Soirée d'intégration 2050
En voilà un prénom original. Aliénor ne répéta comme une enfant qui apprendrait un mot compliqué pour la première fois avant de sourire à son binôme. Il avait l’air sympa, il parlait juste ce qu’il était suffisant, un peu comme Colby, et ça lui allait très bien, elle était tout à fait capable de parler pour deux, surtout en soirée. Cela ne signifiait pas qu’elle avait tendance à étouffer les personnes plus timides ou silencieux, mais elle acceptait tout à fait de prendre le lead pour des personnes plus introverties.
-Hjúki, pourquoi participer si ce n’est pour triompher ?
Un sourire barra le visage de l’étudiante. Après tout c’était vrai, pourquoi s’embêter à participer à quelconque jeu ou défi si on n’avait pas l’intention de gagner ? Si c’était pour perdre autant s’abstenir. Quand elle jouait au quidditch, elle le faisait avec l’envie de gagner, elle n’y allait pas pour participer seulement et si elle perdait, ce n’était pas grave, elle en tirerait les conclusions nécessaires pour gagner la prochaine fois qu’elle jouerait. Mais dans tous les cas, elle se donnait au maximum.
-Allons voir ces défis de plus près.
Elle lança un clin d’œil à son frère de la soirée et fila dans la foule pour rejoindre le tableau des défis déjà bien entouré. Une fois à proximité Aliénor s’étira, sur la pointe des pieds pour tenter de déchiffrer les défis. Certains semblaient plus aisés que d’autres, comme échanger un objet personnel, porter un toast, danser sur la musique… Parler à un inconnu n’étais pas non plus un problème pour la jeune fille, si tenté qu’il y ait des inconnus ici… Combiner sa magie… Hjuki semblait à l’aise avec sa baguette il avait dessiné un infini en flambios au-dessus de sa tête, il aurait peut-être une idée.
La batteuse s’extirpa de l’amas de personnes observant le tableau pour retrouver son infini. Une fois retrouvé, elle lui attrapa le poignet pour attirer son attention.
-On va gagner. Tiens.
Elle remonta le poignet qu’elle tenait vers elle et le tournant, elle déposa dans la paume du jeune homme une bague en acier. Bague qui habituellement ornait son pouce. Elle devrait lui aller, de toute façon elle s’adaptait au doigt du porteur, Aliénor l’avait fait enchanter, comme elle l’avait depuis sa deuxième année et que ces doigts avaient évolué, elle ne voulait pas s’en séparer. C’était donc parfait pour ce défi.
-Je te défend de la perdre, sinon c’est un éloge funèbre que je ferais de toi à un inconnu. T’as un objet toi ?
C’était un défi simple, celui là ne les engageait qu’eux, ensuite, elle le tirerait certainement au milieu de la salle pour danser un bon vieux rock qu’elle ne savait pas danser bien entendu. Mais qu’importe, elle ne craignait pas le ridicule et ferait tout pour que son binôme trouve cela amusant, ou elle le forcerait à s’amuser sous la menace. Ça marche aussi.
@Hjúki Anastase, un mélange qui a l'air de plus s'accorder que ce que je pensais. J'ai hâte de voir comment se binôme va fonctionner !
Perséphone: Batteuse, reine des Rumeurs
J'ai plus de virilité dans mon petit doigt que toi dans tout ton corps.
Aliénor Delphillia étudiante à l'ISMI
-Hjúki, pourquoi participer si ce n’est pour triompher ?
Un sourire barra le visage de l’étudiante. Après tout c’était vrai, pourquoi s’embêter à participer à quelconque jeu ou défi si on n’avait pas l’intention de gagner ? Si c’était pour perdre autant s’abstenir. Quand elle jouait au quidditch, elle le faisait avec l’envie de gagner, elle n’y allait pas pour participer seulement et si elle perdait, ce n’était pas grave, elle en tirerait les conclusions nécessaires pour gagner la prochaine fois qu’elle jouerait. Mais dans tous les cas, elle se donnait au maximum.
-Allons voir ces défis de plus près.
Elle lança un clin d’œil à son frère de la soirée et fila dans la foule pour rejoindre le tableau des défis déjà bien entouré. Une fois à proximité Aliénor s’étira, sur la pointe des pieds pour tenter de déchiffrer les défis. Certains semblaient plus aisés que d’autres, comme échanger un objet personnel, porter un toast, danser sur la musique… Parler à un inconnu n’étais pas non plus un problème pour la jeune fille, si tenté qu’il y ait des inconnus ici… Combiner sa magie… Hjuki semblait à l’aise avec sa baguette il avait dessiné un infini en flambios au-dessus de sa tête, il aurait peut-être une idée.
La batteuse s’extirpa de l’amas de personnes observant le tableau pour retrouver son infini. Une fois retrouvé, elle lui attrapa le poignet pour attirer son attention.
-On va gagner. Tiens.
Elle remonta le poignet qu’elle tenait vers elle et le tournant, elle déposa dans la paume du jeune homme une bague en acier. Bague qui habituellement ornait son pouce. Elle devrait lui aller, de toute façon elle s’adaptait au doigt du porteur, Aliénor l’avait fait enchanter, comme elle l’avait depuis sa deuxième année et que ces doigts avaient évolué, elle ne voulait pas s’en séparer. C’était donc parfait pour ce défi.
-Je te défend de la perdre, sinon c’est un éloge funèbre que je ferais de toi à un inconnu. T’as un objet toi ?
C’était un défi simple, celui là ne les engageait qu’eux, ensuite, elle le tirerait certainement au milieu de la salle pour danser un bon vieux rock qu’elle ne savait pas danser bien entendu. Mais qu’importe, elle ne craignait pas le ridicule et ferait tout pour que son binôme trouve cela amusant, ou elle le forcerait à s’amuser sous la menace. Ça marche aussi.
@Hjúki Anastase, un mélange qui a l'air de plus s'accorder que ce que je pensais. J'ai hâte de voir comment se binôme va fonctionner !
Perséphone: Batteuse, reine des Rumeurs
J'ai plus de virilité dans mon petit doigt que toi dans tout ton corps.
Aliénor Delphillia étudiante à l'ISMI
Soirée d'intégration 2050
Un sourire aux lèvres, Alice appréciait d’être enfin débarrassée de la vue de Christopher, quand bien même cela ne durerait que quelques secondes. Son sourire s’agrandit en l’entendant pousser ce délectable cri d’indignation. Alice poussa un soupir d’aise, qu’elle espérait assez fort pour que Christopher puisse l’entendre même sous sa cape. Elle ne portait aucune attention aux potentiels spectateurs qui devaient osciller entre la curiosité, l’agacement ou l’indifférence. Elle n’avait d’yeux que pour ce fantôme drapé de noir qu’elle flatterait bientôt pour sa délicate odeur florale.
Christopher de nouveau parmi eux, ses yeux noirs rivés sur elle pour lui cracher des éclairs, Alice l’accueille d’un sourire mutin. Elle lui offre la vue de ses dents blanches, un peu à la manière de son frère, Alice l’avoue sans pudeur. Les rictus carnassiers de Thomas constituent des armes d’une efficacité redoutable.
Elle inspire longuement quand il lui crache sa fureur au visage, comme si son indignation n’était qu’une effluve sucrée destinée à ouvrir son appétit. Et elle s’en repaissait goulûment.
Qu’est-ce qu’elle ne s’était pas dit ? Que sa sublime cape pouvait froisser sa jolie coiffure ? Que lorsqu’il la retirerait, le col de sa chemise serait mal ajusté ? Qu’avec un peu de chance, le cachemire entrerait en contact avec son œil ? Elle leva un peu le menton, son sourire plus grand. Il savait, n’est-ce pas ? Il savait que tout ce qui aurait pu arriver aurait provoqué en elle une satisfaction qu’elle n’aurait su cacher.
Les yeux de Christopher tombèrent sur sa cape. Elle vit ses doigts la caresser… comme il l’avait fait avec sa combinaison de vol. Bien. Alice n’en etait pas certaine jusqu’à présent mais cette fois, c’était clair : Alice brûlerait sa cape dés qu’elle la récupérerait.
Alice accrocha le regard de Christopher. Du cachemire. Bien sûr qu’il s’agissait de cachemire. A son tour, elle baissa les yeux sur sa cape, avant de les lever à nouveau sur Christopher pour ajouter, du bout des lèvres : « Cachemire peigné ». Car, oui, il fallait préciser. Elle le pouvait, avec Christopher. Il s’y connaissait suffisamment pour qu’elle puisse donner des détails. Elle se retint de souligner qu’il s’agissait d’une création de monsieur Félicien, et qu’elle lui faisait grand honneur en le mettant en contact avec pareille pièce de haute-couture.
Le sourire narquois revint. Diantre, Alice n’avait pas fair attention à sa disparition ! Trop occupée à penser à sa merveilleuse cape jetée en pâture à ce misérable, bien sûr ! Tant pis, il y aurait d’autres occasions de se réjouir.
Elle admira sa sublime cape s’épanouir autour de Christopher. Elle suivit le tissu retombé autour de lui. C’était parfait. Magnifique. Là était l’avantage des capes noires : elles se mariaient sans difficulté avec n’importe quelle couleur. Et, puisqu’il n’était pas bien plus grand qu’Alice, la cape retombait juste comme il fallait. Au moins n’aurait-elle pas le subir mal vêtu.
Le coq était de retour. Il ne partait jamais bien longtemps. Non, Alice n’aurait pas préféré le voir enfilé dans une robe en tulle. Il étirerait le tissu, il saccagerait les broderies. Oh et puis zut ! Allait-il un jour fiche la paix à sa robe en tulle ? Comme si il n’avait que cette arme là contre elle ! Ce l’était pourtant point le cas, tout deux le savaient. Enfin, puisse t-il continuer ainsi longtemps. Alice ne se sentait nullement offensée. Ses robes en tulles, elle les adorait.
Alice soupira, roula des yeux, mais ne dit mot. Oui. La cape lui allait bien au teint. Pas autant qu’au sien, mais… tout de même. Elle ne le dirait pas, et ne montrerait pas plus qu’il mettait en valeur sa cape.
Bien sûr qu’Alice avait commencer par le défi le plus simple ! Du moins, le plus simple qu’elle avait pu voir puisque, jusqu’à présent, elle n’avait pas lu toute la liste. Cela viendrait. Mais … quelle joie de lui jeter sa cape au visage. Aurait-elle pu se retenir plus longtemps ? Alice n’en était pas sûre.
Alice suivit ses mouvements, son regard passant d’un doigt à un autre. Une bague. Une bague ? Une moue écœurée éclata sur son visage. Circée, non… il n’y avait rien de pire que cela. Une bague d’homme ! Pire : de cet homme là ! Elle n’avait pas envie de m’enfiler. Une bague était trop personnel. Elle retenait les exsudations digitales, la poussière… la crasse ! Alice allait tourner de l’œil. Elle s’était attendu à devoir faire quelques concessions, mais celle ci ? Non. Non. Certainement pas celle ci.
Le monde d’Alice bascula soudain en voyant Christopher s’apprêter à poser genou à terre pour lui passer son immondice au doigt. Son cœur bat la chamade, ses yeux s’écarquillent comme deux lunes. Le misérable cloporte ! Il n’allait tout de même pas oser. Non. Non, il ne le ferait pas.
Oh, si, il le ferait. Il allait le faire. Il allait pousser l’humiliation à son paroxysme, attirer sur eux tout les regards. Alice sentait ses joues virer au rouge. Non, pas seulement les joues, mais tout son visage ! Grands dieux ! Le long de son échine dévalait une cascade gelée. Son genou heurterait bientôt le sol. Il tendrait sa main vers elle et…
Il fallait contre attaquer, maintenant ! Profiter de ses quelques secondes avant d’être totalement démunie face à ce dégénéré. Alice tourna vivement la tête vers le panneau aux défis. Son regard passa de l’un à l’autre. Contre attaquer, tout de suite. Oui ! Celui ci était parfait !
Son visage d’ordinaire diaphane toujours rosée par la honte et l’indignation, Alice tendit sa main gauche à Christopher. Elle tremblait, légèrement, secouée par des envies de claquer la joue du malotru. La droite glissa jusqu’à ses lèvres rosées pour y dissimuler un petit hoquet de surprise. Elle glissa un regard de chaque côté, comme elle le ferait pour s’assurer que personne ne regardait dans leur direction.
« Alors vous avez enfin demandé la bénédiction de mon frère…? » souffla t-elle à voix basse. Elle ouvrit de grands yeux qu’elle aurait pu inonder de larmes si elle avait eu plus de temps, et moins d’embarras. La main droite bondit pour récupérer l’anneau souillé. « Et, quand bien même vous l’auriez, je vous ai déjà dit que vous étiez bien trop âgé pour moi. Vous vous faîtes du mal… »
Alice s’écarta d’un bon pas, l’anneau entre ses doigts. Envolée, les grands yeux de biche effarouchée. C’était à présent un sourire de louve excitée par l’odeur du sang qui trônait sur son visage.
Le défi numéro trois serait réalisé après un Tergeo. Le numéro dix, quant à lui, venait de prendre racine. Alice l’arroserait bientôt avec les larmes de colère d’un Christopher prit à son propre jeu.
@Christopher Hangoover
Christopher de nouveau parmi eux, ses yeux noirs rivés sur elle pour lui cracher des éclairs, Alice l’accueille d’un sourire mutin. Elle lui offre la vue de ses dents blanches, un peu à la manière de son frère, Alice l’avoue sans pudeur. Les rictus carnassiers de Thomas constituent des armes d’une efficacité redoutable.
Elle inspire longuement quand il lui crache sa fureur au visage, comme si son indignation n’était qu’une effluve sucrée destinée à ouvrir son appétit. Et elle s’en repaissait goulûment.
Qu’est-ce qu’elle ne s’était pas dit ? Que sa sublime cape pouvait froisser sa jolie coiffure ? Que lorsqu’il la retirerait, le col de sa chemise serait mal ajusté ? Qu’avec un peu de chance, le cachemire entrerait en contact avec son œil ? Elle leva un peu le menton, son sourire plus grand. Il savait, n’est-ce pas ? Il savait que tout ce qui aurait pu arriver aurait provoqué en elle une satisfaction qu’elle n’aurait su cacher.
Les yeux de Christopher tombèrent sur sa cape. Elle vit ses doigts la caresser… comme il l’avait fait avec sa combinaison de vol. Bien. Alice n’en etait pas certaine jusqu’à présent mais cette fois, c’était clair : Alice brûlerait sa cape dés qu’elle la récupérerait.
Alice accrocha le regard de Christopher. Du cachemire. Bien sûr qu’il s’agissait de cachemire. A son tour, elle baissa les yeux sur sa cape, avant de les lever à nouveau sur Christopher pour ajouter, du bout des lèvres : « Cachemire peigné ». Car, oui, il fallait préciser. Elle le pouvait, avec Christopher. Il s’y connaissait suffisamment pour qu’elle puisse donner des détails. Elle se retint de souligner qu’il s’agissait d’une création de monsieur Félicien, et qu’elle lui faisait grand honneur en le mettant en contact avec pareille pièce de haute-couture.
Le sourire narquois revint. Diantre, Alice n’avait pas fair attention à sa disparition ! Trop occupée à penser à sa merveilleuse cape jetée en pâture à ce misérable, bien sûr ! Tant pis, il y aurait d’autres occasions de se réjouir.
Elle admira sa sublime cape s’épanouir autour de Christopher. Elle suivit le tissu retombé autour de lui. C’était parfait. Magnifique. Là était l’avantage des capes noires : elles se mariaient sans difficulté avec n’importe quelle couleur. Et, puisqu’il n’était pas bien plus grand qu’Alice, la cape retombait juste comme il fallait. Au moins n’aurait-elle pas le subir mal vêtu.
Le coq était de retour. Il ne partait jamais bien longtemps. Non, Alice n’aurait pas préféré le voir enfilé dans une robe en tulle. Il étirerait le tissu, il saccagerait les broderies. Oh et puis zut ! Allait-il un jour fiche la paix à sa robe en tulle ? Comme si il n’avait que cette arme là contre elle ! Ce l’était pourtant point le cas, tout deux le savaient. Enfin, puisse t-il continuer ainsi longtemps. Alice ne se sentait nullement offensée. Ses robes en tulles, elle les adorait.
Alice soupira, roula des yeux, mais ne dit mot. Oui. La cape lui allait bien au teint. Pas autant qu’au sien, mais… tout de même. Elle ne le dirait pas, et ne montrerait pas plus qu’il mettait en valeur sa cape.
Bien sûr qu’Alice avait commencer par le défi le plus simple ! Du moins, le plus simple qu’elle avait pu voir puisque, jusqu’à présent, elle n’avait pas lu toute la liste. Cela viendrait. Mais … quelle joie de lui jeter sa cape au visage. Aurait-elle pu se retenir plus longtemps ? Alice n’en était pas sûre.
Alice suivit ses mouvements, son regard passant d’un doigt à un autre. Une bague. Une bague ? Une moue écœurée éclata sur son visage. Circée, non… il n’y avait rien de pire que cela. Une bague d’homme ! Pire : de cet homme là ! Elle n’avait pas envie de m’enfiler. Une bague était trop personnel. Elle retenait les exsudations digitales, la poussière… la crasse ! Alice allait tourner de l’œil. Elle s’était attendu à devoir faire quelques concessions, mais celle ci ? Non. Non. Certainement pas celle ci.
Le monde d’Alice bascula soudain en voyant Christopher s’apprêter à poser genou à terre pour lui passer son immondice au doigt. Son cœur bat la chamade, ses yeux s’écarquillent comme deux lunes. Le misérable cloporte ! Il n’allait tout de même pas oser. Non. Non, il ne le ferait pas.
Oh, si, il le ferait. Il allait le faire. Il allait pousser l’humiliation à son paroxysme, attirer sur eux tout les regards. Alice sentait ses joues virer au rouge. Non, pas seulement les joues, mais tout son visage ! Grands dieux ! Le long de son échine dévalait une cascade gelée. Son genou heurterait bientôt le sol. Il tendrait sa main vers elle et…
Il fallait contre attaquer, maintenant ! Profiter de ses quelques secondes avant d’être totalement démunie face à ce dégénéré. Alice tourna vivement la tête vers le panneau aux défis. Son regard passa de l’un à l’autre. Contre attaquer, tout de suite. Oui ! Celui ci était parfait !
Son visage d’ordinaire diaphane toujours rosée par la honte et l’indignation, Alice tendit sa main gauche à Christopher. Elle tremblait, légèrement, secouée par des envies de claquer la joue du malotru. La droite glissa jusqu’à ses lèvres rosées pour y dissimuler un petit hoquet de surprise. Elle glissa un regard de chaque côté, comme elle le ferait pour s’assurer que personne ne regardait dans leur direction.
« Alors vous avez enfin demandé la bénédiction de mon frère…? » souffla t-elle à voix basse. Elle ouvrit de grands yeux qu’elle aurait pu inonder de larmes si elle avait eu plus de temps, et moins d’embarras. La main droite bondit pour récupérer l’anneau souillé. « Et, quand bien même vous l’auriez, je vous ai déjà dit que vous étiez bien trop âgé pour moi. Vous vous faîtes du mal… »
Alice s’écarta d’un bon pas, l’anneau entre ses doigts. Envolée, les grands yeux de biche effarouchée. C’était à présent un sourire de louve excitée par l’odeur du sang qui trônait sur son visage.
Le défi numéro trois serait réalisé après un Tergeo. Le numéro dix, quant à lui, venait de prendre racine. Alice l’arroserait bientôt avec les larmes de colère d’un Christopher prit à son propre jeu.
@Christopher Hangoover
Avatar dessiné par ma merveilleuse Élicia Caldin
Spécialiste en Lutin de cuir | Diplômée de Beauxbâtons | 1ère année GEAD | Caméléon de 2050 & Romantique de 2050
Spécialiste en Lutin de cuir | Diplômée de Beauxbâtons | 1ère année GEAD | Caméléon de 2050 & Romantique de 2050
Soirée d'intégration 2050
I • II • III • IV A. D. • V
Défi 3 : VI A. D. • VII
Défi 2 : VIII A. D. • IX C. H.
Défi 1 : Pleuroir
Défi 4/10 : X • XI A. S. • XII C. H.
Défi 2 : XIII A. D. • XIV • XV C. H. • XVI A. D. • XVII • XVIII C. H.
Défi 7 : XIX A. D. • E. C. → XX • XXI • XXII → E. C. • XXIII C. R.
Défi 5 : XXIV A. D. • XXV
Défi 6 : XXVI A. D. • XXVII É. C • XXVIII • XXIX T. S. • XXX A. D. • XXXI C. H.
Clôture : XXXII A. D. • XXXIII
Le ton est donné, et elle n’a pas besoin d’énoncer un objectif chiffré pour que Hjúki comprenne qu’elle ne se contentera pas de la moitié, ni de deux ou trois accomplissements symboliques. Le Choixpeau lui ayant dénié l’accès à Serpentard, il s’était construit sans chercher à cultiver une pareille ambition, celle par laquelle Phœbe avait accompli ses études non pour se contenter d’un diplôme, mais pour y briller. Il acquiesce : bien qu’ignore ce dont il est capable, il s’appliquera pour Ali. Il la suit, et s’imprègne également du contenu du tableau. Les premières rétributions ne l’excitent pas tant que ça, mais faut avouer que celui de la fresque résonne particulièrement en lui. Ce n’est pas anodin, de permettre à des mages de laisser visuellement un petit bout de soi. Une empreinte discrète mais toute personnelle. C’est un peu tôt pour se projeter, s’imaginer le moindre défi acquis. En soupesant mentalement ce qu’implique chaque ligne, force est de constater qu’il n’y en a pas beaucoup qu’il estime faciles.
Sans prévenir, elle revient de son analyse et le retrouve en lui prenant la main pour poser une bague. Ce doit être le troisième défi. Bizarrement, ce contact ne l’a pas dérangé au point de vouloir s’en dégager prestement. Peut-être que sa façon de se présenter a posé un cadre qui joue un rôle dans son acceptation. Ils font ce qu’il faut, il sait que cela ne veut rien dire, que ce n’est pas intrusion. Quelque part, ils sont comme deux inconnus appairés dans un atelier de danse de salon, il est nécessaire de toucher son ou sa partenaire pour un duo. Cette proximité est froide, pas provocante ni envahissante. « Entendu » énonce-t-il en réaction à la recommandation d’Ali en enfilant la bague autour du majeur. Sur le papier, s’échanger un objet était plus simple. Seulement, le jeune mage était littéralement venu les mains dans les poches, sans véritable affaires. Bien qu’il n’entretienne pas la relation la plus fusionnelle avec sa baguette, s’en départir serait un peu fort, l’échange avec un bijou serait inégal. En se creusant la tête, il trouve enfin une option. Un accessoire qu’il avait presque oublié tant il se fondait bien dans sa tenue. Adepte des chemises, il ne les fermait jamais jusqu’en haut, n’aimant pas la sensation du col scellé autour de gorge. En réfléchissant à un petit accessoire quotidien, il avait eu l’idée d’adapter l’esprit des boutons de manchette pour faire du premier bouton invariablement inutilisé de ses chemises un élément personnalisé. Chaque jour, il accrochait un bouton sphérique représentant une toute petite planète, de la Lune le lundi au Soleil le dimanche. Le genre de détail minuscule dont lui a conscience quand il triture le haut de son col mais qui passe facilement inaperçu. D’une légère pression, il détache son tout petit bouton-planète, et le tend à Ali. En y regardant d’assez près, Saturne, l’astre du samedi, n’est pas difficile à identifier avec la petite ceinture qui l’orne. Ça ferait un bijou contre un bijou. « Ça s’accroche sur n’importe quel tissu, où tu le souhaites. » Vu la taille, ça pouvait se perdre dans un tiroir loin de son écrin, mais une fois sur un vêtement, ça ne risquait plus trop.
S'il faut abattre le plus de défis possibles, autant attaquer dans l’ordre au lieu de repousser la difficulté à plus tard. Clairement, il ne se sent pas prédisposé à réussir sans effort les premiers, mais autant se lancer. « L’un de nous peut essayer de soutirer une consommation au comptoir pour ensuite faire le toast pendant que l’autre essaie de suggérer un changement de musique pour avoir un bon accompagnement dansant. Et si on n’y arrive pas on peut toujours échanger. » Hjúki n’est pas sûr de lui. Son indifférence le rend prompt à décider que les gens pensent bien ce qu’ils veulent et qu’il ne vaut pas la peine de les convaincre de quoique ce soit. Néanmoins, depuis qu’il a rencontré Seán, il a pris conscience que la défense de ses valeurs justifie de s’exprimer, de chercher à répandre des idées. Pas sûr que cela suffise à l’avoir rendu éloquent ou persuasif. Au moins envisage-t-il de quitter sa zone de confort. « Ça te va si je commence par le comptoir ? »
Défi 3 : VI A. D. • VII
Défi 2 : VIII A. D. • IX C. H.
Défi 1 : Pleuroir
Défi 4/10 : X • XI A. S. • XII C. H.
Défi 2 : XIII A. D. • XIV • XV C. H. • XVI A. D. • XVII • XVIII C. H.
Défi 7 : XIX A. D. • E. C. → XX • XXI • XXII → E. C. • XXIII C. R.
Défi 5 : XXIV A. D. • XXV
Défi 6 : XXVI A. D. • XXVII É. C • XXVIII • XXIX T. S. • XXX A. D. • XXXI C. H.
Clôture : XXXII A. D. • XXXIII
Le ton est donné, et elle n’a pas besoin d’énoncer un objectif chiffré pour que Hjúki comprenne qu’elle ne se contentera pas de la moitié, ni de deux ou trois accomplissements symboliques. Le Choixpeau lui ayant dénié l’accès à Serpentard, il s’était construit sans chercher à cultiver une pareille ambition, celle par laquelle Phœbe avait accompli ses études non pour se contenter d’un diplôme, mais pour y briller. Il acquiesce : bien qu’ignore ce dont il est capable, il s’appliquera pour Ali. Il la suit, et s’imprègne également du contenu du tableau. Les premières rétributions ne l’excitent pas tant que ça, mais faut avouer que celui de la fresque résonne particulièrement en lui. Ce n’est pas anodin, de permettre à des mages de laisser visuellement un petit bout de soi. Une empreinte discrète mais toute personnelle. C’est un peu tôt pour se projeter, s’imaginer le moindre défi acquis. En soupesant mentalement ce qu’implique chaque ligne, force est de constater qu’il n’y en a pas beaucoup qu’il estime faciles.
Sans prévenir, elle revient de son analyse et le retrouve en lui prenant la main pour poser une bague. Ce doit être le troisième défi. Bizarrement, ce contact ne l’a pas dérangé au point de vouloir s’en dégager prestement. Peut-être que sa façon de se présenter a posé un cadre qui joue un rôle dans son acceptation. Ils font ce qu’il faut, il sait que cela ne veut rien dire, que ce n’est pas intrusion. Quelque part, ils sont comme deux inconnus appairés dans un atelier de danse de salon, il est nécessaire de toucher son ou sa partenaire pour un duo. Cette proximité est froide, pas provocante ni envahissante. « Entendu » énonce-t-il en réaction à la recommandation d’Ali en enfilant la bague autour du majeur. Sur le papier, s’échanger un objet était plus simple. Seulement, le jeune mage était littéralement venu les mains dans les poches, sans véritable affaires. Bien qu’il n’entretienne pas la relation la plus fusionnelle avec sa baguette, s’en départir serait un peu fort, l’échange avec un bijou serait inégal. En se creusant la tête, il trouve enfin une option. Un accessoire qu’il avait presque oublié tant il se fondait bien dans sa tenue. Adepte des chemises, il ne les fermait jamais jusqu’en haut, n’aimant pas la sensation du col scellé autour de gorge. En réfléchissant à un petit accessoire quotidien, il avait eu l’idée d’adapter l’esprit des boutons de manchette pour faire du premier bouton invariablement inutilisé de ses chemises un élément personnalisé. Chaque jour, il accrochait un bouton sphérique représentant une toute petite planète, de la Lune le lundi au Soleil le dimanche. Le genre de détail minuscule dont lui a conscience quand il triture le haut de son col mais qui passe facilement inaperçu. D’une légère pression, il détache son tout petit bouton-planète, et le tend à Ali. En y regardant d’assez près, Saturne, l’astre du samedi, n’est pas difficile à identifier avec la petite ceinture qui l’orne. Ça ferait un bijou contre un bijou. « Ça s’accroche sur n’importe quel tissu, où tu le souhaites. » Vu la taille, ça pouvait se perdre dans un tiroir loin de son écrin, mais une fois sur un vêtement, ça ne risquait plus trop.
S'il faut abattre le plus de défis possibles, autant attaquer dans l’ordre au lieu de repousser la difficulté à plus tard. Clairement, il ne se sent pas prédisposé à réussir sans effort les premiers, mais autant se lancer. « L’un de nous peut essayer de soutirer une consommation au comptoir pour ensuite faire le toast pendant que l’autre essaie de suggérer un changement de musique pour avoir un bon accompagnement dansant. Et si on n’y arrive pas on peut toujours échanger. » Hjúki n’est pas sûr de lui. Son indifférence le rend prompt à décider que les gens pensent bien ce qu’ils veulent et qu’il ne vaut pas la peine de les convaincre de quoique ce soit. Néanmoins, depuis qu’il a rencontré Seán, il a pris conscience que la défense de ses valeurs justifie de s’exprimer, de chercher à répandre des idées. Pas sûr que cela suffise à l’avoir rendu éloquent ou persuasif. Au moins envisage-t-il de quitter sa zone de confort. « Ça te va si je commence par le comptoir ? »
Reducio
@Alienor Delphillia
Dernière modification par Hjúki Anastase le 30 oct. 2025, 20:32, modifié 9 fois.
Soirée d'intégration 2050
Aliénor récupère avec précaution le bouton de manchette, lâchant par la conséquence le poignet de son binôme de la soirée. La petite planète est magnifique et la jeune fille s’empresse d’accrocher ce bijou sur son haut, au niveau de son cœur pour ne pas la perdre. A peine l’épingle frôle le tissu que celle-ci s’accroche ce qui fait sourire Aliénor. Voilà qui était bien pratique. Elle écoute les mots de Hjuki qui propose de réaliser les deux premiers défis, obtenir une consommation et faire changer la musique. La jeune fille avait déjà une idée pour la première option, une idée très pratique et qui assurait d’avoir quelques sucreries en poche. Cependant pour changer la musique… Elle allait devoir se montrer convaincante.
-Je te laisse essayer au pleuroir si tu as une idée, sinon reviens me chercher, je feindrais le malaise, elle me donnera nécessairement du sucre si je tombe dans les pommes non ?
Un sourire en coin étira ces lèvres signe d’une malice assumée de la jeune fille qui aimait bien élaborer des plans foireux. Mais ce n’était pas si bête non ? Elle n’était pas très douée en supplication.
-Moi… Je vais essayer de faire du charme à Christopher, ou le menacer de lui faire une clef de bras.
Il devait en avoir d’assez bons souvenirs pour ne pas souhaiter en recevoir une, mais cela mettrait certainement fin au partenariat de la jeune fille avec le bar ce qui la freina un peu dans son ardeur. Proposer une autre musique ?
-Bon j’y vais !
Annonça-t-elle à son binôme avant de circuler dans la foule à la recherche de Christopher. Slalomant entre les tables et les gens, elle s’arrêta net devant le spectacle. L’employé du bar, il y a une bonne dizaine de minutes était debout sur un tabouret du bar se trouvait maintenant à genoux devant… Alice Sangblanc ? Une moue interloquée s’afficha sur son visage avant qu’un sourire marquois ne remplace son expression. C’était une aubaine, certainement une blague vu la réaction de la fille, mais Aliénor avait un moyen pour changer de musique et allait sauter dessus. Elle se planta juste à côté d’Alice qui venait de terminer sa phrase.
-Trop vieux ? Tu es dure. Je suis certaine qu’avec la bonne musique, elle ne pourra pas dire non !
Aliénor tourna la tête vers Christopher avant de lui lancer un clin d’œil. Que ce soit pour la blague ou pour le défi, elle voulait voir ça. Christopher à genoux devant Alice et une musique de mariage en fond ? Elle pourrait même en profiter pour faire apparaitre un magnifique bouquet de fleurs et prouver ces talents magiques devant Christopher, Hjuki arriverait en faisant des petits feux d’artifices… Ils gagneraient les défis et en plus, elle s’amuserait de cette situation plus qu’improbable ! Oh s’il vous plait, réalisez ces rêves !
@Hjúki Anastase, @Christopher Hangoover et @Alice Sangblanc
Je suis désolée je devais répondre vite avant qu'il ne se relève c'était beaucoup trop tentant !
Perséphone: Batteuse, reine des Rumeurs
J'ai plus de virilité dans mon petit doigt que toi dans tout ton corps.
Aliénor Delphillia étudiante à l'ISMI
-Je te laisse essayer au pleuroir si tu as une idée, sinon reviens me chercher, je feindrais le malaise, elle me donnera nécessairement du sucre si je tombe dans les pommes non ?
Un sourire en coin étira ces lèvres signe d’une malice assumée de la jeune fille qui aimait bien élaborer des plans foireux. Mais ce n’était pas si bête non ? Elle n’était pas très douée en supplication.
-Moi… Je vais essayer de faire du charme à Christopher, ou le menacer de lui faire une clef de bras.
Il devait en avoir d’assez bons souvenirs pour ne pas souhaiter en recevoir une, mais cela mettrait certainement fin au partenariat de la jeune fille avec le bar ce qui la freina un peu dans son ardeur. Proposer une autre musique ?
-Bon j’y vais !
Annonça-t-elle à son binôme avant de circuler dans la foule à la recherche de Christopher. Slalomant entre les tables et les gens, elle s’arrêta net devant le spectacle. L’employé du bar, il y a une bonne dizaine de minutes était debout sur un tabouret du bar se trouvait maintenant à genoux devant… Alice Sangblanc ? Une moue interloquée s’afficha sur son visage avant qu’un sourire marquois ne remplace son expression. C’était une aubaine, certainement une blague vu la réaction de la fille, mais Aliénor avait un moyen pour changer de musique et allait sauter dessus. Elle se planta juste à côté d’Alice qui venait de terminer sa phrase.
-Trop vieux ? Tu es dure. Je suis certaine qu’avec la bonne musique, elle ne pourra pas dire non !
Aliénor tourna la tête vers Christopher avant de lui lancer un clin d’œil. Que ce soit pour la blague ou pour le défi, elle voulait voir ça. Christopher à genoux devant Alice et une musique de mariage en fond ? Elle pourrait même en profiter pour faire apparaitre un magnifique bouquet de fleurs et prouver ces talents magiques devant Christopher, Hjuki arriverait en faisant des petits feux d’artifices… Ils gagneraient les défis et en plus, elle s’amuserait de cette situation plus qu’improbable ! Oh s’il vous plait, réalisez ces rêves !
@Hjúki Anastase, @Christopher Hangoover et @Alice Sangblanc
Je suis désolée je devais répondre vite avant qu'il ne se relève c'était beaucoup trop tentant !
Perséphone: Batteuse, reine des Rumeurs
J'ai plus de virilité dans mon petit doigt que toi dans tout ton corps.
Aliénor Delphillia étudiante à l'ISMI
Soirée d'intégration 2050
Papa m'a fait un sourire bien amusé quand je lui ai dit que j'allais au Pitiponk, tout à l'heure. Apparemment, il a lui aussi été à la soirée d'intégration, quand il est sorti de Poudlard ? Je crois qu'il ne m'en a jamais parlé, et je dois même dire que ça m'étonne assez de lui, mais je peux aussi imaginer qu'il était différent à dix-huit ans comparé à maintenant.
De mon côté, je suis contente d'avoir entendu parler de la soirée et d'avoir la possibilité de m'y rendre. Il me reste encore quelques préparatifs avant de commencer à la Nouvelle Sainte-Mangouste lundi, mais ça va être chouette de retrouver pour une soirée ceux que j'ai côtoyé pendant plusieurs années — enfin probablement, puisque je ne suis pas certaine de qui sera là. Eridan m'a dit qu'il passerait peut-être, mais je ne l'ai pas plus pressé que ça à venir, même si ça me ferait plaisir : je sais qu'en général, ce n'est pas ce genre de soirées — ou du moins, ce que j'en imagine — qu'il préfère.
Saluant la personne à l'entrée, je récupère ensuite le papier qu'on me donne sans tout à fait comprendre de quoi il s'agit, et si c'est quelque chose d'habituel ou non, avant de poser mes yeux sur la salle. La disposition de celle-ci est curieuse, mais c'est surtout le nombre de visages connus qui m'étonne. Ici Leo avec Bristyle qui est là aussi, là Gabryel et Elfie, puis Orphéa, Edmund, Lumah et Élicia, et là encore tout un groupe d'anciens Poufsouffle ! Il faut dire que je n'arrive pas à l'heure non plus, mais tout de même...
Une sorte de discours coupe soudainement la musique, et je me sens un peu perdue, à ce moment. C'est qu'avec tout ce monde, je ne sais au final même pas vers qui aller en premier... Est-ce que j'ai un numéro sur mon papier ?
Auxiliaire de soins en formation (N. St-Mangouste) - 19 ans - #783F04
Poufsouffle - Promotion 2043-2050
"Seul on va plus vite, ensemble on va plus loin !" #PouffyFamily
De mon côté, je suis contente d'avoir entendu parler de la soirée et d'avoir la possibilité de m'y rendre. Il me reste encore quelques préparatifs avant de commencer à la Nouvelle Sainte-Mangouste lundi, mais ça va être chouette de retrouver pour une soirée ceux que j'ai côtoyé pendant plusieurs années — enfin probablement, puisque je ne suis pas certaine de qui sera là. Eridan m'a dit qu'il passerait peut-être, mais je ne l'ai pas plus pressé que ça à venir, même si ça me ferait plaisir : je sais qu'en général, ce n'est pas ce genre de soirées — ou du moins, ce que j'en imagine — qu'il préfère.
Saluant la personne à l'entrée, je récupère ensuite le papier qu'on me donne sans tout à fait comprendre de quoi il s'agit, et si c'est quelque chose d'habituel ou non, avant de poser mes yeux sur la salle. La disposition de celle-ci est curieuse, mais c'est surtout le nombre de visages connus qui m'étonne. Ici Leo avec Bristyle qui est là aussi, là Gabryel et Elfie, puis Orphéa, Edmund, Lumah et Élicia, et là encore tout un groupe d'anciens Poufsouffle ! Il faut dire que je n'arrive pas à l'heure non plus, mais tout de même...
Une sorte de discours coupe soudainement la musique, et je me sens un peu perdue, à ce moment. C'est qu'avec tout ce monde, je ne sais au final même pas vers qui aller en premier... Est-ce que j'ai un numéro sur mon papier ?
Juste un peu en retard 
Vu avec @Eridan Lowell
Vu avec @Eridan Lowell
Auxiliaire de soins en formation (N. St-Mangouste) - 19 ans - #783F04
Poufsouffle - Promotion 2043-2050
"Seul on va plus vite, ensemble on va plus loin !" #PouffyFamily
Soirée d'intégration 2050
Si Domhall avait si facilement accepté de venir ce soir là - pas qu'il rechigne à passer du temps avec Owen en dehors de leur appartement - c'était aussi parce qu'il ne travaillait pas le lendemain. Cela signifiait donc une absence de réveil, pour lui qui n'était pas forcément de nature extrêmement matinale - sans être un ours en hibernation non plus - c'était un confort non négligeable. Son parchemin à l'utilisation énigmatique en main puis fourré dans une poche discrète de sa robe de sorcier, il avait suivi son compagnon et les collègues de ce dernier retrouvés devant le bar dont il connaissait très bien le mode d'accès. Ils avaient eut des réactions assez diverses en découvrant qui il était, si on omettait son nom de famille. Même s'il savait son conjoint au fait de ses craintes il lui avait rappelé qu'il préférait que seul son prénom soit donné au reste de l'équipe du centre où il travaillait.
La première à réagir avait été Alison, il l'avait appris à la fin de sa prise de parole excitée. Il lui avait serré la main en lui donnant son prénom complet et non son diminutif. "Domhall," il avait sourit en le disant, autant face à l'énergie de son interlocutrice que face à sa maladresse. Quand à Billie - c'était la seule personne à ne pas s'être formellement présentée ce devait donc être son prénom, simple déduction - ça avait été laconique. L'irlandais l'avait donc été quasiment autant. "De même." Puis il avait accentué son sourire à la remarque de Tim, dissimulant son rire par la force de l'habitude. Mais son rire s'entendait dans sa voix alors qu'il le saluait. "Toujours plein d'énergie oui, je pense que c'est aussi ce qui m'a attiré chez lui." Poursuivit-il avec un regard pétillant. Il avait ensuite enchaîné avec le fameux Jared avant qu'Owen ne leur fausse compagnie pour aller saluer une jeune femme - de ce qu'il pouvait en voir... Le petit groupe n'avait pourtant pas encore trouvé de table. Encore que, il n'était pas si tard, il restait des place disponibles et ile purent tous s'installer et poursuivre tranquillement leur discussion, Domhall se prêtant au jeu de répondre aux éventuelles questions et d'en poser lui aussi, quoiqu'en laissant ses yeux dériver vers le corcagien régulièrement. Et ce même quand le gérant expliqua l'utilité des fameux bouts de parchemins. Plus ou moins de concert avec les autres, il le sortit de sa cachette et l'observa pour découvrir le dit numéro. "Vous avez le vôtre?" Demanda-t-il avec sa tranquillité habituelle avant de glisser quelques pièces dans un verre pour commander un verre de vin rouge qu'il savait qualitatif, quoi d'autres?
Il n'arrivait pas souvent à Ennis d'être en retard quelque part. Oui mais voilà, les au-revoirs avec Tomas - qui devait partir quelques jours pour son travail le lendemain matin très tôt - avaient duré un peu plus longtemps que prévu. Et comme il n'était pas question pour l'irlandaise de se présenter au Pitiponk sans un minimum de préparation, l'horloge avait tourné. Elle aurait pu s'en alarmé mais il s'agissait d'une soirée étudiante. Autant dire que l'heure n'était pas à respecter au sens strict et que d'arriver plus tard ne devrait pas l'empêcher de profiter de l'intégration - même si en soit elle l'avait déjà été l'année passée. Peut-être que cela faisait aussi partie des raisons qui ne l'avaient pas poussée à se dépêcher pour être à l'heure coûte que coûte.
En débarquant, l'irandaise avait reçu un parchemin et à peine quelques pas fait dans le pub étudiant qu'une annonce était faite et expliquait l'intérêt de ce bout de papier vierge. La châtain le sorti de sa poche... Peut-être un peu tôt, le gérant était encore debout sur son tabouret en train de parler à l'assemblée. Elle le glissa alors dans une petite poche dissimulée de sa tenue festive et avança de quelques pas jusqu'à reconnaître quelqu'un. La châtain s'approcha donc et fit un léger détour pour se positionner face à elle. "Megan! Comment tu vas?" Ca faisait un moment que les deux amies ne s'étaient pas vues. Et puis il y en avait tant d'autres! Oxy et Orphéa aussi cela faisait un bon moment qu'elles n'avaient pas pris le temps de passer du temps avec elles! "Tu sais si d'autres personnes qu'on connaît doivent venir? Je viens d'arriver tu es la première que je vois." Au sens reconnaître.
@Owen Locke: 1
DOB: 2
@Megan Arrington: 1
EOB: 2
Megan, j'espère que tu es d'accord pour un premier moment avec Ennis !
PNJ:
Domhall O'Belt, frère, venu avec Owen Locke (conjoint). Impact prévu pour Owen Locke: approfondir leurs liens et relation. Impact pour Ennis O'Belt s'ils interagissent: approfondir et explorer leur proximité fraternelle maintenant qu'ils sont adultes tous les deux.
ISMI 1ère année - Vol sur balais - Courses - PeC inRP: 09/47-01/48 - Préfète inRP: 09/44-06/47 et 01/48-03/49
La première à réagir avait été Alison, il l'avait appris à la fin de sa prise de parole excitée. Il lui avait serré la main en lui donnant son prénom complet et non son diminutif. "Domhall," il avait sourit en le disant, autant face à l'énergie de son interlocutrice que face à sa maladresse. Quand à Billie - c'était la seule personne à ne pas s'être formellement présentée ce devait donc être son prénom, simple déduction - ça avait été laconique. L'irlandais l'avait donc été quasiment autant. "De même." Puis il avait accentué son sourire à la remarque de Tim, dissimulant son rire par la force de l'habitude. Mais son rire s'entendait dans sa voix alors qu'il le saluait. "Toujours plein d'énergie oui, je pense que c'est aussi ce qui m'a attiré chez lui." Poursuivit-il avec un regard pétillant. Il avait ensuite enchaîné avec le fameux Jared avant qu'Owen ne leur fausse compagnie pour aller saluer une jeune femme - de ce qu'il pouvait en voir... Le petit groupe n'avait pourtant pas encore trouvé de table. Encore que, il n'était pas si tard, il restait des place disponibles et ile purent tous s'installer et poursuivre tranquillement leur discussion, Domhall se prêtant au jeu de répondre aux éventuelles questions et d'en poser lui aussi, quoiqu'en laissant ses yeux dériver vers le corcagien régulièrement. Et ce même quand le gérant expliqua l'utilité des fameux bouts de parchemins. Plus ou moins de concert avec les autres, il le sortit de sa cachette et l'observa pour découvrir le dit numéro. "Vous avez le vôtre?" Demanda-t-il avec sa tranquillité habituelle avant de glisser quelques pièces dans un verre pour commander un verre de vin rouge qu'il savait qualitatif, quoi d'autres?
Il n'arrivait pas souvent à Ennis d'être en retard quelque part. Oui mais voilà, les au-revoirs avec Tomas - qui devait partir quelques jours pour son travail le lendemain matin très tôt - avaient duré un peu plus longtemps que prévu. Et comme il n'était pas question pour l'irlandaise de se présenter au Pitiponk sans un minimum de préparation, l'horloge avait tourné. Elle aurait pu s'en alarmé mais il s'agissait d'une soirée étudiante. Autant dire que l'heure n'était pas à respecter au sens strict et que d'arriver plus tard ne devrait pas l'empêcher de profiter de l'intégration - même si en soit elle l'avait déjà été l'année passée. Peut-être que cela faisait aussi partie des raisons qui ne l'avaient pas poussée à se dépêcher pour être à l'heure coûte que coûte.
En débarquant, l'irandaise avait reçu un parchemin et à peine quelques pas fait dans le pub étudiant qu'une annonce était faite et expliquait l'intérêt de ce bout de papier vierge. La châtain le sorti de sa poche... Peut-être un peu tôt, le gérant était encore debout sur son tabouret en train de parler à l'assemblée. Elle le glissa alors dans une petite poche dissimulée de sa tenue festive et avança de quelques pas jusqu'à reconnaître quelqu'un. La châtain s'approcha donc et fit un léger détour pour se positionner face à elle. "Megan! Comment tu vas?" Ca faisait un moment que les deux amies ne s'étaient pas vues. Et puis il y en avait tant d'autres! Oxy et Orphéa aussi cela faisait un bon moment qu'elles n'avaient pas pris le temps de passer du temps avec elles! "Tu sais si d'autres personnes qu'on connaît doivent venir? Je viens d'arriver tu es la première que je vois." Au sens reconnaître.
@Owen Locke: 1
DOB: 2
@Megan Arrington: 1
EOB: 2
Megan, j'espère que tu es d'accord pour un premier moment avec Ennis !
PNJ:
ISMI 1ère année - Vol sur balais - Courses - PeC inRP: 09/47-01/48 - Préfète inRP: 09/44-06/47 et 01/48-03/49
Soirée d'intégration 2050
AS | CH | AS | CH | AS | CH | ED | AS | CH | ED | AS | Réso | AS | CH | AS |CH | AS | CH | AS | AD | CH
Christopher se baisse au ralenti, déjà prêt à s'appuyer de tout son poids sur son genou et à attraper la main de la dame pour feindre la plus belle, la plus parfaite, la plus inespérée par la famille Hangoover et surtout la plus humiliante demande en mariage. Son regard ne se détourne pas un instant du visage d'Alice, il ne voudrait pas se priver du bonheur de voir le moindre froissement, surprise ou choc sur ses traits. Et choc il y a, surprise également, quant au froissement... Oh, il prend la forme du plus joli rougissement que le monde ait observé ! Christopher s'en abreuve avec délectation, les yeux arrondis de plaisir, son sourire vorace creusant de plus en plus ses joues. Regardez donc comme elle rougit ! Pas seulement sur le haut des joues, c'est tout son si pâle visage qui se pare d'une couleur vermillon. À cette vue, l'imagination de Christopher flambe. Il pensait se contenter d'une simple demande, ce qui aurait suffit à humilier une personne comme elle qui porte une si grande attention aux regards qui se posent sur elle — la rumeur courra-t-elle dans les plus hautes sphères ? mettra-t-elle Thomas hors de lui ? y aura-t-il des retombées sur les Hangoover ? Il espère même davantage, désormais.
Christopher se fiche de tout cela. Lui, ce qu'il voit, c'est ce visage rouge et l'horreur se peignant dans ses yeux gris. Alors il poursuit son geste, avide de sentir son genou toucher le sol et sa main attraper celle d'Alice pour qu'il puisse glisser la bague au bon doigt... Pas l'annulaire, il n'est quand même pas fou au point de se parjurer ainsi. Mais elle, elle va l'en croire capable jusqu'au bout et c'est ça qui est merveilleux.
Enfin, son genou touche le sol. Le visage est entièrement rosé, désormais, et Christopher imagine son cœur battre la chamade. De honte, d'horreur. De tout un tas de sentiments négatifs. Il se dit : je la tiens, ma victoire ! Elle est déjà entre ses mains, il a déjà gagné, il l'a humiliée et elle n'osera plus jamais lui montrer le moindre majeur ou l'insulter maintenant qu'il sait de quoi il est capable. Christopher approche le bras, prêt à attraper sa main qu'elle approche déjà de lui... Elle n'ose même pas répliquer ! Elle n'ose même pas se reculer ! Le sourire de Christopher se transforme, il montre déjà sa victoire, elle est brillante, étincelante. Il s'en faudrait de peu pour qu'il ricane de bonheur.
C'est à ce moment-là que le regard de Christopher accroche l'autre main. La droite, évidemment. Devant sa petite bouche insupportable qui est... Pourquoi hoquette-elle de surprise ? Pourquoi a-t-elle l'air de minauder ? Pourquoi...
Il est déjà trop tard lorsque Christopher comprend ce qu'il n'a même pas envisagé jusqu'ici. Beaucoup trop tard, parce que déjà les mots se déversent de la bouche d'Alice sous ses yeux écarquillés. Sa propre main se baisse légèrement sous la surprise. Elle n'est pas en train... Elle ne va pas oser... Mais si, elle ose ! La petite vipère, elle ose ! Avec horreur, Christopher assiste à la représentation d'Alice. Et oh, par Morgan, quel talent ! Elle aurait une bien meilleure audience que lui sur les planches de la salle de spectacle. L'horreur se répand en Christopher comme une lame glacée. Son visage se fige... Pour montrer un saisissement certain lorsqu'elle évoque son âge — son ego se froisse un peu plus. Il a à peine conscience que sa main tendue ne sert plus à rien : elle a récupéré l'anneau.
Encore tout tendu par le choc, Christopher cligne des yeux lorsqu'Aliénor apparaît à côté de la première, prononçant des paroles qui lui paraissent lunaire. Et que dire de ce clin d'oeil ? Les deux filles l'une à côté de l'autre jurent particulièrement. Son regard passe de l'une à l'autre... Mais il finit inévitablement par revenir sur le visage d'Alice qui le surprend plus que de raison et qui a réussi à le clouer sur place. Il ne la pensait pas capable de pouvoir réagir aussi vite, et aussi bien.
Pendant un instant, Christopher ne peut rien dire. Le genou planté à terre, la main à moitié relevée, les yeux dirigés vers les deux filles qui le surplombent, il se retrouve à court de mot. Le silence s'étire, son trouble est plus qu'évident. Heureusement, Christopher n'étant pas homme à se morfondre d'une humiliation, cela lui passe bien vite. D'autant qu'une humiliation n'est subit que si elle n'est pas contrée par une humiliation encore plus grande. Alice Sangblanc l'a bien compris, elle vient de le prouver. Et son sourire dangereux le nargue, en plus du reste !
Les deux mains posées en appui sur le genou, Christopher pousse pour se relever. Son geste manque de fluidité et ses jambes de souplesse, mais il arrive à se mettre debout. Il a clairement perdu la joute précédente, mais enfin, quand il est question d'humiliation, rien n'est perdu. Ses yeux coulent en direction de son ambassadrice. Il lui sourit d'un air affecté. Sa main vient se poser sur son cœur. À lui de jouer sa plus belle représentation. Il offre une œillade à Alice qui ne pourra voir en celle-ci qu'une énième bravade destinée à la mettre hors d'elle — c'est la seule entorse dans son jeu d'acteur. Christopher revient très vite à son propre rôle.
« Pas besoin de musique, murmure-t-il à Aliénor en feignant l'émotion ; sa voix parvient même à trembler un peu. Elle a pris l'anneau... Elle a accepté. »
Il recule d'un pas, dresse bien le dos, lève le menton comme s'il rayonnait de fierté et plonge ses yeux dans ceux d'Alice.
« Elle a accepté..., » répète-t-il à mi-voix...
...avant de lever les deux mains pour se mettre à applaudir. Ses paumes claquent avec force l'une contre l'autre. Christopher ne se départit pas de son air affecté ; de fait, il a l'air au bord de l'évanouissement, comme si la joie qu'il ressentait était presque insupportable.
« Elle a dit oui ! s'écrit-il alors en penchant la tête vers le plafond pour faire voler sa voix dans la salle. Elle a dit oui ! »
Il lève les bras bien haut pour la désigner, le visage tordu comme s'il allait fondre en larmes. Et ses mains se remettent à battre encore plus fort, dans un applaudissement qu'à moitié convaincant, mais cela n'a pas la moindre importance. Autour d'eux, quelques étudiants applaudissent avec hésitation. Mais Christopher connait bien l'effet de masse : il s'en faudrait de peu pour que la salle toute entière se mette à applaudir sans même savoir pourquoi.
La simple idée qu'on le pense affilié de quelque façon que ce soit à cette fille donne envie à Christopher de hurler et de s'arracher les cheveux. Enfin... Que ne serait-il pas prêt à faire pour la vengeance ? Et qu'importe si ça le rend méprisable. Dans l'histoire, elle a bien plus à perdre que lui et il le sait parfaitement : lui-même est déjà le mouton noir de sa famille. La réputation
d'Alice Sangblanc est bien plus fragile que celle de Christopher Hangoover.
@Alice Sangblanc, j'contrôle plus rien là...
@Alienor Delphillia, oh comme elle tombe à point nommé !
Lutin en cuir le plus stylé du Pitiponk
« Sa vie professionnelle est une fête qui s'arrête jamais » - LLOYD RIVER
« Sa vie professionnelle est une fête qui s'arrête jamais » - LLOYD RIVER
Soirée d'intégration 2050
Ce n’étaient pas les meilleures retrouvailles que Carry venait de vivre, mais cela n’avait rien de trop dérangeant. Les paroles d’Aelle avaient un arrière-goût d’amertume qui frappa Carry avec surprise, comme si le sarcasme de l’ancienne Poufsouffle cachait une menace derrière chaque syllabe qu’elle venait de prononcer. De l’autre côté, Leo se montra plus chaleureuse et enthousiaste que Bristyle, ce qui était inattendu mais fort agréable.
« Oui ! À Poudlard, avant que je ne me fasse… » La voix de Carry s’éteignit dans son explication, comme si elle ressentait un regret d’expliquer le comment de sa rencontre avec Aelle. Elle détourna le regard et grimaca avant de revenir vers Leo pour reprendre, plus assurée : « Oui. On se connaît. » Elle accompagna ses mots d’un sourire.
Alors que Carry espérait que la conversation prenne une autre tournure, son vœu fut partiellement exaucé : Christopher prit la parole et expliqua l’utilité des papiers distribués par son Elfe. Des binômes ? Voilà une idée des plus… étranges. C’était comme forcer deux inconnus à faire connaissance. Enfin, du point de vue de Carry.
Et comme si cela ne suffisait pas, la voix de Kingson fendit le vacarme ambiant pour se planter droit dans son dos. Reconnaissable entre mille.
Un spasme parcourut la nuque de Carry. Elle se tourna lentement, avec cette lenteur étudiée qui précède les gestes les plus cruels, jusqu’à poser sur lui un regard clair et figé. Kingson. Toujours lui. Toujours cette arrogance déplacée, ce besoin d’exister à travers les autres. Sa simple présence lui hérissait le poil.
Elle soutint son regard, lissa son expression jusqu’à la transformer en masque impeccable, puis laissa glisser sur ses lèvres un sourire qui n’avait rien d’avenant. Il n’y avait pas de doute possible : jamais elle ne partagerait quoi que ce soit avec lui, et certainement pas le hasard d’un binôme.
« T’inquiète pas, Kingson, j’ai cru entendre le propriétaire dire qu’on n’était pas obligés de rester avec son binôme si cela venait à arriver. »
Heureusement, l’ex-Serpentard n’eut aucun mal à trouver le sien et, surtout, Carry sortit son papier pour s’assurer qu’il ne s’agissait pas du même que celui de l’autre imbécile… Après tout, les né-moldus n’étaient pas réputés pour savoir bien lire.
Le numéro quatre. Carry étudia le papier et le montra à ses deux interlocutrices. Malheureusement, ce n’était pas le numéro de Ginger, elle qui s’était déjà montrée si chaleureuse. Carry n’aurait pas détesté rester avec Ginger. En revanche, être avec Bristyle sonnait comme un règlement de comptes. Carry ne comprenait pas le sens du sarcasme dont elle venait d’être victime et, franchement, la Sang-Pur avait vraiment envie de connaître les dessous du décor de ce pique. Mais cela serait pour plus tard.
« Numéro quatre ici ! »
Carry leva le bras pour montrer son numéro à la foule, espérant que son binôme se manifeste. Cela pourrait être une merveilleuse rencontre… ou, au contraire, un enfer. Et rien que d’y penser, Carry eut des flashbacks du Bal de Poudlard et des Neo-Mangemorts.
@Wilson Kingson
@Aelle Bristyle
@Leo Ginger
Sorcière adulte - 19 ans IRP
Étudiant a la GEAD (2049-2050)
EX-Chasseuse de né-moldus
La Rédemptrice
Fiche Eleve
« Oui ! À Poudlard, avant que je ne me fasse… » La voix de Carry s’éteignit dans son explication, comme si elle ressentait un regret d’expliquer le comment de sa rencontre avec Aelle. Elle détourna le regard et grimaca avant de revenir vers Leo pour reprendre, plus assurée : « Oui. On se connaît. » Elle accompagna ses mots d’un sourire.
Alors que Carry espérait que la conversation prenne une autre tournure, son vœu fut partiellement exaucé : Christopher prit la parole et expliqua l’utilité des papiers distribués par son Elfe. Des binômes ? Voilà une idée des plus… étranges. C’était comme forcer deux inconnus à faire connaissance. Enfin, du point de vue de Carry.
Et comme si cela ne suffisait pas, la voix de Kingson fendit le vacarme ambiant pour se planter droit dans son dos. Reconnaissable entre mille.
Un spasme parcourut la nuque de Carry. Elle se tourna lentement, avec cette lenteur étudiée qui précède les gestes les plus cruels, jusqu’à poser sur lui un regard clair et figé. Kingson. Toujours lui. Toujours cette arrogance déplacée, ce besoin d’exister à travers les autres. Sa simple présence lui hérissait le poil.
Elle soutint son regard, lissa son expression jusqu’à la transformer en masque impeccable, puis laissa glisser sur ses lèvres un sourire qui n’avait rien d’avenant. Il n’y avait pas de doute possible : jamais elle ne partagerait quoi que ce soit avec lui, et certainement pas le hasard d’un binôme.
« T’inquiète pas, Kingson, j’ai cru entendre le propriétaire dire qu’on n’était pas obligés de rester avec son binôme si cela venait à arriver. »
Heureusement, l’ex-Serpentard n’eut aucun mal à trouver le sien et, surtout, Carry sortit son papier pour s’assurer qu’il ne s’agissait pas du même que celui de l’autre imbécile… Après tout, les né-moldus n’étaient pas réputés pour savoir bien lire.
Le numéro quatre. Carry étudia le papier et le montra à ses deux interlocutrices. Malheureusement, ce n’était pas le numéro de Ginger, elle qui s’était déjà montrée si chaleureuse. Carry n’aurait pas détesté rester avec Ginger. En revanche, être avec Bristyle sonnait comme un règlement de comptes. Carry ne comprenait pas le sens du sarcasme dont elle venait d’être victime et, franchement, la Sang-Pur avait vraiment envie de connaître les dessous du décor de ce pique. Mais cela serait pour plus tard.
« Numéro quatre ici ! »
Carry leva le bras pour montrer son numéro à la foule, espérant que son binôme se manifeste. Cela pourrait être une merveilleuse rencontre… ou, au contraire, un enfer. Et rien que d’y penser, Carry eut des flashbacks du Bal de Poudlard et des Neo-Mangemorts.
@Wilson Kingson
@Aelle Bristyle
@Leo Ginger
Sorcière adulte - 19 ans IRP
Étudiant a la GEAD (2049-2050)
EX-Chasseuse de né-moldus
La Rédemptrice
Fiche Eleve
Soirée d'intégration 2050
I • II • III • IV A. D. • V
Défi 3 : VI A. D. • VII
Défi 2 : VIII A. D. • IX C. H.
Défi 1 : Pleuroir
Défi 4/10 : X • XI A. S. • XII C. H.
Défi 2 : XIII A. D. • XIV • XV C. H. • XVI A. D. • XVII • XVIII C. H.
Défi 7 : XIX A. D. • E. C. → XX • XXI • XXII → E. C. • XXIII C. R.
Défi 5 : XXIV A. D. • XXV
Défi 6 : XXVI A. D. • XXVII É. C • XXVIII • XXIX T. S. • XXX A. D. • XXXI C. H.
Clôture : XXXII A. D. • XXXIII
L’idée n’était pas de siffler tout le contenu de son verre avant d’avoir rejoint sa partenaire, alors il se contente de le garder à la main sans en faire descendre le niveau. Où peut-elle bien être ? Ah oui, auprès de Christopher, pour remplir l’opération changement de musique. Il espère qu’elle rencontre autant de succès lui. Dire qu’il n’aurait pas parié sur ce résultat : il avait opté pour la bonne approche et son expérience lui confirmait encore qu’il fallait oser essayer, avant de s’imaginer quoique ce soit perdu d’avance. Les applaudissements viennent donc de là… Ali se tient à proximité de l’employé et d’une jeune sorcière d’une pâleur paraissant sortir tout droit d’un conte. Dont l’air juvénile le porte à croire qu’il s’agit d’une étudiante. Le jeune Anastase ne parvient pas à comprendre aussitôt comment l’opération musique s’annonce dans cette configuration. Tout ce qu’il voit, c’est l’air étrangement exalté de l’homme et l’anneau que porte la plus jeune entre ses doigts. Hum… doit-il attendre qu’elle porte l’audace jusqu’à l’enfiler sur son annuaire gauche, ou n’est-ce pas l’opportunité en or de relever deux défis d’une traite ? Il faut saisir sa chance. Il lève le mélange gagné auprès de Kemby avoir un sourire en direction d’Ali, qu’elle pourrait comprendre comme la confirmation que sa visite au Pleuroir fut fructueuse ; et se lance. « Portons un toast aux jeunes fiancés ! » Si sa binôme le suit, voilà qui pourrait valider les quatre. Voir le dix, s’ils trouvent le moyen de le propager subtilement. Si le but de la rumeur, c’est de propager une information infondée, alors c’est précisément parce qu’il est certain que la scène ne doit être interprétée de la sorte qu’il faut prendre les devants de produire une annonce provocante et insensée. Tout à l’heure, en la voyant rejoindre son aîné comme très probable autre 3, outre l’écart générationnel, une vague observation lointaine suffisait à supposer que ce n’était pas ainsi que leurs rapports se qualifiaient. Et pourquoi pas une musique triomphante pour fêter ça ? Sa partenaire avait peut-être matière à rebondir sur la situation.
Défi 3 : VI A. D. • VII
Défi 2 : VIII A. D. • IX C. H.
Défi 1 : Pleuroir
Défi 4/10 : X • XI A. S. • XII C. H.
Défi 2 : XIII A. D. • XIV • XV C. H. • XVI A. D. • XVII • XVIII C. H.
Défi 7 : XIX A. D. • E. C. → XX • XXI • XXII → E. C. • XXIII C. R.
Défi 5 : XXIV A. D. • XXV
Défi 6 : XXVI A. D. • XXVII É. C • XXVIII • XXIX T. S. • XXX A. D. • XXXI C. H.
Clôture : XXXII A. D. • XXXIII
L’idée n’était pas de siffler tout le contenu de son verre avant d’avoir rejoint sa partenaire, alors il se contente de le garder à la main sans en faire descendre le niveau. Où peut-elle bien être ? Ah oui, auprès de Christopher, pour remplir l’opération changement de musique. Il espère qu’elle rencontre autant de succès lui. Dire qu’il n’aurait pas parié sur ce résultat : il avait opté pour la bonne approche et son expérience lui confirmait encore qu’il fallait oser essayer, avant de s’imaginer quoique ce soit perdu d’avance. Les applaudissements viennent donc de là… Ali se tient à proximité de l’employé et d’une jeune sorcière d’une pâleur paraissant sortir tout droit d’un conte. Dont l’air juvénile le porte à croire qu’il s’agit d’une étudiante. Le jeune Anastase ne parvient pas à comprendre aussitôt comment l’opération musique s’annonce dans cette configuration. Tout ce qu’il voit, c’est l’air étrangement exalté de l’homme et l’anneau que porte la plus jeune entre ses doigts. Hum… doit-il attendre qu’elle porte l’audace jusqu’à l’enfiler sur son annuaire gauche, ou n’est-ce pas l’opportunité en or de relever deux défis d’une traite ? Il faut saisir sa chance. Il lève le mélange gagné auprès de Kemby avoir un sourire en direction d’Ali, qu’elle pourrait comprendre comme la confirmation que sa visite au Pleuroir fut fructueuse ; et se lance. « Portons un toast aux jeunes fiancés ! » Si sa binôme le suit, voilà qui pourrait valider les quatre. Voir le dix, s’ils trouvent le moyen de le propager subtilement. Si le but de la rumeur, c’est de propager une information infondée, alors c’est précisément parce qu’il est certain que la scène ne doit être interprétée de la sorte qu’il faut prendre les devants de produire une annonce provocante et insensée. Tout à l’heure, en la voyant rejoindre son aîné comme très probable autre 3, outre l’écart générationnel, une vague observation lointaine suffisait à supposer que ce n’était pas ainsi que leurs rapports se qualifiaient. Et pourquoi pas une musique triomphante pour fêter ça ? Sa partenaire avait peut-être matière à rebondir sur la situation.
Reducio
@Alienor Delphillia
Dernière modification par Hjúki Anastase le 30 oct. 2025, 20:31, modifié 9 fois.
Soirée d'intégration 2050
Cette fois, Christopher ne s’en sortirait pas. Alice avait sacrifié une partie d’elle même pour qu’il reste à genou, non pas pour une fausse demande en mariage, mais pour subir le poids de la fatalité : elle serait toujours bien trop douée pour lui. Il n’avait pas la moindre idée de ce qu’elle était prête à faire pour gagner, ce soir. Lui jouait pour le jeu. Alice ? Pour la victoire. Rien que pour la victoire. Écrasante. Totale. L’annihilation pure et simple de tout adversaire.
Le sourire lupin d’une Alice confiante se figea sur ses lèvres. Lentement, sa tête pivota dans la direction de celle qui avait osé interrompre la mise au bûcher de Christopher.
Alienor Delphillia.
Alice la reconnaissait sans peine : à sa connaissance, il n’y avait que cette sorcière malséante et impolie qui arborait cette splendide hétérochromie.
Aussitôt, les sourcils d’Alice se froncèrent, comme à chaque fois qu’elle songeait à Delphillia. Elle fit un pas de côté pour s’éloigner d’elle, agacée tant par son interruption que par sa proximité. Mais de quoi se mêlait-elle ? Ses yeux d’argent se braquèrent sur son profil, cet exécrable profil. Quelle aille au diable, avec son défi ! Ce n’était pas le moment ! La maudite. Non contente de danser avec la pire des hyènes, voila qu’elle tendait une main à une autre !
L’anneau maudit serrée dans son point, Alice tourna la tete vers Christopher, espérant qu’il serait trop atteint pour faire attention à Delphillia. Peste soit d’elle. Alice avait raté les effets de sa comédie. Qu’avait-il ressenti ?
Alice déglutit et releva le menton pour toiser Christopher. Son regard avait finit par s’accrocher au sien, après avoir voyagé d’entre les deux jeunes femmes.
Il ne disait mot. Alice avait-elle gagné ? Malgré la main tendue d’Aliénor, avait-elle trop bien joué pour que Christopher soit incapable de contre-attaquer ?
Mais oui ! Oui ! C’était bien cela ! Son cœur s’enflamma d’excitation, jusqu’à s’enflammer de cette merveilleuse satisfaction qu’elle avait espéré, et finalement obtenu. Il était désarmé. Christopher avait perdu. Alice avait gagné.
Christopher se releva enfin sous le regard d’une Alice qui ne ratait rien de ses gestes. Elle aurait aimé le voir à genoux encore quelques secondes, juste quelques unes, pour qu’elle puisse graver a jamais cette image dans son esprit.
Quelque chose n’allait pas, n’est-ce pas ?
Il n’aurait pas dû sourire à Delphillia de cette façon, pas plus qu’il ne devait poser cette main sur son cœur. Comme si… il la remerciait de lui avoir remis le pied à l’étrier.
Alice ne s’était jamais considéré comme quelqu’un avec beaucoup d’instinct, chose qu’elle déplorait quotidiennement. Elle aurait aimé être de ses sorciers capables de ressentir le danger, cela lui aurait évité bien des torts, n’est-ce pas ? Mais Alice comblait cette défaillance avec un sens de l’observation qu’elle avait entraîné depuis ses plus tendres années. Pour cela, elle pouvait remercier l’éducation que tante Elise et Thomas lui avait donné. Alice avait apprit à desceller le sens cacher des mots, à reconnaître un masque social lorsqu’elle en voyait un, ou encore à remarquer les lames dissimulés derrière une pupille. Alors, lorsque Christopher lui jeta cette oeillade, Alice compris.
Elle n’avait pas annihilé le démon. Elle l’avait nourri.
Christopher drapa son visage d’un voile d’émotion feinte. Il parvint même à moduler ses murmures pour les faire trembler. Alice recula son buste, ses lèvres s’entrouvrirent. Le choc allait être brutal. Elle le sentait. Oh, ce qu’elle le sentait. Cela arrivait lentement, mais cela arrivait.
Christopher allait jeter Alice dans le bûcher qu’elle même avait allumé.
Il applaudit, et Alice sentit la première langue enflammée lui lécher la joue. Non. Non ! Son regard d’argent dévala le long du visage de Christopher, cherchant quelque chose ! N’importe quoi ! Une preuve qu’il allait s’arrêter là, un signe de colère ! Qu’il explose ! Qu’il s’agace ! Qu’il cesse cette comédie !
C’était tout son contraire. Alice avait du mal à respirer. Elle était tétanisée. Ses applaudissements n’avaient point de fin. Ils faisaient vibrer ses muscles, écrasaient ses poumons l’un contre l’autre. Les regards des autres, Alice les sentait se planter dans son corps statique comme des lames émoussées. Elles fouillaient ses chairs avec la maladresse de ceux qui peuvent tuer mais ne savent pas comment faire. Certains, ici, le pouvaient. Alice ne savait qui, pour le moment. Et fort heureusement, elle n’aurait pas à chercher leurs visages dans l’assemblée pour mettre un nom sur les rumeurs qui, bientôt, circuleront dans le pays. Alice Sangblanc, fiancée a un excentrique. Alice Sangblanc, humiliée dans une soirée étudiante. Alice Sangblanc, noyée dans l’opprobre.
Son regard ne parvenait plus à quitter Christopher. Elle était horrifiée. Et cela, juste à côté de la Delphillia. Elle avait tendu la torche à Christopher, et l’avait fait avec le sourire… tout cela pour un défi. Lui avait embrasée Alice pour un majeur levé.
Son cœur battait dans ses tempes. Elle ne parvenait pas à faire le moindre geste, ni à émettre le moindre son.
Ce n’était pas juste.
Ce n’était pas comme cela que ce devait se passer !
Christopher aurait dû rester au sol ! Alice l’aurait planté là, et aurait été remplir l’autre défi ! Elle aurait ensuite enchaîné les autres, jusqu’au dernier ! Christopher aurait compris que personne, et certainement pas lui, ne pouvait atteindre Alice ! Personne !
Une dernière humiliation retentit dans la salle. Alice tourne la tête dans la direction de celui qui ose l’utiliser pour terminer un défi. Un grognement roule dans la gorge d’Alice pour s’éclater contre des dents qui se rejoignent d’un coup de mâchoire.
Ses longs doigts blancs se déplièrent le long de ses cuisses. L’anneau de Christopher roulait entre eux, chauffé par la prison de chaire dans laquelle il avait été emprisonné.
Sa tête se pencha à nouveau dans la direction de Christopher. Oh, ce qu’il jouait bien. Un vrai acteur. Les Hangoover l’avaient fort bien éduqués. Il singeait à merveille toutes les exaltations qu’il ne connaitrait jamais. Il ne rencontrerait jamais de femme comme elle pour accepter de lier son éternité à la sienne. Il ne connaîtrait jamais le bonheur de voir quelqu’un l’aimer pour ce qu’il était vraiment puisque tout en lui était souillé par son exécrable caractère. Il n’était qu’un misérable enfant capricieux coincé dans un corps d’adulte. Il n’était rien. Voilà pourquoi il s’était mis en tête de la détruire, elle, elle qui portait fièrement ce que lui n’aurait jamais le courage de porter sur ses épaules. Les valeurs d’une famille qui aurait pu incendier le monde pour voir un sourire sur ses lèvres. Il avait saccager la réputation de sa famille, aujourd’hui.
Si ce n’était pas encore le cas, Alice s’en assurerait.
Alice tourna finalement le dos à Christopher pour le laisser à sa comédie. Elle jeta un regard en biais à Alienor, qu’elle considéra des pieds à la tête avant de souffler par le nez. Celle ci ne méritait rien de moins que son mépris.
A présent, direction le défi numéro un.
@Christopher Hangoover @Alienor Delphillia@Hjúki Anastase Autant je savais que Christopher était vraiment un démon. Mais alors vous deux ?! Quoi que, j'avais aussi peu de doute concernant Alienor... Hjúki, bienvenue en enfer ! Prends un siège, je t'en prie, tu y as ta place !
Le sourire lupin d’une Alice confiante se figea sur ses lèvres. Lentement, sa tête pivota dans la direction de celle qui avait osé interrompre la mise au bûcher de Christopher.
Alienor Delphillia.
Alice la reconnaissait sans peine : à sa connaissance, il n’y avait que cette sorcière malséante et impolie qui arborait cette splendide hétérochromie.
Aussitôt, les sourcils d’Alice se froncèrent, comme à chaque fois qu’elle songeait à Delphillia. Elle fit un pas de côté pour s’éloigner d’elle, agacée tant par son interruption que par sa proximité. Mais de quoi se mêlait-elle ? Ses yeux d’argent se braquèrent sur son profil, cet exécrable profil. Quelle aille au diable, avec son défi ! Ce n’était pas le moment ! La maudite. Non contente de danser avec la pire des hyènes, voila qu’elle tendait une main à une autre !
L’anneau maudit serrée dans son point, Alice tourna la tete vers Christopher, espérant qu’il serait trop atteint pour faire attention à Delphillia. Peste soit d’elle. Alice avait raté les effets de sa comédie. Qu’avait-il ressenti ?
Alice déglutit et releva le menton pour toiser Christopher. Son regard avait finit par s’accrocher au sien, après avoir voyagé d’entre les deux jeunes femmes.
Il ne disait mot. Alice avait-elle gagné ? Malgré la main tendue d’Aliénor, avait-elle trop bien joué pour que Christopher soit incapable de contre-attaquer ?
Mais oui ! Oui ! C’était bien cela ! Son cœur s’enflamma d’excitation, jusqu’à s’enflammer de cette merveilleuse satisfaction qu’elle avait espéré, et finalement obtenu. Il était désarmé. Christopher avait perdu. Alice avait gagné.
Christopher se releva enfin sous le regard d’une Alice qui ne ratait rien de ses gestes. Elle aurait aimé le voir à genoux encore quelques secondes, juste quelques unes, pour qu’elle puisse graver a jamais cette image dans son esprit.
Quelque chose n’allait pas, n’est-ce pas ?
Il n’aurait pas dû sourire à Delphillia de cette façon, pas plus qu’il ne devait poser cette main sur son cœur. Comme si… il la remerciait de lui avoir remis le pied à l’étrier.
Alice ne s’était jamais considéré comme quelqu’un avec beaucoup d’instinct, chose qu’elle déplorait quotidiennement. Elle aurait aimé être de ses sorciers capables de ressentir le danger, cela lui aurait évité bien des torts, n’est-ce pas ? Mais Alice comblait cette défaillance avec un sens de l’observation qu’elle avait entraîné depuis ses plus tendres années. Pour cela, elle pouvait remercier l’éducation que tante Elise et Thomas lui avait donné. Alice avait apprit à desceller le sens cacher des mots, à reconnaître un masque social lorsqu’elle en voyait un, ou encore à remarquer les lames dissimulés derrière une pupille. Alors, lorsque Christopher lui jeta cette oeillade, Alice compris.
Elle n’avait pas annihilé le démon. Elle l’avait nourri.
Christopher drapa son visage d’un voile d’émotion feinte. Il parvint même à moduler ses murmures pour les faire trembler. Alice recula son buste, ses lèvres s’entrouvrirent. Le choc allait être brutal. Elle le sentait. Oh, ce qu’elle le sentait. Cela arrivait lentement, mais cela arrivait.
Christopher allait jeter Alice dans le bûcher qu’elle même avait allumé.
Il applaudit, et Alice sentit la première langue enflammée lui lécher la joue. Non. Non ! Son regard d’argent dévala le long du visage de Christopher, cherchant quelque chose ! N’importe quoi ! Une preuve qu’il allait s’arrêter là, un signe de colère ! Qu’il explose ! Qu’il s’agace ! Qu’il cesse cette comédie !
C’était tout son contraire. Alice avait du mal à respirer. Elle était tétanisée. Ses applaudissements n’avaient point de fin. Ils faisaient vibrer ses muscles, écrasaient ses poumons l’un contre l’autre. Les regards des autres, Alice les sentait se planter dans son corps statique comme des lames émoussées. Elles fouillaient ses chairs avec la maladresse de ceux qui peuvent tuer mais ne savent pas comment faire. Certains, ici, le pouvaient. Alice ne savait qui, pour le moment. Et fort heureusement, elle n’aurait pas à chercher leurs visages dans l’assemblée pour mettre un nom sur les rumeurs qui, bientôt, circuleront dans le pays. Alice Sangblanc, fiancée a un excentrique. Alice Sangblanc, humiliée dans une soirée étudiante. Alice Sangblanc, noyée dans l’opprobre.
Son regard ne parvenait plus à quitter Christopher. Elle était horrifiée. Et cela, juste à côté de la Delphillia. Elle avait tendu la torche à Christopher, et l’avait fait avec le sourire… tout cela pour un défi. Lui avait embrasée Alice pour un majeur levé.
Son cœur battait dans ses tempes. Elle ne parvenait pas à faire le moindre geste, ni à émettre le moindre son.
Ce n’était pas juste.
Ce n’était pas comme cela que ce devait se passer !
Christopher aurait dû rester au sol ! Alice l’aurait planté là, et aurait été remplir l’autre défi ! Elle aurait ensuite enchaîné les autres, jusqu’au dernier ! Christopher aurait compris que personne, et certainement pas lui, ne pouvait atteindre Alice ! Personne !
Une dernière humiliation retentit dans la salle. Alice tourne la tête dans la direction de celui qui ose l’utiliser pour terminer un défi. Un grognement roule dans la gorge d’Alice pour s’éclater contre des dents qui se rejoignent d’un coup de mâchoire.
Ses longs doigts blancs se déplièrent le long de ses cuisses. L’anneau de Christopher roulait entre eux, chauffé par la prison de chaire dans laquelle il avait été emprisonné.
Sa tête se pencha à nouveau dans la direction de Christopher. Oh, ce qu’il jouait bien. Un vrai acteur. Les Hangoover l’avaient fort bien éduqués. Il singeait à merveille toutes les exaltations qu’il ne connaitrait jamais. Il ne rencontrerait jamais de femme comme elle pour accepter de lier son éternité à la sienne. Il ne connaîtrait jamais le bonheur de voir quelqu’un l’aimer pour ce qu’il était vraiment puisque tout en lui était souillé par son exécrable caractère. Il n’était qu’un misérable enfant capricieux coincé dans un corps d’adulte. Il n’était rien. Voilà pourquoi il s’était mis en tête de la détruire, elle, elle qui portait fièrement ce que lui n’aurait jamais le courage de porter sur ses épaules. Les valeurs d’une famille qui aurait pu incendier le monde pour voir un sourire sur ses lèvres. Il avait saccager la réputation de sa famille, aujourd’hui.
Si ce n’était pas encore le cas, Alice s’en assurerait.
Alice tourna finalement le dos à Christopher pour le laisser à sa comédie. Elle jeta un regard en biais à Alienor, qu’elle considéra des pieds à la tête avant de souffler par le nez. Celle ci ne méritait rien de moins que son mépris.
A présent, direction le défi numéro un.
@Christopher Hangoover @Alienor Delphillia@Hjúki Anastase Autant je savais que Christopher était vraiment un démon. Mais alors vous deux ?! Quoi que, j'avais aussi peu de doute concernant Alienor... Hjúki, bienvenue en enfer ! Prends un siège, je t'en prie, tu y as ta place !
Dernière modification par Alice Sangblanc le 1 oct. 2025, 07:27, modifié 2 fois.
Avatar dessiné par ma merveilleuse Élicia Caldin
Spécialiste en Lutin de cuir | Diplômée de Beauxbâtons | 1ère année GEAD | Caméléon de 2050 & Romantique de 2050
Spécialiste en Lutin de cuir | Diplômée de Beauxbâtons | 1ère année GEAD | Caméléon de 2050 & Romantique de 2050