20 janv. 2026, 22:13
RP libre Bal du Nouvel An 2051
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Christopher n’avait pas saisi sa main de suite. Alice aurait pu s’impatienter. Il n’en fut rien. Ses yeux plantés sur lui, elle attendait qu’il fasse un choix.
Et il ne s’agissait pas de celui consistant à accepter sa main ou non.
Alice, elle, était prête. Prête à affronter encore une fois tout ce qui pouvait se dresser devant elle… devant eux. Prête à rendre chaque coup. Prête à parer ses lèvres d’un mensonge. Prête à dresser le menton comme on lève un bouclier. Prête à être Alice. Prête à ne pas être cette chose informe qui avait volé son essence depuis de trop longues semaines.
Ce n’était pas une main qu’Alice tendait : c’était une invitation.
Voulez-vous fuir encore un peu… ou accepter la fatalité ?

Christopher leva sa main pour saisir celle d’Alice. Le geste était celui d’un homme élégant et bien éduqué. Mais le regard ? Il était celui d’un lutin de cuir.
La jeune femme se sentit sourire, ses yeux se baissant lentement sur le jeu de ses doigts autour du sien, sur ses bottes en contrebas le rapprochant d’elle d’un seul pas. Ses dents se dévoilèrent lentement en sachant très bien ce qu’il allait faire, ce qu’elle lui avait refusé quelques mois plus tôt.
Néanmoins, son sourire se figea en sentant que le baise main de Christopher… n’en était pas vraiment un. Elle senti ses lèvres chaudes s’écraser contre sa peau glacée dans un baiser qu’il n’aurait pas dû lui donner.
Indignée, Alice l’observa se redresser, tout peinturé d’insolence et, sans nul doute, très fière de son méfait. Grands Ancêtres, regardez le… La mine agacée d’Alice se désagrégea lentement pour se muer en un sourire doux, peut-être un peu taquin. Une réminiscence de ce qu’ils avaient commencés à Tinworth.
Car c’était bien là que tout avait commencé. Dans cette rue. Sous ce soleil estival. Tout avait commencé en tulle et en cuir.
Et les voilà désormais dans un bal, sous un ciel étoilé, vêtus tout deux de crêpe de soir et de fils d’or.

La réplique malicieuse arracha un rire à Alice qui leva les yeux aux Astres. Un vrai rire. Pas un mensonge pour habiller un masque. Pas un simulacre pour rassurer un cousin. Pas un sursaut nerveux face à une énième maladresse causée par l’épuisement. Un vrai rire.
Sa main libre -celle que Christopher n’avait pas revendiqué- glissa sur son visage pour renvoyer les boucles blanches de sa mèche un peu plus en retrait. Elle condamna Christopher d’une œillade réprobatrice sans réel impact tant son sourire était marqué.
Elle avait envie de lui faire, ce doigt d’honneur. Elle savait que Chris jouerait l’indignation. Ses sourcils se hausseraient peut-être, peut-être porterait-il une main sur son cœur faussement atteint. Le jeu reprendrait, et tout rentrerait dans l’ordre. Il n’y aurait plus de fiançailles, plus de famille, plus de responsabilité, plus de peur, plus de peine.
Ils mentiraient. Mais ils feraient ça bien.

L’odeur du tabac chatouilla les narines d’Alice. Sa tête recula par habitude, son regard s’accrocha à la cendre rougeoyante par affection. A Paris, Alice s’était surpris à apprécier observer Christopher fumer. Elle aimait voir sa cigarette rougeoyer dans la pénombre. Voir sa gorge se déployer vers les Astres pour cracher des volutes de fumée. Observer avec quelle nonchalance calculée il menait ce rituel empoisonné. Peut-être était-ce pour le symbole d’accalmie que représentait ces pauses cigarette. Peut-être avait-elle décidé de voler un peu de ce moment de répit, elle qui n’était plus capable de les créer par elle-même.

Alice haussa un sourcil en observant Christopher lui répondre. Ses yeux se plissèrent. Sa bouche étira un sourire narquois alors que son menton bondissait vers le haut.
Il voulait faire mine qu’il était temps d’avancer ? Après lui avoir jeté au visage, ses lèvres encore perlées d’insolence moqueuse ? Alice le devança de quelques pas, ses talons frappant la place sans fracas, car Alice détestait cela. Tante Élise avait coutume de dire qu’une dame doit se mouvoir sans bruit, car chacun de ses pas est un murmure. Mais ce n’était pas pour cette raison qu’Alice avait ce son en horreur. La raison portait un nom, et même un visage : celui de sa mère. D’aussi loin qu’Alice se souvenait, elle avait toujours entendu le claquement sec des talons de Renesmée Nerrah avant que cette dernière ne surgisse devant elle, baguette dans une main, brutalité dans l’autre.

Face à Christopher, dos à la bulle mais prête à reculer en l’entraînant avec lui, Alice le toisait d’une œillade pleine d’arrogance.

« Les statues sont moins prompt à condamner que les êtres de chair » Elle se hissa un peu sur la pointe de ses pieds, ses yeux malicieux cherchant ceux de Christopher qui, elle le savait, ne perdrait point son étincelle joueuse. « Pourvu que votre frère ne reste pas statique plus de cinq secondes, sans quoi … »

Alice laissera Christopher terminer cette phrase avec des mots, des yeux écarquillés ou bien un rire. Quoi qu’il en soit, elle reculait, son bras contre le sien, sa chaleur se mêlant à la sienne, pour regagner la bulle.
Alice joue avec l'insolence de @Christopher Hangoover, le laisse embrasser sa main avec une certaine indignation mais non dépourvue d'affection, rit (oui, messieurs dames, elle en est capable) et laisse sous entendre qu'elle aimerait bien jeter des verres au visage du frère de son charmant fiancé. Ses mots en suspens, elle recule un peu pour l'entrainer avec elle vers la bulle.

Avatar dessiné par ma merveilleuse Élicia Caldin
Spécialiste en Lutin de cuir | Diplômée de Beauxbâtons | 1ère année GEAD | Caméléon de 2050 & Romantique de 2050
21 janv. 2026, 15:22
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Encore un. Christopher a à peine conscience de se figer lorsqu'elle rit. Cela ne dure qu'une seconde, peut-être deux. Pas suffisamment pour qu'il s'en rende compte. Il est trop occupé à observer ses yeux se plisser légèrement, tellement légèrement que c'est presque indiscernable ; ses tempes sont encore vierge de la moindre ride que lui-même déteste voir à la même place lorsqu'il a ce genre de rire. Un rire sincère, qui résonne dans la poitrine, qui fait briller les yeux, qui étire les lèvres et transforme un visage souvent creusé par les ombres et la fatigue en quelque chose de totalement différent. Christopher a vu le premier à Paris. Avant ça, il n'avait pas même conscience qu'Alice ne riait pas sincèrement, sauf lorsqu'elle ricanait pour se moquer de lui ou qu'elle avait ce genre de rire sans éclat qui voulait clairement dire : je vous méprise. Il a pris conscience à Paris, il ne sait plus quand exactement, que jamais avant ce jour il ne l'avait vu réellement rire. Et puis le jour où c'est arrivé, où elle a ri sincèrement devant lui pour la première fois, ça a été évident. Elle riait pour de vrai. Elle riait parce qu'elle était amusé. Ce n'était ni un masque, ni un artifice. Il fallait être témoin d'un rire sincère pour savoir que les mensongers existaient. Depuis, il lui a été de plus en plus facile de savoir discerner les vrais des faux. À Paris, il les a compté, jusqu'à ce qu'il ne soit plus capable de le faire.

Encore un, se dit-il donc lorsqu'Alice rit de sa réplique. Il pensait qu'elle allait foncer les sourcils, s'offusquer comme elle a failli le faire au moment où ses lèvres ont touché sa peau diaphane. Mais non. Elle rit. Le moment est trop léger et les émotions par lesquelles ils viennent de passer trop fortes pour que Christopher s'en veuille de sentir une chaleur se répandre dans son cœur à cette vision. Parfois, il a douloureusement conscience qu'il pourrait sacrifier énormément pour continuer d'être témoin de ces petites expressions discrètes ; pas seulement celles d'Alice, mais celles de tous les autres, celles et ceux qui portent des visages qui ont un langage unique qui mérite d'être appris par cœur.

Et puis... Voilà. Sa peau claire, blanche mais pas blafarde ce soir, se reconstruit après son rire, un sourcil s'arque sur son front, ses yeux se plissent et enfin elle dresse son menton comme pour lui lancer au visage ce sourire narquois qu'il connait au point d'être capable d'en ressentir l'absence quand, trop longtemps, il ne glisse plus sur les lèvres d'Alice. Christopher soutient son regard sans se départir de son sourire en coin. Elle prend les devants, allonge le pas pour le dépasser sans pour autant le lâcher ; dos à la bulle, face à lui, l'éclat dans ses yeux n'a pas disparu. Christopher se laisse entraîner. Son rythme, son pas. Il jette des regards vers ses pieds pour ne pas écraser les siens, mais ses yeux reviennent toujours au visage d'Alice et à sa grimace d'arrogance qui agrandit son propre sourire.

Il ne s'attendait pas réellement à ce qu'elle lui fasse un doigt d'honneur et moins encore qu'elle consente à laisser sa main sur son bras. Sa cigarette coincée entre les dents, Christopher ne pense même pas à ôter sa main qui couvre la sienne — c'était au départ dans l'optique de l'empêcher de se détacher de lui ; c'est désormais seulement agréable de sentir cette chaleur et d'avoir conscience de ses doigts glacés qui se réchauffe au contact de leurs peaux. Il a eu exactement ce qu'il voulait et même plus qu'espéré : un rire et le retour de ce menton qui se dresse, l'esprit acéré d'Alice duquel elle sait se servir même lorsqu'il ne s'agit pas d'écraser une dame avant que celle-ci ne le fasse avec elle. Tout le reste finit inexorablement par avoir moins de poids.

Une phrase, le jeu dans son regard, ses mots plus complices que réellement piquant. Si la référence aux "êtres de chair" aurait pu faire grimacer Christopher qui jamais n'a laissé la présence des autres l'empêcher de faire ce qu'il désirait, c'est la remarque sur son frère qui qui a le droit à une réaction. Il lève le nez au ciel pour laisser son rire grimper jusqu'aux étoiles. Peut-être n'aurait-il pas été aussi léger si elle n'avait pas ri comme elle l'a fait. Peut-être. Peu importe. Son rire à lui aussi a la liberté des éclats sincères. Christopher a toujours été prompt à moquer Donovan, plus encore s'il pouvait le faire en bonne compagnie, mais il faut dire que les personnes prêtes à un tel affront se comptent sur les doigts d'une seule main ; il peut désormais en lever un de plus quand il se fait la liste de celles et ceux avec qui il peut rire de son frère et cela lui fait ressentir un bonheur simple dont il profite de la douce brûlure dans son torse.

« Sans quoi..., répète-t-il sans terminer sa phrase avec un sourire qui approfondit toutes les rides possibles sur son visage. Pourvu qu'il reste statique, oui ! »

Mais ce qu'espère surtout Christopher, au-delà de ces menaces qu'à moitié feintes, c'est que leur chemin ne croise plus celui de Donovan de la soirée. C'est qu'ils restent comme ils sont là, à rire et à répliquer. Avec la neige qui tourbillonne au-dessus d'eux, il est si facile de croire qu'ils sont de retour à Paris. S'il n'y avait pas eu cette immense bulle de laquelle s'échappent des bribes de musiques derrière Alice, l'esprit de Christopher aurait dessiné à leur droite les flots plongés dans l'obscurité de la Seine et en arrière plan la Tour Eiffel, dressée avec tout son orgueil et son audace vers le ciel, flamboyante contre le ciel nocturne. Pas de Paris autour d'eux. Mais l'effet est bien là.

Son pied bute contre quelque chose. Christopher est bien forcé de s'arracher au visage d'Alice pour baisser la tête.

« Oh, fait-il en écartant exagérément les pieds pour ne pas écraser les siens. Cette position est la meilleure si vous voulez que je vous marche dessus. Monsieur Félicien n'apprécierait pas du tout. »

Mais on sent à sa voix que Christopher se fiche de Monsieur Félicien et qu'il se fiche d'ailleurs de tout le reste. Il accélère même la cadence, s'approchant d'Alice pour la forcer à reculer plus rapidement, ses pieds toujours plus proches des siens ; sur ses lèvres, un sourire gamin.

Christopher apprécie le rire d'@Alice Sangblanc a sa juste valeur : il les sait rare. Lui-même rit en retour et laisse entendre qu'il aimerait que sa charmante fiancée lance des verres au visage de son frère. Il essaie de ne pas lui marcher sur les pieds... Avant d'essayer de le faire pour l'embêter parce que c'est un grand enfant.

Lutin en cuir le plus stylé du Pitiponk
« Sa vie professionnelle est une fête qui s'arrête jamais » - LLOYD RIVER
21 janv. 2026, 15:54
RP libre Bal du Nouvel An 2051
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[Aelle qui cherche sa table : b.a.c.f.]


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« Andersen ! s'exclame Narym, un sourire ravit aux lèvres. Celui-là, c'est mon père qui me l'a fait découvrir. »

Il a besoin d'ajouter ce genre d'informations même quand elles ne sont pas demandées. Dire où il a découvert une chose, comment il en a appris une autre. Cela fait partie des détails qu'il aime recevoir des autres et donc qu'il donne naturellement, comme si cela coulait de source.

« Enfin, ces contes-là, précise-t-il en adressant un regard doux à l'homme dont la culture, la conversation et la façon de s'exprimer — la voix posée et sans fioriture — lui plaisent beaucoup. Il est libraire et il avait trouvé il y a quelques années une édition assez rare d'un des recueils de contes d'Andersen qu'il m'a offert. Il sait que je suis nostalgique de ces choses-là. »

Un petit rire lui secoue les épaules et il détourne les yeux vers son frère et sa sœur qui discutent dans leur coin. Il entend le prénom Christopher dans la bouche de Zakary, ce qui lui inspire un petit sourire qu'il essaie de camoufler. Il ne s'est passé qu'une seconde avant qu'il tourne de nouveau les yeux vers l'homme au joli maquillage.

« Vous avez l'air de vous y connaître en contes moldus. Intérêt particulier ou réminiscences de votre enfance ? C'est peut-être indiscret, vous n'êtes pas obligé de répondre si... » Aelle et Zakary se tournent de nouveau vers eux ; Narym jette un bref regard à son frère qui attend qu'il ait terminé en poursuivant : « ...vous n'en avez pas envie. »

Puis il se décale d'un pas pour permettre à Zakary de s'adresser à leur compagnie du soir. C'est vrai qu'il ne s'est toujours pas servi en boisson, Narym avait complètement oublié ce détail et une douce chaleur se répand dans son corps en voyant que Zakary, lui, y a pensé. Il n'a pas la moindre idée de ce qu'est le cocktail que l'homme a commandé, même si le nom peut lui donner quelques indices. Zakary, lui, n'a pas l'air perdu. Au contraire, il dévoile ses dent dans un sourire qui ne cache rien de son plaisir à servir l'homme.

« Ça fait longtemps que je n'avais pas entendu le nom de cette boisson ! s'amuse-t-il en jetant un regard appréciateur sur l'homme. Je reviens dans une seconde. »

Il se faufile aisément entre les convives pour se mettre en quête de la boisson en question, laissant derrière lui Narym, sagement en retrait, et Aelle qui finit d'une traite sa coupe de champagne en lançant son regard à l'assaut d'une chose quelconque qui aurait attiré son attention. Narym songe un instant à la faire participer à la conversation, à lui expliquer de quoi ils parlaient et lui demander si elle se souvient de lorsqu'elle était petite, quand il était de passage chez leurs parents et qu'il en profitait pour la coucher et lui lire une histoire avant qu'elle ferme ses yeux. Il lui demandait alors quel était le livre du moment que lui lisait leur père et il en continuait la lecture. Il se souvient de sa petite tête qui se faisait de plus en plus lourde sur son épaule, pendant qu'il lisait d'une voix douce les contes moldus de l'enfance de son père. Ce sont des moments précieux pour lui auxquels il aime repenser avec plaisir. Pourtant, face à Aelle, il hésite une seconde et décide de ne rien en dire, de ne pas lui rappeler ces souvenirs. Si lui aime songer à son enfance et à Aelle quand elle n'était qu'une petite fille qui souriait dès qu'elle l'apercevait, Narym a parfaitement conscience que celle qui vient de fêter ses vingt-et-un ans n'a pas envie d'évoquer ces souvenirs, surtout dans ce contexte-là.

*

Incroyablement élégant dans son costume aux allures de nébuleuses, Zakary revient vers eux sous le regard fier de son frère qui note intérieurement de lui dire plus tard à quel point ces couleurs lui vont bien au teint. Il tient entre les mains un verre simple dans lequel se trouve un liquide à peine moins foncé que la couleur du vin. Il le tend à l'homme avec un petit sourire d'excuse, espérant ne pas avoir interrompu la discussion dans laquelle il était plongé avec son frère — à sa façon de plisser les yeux et de sourire, Zakary reconnait le plaisir que prend Narym à la discussion.

« Je ne crois pas que ce soit du winterpunch tel qu'on l'entend en Allemagne, regrette-t-il en lançant un regard dépité vers les tables, mais je vous ai pris ce qui y ressemblait le plus. Je crois qu'il doit y avoir quelques épices dedans aussi. »

Il enfonce la main dans la poche et fait un pas vers l'arrière, comme pour inviter l'homme à reprendre la discussion avec son frère. Il s'y glissera aisément, mais il n'a pas envie de monopoliser l'attention — Narym se mettrait automatiquement en retrait et il déteste ça.

Narym répond à @Hjúki Anastase et le lance sur le sujet des contes moldus. Puis Zakary va chercher la boisson demandée avec plaisir, pendant qu'Aelle... Est plongée dans ses pensées — mon petit doigt me dit qu'elle se fiche des contes moldus comme de son premier chaudron.
Aelle a quand même réussi l'exploit d'agacer Hjuki, qui n'est pourtant pas le plus agaçable des hommes !
Je suis partie du principe que Hjuki allait avoir le temps de répondre avant que Zak revienne ; il ne s'éloigne pas très longtemps, mais autant partir du principe qu'il revient après que Hjuki ait répondu à Nar (s'il le fait), histoire qu'on ne se perde pas dans différentes chrono.
Dernière modification par Aelle Bristyle le 23 janv. 2026, 15:30, modifié 1 fois.
21 janv. 2026, 16:34
RP libre Bal du Nouvel An 2051
31 décembre 2050
21h35 – Sous la bulle de Godric’s Hollow
Nerys est accompagné de ses parents
Reducio
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Nerys sentit l'excitation l'envahir dès que Gabriel commença à caler ses pas sur les siens. Voir son ami se détendre, ses chaussures de bal claquant sur le parquet avec une énergie retrouvée, était la plus belle des victoires. Ils formaient une bulle de lumière — lui violacé, elle azurée — qui semblait dériver en marge de la rigidité des adultes. Quand il accrocha son bras au sien pour l'entraîner dans une ronde endiablée, Nerys éclata d'un rire cristallin, sa robe tourbillonnant comme une galaxie en plein chaos.

Lorsque la valse s'éteignit enfin pour laisser place aux premières notes dramatiques d'un tango, Nerys s'immobilisa, surprise. Le changement d'atmosphère était radical. Elle vit Gabriel se redresser, son expression passant du rire enfantin à un sérieux de façade, presque théâtral, qui lui allait comme un gant. Son jeu de toréador était si convaincant qu'elle ne put s'empêcher de rentrer dans son jeu.

La musique vibrait dans le sol, passionnée, saccadée. Nerys comprit immédiatement que le temps des sautillements était fini. Si Gabriel jouait au toréro fier, elle ne serait certainement pas un taureau passif.

Elle releva le menton, imitant sa posture altière avec une exagération typique de Serdaigle qui se prend au jeu. Elle ramassa un pan de sa robe galactique, le tenant d'une main comme s'il s'agissait d'un éventail précieux ou d'une traîne de flamenco, et posa l'autre sur sa hanche.

Elle commença à se déplacer en miroir, ses pas suivant la ligne de Gabriel. Elle marquait chaque temps fort par un mouvement de tête sec, presque félin, en gardant un contact visuel intense avec lui. Elle n'avait jamais appris le tango non plus, mais elle se souvenait d'avoir vu des sorciers plus âgés le pratiquer avec une intensité dramatique.

Alors qu'il tournait autour d'elle avec son air de prédateur, elle entama une série de pas croisés rapides, tentant de garder le rythme tout en se rapprochant de lui. À chaque arrêt brusque de la musique, elle s'immobilisait dans une pose de statue, le regard flamboyant, avant de repartir de plus belle. Elle s'amusait de leur contraste : deux enfants phosphorescents jouant aux tragédiens de salon au milieu d'un bal de charité.

Elle était prête à tout pour tenir tête à son toréador de fortune, curieuse de voir jusqu'où son imagination de danseur les mènerait sur cette musique si intense.

@Gabriel Yates
388 mots

- Fiche PR - - Questionnaire
Première année ~ 2050-2051 ~ Je sais où trouver Stella
color=#E6E6FA
21 janv. 2026, 22:51
RP libre Bal du Nouvel An 2051
Reducio
- Identité du/des PNJ (Prénom, Nom) : Alexander Caldwell
- Lien avec le PJ : Parrain de Dorian (et pour Émeline son protecteur/"père")
- Lien dans le répertoire : juste ici !
- Ce RP aura-t-il un impact sur mon PJ ? non
- Si "oui", impact envisagé :
- Si "non", impact envisagé sur l'autre PJ : C'est Alexander qui emmène Émeline Joyner au bal pour lui changer les idées après le réveillon catastrophique qu'elle a passé. Le but c'est de la faire respirer et de la divertir.
PNJ joué : Alexander Caldwell
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Couleur: #4f3956
Reducio
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D.P - E.J - D.P - E.J - D.P

Vers 21h40

Le repas fut correct et normal, enfin à sa table rien de très dérangeant ou d'extraordinaire comme à la table d'Émeline. Non mais sérieusement, il l'avait laissé une seconde et en se retournant, il avait vu une chaise voler en direction de quelqu'un et deux personnes prête à commencer un duel dans la salle de bal avec Émeline en plein milieu. Ça avait l'air de s'être arrangé au fil de la soirée et heureusement. Bon, maintenant Alexander n'avait plus à penser à ça, le repas était terminé et la session danse, le point clé de cet événement, allait commencer. Le précepteur en était sûr, cette partie allait définitivement faire oublier pendant quelques instants les mauvais souvenirs de sa jeune fille. Elle adorait danser et il le savait très bien puis Alexander pouvait bien se laisser à une valse pour ce soir si ça voulait dire faire plaisir à un proche. C'était quand la dernière fois qu'il avait fait une valse avec une autre personne ? Ah, oui... Peut-être qu'il valait mieux oublier ce souvenir...

Les yeux de l'adulte se perdirent sur les quelques silhouettes qui avaient commencé à se faire emportées par la musique. C'était beau et gracieux. De plus en plus, Alexander ne se sentait pas à sa place. Tout ce monde mondain et festif, c'était bien trop élégant pour lui. Oui, il ne voyait qu'une seule personne qui aurait pu se fondre dans la masse avec aise et grande facilité. Le précepteur se secoua les pensées en évitant des yeux la piste de dance, il devait faire autre chose que de penser au passé.

Alexander alla chercher la Serdaigle à sa table. Il approcha cette dernière et posa sa main délicatement sur l'épaule de la jeune fille. "Émeline, accepterais-tu une dance entre père et fille ?", il demanda en lui présentant sa main pour qu'elle puisse la prendre. Le précepteur entendait la musique s'étendre à travers la pièce. Si elle acceptait, il l'emporterait dans une valse, la meilleure qu'il puisse faire.

@Émeline Joyner Peut-être enfin commencer la valse mdrrr. Et ouais, monsieur est partie en nostalgie. :disguise:

Couleur: #253725 - 2A RP - Dorian le clown de service pour vous servir - Machine de guerre de Poufsouffle - Le pot de colle d'Elam Thomais - Petit Lutin - Animal Sauvage
21 janv. 2026, 23:50
RP libre Bal du Nouvel An 2051
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D.P - E.J - D.P - E.J - D.P - E.J

Vers 21h40


Merlin, cela faisait à peine quelques heures qu'elle était là ?
Le temps lui semblait atrocement long, bien que l'agitation titanesque à sa table avait apporté une sorte "d'activité" durant cette interminable soirée. Par chance, elle avait pu finir son repas avec une agréable personne. Elles avaient pu échanger quelques banalités, mais ça avait été suffisant pour Émeline.

En sentant la main d'Alexander se poser sur son épaule, elle releva son visage vers lui, le regard soudainement plus vivant. Entre père et fille. Ces mots firent battre son cœur d'un chant ancien, celui de l'amour véritable. Celui qui l'avait aidé ce fameux après-midi d'été, se tenait encore près d'elle. Droit, toujours prêt à lui prêter son soutien. Quand elle le regardait, il représentait sa seule lumière, son unique échappatoire aux noirceurs qui grapillaient son être. S'il devait finir par disparaître, elle n'était pas sûre qu'elle pourrait...Non, ce n'était pas le lieu pour avoir ce genre de pensées. Au contraire, elle devait rester forte, pour lui.

Bon sang, la qualifier de cette façon durant ce bal, voulait-il la faire pleurer ici même ? Elle prit légère une inspiration pour empêcher les larmes de monter à ses yeux. L'émotion, la terrible traitresse, lui avait coupé durant quelques instants le souffle. Doucement, elle glissa sa main dans la sienne et plongea son regard dans le sien.

- Rien ne me ferait plus plaisir, souffla-t-elle avec un fragile sourire.

Elle le laissa l'emmener vers la piste de danse, tout en souhaitant rapidement une belle soirée à celle qui avait partagé la fin de son repas. Au milieu de tous ces corps dansants, elle s'approcha d'Alexander et l'incita à démarrer leur valse. Le décors changea, devint rapidement flou, l'obligeant à s'accrocher désespérément au regard chocolaté d'Alexander. La musique se mit à rentrer dans sa tête et à la faire aller ailleurs, loin de la salle de bal, loin de tous ces inconnus qu'elle ne reverrait peut-être jamais.

Il n'y avait plus qu'eux deux. Un père et sa fille, dansant ensemble sur le rythme entrainant des notes. Contrairement aux autres, son toucher ne lui faisait pas peur. Dans ses bras, elle se sentait parfaitement en sécurité, tout comme ce soir-là où elle s'y était réfugiée. Chaque geste, chaque pas, lui rappelaient tous les souvenirs de ce sorcier dont avec qui elle ne partageait pas une seule goutte de sang.

Il n'était pas son père biologique.
Il ne l'avait pas élevé.
Pourtant...Et pourtant ! Il avait gagné cette place. Personne d'autre ne pouvait la lui reprendre, pas même Jonathan.

Partagée entre tous les sentiments qu'elle ressentait, une certitude vint clairement se dessiner dans son esprit. Il fallait qu'elle parle, avant qu'elle ne puisse plus avoir le courage de lui dire ces quelques mots.

- Al...murmura-t-elle à son oreille pour attirer son attention. Je voulais te le dire depuis longtemps.

Elle recula son visage pour pouvoir bien être en face de lui quand elle lui avouerait ces prochaines paroles. Munie d'une force qu'elle avait gardé cachée depuis ces derniers mois, elle se forgea un nouveau sourire, plus scintillant, plus authentique, que tous ceux qu'elle avait pu faire ce soir.

- Merci. Merci de m'avoir donné un toit, ton écoute et...et de m'avoir sauvé, fit-elle avec une voix émue. Tu es...tu es la plus belle chose qui me soit arrivée.

Émeline sentait qu'elle perdait sa dernière goutte de courage. Vite, elle devait se dépêcher avant qu'elle ne disparaisse et qu'elle ne puisse dire le plus important. Il méritait de l'entendre de sa bouche. Il méritait tout ça.

- Je t'aime, Papa, finit-elle par lâcher, les yeux brillants.

(617 mots)
@Dorian Peachey, ouais, je veux qu'il chiale :innocent:
@Layana Greenwell pour la rapide mention
Dernière modification par Émeline Joyner le 23 janv. 2026, 13:45, modifié 2 fois.

- #066ccb - Coucou Rapeltout -- Son petit Moine Gras -- Préfète InRP de Février 2051 à Juin 2051
Semeuse de Discorde - Projectile de qualité supérieure - Méméline
22 janv. 2026, 09:24
RP libre Bal du Nouvel An 2051
Observant Cheryl, le jeune homme craint un instant que ses conjectures et hésitations ne viennent contaminer sa jeune interlocutrice. Si tel était le cas, nul doute que la suite de la soirée allait se montrer chaotique, peut-être plus encore que le début de cette dernière.

Herbert apprécia d'autant plus grandement la réponse, ainsi que la direction prise par sa désormais cavalière -il n'avait aucune idée de ce pourquoi on appelait sa partenaire de danse ainsi-.
Il avait préalablement imaginé un jeu de clefs de bras compliqué dans lequel Cheryl aurait abandonné l'initiative du déplacement à Herbert. Ce ne fut pas le cas. Et le jeune homme n'arrivait pas à déterminer si cela était bien ou non.
Il jeta un rapide coup d'œil en direction de la table aux flutes et petits fours -comme pour y trouver une réponse-, puis retourna a Cheryl.

-Très bien... Cheryl. dit-il tout en suivant la direction de son interlocutrice, sans se laisser distancer d'un pouce, et en prenant soin de marcher à son enjambée naturelle -car cela, il le savait d'expérience d'Eliza, transformerait un déplacement en piétinement ridicule-.

Arrivé aux abords de la scène de bal, près de la table Andromède, Herbert apprécia les différents danseurs une demi-seconde -comme pour y trouver un quelconque indice pour la suite-, puis prépara un fragment de chorégraphie -au moins la première seconde-.
Dans un élan de courage éphémère qu'il ne se connaissait pas, il apposa deux doigts de sa main gauche à la taille de sa camarade -gardant avec le reste de sa main une distance assez relative pour que la robe puisse annoncer sa texture-, puis avança sa main droite en direction de celle de Cheryl. Il ne restait plus qu'à recevoir une approbation gestuelle de la jeune partenaire qu'il regardait désormais, avant de -peut-être- commencer une discussion à laquelle il n'osait encore penser.

@Cheryl Denis

5e année InRP
#4d5684 Herbert
Expert en mobilier balistique
Coléoptérophone
22 janv. 2026, 11:33
RP libre Bal du Nouvel An 2051
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Le chatouillis d'un regard lui fait relever la tête : c'est la femme à la robe de Soleil doux, un petit geste imperceptible et avorté de sa part, mais qu'importe, Herminie lui sourit à nouveau, avant d'avaler une gorgée de la boisson pétillante, dont le goût nouveau lui plait - elle est fait part à Gryffs et s'enquiert de celle qu'il a choisi pour lui-même quand une figure connue vient les trouver.

"Ali !", s'exclame t-elle béatement, tendant le bras pour toucher légèrement le bras de la batteuse, dans un besoin irrépressible de connecter avec son amie, mais n'allant pas jusqu'à se jeter dans les bras ouvert, quoique la blonde ne se serait pas fait prier. Dans le dos de Gryffs, elle lève un sourcil et arbore un sourire en coin, l'air de dire t'as vu, il est là !, faisant référence aux fois où elle s'était confiée à son amie sur sa peine de ne pas voir le garçon à plusieurs fêtes ce dernier semestre.

"Merveilleusement bien, les examens sont passés, et j'ai de grands espoirs pour les mois à venir !", s'exclame l'étudiante en réponse. Ces mois avaient été harassants, et les prochains le seraient tout autant sinon plus, mais elle se sentait volontaire. Elle ne s'était jamais considérée comme ambitieuse, mais force était de constater que le programme qu'elle s'était concocté l'était, objectivement. Herminie coule un regard plus curieux vers Gryffs - il y avait des choses qu'elle avait peur de demander, et des questions comme celle-ci posée par quelqu'un d'étranger à leur relation était du pain béni.

Les deux jeunes femmes étant sur la même longueur d'onde, elles bavardent quelques temps avant que l'appel du ventre ne retentissent et que le couple aille à la recherche de leur table - qui ne serait pas là même, car il semblait que les organisateurs aient cherché à permettre au public de nouer de nouvelles relations profitables.
Herminie sent le regard d'@Ivanovna Gunnray (j'espère que mon interprétation est correcte, et oui je suis très en retard !) puis salue et discute avec @Alienor Delphillia en compagnie de @Gryffs Sorrow. Le couple part ensuite en quête de sa table.
Interactions avec Herminie, dans l'ordre chronologique :
Gryffs 1 - Herminie 1 - Gryffs 2 - Herminie 2 - Alienor Delphillia - Herminie 3 - Table f. | Sagittaire : Herminie 1 - Table f. | Sagittaire : diverses interventions - Table f. | Sagittaire : Herminie 2 - Table f. | Sagittaire : Aelle Bristyle - Bal : Aelle Bristyle 1

Herminie Peers, 19 ans, Étudiante à l'AESM, Serveuse à temps partiel au Café du Rosier ❧
Best Friend 9000, LA référence couleur Poufsouffle #BF9000
22 janv. 2026, 16:05
RP libre Bal du Nouvel An 2051
31 décembre 2050
19h35 – Sous la bulle de Godric’s Hollow
Gabriel est accompagné de ses parents et de son frère
Elle souleva un peu sa robe ce qui la fit scintiller à nouveau. Le regard du petit garçon ne pouvait être attiré par autre chose que le tissu si léger qui s’envolait au gré des pas de son amie. Il ne se s’était jamais imaginé Nerys dans de jolies robes. Enfin si, ils avaient passé certains noëls où il l’avait vu en robe et Nerys était de ses filles qui savaient être féminines. Mais dans une telle robe ? Jamais.

Son regard retrouvé le visage de son amie. Elle semblait déterminée, fière, presque hautaine, mais surtout, il y avait cette étincelle de jeu qui brillait dans son regard, celle qu’il aimait tant provoquer chez elle, celle qui précédait les moments qui marquaient leurs souvenirs. Un fin sourire étira les lèvres de Gabriel qui se redressa de plus belle, faisant glisser ses pieds sur le sol. Il accéléra ses mouvements quand elle commença à le chasser. Presque comme un taureau ayant trouvé sa proie et lui, toréador enfermé dans l’arène. Mais il était content d’être là et de jouer avec elle. D’autant qu’elle avait un bon sens du rythme !

Gabriel lui, fit quelques pas en arrière avant de sauter sur le côté et d’enchainer quelques mouvements de hip-hop qui n’avaient pas grand-chose à voir avec la musique. Ses pieds s’emballant, sautillant rapidement, ses jambes s’étendant et se pliant dans un rythme deux fois plus rapide que celui de la musique. Il fit un tour sur lui-même avant de se retrouver face à Nerys. Il leva la tête puis, monta rapidement les deux sourcils sur son front, dans un air de défi. Pouvait-elle faire mieux dans cette battle improvisée ? Lui alliant le moderne dans ce style si guindé et elle, bougeant avec grâce et captant la lumière ? Il tendit la main vers elle en penchant la tête sur le côté, un sourire en coin ornant ses lèvres et ses yeux pétillant de défi.

-Montre-moi tes talents feu-follet.

Elle voulait un affrontement ? Elle en aurait un, mais à la sauce Gabriel. Il s’arrangeait toujours pour être en terrain, connu, c’était son petit côté Serpentard. Quand il lançait un défi, il s’assurait d’avoir l’avantage. Oui il acceptait la défaite sans amertume, mais il faisait quand même tout pour gagner.

La musique était toujours aussi profonde, intense et étrangement il trouvait que ça allait bien à son amie. Bien plus qu’une valse, trop lisse pour ce qu’elle était réellement à ces yeux. Elle méritait de la vivacité, du jeu, de la passion. Si elle pouvait paraitre calme et douce en apparence, elle était bien plus que ça et lui, il le savait.

@Nerys Wynnford

Gabriel Yates -Première année - PR - Corsaire des mers
Couleur: #d95030
Membre de la secte du Calamar
22 janv. 2026, 17:16
RP libre Bal du Nouvel An 2051
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Assise, mais la tête renversée en arrière, elle ne quitte pas des yeux Aelle, qui ne s'est pas calmée et ne lui a pas répondu. Penchée vers la table, secouée d'inspirations violentes et de tremblements. Sa main gauche tripote le nouveau bijou qui pend sur sa poitrine, tandis que la droite se pose sur la table entre elles deux, agitée, incertaine. Puis elle la retire comme brûlée quand Aelle frappe, tout le plateau se secoue, ruinant à nouveau la mise en place rescapée. Herminie se lève, alarmée, alors que la sorcière recule et heurte sa chaise. Elle vibre encore d'une telle intensité que lorsque les yeux sombres se posent sur elle, il y a quelque chose qui s'apparente à de la peur qui se noue au creux de son ventre. Pourtant, elle tente de sourire, encore, de manière crispée. Et jamais, à aucun instant, elle n'a détourné le regard depuis qu'elle s'est rassise. Elle se met à respirer lentement, mais profondément, combattant la tension qui veut s'emparer d'elle aussi.

Après une petite éternité, Aelle se détourne, non sans avoir produit un mot. Herminie est sur ses talons avant même d'avoir compris sa signification. Au bout d'un moment, elle est à la limite de courir pour rester à sa hauteur, malgré les gens qui les regardent - parmi eux, Gryffs s'il les a vues, mais elle ne peut pas prendre un moment pour le rassurer d'un regard. Elles sont désormais proches de la sortie, mais quelqu'un tente de les arrêter. Un jeune homme, très grand, visiblement inquiet, un autre encore derrière lui. Elle connaît vaguement leurs visages, gravitant autour d'Aelle lors des rentrées et départs de Poudlard d'alors, et puis ils ont un air. Incertaine, elle reste juste derrière Aelle, muette, comme son ombre. Les yeux écarquillés, elle assiste à l'échange, intègre les mots d'Aelle. Ces deux petites phrases disent tout, révèlent une blessure secrète chez l'ancienne Poufsouffle.

Alors que le plus grand tente d'argumenter, Herminie fixe la tresse de sa consœur. Elle connaît Aelle bien sûr, mais souvent, elle oublie dans le contexte de tous les jours, l'affaire du tournoi avec Zhuangyán et son expulsion de Poudlard.

Le second frère a la voix douce, et elle sursaute légèrement. Elle se serait pensée invisible. Elle le fixe un instant et lui sourit timidement alors qu'il garde ses yeux fixés sur sa sœur. Après un moment, la sorcière cède et n'a pas à reculer bien loin pour trouver son poignet, ni à fournir beaucoup d'efforts pour la tirer de là, car elle se met obligeamment à trottiner pour la suivre. Elle hoche timidement la tête en direction du plus petit des deux sorciers en passant.

Aelle lâche sa main dans l'entrée. Voyant la neige tomber, Herminie considère un moment se rendre aux vestiaires, mais elle ne veut pas la lâcher. D'autant plus devant la scène - la fière sorcière, ramassée sur elle-même dans la neige devant le dur visage d'Armand Malefoy. Elle s'approche et reste à deux pas derrière, incertaine de ce que la sorcière a besoin. Dans un coin de la place, elle ne trouverait que les lumières éteintes du Café, alors que sa peau se couvre peu à peu d'une pellicule humide et glacée et qu'elle aurait rêvé s'y abriter. Alors, elle s'accroupit aussi, tout à côté de son amie, les bras croisés autour de ses genoux, la tête rentrée entre ses épaules. Et puis elle attend, en se concentrant sur le noyau chaud de son être, sur l'inertie bienvenue du bijou de pierre et de métal le long de sa robe, sur la fumée blanche qui sort lentement de sa bouche, sur les cristaux de neige qui brillent sur le rebord de la fontaine.
Herminie suit @Aelle Bristyle dehors et s'accroupit à ses côtés.
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Herminie Peers, 19 ans, Étudiante à l'AESM, Serveuse à temps partiel au Café du Rosier ❧
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