de la punition qu’elle nous a infligée. Mais quand même, Sheryl méritait-elle une réaction pareille de ses parents ?

Ce n’est pas la première beuglante que j’entends ici, il a bien eu une dizaine depuis le début de l’année. C’est finalement bien pratique pour nous dont les parents ne sont pas des sorciers, au moins pour ce point. Ils ignorent totalement l’existence de ces courriers explosifs, aucun risque qu’ils m’en adressent une. Je me demande d’ailleurs comment on fait pour créer un tel truc. Il y a un sortilège pour transformer une lettre ordinaire en cet instrument de honte ou c’est une encre spéciale qu’on doit utiliser. Mais plus encore, je me demande comment l’école autorise des trucs pareils.

Plutôt que d’aller m'asseoir à ma place, je suis Nymeria qui rejoint sa copine, d’assez près pour entendre ce que Sheryl lui dit.

Exploration ? Mais elles font quoi toutes les deux ?

Ça me fait sourire. Je n’imaginais pas Nymeria, un lumos au bout de sa baguette, explorer les recoins sombres de ce château.

— Et pourquoi tu te cacherais sous la table ? Dis-toi plutôt que tu as reçu ton badge de résistante face au dragon. Tout le monde marche sur des œufs dans la bibliothèque et maintenant, tous ici ont appris que tu n’as pas eu peur des fourches caudines du dragon des papiers.

@Sheryl Zaun

12 ans - 2e RP —