1 févr. 2026, 22:57
Bal du Nouvel An 2051
De longues secondes s’écoulèrent entre les deux jeunes femmes, lourdes de silence, sans qu’un seul mot ne soit prononcé. Les yeux plongés dans ceux de l’Anglaise, Eileen regardait Aliénor l’observer, sans doute en train de tenter de déchiffrer ce qui se cachait derrière ses paroles, de comprendre ce qu’elle avait réellement voulu dire, mais aussi taire en révélant l’existence de Simon.
Eileen regarda alors son amie se reculer légèrement, l’évaluant sous les lueurs de la lune, suspendue au centre de la sphère, et qui tournait doucement sur elle-même, les éclairant de sa douce lumière. Malgré la pénombre, il était difficile de manquer la moue qui vint plisser les traits d’Aliénor lorsqu’elle répéta les mots que l’Irlandaise venait de lui confier, comme si elle éprouvait l’insuffisance de leurs poids.
Un sourire amusé étira alors les lèvres d’Eileen. Il était désormais évident que la jeune femme en face d’elle était déçue par le peu d’informations qu’on lui avait donné. Pourtant, elle devra s’en contenter pour l’instant. Ce bal n’était pas l’endroit adéquat pour divulguer l’étendu de ses sentiments, d’expliquer à celle qui était sa plus chère amie, la complexité de sa relation avec le Norvégien. Elles se reverraient, l’Irlandaise en était certaine, dans un endroit plus calme, mais surtout dépourvu des nombreuses oreilles indiscrètes qui les entouraient présentement.
« On en reparlera, ne t’inquiète pas, » sourit Eileen. « Pourquoi pas autour d’une boisson au café du Rosier. »
Le lieu n’était pas anodin, Herminie y travaillait le week-end. Et si Eileen se livrait, elle souhaitait que la jolie blonde soit également là.
La main qu’Aliénor posa sur son épaule, alors qu’elle l’invitait implicitement à aller rejoindre son cavalier, Eileen la prit dans la sienne et la serra doucement. Sans un mot, mais toujours le sourire aux lèvres, la jeune femme hocha la tête. Lorsque l’Anglaise commença à s’écarter, et lui fit signe qu’elle avait l’étudiante de la GEAD à l’œil, celle-ci ne put s’empêcher de laisser échapper un petit rire accompagné d’un hochement de tête.
Elle n’avait aucune raison de s’inquiéter. Aussitôt Aliénor s’était retournée pour s’avancer vers la piste de danse qu’Eileen partie à la recherche du Norvégien.
Eileen regarda alors son amie se reculer légèrement, l’évaluant sous les lueurs de la lune, suspendue au centre de la sphère, et qui tournait doucement sur elle-même, les éclairant de sa douce lumière. Malgré la pénombre, il était difficile de manquer la moue qui vint plisser les traits d’Aliénor lorsqu’elle répéta les mots que l’Irlandaise venait de lui confier, comme si elle éprouvait l’insuffisance de leurs poids.
Un sourire amusé étira alors les lèvres d’Eileen. Il était désormais évident que la jeune femme en face d’elle était déçue par le peu d’informations qu’on lui avait donné. Pourtant, elle devra s’en contenter pour l’instant. Ce bal n’était pas l’endroit adéquat pour divulguer l’étendu de ses sentiments, d’expliquer à celle qui était sa plus chère amie, la complexité de sa relation avec le Norvégien. Elles se reverraient, l’Irlandaise en était certaine, dans un endroit plus calme, mais surtout dépourvu des nombreuses oreilles indiscrètes qui les entouraient présentement.
« On en reparlera, ne t’inquiète pas, » sourit Eileen. « Pourquoi pas autour d’une boisson au café du Rosier. »
Le lieu n’était pas anodin, Herminie y travaillait le week-end. Et si Eileen se livrait, elle souhaitait que la jolie blonde soit également là.
La main qu’Aliénor posa sur son épaule, alors qu’elle l’invitait implicitement à aller rejoindre son cavalier, Eileen la prit dans la sienne et la serra doucement. Sans un mot, mais toujours le sourire aux lèvres, la jeune femme hocha la tête. Lorsque l’Anglaise commença à s’écarter, et lui fit signe qu’elle avait l’étudiante de la GEAD à l’œil, celle-ci ne put s’empêcher de laisser échapper un petit rire accompagné d’un hochement de tête.
Elle n’avait aucune raison de s’inquiéter. Aussitôt Aliénor s’était retournée pour s’avancer vers la piste de danse qu’Eileen partie à la recherche du Norvégien.
Eileen est toujours dérangeable si vous souhaitez interagir avec elle (dans la mesure où elle peut rapidement aller rejoindre Simon
@Aliénor Delphillia, @Herminie Peers pour la mention
« Free will does exist, it's just fucking hard.»
Étudiante à la GEAD - Membre de l’UDS [#601070]
Étudiante à la GEAD - Membre de l’UDS [#601070]
2 févr. 2026, 00:35
Bal du Nouvel An 2051
A.W. - S.W. - M.R. - L.G. - K.H. - A.W. - M.R. - L.G. - Table E. Galaxie du Triangle - A.W. - M.R. - L.R. - A.W. - M.R.
Oh. Oh. Il se retourne. Il me regarde.
Le temps s'arrête, le bruit s'arrête, mon coeur s'arrête. Tout s'arrête d'un coup, sans prévenir. Nos yeux se percutent, se rejoignent, s'accrochent. Et dans ses iris noisette je peux lire tout ce que je ne m'autorise pas à penser. Je devine qu'il est autant surpris de me voir ici que je le suis de le croiser là. Et...c'est à peu près tout ce que je suis capable de deviner. Parce que merde je crois bien que j'ai les yeux embués de larmes, je crois que je vois flou à cause de l'eau salée et traitresse qui s'accumule dans mes yeux. Je pleure ? Vraiment. Je vais pleurer maintenant. Pour Lloyd. A cause de Lloyd. Tout se mélange dans ma tête, j'ai du mal à suivre le fil.
Nos yeux ne se lâchent pas. Je ne le lâche pas. Mais pourquoi ? C'est bien ce que j'ai fait en disparaissant, en m'évaporant au Japon sans regarder en arrière et sans m'inquiéter de ce qu'il allait en penser. Et il ne... il ne peut pas m'en vouloir. La sentence tombe comme ça, sans rien demander, sans rien attendre. Elle explose dans ma tête. Il ne peut pas m'en vouloir.
Quelle menteuse. Sale hypocrite.
J'ai un spasme nerveux, mes doigts se crispent autour des vêtements d'Alden. Lloyd me regarde avec une intensité qui me fait mal à l'intérieur, qui me rappelle tellement de choses, qui me fait tourner la tête. Il ne peut pas m'en vouloir. Je suis partie parce qu'on ne fonctionnait plus, parce que ça n'allait plus marcher. T'aurais fait quoi sinon ? On aurait continué à s'abimer l'un sur l'autres, on n'aurait jamais arrêté de s'éloigner et de se retrouver. Et je ne serais pas celle que je suis aujourd'hui. Si je n'avais pas fait ça j'aurais....j'aurais eu..une vie stable....? Mon coeur rate un battement, je suis surprise qu'il fonctionne encore. Si je n'étais pas partie, si je n'avais pas disparu dans la nature... Est-ce que ça aurait pu marcher ? Est-ce que on aurait pu fonctionner ensemble ? Parce que merde, on était bien ensemble. C'était bien avec lui, c'était facile. Les matins avec la tête douloureuse, les souvenirs encore vifs, les échos de nos sourires sur nos lèvres. Tout ça c'était facile. Les baisers au goût de rires, d'alcool, de chansons, de cris, d'amour, d'amertume, de pleurs. Ils étaient bons. Tous, chacun à leur façon. On aimait... on s'aimait.
Putain je délire. Qu'est-ce qu'il fait ? Qu'est-ce que je fait ? J'ai mal au coeur, si mal au coeur. Je ne sais pas quoi faire, je suis coincée dans mon corps telle une marionnette abandonnée. Et Lloyd est loin. Si près et pourtant si loin de moi, à des endroits où je ne peux pas l'atteindre.
J'amorce un geste vers lui, sans réfléchir. Une main qui se lève, un coeur qui trébuche et une infinité de souvenirs partagés entre nous éclate dans ma tête. Si j'étais restée, est-ce qu'on aurait pu se retrouver ? On était aussi cassés l'un que l'autre, tout ne peut pas être de ma faute. Il aurait pu me retenir, il aurait pu venir avec moi, il aurait pu... Quoi ? Toutes ces idées ne sont pas les miennes, elles appartiennent à une Miya désespérée, idéaliste, alcoolisée et qui n'existe plus. Elle existe plus, j'suis différente, j'suis plus la même. Mon coeur bat fort dans ma poitrine, tellement fort que j'ai peur qu'Alden l'entende et qu'il me fasse les gros yeux, si fort que je crains que Lloyd puisse l'entendre, et qu'il discerne toutes mes hésitations, mes regrets, mes pensées folles et toutes ces choses que je voudrais dire mais que je n'oserais jamais.
Alden me sauve. Encore, toujours, il est là pour me sauver. D'un geste, il ramène mes yeux sur lui et se tourne, renvoie Lloyd dans le décor. Le regard vide, je peine à me concentrer sur ses traits. Un verre ? Oui, un verre c'est une bonne idée. Un, suivi d'une douzaine d'autres, voilà qui devrait suffire pour m'aider à reprendre mes esprits. Et une clope. Merde j'ai besoin de fumer, de sentir ma conscience s'envoler dans les étoiles factices qui décorent la salle. Je pourrais enfumer le dôme, noyer tout le monde dans ma détresse et transformer ce bal en une prison. Ma prison. Oh dieux qu'est-ce que je fou ? Hagarde, je regarde mon ami sans comprendre ce qu'il me dit. Sortir ? Il a besoin de sortir ? Perdue, j'essaye de jeter un coup d'oeil derrière lui. Echec cuisant, il est trop grand et il me tient encore entre ses bras. Lloyd aussi aimait me tenir dans ses bras, j'étais toute petite contre lui. Oh mon dieu, par Merlin, Morgane et toute leur lignée... Rien ne va, tout dérape, la situation m'échappe et je ne peux rien faire d'autre si ce n'est la regarder me glisser des doigts et précipiter le reste de mon amour propre par terre. Oh ce serait si facile, tellement facile de revenir vers lui. Réduire la distance entre nous à néants, réapprendre à vivre sa vie, son rythme. Retrouver notre vie d'avant, notre quotidien différent chaque jour, recommencer les journées qui n'offraient aucune certitude si ce n'était que nous allions rire, boire et nous embrasser. Ce serait facile, aussi facile que d'aller se coucher et de s'enrouler dans sa couette. Retrouver le confort de ce que nous avons tous les deux perdus il y a quelques années et effacer toutes les conneries que j'ai pu dire ou faire.
Tap tap. Al' tapote ma joue et ce geste me sort de cette espèce de transe inexplicable et ridicule dans laquelle mon esprit a glissé. Je ne peux pas faire ça. Mieux, je ne dois pas faire ça.
« Euh nan je... Je dois... » Les mots se perdent quelque part. Je dois...quoi ? Aller lui parler ? A cet homme que j'ai aimé et qui m'a tellement aimé qu'il ma laissé lui briser le coeur plusieurs fois de suite ? Oui, oui je dois aller lui parler. « Je dois aller lui parler. » Est-ce que j'ai dis ça à voix haute ? Je dois aller lui parler, aller le voir, m'assurer qu'il est réel. Vraiment là, à quelques mètres de moi. Par Circée il fait une chaleur ici ! Suivant les directives emmêlées de mon ami, j'inspire et expire lentement. Merde j'ai encore des bouffées de chaleur à cause de Lloyd fucking River même des années après. Un rire nerveux m'échappe, je me cramponne maladroitement à mon meilleur ami. « Il est.... Il a.... Lloyd dans une putain de chemise à quelques pas de moi, faut... Je peux pas rester », je murmure en détachant tant bien que mal mes doigts du vêtement d'Alden. Je les passe sur mon visage et me redresse, fébrile, les joues roses et le coeur battant toujours anormalement vite. « Je dois boire », je déclare d'un ton absent.
Il faut croire que je n'ai pas encore assez d'alcool dans le sang pour arriver à marcher droit.
« Et je veux aller le voir, je veux... » ....savoir s'il a quelqu'un. La réalisation me frappe fort, elle s'en prend à mon orgueil et à ma fierté, à mon coeur et à ma tête. Mal à l'aise, je croise les bras sur mon estomac et m'y agrippe comme si je m'agrippais à la vie. Je suis une femme faible.
Lentement, je fais un pas de côté et cherche Lloyd du regard. Reste, reste, reste... Je garde les dents serrées jusqu'à rencontrer de nouveau son regard. Mon coeur rate un battement. Mais qu'est-ce qui tourne pas rond chez moi ? Je suis partie exactement pour ça, parce que je savais que j'allais continuer à revenir vers lui, à nous faire pleurer tous les deux, à nous embrasser au travers de nos larmes, à mettre toute ma fierté de côté pour le supplier de me pardonner. Mes iris s'accrochent aux siennes, je prends à peine un bref instant pour faire tomber mon regard le long de sa silhouette. Je déglutis difficilement. « Al' ? » Incertaine de ce que je suis entrain de faire, je fais un pas dans la direction de Lloyd. « Je vais avoir besoin que tu me fasses confiance, s'il te plait... » Je peux le faire, je suis une adulte maintenant. « Y'a... encore des choses que je veux lui dire et j'te promets que ça va aller. » Non. Je suis à moitié ivre et Lloyd est là, dans une chemise. Je me dis vaguement que Jude risque de m'étriper si elle me voit approcher Lloyd, la pensée s'échappe avant d'avoir pu faire passer son message.
Mes yeux disent à Alden de ne pas s'inquiéter, et je lui envoie un baiser accompagné d'un sourire confiant pour le rassurer. Je gère. Et au pire...je ne me suis jamais renseignée sur le transplanage sur tête humaine, mais je devrais me débrouiller pour réussir à m'échapper et à retrouver un de nos amis au cas où ça se passerait mal. Oh dieux, oh dieux... Je fais quelques pas de plus, m'éloignant de mon meilleur ami, jusqu'à me retrouver à une distance plutôt diplomatiquement et politiquement correcte de Lloyd. Mon coeur éclate dans ma poitrine.
« Lloyd..........je.... »
Le reste ne vient pas. J'ai oublié comment parler, comment penser, comment respirer. Merde.
____________________
@Alden Wells, @Lloyd River
Oh. Oh. Il se retourne. Il me regarde.
Le temps s'arrête, le bruit s'arrête, mon coeur s'arrête. Tout s'arrête d'un coup, sans prévenir. Nos yeux se percutent, se rejoignent, s'accrochent. Et dans ses iris noisette je peux lire tout ce que je ne m'autorise pas à penser. Je devine qu'il est autant surpris de me voir ici que je le suis de le croiser là. Et...c'est à peu près tout ce que je suis capable de deviner. Parce que merde je crois bien que j'ai les yeux embués de larmes, je crois que je vois flou à cause de l'eau salée et traitresse qui s'accumule dans mes yeux. Je pleure ? Vraiment. Je vais pleurer maintenant. Pour Lloyd. A cause de Lloyd. Tout se mélange dans ma tête, j'ai du mal à suivre le fil.
Nos yeux ne se lâchent pas. Je ne le lâche pas. Mais pourquoi ? C'est bien ce que j'ai fait en disparaissant, en m'évaporant au Japon sans regarder en arrière et sans m'inquiéter de ce qu'il allait en penser. Et il ne... il ne peut pas m'en vouloir. La sentence tombe comme ça, sans rien demander, sans rien attendre. Elle explose dans ma tête. Il ne peut pas m'en vouloir.
Quelle menteuse. Sale hypocrite.
J'ai un spasme nerveux, mes doigts se crispent autour des vêtements d'Alden. Lloyd me regarde avec une intensité qui me fait mal à l'intérieur, qui me rappelle tellement de choses, qui me fait tourner la tête. Il ne peut pas m'en vouloir. Je suis partie parce qu'on ne fonctionnait plus, parce que ça n'allait plus marcher. T'aurais fait quoi sinon ? On aurait continué à s'abimer l'un sur l'autres, on n'aurait jamais arrêté de s'éloigner et de se retrouver. Et je ne serais pas celle que je suis aujourd'hui. Si je n'avais pas fait ça j'aurais....j'aurais eu..une vie stable....? Mon coeur rate un battement, je suis surprise qu'il fonctionne encore. Si je n'étais pas partie, si je n'avais pas disparu dans la nature... Est-ce que ça aurait pu marcher ? Est-ce que on aurait pu fonctionner ensemble ? Parce que merde, on était bien ensemble. C'était bien avec lui, c'était facile. Les matins avec la tête douloureuse, les souvenirs encore vifs, les échos de nos sourires sur nos lèvres. Tout ça c'était facile. Les baisers au goût de rires, d'alcool, de chansons, de cris, d'amour, d'amertume, de pleurs. Ils étaient bons. Tous, chacun à leur façon. On aimait... on s'aimait.
Putain je délire. Qu'est-ce qu'il fait ? Qu'est-ce que je fait ? J'ai mal au coeur, si mal au coeur. Je ne sais pas quoi faire, je suis coincée dans mon corps telle une marionnette abandonnée. Et Lloyd est loin. Si près et pourtant si loin de moi, à des endroits où je ne peux pas l'atteindre.
J'amorce un geste vers lui, sans réfléchir. Une main qui se lève, un coeur qui trébuche et une infinité de souvenirs partagés entre nous éclate dans ma tête. Si j'étais restée, est-ce qu'on aurait pu se retrouver ? On était aussi cassés l'un que l'autre, tout ne peut pas être de ma faute. Il aurait pu me retenir, il aurait pu venir avec moi, il aurait pu... Quoi ? Toutes ces idées ne sont pas les miennes, elles appartiennent à une Miya désespérée, idéaliste, alcoolisée et qui n'existe plus. Elle existe plus, j'suis différente, j'suis plus la même. Mon coeur bat fort dans ma poitrine, tellement fort que j'ai peur qu'Alden l'entende et qu'il me fasse les gros yeux, si fort que je crains que Lloyd puisse l'entendre, et qu'il discerne toutes mes hésitations, mes regrets, mes pensées folles et toutes ces choses que je voudrais dire mais que je n'oserais jamais.
Alden me sauve. Encore, toujours, il est là pour me sauver. D'un geste, il ramène mes yeux sur lui et se tourne, renvoie Lloyd dans le décor. Le regard vide, je peine à me concentrer sur ses traits. Un verre ? Oui, un verre c'est une bonne idée. Un, suivi d'une douzaine d'autres, voilà qui devrait suffire pour m'aider à reprendre mes esprits. Et une clope. Merde j'ai besoin de fumer, de sentir ma conscience s'envoler dans les étoiles factices qui décorent la salle. Je pourrais enfumer le dôme, noyer tout le monde dans ma détresse et transformer ce bal en une prison. Ma prison. Oh dieux qu'est-ce que je fou ? Hagarde, je regarde mon ami sans comprendre ce qu'il me dit. Sortir ? Il a besoin de sortir ? Perdue, j'essaye de jeter un coup d'oeil derrière lui. Echec cuisant, il est trop grand et il me tient encore entre ses bras. Lloyd aussi aimait me tenir dans ses bras, j'étais toute petite contre lui. Oh mon dieu, par Merlin, Morgane et toute leur lignée... Rien ne va, tout dérape, la situation m'échappe et je ne peux rien faire d'autre si ce n'est la regarder me glisser des doigts et précipiter le reste de mon amour propre par terre. Oh ce serait si facile, tellement facile de revenir vers lui. Réduire la distance entre nous à néants, réapprendre à vivre sa vie, son rythme. Retrouver notre vie d'avant, notre quotidien différent chaque jour, recommencer les journées qui n'offraient aucune certitude si ce n'était que nous allions rire, boire et nous embrasser. Ce serait facile, aussi facile que d'aller se coucher et de s'enrouler dans sa couette. Retrouver le confort de ce que nous avons tous les deux perdus il y a quelques années et effacer toutes les conneries que j'ai pu dire ou faire.
Tap tap. Al' tapote ma joue et ce geste me sort de cette espèce de transe inexplicable et ridicule dans laquelle mon esprit a glissé. Je ne peux pas faire ça. Mieux, je ne dois pas faire ça.
« Euh nan je... Je dois... » Les mots se perdent quelque part. Je dois...quoi ? Aller lui parler ? A cet homme que j'ai aimé et qui m'a tellement aimé qu'il ma laissé lui briser le coeur plusieurs fois de suite ? Oui, oui je dois aller lui parler. « Je dois aller lui parler. » Est-ce que j'ai dis ça à voix haute ? Je dois aller lui parler, aller le voir, m'assurer qu'il est réel. Vraiment là, à quelques mètres de moi. Par Circée il fait une chaleur ici ! Suivant les directives emmêlées de mon ami, j'inspire et expire lentement. Merde j'ai encore des bouffées de chaleur à cause de Lloyd fucking River même des années après. Un rire nerveux m'échappe, je me cramponne maladroitement à mon meilleur ami. « Il est.... Il a.... Lloyd dans une putain de chemise à quelques pas de moi, faut... Je peux pas rester », je murmure en détachant tant bien que mal mes doigts du vêtement d'Alden. Je les passe sur mon visage et me redresse, fébrile, les joues roses et le coeur battant toujours anormalement vite. « Je dois boire », je déclare d'un ton absent.
Il faut croire que je n'ai pas encore assez d'alcool dans le sang pour arriver à marcher droit.
« Et je veux aller le voir, je veux... » ....savoir s'il a quelqu'un. La réalisation me frappe fort, elle s'en prend à mon orgueil et à ma fierté, à mon coeur et à ma tête. Mal à l'aise, je croise les bras sur mon estomac et m'y agrippe comme si je m'agrippais à la vie. Je suis une femme faible.
Lentement, je fais un pas de côté et cherche Lloyd du regard. Reste, reste, reste... Je garde les dents serrées jusqu'à rencontrer de nouveau son regard. Mon coeur rate un battement. Mais qu'est-ce qui tourne pas rond chez moi ? Je suis partie exactement pour ça, parce que je savais que j'allais continuer à revenir vers lui, à nous faire pleurer tous les deux, à nous embrasser au travers de nos larmes, à mettre toute ma fierté de côté pour le supplier de me pardonner. Mes iris s'accrochent aux siennes, je prends à peine un bref instant pour faire tomber mon regard le long de sa silhouette. Je déglutis difficilement. « Al' ? » Incertaine de ce que je suis entrain de faire, je fais un pas dans la direction de Lloyd. « Je vais avoir besoin que tu me fasses confiance, s'il te plait... » Je peux le faire, je suis une adulte maintenant. « Y'a... encore des choses que je veux lui dire et j'te promets que ça va aller. » Non. Je suis à moitié ivre et Lloyd est là, dans une chemise. Je me dis vaguement que Jude risque de m'étriper si elle me voit approcher Lloyd, la pensée s'échappe avant d'avoir pu faire passer son message.
Mes yeux disent à Alden de ne pas s'inquiéter, et je lui envoie un baiser accompagné d'un sourire confiant pour le rassurer. Je gère. Et au pire...je ne me suis jamais renseignée sur le transplanage sur tête humaine, mais je devrais me débrouiller pour réussir à m'échapper et à retrouver un de nos amis au cas où ça se passerait mal. Oh dieux, oh dieux... Je fais quelques pas de plus, m'éloignant de mon meilleur ami, jusqu'à me retrouver à une distance plutôt diplomatiquement et politiquement correcte de Lloyd. Mon coeur éclate dans ma poitrine.
« Lloyd..........je.... »
Le reste ne vient pas. J'ai oublié comment parler, comment penser, comment respirer. Merde.
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@Alden Wells, @Lloyd River
#193b02 — Sainte Miya du Ouin Ouin aka le Miyotaure aka Dame Chaos aka Génie du Mal — i put the "hot" in psychotic
« Si c'est là votre façon d'aimer, je vous prie de me haïr. » — i wrote that at midnight in a shakespearean rage
« Si c'est là votre façon d'aimer, je vous prie de me haïr. » — i wrote that at midnight in a shakespearean rage
2 févr. 2026, 10:23
Bal du Nouvel An 2051

A.S - C.H - A.S - C.H - E.C - A.S - E.C - C.H - A.S - E.C - C.H - A.S - E.C - C.H - A.S - C.H - A.S - C.H - A.S - C.H - A.S - C.H - A.S - C.H - A.S - C.H - A.S - C.H - A.S - C.H - A.S - C.H - A.S - C.H - A.S - C.H - A.S - C.H - A.S | Repas | C.H - A.S - C.H - A.S
Entre les mains de Christopher, il semblait à Alice retrouver une normalité, une constance à laquelle elle s’était naturellement habituée. Non pas qu’ils aient eu de nombreuses occasions de participer à moult bal durant leur semaine à Paris. Alice songeait plutôt à leur proximité, au curieux sentiment d’être à sa place lorsqu’elle était à ses côtés. Ce qui n’avait pas le moindre sens.
Les pas de danse se succédaient avec aisance. Aimablement, Christopher la laissait guider leur mouvance au travers des autres danseurs. Si Lillian parvenait à les voir, nul doute qu’elle serait choquée de voir la femme mener la danse, n’est-ce pas ?
L’éclat de rire de Christopher fit lever les yeux d’Alice vers lui dans un sourire merveilleux. Elle avala goulûment celui qu’il lui proposait, toutes dents dehors. Alice appréciait ce sourire-ci. Il n’était pas narquois ni moqueur, seulement amusé par des mots cruels.
La réplique offusquée du trentenaire dégoulinait de mensonge délicieux. Mais ce mensonge ne révélait rien. Alice ne savait pas si Christopher aimerait voir sa mère trépasser. Avait-il conscience qu’un tel événement libérerait sa famille ? Que Derek et Clinton seraient bien plus heureux ? Que lui même ne serait plus jamais contraint d’agir contre sa volonté ? Si Lillian Hangoover venait à périr, qui prendrait sa suite ? Duke Hangoover ? Il ne serait jamais aussi malin que sa femme, il ne penserait jamais avec l’ambition d’une femme. Donovan Hangoover ? Son orgueil le perdrait bien vite.
Seule une mère parviendrait à briser ses enfants tout en s’assurant leur amour éternel.
Alice laissa Christopher s’approcher d’elle pour jouer encore un peu avec l’hypothétique décès de Lilian Hangoover. Elle y répondit d’un sourire mutin et poursuivit alors leur danse macabre, singeant une véritable ambition : celle de voir Lilian Hangoover choir au sol en se tordant le cou.
Christopher était un bon danseur. Alice n’en avait pas douté… quoi que : elle craignait tout de même pour ses pieds, l’éducation qu’il avait reçu ne pouvant lutter contre sa légendaire maladresse. Ses doigts autour des siens, sa main enfin contre son dos, Alice appréciait ce moment. Pendant quelques pas, elle aurait pu oublier le regard de Lillian Hangoover. Elle aurait pu oublier que cette danse pouvait lui laisser croire qu’ils avaient fait leur choix. Elle aurait pu oublier que quelques semaines plus tôt, Alice avait vomit de dégoût à l’idée de se marier. A l’idée d’avoir perdu la bataille qu’elle livrait contre les convenances et obligations depuis près de quatre année. Alice ne voulait pas se marier. Jamais. Elle l’avait dit haut et fort. Elle avait envoyé paître les mots cruels de la marieuse. Elle avait craché ses refus au visage de Grand-Père Henri. Elle avait lutter, et s’était promis de toujours lutter. “Vous voulez me marier à un homme riche et puissant ?” avait-elle jeté avec toute la rage d’une jeune fille de quatorze ans. “Je serai la femme riche et puissante”. Parjure. Maudite parjure à sa propre parole. Pauvre idiote. Faible petite chose incapable de se battre pour sa propre survie. Qu’espérait-elle accomplir pour un pays tout entier ?
La voix de Christopher tira Alice loin de griffes de sa conscience. Son souffle se bloqua dans sa trachée, son regard attrapant celui que lui tendait Christopher. Durant un battement de cil, le Monde autour d’eux se brouilla. Des candélabres jaillirent du sol, le parquet se mua en pavés de pierre recouvert de neige. La Seine noya les danseurs. Johann Strauss laissa place à un accordéon lointain. Les flocons tombaient tout autour d’eux. Le rire de Christopher éclatait dans la nuit sombre du Paris sorcier. Alice souriait, les joues rougies par le froid de l’hiver.
Un battement de cil plus tard, Paris disparaissait à nouveau.
« Nous y retournerons », promit Alice. Son pouce glissa sur le dos de la main de Chris. Un faible sourire se voulant réconfortant ourla les lèvres de la jeune femme. Qui voulait-elle vraiment réconforter ? Alice ne savait plus vraiment. « D’ici là… tâchons de ramener un peu de Paris ici, et envoyons paître tout ces idiots, votre mère en cheffe de fil. Amusons nous, comme si nous étions encore là bas. » Alice profita d’un pas pour se rapprocher de Christopher, sa poitrine effleurant son torse. Son sourire, tantôt plus doux, se mua en rictus espiègle. « Nous irons nous plaindre auprès de Thomas. Après tout, tout est de sa faute. Si vous le voyez, je vous invite à lui envoyer votre coude dans les côtes, je me chargerai de ses pieds. Nous ferons passez cela pour un accident. »
Alice danse une valse avec @Christopher Hangoover. Elle se perd mentalement en envie meurtrière, perd un peu contenance lorsqu'il parle de Paris... et l'invite à molester Thomas si il venait à passer près d'eux.
Avatar dessiné par ma merveilleuse Élicia Caldin
Spécialiste en Lutin de cuir | Diplômée de Beauxbâtons | 1ère année GEAD | Caméléon de 2050 & Romantique de 2050
Spécialiste en Lutin de cuir | Diplômée de Beauxbâtons | 1ère année GEAD | Caméléon de 2050 & Romantique de 2050
2 févr. 2026, 12:48
Bal du Nouvel An 2051
A.W. - S.W. - M.R. - L.G. - K.H. - A.W. - M.R. - L.G. - Table E. Galaxie du Triangle - A.W. - M.R. - L.R. - A.W. - M.R. - L.R
Faut que je bouge. Faut que je fasse un truc. Je peux pas rester comme ça. Je me sens pas bien. Je sais pas si j’ai envie de courir, d’aller me cacher ou… ou d’attendre qu’elle s’approche. Je veux pas qu’elle s’approche. J’ai envie qu’elle s’approche. Je veux qu’elle vienne jusqu’à moi, qu’elle me regarde comme elle le faisait avant, quand elle devait lever la tête et moi la baisser. Ses bras s’enroulaient autour de ma nuque, les miens autour de ses hanches et…
J’ai le cœur qui bat tellement vite que j’en ai le tournis. J’ai le souffle court, je crois que j’ai arrêté de respirer à un moment. La voir, ça me fait mal, et ça me fait un truc bizarre dans le bide.
Et là, je prends conscience qu’elle est pas toute seule. Il y a un mec avec elle. Il est proche d'elle. Il la touche comme moi je le faisais avant. Son visage la caresse, sa main la caresse. Je peux plus la regarder, je vois plus que son dos à lui. Mon cœur s’arrache à ma poitrine, et j’arrive pas à retenir le hoquet de douleur que la sensation me provoque. Je me sens faire un pas, mais c’est plus pour retrouver Miya : c’est pour choper ce mec par la nuque et lui éclater le nez sur le sol. Je l’ai fait des centaines de fois, juste pour m’amuser, pour pouvoir bouffer, pour faire bouffer Miya. L’envie pulse dans mes doigts, elle fait vibrer le verre que je tiens encore. Cette fois, j’en suis sûr, j’ai fait un second pas. Je veux pas qu’il la touche, et je sais même pas pourquoi, mais je veux pas. Je veux pas qu’il m’empêche de la voir ! Je veux la voir, j’ai le droit de la voir. Elle m’a volé ce droit, ce besoin, en se barrant.
J’expire difficilement un espèce de gémissement plaintif, rauque, comme un grognement de bête à qui on aurait arraché les pattes mais pas sa gueule pour mordre. Ça cogne dans ma poitrine. Il veut repartir se loger dans ses mains, parce qu’il sait que c’est sa place. Il a envie de ressentir ses griffes s’enfoncer dedans, il prend ça pour des caresses, et ça lui donne l’impression qu’il est intéressant, beau, intelligent… et aimé.
Elles lui ont fait comprendre qu’il serait jamais assez bien pour ressentir tout ça. Que, moi, je méritais pas d’être avec elles. Moi, je suis juste le mec sur qui elles essuient leurs chaussures, qu’elles insultent quand elles ont besoin d’ouvrir les vannes, qu’elles fréquentent pour emmerder leur famille. Qu’elles abandonnent quand elles décident que c’est plus marrant.
Je suis rien qu’un putain de paillasson, et Miya me le fait bien comprendre en me fixant comme elle l’a fait, son mec à côté d’elle.
C’est cruelle, même pour toi, Miya. J’ai pas mérité ça. J’ai jamais rien fait pour te faire du mal. J’ai envie de lui dire, putain. J’ai envie de faire le reste de pas qui me sépare d’elle et lui demander ce que j’ai fait pour qu’elle me traite comme ça. J’ai rien fait. Je le jure, j’ai rien fait. Je l’ai aimé à en crever. Je lui ai tout donné, tout ce que j’avais, même quand j’avais rien.
Mon cœur cogne toujours plus fort. Il me fait un mal de chien. J’ai envie de me l’arracher pour de bon. Je veux plus ressentir ça. J’ai décidé que plus jamais elles joueraient avec lui. Je veux plus ressentir ça. Je veux plus, Miya. Barre toi, s’il te plait. Dégage. Prends ton mec, et tirez vous. Je peux plus supporter ça. J’y arriverai pas. Je veux pas chercher ton visage dans les foules, je veux pas sentir ton odeur quand mon nez se perd dans un cou, je veux plus penser à toi quand j’ai trop bu, je veux plus pleurer quand je suis seul, je veux plus entendre Jude dire qu’elle t'arracherait la tête si tu revenais en Grande-Bretagne. Je veux que ça s’arrête. Je veux juste t’oublier, ou faire semblant. C’était plus simple quand je pouvais te détester.
Non. Putain, non, elle vient. Elle s’approche. J’arrive plus à bouger. Je peux pas. Je veux pas. Je veux lui dire de dégager, mais mes mots s’étranglent dans ma gorge. Je veux la contourner avant qu’elle arrive, et passer mes nerfs sur son mec. J’en ai besoin. Ça pulse dans mes doigts. Faut que je tape un truc. Je serre mon verre un peu plus fort. Je peux pas. Plus elle avance et plus…
Elle est toute petite face à moi. Elle lève la tête. Je baisse la mienne.
Mon nom dans sa bouche, j’ai toujours pensé que c’était là sa place. Quand elle le murmurait, quand elle le hurlait, quand elle elle me le jetait à la gueule. Aujourd’hui, il a un sale goût dans sa bouche. Un foutu goût de pourriture.
Mes lèvres s’ouvrent… et je dis rien. C’est un souffle tremblant qui sort, la dernière parole de mon cœur qui crève encore une fois dans ma poitrine. Il va pourrir, encore. Parce qu’elle va partir, encore.
Je mourrai pour toi, Miya, c’est ce que je lui chantais quand j’étais encore un gosse qui disait des vérités qu’elle méritait pas. Je me briserai pour toi, Miya. Je ferai de toi une religion, Miya. Je mourrai pour toi, Miya.
La vérité, c’est que je suis mort quand elle est parti.
Je déglutis en détournant le regard. Je lève mon verre pour prendre une gorgée, une longue gorgée. Le whisky me brûle la gorge. J’avale encore. Encore. Encore. Je vide mon verre, et j’en veux encore.
Mon bras retombe, et je la regarde à nouveau.
« Ça te va bien. La robe. »
Je vendrai mon âme pour être une larme, c’est ce que je chantais quand j’étais tout seul dans ma chambre, entre deux sanglots. Glissant lentement sur ton visage, ici même. Juste pour toucher ta peau à nouveau, comme mes doigts le faisaient autrefois. Je donnerai tout pour te sentir pleurer, non pas de douleur, mais d’adieu. Si je ne peux pas rester dans tes bras ce soir… laisse-moi au moins vivre dans tes yeux.
Et tout ce que je trouve à lui dire, dix ans plus tard… c’est qu’elle est belle.
1052 mots
Code couleur = #515f80
Employé à la Fausse Danse depuis septembre 2050.
Miyaromantique | Captain Ouin Ouin
Employé à la Fausse Danse depuis septembre 2050.
Miyaromantique | Captain Ouin Ouin
2 févr. 2026, 15:41
Bal du Nouvel An 2051
"Exactement ! précisa aussitôt la petite brune, avant de balayer le compliment d'Alicia d’un geste souple de la main, s’engouffrant avec naturel dans une fausse modestie bien rodée. Il faudra que je revienne dans les prochaines semaines… pour quelque chose de plus sobre"
Ce genre de conversation légère lui faisait un bien fou. Orphéa se surprenait elle-même à sourire sans y penser, à relâcher cette vigilance permanente qu’elle portait comme une seconde peau. L’alcool ingurgité au fil de la soirée commençait doucement à faire effet, déliant sa langue, rendant les échanges plus spontanés, presque trop honnêtes. Lorsqu’Alicia lui demanda si elle était venue seule, l'ancienne Serpentard afficha aussitôt un air complice, prête à déballer bien plus qu’elle ne l’aurait dû à sa prothésiste ongulaire.
"Nooooon… avec ma famille, souffla la jeune femme en étirant le mot. Je ne t’ai pas encore parlé de ma grand-mère ?"
Un sourire en coin, mi-amusé, mi-las, étira ses lèvres avant qu’elle ne poursuive.
"Si tu t’intéresses ne serait-ce qu’un tout petit peu à la politique, je suis sûre que tu as déjà entendu parler de cette chèèèèère Rachel Cooper, précisa Orphéa en désignant d’un mouvement discret de la tête la table où une partie de sa famille était encore attablée. Juste là-bas. À côté d’elle, mon oncle David. Ancien secrétaire d’État. Elle aimerait beaucoup qu’il reprenne son siège vacant à la Chambre du Conseil des Sorciers"
La brune confia ces mots sur le ton de la confidence, comme si cela en amoindrissait le poids, avant d’enchaîner, un peu plus vite, entraînée par l’élan. Le reste de la famille allait également y passer, injustement placé dans le même panier que la matriarche de la famille, alors même qu'elle n'avait rien à leur reprocher.
"Et mon père, Caleb. Avec un autre de mes oncles, Charlie. Si tu passes souvent par ici, tu as sûrement déjà vu leur cabinet d'avocat… Cooper’s Family. L'étudiante mima alors des guillemets avec ses doigts, un sourire faussement innocent accroché au visage. Bref… que des gens « importants »"
Satisfaite de sa longue, tirade, Orphéa bu une gorgée du verre de vin qu'elle trimbalait depuis la fin du dessert. Ses fossettes se creusèrent légèrement avant qu’elle ne se tourne vers Alicia, sincèrement curieuse cette fois.
"Et toi ? questionna la jeune femme. Une famille oppressante dans les parages ? Un ex accro ? Une belle-mère castratrice ?"
Sorcière adulte, étudiante à l’ISDM •
L’influenceuse qui lance des modes cheloues / Elue Star des cachots et Romantique 2047
Ce genre de conversation légère lui faisait un bien fou. Orphéa se surprenait elle-même à sourire sans y penser, à relâcher cette vigilance permanente qu’elle portait comme une seconde peau. L’alcool ingurgité au fil de la soirée commençait doucement à faire effet, déliant sa langue, rendant les échanges plus spontanés, presque trop honnêtes. Lorsqu’Alicia lui demanda si elle était venue seule, l'ancienne Serpentard afficha aussitôt un air complice, prête à déballer bien plus qu’elle ne l’aurait dû à sa prothésiste ongulaire.
"Nooooon… avec ma famille, souffla la jeune femme en étirant le mot. Je ne t’ai pas encore parlé de ma grand-mère ?"
Un sourire en coin, mi-amusé, mi-las, étira ses lèvres avant qu’elle ne poursuive.
"Si tu t’intéresses ne serait-ce qu’un tout petit peu à la politique, je suis sûre que tu as déjà entendu parler de cette chèèèèère Rachel Cooper, précisa Orphéa en désignant d’un mouvement discret de la tête la table où une partie de sa famille était encore attablée. Juste là-bas. À côté d’elle, mon oncle David. Ancien secrétaire d’État. Elle aimerait beaucoup qu’il reprenne son siège vacant à la Chambre du Conseil des Sorciers"
La brune confia ces mots sur le ton de la confidence, comme si cela en amoindrissait le poids, avant d’enchaîner, un peu plus vite, entraînée par l’élan. Le reste de la famille allait également y passer, injustement placé dans le même panier que la matriarche de la famille, alors même qu'elle n'avait rien à leur reprocher.
"Et mon père, Caleb. Avec un autre de mes oncles, Charlie. Si tu passes souvent par ici, tu as sûrement déjà vu leur cabinet d'avocat… Cooper’s Family. L'étudiante mima alors des guillemets avec ses doigts, un sourire faussement innocent accroché au visage. Bref… que des gens « importants »"
Satisfaite de sa longue, tirade, Orphéa bu une gorgée du verre de vin qu'elle trimbalait depuis la fin du dessert. Ses fossettes se creusèrent légèrement avant qu’elle ne se tourne vers Alicia, sincèrement curieuse cette fois.
"Et toi ? questionna la jeune femme. Une famille oppressante dans les parages ? Un ex accro ? Une belle-mère castratrice ?"
@Adlen Wells
Sorcière adulte, étudiante à l’ISDM •
L’influenceuse qui lance des modes cheloues / Elue Star des cachots et Romantique 2047
2 févr. 2026, 21:18
Bal du Nouvel An 2051
Reducio
- Identité du/des PNJ (Prénom, Nom) : Alicia Wells
- Lien avec le PJ : Soeur
- Lien dans le répertoire : Ici
- Ce RP aura-t-il un impact sur mon PJ ? Non/Impact minime
- Si "non", impact envisagé sur l'autre PJ : Amitié avec le PJ Orphéa Cooper (développement de la relation amitié/client).
31 décembre 2050
Place Armand Malefoy
PNJ - Alicia Wells
Place Armand Malefoy
PNJ - Alicia Wells
« Absolument », dit la brune. « J'ai toujours de la place pour toi, tu n'as qu'à demander. » Elle reprit la main d'Orphéa et étudia ses ongles quelques instants, lèvre inférieure coincée entre ses dents. « Que penses-tu d'un peu de doré ? Quelque chose de plus sobre, avec des petits éclats, par-ci, par-là », proposa l'artiste avec un léger haussement des épaules qui signifiait qu'elle était ouverte à toute idée.
Un sourire dévastateur aux lèvres, Alicia écouta avec bien trop d'entrain les mots soufflés. Au-delà de l'amusement qui se voyait dans ses prunelles, un intérêt bien plus profond la piqua pour toutes ces affaires internes toujours réservées aux plus riches et aux plus privilégiés, des mots rarement murmurés à l'oreille d'une simple femme comme elle l'était.
D'un lent mouvement, elle tira la jeune femme à elle, s'enfonçant entre les tables jusqu'à leur trouver deux chaises libres, qu'elle occupa instantanément, suivant du regard la personne qu'Orphéa désignait. Elle la connaissait, bien sûr—qui ne connaissait pas ce nom ? Elle imprima ce visage tiré au fond de son cerveau, sûre de s'en rappeler pour des jours à venir, et elle reporta ensuite son attention sur ce David dont elle n'avait jamais, auparavant, entendu le nom.
Elle n'avait jamais douté de l'importance de cette jeune femme dont elle décorait les ongles toutes les quelques semaines. Non, le lien entre son nom et son héritage avait été rapide à faire pour Alicia, mais elle se rendait compte, à présent, de l'étendue du pouvoir qui siégait entre les mains de cette femme, et elle sentit un frisson lui parcourir l'échine. « Quelle famille », dit-elle avec un soupçon de légèreté dans son ton. « Tu n'aurais pas un frère ou un cousin en recherche d'une très, très jolie femme, dit ? » ajouta Alicia, ses doigts jettant d'une façon bien trop dramatique les quelques mèches de cheveux qui s'étaient posées sur son épaule. « Je n'ai pas le sang pur, malheureusement, donc ça risque de fritter fort avec ta mamie, mais c'est un risque que je suis prête à prendre », dit-elle avec un rire. Puis, d'un mouvement de la main, elle secoua la tête. « Je rigole. » Un clin d'oeil, un haussement d'épaules. « Ou peut-être pas. »
Avec un lent soupir, Alicia se redressa, mains posées sur ses genoux. « Tu as bien fait de me trouver ! Il semble que tu aies besoin d'une petite pause. C'est bien beau, une famille importante, mais ça use, non ? » demanda Alicia. Un sourire étira ses lèvres une fois de plus et elle secoua la tête, adoucie. « Je suis venue avec mon frère aîné et ses meilleurs amis, avec qui j'ai grandi. Donc, ce sont un peu comme un frère et une soeur de plus, au final. Malheureusement, je n'ai pas de belle-mère castratrice, mais des exs accros, ça j'en ai toute une liste », ajouta-t-elle en murmurant la fin de sa phrase avec un ton de conspiratrice. « Ils se sont tous éparpillés. Mon frère est sûrement au bras de quelqu'un—il aime danser. Miya—c'est sa meilleure amie— est sûrement à table en train de boire, et Kieran —deuxième meilleur ami— doit être bloqué entre une bonne paire de mères souhaitant trouver l'homme parfait pour leurs filles. »
Elle tourna son torse alors, comme pour chercher un visage familier dans la foule, mais abandonna rapidement l'essai. « Donc tu n'es pas venue au bras d'un très bel homme, ou d'un amant ? Tu me déçois. »
@Orphéa Cooper
...
Alden
« D'accord », je murmure doucement à son oreille, mes bras quittant son corps. Mes yeux glissent sur son visage, je suis inquiet, j'ai peur pour elle, mais elle est adulte et mature, parfois, et je ne peux pas la retenir, même si je pense qu'elle va faire la plus grosse bêtise de sa vie. Alors, avant qu'elle ne glisse trop loin de moi, j'attrape sa main, je pose mes lèvres sur ses phalanges et je la regarde partir.
Je la vois, debout devant cet homme, et j'estime qu'elle ira bien, que je peux lui faire confiance, alors je prends quelques pas dans la direction opposée, virevoletant hors de la piste pour retrouver le calme des conversations, celui qui me ramène à moi quelques instants.
J'ai envie de me changer les idées. De ne plus m'inquiéter. Alors, je pars à la recherche d'un visage familier, de quelqu'un avec qui je pourrais parler pour les quelques minutes qui arrivent, pour les heures qui vont suivre.
@Miya Ryuū
Vétérinomage aux Hébrides (12.50) | #6b5884
3 févr. 2026, 09:29
Bal du Nouvel An 2051
A.S - C.H - A.S - C.H - E.C - A.S - E.C - C.H - A.S - E.C - C.H - A.S - E.C - C.H - A.S - C.H - A.S - C.H - A.S - C.H - A.S - C.H - A.S - C.H - A.S - C.H - A.S - C.H - A.S - C.H - A.S - C.H - A.S - C.H - A.S - C.H - A.S - C.H - A.S | Repas | C.H - A.S - C.H - A.S - C.H

Se trouve sur les abords de la piste de danse une femme qui se tient le dos si droit que le col montant de son longue robe donne l'impression d'avoir un cou deux fois plus élancé que la moyenne. Ce qui lui serait fort utile puisqu'elle le tend aussi loin que possible pour suivre du regard le couple qui s'éloigne au milieu des danseurs. Bientôt, ne reste visible d'Alice Sangblanc et de son empoté de fils que la blanchâtre chevelure disgracieuse de la première et le repoussant bras tatoué du second. Lillian Hangoover ne les voit plus que par intermittence. Ses lèvres se pincent, ce qui accentue la vieillesse de son visage malgré les couches de fond de teint et autres artifices de beauté magiques. Évidemment, il aurait été plus facile de les surveiller si elle avait à son tour rejoint les danseurs. Duke le lui a d'ailleurs proposé — pauvre homme. « Ne sois pas ridicule, » a articulé la voix sèche de son épouse. Cela fait bien deux décennies que Lillian ne danse plus la valse viennoise, ni aucune autre valse d'ailleurs. Ce n'est pourtant pas faute d'avoir appris à la danser. « Le dos arqué ! lui ordonnait Sienna alors que Lillian n'était qu'une petite fille. Le cou tendu vers l'extérieur ! Ce que tu peux être empotée... ». Sa mère a toujours eu le sens de la perfection. Il fallait que son unique fille brille dans les bals anglais pour faire oublier la couleur de sa peau et ses yeux trop bridés. Alors Lillian a dansé à la perfection, dansé jusqu'à ce qu'elle soit suffisamment influente pour pouvoir s'en passer sans que cela ne dérange quiconque. Maintenant, elle peut observer du bord de la piste les pas maladroits de deux jeunes gens en passe de se marier. « Ils n'ont pas hésité une seule seconde, racontera-t-elle à Élise. Dès que les premières notes ont retenti ! » La satisfaction de leur imminente victoire apaise la brûlure de la frustration de ne pas pouvoir mieux les observer, mais il est des choses que Lillian Hangoover ressent dans le secret de son cœur qui ne sont pas dignes d'être partagés ici.
Au milieu des danseurs, la vision d'Annabelle tend à s'effacer dans l'esprit de Christopher car il est rappelé à l'instant présent par la caresse d'un pouce sur le dessus de sa main. Son regard papillonne jusqu'à celui d'Alice. Nous y retournerons, a-t-elle dit et il n'en doute pas une seule seconde. Il aime l'entendre affirmer cela sur le ton de celle qui ne peut que prononcer des vérités que nul ne peut remettre en cause. Alors le sourire qui s'étire sur les lèvres de Christopher est sincère et il en oublie peu à peu la vision de sa sœur au bras de l'un de ceux qui la privent lentement de sa vie, ainsi que l'envie viscérale qu'il a eue de la lui arracher le plus vite possible. Le visage d'Alice est noyé sous les lumières qui tombent du ciel. Ce doit être l'éclat chatoyant d'une nébuleuse qui fait briller son regard de cette façon et qui donne à ses cheveux parfaitement coiffés depuis son passage aux sanitaires des nuances mauves discrètes. La main de Christopher s'affirme sur celle de sa cavalière, celle dans son dos également et il envoie sa jambe droite sur le côté pour aider le tournoiement de leur deux corps joints.
Ramener Paris ici. Oui, elle a raison. Et pour cela il suffit de laisser de côté le reste et de s'amuser comme s'ils se trouvaient sur les pavés glissants de la capitale française lors d'une magnifique soirée enneigée. Lorsqu'Alice parle ainsi et qu'elle sourit comme cela, les yeux tournés vers lui, Christopher peut y croire. Il ne sait pas si cela vient d'elle ou de lui. De sa capacité à lui d'occulter ce qui lui déplait ; ou de sa capacité à elle de rendre l'inacceptable acceptable. C'est peut-être bien un savant mélange des deux. L'entendre parler d'idiots pour parler de sa famille fait brûler quelque chose en lui, quelque chose comme l'espoir ou l'assurance que tout se passera bien, même s'il a souvent l'impression que tout est en train de dégringoler. Alors Christopher se laisse aller, impose un nouveau tournoiement qu'Alice trouvera certainement un peu trop osé, trop rapide pour une valse viennoise habituellement rythmée par des règles drastiques. Ce n'est pas grave, Christopher aime sentir l'air du mouvement sur son visage et lorsqu'ils tournent ainsi la robe fluide d'Alice caresse ses jambes.
Elle parle de Thomas, son sourire espiègle ourlant ses lèvres. Christopher expire un ricanement par le nez. Il baisse les yeux sur elle, sa main droite accompagnant le mouvement qu'elle fait pour se rapprocher de lui.
« Il n'y aurait pas de Paris sans qu'on ait envie de donner des coups à votre cher frère, sourit-il en donnant à ses mots l'inflexion insolente habituelle. Nous lui ferons payer notre retour anticipé. Nous pourrons le forcer à nous offrir un petit-déjeuner au Café du Rosier. Paraîtrait-il qu'ils servent des croissants. »
Le français, dans sa bouche, sonne comme une langue qui n'a rien à y faire. Ce n'est pas faute, pourtant, de s'être entraîné à une meilleure prononciation avec les Sangblanc durant la semaine passée.
« Madame, permettez-moi de vous souhaitez la bienvenue, articule difficilement Christopher en français sans pouvoir retenir un rire amusé. Nous restons à votre disposition, monsieur. »
Dans l'hôtel et les restaurants qu'ils ont fréquentés à Paris, c'était le genre de phrases qu'ils entendaient à tout bout de champ, si bien qu'il n'a suffit que d'un jour à Christopher pour commencer à agrémenter chacune de ses prises de parole de ces formules de politesse d'une courtoisie exagérée dont il était si facile de se moquer. Parler cette langue, même s'il le fait mal, c'est ramener un peu de ce qu'ils ont vécu là-bas ici, même si rien ne pourrait réellement effacer la réalité. Et Christopher s'en rend compte au moment où un énième tournoiement le place face à sa mère. Sa lointaine silhouette est tout juste discernable à travers les danseurs et pourtant son regard le brûle. Il ramène ses yeux sombres sur Alice. Son sourire a à peine frémit de cette rencontre visuelle. Christopher penche la tête vers la gauche sans la quitter du regard pour l'encourager à se déplacer dans une direction qui les éloignera plus encore de Lillian.
« Si madame veut bien par ici, tente-t-il maladroitement, ses épaules tressautant sous un rire aussi amusé que nerveux. Morgane, que cette langue est compliquée ! Pour vous et Tommy, cela semble si facile. »

Se trouve sur les abords de la piste de danse une femme qui se tient le dos si droit que le col montant de son longue robe donne l'impression d'avoir un cou deux fois plus élancé que la moyenne. Ce qui lui serait fort utile puisqu'elle le tend aussi loin que possible pour suivre du regard le couple qui s'éloigne au milieu des danseurs. Bientôt, ne reste visible d'Alice Sangblanc et de son empoté de fils que la blanchâtre chevelure disgracieuse de la première et le repoussant bras tatoué du second. Lillian Hangoover ne les voit plus que par intermittence. Ses lèvres se pincent, ce qui accentue la vieillesse de son visage malgré les couches de fond de teint et autres artifices de beauté magiques. Évidemment, il aurait été plus facile de les surveiller si elle avait à son tour rejoint les danseurs. Duke le lui a d'ailleurs proposé — pauvre homme. « Ne sois pas ridicule, » a articulé la voix sèche de son épouse. Cela fait bien deux décennies que Lillian ne danse plus la valse viennoise, ni aucune autre valse d'ailleurs. Ce n'est pourtant pas faute d'avoir appris à la danser. « Le dos arqué ! lui ordonnait Sienna alors que Lillian n'était qu'une petite fille. Le cou tendu vers l'extérieur ! Ce que tu peux être empotée... ». Sa mère a toujours eu le sens de la perfection. Il fallait que son unique fille brille dans les bals anglais pour faire oublier la couleur de sa peau et ses yeux trop bridés. Alors Lillian a dansé à la perfection, dansé jusqu'à ce qu'elle soit suffisamment influente pour pouvoir s'en passer sans que cela ne dérange quiconque. Maintenant, elle peut observer du bord de la piste les pas maladroits de deux jeunes gens en passe de se marier. « Ils n'ont pas hésité une seule seconde, racontera-t-elle à Élise. Dès que les premières notes ont retenti ! » La satisfaction de leur imminente victoire apaise la brûlure de la frustration de ne pas pouvoir mieux les observer, mais il est des choses que Lillian Hangoover ressent dans le secret de son cœur qui ne sont pas dignes d'être partagés ici.
Au milieu des danseurs, la vision d'Annabelle tend à s'effacer dans l'esprit de Christopher car il est rappelé à l'instant présent par la caresse d'un pouce sur le dessus de sa main. Son regard papillonne jusqu'à celui d'Alice. Nous y retournerons, a-t-elle dit et il n'en doute pas une seule seconde. Il aime l'entendre affirmer cela sur le ton de celle qui ne peut que prononcer des vérités que nul ne peut remettre en cause. Alors le sourire qui s'étire sur les lèvres de Christopher est sincère et il en oublie peu à peu la vision de sa sœur au bras de l'un de ceux qui la privent lentement de sa vie, ainsi que l'envie viscérale qu'il a eue de la lui arracher le plus vite possible. Le visage d'Alice est noyé sous les lumières qui tombent du ciel. Ce doit être l'éclat chatoyant d'une nébuleuse qui fait briller son regard de cette façon et qui donne à ses cheveux parfaitement coiffés depuis son passage aux sanitaires des nuances mauves discrètes. La main de Christopher s'affirme sur celle de sa cavalière, celle dans son dos également et il envoie sa jambe droite sur le côté pour aider le tournoiement de leur deux corps joints.
Ramener Paris ici. Oui, elle a raison. Et pour cela il suffit de laisser de côté le reste et de s'amuser comme s'ils se trouvaient sur les pavés glissants de la capitale française lors d'une magnifique soirée enneigée. Lorsqu'Alice parle ainsi et qu'elle sourit comme cela, les yeux tournés vers lui, Christopher peut y croire. Il ne sait pas si cela vient d'elle ou de lui. De sa capacité à lui d'occulter ce qui lui déplait ; ou de sa capacité à elle de rendre l'inacceptable acceptable. C'est peut-être bien un savant mélange des deux. L'entendre parler d'idiots pour parler de sa famille fait brûler quelque chose en lui, quelque chose comme l'espoir ou l'assurance que tout se passera bien, même s'il a souvent l'impression que tout est en train de dégringoler. Alors Christopher se laisse aller, impose un nouveau tournoiement qu'Alice trouvera certainement un peu trop osé, trop rapide pour une valse viennoise habituellement rythmée par des règles drastiques. Ce n'est pas grave, Christopher aime sentir l'air du mouvement sur son visage et lorsqu'ils tournent ainsi la robe fluide d'Alice caresse ses jambes.
Elle parle de Thomas, son sourire espiègle ourlant ses lèvres. Christopher expire un ricanement par le nez. Il baisse les yeux sur elle, sa main droite accompagnant le mouvement qu'elle fait pour se rapprocher de lui.
« Il n'y aurait pas de Paris sans qu'on ait envie de donner des coups à votre cher frère, sourit-il en donnant à ses mots l'inflexion insolente habituelle. Nous lui ferons payer notre retour anticipé. Nous pourrons le forcer à nous offrir un petit-déjeuner au Café du Rosier. Paraîtrait-il qu'ils servent des croissants. »
Le français, dans sa bouche, sonne comme une langue qui n'a rien à y faire. Ce n'est pas faute, pourtant, de s'être entraîné à une meilleure prononciation avec les Sangblanc durant la semaine passée.
« Madame, permettez-moi de vous souhaitez la bienvenue, articule difficilement Christopher en français sans pouvoir retenir un rire amusé. Nous restons à votre disposition, monsieur. »
Dans l'hôtel et les restaurants qu'ils ont fréquentés à Paris, c'était le genre de phrases qu'ils entendaient à tout bout de champ, si bien qu'il n'a suffit que d'un jour à Christopher pour commencer à agrémenter chacune de ses prises de parole de ces formules de politesse d'une courtoisie exagérée dont il était si facile de se moquer. Parler cette langue, même s'il le fait mal, c'est ramener un peu de ce qu'ils ont vécu là-bas ici, même si rien ne pourrait réellement effacer la réalité. Et Christopher s'en rend compte au moment où un énième tournoiement le place face à sa mère. Sa lointaine silhouette est tout juste discernable à travers les danseurs et pourtant son regard le brûle. Il ramène ses yeux sombres sur Alice. Son sourire a à peine frémit de cette rencontre visuelle. Christopher penche la tête vers la gauche sans la quitter du regard pour l'encourager à se déplacer dans une direction qui les éloignera plus encore de Lillian.
« Si madame veut bien par ici, tente-t-il maladroitement, ses épaules tressautant sous un rire aussi amusé que nerveux. Morgane, que cette langue est compliquée ! Pour vous et Tommy, cela semble si facile. »
Christopher danse avec @Alice Sangblanc et tente de ramener un peu de Paris en parlant français avec un accent épouvantable. C'est toujours en français qu'il encourage Alice à s'éloigner sur la piste de danse pour se cacher du regard perçant de sa mère.
Lutin en cuir le plus stylé du Pitiponk
« Sa vie professionnelle est une fête qui s'arrête jamais » - LLOYD RIVER
« Sa vie professionnelle est une fête qui s'arrête jamais » - LLOYD RIVER
4 févr. 2026, 09:00
Bal du Nouvel An 2051
Mes yeux plongés dans les siens, comme un chiot demanderait à son maître une autre friandise, j’attendais son accord pour continuer nos danses.
Je pensais sincèrement qu’elle allait accepter. Elle s'était bien débrouillée, pour une débutante, et ça n’avait pas eu l’air d’un réel supplice pour elle.
Son rictus confirma presque mes pensées : si elle réagissait sans gêne, c’était sûrement qu’elle allait accepter.
« Je sais que tu veux t’améliorer, parce que t’es une perfectionniste. Comme avec ta guitare. Et puis, c’est drôle, quoi. »
Son sourire se transforma néanmoins en gêne, après le compliment que je lui avais fait. Sa remarque me fit rougir à mon tour. Pourquoi, par Morgane, avait-elle sorti cette phrase ?
« Euh… d’accord ? J’espère pas, quand même, hein… »
Ne pouvant m’empêcher de pouffer de rire, je reviens soudainement au sérieux quand Summer se mit de nouveau en position pour danser. Souriant, victorieux, je commençais à l’entraîner au milieu des autres couples, la faisant valser, en fusion avec la musique.
Finalement, après de nombreuses danses, une courte pause et des rires, vint le moment du décompte, l’objet principal du bal.
Summer se détacha de moi, et je la suivis tandis qu’elle s’approchait de quelques pas du grand décompte inscrit au plafond.
Levant les yeux et la tête, les jambes endolories par les danses, je soufflais bruyamment, tandis que la chaleur de mon corps redescendait.
Le dix apparut finalement, et je me tournais vers Summer, qui semblait plongée dans des réflexions intenses.
Ne souhaitant pas la déranger, je continuais silencieusement à lire les nombres qui apparaissaient un à un.
Au cinq, je commençais à mêler ma voix à celle des autres, scandant des chiffres, tellement simples et pourtant si importants.
Le trois, puis le deux apparurent, laissant finalement la place au un.
La forme ovale, singulière du zéro vint enfin trouver sa place.
Instantanément, je fis un vœu.
« J’espère que Maman ne me ment pas, j’espère que Papa est fier de moi. Qu’est-ce qui va se passer, cette année, hein ? J’espère qu'Elena restera à mes côtés. Summer aussi. J’espère que je serai heureux. »
« Je souhaite exister pour moi. »
Regardant rapidement Summer pour m’assurer que mes pensées n’avaient pas été formulées à haute voix, je lui souris finalement en lui lançant :
« Bonne année à toi aussi, Summer. »
Son exclamation quant à la neige se répercuta sur la mienne : cette soirée était tout bonnement exceptionnelle.
« Oh purée, de la neige ! DE LA NEIGE !»
J’avais une envie folle de sortir, de jouer dans la neige, comme l’enfant que j’étais et que j’avais trop souvent abandonné. C’était fou, que de la simple pluie gelée puisse m’exciter autant.
Un discours aussi barbant que les cours d’Astronomie commença alors et je remerciai silencieusement Summer pour avoir ouvert une nouvelle discussion.
« Ouais, c’était bien ! Tu te débrouilles de mieux en mieux ! Ta mère, mince… Je l'avais oublié ! On va se faire gronder, tu penses ? »
Me mettant sur la pointe des pieds, pour agrandir mon champ de vision, je fus forcé de constater qu’avec tout ce monde, il nous était bien impossible de trouver madame Jenkins.
« Faut qu’on cherche ensemble, parce que si on se perd, on risque de jamais se retrouver… »
Summer attrapa alors ma manche et me fit comprendre qu’elle avait soif.
« Un peu, moi aussi, mais ça va. Summer, tu as l’air gelée, prends ma veste, ce sera mieux. »
Sans lui laisser le choix, sachant qu’elle allait sûrement refuser, j’enlevai rapidement ma veste et la posai sur ses épaules nues.
Me tirant, comme je l’avais souvent fait avec elle, elle m’emmena vers un point d’eau où nous pûmes nous désaltérer.
« Ça fait du bien quand mê… SUMMER ! Là, je crois que je viens de la voir passer… Elle a l’air un peu inquiète ou furieuse, chais pas… Suis-moi. »
Prenant la main de mon amie, je la fis déambuler entre les grandes paires de jambes et les belles tenues, avant de crier.
« MADAME JENKINS ! On est là, OUHOU ! »
Finalement, je me mis à courir, ma main serrant plus que jamais celle de Summer. Enfin, on arriva près de sa mère.
«Bonne année, Madame. »
@Summer Jenkins je crois que c’est un record pour moi aussi !
Gryffondor | Promo 2050/2051 | #405672 | Pensées
Inscrit à la chronologie \~ J'étais la neige qui arrêtait son été~
Inscrit à la chronologie \~ J'étais la neige qui arrêtait son été~
Reducio
4 févr. 2026, 10:13
Bal du Nouvel An 2051
Reducio

Les pas de danse, les voix des invités, la musique. Tout cela composait un bourdonnement constant qui recouvrait tout et tout le monde ici. Une étrange chape de sons réchauffant les cœurs et noyant toute conversation dans cet amas d'ondes amicales et festives. Lance s'y sentait bien. Il avait l'impression de faire partit d'un tout agréable et protecteur, le rassurant dans ses futures actions.
Et pourtant ici, parler demandait bien plus d'effort qu'avec sa précédente partenaire. La différence n'était pourtant pas frappante. C'était aussi une camarade de classe, de son âge, qu'il connaissait.
A la réflexion de Freya, il passa une main sur sa poitrine, là où son écusson violet figurait habituellement. Souvent, il finissait par l'oublier mais Lance se souvient de l'effet qu'il fait. Déjà en première année, il était facilement impressionné par les quelques élèves préfets désignés par les professeurs. C'était un rôle important, avec pas mal de responsabilités. Responsabilités que Lance n'était pas certain d'assurer toujours au top mais il faisait de son mieux. Avec le temps, ça l'avait changé. Il était devenu plus mature, plus attentif aux autres. Ou peut-être que le simple fait de grandir avait procédé à ces changements, allez savoir. Toujours est-il que Lance regrettait souvent l'effet que procurait le badge sur les autres. Il était comme mis à part, vu autrement. Il y avait certes des avantages mais aussi des inconvénients...
"C'est mieux sans le badge. Et puis, il veut rien dire ici."
La conversation était étrange. Les mots ne venaient pas naturellement et étaient comme bloqués à l'entrée. Filtrés par une douane mentale.
"Merci, ta robe est..." Bien au fait des règles de sociétés, Lance savait qu'il fallait rendre le compliment. Mais la phrase qui lui venait n'était peut-être pas tout à fait facile à sortir naturellement. "Le bleu va bien avec tes yeux." Finit-il par déclarer en évitant l'adjectif "mignonne" qui lui tournait en tête sans arrêt.
Heureusement pour lui, la jeune fille continua la conversation et il put rebondir sur la suite sans s'attarder.
"C'est le nouvel an, ce sera forcément bruyant !" Fit Lance en riant. "Et non, je n'ai pas vraiment de résolutions. Tu en as toi ? Est-ce que danser avec moi avant le décompte en fait partie ?" Oh par Merlin, pourquoi avait-il dit cela comme ça ?! Un rose inexplicable lui monta aux joues et l'adolescent espéra de tout son cœur que les lumières et l'obscurité camouflerai sa gêne. Mais trop tard, il était lancé alors il tendit la main comme pour inviter Freya. Et si elle refusait, eh bien il irait se cacher sous les tables comme il avait fait l'année dernière. Hop, voilà problème réglé.
@Freya Moors
Troisième année - 14 ans - Préfet de Gryffondor - Couleur>8f3232
4 févr. 2026, 10:24
Bal du Nouvel An 2051

A.S - C.H - A.S - C.H - E.C - A.S - E.C - C.H - A.S - E.C - C.H - A.S - E.C - C.H - A.S - C.H - A.S - C.H - A.S - C.H - A.S - C.H - A.S - C.H - A.S - C.H - A.S - C.H - A.S - C.H - A.S - C.H - A.S - C.H - A.S - C.H - A.S - C.H - A.S | Repas | C.H - A.S - C.H - A.S - C.H - A.S
Elle aurait aimé rester en France un peu plus longtemps. Marcher dans la forêt bordant le domaine de Grand-Père. Passer de longues heures immergée dans sa baignoire. Se perdre dans la contemplation des Alpes. Arpenter les ruelles sinueuses de la Paris sorcière. Danser dans un bar Sans-Pouvoir sans se soucier du regard des autres. Rire, rire encore, laisser Mère-Lune avaler ses éclats avec tendresse. Observer sans un mot le lien qui unissait Christopher et Thomas, inexplicable mais sincère. Dormir dans des draps de soie. Se réveiller sans douleurs dorsales. Sentir encore, encore et encore, son cœur battre plus fort dans sa poitrine en ouvrant un cadeau offert par un homme dont elle n’avait jamais rien espéré, sinon ses silences.
Ce soir, Alice aurait aimé être de retour à Paris, pour que Christopher l’abreuve de longue discussion au bord de la Seine.
Les mots de Christopher lui firent souffler un rire, son regard se perdant un instant dans la foule, juste un instant, pour tenter d’apercevoir Thomas. Circée, où se cachait-il donc ? Pourquoi n’était-il pas occupé à danser ? Ce pourrait-il qu’il boude encore une fois la célébration du Nouvel An ? L’année passée, Thomas n’avait que peu danser… jusqu’à ce que ses lèvres ne trouvent celle de la femme qu’il aimait.
Morgan.
Était-ce cette dernière qu’il attendait de retrouver ? L’avait-il trouvé ? Thomas ne parlait jamais d’elle, mais Alice le voyait parfois se perdre de longues secondes dans la contemplation du Rien, comme si ses yeux cherchaient à créer la silhouette de la femme qu’il aimait. Elle l’avait vu faire à Paris. Elle l’avait vu faire au Domaine de Grand-Père. Jamais il ne parlait d’elle, pas même lorsque tante Elise ou Père le questionnaient à son sujet. Il se contentait de dire qu’elle était une amie, et dans la bouche de Thomas, le mot amie n’avait pas plus de sens que dans celle d’Alice. Amie signifie je ne saurai en dire trop, car j’en suis incapable. Alice le savait, car Alice connaissait son frère : Morgan n’était pas une amie, une inconnue, une histoire sans lendemain, un baiser sans conséquence.
Le mot français dans la bouche de Christopher accrocha toute l’attention d’Alice. Ses lèvres s’entrouvrirent, prête à implorer l’homme de ne pas se lancer à nouveau dans le massacre de la langue française.
Trop tard.
Ses sourcils plissés, un air affecté peint sur ses traits, Alice ne pouvait que geindre en silence. Il s’était prêté à ce jeu bien trop de fois, à Paris. Thomas en riait. Alice le corrigeait. Mais rien n’arrêtait Christopher qui prenait grand plaisir à répéter inlassablement les phrases de français qu’il avait entendu dans les lieux qu’ils avaient fréquentés. Les oreilles sensibles d’Alice ne parvenaient pas à s’habituer à cela… et Christopher le savait, c’était évident. “Articulez, par Circée !” s’entendait-elle lui dire dans ses souvenirs, tout deux assis dans un salon de thé du 1er arrondissement de Paris après une visite au Musée de l’Orangerie pour contempler les œuvres, plus particulièrement celles de Cézanne et Monet . “Vous mangez toutes les syllabes ! Déployez vos cordes vocales, levez le menton, ou que sais-je ! Mais cessez de malmener ma langue !” Des propos qui provoquèrent l’hilarité d’un Thomas observateur et silencieux, toujours friands des échanges entre sa sœur et son ami.
Alice se laissait guider par les pas audacieux de Christopher, ses yeux plantés dans les siens. Elle avait vu son sourire vaciller, subtilement. Alice en était persuadée : si elle avait tourné la tête à ce moment précis, elle aurait vu le visage sinistre de Lillian Hangoover.
La nouvelle prise de parole de Christopher -ou plutôt, son nouveau méfait linguistique- fit sourire Alice. Ce n’était pas tant pour ses mots maladroits que pour son état général. Alice l’entraîna avec elle dans un pas élégant, menant à nouveau la danse. Lillian adorerait voir cela. Puisse t-elle se le faire, ce tour de cou !
« Ne vous fustigez pas », commença Alice. « Thomas a toujours été très adroit avec les langues. Quant à moi, j’ai vécu en France lorsque j’étais enfant, ce qui a rendu l’apprentissage bien plus aisé. » Dans un pas plus audacieux, Alice guida Christopher pour s’éloigner encore un peu plus de Lillian Hangoover. « Ce qui la rend compliqué, ce sont toutes ses règles qui n’existent pas ou peu en anglais. » Ses dents se dévoilèrent dans un sourire moqueur. « Mais si papa et maman veulent vous prendre une professeure de langue, je me ferai une joie de vous enseigner, très cher. Mais je vous préviens : je suis hors-de-prix. »
L’idée effleura sincèrement l’esprit d’Alice. Elle pourrait bel et bien dispenser des cours de français à Christopher. Ou bien…
Proposer ses services à Poudlard ? Cela lui éviterait de devoir travailler pour ses employeurs désagréables de la capitale. Elle ne pensait nullement à Donovan Hangoover : Alice continuerait à travailler pour lui, à jamais si il le fallait.
Il était hors de question de perdre Derek.
La menace de Lillian revint l’étrangler. Alice jeta un regard par dessus son épaule pour tenter d’apercevoir la harpie.
Qu’elle ose seulement, et plus rien ne retiendrait Alice.
Alice continue à danser avec @Christopher Hangoover, tout en songeant quelques secondes à @Morgan Rosenwald et l'effet que son absence laisse sur son frère. Elle souffre d'entendre Christopher brutaliser la langue française, se moque un peu en lui proposant de louer ses services de professeure, tout en continuant à l'entrainer loin de sa vilaine maman.
Avatar dessiné par ma merveilleuse Élicia Caldin
Spécialiste en Lutin de cuir | Diplômée de Beauxbâtons | 1ère année GEAD | Caméléon de 2050 & Romantique de 2050
Spécialiste en Lutin de cuir | Diplômée de Beauxbâtons | 1ère année GEAD | Caméléon de 2050 & Romantique de 2050

