6 févr. 2026, 23:18
Bal du Nouvel An 2051
La musique les avait happées presque sans qu’elles s’en rendent compte. Un rythme lent, posé, qui contrastait avec l’agitation encore présente dans la salle. Rhéa avait hésité une fraction de seconde avant de poser la main à la taille de Shaïa, attentive à ne pas la brusquer. Elle sentit aussitôt la raideur de son corps, cette tension maladroite de quelqu’un qui danse plus par défi que par habitude.
— Respire, murmura-t-elle, assez bas pour que seules leurs épaules frôlées l’entendent.
Peu à peu, Shaïa se laissa guider. Pas parfaitement, pas avec assurance, mais avec une sincérité désarmante. Leurs pas ne coïncidaient pas toujours, et pourtant quelque chose s’installait, une cadence commune, fragile mais tenace. Rhéa s’ajustait sans y penser, ralentissant quand il le fallait, compensant un déséquilibre, accompagnant plutôt que menant. La proximité imposée par la danse avait cessé d’être inconfortable pour devenir presque naturelle.
Autour d’elles, le bal continuait, mais Rhéa n’en percevait plus que des fragments. La chaleur, le murmure de la musique, le souffle de Shaïa contre son épaule. Elle sentait la main posée dans la sienne, légèrement moite, mais ferme, décidée à ne pas lâcher. Cela la surprit plus qu’elle ne l’aurait admis.
Quand la musique ralentit encore, leurs mouvements se firent plus simples. Moins réfléchis. Rhéa baissa légèrement la tête, son regard glissant sur le visage trop rouge de Shaïa, sur cette concentration presque sérieuse qui la rendait étrangement touchante. Elle esquissa un sourire qu’elle ne chercha pas à dissimuler.
Le compte-à-rebours surgit sans prévenir, suspendu au-dessus d’eux comme une évidence. La foule s’agita, les voix montèrent, mais Rhéa ne bougea pas tout de suite. Elle resta là, la main toujours posée à la taille de Shaïa, comme si rompre le contact trop vite risquait de briser quelque chose de précieux.
5.
4.
3.
2.
1.
Shaïa se jeta contre elle avec un élan irréfléchi, et Rhéa eut un léger sursaut avant de l’entourer à son tour. Le bruit, les cris, les souhaits de bonne année explosèrent tout autour d’elles, mais elle n’en retint qu’une chose : la chaleur contre elle, et ce rire qu’elle sentit vibrer plus qu’elle ne l’entendit.
— Bonne année, souffla-t-elle, près de son oreille.
Quand Shaïa se détacha enfin pour répondre à l’appel de la scène, Rhéa la laissa partir sans la retenir, mais sans quitter son regard. Elle la suivit, attentive, notant chaque hésitation, chaque rougeur, chaque éclat de lumière accroché à sa silhouette. Un sourire discret, presque fier, s’installa sur son visage.
À son retour, Shaïa semblait encore portée par l’instant, trop vive pour dissimuler quoi que ce soit.
— Comment j’étais ?
Rhéa se redressa, abandonnant le pilier contre lequel elle s’était adossée. Elle la regarda un instant, sans ironie, sans jeu.
— Tu t’en es très bien sortie, répondit-elle, sur scène comme sur la piste.
Elle laissa passer un silence, mesuré.
— Et tu danses mieux quand tu arrêtes d’y penser.
Son sourire revint, fidèle à elle-même, mais plus calme.
— Je suis contente que ce soit toi qui aies gagné.
Puis, plus bas, presque comme une évidence :
— Bonne année, Shaïa.
"On n'apprend pas à marcher en suivant les traces des autres."
Couleur RP : #4d5f84
— Respire, murmura-t-elle, assez bas pour que seules leurs épaules frôlées l’entendent.
Peu à peu, Shaïa se laissa guider. Pas parfaitement, pas avec assurance, mais avec une sincérité désarmante. Leurs pas ne coïncidaient pas toujours, et pourtant quelque chose s’installait, une cadence commune, fragile mais tenace. Rhéa s’ajustait sans y penser, ralentissant quand il le fallait, compensant un déséquilibre, accompagnant plutôt que menant. La proximité imposée par la danse avait cessé d’être inconfortable pour devenir presque naturelle.
Autour d’elles, le bal continuait, mais Rhéa n’en percevait plus que des fragments. La chaleur, le murmure de la musique, le souffle de Shaïa contre son épaule. Elle sentait la main posée dans la sienne, légèrement moite, mais ferme, décidée à ne pas lâcher. Cela la surprit plus qu’elle ne l’aurait admis.
Quand la musique ralentit encore, leurs mouvements se firent plus simples. Moins réfléchis. Rhéa baissa légèrement la tête, son regard glissant sur le visage trop rouge de Shaïa, sur cette concentration presque sérieuse qui la rendait étrangement touchante. Elle esquissa un sourire qu’elle ne chercha pas à dissimuler.
Le compte-à-rebours surgit sans prévenir, suspendu au-dessus d’eux comme une évidence. La foule s’agita, les voix montèrent, mais Rhéa ne bougea pas tout de suite. Elle resta là, la main toujours posée à la taille de Shaïa, comme si rompre le contact trop vite risquait de briser quelque chose de précieux.
5.
4.
3.
2.
1.
Shaïa se jeta contre elle avec un élan irréfléchi, et Rhéa eut un léger sursaut avant de l’entourer à son tour. Le bruit, les cris, les souhaits de bonne année explosèrent tout autour d’elles, mais elle n’en retint qu’une chose : la chaleur contre elle, et ce rire qu’elle sentit vibrer plus qu’elle ne l’entendit.
— Bonne année, souffla-t-elle, près de son oreille.
Quand Shaïa se détacha enfin pour répondre à l’appel de la scène, Rhéa la laissa partir sans la retenir, mais sans quitter son regard. Elle la suivit, attentive, notant chaque hésitation, chaque rougeur, chaque éclat de lumière accroché à sa silhouette. Un sourire discret, presque fier, s’installa sur son visage.
À son retour, Shaïa semblait encore portée par l’instant, trop vive pour dissimuler quoi que ce soit.
— Comment j’étais ?
Rhéa se redressa, abandonnant le pilier contre lequel elle s’était adossée. Elle la regarda un instant, sans ironie, sans jeu.
— Tu t’en es très bien sortie, répondit-elle, sur scène comme sur la piste.
Elle laissa passer un silence, mesuré.
— Et tu danses mieux quand tu arrêtes d’y penser.
Son sourire revint, fidèle à elle-même, mais plus calme.
— Je suis contente que ce soit toi qui aies gagné.
Puis, plus bas, presque comme une évidence :
— Bonne année, Shaïa.
@Shaïa Lee
"On n'apprend pas à marcher en suivant les traces des autres."
Couleur RP : #4d5f84
6 févr. 2026, 23:44
Bal du Nouvel An 2051
Shaïa vira rouge jusqu'aux oreilles en entendant le semblant de compliment de Rhea.
- Non, vraiment, c'est trois fois rien... J'ai jamais vraiment apprécié les soirées mondaines, en plus...
Elle était toute empourprée, ce qui ne manquerait sans doute pas d'amuser Rhea. Qui était d'ailleurs la seule chose à laquelle elle pensait en ce moment. Comme le reste de la soirée. Et du mois. Et de l'année.
"Bon sang, tu es incontrôlable !!" paniqua-t-elle intérieurement.
- E-Euh... La danse ça a jamais été mon truc, tu sais... Même patiner je trouve que je le fais mieux...
Les félicitations - si s'en était, d'autant plus que cela y ressemblait - la laissèrent sans voix, mais elle ne put que sourire timidement à cette remarque. La Poufsouffle appréciait clairement le temps qu'elle gaspillait avec Rhea. Et si c'était bien du "temps perdu", alors peut-être était-il destiné à être utilisé ainsi à ses côtés.
Puis la phrase qui vint ensuite la laissa bouche-bée. Une simple petit phrase, mais qui, dans son cœur et à ses yeux, importait bien plus qu'un simple "bonne année". Ce sourire indomptable, presque sauvage, qui se dessina sur son visage représentait presque le fond de sa pensée... Elle était ravie d'être avec Rhea ce soir. C'était pour elle une bénédiction... Un secret que seules les bonnes personnes sauraient comprendre et garder. Comme elle... Ou Rhea.
- Dis...
Elle s'approcha légèrement, juste assez pour pouvoir lui chuchoter à l'oreille.
- Je peux te dire un secret ? demanda-t-elle à voix haute.
Elle fixa le sol un instant, rouge comme une de ces bonnes vieilles écrevisses.
- Je... C'est pas grand-chose... Juste un petit truc que... qui m'est passé par la tête...
"Par Merlin, elle va me trouver ridicule, pour sûr ! Elle va me recaler et je vais finir en dépression dans ma chambre ou à l'infirmerie à graver son visage dans des dragées surprise..."
Elle se tapota les joues, détournant la tête.
"Non, Shaïa, reprend-toi. Il faut que tu te lances."
○• Suivant •○
332 mots.Shaïa et Rhea dansent ensemble avant de discuter un peu après la remise au tirage au sort. Elle demande à son amie si elle peut lui confier un petit secret...
@Eleanora Sywell.
Ouiii, le retooouuur !
7 févr. 2026, 14:13
Bal du Nouvel An 2051
Reducio

La remarque d’Herbert la laissa songeuse. Il n’avait pas tort : ses parents étaient en sécurité loin d’ici. Pourtant, Cheryl n’avait jamais vraiment envisagé le fait que ses parents préféraient qu’elle soit à Poudlard plutôt qu’auprès d’eux. Ils étaient très heureux pour elle, cela représentait un destin unique, mais est-ce qu’ils n’auraient pas préféré qu'elle reste à Wigginton, la voir grandir dans leur monde, évoluer sous leur regard ? La question resta suspendue dans sa tête. Jamais ses parents ne l’avaient soulevée, et elle non plus.
Pendant qu’Herbert la salua d’une révérence solennelle, Cheryl l’observa une dernière fois. Une certaine frustration pouvait se lire sur son visage. Elle n’était pas parvenue à percer le mystère MacTairdelabach. Son trouble demeurait flou et son caractère - volontairement ou non - énigmatique ne lui avait pas permis de mieux le comprendre. Que garderait-elle de ce moment ? Le souvenir d’une étrange rencontre ? Ou bien cette danse hésitante marquée d’une chaste courtoisie, ce bref échange, suspendu comme une comète qui n’aurait pas achevé sa course… avaient-ils suffit à rendre l’instant… agréable, précieux ?
Lorsqu’Herbert se redressa, le visage de Cheryl se détendit. A son tour, elle inclina la tête bien bas.
- Merci à toi, Herbert. Je te souhaite une bonne année.
Puis elle se fondit dans la foule.
Cheryl jetait des coups d’œil au compte à rebours qui allait bientôt sonner le glas. Soudain, les chiffres s’effacèrent, la musique cessa, ne laissant que des chuchotements des invités de plus en plus enjoués.
10… 9… 8… 7… 6…
Le calme se rompit. Sous la constellation d’Orion, les nombres prirent forme en éclats lumineux. Les invités criaient ensemble, se rapprochaient et levaient leur verre avec beaucoup de zèle. Cheryl, quant à elle, criait aussi fort qu’un chartier, ses yeux bleus rayonnaient sous la lumière, et le sourire qu’elle affichait grandissait à chaque chiffre.
5…4… 3… 2…1…
Cheryl explosa de joie en hurlant, à l’instar de la foule : « Bonne année ! ». Puis, le ciel s’embrasa. Des étincelles lumineuses jaillirent dans le ciel comme des sortilèges lancés en l’air, et des astres naquirent par magie. La salle semblait immergée dans le cosmos.
Quand le spectacle s’acheva enfin, Cheryl repensa à Anais. Elle lui avait promis une danse. Elle devait aussi rencontrer sa mère. Et le temps filait : ses accompagnants repartaient dans moins d’une heure.
Cheryl se faufila donc entre les robes et les costumes, à la recherche d'une petite tête blonde.
@Herbert MacTairdelbach
@Anais Hairwood : tu peux ne pas répondre, Cheryl dira qu’elle ne t’a pas trouvée
412 mots
7 févr. 2026, 17:51
Bal du Nouvel An 2051
au début - repas - Ivanovna - Alyona - Ivanovna - Alyona - Ivanovna - Alyona
S'abandonner, ne plus rien se refuser, glisser jusqu'à la joie sans craindre les ébranlements qui découleront de ce choix, onduleront à la surface pour en froisser l'étendue, s'allonger sur l'horizon les bras ouverts, le corps relâché, et avec un soupir expulser les derniers débris d'angoisse qui moisissaient dans les poumons. Être la feuille que le vent emporte, et le souffle qui lui donne la force. Les membres pourraient se détendre, les yeux se fermer, le cœur battre plus lentement ; pourtant, de toute la soirée ils n'ont jamais été aussi éveillés et impatients, comme si tout commençait enfin. Leurs grandes pupilles sont tendues vers la lumière et en avalent tous les rayons.
Ivanovna et Alyona dansent. C'est simple, évident, agréable. Peut-être attirent-elles quelques regards interrogateurs et curieux, ou peut-être que non. Si la botaniste craignait ce moment et la honte qu'il pouvait lui apporter, le partager avec Vana rend tout plus doux. Inquiétude et incertitudes fondent comme neige sous soleil, peut-être parce qu'elles se sentent bien à l'étroit entre ces deux jeunes femmes, ces deux gémelles. Elles s'éclairent mutuellement, se complètent aisément. Celle qui hésitait gagne en assurance, celle qui se sentait libre retrouve le plaisir d'être accompagnée. Tel est le bonheur de ces deux sorcières qui valsent, valsent, valsent, sans se quitter des yeux, puisant leur force dans le regard de l'autre.
Alyona aurait pu être en retard sur les pas, se tromper, s'égarer dans le rythme, ou même regarder bien trop longuement ses pieds, s'inquiéter des mouvements de son corps, ces gestes qui lui paraissent si maladroits, mais il n'en est rien. Elle paraît à l'aise, presque dans son élément, malgré quelques imperfections qui parviennent à se faire discrètes. Enfin, danser est devenu agréable.
Nul ne saurait leur arracher ce moment qui n'appartient qu'à elles. Rien ne peut tout à fait se glisser entre deux sœurs qui se retrouvent vraiment, qui se rejoignent pour quelques minutes, partageant à l'autre un bout d'elle-même qui ne sort pas souvent à la lumière. Elles se sourient, elles s'amusent, elles se sentent libres d'être et virevoltent, comme des danseuses ou comme des plumes, avec une légèreté merveilleuse.
Le temps se torsade. On pourrait souhaiter que la musique ne s'arrête pas.
Pourtant, vient le moment où la danse se termine. Et à la fin de celle-ci, peut-être y en a-t-il eu encore d'autres, avec de nouvelles personnes ou toujours avec Vana, sur la piste ou plutôt sur le côté, de retour près des tables. Alyona a sûrement eu les joues un peu rouges, prenant étrangement conscience de ce qu'il s'est passé, du moment qu'elle redoutait et qu'elle a traversé sans entrave. Peut-être une certaine confiance s'est alors glissée jusque son cœur, lui donnant le courage de tenter d'autres pas, avec des sorciers qu'elle ne connaît pas. Des ailes tout juste poussées encore frissonnantes dans son dos. Toujours est-il que lorsque minuit s'est approché, que les pas de danse se sont estompés sur le sol de la capitale sorcière et que les souffles ont commencé à se retenir, soupesant les secondes qui les séparaient du passage à la nouvelle année, Alyona avait retrouvé Vana. Elle a même serré le bras de son amie contre elle lorsque le décompte s'est fait plus pressant, grimpant au-dessus de la dernière minute. Peut-être a-t-elle échangé quelques mots avec l'étudiante, peut-être n'en a-t-elle rien fait, ce qu'elles ont partagé à ce moment demeure sûrement entre elles, quelque part dans un autre espace-temps. Puis les voix se sont élevées pour les derniers instants, les bras se sont serrés, les lèvres se sont étirées. Quand deux-mille-cinquante-et-un est arrivé, les exclamations ont noyé l'impatience. La fête et les vœux ont fleuri au bout des lèvres, prêts depuis des heures à parader dans leurs plus beaux atours. Un spectacle s'est avancé, les robes piquées d'étoiles ont retrouvé la nuit et le froid du dehors, teintant les joues de rouge, et les danses ont repris. Cette fois, Alyona s'est avancée pour plusieurs d'entre elles, confiante et heureuse. Ce n'est qu'après quelques musiques et des pas de moins en moins incertains qu'elle s'est retirée, se plaçant sur le côté, vaincue par la fatigue mais loin d'être touchée par l'ennui ou la lassitude, la lumière sur son visage ne se voilant qu'à peine.
Alors, peut-être a-t-elle enfin pu discuter avec Vana, confier des souvenirs, partager des impressions, murmurer des réjouissances, le cœur délié de ses hésitations. La nuit lui est apparue claire et belle, enveloppée de tendresse et drapée de satisfaction. La jeune botaniste n'a pas été de ceux qui sont partis les premiers. Elle a été accrochée sur la tapisserie de sa ville, Lune à côté du Soleil, or posant sa tête sur l'épaule de l'argent. Les astres ont échangé un regard de lumières de l'autre côté de l'éclipse, et l'année a débuté avec une promesse de merveille.
S'abandonner, ne plus rien se refuser, glisser jusqu'à la joie sans craindre les ébranlements qui découleront de ce choix, onduleront à la surface pour en froisser l'étendue, s'allonger sur l'horizon les bras ouverts, le corps relâché, et avec un soupir expulser les derniers débris d'angoisse qui moisissaient dans les poumons. Être la feuille que le vent emporte, et le souffle qui lui donne la force. Les membres pourraient se détendre, les yeux se fermer, le cœur battre plus lentement ; pourtant, de toute la soirée ils n'ont jamais été aussi éveillés et impatients, comme si tout commençait enfin. Leurs grandes pupilles sont tendues vers la lumière et en avalent tous les rayons.
Ivanovna et Alyona dansent. C'est simple, évident, agréable. Peut-être attirent-elles quelques regards interrogateurs et curieux, ou peut-être que non. Si la botaniste craignait ce moment et la honte qu'il pouvait lui apporter, le partager avec Vana rend tout plus doux. Inquiétude et incertitudes fondent comme neige sous soleil, peut-être parce qu'elles se sentent bien à l'étroit entre ces deux jeunes femmes, ces deux gémelles. Elles s'éclairent mutuellement, se complètent aisément. Celle qui hésitait gagne en assurance, celle qui se sentait libre retrouve le plaisir d'être accompagnée. Tel est le bonheur de ces deux sorcières qui valsent, valsent, valsent, sans se quitter des yeux, puisant leur force dans le regard de l'autre.
Alyona aurait pu être en retard sur les pas, se tromper, s'égarer dans le rythme, ou même regarder bien trop longuement ses pieds, s'inquiéter des mouvements de son corps, ces gestes qui lui paraissent si maladroits, mais il n'en est rien. Elle paraît à l'aise, presque dans son élément, malgré quelques imperfections qui parviennent à se faire discrètes. Enfin, danser est devenu agréable.
Nul ne saurait leur arracher ce moment qui n'appartient qu'à elles. Rien ne peut tout à fait se glisser entre deux sœurs qui se retrouvent vraiment, qui se rejoignent pour quelques minutes, partageant à l'autre un bout d'elle-même qui ne sort pas souvent à la lumière. Elles se sourient, elles s'amusent, elles se sentent libres d'être et virevoltent, comme des danseuses ou comme des plumes, avec une légèreté merveilleuse.
Le temps se torsade. On pourrait souhaiter que la musique ne s'arrête pas.
Pourtant, vient le moment où la danse se termine. Et à la fin de celle-ci, peut-être y en a-t-il eu encore d'autres, avec de nouvelles personnes ou toujours avec Vana, sur la piste ou plutôt sur le côté, de retour près des tables. Alyona a sûrement eu les joues un peu rouges, prenant étrangement conscience de ce qu'il s'est passé, du moment qu'elle redoutait et qu'elle a traversé sans entrave. Peut-être une certaine confiance s'est alors glissée jusque son cœur, lui donnant le courage de tenter d'autres pas, avec des sorciers qu'elle ne connaît pas. Des ailes tout juste poussées encore frissonnantes dans son dos. Toujours est-il que lorsque minuit s'est approché, que les pas de danse se sont estompés sur le sol de la capitale sorcière et que les souffles ont commencé à se retenir, soupesant les secondes qui les séparaient du passage à la nouvelle année, Alyona avait retrouvé Vana. Elle a même serré le bras de son amie contre elle lorsque le décompte s'est fait plus pressant, grimpant au-dessus de la dernière minute. Peut-être a-t-elle échangé quelques mots avec l'étudiante, peut-être n'en a-t-elle rien fait, ce qu'elles ont partagé à ce moment demeure sûrement entre elles, quelque part dans un autre espace-temps. Puis les voix se sont élevées pour les derniers instants, les bras se sont serrés, les lèvres se sont étirées. Quand deux-mille-cinquante-et-un est arrivé, les exclamations ont noyé l'impatience. La fête et les vœux ont fleuri au bout des lèvres, prêts depuis des heures à parader dans leurs plus beaux atours. Un spectacle s'est avancé, les robes piquées d'étoiles ont retrouvé la nuit et le froid du dehors, teintant les joues de rouge, et les danses ont repris. Cette fois, Alyona s'est avancée pour plusieurs d'entre elles, confiante et heureuse. Ce n'est qu'après quelques musiques et des pas de moins en moins incertains qu'elle s'est retirée, se plaçant sur le côté, vaincue par la fatigue mais loin d'être touchée par l'ennui ou la lassitude, la lumière sur son visage ne se voilant qu'à peine.
Alors, peut-être a-t-elle enfin pu discuter avec Vana, confier des souvenirs, partager des impressions, murmurer des réjouissances, le cœur délié de ses hésitations. La nuit lui est apparue claire et belle, enveloppée de tendresse et drapée de satisfaction. La jeune botaniste n'a pas été de ceux qui sont partis les premiers. Elle a été accrochée sur la tapisserie de sa ville, Lune à côté du Soleil, or posant sa tête sur l'épaule de l'argent. Les astres ont échangé un regard de lumières de l'autre côté de l'éclipse, et l'année a débuté avec une promesse de merveille.
@Ivanovna Gunnray, pardon pour ce dernier post tardif.
#466962 ‖ Botaniste au Jardin de Draíocht
7 févr. 2026, 21:08
Bal du Nouvel An 2051
Un frisson traversa la colonne vertébrale du jeune homme tandis que ses doigts entrèrent en contact avec la main délicate de Freya. Cette sensation fut si intense, Lance se demanda si on ne lui avait pas encore jeté un sort. Ou bien était-il malade ? Enfin, ce n'était pourtant pas si désagréable. Plutôt comme un sentiment d'urgence, une émotion primitive et indéfinissable sur laquelle le garçon était bien incapable de mettre des mots ou bien d'en découvrir l'origine. Enfin si, il savait que ça venait d'elle. De Freya.
Rendu muet par l'instant, Lance accompagna doucement sa nouvelle partenaire sur la piste de danse, calquant ses pas sur le rythme de la musique. Glissant entre les plus grands comme des poissons entre les roseaux, les deux adolescents prirent le rythme de la danse. C'était un peu différent, de danser avec quelqu'un qu'on connaissait de près. Autrement, les gens de leur âge ne se rapprochaient jamais autant. A cette distance, Lance pouvait presque sentir son souffle. Des amis ?
"C'est plutôt une bonne résolution. Facile à tenir. Poudlard est remplie d'amis." C'était bien naïf de dire ça et Lance le savait bien. Sa première année avait été remplies de péripéties mais bien peu d'amis. "Enfin, faut trouver ceux que t'aime bien. Et ceux qui t'aiment bien en retour aussi."
"Ah." Évidemment que danser avec Lance n'était pas une résolution. Et puis, les résolutions, c'est comme les envies. Ça va, ça vient. Le plus difficile, c'est de déterminer lesquelles sont les plus importantes et méritent toute notre attention, notre énergie.
Noyé dans la masse de corps et de sons, Lance finit par émerger involontairement. La musique est baissée et un décompte apparaît. Minuit approche...
"Il est bientôt l'heure." Dit Lance en déclarant une évidence. "Moi, je voudrais mieux réussir, en tout. A l'école, au quidditch, avec les gens." Fit-il par souhaiter tel un vœu plutôt qu'une résolution.
Il évitait le regard de sa partenaire en fixant le décompte. Impossible pour lui de soutenir ses yeux. Ce soir, il était troublé et pourtant, pour rien au monde Lance n'aurait voulu se trouver ailleurs en cet instant.
@Freya Moors
Troisième année - 14 ans - Préfet de Gryffondor - Couleur>8f3232
7 févr. 2026, 21:35
Bal du Nouvel An 2051
Nerys resta un instant immobile, le souffle court, les yeux écarquillés par la prouesse technique de son ami. Le salto assisté, exécuté avec une telle fluidité au milieu d'un bal guindé, était tout simplement magistral. La lumière violacée qui émanait de lui semblait avoir laissé une traînée persistante dans l'air, comme une signature magique.
Elle sentit son cœur battre un peu plus vite, non pas seulement à cause de l'effort, mais par pure admiration. Gabriel n'était pas juste un garçon qui aimait bouger ; c'était un artiste, et le voir s'épanouir ainsi, loin des bancs de l'école et de la surveillance des professeurs, la rendait incroyablement fière d'être sa complice.
Lorsqu'il s'approcha pour l'imiter avec son air crâneur, elle ne put s'empêcher de laisser échapper un petit rire essoufflé. Elle l'observa dégager sa boucle rebelle d'un souffle, un geste qui ponctuait parfaitement sa performance.
- Oh, "satisfaite" est un mot bien trop faible, Yates, répliqua-t-elle en croisant les bras sur sa poitrine, son sourire trahissant son enthousiasme. Je crois que tu viens officiellement de voler la vedette à la lune. Si ton père ou ta mère ont vu ça, ils vont soit t'inscrire à un concours international, soit t'interdire de sortir pendant trois mois pour excès d'agilité !
Elle fit un pas vers lui, réduisant l'espace qui les séparait. L'excitation de la "battle" retombait doucement pour laisser place à une euphorie plus calme, mais tout aussi intense. Autour d'eux, quelques invités s'étaient effectivement arrêtés pour les regarder, certains avec un air choqué, d'autres avec un sourire amusé, mais Nerys ne voyait que son ami.
- Tu as été incroyable, ajouta-t-elle plus doucement, sincère cette fois, sans une once de taquinerie. On a vraiment réussi notre coup. Regarde la tête de certains adultes là-bas... ils ne savent pas s'ils doivent applaudir ou appeler la sécurité.
Elle jeta un coup d'œil circulaire à la piste de danse. Le tango s'achevait, laissant place à une mélodie plus douce, un slow aux accents de poussière d'étoiles. Le contraste avec l'énergie qu'ils venaient de déployer était saisissant.
- On fait une pause avant que nos jambes ne décident de prendre leur retraite ? proposa-t-elle en lui tendant son bras de manière théâtrale pour l'escorter hors de la piste. On pourrait aller voir s’il y a encore de limonade, ou essayer de trouver ce fameux coin pour regarder le vrai ciel. Je crois qu'après un salto pareil, on mérite bien un peu de calme avant 2051.
Elle l'entraîna vers les bords de la salle, là où les rideaux bleu nuit s'agitaient doucement, impatiente de partager avec lui ce dernier moment de tranquillité avant le décompte final.
452 mots
@Gabriel Yates
@Gabriel Yates
7 févr. 2026, 21:59
Bal du Nouvel An 2051

Telle une étoile filante parcourant le ciel bleu nuit, Eileen traversa ce qui faisait office de salle de bal. Telle la lune qui gravitait autour de la Terre, Eileen gravita vers Simon qui lui faisait dos. Le jeune homme était en pleine observation des couples dansant au centre de la sphère lorsqu’elle posa doucement sa main sur l’arrière de son bras gauche.
Comme s’il avait su que c’était à elle à ses côtés, Simon avait déjà le visage tourné vers Eileen lorsqu’elle leva les yeux vers lui.
Ils restèrent ainsi un moment, à se regarder, sans prononcer le moindre mot. Comme si la simple présence de l’autre suffisait. Cependant, lorsque le morceau en cours toucha à sa fin sous le dôme protecteur, Simon brisa ce silence.
« Acceptes-tu de danser avec moi ? » Demanda-t-il, main tendue vers l’Irlandaise.
« Oui, » la jeune femme répondit sans détour en plaçant sa main dans celle de son cavalier.
Les éclats de lumières balayant la foule révélèrent le sourire qui illuminait les traits du Nordique. Doucement, en prenant soin de ne déranger personne, il entraîna la châtain parmi les duos qui valsaient au rythme de la musique.
Les deux jeunes adultes se faisaient face. Simon fut le premier à réduire la distance, élevant leurs mains déjà jointes à hauteur de leurs épaules. Dans le même mouvement, il glissa sa main droite dans le creux du dos d’Eileen, l’amenant un peu plus vers lui. Le tissu de sa robe n’était pas suffisamment épais pour réprimer la chaleur de la peau du Norvégien, déclenchant alors une vague de frissons qui parcourut son corps.
« Je te préviens, » Eileen parvint à articuler, sa voix grêle mais audible grâce à la faible distance qui séparait désormais les deux sorciers. « Je ne suis pas très bonne danseuse. »
« Ne t’inquiète pas, je suis là, » la rassura Simon en resserrant son étreinte.
Et les deux étudiants de la GEAD se mirent à danser au fil des notes. Elle ne sut pas combien de temps ils dansèrent ainsi, Eileen avait perdu le cours du temps, la musique s’effaçant à ses oreilles. Tout son être était tourné vers Simon. Mais lorsque le son sortant du gramophone s’adoucit, leur bulle éclata, comme celles de ceux qui les entouraient.
23h55. Plus que cinq minutes et ils entreraient dans la nouvelle année. Une année qui, pour beaucoup, se voudrait être le signe du bonheur, de la réussite et de l’amour. C’était également le cas d’Eileen qui souhaitait le bonheur de sa famille, ainsi que celui de ses amis. Elle souhait quitter la GEAD avec brio, le titre de vainqueur du Tournoi de l’Excellence inscrit à son palmarès. Elle souhaitait la chute du Conseil pour un gouvernement plus juste et équitable, un gouvernement qui ne basait pas ses politiques sur la valeur des sorciers selon leur statut de sang. Mais, Eileen souhaitait également passer cette nouvelle année aux côtés de celui dont elle s’était surprise à aimer.
23h59. Eileen et Simon s’étaient éloignés de la foule. Ils avaient trouvé refuge du côté de la scène, l’endroit avait été délaissé au profit de la piste de danse. Blotti l’un contre l’autre, ils attendirent le décompte final.
10. Aucun des deux ne bougea, leurs regards fixés sur les chiffres qui défilaient.
9. La main de Simon se resserra sur l’épaule d’Eileen.
8. Eileen rapprocha un peu plus de Simon.
7. Malgré le décompte qui résonnait dans le dôme, ils restèrent silencieux, comme enfermés dans leur bulle.
6. La main de Simon glissa lentement jusqu’à la nuque d’Eileen tandis qu’il se tourna vers elle.
5. Eileen se tourna à son tour, entraînée par leur proximité inévitable.
4. Leurs regards se trouvèrent dans la pénombre, chargés d’une tension innommable.
3. Le pouce de Simon trace la ligne de la mâchoire d’Eileen qui, elle, repousse une mèche rebelle qui bloquait à sa vue les yeux noisette du Norvégien.
2. Il inspire profondément, « Bonne année, Eileen. »
1. Elle sourit, tout aussi nerveuse, « Bonne année, Simon. »
0. Sous les cris d’allégresse et d’élation, leurs lèvres se rencontrent enfin.
Comme s’il avait su que c’était à elle à ses côtés, Simon avait déjà le visage tourné vers Eileen lorsqu’elle leva les yeux vers lui.
Ils restèrent ainsi un moment, à se regarder, sans prononcer le moindre mot. Comme si la simple présence de l’autre suffisait. Cependant, lorsque le morceau en cours toucha à sa fin sous le dôme protecteur, Simon brisa ce silence.
« Acceptes-tu de danser avec moi ? » Demanda-t-il, main tendue vers l’Irlandaise.
« Oui, » la jeune femme répondit sans détour en plaçant sa main dans celle de son cavalier.
Les éclats de lumières balayant la foule révélèrent le sourire qui illuminait les traits du Nordique. Doucement, en prenant soin de ne déranger personne, il entraîna la châtain parmi les duos qui valsaient au rythme de la musique.
Les deux jeunes adultes se faisaient face. Simon fut le premier à réduire la distance, élevant leurs mains déjà jointes à hauteur de leurs épaules. Dans le même mouvement, il glissa sa main droite dans le creux du dos d’Eileen, l’amenant un peu plus vers lui. Le tissu de sa robe n’était pas suffisamment épais pour réprimer la chaleur de la peau du Norvégien, déclenchant alors une vague de frissons qui parcourut son corps.
« Je te préviens, » Eileen parvint à articuler, sa voix grêle mais audible grâce à la faible distance qui séparait désormais les deux sorciers. « Je ne suis pas très bonne danseuse. »
« Ne t’inquiète pas, je suis là, » la rassura Simon en resserrant son étreinte.
Et les deux étudiants de la GEAD se mirent à danser au fil des notes. Elle ne sut pas combien de temps ils dansèrent ainsi, Eileen avait perdu le cours du temps, la musique s’effaçant à ses oreilles. Tout son être était tourné vers Simon. Mais lorsque le son sortant du gramophone s’adoucit, leur bulle éclata, comme celles de ceux qui les entouraient.
23h55. Plus que cinq minutes et ils entreraient dans la nouvelle année. Une année qui, pour beaucoup, se voudrait être le signe du bonheur, de la réussite et de l’amour. C’était également le cas d’Eileen qui souhaitait le bonheur de sa famille, ainsi que celui de ses amis. Elle souhait quitter la GEAD avec brio, le titre de vainqueur du Tournoi de l’Excellence inscrit à son palmarès. Elle souhaitait la chute du Conseil pour un gouvernement plus juste et équitable, un gouvernement qui ne basait pas ses politiques sur la valeur des sorciers selon leur statut de sang. Mais, Eileen souhaitait également passer cette nouvelle année aux côtés de celui dont elle s’était surprise à aimer.
23h59. Eileen et Simon s’étaient éloignés de la foule. Ils avaient trouvé refuge du côté de la scène, l’endroit avait été délaissé au profit de la piste de danse. Blotti l’un contre l’autre, ils attendirent le décompte final.
10. Aucun des deux ne bougea, leurs regards fixés sur les chiffres qui défilaient.
9. La main de Simon se resserra sur l’épaule d’Eileen.
8. Eileen rapprocha un peu plus de Simon.
7. Malgré le décompte qui résonnait dans le dôme, ils restèrent silencieux, comme enfermés dans leur bulle.
6. La main de Simon glissa lentement jusqu’à la nuque d’Eileen tandis qu’il se tourna vers elle.
5. Eileen se tourna à son tour, entraînée par leur proximité inévitable.
4. Leurs regards se trouvèrent dans la pénombre, chargés d’une tension innommable.
3. Le pouce de Simon trace la ligne de la mâchoire d’Eileen qui, elle, repousse une mèche rebelle qui bloquait à sa vue les yeux noisette du Norvégien.
2. Il inspire profondément, « Bonne année, Eileen. »
1. Elle sourit, tout aussi nerveuse, « Bonne année, Simon. »
0. Sous les cris d’allégresse et d’élation, leurs lèvres se rencontrent enfin.
Clap de fin pour moi, merci pour cette merveilleuse animation
« Free will does exist, it's just fucking hard.»
Étudiante à la GEAD - Membre de l’UDS [#601070]
Étudiante à la GEAD - Membre de l’UDS [#601070]
7 févr. 2026, 23:30
Bal du Nouvel An 2051
Reducio
Elle avait dansé.
Trop probablement car elle avait peine à lister l’ensemble de ses cavaliers.
Elle avait valsé avec Aneurin, plusieurs fois. Intensément. Avec son grand-père également. Élégamment. D’autres encore. Proches ou non. Alliés ou non. Distraitement.
L’heure avançant, la jeune femme se laissait griser. Les lumières, la musique, les étoiles : tout était propice à faire de cette soirée un moment hors du temps.
Ce ne fut que lorsque le décompte apparut que la potionniste réalisa que la soirée n’était pas si jeune et qu’elle vivait là les dernières minutes de l’année 2050. Remerciant alors son dernier cavalier en date, Magdaléna sonda la foule en quête d’Aneurin. Cela ne prit que quelques instants : attentif, le jeune homme la couvait du regard et fut auprès d’elle rapidement.
C’est enlacés qu’ils profitèrent du décompte et ils scellèrent le nouvel an avec un baiser, empli de promesses de futur. Lorsqu’ils se séparèrent, ils purent constater qu’ils n’étaient plus seuls : les grands-parents de la jeune femme les avaient rejoints. Ils ne firent aucun commentaire sur la scène d’affection à laquelle ils venaient d’assister, mais un discret sourire pouvait se deviner sur leurs lèvres : une preuve de leur approbation ? Possible, mais cela ne dispenserait pas Aneurin de faire les choses dans les règles, Magdaléna le savait parfaitement.
Mais l’explosion des premières fusées stoppa là les réflexions de la professeure sur les échéances à venir et, entourée des bras de son cavalier, elle profita en famille du feu d’artifice.
Plus tard, lorsque la musique se sera tue, les deux couples reviendront à la réalité en cheminant vers leur foyer.
Merci beaucoup pour cet événement étoilé!
270
8 févr. 2026, 11:09
Bal du Nouvel An 2051
1 - 2 - HA - 3 - HA - 4 - HA - 5 - HA - 6 - HA - 7 - HA - 8 - HA - 9
[Aelle qui cherche sa table : b. — a. — c. — f.]

Si Zakary continue de lancer des regards vers sa sœur, Narym, lui, est tellement concentré sur le jeune homme qui les accompagne qu'il ne peut pas manquer que la réponse qu'il donne à la question de son frère est bien plus courte que toutes celles qu'il a pu donner lorsqu'ils parlaient d'un sujet qui l'intéressait vraiment. C'est facile pour lui après ça de conclure sans pour autant faire de conclusions rapides qu'il n'a pas la moindre envie de parler de ce sujet-là. Narym lance un regard inquiet à Zakary qui a ramené les yeux vers eux dès que l'homme a pris la parole ; il espère qu'il ne va pas insister ou vouloir le questionner davantage.
« Pas d'études littéraires, alors ! s'exclame Zakary avec un sourire et en hochant la tête. Vous avez fait vos propres connaissances. Et où...
— Peut-être, intervient Narym en posant une main sur le bras de son frère qui se tourne aussitôt vers lui, que nous devrions-nous décaler légèrement, ils veulent approcher de la table. »
Du menton, il désigne un couple derrière eux. Ni l'un ni l'autre n'a vraiment l'air de vouloir approcher de la table, l'homme fait même mine de s'éloigner avec son compagnon, mais Zakary et Narym ont suffisamment partagé des secrets pour savoir quand l'autre essaie de lui dire quelque chose sans le faire à voix haute, aussi Zakary comprend-t-il le message subtil qu'essaie de lui faire passer Narym. Il se décale de quelques pas.
« T'as raison, bien observé ! » dit-il avec le sourire.
Il boit une longue gorgée de sa boisson, ses yeux coulant discrètement en direction d'Aelle, toujours plantée un peu plus loin avec ses deux amis. Deux amis qui regardent d'ailleurs sans aucune discrétion dans leur direction, ce qui fait sourire un peu plus grand Zakary. À croire qu'ils sont aussi curieux d'eux que lui l'est des amis d'Aelle.
Avec un naturel qui n'a rien de feint, Zakary ramène ses yeux sur l'homme qui les accompagne et lui fait un sourire. Il a bien compris qu'il avait mis les pieds dans le plat, même s'il n'en comprend pas la raison. N'importe qui d'autre aurait ressenti un malaise. D'ailleurs en remarquant les yeux fixes de Narym, Zak comprend que celui-ci le ressent, le malaise. Pas Zakary. Il rebondit dans ce genre de situations sociales avec une aisance qui a toujours été naturelle. C'est pour cela qu'il tend la main vers l'homme pour l'encourager à la serrer.
« On s'est même pas présenté ! s'exclame-t-il sur un ton affable. Zakary Bristyle. Et lui c'est mon frère, Narym. Dites-moi, vous avez l'air connaisseur. Vous connaissez cette petite librairie à deux pas du Chemin de Traverse, dans le Londres moldu ? Vous savez que... »
Il n'en suffit pas plus à Zakary pour changer le sujet de conversation et faire de la pub pour la librairie de son père en même temps. Si l'homme l'accepte et le désire, ils passeront le temps jusqu'au repas à parler de sujets et d'autres, puis Zakary se proposera pour emmener son frère et leur compagnon à leur table respective avant de partir en quête de la sienne.
Plus tard ce soir-là, il proposera à celui qui s'appelle Hjúki de danser avec lui, tout comme il le fera avec son frère sur de l'Irish step, ce qui les fera rire aux éclats. Et plus tard encore il ira se plantera à côté d'un couple de danseurs à la fin d'une musique et tendra la main à Christopher Hangoover pour le faire danser et pour le plaisir de voir ses yeux s'écarquiller quand il le reconnaîtra.
« Putain Bristyle ! s'exclame Ashley sans préambule lorsque j'arrive vers eux — elle se dresse sur la pointe des pieds pour mieux voir derrière moi. C'est encore un de tes frères, ça ? Elle a dit qu'elle venait avec deux de ses frères, hein ? »
L'air intimidé, mais malgré tout amusé, Oswald hoche la tête, ses yeux oscillant entre mes frères restés près des tables et mon visage agacé auquel il lance des œillade désolées. Il a huilé ses boucles qui resplendissent de mille feux sous la lumière du ciel étoilée et il porte une tenue qui, je le sais, plairait beaucoup à Zakary par son originalité : une longue robe aux couleurs de la nuit qui met en avant ses épaules carrées, serre ses hanches et s'évase autour de ses hanches. Il est très élégant, malgré l'extravagance de sa tenue.
« Elle l'a dit, consent à répondre Oswald, un irrésistible sourire amusé aux lèvres.
— Donc le grand c'est aussi ton frère, conclut Ashley en plissant les yeux dans ma direction. L'autre, c'est Narym, informe-t-elle pour Oswald, et lui c'est... C'est... Eh, Bristyle, comment il s'appelle ?
— Il s'appelle Occupe-toi de ton cul, répliqué-je en tournant le dos à mes frères.
— Et bien Occupe-toi de ton cul est vraiment, vraiment canon. Je trouvais déjà Narym beau, dans le style daron, mais lui... Je dirais pas non à un petit à tête, si tu vois ce que je veux dire. »
À vrai dire, je ne vois pas réellement ce qu'elle veut dire. De quoi pourrait-elle bien lui parler, elle ne le connait même pas ! Je lui lance un regard agacé et lui mets un coup dans l'épaule quand elle se contorsionne une nouvelle fois pour regarder Zakary. Je lui siffle un « arrête ça ! » qui ne la fait évidemment pas arrêter.
« Je dois bien avouer, commence Oswald qui, lui, a au moins la présence d'esprit de parler à mi-vois, qu'il est vraiment bel homme.
— Ah ! s'écrit Ashley en le désignant du doigt comme s'il était la preuve ultime de ce qu'elle avançait. Même lui est d'accord avec moi.
— Je n'ai pas besoin de votre approbation pour savoir que Zakary a un physique avantageux, articulé-je d'une voix acide en fronçant les sourcils.
— Donc il s'appelle Zakary ! Je préfère ça. »
Je jure entre mes dents et tourne les yeux vers le fond de la salle. Je n'avais aucune intention de prononcer son prénom, il m'a échappé. Je me convaincs si bien que je regrette d'être venue trouver ces deux-là et de devoir supporter leurs bêtises que je finis par réellement y croire, même lorsque Ashley me fourre entre les mains un verre d'alcool pour, et ce sont ses mots, te dérider un peu. Je lève les yeux au ciel mais ne me déride pas pour autant, sauf pour grimacer en buvant la première gorgée pendant que les deux autres poursuivent leur conciliabule à propos de mon frère. Il est vraiment très grand ou je rêve ? Tu as vu cette mâchoire ? Je pourrais me damner pour une mâchoire pareille. Moi c'est son sourire que je kiffe, regarde comme il est immense ! Et t'as vu le costume qu'il porte ! Eh Aelle, est-ce que tu sais où ton frère a acheté ton costume ? Je reste sourde à leurs jérémiades sans savoir comment leur dire que Zakary a beau être un bel homme, il a passé les dernières années à juger le moindre de mes agissements et à me noyer sous les reproches. Parce qu'il est comme ça, Zakary, il est profondément sincère et quand il en veut à quelqu'un, il ne s'en cache pas.
Mes yeux glissent des boucles bien formées d'Oswald vers la cascade de cheveux blond qui coule sur les épaules d'Ashley. Ils me paraissent plus longs que la dernière fois alors que nous nous sommes vues il y a peu de temps. Ses longues mèches parent ses épaules comme une veste et je me demande si elle savait que ça ferait cet effet en choisissant sa tenue. Elle ne porte rien de bien original, puisqu'il s'agit d'une robe et qu'elle est aux couleurs des nébuleuses que l'on peut apercevoir dans le ciel, mais dès qu'elle bouge le tissu semble voler autour de son corps sans pour autant dévoiler la moindre parcelle de peau. Le tissu épouse parfaitement ses formes sans pour autant les mettre excessivement en avant. Elle a trouvé le parfait équilibre entre...
« Ça te plait ? »
Mes yeux remontent se braquer dans les sens ; ses perles bleues me regardent avec amusement et suffisance. Elle écarte les bras pour que je puisse plus facilement l'observer. Elle tourne même sur elle-même, ce qui me permet de voir qu'elle a le dos nu et que ses muscles roulent sous sa peau claire. Elle termine son tour avec un grand sourire qui dévoile ses dents.
« Tu aimes ? » se moque-t-elle en se penchant vers moi.
Je fais un pas en arrière et préfère me concentrer sur Oswald qui se pince les lèvres pour ne pas rire lorsque je lui réponds :
« Ce n'est qu'une robe, Rockfield, et je me fiche des vêtements comme de mon premier chaudron.
— Ça ne répond pas à la question.
— Ma réponse te déplairait, je préfère autant la garder pour moi, je lui dis froidement parce qu'elle m'agace.
— Moi, par exemple, poursuit-elle comme si elle ne m'avait pas entendu, je trouve que cette tenue met en valeur ton teint austère et la noirceur de ton regard. En d'autres termes, je pense que t'es vraiment badass. Hein, Oswald ? Qu'elle est badass ?
— Cette tenue te va très bien et je la trouve vraiment belle, répond ledit Oswald qui n'a jamais été habitué à prendre des détours pour dire ce qu'il pensait, contrairement à Ashley.
— Voilà ! Maintenant tu peux me dire que tu me trouves badass aussi.
— Non.
— T'es vraiment chiante ! » râle-t-elle.
Cette fois-ci, je sens que je l'ai vraiment agacée ou vexée. Pour la première fois depuis que je suis arrivée près d'eux, un sourire m'étire les lèvres. Rockfield n'en manque rien. Mais avant qu'elle puisse répliquer quoi que ce soit, Oswald nous désigne la scène et fait mine de s'en approcher.
« Venez, on va regarder le spectacle ! »
Ce qui suffit pour calmer nos ardeurs. Il prend soin, lorsque nous nous positionnons pour le spectacle, de se mettre entre nous deux. Mais durant les premières minutes, lorsque la musique résonne et que cette étrange lune performe sur scène, Ashley revient se placer entre lui et moi.
Plus tard ce soir-là, bien plus tard, après qu'une chaise aura été réduite en poussière, lorsque j'aurais cessé de vouloir réduire en cendre les os d'un garçon duquel je ne connais rien si ce n'est son nom et l'étroitesse de son esprit, lorsque Herminie aura calmé ma grande colère, lorsque j'aurais dansé aux bras d'Alice et que la Poufsouffle sera venue me chercher pour que nous rejoignons la piste de danse, après tout ça Ashley viendra me trouver, main tendue vers le ciel. « Tu danses, Bristyle ? ». Il ne suffira que de deux refus de ma part et autant d'insistance de la sienne pour qu'elle abandonne l'idée de danser avec moi... Jusqu'à ce que je vienne la retrouver encore plus tard pour lui dire d'une voix pâteuse : « allez viens, on danse ». Elle aura beau répliquer méchamment (« tu te fous de ma gueule, là ? »), elle m'accompagnera tout de même sur la piste et parviendra à m'arracher un sourire sans que je ne me souvienne plus de comment elle a réussit cet exploit.
[Aelle qui cherche sa table : b. — a. — c. — f.]

Si Zakary continue de lancer des regards vers sa sœur, Narym, lui, est tellement concentré sur le jeune homme qui les accompagne qu'il ne peut pas manquer que la réponse qu'il donne à la question de son frère est bien plus courte que toutes celles qu'il a pu donner lorsqu'ils parlaient d'un sujet qui l'intéressait vraiment. C'est facile pour lui après ça de conclure sans pour autant faire de conclusions rapides qu'il n'a pas la moindre envie de parler de ce sujet-là. Narym lance un regard inquiet à Zakary qui a ramené les yeux vers eux dès que l'homme a pris la parole ; il espère qu'il ne va pas insister ou vouloir le questionner davantage.
« Pas d'études littéraires, alors ! s'exclame Zakary avec un sourire et en hochant la tête. Vous avez fait vos propres connaissances. Et où...
— Peut-être, intervient Narym en posant une main sur le bras de son frère qui se tourne aussitôt vers lui, que nous devrions-nous décaler légèrement, ils veulent approcher de la table. »
Du menton, il désigne un couple derrière eux. Ni l'un ni l'autre n'a vraiment l'air de vouloir approcher de la table, l'homme fait même mine de s'éloigner avec son compagnon, mais Zakary et Narym ont suffisamment partagé des secrets pour savoir quand l'autre essaie de lui dire quelque chose sans le faire à voix haute, aussi Zakary comprend-t-il le message subtil qu'essaie de lui faire passer Narym. Il se décale de quelques pas.
« T'as raison, bien observé ! » dit-il avec le sourire.
Il boit une longue gorgée de sa boisson, ses yeux coulant discrètement en direction d'Aelle, toujours plantée un peu plus loin avec ses deux amis. Deux amis qui regardent d'ailleurs sans aucune discrétion dans leur direction, ce qui fait sourire un peu plus grand Zakary. À croire qu'ils sont aussi curieux d'eux que lui l'est des amis d'Aelle.
Avec un naturel qui n'a rien de feint, Zakary ramène ses yeux sur l'homme qui les accompagne et lui fait un sourire. Il a bien compris qu'il avait mis les pieds dans le plat, même s'il n'en comprend pas la raison. N'importe qui d'autre aurait ressenti un malaise. D'ailleurs en remarquant les yeux fixes de Narym, Zak comprend que celui-ci le ressent, le malaise. Pas Zakary. Il rebondit dans ce genre de situations sociales avec une aisance qui a toujours été naturelle. C'est pour cela qu'il tend la main vers l'homme pour l'encourager à la serrer.
« On s'est même pas présenté ! s'exclame-t-il sur un ton affable. Zakary Bristyle. Et lui c'est mon frère, Narym. Dites-moi, vous avez l'air connaisseur. Vous connaissez cette petite librairie à deux pas du Chemin de Traverse, dans le Londres moldu ? Vous savez que... »
Il n'en suffit pas plus à Zakary pour changer le sujet de conversation et faire de la pub pour la librairie de son père en même temps. Si l'homme l'accepte et le désire, ils passeront le temps jusqu'au repas à parler de sujets et d'autres, puis Zakary se proposera pour emmener son frère et leur compagnon à leur table respective avant de partir en quête de la sienne.
Plus tard ce soir-là, il proposera à celui qui s'appelle Hjúki de danser avec lui, tout comme il le fera avec son frère sur de l'Irish step, ce qui les fera rire aux éclats. Et plus tard encore il ira se plantera à côté d'un couple de danseurs à la fin d'une musique et tendra la main à Christopher Hangoover pour le faire danser et pour le plaisir de voir ses yeux s'écarquiller quand il le reconnaîtra.
*
« Putain Bristyle ! s'exclame Ashley sans préambule lorsque j'arrive vers eux — elle se dresse sur la pointe des pieds pour mieux voir derrière moi. C'est encore un de tes frères, ça ? Elle a dit qu'elle venait avec deux de ses frères, hein ? »
L'air intimidé, mais malgré tout amusé, Oswald hoche la tête, ses yeux oscillant entre mes frères restés près des tables et mon visage agacé auquel il lance des œillade désolées. Il a huilé ses boucles qui resplendissent de mille feux sous la lumière du ciel étoilée et il porte une tenue qui, je le sais, plairait beaucoup à Zakary par son originalité : une longue robe aux couleurs de la nuit qui met en avant ses épaules carrées, serre ses hanches et s'évase autour de ses hanches. Il est très élégant, malgré l'extravagance de sa tenue.
« Elle l'a dit, consent à répondre Oswald, un irrésistible sourire amusé aux lèvres.
— Donc le grand c'est aussi ton frère, conclut Ashley en plissant les yeux dans ma direction. L'autre, c'est Narym, informe-t-elle pour Oswald, et lui c'est... C'est... Eh, Bristyle, comment il s'appelle ?
— Il s'appelle Occupe-toi de ton cul, répliqué-je en tournant le dos à mes frères.
— Et bien Occupe-toi de ton cul est vraiment, vraiment canon. Je trouvais déjà Narym beau, dans le style daron, mais lui... Je dirais pas non à un petit à tête, si tu vois ce que je veux dire. »
À vrai dire, je ne vois pas réellement ce qu'elle veut dire. De quoi pourrait-elle bien lui parler, elle ne le connait même pas ! Je lui lance un regard agacé et lui mets un coup dans l'épaule quand elle se contorsionne une nouvelle fois pour regarder Zakary. Je lui siffle un « arrête ça ! » qui ne la fait évidemment pas arrêter.
« Je dois bien avouer, commence Oswald qui, lui, a au moins la présence d'esprit de parler à mi-vois, qu'il est vraiment bel homme.
— Ah ! s'écrit Ashley en le désignant du doigt comme s'il était la preuve ultime de ce qu'elle avançait. Même lui est d'accord avec moi.
— Je n'ai pas besoin de votre approbation pour savoir que Zakary a un physique avantageux, articulé-je d'une voix acide en fronçant les sourcils.
— Donc il s'appelle Zakary ! Je préfère ça. »
Je jure entre mes dents et tourne les yeux vers le fond de la salle. Je n'avais aucune intention de prononcer son prénom, il m'a échappé. Je me convaincs si bien que je regrette d'être venue trouver ces deux-là et de devoir supporter leurs bêtises que je finis par réellement y croire, même lorsque Ashley me fourre entre les mains un verre d'alcool pour, et ce sont ses mots, te dérider un peu. Je lève les yeux au ciel mais ne me déride pas pour autant, sauf pour grimacer en buvant la première gorgée pendant que les deux autres poursuivent leur conciliabule à propos de mon frère. Il est vraiment très grand ou je rêve ? Tu as vu cette mâchoire ? Je pourrais me damner pour une mâchoire pareille. Moi c'est son sourire que je kiffe, regarde comme il est immense ! Et t'as vu le costume qu'il porte ! Eh Aelle, est-ce que tu sais où ton frère a acheté ton costume ? Je reste sourde à leurs jérémiades sans savoir comment leur dire que Zakary a beau être un bel homme, il a passé les dernières années à juger le moindre de mes agissements et à me noyer sous les reproches. Parce qu'il est comme ça, Zakary, il est profondément sincère et quand il en veut à quelqu'un, il ne s'en cache pas.
Mes yeux glissent des boucles bien formées d'Oswald vers la cascade de cheveux blond qui coule sur les épaules d'Ashley. Ils me paraissent plus longs que la dernière fois alors que nous nous sommes vues il y a peu de temps. Ses longues mèches parent ses épaules comme une veste et je me demande si elle savait que ça ferait cet effet en choisissant sa tenue. Elle ne porte rien de bien original, puisqu'il s'agit d'une robe et qu'elle est aux couleurs des nébuleuses que l'on peut apercevoir dans le ciel, mais dès qu'elle bouge le tissu semble voler autour de son corps sans pour autant dévoiler la moindre parcelle de peau. Le tissu épouse parfaitement ses formes sans pour autant les mettre excessivement en avant. Elle a trouvé le parfait équilibre entre...
« Ça te plait ? »
Mes yeux remontent se braquer dans les sens ; ses perles bleues me regardent avec amusement et suffisance. Elle écarte les bras pour que je puisse plus facilement l'observer. Elle tourne même sur elle-même, ce qui me permet de voir qu'elle a le dos nu et que ses muscles roulent sous sa peau claire. Elle termine son tour avec un grand sourire qui dévoile ses dents.
« Tu aimes ? » se moque-t-elle en se penchant vers moi.
Je fais un pas en arrière et préfère me concentrer sur Oswald qui se pince les lèvres pour ne pas rire lorsque je lui réponds :
« Ce n'est qu'une robe, Rockfield, et je me fiche des vêtements comme de mon premier chaudron.
— Ça ne répond pas à la question.
— Ma réponse te déplairait, je préfère autant la garder pour moi, je lui dis froidement parce qu'elle m'agace.
— Moi, par exemple, poursuit-elle comme si elle ne m'avait pas entendu, je trouve que cette tenue met en valeur ton teint austère et la noirceur de ton regard. En d'autres termes, je pense que t'es vraiment badass. Hein, Oswald ? Qu'elle est badass ?
— Cette tenue te va très bien et je la trouve vraiment belle, répond ledit Oswald qui n'a jamais été habitué à prendre des détours pour dire ce qu'il pensait, contrairement à Ashley.
— Voilà ! Maintenant tu peux me dire que tu me trouves badass aussi.
— Non.
— T'es vraiment chiante ! » râle-t-elle.
Cette fois-ci, je sens que je l'ai vraiment agacée ou vexée. Pour la première fois depuis que je suis arrivée près d'eux, un sourire m'étire les lèvres. Rockfield n'en manque rien. Mais avant qu'elle puisse répliquer quoi que ce soit, Oswald nous désigne la scène et fait mine de s'en approcher.
« Venez, on va regarder le spectacle ! »
Ce qui suffit pour calmer nos ardeurs. Il prend soin, lorsque nous nous positionnons pour le spectacle, de se mettre entre nous deux. Mais durant les premières minutes, lorsque la musique résonne et que cette étrange lune performe sur scène, Ashley revient se placer entre lui et moi.
Plus tard ce soir-là, bien plus tard, après qu'une chaise aura été réduite en poussière, lorsque j'aurais cessé de vouloir réduire en cendre les os d'un garçon duquel je ne connais rien si ce n'est son nom et l'étroitesse de son esprit, lorsque Herminie aura calmé ma grande colère, lorsque j'aurais dansé aux bras d'Alice et que la Poufsouffle sera venue me chercher pour que nous rejoignons la piste de danse, après tout ça Ashley viendra me trouver, main tendue vers le ciel. « Tu danses, Bristyle ? ». Il ne suffira que de deux refus de ma part et autant d'insistance de la sienne pour qu'elle abandonne l'idée de danser avec moi... Jusqu'à ce que je vienne la retrouver encore plus tard pour lui dire d'une voix pâteuse : « allez viens, on danse ». Elle aura beau répliquer méchamment (« tu te fous de ma gueule, là ? »), elle m'accompagnera tout de même sur la piste et parviendra à m'arracher un sourire sans que je ne me souvienne plus de comment elle a réussit cet exploit.
J'ai fait une fin ouverte puisque c'est le dernier jour du bal, j'espère que ça te conviendra ! Merci pour ce RP, c'est toujours un plaisir !Narym détourne la conversation pour éviter que Zakary questionne @Hjúki Anastase a propos des études dont il ne semble pas vouloir parler. Comprenant le message Zak détourne la conversation et se présente lui et son frère avant de trouver un autre sujet de conversation. De son côté, Aelle rejoint ses amis Ashley et Oswald et... Ils font comme ils font toujours quand ils sont ensemble.
8 févr. 2026, 11:15
Bal du Nouvel An 2051
Reducio
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Freya tourna légèrement la tête, le doux son des bijoux dans ses cheveux apaisant son cœur battant. Lance n'était pas le premier garçon avec qui elle dansait dans sa vie—non, ses cours de danse le long de son enfance avaient été très enrichissants sur cet acte qu'elle catégorisait généralement de pénible, de long, d'ennuyeux. Mais ici, le temps semblait couler plus vite qu'elle ne pouvait le compter, et elle se sentait un peu plus à l'aise qu'elle aurait pensé l'être.
Quelques mots sur le bout de sa langue qu'elle dut retenir en se mordant l'intérieur de la joue, tout le processus déjà enclenché pour qu'elle s'humilie : je t'aime bien, toi. Une simple vérité qu'elle aurait pu glisser au cours de la conversation si elle n'avait pas senti une telle peur de se faire pousser loin dans la vague de danseurs monter en elle à l'idée de les prononcer, ces mots, donc elle resta silencieuse.
Freya laissa son regard couler sur la chemise du garçon, préférant la couleur de celle-ci à ses yeux qui la déstabilisaient. "Ce n'est pas…," commença la blondinette, ses yeux papillonant le long des boutons visibles de la chemise de Lance, les comptant un à un. Elle n'avait pas voulu l'offusquer avec ses mots. "Je suis contente de danser avec toi," affirma la Serdaigle, bien qu'elle ne le montrât pas. Ses lèvres n'étaient pas ourlées en un sourire, son regard était fuyant, mais elle se laissait porter par la musique et ne se tut pas à ses mots, préférant hocher la tête lentement.
"Je peux t'aider," dit-elle doucement. "Avec l'école. Je n'aime pas le Quidditch plus que ça." Contradictoire, sûrement, en vue de sa nouvelle position en tant que cheer, mais elle se doutait qu'il n'était pas au courant de cette petite promotion qu'elle avait obtenue, de ce challenge qu'elle s'était donné. "Je peux t'aider à réviser. Mais pas à la bibliothèque, Miss Pinehead n'aimerait pas qu'on parle—il nous faudrait faire ça ailleurs, mais si tu en as envie…j'ai de très bonnes notes, tu sais," annonça Freya, bombant presque le torse et relevant le menton de fierté.
Elle posa son attention sur le décompte quelques instants, et ses yeux s'agrandissèrent—elle devait être de retour à sa table avant le nouvel an, pour le fêter avec ses parents. Mais Freya ne fit pas un pas en arrière. Non, elle attendit, le décompte descendant doucement—six, cinq, quatre. La blonde, prise d'un élan de courage, se poussa sur le bout de ses courts talons, se relevant de quelques centimètres, à peine. Trois, deux. Elle posa un bisou sur la joue de Lance, léger et presque courtois, et redescendit d'un coup, son cœur explosant au son des feux dans le ciel, au son de la foule, et tout devint trop pour elle. Joues en feu, elle n'osa pas regarder Lance lorsqu'elle dit : "Envoie-moi une lettre si tu veux de l'aide. Je dois…mes parents, je dois retrouver mes parents. Merci pour la danse, Lance." Là, elle se recula. "Bonne année," dit la blonde avec un sourire timide avant de s'éclipser, une main sur le cœur, là où il menaçait de l'étouffer.
@Lance Blacksword



