Soirée d'intégration 2050
Personnage Non-Joueur
- Votre PJ est présent ? oui / non
- Nom et prénom du PNJ (+ lien avec votre PJ) : Morrigan Harrison. Grande Soeur.
- Lien vers ma fiche de PNJ
- Intérêt de ce RP pour votre PJ : Morrigan est ici a la demande de Carry, pour veilleur à sa securité et son bien etre.
Une soirée d’intégration… voilà bien une chose à laquelle Carry n’était guère habituée. Sur le campus, elle avait vu passer plus d’un flyer coloré vantant l’événement, et, à vrai dire, elle-même n’avait jamais su si elle voulait vraiment s’y rendre. Et pourtant, la voilà, immobile devant l’entrée, son reflet dans la vitre d’une boutique voisine lui renvoyant son propre visage.
Sa robe était d’un noir profond, subtilement rehaussé d’éclats satinés qui accrochaient la lumière à chacun de ses mouvements. Les manches, légères et fluides, effleuraient la peau comme une brise tandis que le décolleté en forme de cœur restait élégant et mesuré, suggérant plus qu’il ne révélait. La jupe, légèrement évasée, tombait juste au-dessus du genou. Un fin ruban de velours, noué à la taille, soulignait sa silhouette.
« Tu comptes vraiment entrer ? » demanda Morrigan, son ton traînant à mi-chemin entre l’ennui et la moquerie. Ses yeux, d’un bleu glacial, détaillaient l’enseigne illuminée comme si l’endroit n’était qu’un vulgaire cabaret. « Je croyais que ces rassemblements grotesques n’étaient pas de ton goût. »
Carry serra les lèvres. « Les gens changent, Morrigan. »
Morrigan haussa un sourcil et laissa échapper un sourire narquois. Sa propre tenue contrastait avec celle de sa petite sœur : une robe bordeaux ajustée, au tissu soyeux, qui accentuait une allure élégante et sûre d’elle-même. « Changer ? Voyons, Carry… tu n’as jamais été faite pour ce genre de mascarade. Ces gens-là ne t’apporteront rien, si ce n’est des conversations stériles et un verre renversé sur ta robe. »
« Rien ne t’oblige à venir, si c’est aussi barbant que tu le prétends. Je t’ai demandé de m’accompagner, au cas où je me retrouverais seule… si tu souhaites partir, fait donc, mais je t’en supplie, Morrigan, ne gâche pas cette soiree... »
Morrigan observa sa sœur, puis l’endroit où la soirée devait se dérouler. Elle prit une grande inspiration et soupira avant de sourire à Carry.
« Tu sais très bien que je serai toujours de ton côté, petite sœur. Si la soirée devient trop ennuyeuse, je viendrai te voir autrement. Tu me trouveras a une table non loin de la tienner. »
Carry sourit et s’inclina légèrement en guise de remerciement. Morrigan souffla du nez et imita sa sœur avec un geste plein d’ironie.
Réajustant une mèche de ses cheveux blonds, Carry vérifia une dernière fois son apparence, puis franchit enfin le seuil, suivie par Morrigan qui la talonnait avec amusement.
À l’entrée, elles croisèrent un homme qu’on devinait être Christopher Hangoover. Carry et Morrigan se contentèrent d’un bref signe de tête en guise de salutation. Elles n’avaient pas fait deux pas qu’un elfe de maison surgit, tendant sèchement un papier à Carry. Celle-ci se recula, mal à l’aise, et prit le billet.
Elle déplia le message :
« Vous en saurez davantage à 21 heures 30. Ne perdez pas votre papier. Veuillez avancer, vous encombrez l'entrée. L'équipe du Pitiponk vous souhaite une agréable soirée d'intégration.»
Carry leva un sourcil intrigué, glissa le papier dans son sac à main et se fraya un chemin à l’intérieur. La salle était déjà bondée ; des grappes d’étudiants se formaient aux quatre coins, leurs rires et conversations se mêlant au rythme de la musique. Et, comme elle le redoutait, de nombreux visages lui étaient familiers. Beaucoup venaient de Poudlard, ce qui n’avait rien de surprenant : c’était après tout la grande école de sorcellerie de Grande-Bretagne.
L’estomac de Carry se noua en voyant sa sœur s’éloigner vers le bar, lui adressant un bref signe de la main. L’idée de devoir se reconstruire un cercle d’amis lui sembla soudain épuisante. Kelly n’était plus là, et cette absence lui pesait plus qu’elle ne voulait bien l’admettre. Rien que d’y penser fit naître un pincement douloureux dans sa poitrine.
Un instant, elle envisagea sérieusement de repartir. Que pouvait-elle bien espérer ici ? Les gens ne seraient sans doute pas plus chaleureux envers une Sang-Pur qu’ils ne l’avaient été jadis. Ses yeux balayèrent la pièce, à la recherche d’un signe, d’un sourire, de n’importe quel regard bienveillant qui l’encouragerait à rester.
Ne trouvant rien, Carry traversa la foule à pas rapides, murmurant quelques excuses lorsqu’elle bousculait quelqu’un, avant d’aller se réfugier dans un coin plus tranquille, d’où elle pourrait observer sans être remarquée. Au loin, elle voyait Morrigan installée avec un verre en train d'observer d'un oeil amusee la foule.
Carry et Morrigan sont disponibles pour interaction![]()
Sorcière adulte - 19 ans IRP
Étudiant a la GEAD (2049-2050)
EX-Chasseuse de né-moldus
La Rédemptrice
Fiche Eleve
Soirée d'intégration 2050
I • II • III • IV A. D. • V
Défi 3 : VI A. D. • VII
Défi 2 : VIII A. D. • IX C. H.
Défi 1 : Pleuroir
Défi 4/10 : X • XI A. S. • XII C. H.
Défi 2 : XIII A. D. • XIV • XV C. H. • XVI A. D. • XVII • XVIII C. H.
Défi 7 : XIX A. D. • E. C. → XX • XXI • XXII → E. C. • XXIII C. R.
Défi 5 : XXIV A. D. • XXV
Défi 6 : XXVI A. D. • XXVII É. C • XXVIII • XXIX T. S. • XXX A. D. • XXXI C. H.
Clôture : XXXII A. D. • XXXIII
Une fois assis à la première table libre dont l’emplacement ne correspond à aucune réflexion stratégique, son regard s’était figé. Comme si toute curiosité ou intérêt avait quitté son corps, il ne cherchait même pas à vraiment s’arrêter sur les visages trop nombreux. Lesquels étudiaient, lesquels étaient des mages comme lui ; impossible à déterminer en un coup d’œil. Dans la marée d’inconnus, sa vision endormie détecte un signe de tête en sa direction. Ada ? Le bibliothécaire ne compte pas les mois depuis lesquels ce prénom ne s’était pas infiltré dans son esprit. Il ne sait plus combien d’années les sépare, mais naturellement qu’Ada étudie. Il lui sourit, mais ne parvient pas esquisser un geste de plus. Pris d’immobilisme, l’envie n’est pas là. Cette énergie qui permet de faire la conservation, aller vers autrui, nourrir l’opportunité d’une rencontre, est au plus bas. Aucun mot ou propos ne s’aligne dans sa tête, rien de dicible ne saurait s’échapper de ses lèvres. Il n’est pas venu pour questionner les jeunes sur leur cursus, leurs options, s’ils s’y plaisent. Il serait tenté de s’aligner sur l’opinion de Phœbe : cet endroit n’est pas si digne d’intérêt. Jugement hâtif, cela ne fait que quelques minutes qu’il découvre les lieux. Mais il le sent au fond de lui : il n’est pas prêt, il n’arrive toujours pas à s’intéresser aux gens, son cercle social proche n’a pas pris un gramme depuis qu’il s’est inséré dans la vie professionnelle. S’il s’est forcé à faire le premier pas, venir ici, il ne trouve pas la volonté de poursuivre.
La tentation de s’engourdir pour mettre en sourdine la sensation désagréable d’être un poisson perdu dans le mauvais lac, incapable de communiquer avec la population endémique, est forte. Il ne va quand même pas sombrer ce soir, pour la stupide idée d’avoir voulu s’ouvrir un peu au monde sorcier et l’amère lucidité qu’on ne se défait du coriace bouclier de l’isolement en un jour. La carte bradée est un clair appel au tout venant à s’enivrer. Il déglutit en fixant les verres. Il sait que c’est possible. Qu’un nectar ou l’autre pourrait débloquer une version de lui qui sache aborder au pif n’importe quel client. Le jeune adulte serre les dents. Être incapable d’établir le contact avec quiconque, ou laisser l’alcool détruire ce qu’il est… il ouvre sa bourse, dans laquelle des mornilles rutilent. Elles ont été parfaitement nettoyées en prévision de l’usage peu ragoûtant de les placer dans les verres. « De l’eau. Plate, transparente, sans saveur. Je vous prie. » Et voilà, il a résisté et va bientôt se trouver avec la source d’hydratation la plus inoffensive, qui ne luttera d’aucune manière contre son ennui et son envie d’échapper à l’humeur maussade que l’ambiance suscite en lui. En attendant, il déplie le papier obtenu à l’entrée. Il ne s’y trouve à lire pour lui occuper l’esprit. Puisqu’il a des minutes à tuer d’ici la révélation son utilité, autant le plier pour mobiliser ses mains. Hjúki se trouve bientôt avec un minuscule serpent de papier pour lui tenir compagnie, qu’il pose dans le creux de sa paume. Astaroth… elle est entre de bonnes mains, mais il commence à penser que la soirée aurait été plus agréable à demeurer auprès d’elle.
Défi 3 : VI A. D. • VII
Défi 2 : VIII A. D. • IX C. H.
Défi 1 : Pleuroir
Défi 4/10 : X • XI A. S. • XII C. H.
Défi 2 : XIII A. D. • XIV • XV C. H. • XVI A. D. • XVII • XVIII C. H.
Défi 7 : XIX A. D. • E. C. → XX • XXI • XXII → E. C. • XXIII C. R.
Défi 5 : XXIV A. D. • XXV
Défi 6 : XXVI A. D. • XXVII É. C • XXVIII • XXIX T. S. • XXX A. D. • XXXI C. H.
Clôture : XXXII A. D. • XXXIII
Une fois assis à la première table libre dont l’emplacement ne correspond à aucune réflexion stratégique, son regard s’était figé. Comme si toute curiosité ou intérêt avait quitté son corps, il ne cherchait même pas à vraiment s’arrêter sur les visages trop nombreux. Lesquels étudiaient, lesquels étaient des mages comme lui ; impossible à déterminer en un coup d’œil. Dans la marée d’inconnus, sa vision endormie détecte un signe de tête en sa direction. Ada ? Le bibliothécaire ne compte pas les mois depuis lesquels ce prénom ne s’était pas infiltré dans son esprit. Il ne sait plus combien d’années les sépare, mais naturellement qu’Ada étudie. Il lui sourit, mais ne parvient pas esquisser un geste de plus. Pris d’immobilisme, l’envie n’est pas là. Cette énergie qui permet de faire la conservation, aller vers autrui, nourrir l’opportunité d’une rencontre, est au plus bas. Aucun mot ou propos ne s’aligne dans sa tête, rien de dicible ne saurait s’échapper de ses lèvres. Il n’est pas venu pour questionner les jeunes sur leur cursus, leurs options, s’ils s’y plaisent. Il serait tenté de s’aligner sur l’opinion de Phœbe : cet endroit n’est pas si digne d’intérêt. Jugement hâtif, cela ne fait que quelques minutes qu’il découvre les lieux. Mais il le sent au fond de lui : il n’est pas prêt, il n’arrive toujours pas à s’intéresser aux gens, son cercle social proche n’a pas pris un gramme depuis qu’il s’est inséré dans la vie professionnelle. S’il s’est forcé à faire le premier pas, venir ici, il ne trouve pas la volonté de poursuivre.
La tentation de s’engourdir pour mettre en sourdine la sensation désagréable d’être un poisson perdu dans le mauvais lac, incapable de communiquer avec la population endémique, est forte. Il ne va quand même pas sombrer ce soir, pour la stupide idée d’avoir voulu s’ouvrir un peu au monde sorcier et l’amère lucidité qu’on ne se défait du coriace bouclier de l’isolement en un jour. La carte bradée est un clair appel au tout venant à s’enivrer. Il déglutit en fixant les verres. Il sait que c’est possible. Qu’un nectar ou l’autre pourrait débloquer une version de lui qui sache aborder au pif n’importe quel client. Le jeune adulte serre les dents. Être incapable d’établir le contact avec quiconque, ou laisser l’alcool détruire ce qu’il est… il ouvre sa bourse, dans laquelle des mornilles rutilent. Elles ont été parfaitement nettoyées en prévision de l’usage peu ragoûtant de les placer dans les verres. « De l’eau. Plate, transparente, sans saveur. Je vous prie. » Et voilà, il a résisté et va bientôt se trouver avec la source d’hydratation la plus inoffensive, qui ne luttera d’aucune manière contre son ennui et son envie d’échapper à l’humeur maussade que l’ambiance suscite en lui. En attendant, il déplie le papier obtenu à l’entrée. Il ne s’y trouve à lire pour lui occuper l’esprit. Puisqu’il a des minutes à tuer d’ici la révélation son utilité, autant le plier pour mobiliser ses mains. Hjúki se trouve bientôt avec un minuscule serpent de papier pour lui tenir compagnie, qu’il pose dans le creux de sa paume. Astaroth… elle est entre de bonnes mains, mais il commence à penser que la soirée aurait été plus agréable à demeurer auprès d’elle.
Dernière modification par Hjúki Anastase le 30 oct. 2025, 20:32, modifié 11 fois.
Soirée d'intégration 2050
AS | CH | AS | CH | AS | CH | ED | AS | CH | ED | AS | Réso | AS | CH | AS | CH | AS | CH | AS | AD
Christopher se laisse emporter par le bras de Thomas sans chercher à se dérober, un sourire hilare aux lèvres. Son sourire n'en est que plus affirmé lorsqu'il remarque que la Sangblanc, à quelques pas de là, semble avoir avalé le même citron que lui — et il est difficile à faire passer. Lui y arrive plus facilement maintenant qu'il est persuadé qu'elle l'a reconnu comme il l'a reconnue et que sa présence dans le creux du bras de son cousin ne la réjouit pas. Et bien voilà qui guérit Christopher de sa surprise d'être tombé sur elle ! Oh, il se damnerait pour qu'elle lève le menton encore un peu plus haut !
Le regard braqué sur elle et un sourire narquois aux lèvres, Christopher donne une tape sur le torse de Thomas.
« Tout pour le plaisir, tu me connais bien ! » s'exclame-t-il en offrant à l'homme un sourire semblable au sien : plein de dents et d'insolence.
Son regard jusque là narquois se fait un peu plus sérieux lorsqu'il s'avère que Thomas a envie de lui présenter une personne qu'il connait déjà. Christopher n'a pas le temps d'ouvrir la bouche pour répliquer que sa cousine, il la connait déjà, et qu'il s'en serait bien passé. Heureusement qu'il n'en a pas le temps. Car dans un geste dramatique comme lui-même aurait pu le faire, Thomas lui assène une vérité frappante à laquelle il ne s'attendait pas. Ma charmante et adorable petite sœur.
Christopher se fige sous le bras de l'héritier qui le tient contre lui. Sa petite-sœur ? Sa petite vipère ? Une vipère, ça oui, qui a la langue bien fourchue et qui sait l'utiliser, qui plus est. Christopher a toujours plus ou moins su que Thomas avait une petite sœur, comme Thomas a toujours su que Christopher en avait une, à la différence près que le second n'est pas avare en critiques enrobées d'amour qu'il cache à peine lorsqu'il évoque Annabelle, alors que le premier ne parle que rarement la sienne. Jamais Christopher n'aurait cru que cette femme rencontrée au détour d'une ruelle dans un village éloigné et qui l'a tant agacé puisse être cette sœur-là, pas à un seul moment. Avec quelle facilité il s'est convaincu qu'elle n'était qu'un nom sur une branche secondaire de l'arbre des Sangblanc ! Et comment aurait-il pu deviner que ce n'était pas le cas, avec cet accent français qui habillait chacun des mots de cette Alice ?
Le fait qu'elle soit la sœur déplaît à Christopher qui n'arrive décidément pas à faire coïncider l'image qu'il s'est faite de cette femme le jour où il l'a rencontrée avec celle qu'il avait de la petite sœur de son ami de beuverie et autres honteux plaisirs. Mais il faut bien qu'il se fasse à l'idée, pourtant, car Thomas ne lui mentirait pas et que le silence de Christopher va finir par attirer l'attention.
Après avoir vérifié l'expression sur le visage du frère, les yeux de Christopher se déportent sur celui de la sœur.
« Alice, répète-t-il en se reprenant et en récupérant son air narquois pour cacher son profond choc. Voici donc ta... Charmante et adorable petite sœur, Thomas. »
Deux solutions à présent. Avouer tout de go qu'il la connait et que leur rencontre n'a pas été des plus glorieuse... Ou feindre qu'il la rencontre pour la première fois et attendre d'être en privé pour raconter à Thomas comment s'est déroulé leur rencontre et le titiller avec ça tout en restant dans les limites du raisonnable. Pas besoin de tergiverser ; Christopher a déjà pris sa décision.
« Tu permets que je la salue comme il se doit ? » lance-t-il à Thomas sur un ton moqueur.
Du bout des doigts, il récupère la main du monsieur et la soulève pour se débarrasser du bras qui reposait sur ses épaules. Puis, l'œil provocant, il s'avance d'un pas vers Alice Sangblanc, désarçonné de se souvenir que leurs colères respectives les a mené, la dernière fois, à se tenir nez à nez, poings serrés, à se lancer de méchantes piques au visage.
« Mademoiselle, quel honneur de faire votre rencontre, » fait-il d'une voix qui ne cache rien de son amusement.
Christopher se courbe légèrement devant Alice, comme son père lui a appris à le faire quand il n'était qu'un gamin. Une main dans le dos, l'autre tendue devant lui dans l'espoir que la demoiselle s'en saisisse pour qu'il frôle le dos de sa doigts de ses lèvres, ce qui sera, il l'escompte bien, insultant pour la précieuse dernière née des Sangblancs quand on connait leur histoire commune. Toutefois, et sans que Christopher en ait conscience, Alice est a désormais dans son esprit une place particulière, si bien que rien de ce qu'il pourrait dire ne saurait être réellement insultant ou offensant : jamais il ne se permettrait avec la sœur de Thomas. Mais cela ne veut pas pour autant dire qu'il doit la tenir au courant de cette nouvelle place qu'elle a, ni qu'il doit se retenir d'agir de façon moqueuse ou provocante. Et Merlin lui en est reconnaissant, car quel plaisir il prendra lorsqu'elle sera forcée d'accepter sa main et ses lèvres sur le dos de celle-ci !
@Alice Sangblanc
Lutin en cuir le plus stylé du Pitiponk
« Sa vie professionnelle est une fête qui s'arrête jamais » - LLOYD RIVER
« Sa vie professionnelle est une fête qui s'arrête jamais » - LLOYD RIVER
Soirée d'intégration 2050
Si Eileen avait d’abord hésité lorsqu’on lui avait demandé si elle comptait se rendre au Pitiponk pour la soirée d’intégration que le bar organisait, elle avait ensuite rapidement cédé aux demandes d’Aliénor. L’adolescente savait que, dans tous les cas, si elle n’y allait pas avec l’Anglaise, l’un de ses deux nouveaux colocataires l’aurait probablement tiré de sa chambre pour l’y emmener. L’année précédente, Eileen était restée à la GEAD, abritée par les quatre murs de son dortoir, penchée sur livres et parchemins, à essayer d’atteindre le plus haut niveau. Et Akane et Hyun-Su auraient été prêts à tout pour que l’Irlandaise ne réitère pas ses actions. Ils avaient alors accueilli avec joie les mots d’Eileen qui leur annonçait qu’elle se rendrait à la soirée avec d’anciens camarades de Poudlard, se faisant néanmoins la promesse de se retrouver une fois là-bas.
Eileen avait alors rejoint le petit groupe d’anciens Poufsouffle pour un “before”, selon les mots de sa meilleure amie, où ils avaient parlé, bus, ri, mais s’étaient surtout préparés pour ce qui venait après. Enfin… Préparer était un bien grand mot, car à part réappliquer son mascara et son rouge à lèvre bordeaux, et se débattre face à une Aliénor qui voulait absolument lui mettre des paillettes dans les cheveux, l’Irlandaise n’avait pas fait grand-chose.
Sur les coups de vingt heures quarante, les jeunes adultes mirent fin à leur before pour arpenter les rues londoniennes et enfin rejoindre le Pitiponk. C’est légèrement d’ailleurs Aliénor qu’Eileen marchait, ses fidèles Doc Martens aux pieds, alors que son long manteau en laine noire cachait une jupe de la même couleur qui lui arrivait au milieu des cuisses et un pull à col montant beige. Lorsqu’ils arrivèrent enfin au niveau de l’entrée du Pitiponk, Eileen s'engouffra dans l’établissement avec un petit sourire aux lèvres, tiré par la rétorque de son amie au responsable du bar, et un petit papier vierge dans la main.
À l’intérieur, la salle était déjà pleine, de patrons sûrement déjà présents bien avant l’heure de début de la soirée d’intégration, et de jeunes, comme eux qui arrivaient à peine. Se frayant un chemin dans la foule, elle s’accouda à son tour à la table que l’Anglaise avait choisie pour eux.
« Bien évidemment, » répondit Eileen, il n’était aucunement intéressant d’être dans un bar sans verre à la main, que ce dernier soit rempli d’une boisson alcoolisée ou non.
Son verre désormais à la main, elle le leva pour rejoindre celui d’Aliénor, accompagné d’un « Sláinte ! » avant de porter son cocktail à ses lèvres.
Eileen avait alors rejoint le petit groupe d’anciens Poufsouffle pour un “before”, selon les mots de sa meilleure amie, où ils avaient parlé, bus, ri, mais s’étaient surtout préparés pour ce qui venait après. Enfin… Préparer était un bien grand mot, car à part réappliquer son mascara et son rouge à lèvre bordeaux, et se débattre face à une Aliénor qui voulait absolument lui mettre des paillettes dans les cheveux, l’Irlandaise n’avait pas fait grand-chose.
Sur les coups de vingt heures quarante, les jeunes adultes mirent fin à leur before pour arpenter les rues londoniennes et enfin rejoindre le Pitiponk. C’est légèrement d’ailleurs Aliénor qu’Eileen marchait, ses fidèles Doc Martens aux pieds, alors que son long manteau en laine noire cachait une jupe de la même couleur qui lui arrivait au milieu des cuisses et un pull à col montant beige. Lorsqu’ils arrivèrent enfin au niveau de l’entrée du Pitiponk, Eileen s'engouffra dans l’établissement avec un petit sourire aux lèvres, tiré par la rétorque de son amie au responsable du bar, et un petit papier vierge dans la main.
À l’intérieur, la salle était déjà pleine, de patrons sûrement déjà présents bien avant l’heure de début de la soirée d’intégration, et de jeunes, comme eux qui arrivaient à peine. Se frayant un chemin dans la foule, elle s’accouda à son tour à la table que l’Anglaise avait choisie pour eux.
« Bien évidemment, » répondit Eileen, il n’était aucunement intéressant d’être dans un bar sans verre à la main, que ce dernier soit rempli d’une boisson alcoolisée ou non.
Son verre désormais à la main, elle le leva pour rejoindre celui d’Aliénor, accompagné d’un « Sláinte ! » avant de porter son cocktail à ses lèvres.
@Alienor Delphillia, @Herminie Peers, @Erwan Martin, @Gryffs Sorrow, @Maddie Joy
« Free will does exist, it's just fucking hard.»
Étudiante à la GEAD - Membre de l’UDS [#601070]
Étudiante à la GEAD - Membre de l’UDS [#601070]
Soirée d'intégration 2050
Il fallait se rendre à l’évidence : il ne s’agissait point d’une comédie finement élaborée pour agacer Alice, mais d’un coup du sort particulièrement cruel. Il allait falloir composer avec… ça.
Fort heureusement, Christopher semblait tout aussi désarçonné qu’Alice. On trouve consolation là où on peut. Le menton levé, la tête détournée d’eux pour feindre l’indifférence, Alice ne pouvait pourtant rien rater de ce sourire qu’ils partageaient. Identiques. Comme ceux de deux frères siamois partageant bien plus que le même sang… mais aussi les mêmes centres d’intérêts. Ceux ci, Alice ne voulaient point y songer. Elle connaissait son frère et, hélas… Christopher, à présent.
Entre deux ganacheries, Thomas la présenta enfin comme sa charmante et adorable petite soeur. Alice lui jeta une oeillade mauvaise, agacée tant par la situation que par ses termes. Sa folie enfantine n’avait-elle aucune limite ? Bien sûr que non, puisque Thomas Sangblanc avait décidé que le monde serait son terrain de jeu, que Christopher serait son partenaire et le reste ? Des distractions pour leur bon plaisir.
Une nouvelle consolation pointa le bout de son nez : Christopher était sous le choc. Vraiment ? Il ne s’était point attendu à ce que Alice soit la sœur de Thomas ? Mais que croyait-il, celui-ci ? Que les Sangblanc pullulaient en Grande-Bretagne ? Alice et Thomas étaient les seuls. Et, parfois, Tante Élise lorsqu’elle assurait son rôle d’épouse Cooper. Quel imbécile ! Thomas et lui s’étaient bien trouvés.
Thomas se pencha vers Christopher pour observer son visage. Il devait bien y voir quelque chose, puisqu’il s’agissait d’une de ses spécialités et jeu préféré : l’étude des expressions. Si il capta le trouble de l’homme, il n’en dit mot, et son sourire ne faiblit pas. Il s’amusait. Il s’amusait beaucoup. Maudit Thomas…
Christopher sembla enfin retrouver sa contenance… et son exécrable sourire. Bien sûr. Il avait été éduqué ainsi, n’est-ce pas ? A ne jamais se laisser troubler par quoi que ce soit. Papa et Maman Hangoover seraient si fières de leur petit lutin de cuir et d’encre ! Devrait-elle leur faire un courrier pour leur dire à quel point le rebut de la famille représentait à merveille les Hangoover ? Alice finirait par le faire.
L’œillade agacée d’Alice coula jusqu’à Christopher. Pour lui, elle dressa même le menton un peu plus haut pour qu’il capte tout le mépris qu’elle avait pour lui, pour ses mots, pour cette situation, pour cette amitié, et pour tout ce qui le touchait de près ou de loin.
Et Thomas ! Misérable Thomas et ses fréquentations douteuses ! Pourquoi diable jeter son dévolu amical sur cet homme ? N’y avait-il pas assez de trentenaire en Grande-Bretagne ? Oh, non, bien sûr ! Il fallait à tout prix qu’il choisisse ce trentenaire ci !
« Mais je t’en prie », dit-il en laissant son ami se libérer de son étreinte. « Je m’en voudrai de te priver de politesse, mon biquet. »
Non. Il n’allait tout de même pas… mais si. Si. Christopher allait venir à sa rencontre pour la saluer. Alice se raidit, et son menton tomba alors que sa mâchoire se resserrait. Cet œil provoquant, Alice rêvait de lui crever. Qu’il approche. Qu’il ose…
… lui offrir la révérence la plus méprisante et moqueuse dont il soit capable. Un grondement animal vibrait dans la gorge d’une Alice que l’agacement tendait à pousser vers la colère. Campée sur ses pieds, ses bras gardés le long du corps pour que sa cape retombe comme il le fallait, elle le toisait.
Ah… il voulait qu’elle se confronte à la bienséance devant Thomas ? Qu’elle fasse exactement ce que l’on attendait d’une bien née de son rang ?
Cette main qu’il attendait qu’elle offre pour la gratifier d’un baise-main s’approcha de la sienne. La chaleur de ses doigts effleura celle de Christopher. Mais juste avant qu’elles ne se lient, Alice osa faire preuve d’une grossièreté qui jetterait l’opprobre sur sa famille si qui que ce soit d’autre que Christopher la voyait.
Elle replia ses cinq doigts… sauf son majeur.
« Tout l’honneur est pour moi, monsieur. »
Sur ces mots, Alice s’éloigna de Christopher, dressa le menton, et pénétra dans l’antre de débauche qu’était le nommé Pitiponk. Christopher n’était point étudiant. Elle n’aurait donc pas à assumer sa grossièreté -hélas apprise au contact de ses semblables britanniques- ce soir.
@Christopher Hangoover
Fort heureusement, Christopher semblait tout aussi désarçonné qu’Alice. On trouve consolation là où on peut. Le menton levé, la tête détournée d’eux pour feindre l’indifférence, Alice ne pouvait pourtant rien rater de ce sourire qu’ils partageaient. Identiques. Comme ceux de deux frères siamois partageant bien plus que le même sang… mais aussi les mêmes centres d’intérêts. Ceux ci, Alice ne voulaient point y songer. Elle connaissait son frère et, hélas… Christopher, à présent.
Entre deux ganacheries, Thomas la présenta enfin comme sa charmante et adorable petite soeur. Alice lui jeta une oeillade mauvaise, agacée tant par la situation que par ses termes. Sa folie enfantine n’avait-elle aucune limite ? Bien sûr que non, puisque Thomas Sangblanc avait décidé que le monde serait son terrain de jeu, que Christopher serait son partenaire et le reste ? Des distractions pour leur bon plaisir.
Une nouvelle consolation pointa le bout de son nez : Christopher était sous le choc. Vraiment ? Il ne s’était point attendu à ce que Alice soit la sœur de Thomas ? Mais que croyait-il, celui-ci ? Que les Sangblanc pullulaient en Grande-Bretagne ? Alice et Thomas étaient les seuls. Et, parfois, Tante Élise lorsqu’elle assurait son rôle d’épouse Cooper. Quel imbécile ! Thomas et lui s’étaient bien trouvés.
Thomas se pencha vers Christopher pour observer son visage. Il devait bien y voir quelque chose, puisqu’il s’agissait d’une de ses spécialités et jeu préféré : l’étude des expressions. Si il capta le trouble de l’homme, il n’en dit mot, et son sourire ne faiblit pas. Il s’amusait. Il s’amusait beaucoup. Maudit Thomas…
Christopher sembla enfin retrouver sa contenance… et son exécrable sourire. Bien sûr. Il avait été éduqué ainsi, n’est-ce pas ? A ne jamais se laisser troubler par quoi que ce soit. Papa et Maman Hangoover seraient si fières de leur petit lutin de cuir et d’encre ! Devrait-elle leur faire un courrier pour leur dire à quel point le rebut de la famille représentait à merveille les Hangoover ? Alice finirait par le faire.
L’œillade agacée d’Alice coula jusqu’à Christopher. Pour lui, elle dressa même le menton un peu plus haut pour qu’il capte tout le mépris qu’elle avait pour lui, pour ses mots, pour cette situation, pour cette amitié, et pour tout ce qui le touchait de près ou de loin.
Et Thomas ! Misérable Thomas et ses fréquentations douteuses ! Pourquoi diable jeter son dévolu amical sur cet homme ? N’y avait-il pas assez de trentenaire en Grande-Bretagne ? Oh, non, bien sûr ! Il fallait à tout prix qu’il choisisse ce trentenaire ci !
« Mais je t’en prie », dit-il en laissant son ami se libérer de son étreinte. « Je m’en voudrai de te priver de politesse, mon biquet. »
Non. Il n’allait tout de même pas… mais si. Si. Christopher allait venir à sa rencontre pour la saluer. Alice se raidit, et son menton tomba alors que sa mâchoire se resserrait. Cet œil provoquant, Alice rêvait de lui crever. Qu’il approche. Qu’il ose…
… lui offrir la révérence la plus méprisante et moqueuse dont il soit capable. Un grondement animal vibrait dans la gorge d’une Alice que l’agacement tendait à pousser vers la colère. Campée sur ses pieds, ses bras gardés le long du corps pour que sa cape retombe comme il le fallait, elle le toisait.
Ah… il voulait qu’elle se confronte à la bienséance devant Thomas ? Qu’elle fasse exactement ce que l’on attendait d’une bien née de son rang ?
Cette main qu’il attendait qu’elle offre pour la gratifier d’un baise-main s’approcha de la sienne. La chaleur de ses doigts effleura celle de Christopher. Mais juste avant qu’elles ne se lient, Alice osa faire preuve d’une grossièreté qui jetterait l’opprobre sur sa famille si qui que ce soit d’autre que Christopher la voyait.
Elle replia ses cinq doigts… sauf son majeur.
« Tout l’honneur est pour moi, monsieur. »
Sur ces mots, Alice s’éloigna de Christopher, dressa le menton, et pénétra dans l’antre de débauche qu’était le nommé Pitiponk. Christopher n’était point étudiant. Elle n’aurait donc pas à assumer sa grossièreté -hélas apprise au contact de ses semblables britanniques- ce soir.
@Christopher Hangoover
Dernière modification par Alice Sangblanc le 27 sept. 2025, 15:04, modifié 1 fois.
Avatar dessiné par ma merveilleuse Élicia Caldin
Spécialiste en Lutin de cuir | Diplômée de Beauxbâtons | 1ère année GEAD | Caméléon de 2050 & Romantique de 2050
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Soirée d'intégration 2050
Gabryel hocha légèrement la tête quand Elfie accepta son offre. Il attrapa les deux verres vides posés sur la table, souffla presque le nom de la boisson souhaitée, et aussitôt le liquide se matérialisa, ambré et brûlant. Les verres se remplirent l’un après l’autre dans un silence doux, presque complice.
Il contempla un instant la surface de son propre verre, conscient qu’il ne buvait pas souvent. Ce n’était pas qu’il détestait l’alcool, mais il avait toujours eu une sorte de retenue naturelle, comme si l’excès risquait de fissurer une façade fragile qu’il se plaisait à protéger. Et pourtant, un souvenir lui revint, un peu gênant : La dernière fois qu’il s’était laissé emporter ici, au Pitiponk, la soirée s’était terminée en bagarre avec trois autres types. Et puis il y avait eu Aelle, et leur nuit… Il secoua la tête. Ce n’était pas le bon moment pour y penser.
Un sourire discret revint sur ses lèvres, vite contenu, comme s’il s’interdisait de paraître trop détendu. Il se pencha à peine vers Elfie, voix basse, comme une confidence offerte sans attente particulière :
- Je ne bois pas souvent… La dernière fois que j’ai un peu ttttrop forcé ici, ça s’est terminé en bagarre avec trois types dans la ruelle derrière. Rien de très glorieux pour un Écossais.
Il porta son verre à ses lèvres, ne but qu’une petite gorgée, et le reposa doucement. Il se garda bien d’ajouter quoi que ce soit, laissant au silence le soin de retomber, attentif à ne pas avoir l’air de s’imposer.
@Elfie Chassin
Gabryel Fleurdelys
Sorcier diplômé
Médiateur PFR
Il contempla un instant la surface de son propre verre, conscient qu’il ne buvait pas souvent. Ce n’était pas qu’il détestait l’alcool, mais il avait toujours eu une sorte de retenue naturelle, comme si l’excès risquait de fissurer une façade fragile qu’il se plaisait à protéger. Et pourtant, un souvenir lui revint, un peu gênant : La dernière fois qu’il s’était laissé emporter ici, au Pitiponk, la soirée s’était terminée en bagarre avec trois autres types. Et puis il y avait eu Aelle, et leur nuit… Il secoua la tête. Ce n’était pas le bon moment pour y penser.
Un sourire discret revint sur ses lèvres, vite contenu, comme s’il s’interdisait de paraître trop détendu. Il se pencha à peine vers Elfie, voix basse, comme une confidence offerte sans attente particulière :
- Je ne bois pas souvent… La dernière fois que j’ai un peu ttttrop forcé ici, ça s’est terminé en bagarre avec trois types dans la ruelle derrière. Rien de très glorieux pour un Écossais.
Il porta son verre à ses lèvres, ne but qu’une petite gorgée, et le reposa doucement. Il se garda bien d’ajouter quoi que ce soit, laissant au silence le soin de retomber, attentif à ne pas avoir l’air de s’imposer.
@Elfie Chassin
Gabryel Fleurdelys
Sorcier diplômé
Médiateur PFR
Soirée d'intégration 2050
Lorsque son verre se remplit à nouveau de whisky, Elfie pouvait ressentir quelque chose comme de la joie ou qui y ressemblait. A vrai dire, elle était bien plus touché pour du matériel que pour tout humain, mise à part peut-être des parents ou Finn mais dans un contexte comme celui-ci, la sensation de la brûlure dans sa gorge accompagnée du goût de la boisson servit, il n’y avait rien de plus agréable à trouver d’autant plus quand celui-ci était gratuit.
Elle n’avait pas remercié Gabryel, non pas pour une quelconque valeur irréel qu’elle avait pu créer mais bien par négligence des codes que la société imposait, d’autant plus qu’elle n’avait aucune reconnaissance pour lui. Si il voulait gaspiller son argent pour lui payer un verre, c’était tout à son avantage et cela s’arrêtait là.
Alors que la blonde avait déjà entamé son second verre n’ayant plus les mêmes contraintes imposées par Moïra que l’année dernière, elle faillit recracher l’une des gorgées si précieuse à ses yeux. Elle ne pu retenir un rire instantanément avec comme preuve qu’elle avait gardé un sourire amicale quelques secondes ensuite, avant de retrouver son visage neutre habituel. Pour une fois celui-ci n’avait pas été forcé, il n’était pas moqueur non plus mais imaginer ce Gabryel alcoolisé si discret qu’elle avait cerné comme un naïf enjoué à la Narcisse se battre contre trois gars dans une ruelle à côté, cela devait être assez marrant à voir.
Mais après la surprise de l’annonce passée l’ancienne gryffondor ne pouvait que douter encore plus. A tout les coups il pouvait très bien être un bagarreur super entraîné ou un provocateur sans nom. Et cela lui posait problème, de ne pas réussir à le cerner, elle n’arrivait pas à se faire une idée fixe sur la dangerosité de ce garçon, sur sa façon de penser ou de croire ce qui l’exposait à la faiblesse. Sans pouvoir prévoir ses comportements elle ouvrait une porte à l’incontrôlable. Elle se devait de rester prudente et lucide tant qu’il serait à ses côtés sans en dévoiler un peu plus sur lui même si Elfie n’y porterait à ses yeux aucune importance.
Elle n’aimait pas particulièrement se battre, même si dans certains cas cela lui apportait un bonheur éphémère d’écraser l’un de ses points sur de la chair humaine, justement parce que c’était la preuve qu’elle n’avait pas su garder le contrôle et qu’elle était revenue à la case départ, celle où elle se laissait dépasser par ses démons sans qu’elle ne puisse rien y faire. Mais bon, elle se devait de chasser ses ruminations dans un coin, ce n’était pas le moment et tant qu’elle ne croisait pas des membres de sa liste noir ou les possibles complices de Gabryel pour lui tendre un piège, il n’y avait aucune raison de douter.
En reprenant sur le ton de l’ironie, sans s’excuser de sa réaction évidemment, elle laissa sa pensée prendre le dessus. « Ce n’est pas glorieux seulement si tu te fais exploser, si les raisons sont bonnes… » elle dévoilait ainsi sa position sur le fait que se battre pouvait être excusé et même honorable, mais en tant qu’ancien gryffondor dans la même promotion que Leo, il devait déjà connaître les penchant de la blonde pour la violence inexpliquée. « Si tu n’arrives pas à suivre mon rythme, j’assisterais au spectacle à coup sûr! » Seulement une petite pique glissée sur le fait qu’il n’avait pas l’habitude de boire et qu’il avait voulu rééquilibrer les choses en prenant en charge la seconde tournée. Si il comptait la suivre, c’était bien à ses risques et périls.
@Gabryel Fleurdelys
Employée au manoir Joyce, Promo 42
Je déteste ceux qui volent ma solitude sans m’offrir de vraie compagnie.
Elle n’avait pas remercié Gabryel, non pas pour une quelconque valeur irréel qu’elle avait pu créer mais bien par négligence des codes que la société imposait, d’autant plus qu’elle n’avait aucune reconnaissance pour lui. Si il voulait gaspiller son argent pour lui payer un verre, c’était tout à son avantage et cela s’arrêtait là.
Alors que la blonde avait déjà entamé son second verre n’ayant plus les mêmes contraintes imposées par Moïra que l’année dernière, elle faillit recracher l’une des gorgées si précieuse à ses yeux. Elle ne pu retenir un rire instantanément avec comme preuve qu’elle avait gardé un sourire amicale quelques secondes ensuite, avant de retrouver son visage neutre habituel. Pour une fois celui-ci n’avait pas été forcé, il n’était pas moqueur non plus mais imaginer ce Gabryel alcoolisé si discret qu’elle avait cerné comme un naïf enjoué à la Narcisse se battre contre trois gars dans une ruelle à côté, cela devait être assez marrant à voir.
Mais après la surprise de l’annonce passée l’ancienne gryffondor ne pouvait que douter encore plus. A tout les coups il pouvait très bien être un bagarreur super entraîné ou un provocateur sans nom. Et cela lui posait problème, de ne pas réussir à le cerner, elle n’arrivait pas à se faire une idée fixe sur la dangerosité de ce garçon, sur sa façon de penser ou de croire ce qui l’exposait à la faiblesse. Sans pouvoir prévoir ses comportements elle ouvrait une porte à l’incontrôlable. Elle se devait de rester prudente et lucide tant qu’il serait à ses côtés sans en dévoiler un peu plus sur lui même si Elfie n’y porterait à ses yeux aucune importance.
Elle n’aimait pas particulièrement se battre, même si dans certains cas cela lui apportait un bonheur éphémère d’écraser l’un de ses points sur de la chair humaine, justement parce que c’était la preuve qu’elle n’avait pas su garder le contrôle et qu’elle était revenue à la case départ, celle où elle se laissait dépasser par ses démons sans qu’elle ne puisse rien y faire. Mais bon, elle se devait de chasser ses ruminations dans un coin, ce n’était pas le moment et tant qu’elle ne croisait pas des membres de sa liste noir ou les possibles complices de Gabryel pour lui tendre un piège, il n’y avait aucune raison de douter.
En reprenant sur le ton de l’ironie, sans s’excuser de sa réaction évidemment, elle laissa sa pensée prendre le dessus. « Ce n’est pas glorieux seulement si tu te fais exploser, si les raisons sont bonnes… » elle dévoilait ainsi sa position sur le fait que se battre pouvait être excusé et même honorable, mais en tant qu’ancien gryffondor dans la même promotion que Leo, il devait déjà connaître les penchant de la blonde pour la violence inexpliquée. « Si tu n’arrives pas à suivre mon rythme, j’assisterais au spectacle à coup sûr! » Seulement une petite pique glissée sur le fait qu’il n’avait pas l’habitude de boire et qu’il avait voulu rééquilibrer les choses en prenant en charge la seconde tournée. Si il comptait la suivre, c’était bien à ses risques et périls.
@Gabryel Fleurdelys
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Soirée d'intégration 2050
Gabryel pinça légèrement les lèvres à la remarque d’Elfie, partagé entre un amusement discret, et une forme de défi que ses yeux clairs ne purent masquer. Il n’avait jamais cherché à donner de lui l’image d’un bagarreur, mais il savait qu’elle pouvait croire ce qu’elle voulait : Ça ne changeait rien à sa vérité.
Il se redressa un peu sur sa chaise, ses doigts effleurant le bord de son verre, et répondit d’un ton posé, presque tranquille, mais avec cette fermeté qui lui ressemblait tant :
- Je ne me bats pas pour me battre. Je ne suis pas ce genre de type. Mais parfois, il faut savoir se défendre. Je n’aime pas me laisser faire, surtout pas par des connards qui croient pouvoir marcher sur les autres. Alors, oui… ça peut m’arriver. Mais c’est jamais pour le plaisir.
Son regard se posa un instant sur elle, comme pour appréhender sa réaction. Il laissa filer un léger silence, puis leva son verre avant d’ajouter, plus bas :
- Et pour ce qui est de boire… Je ne le fais pas non plus pour boire. Pas pour m’éteindre, ni pour me noyer.
Ses mots restèrent suspendus, et le silence s’installa. Gabryel garda son verre dans la main sans le porter à ses lèvres. Ses pensées, malgré lui, glissèrent vers d’autres nuits, bien plus sombres, où il n’avait rien trouvé pour apaiser ses plaies sinon ce vide qui l’avait avalé tout entier. Les visages perdus, les absences lourdes, et ce sentiment d’avoir parfois suffoqué sous le poids du chagrin. Oui, il avait déjà perdu pied, mais dans autre chose que l’alcool.
- Je me suis bien assez noyé comme ça…
Sa voix raisonna sans émotion. Les mots s’étaient éjectés de ses lèvres, comme s’ils ne les avaient pas prononcés lui-même. Il inspira doucement, releva le menton et, comme pour refermer cette parenthèse intime qu’il n’avait pas l’intention d’ouvrir davantage, reprit, sa voix plus douce mais ferme :
- C’est juste… un moment. Une parenthèse. Un plaisir qu’on s’accorde pour se changer les idées, pour souffler un peu. Rien de plus.
Il savoura une nouvelle gorgée, modérée, puis reposa le verre sur la table. Dans son attitude, rien n’évoquait la désinvolture. Il y avait au contraire une retenue constante, comme s’il cherchait à montrer que même dans l’ivresse, il resterait maître de lui-même.
@Elfie Chassin
Gabryel Fleurdelys
Sorcier diplômé
Médiateur PFR
Il se redressa un peu sur sa chaise, ses doigts effleurant le bord de son verre, et répondit d’un ton posé, presque tranquille, mais avec cette fermeté qui lui ressemblait tant :
- Je ne me bats pas pour me battre. Je ne suis pas ce genre de type. Mais parfois, il faut savoir se défendre. Je n’aime pas me laisser faire, surtout pas par des connards qui croient pouvoir marcher sur les autres. Alors, oui… ça peut m’arriver. Mais c’est jamais pour le plaisir.
Son regard se posa un instant sur elle, comme pour appréhender sa réaction. Il laissa filer un léger silence, puis leva son verre avant d’ajouter, plus bas :
- Et pour ce qui est de boire… Je ne le fais pas non plus pour boire. Pas pour m’éteindre, ni pour me noyer.
Ses mots restèrent suspendus, et le silence s’installa. Gabryel garda son verre dans la main sans le porter à ses lèvres. Ses pensées, malgré lui, glissèrent vers d’autres nuits, bien plus sombres, où il n’avait rien trouvé pour apaiser ses plaies sinon ce vide qui l’avait avalé tout entier. Les visages perdus, les absences lourdes, et ce sentiment d’avoir parfois suffoqué sous le poids du chagrin. Oui, il avait déjà perdu pied, mais dans autre chose que l’alcool.
- Je me suis bien assez noyé comme ça…
Sa voix raisonna sans émotion. Les mots s’étaient éjectés de ses lèvres, comme s’ils ne les avaient pas prononcés lui-même. Il inspira doucement, releva le menton et, comme pour refermer cette parenthèse intime qu’il n’avait pas l’intention d’ouvrir davantage, reprit, sa voix plus douce mais ferme :
- C’est juste… un moment. Une parenthèse. Un plaisir qu’on s’accorde pour se changer les idées, pour souffler un peu. Rien de plus.
Il savoura une nouvelle gorgée, modérée, puis reposa le verre sur la table. Dans son attitude, rien n’évoquait la désinvolture. Il y avait au contraire une retenue constante, comme s’il cherchait à montrer que même dans l’ivresse, il resterait maître de lui-même.
@Elfie Chassin
Gabryel Fleurdelys
Sorcier diplômé
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Soirée d'intégration 2050
« Personne ne se bat par plaisir. »
Elfie lâcha sa vérité après avoir vu quelques gorgées descendre le long de son œsophage sans maintenir le liquide dans sa bouche, dans l’espoir de retrouver cette sensation brûlante qui lui permettait de se sentir présente, bien réelle, de sentir son esprit encore en place. Elle n’avait pas écouté toutes les paroles de Gabryel, seulement le nécessaire, retenant de justesse un soupir mal placé ayant le pouvoir encore quelques secondes de montrer un ennui pour tous ce flot de paroles.
Elle était persuadée que la bagarre ne pouvait pas être lié simplement au plaisir. Certes elle avait prit du plaisir à écraser son poings dans le visage d’Harrison après que cette dernière avait insulté sa famille mais derrière ce sentiment il y avait eu une raison qui l’avait poussé à agir ainsi. Et même quand elle avait pu armer ses poings sans aucune raison valable en extérieur comme face à Delphillia, en réalité elle cherchait le plaisir de recevoir des coups. Et à chaque fois qu’elle s’était battu, plaisir retenue ou simple colère grimpante, il y avait toujours eu une raison pour laquelle ses émotions avaient prit le dessus sur son esprit peu lucide pour utiliser son seul moyen d’extérioriser.
Le simple jugement qu’elle avait noté dans les paroles du jeune adulte lui fallut une mâchoire serrée quelques secondes accompagnée de sa main autour de son verre. Il n’était pas ce genre de type… quel type? Même les bagarreurs par définitions n’agissaient pas en toute lucidité, la blinde le savait à présent. Pour elle ils ne faisaient pas partie des plus mauvais, c’était bien ceux qui agissaient en toutes lucidités pour des choses atroces. Il n’avait jamais dû avoir à faire à l’incontrôlable pour sortir ce genre de connerie.
Mais soit, il était peut-être bien un naïf sur quelques points, ou peut-être pas, il avait ce côté énervant accompagné de ce côté à l’inverse moins insupportable. Comme si il ne parlait pas pour qu’elle l’écoute ou pense comme lui mais bien simplement pour lui. Et cela la confortait dans l’idée qui si il ne continuait pas à blablater pour rien il était une compagnie plus sûre que ce qu’elle avait déjà pu tester.
Quant à l’alcool… il était évident que dans sa position, elle ne pouvait pas être d’accord. Elle aussi avait été noyé, avec l’aide de bouteille ou simplement noyé dans un esprit complètement perdue, mais pour elle le liquide pouvait devenir magique, l’aider à esquiver un mur marteler de ses phalanges rougit par le sang, l’aider à ne pas se poser trop de questions, l’aider à dormir de manière plus sereine et l’aider à s’échapper de sa méfiance permanente sur tout et de sa situation peu enthousiaste. Et pour elle boire n’était pas que plaisir, bien qu’en effet elle ne prenait pas de plaisir facilement et les verres qu’elle avait ou descendre n’y changeait rien, encore trop accablé sur le fait de renier toutes émotions possibles, sa solution pour ne pas craquer bien que mauvaise.
Mais est-ce que cela avait une quelconque importance? Non. Elle n’en avait rien à foutre de ce que Gabryel pouvait penser. Elle n’était pas là pour être d’accord avec lui, elle n’était pas là pour lui plaire ni aller dans son sens. Elle était là pour échapper au manoir le temps d’un soir, d’échapper à ses doutes et de profiter de quelques consommations gratuites, rien de plus et cela il pouvait lui offrir.
Ainsi après avoir passé ses doigts autour de son verre, puis sur sa bague, puis sur son collier et encore sur son verre pour le transférer de la table à ses lèvres avant de le reposer, elle leva les yeux au ciel à la recherche du plafond, seul endroit vide de la pièce, plus réconfortant que n’importe quel autre angle de vue avant de reposer son regard dans celui du jeune adulte. « On s’en fout des raisons, ce soir on évite les discussions trop adulte et on se contente de vivre. » Elle avait remplacé l’amusement par la vie, puisque pour elle, se contenter de vivre et non de survivre était déjà un effort, l’amusement était une étape encore bien au dessus de ses possibilités. Ce n’était pas tant pour lui qu’elle avait lâcher ses mots mais pour elle.
Elle devait arrêter de songer à ses malheurs, à ses problèmes. Elle était venue pour les éviter. Bien qu a un moment le mot alcoolique pouvait lui être décerné, ce n’était plus vraiment le cas, elle ne buvait plus au quotidien, évitait de le faire pour n’importe quelle contrariété, gardant cela seulement pour les occasions, pour un moment d’échappatoire ou pour une soirée comme celle-ci. Ainsi elle devait se contenter de sentir l’alcool lui brûler le bord de la gorge, rester lucide et repartir comme si elle avait arrêté le temps pour une soirée.
@Gabryel Fleurdelys
Employée au manoir Joyce, Promo 42
Je déteste ceux qui volent ma solitude sans m’offrir de vraie compagnie.
Elfie lâcha sa vérité après avoir vu quelques gorgées descendre le long de son œsophage sans maintenir le liquide dans sa bouche, dans l’espoir de retrouver cette sensation brûlante qui lui permettait de se sentir présente, bien réelle, de sentir son esprit encore en place. Elle n’avait pas écouté toutes les paroles de Gabryel, seulement le nécessaire, retenant de justesse un soupir mal placé ayant le pouvoir encore quelques secondes de montrer un ennui pour tous ce flot de paroles.
Elle était persuadée que la bagarre ne pouvait pas être lié simplement au plaisir. Certes elle avait prit du plaisir à écraser son poings dans le visage d’Harrison après que cette dernière avait insulté sa famille mais derrière ce sentiment il y avait eu une raison qui l’avait poussé à agir ainsi. Et même quand elle avait pu armer ses poings sans aucune raison valable en extérieur comme face à Delphillia, en réalité elle cherchait le plaisir de recevoir des coups. Et à chaque fois qu’elle s’était battu, plaisir retenue ou simple colère grimpante, il y avait toujours eu une raison pour laquelle ses émotions avaient prit le dessus sur son esprit peu lucide pour utiliser son seul moyen d’extérioriser.
Le simple jugement qu’elle avait noté dans les paroles du jeune adulte lui fallut une mâchoire serrée quelques secondes accompagnée de sa main autour de son verre. Il n’était pas ce genre de type… quel type? Même les bagarreurs par définitions n’agissaient pas en toute lucidité, la blinde le savait à présent. Pour elle ils ne faisaient pas partie des plus mauvais, c’était bien ceux qui agissaient en toutes lucidités pour des choses atroces. Il n’avait jamais dû avoir à faire à l’incontrôlable pour sortir ce genre de connerie.
Mais soit, il était peut-être bien un naïf sur quelques points, ou peut-être pas, il avait ce côté énervant accompagné de ce côté à l’inverse moins insupportable. Comme si il ne parlait pas pour qu’elle l’écoute ou pense comme lui mais bien simplement pour lui. Et cela la confortait dans l’idée qui si il ne continuait pas à blablater pour rien il était une compagnie plus sûre que ce qu’elle avait déjà pu tester.
Quant à l’alcool… il était évident que dans sa position, elle ne pouvait pas être d’accord. Elle aussi avait été noyé, avec l’aide de bouteille ou simplement noyé dans un esprit complètement perdue, mais pour elle le liquide pouvait devenir magique, l’aider à esquiver un mur marteler de ses phalanges rougit par le sang, l’aider à ne pas se poser trop de questions, l’aider à dormir de manière plus sereine et l’aider à s’échapper de sa méfiance permanente sur tout et de sa situation peu enthousiaste. Et pour elle boire n’était pas que plaisir, bien qu’en effet elle ne prenait pas de plaisir facilement et les verres qu’elle avait ou descendre n’y changeait rien, encore trop accablé sur le fait de renier toutes émotions possibles, sa solution pour ne pas craquer bien que mauvaise.
Mais est-ce que cela avait une quelconque importance? Non. Elle n’en avait rien à foutre de ce que Gabryel pouvait penser. Elle n’était pas là pour être d’accord avec lui, elle n’était pas là pour lui plaire ni aller dans son sens. Elle était là pour échapper au manoir le temps d’un soir, d’échapper à ses doutes et de profiter de quelques consommations gratuites, rien de plus et cela il pouvait lui offrir.
Ainsi après avoir passé ses doigts autour de son verre, puis sur sa bague, puis sur son collier et encore sur son verre pour le transférer de la table à ses lèvres avant de le reposer, elle leva les yeux au ciel à la recherche du plafond, seul endroit vide de la pièce, plus réconfortant que n’importe quel autre angle de vue avant de reposer son regard dans celui du jeune adulte. « On s’en fout des raisons, ce soir on évite les discussions trop adulte et on se contente de vivre. » Elle avait remplacé l’amusement par la vie, puisque pour elle, se contenter de vivre et non de survivre était déjà un effort, l’amusement était une étape encore bien au dessus de ses possibilités. Ce n’était pas tant pour lui qu’elle avait lâcher ses mots mais pour elle.
Elle devait arrêter de songer à ses malheurs, à ses problèmes. Elle était venue pour les éviter. Bien qu a un moment le mot alcoolique pouvait lui être décerné, ce n’était plus vraiment le cas, elle ne buvait plus au quotidien, évitait de le faire pour n’importe quelle contrariété, gardant cela seulement pour les occasions, pour un moment d’échappatoire ou pour une soirée comme celle-ci. Ainsi elle devait se contenter de sentir l’alcool lui brûler le bord de la gorge, rester lucide et repartir comme si elle avait arrêté le temps pour une soirée.
@Gabryel Fleurdelys
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Je déteste ceux qui volent ma solitude sans m’offrir de vraie compagnie.
Soirée d'intégration 2050
Mon regard se perd sur les verres qui scintillent au plafond. J'en oublie le monde qui m'entoure, le bruit, les corps, mon immense solitude. Peut-être que j'aurais dû l'inviter. Elle m'aurait certainement ri au nez. « J'ai quarante-sept ans, qu'irais-je faire dans une soirée étudiante, Aelle ? ». Elle me l'aurait dit de cette voix sérieuse qui me donne l'impression, parfois, que rien ne peut l'atteindre. Lui aurais-je répliqué qu'elle n'a l'air de faire que la moitié de son âge et qu'elle devrait peut-être arrêter de se considérer comme une vieille femme ? Peut-être. Cela m'aurait permis de m'en assurer moi-même, qu'elle est une vieille femme, et cela m'aurait peut-être empêché de ressasser ce qui s'est passé à la fin de l'été.
Une voix chantonnant mon prénom me force à baisser les yeux pour revenir au moment présent. Je tombe, sans surprise car j'ai reconnu sa voix, sur le visage rayonnant de Ginger. Mes yeux passent de son sourire à son pull à l'effigie d'une quelconque équipe de Quidditch qu'elle porte. Pourquoi cette fille continue-t-elle de venir me saluer à chaque fois qu'elle me voit ? Elle le fait comme si elle y était autorisée, comme si elle n'avait pas peur que je la remballe. Comme si c'était normal. Et ça l'est peut-être. Parmi toutes les personnes qui auraient pu oser faire ce qu'elle vient de faire, elle est l'une des seules qui ne risque pas de se prendre un regard noir de ma part. De fait, pas de regard noir, seulement des sourcils froncés qui viennent remplacer ma surprise de la voir me saluer comme si nous étions amies.
Leo Ginger dérange ma tranquillité en chantonnant une chanson. A-t-elle déjà bu ? Peu importe, je la laisse faire en tendant malgré moi l'oreille pour écouter la musique qui passe — et qui n'est pas du tout à mon goût. Du bruit, du ramdam, du bordel musical. Je grimace sans la moindre discrétion en me penchant un peu en avant sur la table pour me concentrer sur ce que raconte l'ancienne Gryffondor qui est, si tout s'est déroulé normalement pour elle, désormais étudiante à l'ISMI.
« Ginger, » dis-je simplement en guise de salutations quand elle me laisse le faire, et d'une voix sans guère de nuance.
Je baisse les yeux sur le papier qu'elle brandit devant mes yeux, tout en reculant la tête pour imposer une distance respectable entre ses doigts et mon visage. Il est aussi vierge que le mien. Je glisse machinalement la main dans ma poche pour vérifier que le papier est toujours à sa place. Sur une impulsion soudaine, je le sors pour le montrer à la jeune femme.
« J'en ai eu un aussi, confirmé-je en jetant un coup d'œil vers l'entrée où l'elfe continue d'en distribuer à toute personne passant devant elle. Je ne sais pas à quoi il sert. »
J'observe un instant mon papier avant de lever les yeux vers Ginger.
« J'ai pas eu le choix que d'en avoir un, en fait, ajouté-je avec hésitation. L'elfe l'a magiquement mis dans ma poche quand j'ai voulu l'éviter... »
Mon verre choisit ce moment-là pour se détacher des voies de circulation et atterrir devant moi. Il est accompagné d'un second verre rempli d'un liquide coloré, sans doute un cocktail, qui se dirige vers Ginger. Un sourcil inquisiteur se dresse sur mon front. Quand a-t-elle commandé ? Mes doigts se referment rapidement sur mon Whisky-pur-feu. Mon éducation m'empêche de boire une longue rasade comme j'en ai pourtant envie.
« J'imagine qu'on est censé trinquer, » marmonné-je.
J'adresse une œillade à Ginger par dessus mon verre.
« Si tu veux faire un toast, ajouté-je d'une voix moqueuse, tu as cinq secondes devant toi. Cinq, quatre, trois... »
@Leo Ginger
Le naturel et la bonne humeur de ta Leo me feront toujours sourire ! Ce que j'aime quand elle vient interrompre Aelle dans sa solitude, comme ça.
Une voix chantonnant mon prénom me force à baisser les yeux pour revenir au moment présent. Je tombe, sans surprise car j'ai reconnu sa voix, sur le visage rayonnant de Ginger. Mes yeux passent de son sourire à son pull à l'effigie d'une quelconque équipe de Quidditch qu'elle porte. Pourquoi cette fille continue-t-elle de venir me saluer à chaque fois qu'elle me voit ? Elle le fait comme si elle y était autorisée, comme si elle n'avait pas peur que je la remballe. Comme si c'était normal. Et ça l'est peut-être. Parmi toutes les personnes qui auraient pu oser faire ce qu'elle vient de faire, elle est l'une des seules qui ne risque pas de se prendre un regard noir de ma part. De fait, pas de regard noir, seulement des sourcils froncés qui viennent remplacer ma surprise de la voir me saluer comme si nous étions amies.
Leo Ginger dérange ma tranquillité en chantonnant une chanson. A-t-elle déjà bu ? Peu importe, je la laisse faire en tendant malgré moi l'oreille pour écouter la musique qui passe — et qui n'est pas du tout à mon goût. Du bruit, du ramdam, du bordel musical. Je grimace sans la moindre discrétion en me penchant un peu en avant sur la table pour me concentrer sur ce que raconte l'ancienne Gryffondor qui est, si tout s'est déroulé normalement pour elle, désormais étudiante à l'ISMI.
« Ginger, » dis-je simplement en guise de salutations quand elle me laisse le faire, et d'une voix sans guère de nuance.
Je baisse les yeux sur le papier qu'elle brandit devant mes yeux, tout en reculant la tête pour imposer une distance respectable entre ses doigts et mon visage. Il est aussi vierge que le mien. Je glisse machinalement la main dans ma poche pour vérifier que le papier est toujours à sa place. Sur une impulsion soudaine, je le sors pour le montrer à la jeune femme.
« J'en ai eu un aussi, confirmé-je en jetant un coup d'œil vers l'entrée où l'elfe continue d'en distribuer à toute personne passant devant elle. Je ne sais pas à quoi il sert. »
J'observe un instant mon papier avant de lever les yeux vers Ginger.
« J'ai pas eu le choix que d'en avoir un, en fait, ajouté-je avec hésitation. L'elfe l'a magiquement mis dans ma poche quand j'ai voulu l'éviter... »
Mon verre choisit ce moment-là pour se détacher des voies de circulation et atterrir devant moi. Il est accompagné d'un second verre rempli d'un liquide coloré, sans doute un cocktail, qui se dirige vers Ginger. Un sourcil inquisiteur se dresse sur mon front. Quand a-t-elle commandé ? Mes doigts se referment rapidement sur mon Whisky-pur-feu. Mon éducation m'empêche de boire une longue rasade comme j'en ai pourtant envie.
« J'imagine qu'on est censé trinquer, » marmonné-je.
J'adresse une œillade à Ginger par dessus mon verre.
« Si tu veux faire un toast, ajouté-je d'une voix moqueuse, tu as cinq secondes devant toi. Cinq, quatre, trois... »
@Leo Ginger
Le naturel et la bonne humeur de ta Leo me feront toujours sourire ! Ce que j'aime quand elle vient interrompre Aelle dans sa solitude, comme ça.