30 sept. 2025, 22:53
 Animation  Soirée d'intégration 2050  RP 
Gabryel, bien que peu important aux yeux d’Elfie avait été plus qu’utile à cette soirée et si cela avait pu continuer ainsi, il était certain que la blonde aurait signé sans se poser de question. Il n’était pas le pire des camarades à avoir, loin de là et sa simple présence supportable permettait d’offrir un bouclier là protégeant de toute interaction sociale pouvant finir en carnage. Mais ces stupides numéros… c’était bien la dernière chose dont elle avait besoin. Peu importe sur qui elle tombait il était hors de question qu’elle s’occupe des affaires d’un autre, qu’il assume ses actes et qu’il aille se faire foutre, c’était tout ce qu’il y avait à faire pour l’ancienne gryffondor.

Même avec toutes ses ruminations négatives sur le petit jeu mit en place pour la soirée, jamais Elfie n’aurait pu imaginer une seule seconde que sa chance n’était pas entrée avec elle dans le Pitiponk, alors qu’elle était encore concentrée sur son verre à l’idée de profiter de quelques gorgées supplémentaires en compagnie de Gabryel, une voix indiquait que son potentiel duo était dans le coin. Assurée de ne pas vouloir participer au défi la jeune adulte se serait présentée pour annoncer qu’il était inutile pour cette personne de continuer à chercher pour rien, son binôme n’existait pas et il n’y avait rien à dire de plus. Mais lorsqu’elle posa son regard sur le visage de cette même voix, Elfie faillit recracher son whisky. Harrison, oui c’était bien Harrison qui brandissait ce fameux numéro 4. Ses doigts se serrèrent autour de son verre, ses jambes se crispèrent tout comme sa mâchoire à l’idée de devoir se confronter de nouveau face à ce monstre ambulant. Il était évident qu’elle n’avait pas oublié les insultes contre sa famille, le fameux bal, chacune de ses paroles et même juste son nom, bien que du temps était passé depuis leur dernière rencontre il était impossible pour la blonde d’imaginer ne serait-ce qu’une minute à ses côtés sans avoir l’envie de lui infliger quelques coups bien placés. Et c’était pour cela qu’elle s’était refermée sur elle même sans prévenir, changeant radicalement son comportement, ce n’était plus temps de la colère qui apparaissait en premier mais bien la peur de faire une bêtise, la peur de ne pas réussir à se contrôler, la peur de laisser ses émotions l’envahir. Non, elle devait prendre les devants, ne pas fuir et garder le contact avec son esprit.

Trop concentrée sur chacun de ses mouvements en nommant chacun des déplacements effectués dans son esprit dans le but de toujours resté dans le présent, Elfie avait oublié de saluer Gabryel, peu importe elle le reverra sûrement avant la fin mais n’avait pas oublié de vider le verre qu’il lui avait payé. Elle se dirigea droit vers Harrison, la mine fermée et les yeux peu aimable, elle serait la première à attaquer, la première à poser ses conditions. « Harrison. » Aucune salutation, aucun temps pour laisser une possible explication, pour la jeune adulte une évidence, elle n’avait pas pu changer radicalement de position et rien de ce qu’elle avait fait ne serait oublié. « À tes yeux, je n’existe pas et à mes yeux, tu n’existes, comprit? » Après une courte pause pour lui laisser le temps d’intégrer chaque paroles agressives qu’elle lui lançait, Elfie reprit comme si elle savait parfaitement où elle voulait en venir. « Tu vois, à cause de ce papier, je suis censée prendre soin de temps. » après l’avoir brûlé d’un coup de baguette rapide en le laissant tomber au sol tout en se consumant, elle reprit. « Alors si jamais tu as des problèmes, compte sur moi pour les aggraver. »

Elfie n’avait rien de plus à ajouter, c’était les seules paroles qu’elle s’était préparée à échanger avec l’ancienne serpentard, et dans le plan précis elle devait s’arrêter là et s’échapper rapidement dans l’espoir de ne plus jamais la revoir. Mais de simple retrouvaille comme celle-ci sans tenter de lui arracher quelques humiliations s’était bien du gâchis. Tant qu’elle pouvait garder le contrôle, à défaut de se battre, elle pouvait bien tenter une autre approche pour la mettre hors-jeu. « Ou deuxième solution, si tu bois cinq whisky en moins de 5 minutes je te pardonne tout ce que tu as pu faire. » C’était bien entendu dès mensonges, jamais elle ne pourrait lui pardonner quoi que ce soit mais si elle était décidé à se faire pardonner, elle finirait vite la soirée dans les toilettes et ainsi elle ne poserait plus aucun problème. Le choix lui revenait, soit partir de son champ de vision soit finir la soirée dans les WC.

@Gabryel Fleurdelys, ce fut un plaisir, peut-être à plus tard!
@Carry Harrison:happy:

Employée au manoir Joyce, Promo 42
Je déteste ceux qui volent ma solitude sans m’offrir de vraie compagnie.

30 sept. 2025, 23:50
 Animation  Soirée d'intégration 2050  RP 
Gabryel observa la scène sans vraiment comprendre ce qui venait de se passer. Un instant plus tôt, Elfie était encore à ses côtés, et le suivant, elle s’était levée, son verre vidé d’un trait. Il resta figé, surpris par la brusquerie de son geste, et ce n’est qu’en suivant son regard qu’il comprit : Harrison. L’ancienne Serpentard tenait son papier dans la main, et rien que son apparition suffisait à tendre l’air autour d’eux comme une corde prête à céder.

Il sentit ses épaules se raidir, presque par réflexe. La haine d’Elfie envers Harrison était palpable, et il n’avait aucune envie de la voir sombrer dans une confrontation ouverte. Pourtant, elle ne revint pas vers lui. Pas un signe, pas un mot : Son énergie, sa colère, toute son attention s’étaient braquées sur son adversaire. Gabryel eut le temps d’apercevoir la flamme de sa baguette brûler son propre morceau de papier.

Gabryel resta immobile. Son premier réflexe aurait pu être de se lever, de s’interposer, mais il se ravisa presque aussitôt. Elfie n’avait pas besoin de lui à cet instant. Elle savait ce qu’elle faisait, et il n’était pas question de la priver de cette maîtrise qu’elle cherchait visiblement à garder. Alors il décida de ne rien faire, simplement d’observer, de lui laisser l’espace d’agir comme elle l’entendait.

Il reporta son attention ailleurs, cherchant à se détourner de la tension palpable. Son esprit revint au petit jeu imposé pour la soirée, les papiers chiffonnés, les numéros tirés au hasard. Il se demanda qui, dans cette salle, avait hérité du même numéro que lui. Peut-être que ce partenaire surprise attendait un signe comme lui.

Sans réfléchir davantage, il leva le bras, le morceau de parchemin serré entre ses doigts. Sa voix s’éleva par-dessus le brouhaha, plus forte qu’il ne l’aurait cru :

- Numéro sept !

Un instant de silence se fit autour de lui, puis les conversations reprirent. Le Rouge et Or resta ainsi, le bras tendu, scrutant les visages à la recherche d’une réaction. Dans le fond, il espérait sincèrement que son binôme viendrait se présenter. Ce serait toujours une distraction bienvenue, loin des éclats qui se jouaient entre Alice et Christopher, de l’autre côté de la salle.

Merci Elfie !
Dernière modification par Gabryel Fleurdelys le 1 oct. 2025, 13:21, modifié 1 fois.

Gabryel Fleurdelys
Sorcier diplômé
Médiateur PFR

1 oct. 2025, 12:31
 Animation  Soirée d'intégration 2050  RP 
J'ai beau rester accrochée au regard de Ginger, je n'en reste pas moins consciente de la présence de Harrison. La rancœur bloquée au fond de mon corps me bouleverse. Elle m'entrave, elle me brûle, elle me contrôle totalement. Elle s'oppose irrémédiablement avec le souvenir que j'ai de la Serpentard. Dans mon esprit les souvenirs s'accumulent et ma gorge se noue. Remontent des images que je n'ai pas vues depuis des années, des peurs chevillées au corps comme je n'en ai pas ressenti depuis très longtemps. Les souvenirs ont un goût poussiéreux, ils ont perdu leur couleur, leur odeur. Ne reste que les sensations qui avalent mes mots et quelques vagues images de corps enchevêtrés, de hurlements, d'horreur, de peur. Je ne suis pas certaine de l'avoir vu de mes propres yeux, pourtant dans mes souvenirs j'y assiste comme si j'y étais et je vois Harrison qui plaque Alice contre un mur pour écrire sur sa joue des horreurs que j'ai caressées de mes doigts. Le souvenir qui n'est peut-être pas un souvenir remonte brusquement, il m'attrape à bras le corps.

Je ne suis même pas sûre d'y avoir assisté, songé-je dans un creux paisible de ma tête chaotique, c'est vraiment idiot... Mais l'idiotie n'a rien à voir avec la rancœur et avec mes poings serrés. J'ai une soudaine envie de sauter par dessus cette table pour enfoncer ma baguette dans la figure de celle que j'ai un jour appelé un jour alliée. Celle que j'aurais aimé continuer d'appeler ainsi. Celle qui a perdu ce droit le jour où j'ai amené Alice dans cette clairière. Je me vois lui lancer un Reducto à bout portant, ma baguette enfoncée dans la chair molle de sa joue.

Je m'accroche vainement aux yeux de Ginger pour essayer de garder pied et pour effacer les images sanglantes qui apparaissent dans mon esprit et qui me font du bien. C'est à peine si j'entends ce qu'elle dit. Et la réponse de Harrison m'apparaît de très loin, comme si elle était étouffée par les battements irréguliers de mon cœur. De toute façon, bientôt, l'attention de tout le monde est alpaguée par autre chose. Libérée de leur regard, j'arrive à retrouver peu à peu le fil de ma respiration et de ma colère. Comme si ma rancœur se laissait mettre une muselière.

Tout le monde regarde en direction du type perché sur son tabouret. Je le reconnais car je le vois souvent au Pitiponk. Le gérant, ou quelque chose comme ça. Je garde mon regard bloqué sur lui, mais j'écoute à peine ce qu'il raconte. À l'orée de ma vision se trouve toujours Harrison. À droite, celle qui a blessé une personne à laquelle je n'avais pas conscience de tenir au point que ma rancœur m'échappe ; à gauche, la tête rousse de Ginger qui est étrangement réconfortante. Je parviens finalement à me concentrer sur les paroles de l'homme au tabouret parce qu'il met trois plombes pour faire une simple phrase et que ça me laisse le temps de redescendre tout doucement de mon trône de rage.

L'explication des papiers me laisse de marbre. Tout me laisse de marbre — j'aimerais m'en convaincre. Alors j'accorde mon attention à Ginger qui, dans son éternel naturel, nous... Non me, car il n'existe aucune fille blonde sur ma droite, me demande quel est mon numéro. Mon papier encore entre les doigts, je baisse les yeux pour découvrir ce idiot numéro dont je ne me servirai de toute manière pas.

« J'ai le... »

...un.

Ma voix se perd dans le brouhaha ambiant. Ginger se dresse pour hurler son propre numéro. Qui n'est pas le même que le mien. Je ressens déception que je n'attendais pas. Disons que je n'aurais pas été contre passer un morceau de soirée avec elle, je suis certaine qu'elle n'aurait eu aucun mal à me changer les idées vu la place qu'elle prend et le bruit qu'elle fait. Je ne peux apparemment pas compter sur Johnson et Ashley pour se pointer à l'heure à une soirée.

Mes yeux sont malgré moi attirés par celle que je ne veux pas regarder, mais avant que ma rage vienne de nouveau mordre les bords effilochés de ma conscience, elle se détourne de moi pour... Je me penche pour vérifier et m'étonne de reconnaître la tête blonde de Kingson.

Esseulée à ma table, je baisse les yeux sur mon verre et trouve du réconfort dans le liquide brun lorsqu'il coule dans ma gorge. Sa brûlure familière m'attache à la réalité. Je me laisse envahir par les bruits, la musique, les discussions qui prennent de l'ampleur. Jusqu'à ce que j'en sois arrachée par la survenue d'un visage familier qui se plante devant Harrison.

Je jure violemment entre mes dents, mes doigts accrochés à mon verre. Je me suis levée sans même avoir conscience. Par contre, c'est l'esprit très clair que je prends la décision de tourner le dos à la fille qui m'a enfoncé son poing dans le visage dans la librairie de mon père. Si je reste un instant de plus avec ces deux-là, je vais...

Je bouscule Ginger à l'épaule en m'éloignant. Le mouvement me fait tourner et j'accroche son regard.

« Bonne soirée, Ginger, » soufflé-je malgré mes sourcils froncés et mon visage dur.

Puis je m'en vais, accompagnée de mon verre dans une main et de mon papier froissé dans l'autre. Le pub est rempli à craquer d'étudiants. La chaleur des corps me fait transpirer. La musique résonne au-dessus des visages hilares et heureux que mon regard croise. Je me faufile entre les corps en essayant d'en frôler le moins possible, c'est qui est évidemment un échec. Mon objectif se trouve là-bas, je l'aperçois par intermittence : la cour intérieure dans laquelle je pourrais sortir une cigarette. J'avance vers elle avec une détermination farouche, les lèvres pincées et le visage barbouillé d'émotions glaciales qui ne portent, pour la plupart, aucun nom.

Je tourne automatiquement les yeux presque j'entends les applaudissements, encouragée par un réflexe vieux comme le monde qui fait que lorsqu'on entend un bruit qui détonne avec le lieu dans lequel on se trouve, on essaie de voir d'où il provient. Et en l'occurrence, du type qui était perché sur son tabouret. Sauf que devant lui...

Je m'immobilise au beau milieu du pub, figée par une violente surprise. Mon cœur remonte dans ma gorge avant de retomber aussi sec, me faisant tourner la tête. Alice ? Un « portons un toast aux jeunes fiancés ! » résonne quelque part, enfonçant un peu plus mon cœur dans la boue dans laquelle il flotte déjà. Quelque chose dans mon esprit m'empêche de réaliser cette vérité qui m'est si brusquement annoncée. Pourtant je n'arrive pas à éloigner mes yeux d'Alice qui reste figée sous les applaudissements et qui ne dit rien. Qui ne montre pas sa joie.

Je secoue brusquement la tête, arrêtant instantanément d'essayer de comprendre ce que je ne peux comprendre. Je me détourne de cette scène et poursuis mon chemin, les émotions chevillées au corps et une douleur incompréhensible creusant dans les chairs de mon cœur.

Je me serais jetée dans la cour intérieure pour échapper à tout cela si j'avais pas manqué de percuter la dernière personne sur laquelle je m'attendais à tomber ici, au milieu de ce bazar dans lequel tout se mélange. D'un regard, j'englobe la scène : lui, sa main levée, le papier qu'il tient entre les doigts, les mots qu'il gueule. Lui, tout simplement. Le soulagement de voir une tête familière et que j'apprécie se mêle à une sorte de fatigue intense. Alors sans réfléchir, je dégaine ma baguette magique :

« Accio papier. »

J'attrape au vol le papier que tenait Gabryel, manquant au passage de renverser mon verre que je tiens maladroitement dans ma main gauche. Je baisse les yeux pour regarder le numéro 7 flamboyant. Mon propre papier se trouve également dans la paume de ma main.

« Tu vas vraiment jouer à ce jeu idiot ? » lancé-je à Gabryel d'une veux cassante en levant les yeux pour croiser son regard.


C'était un gros bazar d'écrire tout ça, il se passe beaucoup trop de choses dans ce texte.
@Carry Harrison, ta protégée a trouvé quelqu'un d'autre à torturer, paaarfait. Au plaisir d'avoir cette fameuse discussion dans laquelle Aelle donne ses explications.
@Leo Ginger, le destin nous sépare...
@Gabryel Fleurdelys, mince alors, une Aelle sauvage apparaît !
@Alice Sangblanc, fiancée ?? Alice est fiancée ?! Je... Aelle ne s'en remettra jamais.

1 oct. 2025, 15:47
 Animation  Soirée d'intégration 2050  RP 

AS | CH | AS | CH | AS | CH | ED | AS | CH | ED | AS | Réso | AS | CH | AS |CH | AS | CH | AS | AD | CH | HA | AS | CH


Christopher prend soin de ne pas laisser tomber son masque. Il plisse si bien les sourcils, il s'imagine si bien l'émotion et sa voix tremble si bien que ses yeux commencent même à devenir humide. Dans quelques secondes il pourra éclater en sanglots et entourer Alice de ses bras pour la faire tourner de bonheur. Autour d'eux, quelques applaudissements retentissent et il y a même quelqu'un pour poster un toast en leur honneur. Alors ça, songe Christopher en fouillant la foule des yeux pour trouver le coupable, ça c'est fort ! Relever un défi tout en lui permettant d'humilier sa victime, il fallait le faire. Peut-être qu'il offrira un verre au jeune homme pour le remercier, tout à l'heure.

Trop obnubilé par sa vengeance, le regard de Christopher repart rapidement en direction d'Alice. Son visage pourrait être une œuvre d'art. Elle n'a pas la colère flamboyante, une rage palpable qui se remarquerait de loin, de celles qui froissent les traits, qui rougissent ou font pâlir. Non, pourtant Christopher sait qu'il a fait mouche et s'il le sait, c'est parce que son silence s'étire, s'étire, s'étire au point qu'il en devient désagréable. Le sorcier baisse les mains, abandonnant toutes velléités d'applaudir et se redresse, sans que jamais son regard cesse de fouiller le visage d'Alice qui est passé par toutes les nuances de la colère. Son cœur résonne étrangement contre ses cotes. Ce serait mentir que de dire qu'il n'est pas au summum du bonheur, même s'il n'en montre pas grand chose, trop perturbé par le long silence de la jeune femme. Oh, comme elle doit regretter de lui avoir fait ressentir cette humiliation !

Pendant un moment, une poignée de seconde peut-être, leur regard se côtoie sans qu'un mot ne soit échangé. Elle, dont il sent les effluves de la colère jusqu'ici ; et lui qui feint encore d'être au bord des larmes. Christopher a vaguement conscience d'y être allé fort. Et s'il le sait, c'est parce qu'il a suffisamment échangé de piques avec cette fille pour savoir que si elle ne lui balance pas au visage une énième réplique qui aurait réussi, il le sait, à l'agacer, le vexer ou l'humilier, ce n'est pas parce qu'elle n'en est pas capable ou parce qu'elle est trop choquée, mais bien parce qu'il a touché exactement là où il fallait. Le temps d'une demi-seconde, Christopher s'inquiète des conséquences ; il s'inquiète pour son pub, pour sa soirée, puis après seulement pour son argent (allez savoir pourquoi il pense à cela) et pour sa propre capacité à fomenter plan plus machiavélique encore quand elle aura révélé le sien.

Lorsqu'elle fait demi-tour sans avoir dit quoi que ce soit, Christopher ne peut retenir le geste qu'il fait pour la retenir. Elle ne va tout de même pas partir comme ça, sans un mot ! Ne devrait-elle pas pâlir de rage, le fusiller du regard, lever le plus haut possible son petit menton hautain ? Même à Tinworth elle n'a pas abandonné ! Christopher trépigne d'envie de se mettre à courir derrière elle, de sautiller autour d'elle pour la forcer à montrer son agacement. Il se retient au dernier moment avec un gémissement de frustration, une grimace de dépit sur les lèvres. Il a quand même encore suffisamment de fierté pour ne pas lui courir après. Pas tout de suite.

Christopher se penche sur le côté et glisse à Aliénor sur un ton complice, un sourire narquois sur le coin des lèvres :

« Elle est com-plè-te-ment sous le charme. »

Et d'ailleurs, comme son regard repart vers l'horizon pour accrocher la chevelure blanche qui s'éloigne, Christopher remarque qu'elle ne passe pas les double-portes comme il pensait qu'elle allait le faire — cela l'aurait forcé à sprinter pour la rattraper et il aurait vraiment détesté ça. Non, elle bifurque vers le Pleuroir. Le Pleuroir ! Une sorte d'incompréhensible soulagement déferle en Christopher. Alors comme ça, elle poursuit le jeu. Et mieux encore : elle est vraiment déterminée à réaliser les dix défis.

Un grand sourire apparait sur les lèvres du responsable de bar qui bouscule Aliénor du coude, l'air idiot, pour lui faire un clin d’œil. Puis il se tourne vers les autres étudiants autour d'eux qui leur accorde une attention plus ou moins soutenue — la plupart commencent à se détourner, en fait.

« Le mariage sera l'été prochain, annonce-t-il à qui veut bien l'écouter. Ce sera fabuleux : petits-fours, musique, piste de danse enflammée... »

Le concept même du mariage hante Christopher depuis sa tendre enfance et lui donne des cauchemars depuis autant de temps. Quand il était petit, ses parents n'avaient que ce mot-là à la bouche. Marier leurs enfants. Faire un bon mariage. Trouver une femme de bonne famille. « Quand tu seras marié, Christopher... », « Quand tu auras trouvé une femme... », « Lors de ton mariage... », « Quand tu seras enfin un homme rangé... ». Pour être une personne respectable dans ce milieu, il faut être lié, marié, engagé, être un nous, avoir une femme à son nom. Alors le mariage, Christopher le vomi. C'est d'autant plus réjouissant de s'en amuser dans ces conditions et, plus encore, de s'en moquer.


@Alice Sangblanc
@Alienor Delphillia

Lutin en cuir le plus stylé du Pitiponk
« Sa vie professionnelle est une fête qui s'arrête jamais » - LLOYD RIVER

1 oct. 2025, 16:16
 Animation  Soirée d'intégration 2050  RP 
Quelques instants, seulement après que le numéro au-dessus de sa tête ne se soit effacé, son binôme de la soirée se manifesta. La brune fut surprise de reconnaître un ancien camarde de Serpentard. Wilson Kingson. Elle ne pouvait pas dire qu'elle l'appréciait réellement. Elle avait toujours trouvé Wilson immature et peu réfléchi malgré le fait qu'il soit plus âgé qu'elle. Orphéa lui montra son papier pour lui confirmer qu'elle était bien le numéro six, avant de le saluer.

"Wilson. Ravie de te croiser ici, ajouta l'ancienne Serpentard sobrement, après avoir un instant hésité à utiliser le terme "ravie". Voici Billie, que je viens de rencontrer. Billie, voici Wilson, on était à Poudlard ensemble"

La jeune femme ne savait pas vraiment grand-chose de Wilson, mise à part qu'il avait été à Serpentard, et qu'il était né-moldu. Elle n'avait jamais pris le temps de s'intéresser à lui plus que de nécessaire, et jugeait qu'il était tout aussi pertinent de le laisser se présenter tout seul, comme un grand. Orphéa ne comptait pas spécialement lui demander comment il allait, ni ce qu'il devenait, puisqu'en réalité, elle s'en fichait. En revanche, elle se devait de lui signifier qu'elle ne comptait pas se lancer corps et âme dans ce challenge stupide.

"Tu comptes vraiment participer à ces... défis ? demanda la brune, peu intéressée par l'exercice, mais sachant pertinemment qu'elle pouvait se laisser prendre au jeu. Honnêtement, je me fiche des boissons gratuites et du choix de la musique. La seule chose qui pourrait m'intéresser, c'est d'avoir le droit de peindre une caricature bien salée de ma grand-mère sur ce mur"

Après tout, le jeu en valait peut-être la chandelle. Et certains défis étaient assez simple à réaliser. Échanger un objet personnel, danser, porter un toast, lancer une rumeur... faire l'éloge de Wilson lui demanderais sûrement quelques efforts, mais elle pouvait s'y résoudre sans problème. La jeune fille était même prête à débourser quelques galions pour changer de binôme. En réalité, tout dépendrait de l'intérêt du blond pour l'activité du soir. Elle fut détournée par des applaudissements, et un cri de félicitations à des jeunes fiancés. Finalement, cela avait moyen d'être drôle. Drôle jusqu'à ce qu'elle se rende compte que la fiancée était Alice. Quoi ? Son amie lui avait bien parlé de certains garçons, mais fiancé sans lui en avoir touché un mot ? Non. Avec ce type-là ? Impossible. C'était tout bonnement irréaliste qu'elle se rabaisse à fréquenter ce genre de gars, qui clamait haut et fort "petits-fours, musique, piste de danse enflammée" pour décrire leur future mariage. En la voyant tourner le dos et se diriger vers le Pleuroir, Orphéa se dit que c'était sa chance. Elle ne voulait pas paraître mal polie, aussi elle resta attablée avec Billie et Wilson, tout en guettant le retour de son amie pour lui adresser un signe de main et l'inviter à les rejoindre.

Par Merlin vous répondez tous beaucoup trop vite :lol:
@Owen Locke @Wilson Kingson @Alice Sangblanc
Dernière modification par Orphéa Cooper le 2 oct. 2025, 17:03, modifié 1 fois.

Sorcière adulte, étudiante à l’ISDM •
L’influenceuse qui lance des modes cheloues / Elue Star des cachots et Romantique 2047

1 oct. 2025, 16:20
 Animation  Soirée d'intégration 2050  RP 
Il ne veut pas changer de musique… Le visage de la jeune fille affiche une déception forcée et une œillade de biais accueille les premières paroles de l’homme. Mais quand il se redresse, bras en crois, la bouche de la jeune fille s’arrondit. Elle avait compris elle que tout cela était une blague, comme beaucoup, du moins tous ceux qui connaissaient un tant soi peu les deux protagonistes. Face à la prestation de l’employé, elle se mordit la lèvre inférieure pour retenir un rire et risqua un regard vers Alice qui devait mourir de honte. Mais alors que ces yeux parcouraient la foule elle vit Hjuki, un verre à la main. Il avait réussi ! Un grand sourire illumina le visage de la jeune Delphillia qui, le voyant lever son verre compris instantanément l’intention de son binôme.

Elle attrapa un verre quelconque sur la table la plus proche et le leva au ciel à la suite de son binôme. Christopher lui en rajouta une couche ce qui fit ricaner la jeune fille qui ondulait sous le coup de coude du serveur alors qu’Alice elle s’échappait des griffes de l’organisateur non sans lui lancer un regard noir au passage. Regard qu’Aliénor soutenu bien entendu. Après tout elle n’avait rien fait ! Du moins pas grand-chose, peut-être un peu mais c’était si peu que de mettre de l’huile sur le feu pour obtenir un tel spectacle. Bien entendu qu’elle renchérit !

-A l’été prochain et ce merveilleux mariage ! Vive les futurs mariés !

Elle en faisait des tonnes, risquant même de porter le breuvage inconnu à ces lèvres. Aucune idée de ce que c’était, mais il y avait trop d’alcool là-dedans pour qu’elle reste impassible. Son visage se tordit d’une grimace affreuse. Elle ne se fit pas prier pour reposer le verre là où elle l’avait trouvé en secouant la tête comme pour faire passer le frisson que cette boisson lui avait déclenché. Une fois un visage un peu moins crispé elle offre un grand sourire à Christopher.

-T’as fait fort sur ce coup-là. J’aurais été triste de rater un spectacle pareil.

Mais en attendant elle n’avait pas validé son défi et son plan était totalement tombe à l’eau. Elle devait tenter quelque chose, trouver quelque chose du moins. Elle avait eu l’impression d’être un géni quelques secondes avant, maintenant elle se sentait bien bête.

-N’empêche tu m’en dois une ! T’aurais fait quoi si elle t’avais laissé le genou à terre seul avec ta vieillesse ? Ça mérite bien un joker et passer une musique un chouia plus dansante ?

Il fallait tenter non ? Elle minauda un peu, du moins quelques secondes avant qu’un léger rire ne passe ces lèvres. Rah ! Elle n’était pas faite pour ça c’est terrible. Après il y avait toujours la menace si jamais demander ne suffisait pas.

@Christopher Hangoover, @Alice Sangblanc et @Hjuki Anastase

Perséphone: Batteuse, reine des Rumeurs
J'ai plus de virilité dans mon petit doigt que toi dans tout ton corps.
Aliénor Delphillia étudiante à l'ISMI

1 oct. 2025, 18:45
 Animation  Soirée d'intégration 2050  RP 
IIIIIIIV A. D.V
Défi 3 : VI A. D.VII
Défi 2 : VIII A. D.IX C. H.
Défi 1 : Pleuroir
Défi 4/10 : XXI A. S.XII C. H.
Défi 2 : XIII A. D.XIVXV C. H.XVI A. D.XVIIXVIII C. H.
Défi 7 : XIX A. D.E. C.XXXXIXXIIE. C.XXIII C. R.
Défi 5 : XXIV A. D.XXV
Défi 6 : XXVI A. D.XXVII É. CXXVIIIXXIX T. S.XXX A. D.XXXI C. H.
Clôture : XXXII A. D.XXXIII

L’employé ne quitte pas le rôle duquel le toast de Hjúki n’a certes pas contribué à l’en détacher, en enchaînant sur la promesse des préparatifs. L’absurde de la situation, que son imagination n’aurait pu concevoir quelques minutes plus tôt… l’amuse. En solo, il se serait accroché à sa retenue et aurait refusé de toucher à ces défis. Grâce à cette configuration des destins scellés, il découvrait ce que c’était de ne pas calculer, réfléchir ou peser chaque mot et chaque geste. S’étant d’abord persuadé que ce serait le meilleur moyen de ne pas être soi, de ne pas avoir à se livrer ou parler de choses sérieuses, il se rend compte désormais qu’il goûte cette légèreté à laquelle il s’adonne trop rarement pour qu’elle lui soit familière. Le rôle dans lequel il s’est progressivement glissé, contraint de tenter ce qui lui est habituellement impensable, pour être un partenaire à la hauteur ; commence à prendre le dessus. Qui devient-il ? Il ne sait pas exactement. Pas sûr que sa voix de la raison redevienne dominante de sitôt au cours de cette soirée. Il ne joue jamais, mais se l’autorise ce soir, et y prend un plaisir insoupçonné. Comment ne pas se laisser emporter par l’ambiance théâtrale autour de cette parodie d’alliance ? Sur une scène, derrière des rôles, tout est permis. Ali, d’ailleurs pousse le bouchon encore plus loin que lui. Elle a raison, c’est un spectacle, et il serait dommage de rompre le charme. Alors quand il l’entend suggérer de changer la musique, une idée coule aussitôt dans ses pensées. Le Hjúki qui se retient n’oserait pas, mais quelque chose dans l’ambiance a pris le dessus, il ne s’empêche pas de renchérir à la proposition de sa binôme. « D’autant qu’un bon changement de musique marquerait le coup, on risquerait autrement de ne plus y croire. » En plus, ils avaient au moins deux défis derrière eux, de quoi avoir même le pouvoir de choisir la direction la plus excessive. Autant pousser la comédie à son paroxysme. « Pourquoi pas une marche nuptiale ? »

Reducio
@Alienor Delphillia
@Christopher Hangoover
@Alice Sangblanc
Dernière modification par Hjúki Anastase le 30 oct. 2025, 20:31, modifié 7 fois.

1 oct. 2025, 21:26
 Animation  Soirée d'intégration 2050  RP 
Suite direct du Pleuroir

Misérable petite engeance. Comment avait-elle pu résister à son numéro de charme ? Comment avait-elle osé lui refuser de malheureuses sucreries ? Christopher avait tout fomenté, bien sûr. Cette exécrable petite carcasse chétive avait été prévenue qu’il ne fallait point lui donner satisfaction. C’était de la triche. Ce n’était pas juste. Elle aurait dû lui donner ses friandises ! Ce n’était rien ! Alice avait tout prévu ! Elle n’aurait même pas eu à lever son ridicule séant de sa chaise pour se faire, Alice y avait pensé, Alice avait pensé à tout. Alors quoi ? Alice aurait-elle dû demander une boisson gratuite ? Cela n’avait pas le moindre sens. Un bonbon, un misérable bonbon ne constituait aucune perte financière. Alice avait pensé à cela ! Pauvre imbécile, il fallait songer à Christopher et à son besoin irrémédiable de vengeance.
Quelle garde sa chaise, sans quoi Alice risquerait de la détruire d’un coup de Reducto.
Alice n’accordait plus moindre attention à Kemby, elle avait cessé de le faire à la seconde même où elle avait compris que ce défi ci ne serait point relevé. Son masque de bécasse avait été retiré d’un levé de menton, et Alice s’éloignait déjà, prête à retrouver le panneau pour réajuster son offensive. Au moins avait-elle obtenu le nom des employeurs de monseigneur Hangoover. C’était parfait.

Avant même qu’elle ne puisse pénétrer dans la salle principale, une main ferme aux doigts aussi pâles que les siens s’empara de son poignet pour la faire reculer. Thomas l’entraînait avec elle dans un sourire, un verre à moitié plein dans son autre main.

« Mes félicitations pour tes fiançailles, petite vipère. J’ai hâte d’y être. »

Thomas la fit pivoter pour la mettre dans le sens de la marche qu’il ne stoppait nullement. Il franchit la porte de sortie, sans jamais lâcher sa sœur malgré sa volonté marquée de retourner sur le champ de bataille.

Les poumons d’Alice se déployèrent pour absorber tout l’air frais de la ruelle. Il se mêlait au feu qui couvait en elle, celui la même que Thomas l’empêchait de cracher sur Christopher pour sa tricherie.
Alice tira sèchement sur son poignet, Thomas la laissa faire. Un ricanement franchit le bord de ses lèvres. Alice le coupa net d’une voix tremblante, agacée, colérique, affectée :

« Je n’ai pas de temps à perdre. »

Alice amorça un pas vers la porte, Thomas se plaça devant elle. Il fit claquer sa langue contre son palai, sa tete oscillant de droite à gauche.

« Non. D’abord, tu vas te calmer. »

Dans un râle agacé, Alice chercha à contourner son frère. Une fois. Deux fois. A la troisième tentative, Thomas se saisit du biceps d’Alice pour lui secouer d’un coup. La surprise la figea sur place. « Tu vas te calmer », répéta t-il avec lenteur, son regard planté dans le sien. Alice devait lever sa tête pour le regarder, tant qu’elle pouvait sentir nettement sa gorge se serrer pour déglutir. Thomas le vit, ses yeux glissant un instant sur la peau tendue, offerte. Cela ne dura qu’un instant.

« O’Belt. Dale. Cooper. » Thomas se pencha un peu, ses yeux ne quittant plus les siens, ses doigts serrant un peu plus le bras d’Alice qui grinçait des dents. « Sorrow. Fleurdelys. Et même Harrison. Tout ces charmants noms seront enchantés de parler des fiançailles de Alice Sangblanc autour d’eux. Encore toutes mes félicitations. »

Le nom Harrison avait soudain bien moins de poids au milieu de tout les autres.
Elle baissa les yeux, les mâchoires serrées à s’en rompre les dents. À nouveau, elle tira sur son bras. Thomas tenait bon. La frustration grimpait en Alice aussi sûrement que sa colère de tantôt. Il fallait qu’elle retourne à l’intérieur. Qu’elle cherche une nouvelle direction à prendre pour….
« J’ignore à quel jeu tu es en train de jouer, Alice. Mais sache que ce que tu viens de faire là a ruiné quatre ans de travail acharné à redorer le blason familial pour que tu puisses revenir vivre ici sans porter le poids des actes de Père. Mais bon ! C’est un jour de fête, n’est-ce pas ? Te voilà fiancée ! A mon meilleur ami, de surcroît ! Et dire que tu envisageais Dale ! Si j’avais su que je…
Oh, mais tais toi ! »

Thomas se pencha furieusement sur Alice, son front a deux doigts de heurter le sien. Alice si figea, les yeux grands ouverts sur deux pupilles rétractées. L’haleine alcoolisée de Thomas la frappa de plein fouet. « Ce n’est vraiment, mais alors vraiment pas le moment de jouer la sale gosse, Alice. Je parle. Tu écoutes. »
Thomas n’était pas le genre d’homme à se mettre en colère. Les fois où Alice avait pu le voir se comptait sur les doigts d’une seule main. Et encore. Deux doigts suffisaient. Il n’avait pas la fureur brûlante de sa sœur. La sienne était froide et tranchante.
Alice se tut, le sang pulsant à sa tempe. Elle ne baissait pas les yeux, affrontait le regard de son frère sans ciller. Du moins, en extérieur. A l’intérieur, Alice brûlait. Elle brûlait d’envie de lui cracher que ce qui s’était passé n’était pas de sa faute. Que c’était devant Christopher qu’il devait se tenir, là, maintenant. Pas devant elle qui subissait la situation autant que lui. Que tout cela n’était qu’un jeu, que personne ne croirait une seconde qu’Alice Sangblanc pourrait avoir accepté des fiançailles avec un énergumène comme Christopher Hangoover. Qu’il s’agissait d’un défi, le dixième, consistant à diffuser une rumeur, qu’elle avait réussi, qu’elle avait déjà accompli le troisième défi, qu’elle avait échoué au premier parce que son ami était un tricheur. Qu’avec Christopher, son frère formait un magnifique binôme. Que tout était de sa faute, à lui, pas à elle. Certainement pas à elle.
Alice n’en fit rien. Elle en était incapable. Tout ce qu’elle voulait à présent, c’était retourner dans le Pitiponk, poursuivre ce jeu cruel dans lequel ils s’étaient lancés, tout les deux. Elle devait lui prouver qu’il n’aurait pas le dernier mot, qu’il avait eu tort de penser pouvoir l’humilier. Alice avait des armes à utiliser contre lui. Elle n’avait pas son sens du spectacle. Non. Alice préférait les coulisses.

Les doigts de Thomas finirent par relâcher Alice. Il recula d’un pas dans un soupir, son verre de whisky pendu le long de son corps. « Je vais régler la situation, aller parler à Chris. Toi, tu vas rentrer, retrouver Aliosus et te calmer, surtout. Sérieusement, tu t’es vu ? »
Alice leva des yeux mauvais sur son frère. La voix de Thomas exsudait de mépris. Il considérait sa soeur avec une violente répulsion feinte, elle le savait, mais tout de même, Alice haïssait cela. Thomas le savait très bien.

Alice jeta un nouveau regard vers la porte du Pitiponk. Elle devait écouter. Repartir. Retrouver Aliosus. Laisser à Thomas la charge de régler la situation.
Du moins, elle aurait dû écouter.

« Ce n’est pas si mal d’être considérée comme la fiancée d’un Hangoover, non ? » Alice tendit le bras et récupéra le verre de Thomas qui la regardait, frappé tant par par son geste que ses paroles. La voix d’Alice était claire, nette, comme si rien ne l’avait ébranlé jusqu’à présent. En somme, elle était la voix d’une soldate de retour sur le champ de bataille. Il n’avait fait que se déplacer.
Ses yeux levés sur son frère, Alice bu l’intégralité de son verre d’une traite… qu’elle regretta aussi vite. Ha ! Mais quelle horreur ! Une vilaine grimace déforma les traits d’Alice. L’alcool brûlait sa gorge, ses papilles, ses lèvres, tout, absolument tout ! Thomas récupéra son verre, horrifié. « Non mais ça va pas ?! » s’écria t-il. Alice le contourna vivement, et reparti vers le Pitiponk, bien décidé à utiliser toutes les armes pour renverser la balance. L’alcool serait son ami. Un peu. Juste un peu. Alice connaissait ses limites.
Du moins, elle savait lorsque elles étaient dépassées.

Avatar dessiné par ma merveilleuse Élicia Caldin
Spécialiste en Lutin de cuir | Diplômée de Beauxbâtons | 1ère année GEAD | Caméléon de 2050 & Romantique de 2050

1 oct. 2025, 22:58
 Animation  Soirée d'intégration 2050  RP 
Alors c'est là où vous avez fait toutes vos sorties l'an dernier ?

Une grimace étrange déforma ses traits un instant. Elle baissa un instant la tête avant de faire réapparaître un sourire convenu sur son visage. « Hm », se contenta-t-elle d’émettre, une syllabe noyée dans le vacarme alors qu'Ali se chargeait d'une réponse plus élaborée. Il y avait des choses non réglées entre eux, lourdes, qu'elle ne savait comment exprimer. Elle le sentait comme une boule acide lovée dans son ventre, anticipation sourde de l'explication qui viendrait tôt ou tard. La musique, elle, n’arrangeait rien. Bien plus forte et présente que lors des débuts de soirée qu'elle avait l'habitude de fréquenter, trop rapide, trop nerveuse, elle cognait contre ses tempes avec insistance, embourbait son esprit, noyait les paroles de ses amis. Le rythme qui n'était pas le sien, l’enveloppait dans une agitation qu’elle n’avait pas choisie, créant des angoisses qui n'avaient pas lieu d'être. Les rares instants de silence entre deux morceaux devenaient alors des respirations furtives qu’elle attrapait avec avidité, avant que la prochaine déferlante ne la rende mutique à nouveau, hochant la tête et souriant simplement au gré des discussions de sa table qu'elle percevait. L'annonce du prochain match d'Alienor lui tira un mine impressionnée. Malheureusement, le week-end prochain, elle travaillait, il était peu probable que ça colle avec ses horaires...

Le tabouret volant au dessus des têtes attira soudain son attention alors qu'elle sirotait sa boisson en parcourant des yeux la salle avec l'effet apesanteur déjà activé et les nombreux visages connus ou pas rassemblés dans l'établissement. L'employé du bar, celui qui avait la langue trop pendue à l'entrée, l'attrapa et se jucha dessus avant d'alpaguer la foule, puis s'interrompit pour une sombre histoire de musique. Elle échangea un regard ébahi avec ses camarades, les secondes s'égrenaient lentement avant qu'il ne reprenne, ou pas... On lui lança un Abrège fort à propos. L'annonce concernait les petits papiers. Ils seraient apparemment réunis par paire pour jouer à un jeu. La liste des défis pouvait présenter quelques amusements et un challenge certain, mais l'annonce des récompense la laissa de marbre. Elle plongea la main dans sa poche pour en extraire son papier, priant mentalement pour ne pas être avec le dangereux individu qui fanfaronnait en appelant son binôme. C'était le numéro deux. Dans la salle, fleurissait des Flambios et des appels, mais aucun n'était le même. Elle se jucha sur la pointe des pieds pour voir celui de son copain, et ce n'était pas le bon non plus. Au petit commentaire privé de ce dernier, elle rougit un peu et agita la main. Elle tenta d'hausser la voix par dessus la musique – "On verra qui sont nos binômes ! ". Ils pourraient avoir des surprises. "Et puis, demain, tu m'aides à déménager tu te rappelles ? Là, t'auras p'têtre envie de partager les cartons !", rajouta t-elle en plaisantant. Alienor filait déjà, fidèle à elle-même quand confrontée à un défi, et toujours pas de deux en vue ou à l'oreille. "Bon allez, je vais voir !", glissa la blonde à l'oreille de Gryffs par dessus la musique avant de s'avançer seule dans la salle à petits pas. Elle agita sa baguette en marmonnant son sort, faisant apparaître un 2 enflammé au dessus de sa tête.

Autour du tabouret et de l'artisan de la soirée, il y avait de l'agitation, auquel elle ne prêta qu'un minimum d'attention, ne voyant rien à travers la oule. Elle a dit oui, ça disait. Sans doute les défis qui commençaient bon train.

Interactions avec Herminie, dans l'ordre chronologique :
Alineor 1 - Eileen 1 - Herminie 1 - Gryffs 1 - Alienor 2


@Eileen Shelby, @Alienor Delphillia, @Gryffs Sorrow

Herminie Peers, 19 ans, Étudiante à l'AESM, Serveuse à temps partiel au Café du Rosier ❧
Best Friend 9000, LA référence couleur Poufsouffle #BF9000

2 oct. 2025, 00:54
 Animation  Soirée d'intégration 2050  RP 
Soudain, le monde sembla se renverser. Elle était là.
Aelle.

Son souffle se coupa net, comme si l’air de la salle s’était raréfié d’un seul coup. Tout autour s’effaça : Les rires, les éclats de voix, même la musique. Il ne restait plus qu’elle, sa silhouette, son visage, ses yeux. À chaque fois qu’il la voyait, c’était le même choc, et pourtant cela l’émerveillait toujours : Elle avait ce don étrange de faire naître en lui une sorte de vertige, comme si son cœur battait trop fort pour sa poitrine.

Fleurdelys la trouva belle. Pas seulement belle comme on l’est en passant, mais belle d’une façon qui lui paraissait impossible à décrire. C’était dans la lumière qui glissait sur ses cheveux, dans la façon dont ses gestes semblaient plus justes que tout le reste. Et cette beauté-là ne se contentait pas de le frapper. Elle l’emplissait, le traversait, le rendait heureux simplement parce qu’elle existait devant lui.

L’Écossais savait bien qu’il ne contrôlait rien, que ce regard-là trahissait tout, mais il n’en avait aucune honte. Au contraire, il y avait dans ses yeux une sincérité totale qui disait : C’est toi, toujours toi.

Quand son parchemin échappa à ses doigts pour se loger dans la paume d’Aelle sous l’effet du sortilège, il resta ébloui, presque intimidé. Elle le regarda, et ce fut suffisant pour faire naître des étoiles dans ses yeux.

- Oh… Arya !

Il lança aussitôt, maladroit, mais heureux :

- J’étais avec Elfie tout à l’heure, tu sais… On a pris quelques verres, et on a même fait des pompes ensemble !

Le sorcier se mit à rire, trouvant l’anecdote amusante, sans voir le moindre danger dans ses paroles. À ses yeux, rien n’avait de poids, sauf le fait qu’Aelle se tenait devant lui. Il passa sa main dans derrière sa nuque, dans un geste nerveux.

- Franchement… je suis trop content que tu sois là.

Et cela se voyait. Dans le regard bleu du jeune homme brûlait une lumière qui vibrait à chacun de ses mouvements. Pour lui, la soirée venait de changer de couleur. Peu importait le bruit, les autres, ou les jeux : Tant qu’elle était là, tout prenait un sens.

@Aelle Bristyle
@mon binôme ?
@autre ?

Gabryel Fleurdelys
Sorcier diplômé
Médiateur PFR