15 janv. 2026, 15:06
RP libre Bal du Nouvel An 2051
Image


A.S - C.H - A.S - C.H - E.C - A.S - E.C - C.H - A.S - E.C - C.H - A.S - E.C - C.H - A.S - C.H - A.S - C.H - A.S - C.H - A.S - C.H

Alice ne craignait rien, ni personne.
Elle était née dans la haine d’une mère, la brutalité d’un frère et l’amour d’un père. Depuis sa naissance, elle portait des fardeaux bien plus lourds que ne le serait jamais Lilian Hangoover. Alors, non, Alice ne craignait pas cette femme, aussi acérées soient ses serres. Elle connaissait ces harpies là : elle en avait une pour mère, et une autre pour tante.

A ses côtés, Christopher se mouvait. Elle n’avait nullement besoin de se tourner vers lui pour le savoir. Ses yeux d’argent restaient accrochés à ceux de Lilian. Détourner serait une faiblesse qu’Alice ne s’autoriserait pas. De plus, elle en était incapable. Elle voulait que ces mots soient entendus, compris, ancrés. Alice ne plierait pas, ni devant elle, ni devant personne. Dans ses veines coulait l’héritage sacré d’une dynastie qui jamais ne ploya genoux face à l’adversité, quand bien même il s’agit de cohorte armée. Ces gens là, dégoulinant de contrôle feint ? Alice les méprisait. Ils devaient le savoir, tous autant qu’ils étaient.
Christopher devait comprendre également qu’elle ne laisserait personne décidé ce qui était bon pour lui. Si mariage il devait y avoir, ce serait son choix, après mûre réflexion. Alice l’aiderait à prendre la bonne décision qui, elle ne lui cacherait pas, serait un union entre leurs deux personnes. Même si l’idée la rebutait, Alice n’était pas idiote : elle ne pourrait pas repousser l’échéance plus longtemps. Elle avait dix-huit ans, et devait déjà être fiancée. En choisissant Christopher, Alice s’assurait un mariage sans amour ni procréation. Ils ne seraient l’un pour l’autre que deux êtres liés par un nom. A bien réfléchir, ce n’était pas si mal, n’est-ce pas ? Alice pourrait s’infiltrer dans le haut cercle britannique avec l’aisance d’un loup blanc dans une bergerie. Elle gagnerait en influence, petit à petit, jusqu’à accéder au troupeau de mouton qu’elle égorgerait un par un.
Si Alice devait se marier à Christopher, il s’agirait de son choix, et certainement pas celui des Hangoover.

La chaleur des doigts de Christopher sur les siens, tremblant toujours de cette rage contenue, apaisa soudain le cœur d’Alice. Elle s’autorisa à lever les yeux sur lui pour lui sourire, remerciant sans un mot son retour parmi eux. Alice pouvait affronter les Hangoover sans soutien. Néanmoins, elle voulait que Christopher soit avec elle. Il devait montrer à sa mère qu’il n’était plus un petit garçon.
La réplique de Chris fusa. Le cœur d’Alice se gonfla de fierté, ses poumons se déployant dans un second souffle échaudé. Ses mots étaient dégoulinant de poison. Ils ne trancheraient pas Lilian, quoi que peut-être un peu. En ramenant ses yeux clairs de Lilian, elle ne manqua pas le jeu de ses lèvres, pincées par l’outrage de son fils. Son rire, quant à lui, annonça que Lilian n’avait pas dit son dernier mot.
La contre-attaque approchait, et elle serait violente.

Alice dressa un peu plus le menton, un sourire flottant sur ses lèvres. Allez-y, Lilian, crachez, crachez encore. Nous aurons toujours le choix, et puisse cette évidence vous étouffer.
Un nouveau tic nerveux secoua le sourire d’Alice. Venait-elle d’être reléguée au rang de jeunette écervelée ? Vraiment ? Circée. Alice portait en elle le feu de la révolte. Le choix serait toujours sien. Toujours. Même si il était guidé par ses responsabilités.
Quant à Christopher ? Alice lui laissa la réplique. Il n’y en eu aucune, et Lilian en profita.

Une boule de feu explosa dans la poitrine d’Alice. Son incandescence aveugla momentanément la jeune femme. La chaleur s’infiltra jusque dans ses doigts pour se mêler à sa magie, nicher entre sa chaire et ses ongles. La voix de Lilian vrilla les tympans d’Alice, arracha son âme à son corps pour quelques trop longues seconde.
Venait-elle…
Son souffle se coupa net. Pas un hoquet, non : une interruption brutale, comme si ses poumons avaient décidés que l’air n’étaient plus nécessaires. Comme si, désormais, Alice n’inspirait plus que de la rage pour cracher des flammes. La chaleur lui montait aux joues, puis au crâne, avec trop de rapidité, bien trop de force. Elle pulsait. Elle cognait. Elle l’envahissait.
Lilian avait osé.
Quelque chose craqua dans l’esprit d’Alice, comme un os qu’on brise, comme une nuque qu’on rompt.
Obéissez.
Obéissez, Alice. Ou je vous enlèverai Derek.

Le corps d’Alice se lança vers l’avant sous une impulsion qu’elle ne contrôlait pas. Mais la chaleur d’une main contre ses doigts, celle d’un petit être contre elle. Alice s’arrêta avant d’avoir fait le moindre pas, ses yeux grands ouverts sur Lilian, sa mâchoire serrée à s’en rompre les dents. La magie pulsait toujours sous ses ongles, menaçaient de les soulever pour s’extirper et percuter Lilian de plein fouet. Elle voulait la voir crever, là, sous ses yeux. Arracher son âme pour la renvoyer aux Enfers.
Le coeur d’Alice battait à tout rompre. Les flammes brûlaient toujours en elle. La chaleur pulsait, encore et encore. Alice n’écoutait plus. Alice ne faisait que voir cette bouche qui avait osé s’articuler pour la menacer. Elle avait osé. Elle avait osé la menacer elle en utilisant Derek. Lilian ne la regardait plus. Alice ne regardait qu’elle, ses yeux plantés dans son profil.

Elle suivit sa retraite sans jamais baisser les yeux, son cœur battant violemment. Sa main sur l’épaule de Derek tremblait. Sa main sur le bras de Christopher tremblait. Donovan n’eut aucun regard, aucune attention pour sa vilaine verbe. Il n’était qu’une arme à la main de Lilian. C’était le bras qu’il fallait condamner, et trancher.
Un mouvement de Clinton fit tressaillir Alice. Son regard tomba sur le jeune garçon, enfin libéré de son père. Ses épaules, qu’elle découvrait contractées, retombèrent lentement. Alice se redressa un peu en déglutissant. La chaleur retombait lentement, trop lentement. Elle observa et écouta Clinton. Elle fut incapable de mentir d’un sourire ou bien même de répondre. Aussi se contenta t-elle de hocher la tête maladroitement.
Alice prit à nouveau conscience du corps de Derek contre le sien. Il se laissait aller contre ses jambes. Alice baissa les yeux sur lui. Non, je ne veux pas qu’il s’en aille. Je ne veux pas.
Il finit par s’en aller après avoir récupéré la main de son frère. La gorge d’Alice se serra douloureusement. Sa main désormais dépouillée de Derek se leva un instant vers leur dos s’éloignant. Elle se referma dans l’air et retomba en même temps que le regard d’Alice. Ses lèvres s’entrouvrirent pour avaler une goulée d’air.
Elle va te l’enlever. Elle va exiger de Donovan qu’il soit encore plus brusque avec les enfants pour effacer ce que tu leur a apporté. Elle va te les enlever. Tout les deux.
Alice baissa la tête pour serrer les dents, les yeux grands ouverts. Non. Non. Non, non, non.

Alice n’entendait plus quel jeu se jouait devant elle. Elle se libéra de la main de Christopher pour s’en éloigner. Un pas, puis un autre. Alice cherchait son souffle avec douleur, sa rage pulsant à ses tempes.
Non. Non, elle ne me les retirera pas. Jamais.
Alice leva le nez au plafond en refermant ses yeux. Elle inspira longuement. Force et dignité, Alice. Sa main vint se poser sur sa gorge. Elle caressa sa peau brûlante. Les doigts glissèrent jusqu’à son collier d’or. Il l’étranglait. Il était trop serré.
Alice laissa retomber sa main contre son flanc. Ses doigts battaient nerveusement contre sa hanche. Elle ne me les retirera pas.

« Je vous prie de m’excuser », lança Alice pour elle ne savait plus qui. Elle s’éloigna d’un pas rapide jusqu’au buffer où elle récupéra une coupe de champagne qu’elle bu aussitôt. Il fallait faire disparaître le goût de cendre mélangé au sang qui tapissait sa langue.
Alice se retient à grande peine pour ne pas casser les dents bien alignées de Maitresse Hangoover. Elle n'arrive pas à calmer sa rage à l'idée qu'on lui retire le neveu de @Christopher Hangoover et, après avoir cherché à retrouver sa contenance, s'élance vers le champagne.

Avatar dessiné par ma merveilleuse Élicia Caldin
Spécialiste en Lutin de cuir | Diplômée de Beauxbâtons | 1ère année GEAD | Caméléon de 2050 & Romantique de 2050
15 janv. 2026, 17:34
RP libre Bal du Nouvel An 2051
Jae terminait de vérifier sa tenue quand Mia apparue derrière lui. « Il est vraiment superbe oui, encore merci ! » Lui répondit l'homme en souriant sincèrement. S'il ne s'habillait pas mal avant de la rencontrer, le métis ne pouvait pas nier que la brune avait beaucoup de goût et améliorer la qualité de ses tenues. Il déposa un bisou sur la joue de Mia tout en effleurant le ventre avant de reprendre, avec beaucoup de tendresse : « mais tu es encore plus belle que moi ! »

Soucieux pour sa compagne et l'enfant à naître, le couple appela le magicobus, pour lui éviter de transplaner ou de prendre le réseau de cheminette. La soirée promettait d'être aussi belle que l'an dernier et Jae observa les décorations avec un ravissement non feint. S'il n'était pas un grand fan d'Astronomie, il ne pouvait nier que le ciel étoilé était magnifique et la magie à l'oeuvre dans le chapiteau pour reproduire le ciel nocturne encore plus grandiose.

Malgré la beauté du spectacle, Jae n'oubliait pas sa compagne et la même sollicitude qu'en début de soirée le poussa à se pencher à son oreille pour lui proposer d'aller s'asseoir pour s'épargner si elle en ressentait le besoin. Ils restèrent néanmoins debout jusqu'à la fin1, applaudissant avec les autres spectateurs avant de gagner leur table pour manger. Un petit objet flottant au-dessus de l'assiette indiquait sa place, le pointant du doigt après avoir aidé Mia à s'asseoir, il déclara : « si je me souviens bien de mes cours d'astronomie, il s'agit de Saturne. »

MV - JD
1 Action validée par Mia.
Jae & Mia s'installent à table. Nous n'avons pas de table officielle, donc dispo pour se mêler à qui veut. Jae commente l'objet qui indique sa place : une miniature de Saturne.
Reducio
Image
Merci encore Mia pour la trouvaille ! :cute:

Présent & disponible : pour RP et discuter (hibou/discord) • Sang pour Sang#12765D
hors-RP : tu peux me tutoyer sans souci !
15 janv. 2026, 17:47
RP libre Bal du Nouvel An 2051
ImageImageImage
RÉSOLUTION N°3
Image


AUX ALENTOURS DE 21 HEURES 30
Les tintements de couverts contre la porcelaine s’estompent lentement : même les dernier.ère.s – les plus lent.e.s ou plus bavard.e.s – finissent par terminer leur dessert et seuls restent les éclats de voix et de rires qui s'élèvent des différenties galaxies. Par magie, les tables sont débarrassées – exception faite pour les verres qui restent et peuvent continuer à être remplis.

Finalement, quelque chose semble changer dans la salle. Les plus attentif.ves le percevront peut-être : cette lumière dont l’intensité baisse, qui se fait doucement tamisée. À son image, les conversations perdent progressivement en intensité. Le regard des invité.e.s est rapidement happé par cette grande sphère qui s'abaisse lentement du ciel et qui tout à coup, s'illumine. C'est une grande lune qui flotte, suspendue dans l'air. Façon boule de disco astrale, elle tourne doucement sur elle-même, projetant des lueurs bleutées et argentées sur la piste de danse. Pour expliciter cette délicate invitation à se lever et quitter les tables, le volume du gramophone augmente. Les premières notes d'une valse [Le beau Danube bleu –Johann Strauss II] résonnent dans la bulle comme pour annoncer que maintenant est venu le temps de danser. Au bout de quelques mesures, le morceau se met en pause, puis reprend, recommençant depuis le début afin d'offrir une danse complète pour cette ouverture de bal.

Les tables se vident progressivement tandis que la piste de danse se remplit, mais restent présentes pour celles et ceux qui n'ont pas envie de danse ou qui ont besoin d'une petite pause. Le grammophone enchaîne les musique, alternant des morceaux de danse plus classiques avec des morceaux plus surprenant : tout le monde devrait trouver de quoi danser.

Précisions
À titre d'idées / inspiration : peut-être que ton personnage va danser…

… une valse sur Valse n°2 – Dmitri Shostakovich
… un tango sur Libertango – Astor Piazzolla
… un foxtrot sur Fly Me to the Moon – Frank Sinatra
… de l'Irish step dance (Riverdance) sur ceci
… du Lindy hop sur Minor Swing – Django Reinhard & Stéphane Grapelli
… de la salsa sur Chan Chan – Buena Vista Social Club
… un slow sur Stardust – Nat King Cole




Les sujets des tables restent ouverts, il est tout à fait possible de continuer d'y écrire.
Prochaine résolution le 24 janvier.
Image

ImageImageImage

Fab’ulous
#583400
15 janv. 2026, 18:18
RP libre Bal du Nouvel An 2051
A.S - C.H - A.S - C.H - E.C - A.S - E.C - C.H - A.S - E.C - C.H - A.S - E.C - C.H - A.S - C.H - A.S - C.H - A.S - C.H - A.S - C.H - A.S - C.H - A.S - C.H - A.S - C.H - A.S - C.H
Image


Plus sa famille s'éloigne, plus Christopher retrouve le contrôle de son corps et de ses pensées. Il ne peut pas s'empêcher de garder son regard braqué sur eux. Sur mère et père qui partent d'un côté, la main de l'une accrochée au bras de l'autre ; sur Donovan et Victoria, tous les deux grands et beaux, qui approchent un homme qui se recroqueville en les voyant ; sur Xavier qui erre comme une âme en peine en jetant des regards furtifs vers celle qu'il tient tout sa coupe. Plus le nombre de mètres augmente entre eux et lui, plus la pression qu'il ressentait s'amenuise. Il se rend compte également qu'il est soulagé de voir grandir la distance entre sa famille et Alice, il est soulagé que mère ne pose plus son regard de serpent sur elle, qu'il ne puisse plus la menacer comme elle le menace lui si facilement, si régulièrement. Les Hangoover s'éloignent, la pression retombe, les épaules de Christopher s'affaissent.

Il va pouvoir présenter Anna à Alice en bonne et due forme, maintenant. Il ne dira pas « Annabelle, ma sœur ». Il dira « Anna, la version féminin de cette jolie petite bouille que vous avez eu le bonheur de voir une semaine durant à Paris ». Cela fera ricaner Annabelle. Peut-être qu'Alice sourira, elle aussi. Il sent qu'elle a besoin de sourire. Il sent qu'elle a subit la tornade Lillian beaucoup plus violemment que lui. Il le sent car il ne parvient pas à oublier la sensation de sa poigne colérique sur son bras. Il le sent car elle n'a toujours rien dit.

Christopher ramène ses yeux vers Annabelle ; il a envie de croiser son regard, de lui sourire, de lever les yeux au ciel comme pour dire « enfin terminé ! ». Mais elle ne le regarde pas. Annabelle a les yeux tournés vers Alice. Alors Christopher aussi tourne les yeux vers Alice. La première chose qu'il voit c'est sa longue nuque à la peau ivoire, sa longue nuque qui se tend vers le ciel, le regard planté vers les constellations. Il voit sa main qui court le long de sa gorge, ses doigts qui frôlent le magnifique collier qui vaut plus que son salaire de responsable de bar. Il voit son regard fixe. Et il voit ses lèvres s’entrouvrir.

Elle les prie de... Les mots tombent au milieu de leur petit trio. Motivée par la force de l'habitude, Annabelle réagit presque aussitôt. Elle fléchit légèrement les genoux, elle baisse le menton. Elle dit :

« Je vous en prie. »

Et Alice se détourne et s'éloigne sans n'avoir rien dit de plus, sous le regard écarquillé de Christopher qui peut être libre de montrer ce qu'il veut de ses expressions maintenant que sa famille n'est plus près de lui. Il tourne les yeux vers sa sœur qui le regarde silencieusement, puis vers Alice qui s'éloigne en direction des tables. Elle attrape un verre, elle boit une gorge. Le ventre de Christopher se noue. Il ne sait pas ce qu'elle ressent mais il sait que Lillian a fait des dégâts. Il se dit qu'elle va se remettre, que ce n'est pas si grave, que lui-même a subit trente-trois ans de Lillian Hangoover et qu'il s'en est très bien sorti, très bien ! Pourtant, son pied a un mouvement qu'il ne contrôle pas, son pied se lève pour faire bouger son corps jusqu'à Alice. Christopher l'en empêche. Il ramène son pied à sa place et tourne les yeux vers Annabelle ; il sait que ce sera le seul moment de la soirée qu'il pourra partager avec elle. Et puis il ne veut pas la laisser seule car Xavier sautera sur l'occasion pour la récupérer. Et puis Alice les a prier de les excuser.

Anna plante son regard dans le sien. Sa tête se penche sur le côté.

« Qu'attends-tu ? »

Christopher ne comprend pas. Anna soupire et porte la main à sa tempe. Ses paupières tressautent. Elle a mal à la tête. Et elle trouve son frère vraiment idiot, parfois, même si elle ne le lui dira pas dans un lieu remplit d'oreilles indiscrètes. D'un geste élégant de la main, elle désigne Alice.

« Va la rejoindre.
Tout va bien, Anna, réplique naturellement Christopher qui sait que les Sangblanc veulent toujours préserver les apparences. Nous devrions...
N'as-tu pas vu son..., » commence-t-elle avec un mouvement d'humeur vers Alice avant de se taire subitement.

Elle soupire comme seule Annabelle Hangoover peut le faire. Quand elle soupire de cette façon-là, d'une façon un peu brutale à vrai dire, vous avez l'impression de n'être plus rien. Elle soutient de regard de son frère qui a les yeux qui fuient de plus en plus en direction d'Alice. Pendant un bref instant, un éclair colérique passe sur le visage d'Annabelle. L'instant d'après il a disparu et il laisse derrière lui un regard vide, un visage sans expression. Annabelle, les paupières à moitié baissées, porte sur Alice un regard qui ne ressent rien.

« Elle finira par réussir à nous tuer, » affirme-t-elle d'une voix plate.

À peine un murmure. Elle ne parle pas d'Alice. Et c'est un nous qui veut dire me. Christopher cligne des yeux. Il comprend ce qu'elle veut dire. L'instant suivant, il ne comprend plus du tout, son cerveau le force à froncer les sourcils et à se questionner. Comment ça ? Mais Annabelle se détourne déjà. Elle offre un dernier regard à son frère.

« Réserve-moi plusieurs danses, par pitié, » lui lance-t-elle de cette voix qui sait ordonner alors même qu'elle vient de prédire sa propre mort.

Christopher la regarde s'éloigner. Il ressent un soulagement qu'il ne veut pas s'avouer. Ses yeux partent aussitôt en quête du dos qu'Alice lui présente. Sa peau blanche attire le regard. Christopher respire longuement par le nez et avance à grands pas vers elle, sans avoir l'air pressé mais sans laisser croire non plus qu'il flâne sans but précis.

Il arrive rapidement près d'Alice, juste derrière elle. Il se penche pour déposer sa flûte vide et il attrape à la place un autre verre. Pas de champagne cette fois-ci. Du Whisky. En se penchant, il s'arrange pour que sa tête passe par-dessus l'épaule d'Alice. Sa bouche se retrouve proche de son oreille.

« Venez avec moi, lui murmure-t-il à l'oreille. Sortons. »

Verre en main, il s'éloigne d'un pas d'elle. Au fond de la salle, les lumières commencent déjà à baisser en intensité : sur la scène, le spectacle va commencer. La foule est en train de s'agglutiner. Christopher lève son bras pour le proposer à Alice. Pour la première fois depuis qu'elle s'est éloignée, il ose regarder son visage.

De ses yeux gris à sa peau diaphane, ses cheveux comme une lande enneigée, la courbe creuse de ses joues, ses lèvres pâles mais pas assez pour se confondre avec sa peau, la chute élégante de son nez, le gouffre de ses cernes sous ses yeux, la longue pente raide de son cou, l'angle de ses épaules. Christopher regarde, il observe, il fouille, comme si avec un regard il pouvait comprendre ce qui se passait à l'intérieur de sa tête. Mais a-t-il seulement besoin de regarder pour savoir ? S'il sent déjà l'effet Hangoover s'estomper, il n'en reste pas moins conscient de l'impact que peut avoir sur le moral une discussion avec sa mère. Il a entendu comme Alice les paroles qui ont été prononcées. Il a compris comme elle les menaces à peine voilées. Il ne comprend pas quels impacts elles ont, lui qui se complait de ne point voir ses neveux durant une longue période parce que comme ça il n'a pas à s'inquiéter pour eux. Lui qui se contente de quelques repas de famille avant de repartir à sa vie, son pub, sa musique. Lui qui a fait le choix de la fuite, le choix de la vie, le choix de la liberté. Alors il ne peut pas comprendre l'impact des mots de sa mère mais il sait. Toute cette histoire, la décision qu'ils doivent prendre, les menaces des unes et la pression des autres. La peur de choisir. La peur de s'emprisonner. La peur que ce soit pire encore s'ils font le choix du cœur.

Christopher lève davantage le bras pour encourager Alice à l'attraper. Il sait. Ils ont besoin d'un moment hors de cette bulle. Loin des regards. Un moment pour qu'Alice réarrange son masque. Un moment pour que lui fume la clope que son corps réclame avec violence.

Christopher reste seul avec Annabelle qui comprend tout à fait qu'Alice ne s'est pas seulement éloignée pour boire un verre et qui essaie de le faire comprendre à son idiot de frère. Christopher finit par rejoindre @Alice Sangblanc et il lui propose de sortir.

Lutin en cuir le plus stylé du Pitiponk
« Sa vie professionnelle est une fête qui s'arrête jamais » - LLOYD RIVER
15 janv. 2026, 19:12
RP libre Bal du Nouvel An 2051




Le bébé entend les premières notes d’une chanson qu’elle a toujours aimée. L’occasion est trop belle de fuir ce terrain miné. Ils ne sont pas très nombreux en piste pour le moment mais elle y va, seule, avec le désir de respirer un air frais. Elle n’a pas de cavalier, ce qui semble l’être... mais elle s’en moque. Avec Circéia, elles ont appris à danser dans le vide, sans partenaire, Mère n’aurait jamais accepté qu’elles en ait un à l’époque, surtout pour danser. Ainsi ferme-t-elle les yeux et se lance, prenant soin de ne pas gêner les autres, souriant. « Fly me to the moon », il n’en fallait pas plus pour l’attirer. Elle adore cette chanson et puis.

Et puis il y a Alyona, emporte moi vers elle, ma sœur de coeur, j’ai tellement envie de lui parler de nouveau. Ce soir je sens combien elle m’a manquée ces derniers mois. J’ai envie de le lui dire, de lui montrer combien elle a travaillé avec brio pour me faire cette robe de lumière. Si je suis rayonnante, ce n’est pas ma faute mais bien la tienne. J’aurais aimé être la lune mais la lune c’est toi, mon Alyona. Je vis, je souris, je tourne sur moi même, sentant bien que ta robe n’est pas vraiment prévue pour tourner en fanfreluches... elle fait malgré tout un petit effet de vague qui montre mes jambes. Pour un soir, qu’importe. Je stoppe un instant, puis reprends, « Fill my heart with song», j’ai envie de crier, me retenant, je chante les paroles, enfin doucement, mes yeux se ferment, je nous imagine tourner inlassablement comme quand nous étions enfants... les premières années de Poudlard, un temps que je n’évoque jamais habituellement. L’instant d’après, je les ouvre, sachant très bien où tu es. « You are all i long for, all I workship and adore ». J’ai cessé de danser le temps de… m’approchant de ta table, je t’envoie mon coeur et un baiser.

Puis elle reprend sa danse insensée, comme si elle tenait un défunt. Les vapeurs des dernières semaines créent en elle une ivresse qui se mue en gestes précis, déliés, plutôt une réussite. Elle sent un corps léger, le plaisir de se laisser aller. Il est facile de croire que cela n’est dû qu’à la soirée, à la folie d’une jeune femme inconsciente. Mais Alyona Farrow pourra vous le dire, elle connaît Ivanovna, elle connaît même Vana. Il se passe quelque chose dans ces instants, un corset implose, donnant à voir une toute autre femme. Tant de fois elles ont dansé, Circéia et elle, menées à la baguette mais elles adoraient. Danser non plus avec un fantôme mais devant son amie, « please be true », elle ne fait que cela, montrer aux autres ce qu’elle a en elle qu’habituellement seule Aly partage. Et encore. Bientôt la chanson s’achèvera. Il faut agir. Aussi courre-t-elle vers Alyona et l’enlace à la manière des hommes, fermement.

- Ma soeur, si tu savais comme tu me manques… « I love You ».

Et elle lui écrase un énorme baiser sur l’oreille, le genre qui risque de lui percer un tympan s’il est un peu fragile.

- Bon, je ne sais pas toi mais moi j’y retourne. J’ai toujours aimé danser.

Cela est une vérité, du genre qu’elle a cachée jusqu’ici. Un bon danseur pourrait peut-être avoir une chance de la séduire, une chance infime. Mais non, n’encourageons rien puisque de toutes manières son coeur lui a été volé. She’s no longer seducible.

Ainsi le soleil a-t-il brillé le temps d’une danse en l’honneur de la lune
Ainsi le soleil a-t-il compris combien l’une est l’autre, combien elle ne sera jamais plus une sans Aly
Ainsi le soleil a-t-il remercié sa lune
Et le soleil est retourné se consumer comme un astre que l’on ne voit pas car il est impossible de le regarder sans se brûler.

Image


Prétention des imbéciles, ou des inconscients, affaire d’appréciation.



I'm the daughter waiting for you… Gordon.




@Herminie Peers, @Aliosus Nerrah, @Alyona Farrow, @Alice Sangblanc, on ne sait jamais.
Et => @Alden Wells, @Adélaïde Brennen, @Maxine Tremblay, @Christopher Hangoover
Dernière modification par Ivanovna Gunnray le 17 janv. 2026, 09:32, modifié 3 fois.
15 janv. 2026, 20:03
RP libre Bal du Nouvel An 2051
0. Entrée d’AlienorIIIIIIIVVVI
VII (Bristyle)VIIIIXXXIXIIXIIIXIV
XVXVIXVIIXVIIIXIXXXXXIXXII
Image Image Image
Sa sérieuse supposition est accueillie par un rire, comme si l’idée de Charleston était amusante. L’exécution a bien quelque chose de puéril, dans le sens où pareille idée existerait dans une version ‘adulte’, réalisée avec raffinement et élégance. Son déguisement fait tout sauf haute couture. Et en même temps, il ne l’a pas produit en papier peint à la main puis racolé par des agrafes, il s’est arrangé pour que ça taille bien, un minimum. Sa tentative de comprendre le projet semble quand même trouver écho, puisqu’à les entendre, ils n’avaient pas vu la fleur dans la tenue. L’un des hommes, le plus grand, s’interroge à haute voix, à moins qu’il ne s’adresse au bibliothécaire, pour déterminer quelle fleur ce peut bien être. Hjúki se demande si une variété a bel et bien été choisie avec soin, ou si c’est juste une étoile au bout d’une tige, qui n’appelle pas à plus de réflexion que cela. En même temps, il égraine des noms qui résonnent sans familiarité : Naël, Aelle. Ça rime, c’est tout ce qu’il pense, incapable d’identifier le surnom d’un lointain collègue. Quand il a revu Cludhmor, il se souvenait de son prénom ; avoir été sa voisine de table durant sept ans et une binôme fiable l’avait rendu moins oubliable. Tous les autres patronymes se sont effacés, même ceux des professeurs. Si Charleston a survécu, c’est que le jeune mage a récemment déterré son manuel qui s’est avéré plutôt déceptif, et qu’ils sont désormais voisins. Pour le moment, il n’est pas à côté, et cette distance lui convient. Il ne se voit pas le confronter sur les imprécisions de son piètre guide du monde moldu.

La sorcière confesse avoir des souvenirs remontant à sa première année, une expérience que Hjúki se réjouit de ne pas partager. Certains choses déclenchent une rage épidermique quand on y pense. Une colère qui colle à la peau, qui empêche d’avancer. Longtemps, il a cru que tout ce qui à Poudlard l’avait fait enrager resterait gravé en lui, que son regard mémoriel ne saurait s’en détacher, que ça tournerait en boucle et l’enchaînerait. En réalité, sa scolarité a fini par se transformer en une bouillie lointaine, dans laquelle il n’arrive pas à attraper grand-chose. Il a grandi, assez pour commencer à se sentir libre de cette rage d’enfance. Maintenant, c’en est une autre qui l’habite. Mais cette ire-là est orientée vers le futur, non vers le passé. Alors il ne cherche pas à se débarrasser, car elle ne l’entrave pas. Hjúki apprend que le sorcier est bel est bien devenu professeur de botanique. Après ses buses, il avait disparu. Revenu après ses aspics, si ce n’est plus tard. Il ne compte pas demander quel genre d’enseignant il a bien pu devenir à cette autre matière. Ce serait faire la conversion sur un sujet dont il n’a cure : comment quoique ce soit se passe, à Poudlard. C’est sa cinquième année à ne plus y vivre.


« Assurément » confirme-t-il sobrement à l’assertion du grand homme. Ça ne rajeunit pas, mais il ne pense pas à ses plus jeunes années avec nostalgie. Ce temps qui passe lui convient. Le sorcier enchaîne sur un compliment qui arrache un sourire sans rougissement au bibliothécaire. Son choix d’un apparat de visage n’est pas celui de la facilité ou de l’invisibilité. Et il sait qu’il est de nature à ne pas déclencher que des gentillesses. Quelque part, c’est un moyen simple de sonder l’ouverture de ses interlocuteurs. Comme quand il avait orné ses paupières pour sa première visite au Pitiponk… il n’aurait pu tomber sur meilleure personne qu’Ali. « Je vous remercie, j’aime beaucoup le travail des couleurs de votre nébuleuse. » Il rebondit avec sincérité. Pour en avoir esquissé une sur la fresque du Pitiponk, il a encore en mémoire l’art avec lequel mêler chaque touche, chaque teinte pour un ensemble harmonieux, et ça semble être fait par des enchantements qu’il ne perce. Il se demande s’il y a dissimulé des nuances d’iris, comme il a caché celles de leurs regards, à Ali et lui, dans leur peinture. La question, dont il ne sait pas si elle lui était adressée, sur la fleur choisie par Charleston, résonne encore dans sa tête. Alors il s’en libère en y réfléchissant. Il en voit passer des fleurs, que ce soit par son obsession des ingrédients ou par la culture de son potager. « Le millepertuis ressemble à une étoile. Ça pourrait aussi être une raiponce. Elle tend à être parée de tons mauves mais ses pétales ont un agencement des plus étoilés. » La fleur du Conte, qui se mange et dévore, et qu’il a plus volontiers envie d’associer au personnage. Si l’an passé, il avait invoqué des pensées en compagnie d’une louve, l’idée de faire apparaître des raiponces jaunies par la visualisation ne le visite pas.
Hjúki remercie Zakary Bristyle, dont il complimente la nébuleuse, mais ne s’attarde pas sur la révélation d’@Aelle Bristyle concernant la reconversion du professeur Charleston ; avant de proposer un ou deux noms de fleurs étoilés
Dernière modification par Hjúki Anastase le 8 févr. 2026, 14:36, modifié 6 fois.
15 janv. 2026, 23:17
RP libre Bal du Nouvel An 2051
ImageImage
Willow et Aliosus


Il était inconcevable qu'Aliosus manquât le Bal de la Nouvelle Année donné à Godric's Hollow, tout comme il était au moins également inconcevable de s'infliger le diner qui le précédait. Imaginait on pire calvaire que celui d'être attablé avec des personnes inconnues ? Le repas était un moment éminemment intime, qu'il convient de partager avec des personnes choisies. Le simple fait d'imaginer toutes ces bouches remplies autour de lui, ces mouvements masticatoires débridés et ces dérapages de couverts crissant dans la porcelaines, ces sourires pleins de miettes et ces langues pleines de vin, ces conversations plates et ces rires révélant les mets encore à demi intacts entre les rangées de molaires jaunies. Dieux qu'il avait souffert de ces sept années de repas communs dans la Grande Salle.

Les Nerrah avaient diné entre eux, dans l'intimité d'un festin modeste au raffinement pareil à nul autre avant que Magnus ne rejoigne quelques uns de ses pairs dans une célébration tenant autant de la réunion d'une société secrète de celle d'un Kavaliere club. Aliosus quant à lui, s'était préparé pour rejoindre le Bal avec Willow, pour la deuxième année consécutive. Une nouvelle tradition mère-fils naissait entre eux, et il n'était pas si inintéressant de pointer que celle-ci n'impliquait aucune formule ancienne, aucune invocation, aucun sang versé. En tout cas en théorie.

Willow et son fils se trouvaient dans le corridor lorsqu'ils entendirent les premières notes retentir dans la salle. L'irlandaise sourit de toute ses dents, elle venait de se délester d'une somme qui mettrait son mari hors de lui lorsqu'il l'apprendrait en posant dans la récolte des dons de la soirée une pochette en cuir d'un poids équivoque.

«Chair de ma chair, ne nous faisons pas attendre d'avantage.»

Aliosus saisit la main offerte de Willow sans que l'absence de visage visible ne lui semble perturbant une seule seconde et ils franchirent l'entrée de la salle au moment où la musique reprenait. Les lueurs de saphir et d'argent que projetait la symbolique Lune au centre de la piste firent scintiller les motifs tissés en fils précieux des tenues des deux danseurs, si bien que le jeune homme se demanda si sa mère n'avait pas su à l'avance l'effet produit, mais comment aurait-elle pu savoir ? Cela importait peu, la musique emportait son corps dans les pas d'une danse fluide comme un beau fleuve tourbillonnant calmement travers la vallée et les prairies, notre Godric's Hollow vous salue, votre ruban d'argent lie le pays à la terre, et les cœurs heureux battent sur votre belle plage...
A la fin de la première danse, Willow et Aliosus seront libres d'être approchés. N'hésitez pas.

RP garantis 0% IA et 100% humain
16 janv. 2026, 01:38
RP libre Bal du Nouvel An 2051
31 décembre 2050
21h35 – Sous la bulle de Godric’s Hollow
Nerys est accompagné de ses parents
Reducio
Image
Le dîner s'était achevé dans une harmonie parfaite, et alors que les tables se débarrassaient d'elles-mêmes, l'atmosphère de la bulle changea brusquement. La lumière se tamisa et une immense sphère lunaire descendit du ciel pour irradier la pièce de reflets argentés. Puis, les premières notes solennelles de The Second Waltz, une valse, s'élevèrent.

Nerys observa les couples plus âgés se lever avec une raideur cérémonieuse. Elle jeta un coup d’œil à Gabriel. Elle savait qu'il n'accepterait jamais une valse dans les règles de l'art ce soir, et honnêtement, elle n'avait pas envie de passer dix minutes à compter "un, deux, trois" alors qu'elle se sentait aussi légère qu'une plume. Le pari attendrait une autre année. Ce soir, elle voulait s'amuser.

Elle se leva, adressa un sourire d'excuse à ses camarades de table, avant de filer vers la table de la Voie Lactée. Elle arriva devant Gabriel comme une petite tempête de tulle bleu.

- Bon, j'ai entendu la musique, et j'ai vu ta tête, lança-t-elle en riant alors qu'elle arrivait à sa hauteur. Rassure-toi, je ne vais pas t'infliger une valse ce soir. C'est bien trop sérieux pour nous.

Elle lui tendit la main, ses doigts brillant toujours de cet éclat bleu qui ne semblait pas vouloir s'estomper.

- Par contre, je refuse de rester assise alors qu'on ressemble à deux balises de détresse. Viens, on va sur la piste ! Pas pour valser, mais pour... disons... "occuper l'espace". On va leur montrer qu'on peut bouger nous aussi.

Elle lui fit un clin d’œil complice, une lueur de pure espièglerie dans les yeux.

- Imagine la tête des valseurs si on se met à faire des sauts de crapaud ou des mouvements de danse de pirate au milieu de leurs révérences. On va devenir les astres les plus imprévisibles de la galaxie ! Allez, décolle de ta chaise, mon Corsaire, on va aller gêner les couples sérieux.

Sans attendre son accord, car elle savait qu'il ne résisterait pas à l'idée de mettre un peu de désordre, elle saisit son poignet et l'entraîna avec elle. Elle se moquait bien que le rythme ne corresponde pas ; elle commença déjà à sautiller sur place, prête à inventer une danse qui n'appartenait qu'à eux, sous le regard médusé, ou amusé, des autres invités.

@Gabriel Yates
381 mots

- Fiche PR - - Questionnaire
Première année ~ 2050-2051 ~ Je sais où trouver Stella
color=#E6E6FA
16 janv. 2026, 12:06
RP libre Bal du Nouvel An 2051




Tandis qu’elle tourne et tourne encore, sans vraiment regarder autour, Ivanovna aperçoit tout d’un coup le jeune homme rencontré quelques mois plus tôt, ici même, à Godric’s Hollow. Cela n’interrompt pas sa danse pour autant mais son cou entame des mouvements passablement contre nature pour s’assurer que c’est bien lui.
Plus tôt dans la soirée, elle avait déjà eu quelques réminiscences de leurs conversations. Un garçon à la tenue impeccable, et il n’est pas ici question d’analyse vestimentaire. Dans les circonstances présentes, après avoir été considérée durant presque tout le repas comme une gamine idiote dont on peut à moindre frais se moquer, le contraste est violent. Enfin quelqu’un qui saura être courtois.

Dans les instants qui suivent, ceux qui l’observent, autrement dit personne, remarquent que sa danse est moins assurée, la mécanique semble déréglée. Ivanovna sent son coeur battre très fort, même s’il n’est en rien question de choses engageantes. Les gens qui comptent pour elles sont si peu nombreux, ceux ayant une place dans son coeur provoquent toujours une bouffée d’énergie puissante, forcément incontrôlable.
Ce soir, il se passe des choses sous cette carapace. Elle s’accepte. Dans son refus de se laisser humilier, dans cette volonté de rendre un peu du bonheur qu’Alyona a causé. Dans cette houle provoquée à la vue du jeune homme ! Les astres s’alignent pour amener du neuf. Aliosus Nerrah danse, avec une personne qui lui ressemble mais elle ne saurait dire si c’est par le physique ou la gestuelle. Tante ? Marraine ? Mère ? Amie de la famille ? Ils sont resplendissants, à côté elle doit donner l’impression d’être une étudiante sans moyens. Ce terrain-là n’est pas Gunnray, au moins est-elle fidèle à sa lignée. Et s'il est ce qu'il prétend, il saura voir par delà les apparences !

Ce qu’il y a de bien avec le sang, c’est qu’il vous donne par moments des qualités insoupçonnées, l’audace ponctuelle en est une assez partagée chez les deux sœurs Gunnray. Et au moment où les instruments se taisent, elle ne met pas longtemps à se décider. Tant pis si elle donne l’impression de lui sauter dessus, parfois, il faut prendre l’initiative. Traversant la piste, elle arrive face au jeune homme, lui sourit sans trop réfléchir à la façon de s’y prendre. Entrant dans le champ de vision du garçon, elle laisse juste un petit temps pour que leurs mains se quittent, mère et fils ??? Et…

- Bonsoir Monsieur Nerrah…

Les manières de poursuivre sont nombreuses, elle doit choisir et son coeur de petite fille joue des airs de grande musique tonitruante. C’est à cet instant qu’elle sent en elle cette nature qu’elle traque depuis des années comme ce qu’elle ne veut pas être, cette force impétueuse qui vous fait agir de manière puissante. Elle qui se refuse à elle-même trouve, pour une fois, que c’est bien « pratique ».
Les yeux noirs d’Ivanovna brillent quand elle lui dit,

- ...accepteriez-vous de danser avec moi ?

Tout est dans le ton. Ce ne sont pas les intonations d’une princesse habituée à ce que rien ne lui résiste et qui vous humilie par sa position prétendument supérieure. Elle n’est pas non plus une parfaite inconnue qui tente sans la moindre conviction une approche vouée à l’échec. Non plus l’amie de toute une vie, que l’on retrouve avec plaisir tout en sachant qu’en trente secondes les habitudes pesantes reviendront. Elle est Ivanovna, belle et un peu mystérieuse dans une robe que l’on ne peut comprendre que si l’on a vu Alyona. Simple, finement dessinée, aux effets subtils qu'un oeil exigeant saura voir.

Image


Elle n’a pas tendu la main, laissant le dernier mot au jeune homme. Il ne faut surtout pas le mettre dans une position d’obligation. Le droit de vivre selon ses propres désirs est un apophtegme dont elle ne saurait priver quiconque. La liberté de me faire de la peine, celle de me donner du plaisir, ou juste, pour un temps, danser ensemble.


@Herminie Peers, @Aliosus Nerrah, @Alyona Farrow, @Alice Sangblanc
Et => @Alden Wells, @Adélaïde Brennen, @Maxine Tremblay, @Christopher Hangoover
Dernière modification par Ivanovna Gunnray le 18 janv. 2026, 16:00, modifié 9 fois.
16 janv. 2026, 12:09
RP libre Bal du Nouvel An 2051
1 - 2 - HA - 3 - HA - 4
[Aelle qui cherche sa table : b.a.c.f.]


Image


Nous sommes trois à baisser les yeux sur le costume de Zakary lorsque l'inconnu le complimente. Narym sourit et acquiesce ; comme si c'était nécessaire, il a sûrement abreuvé Zak de compliments lorsqu'ils se sont préparés ensemble. Moi-même regarde son costume comme je regarderais un mur peint de blanc : je me fiche de l'esthétique de sa tenue tout comme je me fiche qu'il ait respecté le thème. Si une partie de moi est tout à fait capable de remarquer que mon frère a de l'allure, tout le reste est bien trop entravé par la rancœur que je ressens à son égard pour avoir ne serait-ce que l'idée de le complimenter ou d'acquiescer aux paroles de l'inconnu dont la voix ne m'est décidemment pas si inconnue que cela. Je me contente de détourner les yeux en avalant une gorgée de ma boisson.

Zakary n'a ni la retenue naturelle de Narym, ni le dédain de l'esthétique comme sa sœur. Alors évidemment il se met à rayonner lorsque le compliment lui est fait et il offre à l'homme un sourire qui prend toute la place sur son visage. Il penche son grand corps vers lui pour le remercier et si l'autre n'avait pas repris la parole à ce moment-là j'ai peur de ce qu'il aurait pu dire. Mais il reste coincé, silencieux et immobile, la bouche ouverte, pendant que l'inconnu nous annonce le nom des fleurs comme s'il faisait cela toute la journée : apprendre le nom des fleurs qui ont une forme d'étoile.

« Ouah, fait Narym avec un petit sourire en coulant vers l'homme un regard impressionné, je ne m'attendais pas à ce que vous sachiez répondre !
Je n'ai aucune idée, commence Zakary en exagérant l'écarquillement de ses yeux, mais alors vraiment aucune idée de ce à quoi ressemble ces fleurs. »

Il l'annonce comme si cela le ravissait, avec un rire sur les lèvres et les yeux brillants. Je lève vaguement les yeux au ciel, pousse un petit soupir et bois une énième gorgée de champagne avant de me tourner vers l'homme maquillé de bleu.

« Je partirai plus sur le millepertuis que la raiponce, si on en croit la couleur de celle-là. Le millepertuis ressemble vraiment à... » Je désigne d'un geste du menton le déguisement de Charleston. « Ça. »

Zakary se tourne vers moi. L'étonnement qui apparait sur son visage m'énerve et je ne sais pas pourquoi. Il me regarde comme si je venais de dire quelque de particulièrement brillant — ou de complètement idiot, je ne sais pas encore.

« Comment tu sais ça ! s'exclame-t-il, mais ça ne sonne pas comme une question ; il prend Narym à partie : comment est-ce qu'elle sait à quoi ressemble cette fleur ?
Aelle est brillante, » se contente de répondre Narym en haussant les épaules.

Lui, contrairement à Zakary, n'en fait pas trop et je sais qu'il y croit quand il dit ça. Je sais aussi qu'il a raison. Mais je sais également que je ne me suis pas montrée particulièrement brillante en ce début d'année scolaire, alors ça réveille une douleur dans mon cœur à laquelle je n'ai pas du tout envie de penser. Je me contente de regarder sans réagir, ce qui ne semble pas le troubler outre mesure.

« T'as surtout une mémoire que je ne comprendrai jamais, commente Zakary. Mais que j'admire. »

Incapable de savoir que répondre à ça, si ce n'est« encore faudrait-il que tu en aies toi-même une, de mémoire, pour comprendre », ce qui ne serait pas juste car Zakary n'est pas le plus bête de mes frère, je me contente de hausser les épaules pour seule réponse.

Les frères d'Aelle s'étonnent de la réponse très précise de @Hjúki Anastase. Aelle, que tout blase de toute manière, laisse entendre qu'elle connait l'une des deux fleurs parce qu'elle déplore l'ignorance de Zak et Nar, ce qui les impressionnent — mais apparemment les compliments aussi la blasent.